Catégorie : Actualités

  • Drépanocytose, causes, traitement… Pr Magnang à cœur ouvert avec des membres du REMAPSEN-Togo

    Drépanocytose, causes, traitement… Pr Magnang à cœur ouvert avec des membres du REMAPSEN-Togo

    Une délégation du bureau national du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMASPEN) s’est rendue ce mercredi 21 mai  au Centre national de recherche et de soins aux drépanocytaires (CNRSD). Objectif, échanger sur les contours de de cette maladie qui tue beaucoup de Togolais en silence.

    Conduite par, Ambroisine Mêmèdé, la coordonnatrice du Remapsen-Togo, cette équipe a été reçue par le Professeur Hèzouwè Magnang, le Directeur du CNRSD.

    En effet, cette démarche  s’inscrit dans le cadre du programme  du réseau baptisé “Les Rendez-vous du Remapsen”. Elle est intervenue en prélude à la célébration de la journée mondiale de la drépanocytose, programmée sur chaque 19 juin, résume Mme Mêmèdé.

    Les visiteurs ont  abordé la thématique sous plusieurs angles, notamment, la définition de la drépanocytose, ses causes, ses symptômes, la prise en charge, les besoins en communication, entre autres.

    Pr Magnang a saisi cette occasion pour faire une brève présentation du Centre et ses actions. Les membres du réseau ont également pu en savoir plus,  sur la Journée mondiale de la drépanocytose.

    « Le professeur a salué l’initiative du réseau. Il a félicité les membres et les a encouragés dans leur  initiative de promotion de la santé », complète la coordinatrice du REMAPSEN-Togo.

  • Edem KODJO nous avait dit un matin de 3 août 2017 que l’Étoile Filante de Lomé, était…

    Edem KODJO nous avait dit un matin de 3 août 2017 que l’Étoile Filante de Lomé, était…

    Avant notre préambule le Chroniqueur aimerait sagement prévenir les dirigeants des Shooting Stars, leur entraîneur principal Samuel Ekoé Gale, l’ensemble du staff technique qu’il suffirait de deux contreperformances, et ils se dirigeraient dans l’abîme. D’où ils sont sortis la saison dernière. C’est juste une sérieuse mise en garde. Les Vivas Filantés sont actuellement classés 12e sur 14 protagonistes…

    PRÉAMBULE : Ceci est un important devoir d’un fervent Étoiliste !!! Avant de faire décortiquer aux lecteurs, ce que son excellence le Premier ministre a dit un matin de brise du 03 août 2017, au Comité Directeur de l’Étoile Filante de Lomé.

    Il faudrait d’abord savoir qu’à la réforme politique de l’an 1974, déguisée en réforme sportive, tous les clubs de Lomé, ont été bannis. Dyto, Étoile Filante, Modèle, Racing, Unisport et autre… Jusqu’à la fin de la Conférence nationale souveraine. Où le Shooting Star ressuscité, ne tarde pas à réitérer son habitude d’antan. Les Bleus de la capitale, à l’issue de leur première saison (1991-92), sont sacrés champions du Togo. Et doivent prendre part à la Coupe d’Afrique des clubs champions (actuelle Ligue des champions d’Afrique). Mais faute de finances et de ressources humaines de cette équipe et de l’organisation et de la préparation de cette compétition continentale, le fier aura, en plus de la belle allure des Bleus de la capitale s’en trouvent émiettés.

    Quand l’Étoile Filante d’antan, met en poche tout le Togo mais rate de peu d’être couronnée sur le continent

    Puis, le temps a passé. Les choses ont changé. Les périodes aussi… Puis un premier drame : cette finale perdue à l’aller de la Coupe d’Afrique des clubs champions, en mars 1969… Les poulains du coach togolais Oscar Anthony privé de son meilleur attaquant, Arisco Folly KUASSI (envoyé en France pour raison d’études par ses parents), et et surtout, d’un certain Dr Kaolo Edmond APETI en méforme (souffrant) et tombé en syncope la veille à Cotonou. Puisque la délégation du club champion togolais, devait transiter par la capitale de l’ancien Dahomey (actuel Bénin) le soir, avant de rallier Kinshasa la nuit. (Un témoignage du gardien Tommy Gelardo SYLVESTRE, dont l’un des deux latéraux somnolait en…pleine rencontre). Ce dernier rempart international, reçu à Radio Metropolys, le matin de la célébration officielle de la fin de sa carrière professionnelle de footballeur, organisée par son excellence le ministre Horatio FREITAS et quelques amis…

