Catégorie : Actualités

  • Le 1er mai n’est pas une journée de festin

    Le 1er mai n’est pas une journée de festin

    Les parades vestimentaires, les orgies de table n’y ont aucune partie liée. Après les différentes parades festives, les problèmes des travailleurs et les enjeux du secteur de l’emploi restent intacts.

    Il s’agit de réfléchir et de trouver des solutions permanentes ou intermédiaires à l’équation du travail décent et démocratise.

    Au Togo, l’artisanat connaît une crise qui ne semble inquiéter quiconque. Des patrons se retrouvent seuls dans leur atelier, très peu de jeunes gens acceptent aujourd’hui d’apprendre un métier. Certains métiers pourraient disparaître dans une perspective de demi-siecle,a cause aussi de l’extrême dépendance de l’économie et de la consommation locale au marché du petit prix et de la qualité approximative: Dubai, Beijing, etc

    En outre, l’expansion du secteur de la friperie a bouleversé les paradigmes dans la couture.

    Que dire des universités qui libèrent chaque année des milliers de citoyens qualifiés mais qui ne peuvent que se “débrouiller”?

    Voilà des enjeux. Les parades et les orgies n’y feront rien.

    Que fête-t-on au finish le 1er mai ? .

    Texte consultable sur la page Facebook du journaliste Kodjo Avuletey

  • Togo: Faure Gnassingbé, président du Conseil selon la nouvelle Constitution

    Togo: Faure Gnassingbé, président du Conseil selon la nouvelle Constitution

    Au Togo, dernière ligne droite dans la mise en place de la Ve République, un an après la promulgation de la nouvelle Constitution, le 6 mai 2024. Hier soir, le gouvernement a présenté sa démission, acceptée par le président Faure Gnassingbé, selon un communiqué. Ce 3 mai, les députés sont convoqués pour désigner le président du Conseil, qui détiendra le pouvoir exécutif. Avec les sénateurs, ils éliront ensuite un président de la République au rôle honorifique.

    Le Togo achève sa transition vers un régime parlementaire, supprimant l’élection présidentielle au suffrage universel direct. Une réforme toujours vivement contestée par une partie de l’opposition et de la société civile.

    Première étape, ce samedi 3 mai au matin : les députés togolais sont convoqués pour désigner le président du Conseil. Chef du gouvernement et des armées, il détient le pouvoir exécutif selon la nouvelle constitution. Cette fonction revient au chef du parti majoritaire à l’Assemblée nationale. Donc au chef de l’État, Faure Gnassingbé, à la tête du pays depuis 2005. 

    Les législatives de l’année dernière ont donné 108 sièges sur 113 à son parti UNIR pour un mandat de 6 ans. Des résultats toujours contestés par plusieurs partis d’opposition et organisations de la société civile.

    Prestation de serment

    Le nouveau président du Conseil prêtera serment dans la foulée devant la cour constitutionnelle. Ce 3 mai dans l’après-midi, les députés et sénateurs se réunissent en congrès. Ils doivent élire le nouveau président de la République pour un mandat de 4 ans. Une fonction devenue essentiellement honorifique. 

    D’après la Constitution de la Ve République, il accrédite les ambassadeurs, décerne les décorations, et reçoit le président du Conseil pour être informé de l’état de la nation. De leur côté, une partie des opposants prévoient de se mobiliser le 4 mai pour un meeting.

    Source: rfi.fr/fr

  • François Boko : « Aujourd’hui, le régime togolais est prêt à sacrifier la vie des Togolais pour se maintenir au pouvoir »

    François Boko : « Aujourd’hui, le régime togolais est prêt à sacrifier la vie des Togolais pour se maintenir au pouvoir »

    Le 21 avril 2005, François Akila-Esso Boko rendait le tablier de son poste de ministre de l’Intérieur et de la Sécurité. Il refusait de faire partie de ceux qui ont plongé le Togo dans ses plus sombres pages de l’histoire, pour ne pas dire « les plus sanglantes ». Vingt ans plus tard, marquées par le règne de Gnassingbé fils, le Togo est toujours confronté à une « démocrature » selon l’ex-ministre, qui estime que ce qui se passe actuellement dans ce petit pays d’Afrique de l’Ouest n’est que la suite logique des convictions politiques fondées sur le refus de l’acceptation de l’état de droit.

    François Akila-Esso Boko le réitère dans cet entretien qu’il a accordé à votre site lesnouvellesdafrique.info.

    Lesnouvellesdafrique.info : François Boko, bonjour.

    François Boko : Bonjour.

    Lesnouvellesdafrique.info (LNA) : M. François Boko, le 21 avril 2005, jour pour jour, vous démissionniez de votre poste de ministre de l’Intérieur de la Sécurité et de la Décentralisation. 20 ans après, qui coïncide avec les vingt (20) années d’accession au pouvoir de Faure Gnassingbé considérées comme les plus sanglantes de l’histoire politique du pays, vous ravivez cette lettre que vous avez intitulée « Par devoir de mémoire ». Pourquoi ?