    L’autre drame plus grave, c’est celui intervenu au cours du début de l’année 2000 où le bus de l’équipe, se rendant à Sokodé, pour y disputer un match (5e journée) du championnat national de football de D1, n’ait pu aller au terme de sa mission d’affronter Sémassi FC. À une douzaine de kilomètres de la ville d’Atakpamé, précisément à Gléi, le véhicule fait un tonneau…réalisant un affreux accident. Dont le bilan fait 6 morts et 25 blessés graves. La mythique formation de la zone commerciale de la capitale ne s’en est pas remise. Et se retrouvera en deuxième division la saison suivante. Et pour pouvoir accéder encore à l’élite, il a fallu presqu’une éternité… Quitte aux dirigeants de faire en sorte de “bannir” définitivement ce retour en deuxième division.

    Une rencontre avec le Premier ministre en 2017

    Suite à sa promesse de rencontrer le CODINEF (Comité Directeur de l’Étoile Filante de Lomé), le Premier ministre Edem KODJO, en tant que Président d’honneur de ce club, a accordé une audience aux membres nouvellement élus de ce Comité. Une rencontre tenue à la Primature dans un temps de brise, le jeudi 03 août 2017. Le club de la zone commerciale de Lomé, faisait déjà près de 4 saisons en D2.

    C’est carrément, tout détendu et bien souriant que son excellence M. Edem Kodjovi KODJO, ouvre son bureau au président national Bouraima Yèkinou et sa suite… Et à part le Secrétaire général de la section football, Maître Adokoè AKUESSON et Dr Léontine NUTSIGBE, patronne du basketball empêchée aussi, les 10 autres membres du CODINEF ont répondu à l’appel du Premier ministre. Les salutations d’usage effectuées, le Conseiller chargé des affaires extérieures, M. David Kossi Reinhardt, prend la parole pour exprimer au nom des membres élus du Bureau directeur national de l’Étoile Filante de Lomé, “leur profonde gratitude” à M. Edem Kodjovi KODJO, “pour la promptitude, la chaleur de son accueil et sa disponibilité”.

    S’en suit une présentation de ses visiteurs, un à un, avant que le Premier ministre ne revienne sur certains moments forts du Shooting Star. “Plus qu’un club, l’Étoile Filante était plutôt un couvent. On y rentrait, et on n’en sortait plus. Même la simple idée d’en sortir n’effleurait personne, parce que, c’est un club qui savait procurer de la joie et du bonheur”. C’est ainsi que le président d’honneur a défini son club. Tout content du passé de cette formation et quelque peu nostalgique à un moment (silencieux durant deux minutes). Le Premier ministre ne s’est pas empêché de lancer ces phrases : “Je pense que la situation actuelle de notre club, et même du football togolais dans son ensemble, est due surtout, à cette réforme absurde de 1974. Les résultats obtenus ont été tout simplement négatifs”. Une thèse soutenue par le fait, dit-il a-t-il, qu’il regrette. Son souhait est que l’Étoile Filante redevienne très vite le club redoutable et redouté, qu’il était.

    Au Shooting Star, la discipline prévalait, et des prières sont répétitives

    C’est donc, dans cette lancée qu’avant de prendre congé du Premier ministre, le CODINEF a pu bénéficier d’une tranche de l’histoire de l’Étoile Filante : son incroyable organisation, les grandes rencontres bien négociées contre les clubs ghanéens réputés comme Asante Kotoko de Kumasi, Hearts of Oak d’Accra, et même congolais du… Tout-puissant Engelbert de Lubumbashi. Ce champion d’Afrique, humilié au stade omnisport Eyadema GNASSINGBÉ (4-1) en finale retour de la Coupe d’Afrique des clubs champions…

    M. Edem Kodjovi KODJO, pour clore la visite des membres du Comité Directeur des membres de l’Étoile Filante de Lomé née en 1932, a pensé envoyer ses félicitations à la présidente de la section Basketball du Shooting Star Dr Léontine NUTSIGBE, pour ses bons résultats ces dernières années… Le président d’honneur de ce vaste club, a en outre promis d’apporter son soutien au CODINEF, du moins sur certains plans : “Nous ne sommes pas aussi vieux que ça, et tant que nous tiendrons sur nos deux pieds, vous pouvez compter sur nous”, a-t-il affirmé aux élus bleus, en guise d’au revoir.

    Chronique de Yves de Fréau consultable sur sa page Facebook

  • Togo: premiers cas de Mpox détectés à Lomé, les autorités sanitaires en alerte

    Togo: premiers cas de Mpox détectés à Lomé, les autorités sanitaires en alerte

    Le Togo fait face à ses premiers cas confirmés de Mpox, une maladie virale également connue sous le nom de variole du singe. Trois cas, deux femmes et un homme, ont été confirmés dans la capitale, Lomé. Les autorités sanitaires togolaises ont rapidement pris des mesures pour limiter la propagation de cette maladie contagieuse.

    Le 16 mai 2025, le gouvernement togolais a officiellement annoncé la détection d’un premier cas de Mpox. Selon le communiqué, il s’agit d’une femme de 22 ans, résidant dans la région du Grand Lomé et actuellement hospitalisée dans un service spécialisé en maladies infectieuses.

    55 cas contacts

    Face à cette première alerte, le ministère togolais de la Santé a mis en place un dispositif d’isolement des patients afin de prévenir la transmission. Deux nouveaux cas ont été confirmés depuis. Au total, ils ont été en contact avec plus de 55 personnes, précise le professeur Anoumou Dagnran, coordonnateur du comité de riposte. Selon lui, trois quarts des malades ont présenté des lésions cutanées, notamment sur les paumes des mains.

    « Il faut isoler ces patients et c’est ce que nous avons fait depuis la découverte des premiers cas. C’est fondamental pour couper la chaîne de transmission », explique le professeur Dagnran au micro de notre correspondant à Lomé, Peter Sassou Dogbé.

    Le 16 mai 2025, le gouvernement togolais  a officiellement annoncé la détection d’un premier cas de Mpox. Selon le communiqué, il s’agit d’une femme de 22 ans, résidant dans la région du Grand Lomé et actuellement hospitalisée dans un service spécialisé en maladies infectieuses.

    55 cas contacts

    Face à cette première alerte, le ministère togolais de la Santé a mis en place un dispositif d’isolement des patients afin de prévenir la transmission. Deux nouveaux cas ont été confirmés depuis. Au total, ils ont été en contact avec plus de 55 personnes, précise le professeur Anoumou Dagnran, coordonnateur du comité de riposte. Selon lui, trois quarts des malades ont présenté des lésions cutanées, notamment sur les paumes des mains.

    « Il faut isoler ces patients et c’est ce que nous avons fait depuis la découverte des premiers cas. C’est fondamental pour couper la chaîne de transmission », explique le professeur Dagnran au micro de notre correspondant à Lomé, Peter Sassou Dogbé.

    Source: rfi.fr/fr

  • Togo-RA’ANA 2 ou l’exposition de la « Bonne cause » à Lomé

    Togo-RA’ANA 2 ou l’exposition de la « Bonne cause » à Lomé

    Sept (7) artistes plasticiens togolais sortent leurs pinceaux pour la « Bonne cause » dans le cadre d’une exposition collective dénommée RA’ANA (Nous voici).

    Les amateurs de l’art plastique ont encore une nouvelle occasion pour admirer les chefs-d’œuvre des artistes confirmés tels que  Kokou Ekouagou, Kenzo Afezuke, Markusspaness Pakai, Christelle Flagbo, Toikel T. Amah, Soussadema Tagba et Petit Picasso Tagba au Centre togolais des expositions et Foire (CETEF Togo 2000) à Lomé. Plus précisément à l’étage du pavillon Oti.

    Les œuvres présentées, comme le souligne le thème « Bonne cause », prônent la paix, le vivre-ensemble, le développement dans la quiétude.

    « Nous vivons dans un monde qui brûle et nous avons demandé à chaque artiste de créer des œuvres d’art qui sensibilisent le public à la paix ». Pour elle, la paix n’est pas l’absence de guerre ; elle vient de l’intérieur », résume Atafèinam Belei, la présidente de l’Association ART HERITAGE CULTURE, structure organisatrice de l’évènement.

    L’exposition,  dont le vernissage s’est déroulé le vendredi dernier, ne fait « que nous rappeler que rien de durable ne peut se construire sans la paix», rappelle Alexandre de Souza, le directeur général du CETEF. C’est cette paix que chacun des artistes véhicule à travers des œuvres exposées, enchaîne-t-il.