    François Boko : Tout simplement par devoir de mémoire afin que nul ne l’ignore et que la nouvelle génération comprenne ce que les autorités togolaises lui cachent aujourd’hui, à savoir leur volonté de conserver vaille que vaille un pouvoir en marchant sur le cadavre des Togolais.
    Nous ne sommes pas étonnés que ces 20 années soient considérées comme les plus sanglantes de l’histoire politique du pays, comme vous le dites. Nous les avons vues venir et c’est pour cela qu’en 2005 déjà nous avons refusé de cautionner ce processus sanglant de captation de pouvoir en violation des règles constitutionnelles de notre pays. Car déjà, avant 2005, Faure Gnassingbé le disait clairement qu’il ne croyait pas en la démocratie comme principe de fonctionnement de nos sociétés.
    Ce que l’on voit aujourd’hui dans le comportement du régime togolais, c’est qu’il est prêt à sacrifier la vie des Togolais pour se maintenir. Ce n’est que la suite logique de ses convictions politiques fondées sur le refus de l’altérité, de la démocratie et de l’état de droit. Pour lui, seul l’outil militaire domestiqué à sa volonté est son instrument de gouvernance, le reste n’est que folklore et habillage pour donner un semblant de vernis à cet instrument de gouvernance que constitue une soldatesque de clientèle d’enfance triés sur le volet pour constituer une milice armée capable de tuer pour le maintenir au pouvoir.

    Nous sommes en présence de ce que j’ai appelé dans mes recherches antérieures la « démocrature », c’est-à-dire une dictature habillée dans une démocratie formelle.

    Je tenais à ce devoir de mémoire afin que les Togolais sachent que ce qu’ils vivent aujourd’hui n’est que la conséquence des convictions politiques de Faure Gnassingbé qui s’est emparé du pouvoir dans le sang pour mettre en œuvre une gouvernance politique violente et oppressive, avec des outils destinés à pérenniser son pouvoir à vie.

    LNA : Une partie de la société civile dénonce un triste anniversaire de l’histoire politique du Togo marquée d’une part par une gouvernance qui octroie les pleins pouvoirs au président de la République, d’autre part par un contexte où le rétrécissement de l’espace civique est flagrant. Quelle appréciation en faites-vous ?

    François Boko : Faure Gnassingbé a volé le pouvoir en 2005, alors que l’espace civique n’était pas encore complètement fermé, puis il s’est employé à le verrouiller au point qu’aujourd’hui il n’existe même plus. Très récemment d’ailleurs, lors d’un congrès de son parti UNIR, il a osé un faux lapsus en disant qu’il était nostalgique du parti unique. Un an après, on ne peut que constater qu’il est véritablement sur la voie de jeter par pertes et profits les derniers vestiges du pluralisme politique issus des luttes que les Togolais ont menées au début de la décennie 1990. Les Togolais doivent se réveiller, car ce qui se joue désormais n’est rien de moins que le règne à vie du pouvoir de Faure Gnassingbé dans le cadre d’une monarchie pas même constitutionnelle de roitelet de comptoir côtier.

    LNA : L’instauration de la nouvelle constitution promulguée, qui consacre le parti au pouvoir majoritaire à l’Assemblée nationale, n’est-ce pas selon vous une manière de conforter le président Faure dont le mandat finit le mois de mai prochain ? Mais encore faciliter la transition avec ce régime parlementaire qui dit que lui et le président du Conseil des ministres sont élus par les députés ? Je rappelle que tous les deux sont issus du parti majoritaire à l’Assemblée nationale.

    François Boko : Non, conformément à la prétendue nouvelle constitution de la Ve République, seul le Président de la République est élu par les deux (02) chambres, notamment l’Assemblée nationale et le Sénat réunis en congrès. Le président du Conseil des ministres qui dispose de la réalité du pouvoir d’État n’est quant à lui pas élu. Il est tout simplement désigné par le parti majoritaire qui en informe le président de l’Assemblée nationale de cette désignation.
    Il n’est donc pas un élu et, comme vous pouvez le constater, il n’a aucune légitimité. Le président de la République est en revanche élu par des godillots siégeant dans les 2 chambres, notamment à l’Assemblée nationale et au Sénat. Il peut néanmoins se targuer d’avoir au moins été élu, contrairement au président du Conseil des ministres qui, lui, est désigné. Et c’est pourtant ce dernier qui est le chef de l’État et qui incarnera le pouvoir d’État du Togo à l’intérieur comme à l’extérieur. « Allez-y : cherchez l’erreur !»
    En réalité, là, nous sommes véritablement en face d’une « démocrature ». Les pseudos institutions parlementaires telles que le Sénat, l’Assemblée nationale, la présidence de la République, la présidence du Conseil des ministres, etc. ne sont qu’un habillage pour masquer la gouvernance brutale de Faure GNASSINGBÉ fondée sur la violence, les assassinats, l’étouffement et la suppression des espaces politiques et civiques pour agir en monarque absolu.

    LNA : la désignation du président Faure Gnassingbé comme prochain président du Conseil des ministres est automatique, pour ne pas dire une évidence. Comment concevoir cet état de fait si l’on sait qu’il est le président du parti Unir, le parti majoritaire à l’hémicycle ?

    François Boko : Comment peut-il en être autrement dès l’instant que tout cet habillage institutionnel payé à grands frais par le contribuable togolais n’avait qu’un seul objectif : pérenniser le pouvoir de Faure Gnassingbé qui, après quatre (04) mandats successifs, était confronté à la nécessité d’une alternance politique exigée par les Togolais et relayée d’ailleurs par une partie de la communauté internationale restée fidèle aux aspirations du peuple togolais pour la démocratie ?

    Vous comprenez alors que ces pseudos-institutions parlementaires visent un seul objectif : montrer aux yeux du monde que Faure Gnassingbé n’est plus président de la République et qu’il y a eu alternance au Togo. Une bien curieuse démocratie parlementaire dans laquelle le Président de la République est un élu réduit à la figuration et le chef de l’État, notamment le président du Conseil des ministres, qui n’est pas un élu mais qui détient la réalité du pouvoir.

    Ces pseudos institutions parlementaires à la togolaise portent les germes de conflits que les éléments tribaux les plus radicalisés autour de Faure Gnassingbé ont créés. Récemment, ils n’ont pas hésité, au palais des congrès de Kara, à exiger que Faure Gnassingbé soit à la fois président du Conseil des ministres et président de la République. Dans tous les cas, les débats furent houleux. Les propositions de modification de la Constitution de la prétendue 5ᵉ République sont déjà sur la table alors que cette constitution promulguée n’a pas encore connu d’application.

    LNA : Peut -on dire que la démocratie au Togo a connu un recul ces deux dernières décennies ?

    François Boko : La démocratie au Togo n’a jamais existé. Il est juste une « démocrature » héréditaire qui, avec la résignation du peuple togolais malmené et sous le regard indifférent de la communauté internationale, se transforme en une monarchie dictatoriale, hélas sans histoire monarchique ancrée dans la culture togolaise.

    LNA : Que répondre à ceux qui ne voient pas d’un bon œil le choix porté en la personne du président Faure comme le médiateur de la crise en RDC en remplacement de son homologue angolais Joao Lourenco ?

    François Boko : La diplomatie togolaise, pour autant qu’on puisse encore l’appeler ainsi, n’a qu’un seul objectif : donner à Faure Gnassingbé de la visibilité et surtout la légitimité internationale qu’il n’a jamais eue dans son propre pays. Alors son globe-trotter de ministre des Affaires étrangères saute d’avion en avion à la recherche de la moindre crise dans laquelle il peut proposer les bons offices de son mentor. Faure Gnassingbé veut ressembler à son père, qui avait fait de la médiation internationale un axe politique malgré des résultats très peu probants. Faure Gnassingbé s’est impliqué sans résultat dans la crise terroriste au Sahel dans laquelle il a osé proposer à la France un dialogue avec les terroristes. Évidemment, Paris avait gentiment décliné l’offre et Le Canard enchaîné avait fait état de cette initiative indécente.
    Faure Gnassingbé et sa diplomatie ont offert leurs prétendus bons offices aux frères ennemis du Tchad en organisant des rencontres sans résultat à Lomé.
    La diplomatie de Faure Gnassingbé s’est encore ridiculisée au Soudan en s’impliquant malencontreusement dans une crise dont elle ne maîtrisait aucun des enjeux.
    Je ne suis plus étonné qu’après toutes ces initiatives ridicules et inconséquentes, Faure Gnassingbé s’engage de nouveau dans le vieux conflit en RDC. Il n’en a ni la légitimité ni la carrure, encore moins l’expertise nécessaire.

    Source: https://lesnouvellesdafrique.info

  • Togo-Ignace Tankroukou, rédacteur en chef à l’ATOP, est mort

    Togo-Ignace Tankroukou, rédacteur en chef à l’ATOP, est mort

    M. Tankroukou Daka Ignace, rédacteur en chef à l’Agence togolaise de presse (ATOP) est décédé le samedi 26 avril à Lomé suite à un malaise, a annoncé dans la soirée, le directeur de l’agence, Eyebiyi Kokouvi.

    « Aujourd’hui plus que jamais, nous sommes investis d’une mission précieuse : faire de l’ATOP une agence de référence, respectée tant sur le plan national qu’international. C’était un rêve cher à notre regretté chef Tankroukou Ignace, qui n’a cessé de travailler sans relâche pour que cet objectif devienne une réalité. Bien qu’il ait quitté notre barque trop tôt, son héritage et ses valeurs demeurent vivants en chacun de nous », a écrit le directeur de l’Agence sur la plateforme Whatsapp du personnel.

    « Nous avons le devoir de poursuivre son œuvre avec détermination et loyauté. Ne baissons pas les bras. Continuons ce travail noble pour honorer sa mémoire et faire briller encore plus haut l’ATOP », a souhaité M. Eyebiyi.

    L’illustre disparu est un passionné du sport, un homme social et sociable qui est très attaché au travail et aux valeurs humaines. Le 31 juillet prochain, l’homme va souffler sa 59e bougie et à un an de sa retraite, il est fauché par la mort au lendemain du retour d’une mission à Dapaong.

    « Il est très dévoué au travail et au travail bien fait. Rigoureux envers lui-même sur la ponctualité, il attendait beaucoup de ses collaborateurs. Surtout ce qu’il mangeait, il prenait le soin d’éviter tout ce qui peut être à l’origine du moindre désagrément pour sa santé », a témoigné M. Kolani Yaya, chef reportage à l’Agence, un collaborateur immédiat du défunt. Le samedi matin, poursuit-il, « nous avons discuté de l’organisation du travail sur le bulletin spécial du 27 avril, alors même qu’il s’apprêtait pour aller suivre au Palais de congrès de Lomé, la conférence d’hommage aux grandes figures de l’indépendance du Togo ».