  • Municipales 2025 : la validation de tout format du certificat de nationalité porte (aussi) les griffes de la CNDH

    Municipales 2025 : la validation de tout format du certificat de nationalité porte (aussi) les griffes de la CNDH

    La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a obtenu, grâce au plaidoyer auprès des autorités compétentes, que les élections municipales du 10 juillet prochain ne soient pas réservées seulement aux candidats disposant de l’ancien format du certificat de nationalité togolaise, selon nos sources.

    Discrimination ?

    Alors qu’au départ la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a décidé que les candidats aux prochaines municipales composent leur dossier avec uniquement le nouveau format de la nationalité, certaines démarches ont permis à ce qu’elle revienne sur cette décision frisant l’exclusion.

    En effet, dans les conditions d’éligibilité telles que fixées par la CENI, figure la composition du dossier de candidature avec le nouveau format du certificat de nationalité togolaise. Ce qui, de fait, exclut un bon nombre de prétendants d’autant plus que plusieurs personnes dans le pays n’ont que l’ancien format.

    Des voix se sont levées contre cette mesure que d’aucuns qualifient de discrimination, empêchant le prochain scrutin d’être inclusif, selon eux.

    Plaidoyer

    Le tollé suscité par cette mesure pousse la CNDH, mécanisme national de promotion, de protection et de défense des droits de l’homme sur toute l’étendue du territoire national, à s’auto-saisir.

    Selon nos informations, elle s’est employée pour que les municipales de juillet respectent les règles standard, souhaitant qu’elles soient inclusives, apaisées et participent à l’enracinement de la démocratie dans le pays.

    C’est ainsi que l’institution incarnée aujourd’hui par Me Sanvee Kwao Ohini a fait des démarches auprès des pouvoirs publics dans ce sens. Un plaidoyer qui aboutit à la validation de tout format (ancien comme nouveau) du certificat de nationalité à mettre dans le dossier de candidature.

    Néanmoins,  « les candidats détenteurs de l’ancien format du certificat de nationalité togolaise doivent faire légaliser une copie dudit certificat pour le dossier de candidature », indique la CENI dans un communiqué en date du 16 mai 2025 et signée par son président Dago Yabré.

    La Commission nationale des droits de l’homme, souvent, fait des actions ou démarches qui restent discrètes pour une meilleure réussite de sa mission, celle de la défense et de la promotion des droits de l’homme sans distinction de sexe, de race, de religion, d’appartenance politique, etc.

    En rappel, la commission a pour missions, de promouvoir et protéger les droits de l’homme, protéger les défenseurs des droits de l’homme, prévenir la torture ou autres formes de traitements cruels, inhumains ou dégradants dans les lieux de privation de liberté ou tout autre lieu qu’elle aura identifié.

  • Au Mali, consternant pari !

    Au Mali, consternant pari !

    Dans un pays, le Mali, où tant de jeunes sont morts, depuis mars 1991, pour la démocratie, dissoudre purement et simplement les partis politiques, avant d’avoir pensé, ensemble, l’avenir, n’a rien de rassurant. À bien des égards, cela revient à miser sur l’apathie, sinon la résignation de ce peuple. Une méprise.

    C’est par un décret, lu à la télévision nationale, ce 13 mai, que le pouvoir de Bamako a dissous les partis et organisations politiques du Mali. Peut-on, comme le font certains, assimiler cette décision à celle de Brice Oligui Nguema, qui a annoncé aux chefs de partis, ce 6 mai à Libreville, des réformes visant à réduire le nombre des formations, avec des critères plus contraignants pour la création d’un parti au Gabon ?

    Entre la démarche de la junte malienne et celle du président élu du Gabon, aucune comparaison possible. D’un côté, un pouvoir militaire sans l’onction démocratique se débarrasse de ce qui le gêne ou ne lui convient pas dans la vie politique. De l’autre, un président, certes, également parvenu au pouvoir par un putsch, mais qui a attendu d’être réhabilité par le suffrage universel pour engager – seulement engager – des consultations visant à réduire, sur la base de critères plus rigoureux, le nombre de formations. Pour le reste, la pléthore de partis politiques est préoccupante, au Mali, comme au Gabon et dans bien trop de pays africains.

    Trois cents partis pour 23 millions d’habitants, au Mali ; quelque 106 formations, pour seulement 2 millions d’âmes, au Gabon. C’est d’autant plus affligeant que, dans la réalité, la part de la population adhérant effectivement à ces partis représente rarement plus de 10% de l’ensemble. Mettre de l’ordre dans ce capharnaüm relève de la salubrité publique. Et, justement parce qu’il s’agit de salubrité publique, ce ne peut être l’œuvre, unilatérale, du seul pouvoir du moment, a fortiori lorsqu’il est issu d’un putsch. Pour emporter l’adhésion de tous, les décisions qui engagent autant une nation requièrent un minimum de consensus.

    N’est-ce pas ce que suggérait, cette semaine sur RFI, l’avocat malien Mamadou Ismaïla Konaté, qui s’interrogeait sur les motivations du général Assimi Goïta ?

    Maître Mamadou Ismaïla Konaté est un sujet brillant, articulé et d’autant plus crédible que nul ne lui connaît d’affiliation politique. Ancien Garde des Sceaux, il est un des rares ministres à avoir eu, durant la présidence d’Ibrahim Boubacar Keïta, le courage de démissionner, quand les autres se faisaient congédier. Ces dernières années, sur les réseaux sociaux, pendant que beaucoup se taisaient, lui rappelait aux inconditionnels de la junte le côté risible de certaines de leurs incohérences. Comme lui, beaucoup se demandent en quoi, concrètement, la suppression des partis politiques sert les intérêts du peuple malien.

    La démarche des Gabonais semble bien plus cohérente, qui laisse à un président élu l’autorité, non pas pour tout abolir, mais pour engager des consultations (et un chantier) visant à assainir cet environnement, sur des bases rigoureuses, pour plus de représentativité des partis, d’ici aux législatives.

    Ces restrictions ne sont-elles pas, par essence, un frein à la liberté ?

    Aux États-Unis, pays de quelque 340 millions d’habitants, la vie politique est régie par deux grandes formations. Certes, il y en a quatre, dits « partis tiers », et une petite trentaine, périphériques, dits « partis nationaux », mais dont on ne parle qu’accidentellement sur l’échiquier politique. À part quelques grandes déceptions survenues ces derniers temps, la démocratie américaine fonctionne, en général, plutôt bien. Au Nigeria, pays de 230 millions d’âmes, deux partis dominent la vie politique, en plus d’une petite dizaine de formations végétatives. On pourrait aussi citer le Ghana, 33 millions d’habitants et seulement deux partis politiques majeurs. La démocratie y est vivante, davantage que dans toutes ces nations africaines où chaque groupe ethnique, chaque région dispose de « son » parti. Assainir cette jungle est un impératif. Mais, en la matière, les réformes durables et bénéfiques sont celles qui s’appuient sur un vaste consensus démocratique. Ce que déplorent les Maliens, c’est que, d’autorité, une junte démolisse tout, sans avoir pensé l’avenir. Un peu comme dans ces armées où on ne commence à réfléchir qu’une fois le coup de feu parti. Dans un pays où tant de jeunes sont morts, depuis mars 1991, pour la démocratie, cette méthode est juste consternante.

    Chronique de Jean-Baptiste Placca du 17 mai 2025 sur RFI 

  • Disparition d’Emmanuel Kundé, ancien capitaine des Lions Indomptables

    Disparition d’Emmanuel Kundé, ancien capitaine des Lions Indomptables

    Alors que certains l’ont encore vu dans la journée d’hier apparemment bien portant, l’ancien capitaine de la sélection camerounaise de football Emmanuel Kundé  est mort ce vendredi à l’âge de 68 ans.

    Le double vainqueur de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), en 1984 et 1988, a tiré sa révérence ce vendredi 16 mai 2025. Le natif de Ndom, région du Littoral, a été l’un des meilleurs joueurs de sa génération.

    D’abord milieu défensif avant de devenir défenseur intraitable, Emmanuel Kundé s’est révélé au Canon de Yaoundé, avec notamment trois Coupes continentales, avant d’atterrir dans la tanière des Lions Indomptables. Avec lesquels il gagne deux CAN sur les cinq auxquelles il participe et fait une campagne inoubliable à la phase finale du mondial 1990.

    En club, après son pays, il a notamment porté les couleurs du Stade Lavallois (1987-1988) puis du de Reims (1988-1989) avant de retourner au bercail terminer sa riche carrière.

  • Identification biométrique, délestage, voici ce qu’en pense Sena Alipui

    Identification biométrique, délestage, voici ce qu’en pense Sena Alipui

    Le vice-président de l’Union des forces de changement (UFC) réagit après que l’opération de l’indentification biométrique a démarré dans le grand Lomé parce que, selon lui, elle “est la base (…) dans notre cheminement vers le développement” du Togo. Mais pas que.