    « Une mort inattendue, un décès brutal qui laisse tout le personnel perplexe. C’est vraiment incroyable. Alors qu’il était avec nous depuis mercredi passé dans la région des Savanes puis rentré à Lomé vendredi. Très triste. Que Dieu Tout-puissant lui accorde un repos éternel », a commenté Bodjona Gabriel, Chef bureau ATOP-Dapaong.

    Feu Tankroukou était le président en exercice de l’Association de secours de l’ATOP (ASATOP) et membre de plusieurs associations dont l’OTM (Observatoire togolais des médias).

    Avec ATOP

  • Togo: l’opposition contrainte de repousser son meeting prévu en marge du 65e anniversaire de l’indépendance

    Togo: l’opposition contrainte de repousser son meeting prévu en marge du 65e anniversaire de l’indépendance

    Le Togo a célébré le 65e anniversaire de son accession à l’indépendance, dimanche 27 avril. Pour l’occasion, un défilé militaire et civil de plusieurs heures a été organisé sur la place des Fêtes de Lomé II, non loin de la présidence de la République. En revanche, à la demande des autorités, l’opposition a été contrainte de reporter sine die son meeting prévu sur la plage de la capitale.

    Marine, armée de terre, armée de l’air et gendarmerie : pendant près de trois heures, dimanche 27 avril, tous les corps de l’armée togolaise ont participé à un défilé militaire sur la place des Fêtes du quartier de Lomé II. Organisée à l’occasion du 65e anniversaire de l’indépendance du pays, la parade s’est déroulée en présence du président Faure Gnassingbé et de nombreuses personnalités. 

    Alors que le Togo doit définitivement entrer dans la Ve République ces prochaines semaines avec la fin de l’installation des nouvelles institutions issues de la Constitution du 6 mai 2024, il s’agissait de la dernière fête de l’indépendance célébrée sous la IVe République.

    Annulation sine die

    En marge des célébrations officielles, plusieurs organisations de la société civile et quelques partis d’opposition avaient, eux, prévu de tenir un meeting populaire sur la plage de Lomé.

    Mais à la demande du ministère de l’Administration territoriale, l’événement a dû être annulé sans qu’une nouvelle date pour sa tenue ne soit annoncée, ce qui provoque la colère de ses organisateurs. « On a le sentiment que, face à l’organisation d’un événement, certains groupes obtiennent toutes les autorisations nécessaires alors que d’autres récoltent surtout des interdictions. Cela a encore été le cas aujourd’hui, avec ce feu vert à l’installation d’apatams [construction légère constituée d’un toit végétal soutenu par des poteaux, NDLR]  juste à côté de l’endroit où nous avions prévu de faire notre manifestation…», déplore le professeur David Dosseh, porte-parole de la coalition Togo-Debout, qui crie à l’injustice.

  • Sami Tchak et Ananda Devi, âmes sœurs des lettres africaines

    Sami Tchak et Ananda Devi, âmes sœurs des lettres africaines

    Le romancier franco-togolais Sami Tchak livre avec son nouvel opus Profaner Ananda, paru dans la collection Continents noirs des éditions Gallimard, un récit tendre et fantasmatique de sa complicité littéraire avec l’immense écrivaine d’origine mauricienne, Ananda Devi. Le duo cultive une amitié vieille de vingt ans, nourrie d’échanges, de correspondances et d’interrogations partagées sur la littérature, l’écriture et la vie. Rédigé à quatre mains en collaboration avec la romancière Annie Ferret, ce livre désacralise l’œuvre de Devi pour mieux la célébrer. Entretien avec Sami Tchak.

    RFI : Votre nouveau livre s’intitule de manière ingénue « Profaner Ananda », alors qu’en réalité il s’agit ici d’une célébration de la vie et de l’œuvre d’Ananda Devi. Ne craigniez-vous pas qu’on vous reproche de faire de la publicité mensongère ?

    Sami Tchak : On nous a déjà fait ce reproche. Voyez-vous, avec ma co-autrice Annie Ferret, nous tenons Ananda Devi pour l’auteure de textes majeurs de notre temps, qui mérite d’être classés dans cette catégorie d’œuvres dont la lecture exige une profanation, qui implique reconnaissance. Pour profaner, il faut d’abord considérer que le temple ou la personne est sacrée. Ananda est humaine, mais le projet de notre livre était d’être à la hauteur de cette puissance littéraire qu’elle a pu atteindre grâce à son travail, son génie, tout en engageant un dialogue sur la nature et la qualité de son œuvre. Ces pages participent à la construction du mythe Ananda car la profanation est vraiment un signe de respect et d’adoration.

    Comment est née l’idée de ce projet ?

    Ce livre est né d’une proposition que ma co-autrice a reçue de la part d’une revue universitaire américaine pour écrire un texte sur Ananda pour un numéro spécial consacré à cette écrivaine. Moi-même, j’étais alors sur un projet de livre sur Ananda. C’est en lisant le texte d’Annie Ferret que j’ai eu l’idée de fondre nos deux projets. L’ouvrage final a été concrétisé lors d’une résidence d’écriture que nous avons faite ensemble à la Villa Salaambô à Tunis. Cela donne un livre à quatre mains, on pourrait même dire un livre à six mains, en comptant les citations d’Ananda extraites des différents ouvrages de l’auteure. Ces citations sont suffisamment nombreuses pour qu’Ananda fasse, elle aussi, partie de ce livre comme auteure.