    Le Sena Alipui a, dans un message posté sur sa page Facebook, salué “le lancement de l’identification biométrique dans le grand Lomé”. Cette campagne est plus que nécessaire parce que, souligne-t-il, elle permettra à chaque togolais d’avoir un identifiant unique qui lui permettra de mieux servir son pays.

    Il a saisi cette opportunité pour appeler la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET) à assurer ” une fourniture continue en électricité aux citoyens”, rappelant que le délestage “devient intenable tant pour les citoyens que les opérateurs économiques”.

    Et de renchérir: ” Il est inconcevable que les clients prépaient en grande majorité l’électricité, absorbent une augmentation du prix du Kwh et que des coupures intempestives soient au rendez vous”.

    C’est dans ce contexte que les tarifs de l’électrique ont été augmenté de 12,5%. La solution, selon l’ancien député, est de “revoir à la baisse la fiscalité de la CEET pour lui permettre de dégager des ressources financières pour lui permettre d’effectuer les investissements pour une couverture complète du territoire et de nous assurer une fourniture continue et sans explications du courant”, convaincu que “L’électricité, l’eau, l’internet etc… ne sont pas un luxe mais des nécessités de base…auxquelles tous les citoyens ont droit”.

  • Helly Gbene dévoile “le vrai visage de l’entrepreneuriat togolais”

    Helly Gbene dévoile “le vrai visage de l’entrepreneuriat togolais”

    Face au chômage croissant des jeunes et à la mutation des modèles économiques, le Togo mise de plus en plus sur l’entrepreneuriat. Mais ce phénomène, largement encouragé par les institutions et les bailleurs, est-il réellement structurant ? Ou s’agit-il d’un mirage porté par la précarité et le manque d’emplois stables ?

    Pour y voir clair, nous avons rencontré Helly GBENE, entrepreneur engagé et Expert en développement des entreprises. Il partage ici une vision lucide et audacieuse de l’entrepreneuriat togolais, entre défis structurels, espoir générationnel et nécessité d’innovation systémique.

    Question : Helly GBENE, l’entrepreneuriat est très en vogue au Togo. S’agit-il d’un réel moteur de développement ou d’un simple effet de mode ?

    Helly GBENE :
    L’entrepreneuriat au Togo est une réalité en construction, pas une simple tendance. On ne parle pas d’un mythe, mais d’un mouvement profond, né d’un besoin urgent : celui pour des milliers de jeunes de prendre en main leur destin dans un contexte où le marché de l’emploi est saturé. Ce que nous observons, c’est une jeunesse qui transforme la contrainte en opportunité, et parfois l’échec des acteurs en acte de résilience.

    Mais cela ne suffit pas. Pour transformer ce mouvement en levier de développement durable, il faut structurer, accompagner, financer et surtout valoriser les porteurs de solutions locales.

    Quels sont les véritables obstacles que rencontrent les entrepreneurs togolais aujourd’hui ?

    Helly GBENE :
    Ils sont multiples. Le premier, c’est l’accès au financement structurant. La plupart des jeunes n’ont pas de garanties pour convaincre une banque. Le deuxième, c’est le manque de structuration : beaucoup lancent un projet sans business model solide, sans appui technique, ni stratégie de croissance.

    Il faut aussi parler de l’environnement juridique et fiscal, qui reste souvent flou et peu incitatif pour les très petites entreprises (TPE). Et enfin, un élément plus culturel : la peur de l’échec, la stigmatisation sociale, le manque de mentors inspirants. On ne construit pas un écosystème entrepreneurial uniquement avec des idées ; il faut une culture de la prise de risque et de la résilience.

    Comment jugez-vous l’écosystème entrepreneurial togolais actuellement ?

    Helly GBENE :
    Nous sommes dans une phase de transition. Des structures existent : le FAIEJ, le FNFI, les incubateurs comme WoeLab, CUBE, Startup Valley… Mais le lien entre ces initiatives reste trop fragile. Il faut une véritable chaîne de valeur entrepreneuriale, avec une vision partagée du financement à l’export, en passant par l’innovation, la formation, et l’intégration dans les marchés.

    Ce qui manque, c’est une approche systémique. Chaque acteur agit souvent en silo. Pour moi, l’enjeu est d’orchestrer tout cela autour de pôles territoriaux d’innovation et d’entrepreneuriat, ancrés localement, mais connectés aux dynamiques régionales.

    Justement, quel rôle jouent l’innovation et la technologie dans cette dynamique ?

    Helly GBENE :
    L’innovation est essentielle, mais il faut l’élargir. Elle ne se limite pas à la technologie numérique. Il s’agit aussi d’innovation sociale, organisationnelle, agricole, culturelle. Au Togo, des jeunes transforment des déchets en briques écologiques, créent des applis pour connecter les agriculteurs aux marchés, ou redonnent vie à l’artisanat local grâce au e-commerce.

    Pour moi, l’innovation et l’entrepreneuriat sont les deux piliers d’une nouvelle mobilité sociale. Ce sont des valeurs libératrices, qui donnent à chacun le pouvoir d’agir, de créer de la valeur, et de contribuer à la prospérité collective. Mais il faut les encadrer par des politiques publiques audacieuses, pas simplement les applaudir en surface.

    Que recommandez-vous pour faire de l’entrepreneuriat un véritable moteur de transformation au Togo ?

    Helly GBENE :
    En tant que CEO Cabinet d’Ingénierie de Formation & Consulting – IF&C Togo, il faut oser une révolution entrepreneuriale nationale, fondée sur cinq piliers :

    1. L’éducation à l’esprit entrepreneurial dès le secondaire, avec des modules pratiques et des partenariats entreprises-écoles.

    2. Un fonds souverain de capital-risque public-privé, accessible aux jeunes innovateurs, avec accompagnement.

    3. Des pôles territoriaux d’innovation intégrée, pour connecter formation, production, technologie et financement.

    4. Une fiscalité incitative pour les startups et les jeunes entreprises, avec exonérations ciblées et procédures simplifiées.

    1. Et surtout, une stratégie de visibilité régionale et internationale, pour que nos entrepreneurs soient aussi des ambassadeurs du Togo innovant.

    Un dernier mot pour les jeunes qui hésitent encore à se lancer ?

    Helly GBENE :
    N’attendez pas l’opportunité parfaite. Créez-la. L’entrepreneuriat n’est pas un chemin facile, mais c’est un chemin de liberté. Vous avez des idées ? Entourez-vous, formez-vous, testez, recommencez. Et surtout, sachez que vous n’êtes pas seuls. Il existe des acteurs prêts à vous tendre la main.

    Mon combat, c’est d’apporter ma contribution à créer un Togo où chaque jeune peut transformer sa passion en projet, et son projet en prospérité.

    Source: https://ledefenseurinfo.tg/

  • L’engagement du secteur privé pour l’élimination du paludisme salué par Speack Up Africa

    L’engagement du secteur privé pour l’élimination du paludisme salué par Speack Up Africa

    L’ONG Speak Up Africa est décidée à contribuer à mettre fin au paludisme. C’est dans cette optique qu’elle encourage l’engagement du secteur privé pour accélérer les efforts d’élimination de cette maladie en Afrique.

    13 mai 2025, Abidjan (Côte d’Ivoire) — En marge de l’Africa CEO Forum, Speak Up Africa, en partenariat avec le Partenariat RBM pour mettre fin au paludisme, l’Alliance des leaders africains contre le paludisme (ALMA) et Malaria No More UK, a lancé le chapitre francophone de la Campagne “Changez l’histoire” et dévoilé un nouveau rapport, “Changez l’histoire, sauvez des vies : le rôle du secteur privé dans l’éradication du paludisme”.

    La campagne vise à amplifier les voix des femmes et des filles et à mobiliser le secteur privé africain pour accélérer l’élimination du paludisme. Avec la 8ème reconstitution des ressources du Fond mondial à venir et l’augmentation des déficits de financement, 2025 représente un moment critique pour débloquer de nouvelles ressources et accroître l’impact.

    « C’est le moment de co-investir pour l’impact, parce que quand le secteur privé africain prend les devants, le monde y prête attention », a déclaré le Dr Michael Adekunle Charles, Directeur du Partenariat RBM pour mettre fin au paludisme. « Le Fond mondial a sauvé des millions de vies et renforcé les systèmes de santé. Vos investissements peuvent maintenant préserver à la fois la résilience économique et la santé publique. »

    Le rapport qui l’accompagne invite les entreprises à :

    • Fournir un soutien direct ou en nature aux efforts nationaux de lutte contre le paludisme
    • Canaliser les ressources vers la 8e reconstitution des ressources du Fonds mondial
    • Rejoindre les conseils de lutte contre le paludisme pour promouvoir une approche de plaidoyer multisectorielle et la mobilisation de ressources
    • Investir dans le nouveau Fonds Voix EssentiELLEs pour l’élimination du paludisme qui est axé sur les efforts menés par les femmes et les communautés.