    Que vos trois noms paraissent ensemble sur la couverture d’un livre n’a rien d’étonnant car vous vous connaissez depuis longtemps. Pourriez-vous parler des circonstances de votre rencontre ?

    J’ai rencontré Ananda d’abord par son œuvre. Annie Ferret aussi, d’ailleurs. Un véritable lien d’admiration et de sororité réunit les deux. Quant à moi, je lis Ananda depuis au moins une vingtaine d’années. En 2000, elle publie Moi, l’interdite. Le livre est paru aux éditions Dapper, une maison qui n’existe plus aujourd’hui. À la sortie de ce livre, la revue Africultures a publié un entretien avec l’auteure sous la plume de Boniface Mongo-Mboussa. Je lis l’entretien et j’achète le livre. À partir de ce moment-là, j’ai essayé de lire tout ce que je pouvais trouver sur elle ou par elle, avant que la collection « Continents noirs », qui fête son vingt-cinquième anniversaire cette année, ne devienne l’occasion pour nous de se rencontrer. Nous venions d’entrer dans cette collection à peu près en même temps, elle avec son roman Pagli et moi avec Place des fêtes. Dans les années qui ont suivi, j’ai fini par mieux connaître Ananda. Nous avons établi un échange quasi-quotidien, nous parlions littérature. Nous échangions nos manuscrits pendant la rédaction de nos livres respectifs. Force est de reconnaître que les conseils d’Ananda, qui est une lectrice exigeante, ont fait évoluer mon écriture.

    Peut-on parler d’amitié littéraire ?

    Disons amitié tout court, qui passe par la littérature, par l’écriture. Parfois je la cherche même dans les interstices de ce qu’elle n’a pas dit. Je suis à la recherche de cette auteure-là à travers son œuvre. Je la lis en la cherchant, je l’imagine même derrière les phrases, au moment où elle les écrit, parce que l’expérience de l’amitié, de la complicité me permet de me faire beaucoup d’images au-delà de ce que le lecteur pourrait percevoir. Je l’imagine donc derrière ses mots, je l’imagine derrière les tournures de phrases, je l’imagine à travers peut-être l’effort qu’elle fait pour que la phrase qu’elle est en train d’écrire soit la plus proche, la plus près possible de ce qu’elle a envie de dire. Je la cherche à travers chaque mot et je la trouve même là où elle ne dit rien…

    Votre complicité s’affiche aussi dans vos livres respectifs.

    Il y a en effet des clins d’œil, mais aussi des textes plus longs, notamment mon texte intitulé « L’éloge de la sarienne » dans mon livre La couleur de l’écrivain. Ces échanges débouchent aujourd’hui sur Profaner Ananda. Ce livre ne vient pas de nulle part.

    Vous êtes un lecteur attentif des romans d’Ananda Devi, mais aussi de sa poésie. Qu’est-ce qui vous frappe le plus dans son écriture ?

    Ananda Devi réussit, que ce soit dans ses poèmes, ses romans ou ses textes personnels, à nous faire sentir l’humanité à travers une expérience bien localisée. Son point de départ, c’est l’Île Maurice, c’est l’Inde, c’est sa famille, mais elle parvient chaque fois, sans doute à cause de son ancrage spirituel, « spirituel »  au sens plus large du terme, à nous ancrer dans le monde qu’elle crée, dans l’expérience qu’elle raconte. Elle n’est finalement, comme elle le dit elle-même, qu’une sorte de dépositaire d’une mémoire universelle à partir de son expérience de personne indienne de l’Île Maurice. Son œuvre me frappe par cette capacité qu’elle a à nous englober dans ce que nous avons de plus intime, de plus universel.

    Profaner Ananda est aussi un livre sur votre propre parcours d’écrivain, sur la littérature, en particulier sur la littérature africaine dont vous avez été nourri et dont vous pointez les forces et les faiblesses avec beaucoup de lucidité.

    Je rends hommage à mes aînés que j’ai beaucoup lus et qui m’ont nourri, mais j’aurais aimé qu’on donne à lire plus tôt dans nos écoles en Afrique les grands auteurs du monde entier. Il me semble que les « classiques africains » qui encombrent les programmes de nos écoles sont insuffisants pour une éducation littéraire. Je suis content pour ma part d’avoir eu l’opportunité de lire autres choses, d’avoir découvert d’autres univers. D’ailleurs, ce n’est pas un auteur africain qui se trouve au sommet de mon panthéon personnel, mais un Russe. Il s’agit de Dostoïevski. Je sais que ce n’est pas très original, mais il se trouve que c’est en lisant les Frères Karamazov, pour ne citer que ce livre-là, que j’ai compris comment fonctionne la littérature. Dostoïevski m’a fait comprendre que l’écrivain n’est pas un moraliste, mais un révélateur d’âme. C’est à la lecture des Frères Karamazov que j’ai compris que le plus grand écrivain est celui qui nous fait toucher les grandeurs et les abîmes du cœur humain. Les personnages les plus sombres dans ses romans sont porteurs de lumières, alors que les personnages les plus évolués sont capables de faire preuve de la barbarie. Dostoïevski m’a appris à me méfier des manichéismes et à considérer l’homme comme un emmêlement de ténèbres et de lumières. Voilà pourquoi je considère l’auteur des Frères Karamazov, de Crime et châtiment comme l’un de mes maîtres à penser et à écrire.  

    Profaner Ananda, par Sami Tchak et Annie Ferret. Collection « Continents noirs », Gallimard, 123 pages, 18 euros.

    Source: Rfi.fr/fr

  • Au Togo, Affectio, poète détenu et devenu un symbole pour l’opposition

    Au Togo, Affectio, poète détenu et devenu un symbole pour l’opposition

    Celui qui est surnommé « Affectio » a été arrêté le 12 janvier dernier après la publication d’un de ses poèmes sur les réseaux sociaux. D’après son conseil, la justice togolaise lui reproche d’avoir voulu appeler à la révolte.

    « Fais ta part ». C’est le nom du poème qui aurait entraîné l’incarcération du militant togolais Honoré Sitsopé Sokpor, aussi connu sous le nom d’ « Affectio ». Jeudi 24 avril, un collectif de partis politiques de l’opposition et de la société civile au Togo, le Front « Touche pas à ma Constitution », a demandé sa libération « immédiate ». Le 26 février dernier, la cour d’appel de Lomé avait rejeté la demande de mise en liberté provisoire de l’activiste.

    « Quand j’ai lu plusieurs fois le poème, je n’ai pas trouvé une seule ligne qui puisse justifier qu’on le jette en prison », a affirmé le porte-parole du Front, Nathaniel Olympio, à l’issue d’une conférence-débat sur le bilan des 20 ans de gestion du président Faure Essozimna Gnassingbé. « Nous demandons avec force sa libération immédiate et sans condition. »

    « C’est un cas révoltant. Il n’a pas sa place en prison. Il doit être libéré comme tous les détenus politiques. Il y en a une centaine au Togo », a ajouté le porte-parole. Le régime togolais a pourtant toujours nié la présence de détenus politiques dans les prisons du pays.

    Une incitation à la révolte ?

    « On reproche à Affectio d’avoir publié sur les réseaux sociaux le poème et d’inciter les Togolais à la révolte. Mais où se trouve l’incitation à la révolte dans le poème ? Ce n’est pas sérieux ce qui se passe dans notre pays », avait déclaré l’un des avocats d’Affectio en février dernier, Me Dodji Apévon.

    L’ONU s’inquiète également de la situation d’Honoré Sitsopé Sokpor : le 16 avril, la rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des défenseurs des droits humains, Mary Lawlor, a demandé sa libération.

    « J’ai reçu des informations inquiétantes sur la détention prolongée du DDH [défenseur des droits de l’Homme] et poète togolais Honoré Sitsopé Sokpor, alias Affectio, depuis sa violente arrestation le 12 janvier 2025 pour avoir exercé son droit légitime à la liberté d’expression », a-t-elle écrit sur X, interpellant la diplomatie togolaise.

    Avec AFP

  • Le pape François: testament pour la Création et les Créatures

    Le pape François: testament pour la Création et les Créatures

    Il l’adressait aux Américains, en septembre 2015. « Traitez les autres avec la même passion et la même compassion avec lesquelles vous souhaitez être traités ». Ainsi parlait le pape François aux élus américains, réunis pour l’acclamer en 2015. Dix ans plus tard, cette exhortation s’impose plus que jamais, et tous devraient la méditer, au moment où la planète fait ses adieux au pape argentin.

    Quelque 130 délégations étrangères, dont une bonne cinquantaine de chefs d’État assistent, ce samedi 26 avril, aux obsèques du pape François, en plus des milliards de téléspectateurs et des centaines de milliers de fidèles qui lui rendent hommage, depuis le 21 avril. Comment comprendre cet intérêt planétaire pour ce pape réputé simple ?

    Au-delà de l’affliction, compréhensible, des catholiques, la disparition du souverain pontife émeut, car la plupart lui reconnaissaient des valeurs, une grande sincérité, beaucoup de simplicité et d’empathie. Autant d’atouts qui, aux yeux des peuples du monde, manquent à nombre de ceux qui tiennent aujourd’hui le gouvernail de la planète. Pour frapper l’imagination et les consciences, François savait trouver les bons termes et, au nom de ce qui est juste, il assumait de déplaire.

    Dans un monde régi par la brutalité, la raison du plus fort et la capacité à intimider, sinon à agresser, ce pape savait, sans haine ni malice, exprimer des convictions fortes sur les dysfonctionnements qui affectent l’humanité. Maintenant qu’il n’est plus, notre monde semble privé de l’essentiel du peu de conscience qui lui restait. Et, en attendant que le prochain pape devienne suffisamment audible, pour imposer son style et sa voix, François manquera cruellement à la terre entière.

    Puisqu’il demeure populaire, même dans la mort, pourquoi ne pas ressusciter, pour les valoriser, ses idées les plus percutantes ?