    « L’Afrique doit mener une lutte audacieuse contre le paludisme et le secteur privé est un partenaire essentiel dans cette mission », a déclaré Joy Phumaphi, Secrétaire exécutive de l’ALMA et Présidente du Conseil d’administration du Partenariat RBM pour en finir avec le paludisme. « En rejoignant les Conseils et Fonds pour l’élimination du paludisme et en investissant dans des solutions portées par les communautés, les entreprises peuvent mettre à profit leur expertise pour innover et mobiliser les ressources nécessaires pour avoir un réel impact, sauver des vies, dynamiser les économies et parvenir à un avenir sans paludisme. »

    Lancé lors de l’événement, le Fond Voix EssentiELLEs pour l’élimination du paludisme vise à mobiliser 4 millions de dollars d’ici 2030 pour soutenir le financement flexible du paludisme pour les femmes et les filles, ainsi que des activités de plaidoyer régionales alignées sur les priorités nationales.

    « Pour éviter de perdre des années de progrès dans la lutte contre le paludisme, il est urgent de penser et mettre en oeuvre de nouvelles sources de financement diversifiées », a déclaré Pierre N’gou Dimba, Ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle de Côte d’Ivoire. « Le secteur privé a un intérêt direct dans l’élimination du paludisme. Des communautés saines mènent à des économies prospères ».

    Les femmes et les filles continuent de porter le plus lourd fardeau du paludisme, mais restent sous-représentées dans la prise de décisions et le financement. « Investir dans les femmes et les filles accélère le développement. Les femmes leaders renforcent les communautés, stimulent l’innovation et aident à sortir les familles de la pauvreté. Et nous savons que pour chaque dollar investi dans la lutte contre le paludisme, nous obtenons jusqu’à 60 dollars de rendement économique. Les communautés sans paludisme ne sont pas seulement plus saines, elles sont aussi plus résilientes, productives et rentables », a déclaré Yacine Djibo, Directrice Exécutive de Speak Up Africa. 

    Une étude de 2024 a révélé que la réduction de 90 % de l’incidence du paludisme d’ici 2030 pourrait accroître le PIB du continent de 126,9 milliards de dollars. Le paludisme n’est pas seulement un problème de santé, c’est aussi une barrière économique qui affaiblit la productivité, pousse les ménages à dépenser et entrave la croissance.

    Dans le cadre du travail continu de Speak Up Africa avec le secteur privé, l’organisation a signé un protocole d’accord avec Canal+ Côte d’Ivoire et le Programme National de Lutte contre le Paludisme. L’accord est ancré dans une collaboration qui dure depuis cinq ans entre Speak Up Africa et le groupe Canal+, qui a contribué plus de 1,5 million de dollars en temps d’antenne et en nature.

    « Par le biais de notre plateforme, nous sommes fiers de sensibiliser et de contribuer à la lutte contre le paludisme », a déclaré Adama Koné, Directeur Général de Canal+ Côte d’Ivoire. « Avec Speak Up Africa et ses partenaires, nous sommes déterminés à changer la donne pour mettre fin au paludisme en Afrique. »

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    A propos de Speak Up Africa

    Basée au Sénégal, Speak Up Africa est une organisation dirigée par des Africains, qui œuvre pour bâtir une Afrique où la croissance et le développement durable sont portés par les citoyens africains eux-mêmes. Speak Up Africa rassemble, facilite et plaide en faveur du changement. En mettant l’accent sur la communication stratégique et le plaidoyer, l’organisation s’engage à soutenir les dirigeants et citoyens africains pour qu’ils jouent un rôle actif dans l’identification et le développement de solutions face aux défis que rencontre le continent africain — notamment le paludisme, les maladies tropicales négligées (MTN), la vaccination, l’assainissement, l’égalité des genres, ainsi que la recherche et le développement en santé mondiale. Depuis sa base stratégique à Dakar, au Sénégal, l’équipe de Speak Up Africa collabore avec des dirigeants et des acteurs du changement africains pour mettre en place des politiques adaptées et mobiliser les ressources nécessaires à la réalisation de nos objectifs de développement durable et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

    Télécharger le rapport « Changer l’histoire, sauver des vies : le rôle du secteur privé dans l’éradication du paludisme ».

    Contact média :

    Maelle Ba

    maelle.ba@speakupafrica.org 

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