    Cela supposerait des disciples organisés, que François, pape bien trop humble, n’a pas imaginé mobiliser de son vivant. Mais certaines de ses idées infusaient déjà, qui sauront prospérer toutes seules. Ainsi de la protection de la planète, qu’il définissait, dans une encyclique, en 2015, comme « un bien fondamental », « la maison commune à sauvegarder », de « la culture du déchet ». « La protection de la planète, rappelait-il, est la tâche la plus urgente de notre temps. Nous en sommes tous responsables. Nul ne pourra dire : je n’y suis pour rien ».

    De même, pour protéger les faibles et les démunis, François prônait moins de disparité dans une économie mondiale où 20% de l’humanité détient environ 80% des richesses. Ce déséquilibre marginalise, exclut, laisse à l’écart. « Notre époque nous parle de tant de pauvreté, disait-il, et la pauvreté est un cri. Dans un monde avec autant de richesses, c’est un scandale que tant d’enfants soient affamés et privés d’éducation ; que tant de gens meurent de faim ! ».

    Pour le défunt pape, les migrants sont une boussole que les pouvoirs ne peuvent ignorer durablement, sans risquer d’en être eux-mêmes victimes. Aussi, mettait-il en garde, à Lampedusa, contre « la mondialisation de l’indifférence », qui vous habitue insidieusement à la souffrance des autres. Comme si c’était quelque chose de normal. « Ces gens sont victimes d’une injustice mondiale. Pourquoi doivent-ils, à cause de la guerre ou de la faim, quitter leurs terres ? »

    Ne faut-il pas, au regard de la situation actuelle, convenir que lui-même n’a pas été entendu ?

    Peut-être. Mais il avait prévenu. Cette surdité feinte ne sera pas sans conséquences : « Plus vous êtes puissant, plus vos actes ont des effets sur les gens, plus vous serez amené à être humble. Sinon, le pouvoir vous détruira, et vous détruirez les autres ». En bon pasteur, François avait, en septembre 2015, livré l’antidote au Congrès des États-Unis. La règle d’or : Traiter les autres avec la même passion et la même compassion avec lesquelles on souhaite être traité. Rechercher pour les autres les mêmes opportunités que l’on cherche pour soi-même. Aider les autres à grandir, comme on aimerait être aidé. Si on veut la sécurité, il faut donner la sécurité. Offrir des opportunités, si on veut des opportunités. « La mesure que nous utilisons pour les autres sera celle que le temps utilisera pour nous », avait insisté le pape. Feindre d’être sourd aux cris de détresse des autres, c’est prendre le risque que Dieu ne vous entende pas, lorsque vous l’invoquerez, pour lui rappeler qu’il a toujours été de votre côté.

    Chronique de Jean-Baptiste Placca du 26 avril 2025 sur RFI

  • ‘’RA’ANA’’ : après le vernissage, afterwork artistique avant le dîner de gala

    ‘’RA’ANA’’ : après le vernissage, afterwork artistique avant le dîner de gala

    L’exposition collective ‘’RA’ANA’’, annoncée depuis quelques jours, a effectivement démarré  ce 21 avril par un vernissage pour prendre fin le 4 mai prochain à la place dite La BODEGA à Lomé par une soirée dédiée au finissage et au dîner de gala.

    Avec l’expertise de MANSA Groupe, une agence de communication qui a pignon sur rue dans la capitale togolaise, l’association ART HERITAGE CULTURE organise une exposition dénommée ‘’RA’ANA’’ (Nous voici en langue kabyè) qui se déroule actuellement à Lomé.

    Placée sous le thème « Les premières racines », cette exposition s’inscrit dans une dynamique de retour aux sources, « mettant en lumière des créations qui interrogent, racontent et exaltent l’essence de nos racines », a expliqué Atafeinam BELEI, présidente de ladite association et également patronne de la galerie Anidosse au cours de la soirée de vernissage.

    Pour cet évènement artistique, cinq créateurs ont réalisé des œuvres d’art abstrait et figuratif rappelant la mémoire collective, les mythes fondateurs et la place de l’homme dans l’univers. « Cet hommage aux racines, inspiré du proverbe africain ‘’N’oublie jamais le palmier duquel tu es la brindille’’, est une invitation à découvrir notre essence et à célébrer la richesse inestimable de l’art africain », complète Mme BELEI.

    Les toiles présentées au vernissage ce 21 avril à LA BODEGA plonge le public dans un univers fascinant lui permettant de découvrir ces œuvres uniques…

    « Cette exposition intitulée “Les premières racines » est un voyage au cœur de nos origines, là où l’art devient mémoire, émotion et transmission. C’est une exposition collective dont les œuvres interrogent les liens profonds entre traditions africaines et modernité. Un événement chargé d’histoire et de mémoire », a résumé Kokou EKOUAGOU, l’un des artistes participant à cette exposition collective.

    Mohamed Nimaga, le directeur général de MANSA Groupe, se félicite de ce que ce rendez-vous culturel et artistique ait pu démarrer, souhaitant que ces genres d’occasions se multiplient afin de faire découvrir les talents togolais, et surtout leurs créations.

    Après le vernissage, place à Afterwork programmé sur ce vendredi 25 avril avant la grande soirée de finissage et de dîner de gala qui aura lieu le 4 mai prochain au même lieu, LA BODEGA.

  • Apothéose de la 10è édition du Tournoi de la Révélation à Atikpame

    Apothéose de la 10è édition du Tournoi de la Révélation à Atikpame

    Dans une finale bien plaisante avec une dominante parfaite des Lionceaux FC d’Atikpame lors de la première partie, Dynamic FC d’Atchandome a résisté avant d’inscrire l’unique but de la partie à la 55eme minutes par l’entremise de Ferdinand Yao AKPOTO.

    Atikpame a refusé du monde, le record de mobilisation battu

    ” Ce que vous n’aviez jamais vu ,ne dites pas que cela n’existe pas”

    C’est ainsi que nous avions annoncé la grande fête du weekend pascal 2025 à Atikpame du samedi 19 avril

    Dans une finale bien plaisante avec une dominante parfaite des Lionceaux FC d’Atikpame lors de la première partie, Dynamic FC d’Atchandome a résisté avant d’inscrire l’unique but de la partie à la 55eme minutes par l’entremise de Ferdinand Yao AKPOTO.

    Une première défaite d’Atikpame dans le tournoi qui prive le village hôte de son second sacre de la compétition

    La déception est bien visible dans les visages mais Atikpame se satisfait du public record ayant fait le déplacement

    Près de deux mille (2.000) personnes ont foulé le sol d’Atikpame selon la billetterie et les invitations enregistrées auprès du Comité d’Organisation contre mille cinq cent (1.500) en 2024

    En levée de rideau,les Gaillards de Dallas FC de Vogan ont battu aux tirs au but 3-0 l’Equipe des Journalistes et Techniciens de Victoire FM Lomé (0-0) au terme du temps réglementaire

    Un agréable spectacle assuré par plusieurs confrères journalistes qui a agrémenté la fête

    Pour les récompenses :

    4eme Place Génération Foot de Wogba : Un ballon et une enveloppe de 75.000

    3eme Place : Victoire FC de Tabligbo : Un ballon et une enveloppe de 100.000

    Équipe fair play : Union FC de Gleve : un trophée et une enveloppe de 45.000

    2eme Place : Lionceaux FC d’Atikpame, deux ballons , 25 médailles d’argent, un jeu de maillots floqués de dossard et du nom de l’équipe , une enveloppe de 150.000 et des prix des partenaires

    Champion : Dynamic FC d’Atchandome : deux ballons, un jeu de maillots floqués de dossard et du nom de l’équipe, 25 médailles d’or, une enveloppe de 200.000 et des prix des partenaires

    Meilleur Coach : AKAKPO Milla (Atchandome)

    Meilleur buteur : Ferdinand Yao AKPOTO (Atchandome) 3 buts

    Il a été désigné aux dépens de Kodjovi KPOKLA(Atikpame,3 buts) et Emmanuel Ablamvi SEKPONA (Wogba,3 buts) pour avoir marqué en finale

    Meilleur joueur : Hugo Kokou HOGBLE (Atikpame)

    Meilleur gardien : Norbert Ablam KWASI (Atchandome)

    Plusieurs acteurs ont été aussi récompensés pour leur engagement dans la promotion du sport au Togo

    La compétition a démarré le 8 février 2025 et a regroupé huit équipes reparties en deux poules de 4

    Poule A

    Génération Foot de Wogba

    Scorpions Noirs d’Adossoupeme

    Victoire FC de Tabligbo

    Dream Team de Vo

    Poule B

    Lionceaux FC d’Atikpame

    Union FC de Gleve

    Dynamic FC d’Atchandome

    Young Stars Academy de Vogan

    # Toute notre gratitude au parrain de la compétition Evariste Komlan GUENOU, DG de Victoire FM#

    Aux partenaires

    #Pommade Noire Bonus (PNB)#

    # Togo Terminal #

    # Communes Vo1et Vo3#

    # Préfet de Vo #

    # Bar restaurant Pick and Pay #

    # Borishop Sport #

    # Ligue Régionale de Football Maritime #

    # Société Saint Michel spécialisée dans l’immobilier #

    # ONG IJD#

    # Sergio Sport #

    # Bar restaurant Cool Place #

    # Victoire FM #

    # Pyramide FM #

    # Bridge FM #

    #Light New TV#

    #sportculturenews.tg

    # RVV#

    # Mokpokpo FM#

    # Kanal FM#

    #Sport FM#

    # Radio Citadelle #

    # Le Correcteur #

    # Vo Wake Up #

    # Safe Rule # et toutes les bonnes volontés

    Le véritable défi c’est aussi d’avoir réussi à assurer toutes les formations en marge de la compétition

    Sécurité routière/ Secourisme par Marcel AVOWLANOU, Promoteur de Safe Rule

    Sport et Santé avec Kossi ODAH, Kinésithérapeute, Formateur

    Reconversion des joueurs par Anthonio Tètè AMOUZOU, Président de l’Association des anciens Footballeurs du Togo- ASAFT, Directeur Général de la Société Saint Michel

    Sport et Développement Local par Pascal Edoh AGBOVE, Expert en Décentralisation et Gouvernance Locale

    Entre la prestation des artistes notamment Big Ben , des jeux tombola PNB et autres jeux divers, le public ne s’est pas du tout ennuyé

    Peut-on prendre rendez-vous sur la prochaine édition pour ceux qui doutent encore de la fiabilité et de la pérennité du ” Grand Rendez-vous des Découvertes” après 10 Édition en 15 ans ?

    Source: Honoré Adontui

Radio Renouveau228

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