Catégorie : Actualités

  • «Ni paix, ni pain.» Dans le nord du Togo, l’état d’urgence dure depuis trois ans

    «Ni paix, ni pain.» Dans le nord du Togo, l’état d’urgence dure depuis trois ans

    Reportage · Depuis juin 2022, la région des Savanes, dans le nord du Togo, vit sous état d’urgence. Cette mesure exceptionnelle vise à faire face à la menace djihadiste venue du Sahel voisin. Mais elle a contribué à plonger une population déjà appauvrie dans une précarité extrême. Les espoirs d’un retour à la normale s’amenuisent, tandis que la riposte militaire s’intensifie.

    À Koundjoaré, il est 18 h 30. Lorsque le muezzin lance l’appel à la prière du soir, les rues se vident en quelques minutes. Des ombres furtives, des concessions closes. Quelques moutons se faufilent entre les hangars déserts du marché. « Depuis trois ans, la nuit est ennemie », confie un habitant qui préfère rester anonyme. Ici, comme ailleurs dans la région des Savanes, dans le nord du Togo, l’état d’urgence sécuritaire en vigueur a profondément bouleversé les rythmes de vie et les libertés. Dans ce climat de tension, l’armée togolaise reste en alerte maximale.

    Le 8 juin, elle a neutralisé un groupe de djihadistes à Kpinkankandi, dans la préfecture de Kpendjal, une zone très exposée aux attaques. Plusieurs dizaines d’assaillants ont été tués, et un important arsenal saisi : des armes, des munitions et près d’une cinquantaine de motos, selon le site d’information republicoftogo.com

    . Cette opération est intervenue quelques jours après la participation du Togo à la deuxième édition de l’exercice militaire Tarha-Nakal (« Amour de la patrie », en tamachek), qui s’est tenu à Tillia, au Niger, du 15 mai au 4 juin. Organisé dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel (AES), cet exercice visait à renforcer la coordination opérationnelle des forces armées de ses pays membres, le Niger, le Mali et le Burkina Faso. Pour le Togo, qui n’appartient pas à l’AES mais en est un partenaire stratégique, cette participation s’inscrit dans une logique de coopération régionale face à une menace djihadiste transfrontalière.

    Jusqu’en 2019, peu de Togolais imaginaient voir un jour les djihadistes atteindre leur pays. Mais le 15 mars 2019, un poste mobile de douane est attaqué dans le centre-est du Burkina Faso, à Nouaho (province du Boulgou), non loin des frontières avec le Ghana et le Togo, faisant cinq victimes, dont un prêtre espagnol. Trois ans plus tard, la région des Savanes est devenue un avant-poste de la guerre contre la nébuleuse djihadiste, qui, progressivement, a franchi les limites du Sahel et s’est répandue vers les pays du golfe de Guinée.

    Quatre ans de détérioration continue

    Dans la nuit du 9 au 10 novembre 2021, des hommes armés mènent une attaque contre un poste avancé du village de Sanloaga (préfecture de Kpendjal), sans faire de victime. C’est la première attaque sur le sol togolais. Selon le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Yark Damehame, les assaillants ont été repoussés, et des renforts ont été déployés sur place. La crise sécuritaire vient de commencer. Elle s’installera dans la durée.

    Si l’incursion de Sanloaga est perçue comme une simple alerte, la suite va rapidement démentir les plus optimistes. Moins de six mois plus tard, la menace se concrétise brutalement : dans la nuit du 10 au 11 mai 2022, une attaque coordonnée cible un poste avancé des forces armées togolaises à Kpinkankandi, dans la préfecture de Kpendjal. Le bilan est lourd : huit militaires sont tués, treize blessés, et des dégâts matériels sont enregistrés. À travers un communiqué du ministre de la Sécurité, le gouvernement togolais condamne cette attaque « lâche et barbare » et invite les populations à accroître leur vigilance sans céder à la panique. Le Togo paie pour la première fois le prix du sang face à un ennemi jadis lointain.

    Depuis, la situation sécuritaire dans la région des Savanes peine à s’améliorer. Située dans l’extrême nord du pays, cette région couvre 8 602 km2 et accueille environ 550 000 habitants, qui vivent essentiellement d’agriculture, d’élevage et de petit commerce. Longtemps abandonnée, elle peine à surmonter son enclavement, et l’accès aux infrastructures de base y est faible, en dépit des récents efforts du gouvernement.

    « Une expansion délibérée et stratégique »

    Selon un rapport de la Fondation Konrad-Adenauer publié en mars 2025, les incidents armés se sont multipliés à un rythme soutenu dans les quatre préfectures de Kpendjal, Kpendjal-Ouest, Tône et Oti. « Depuis la fin 2023, les groupes armés ne se contentent plus de frapper les localités situées sur la frontière directe avec le Burkina Faso. Ils se projettent désormais en profondeur dans le territoire togolais, en visant des cantons situés plus au sud. Des attaques ont été également enregistrées dans les préfectures de l’Oti et l’Oti-Sud. », écrivent les auteurs du rapport.

    Fin novembre 2023, le gouvernement déclarait avoir enregistré 21 attaques depuis le début de la crise avec un bilan de 31 morts, 29 blessés et 3 disparus. Les informations recueillies par l’organisation indépendante Armed Conflict Location & Event Data (Acled), et relayées par le quotidien français Le Monde du 20 juillet 2023, répertorient 14 attaques pour les six premiers mois de cette même année, avec un total de 66 personnes tuées. Les violences ciblent à la fois les positions militaires et les villages civils, et sont souvent accompagnées de l’utilisation d’engins explosifs improvisés pour retarder ou compliquer l’intervention de l’armée. Le rapport de la Fondation Konrad-Adenauer souligne que, depuis l’an dernier, la zone d’action des groupes terroristes s’est élargie. La progression des opérations du JNIM (Jamāʿat nuṣrat al-islām wal-muslimīn, en français Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, GSIM) – qui avait revendiqué l’attaque de Kpinkankandi en mai 2022 – constitue, selon Acled, « une expansion délibérée et stratégique plutôt qu’un simple débordement ».

    Parmi les groupes djihadistes opérant au Togo figurent également Ansarul Islam (la filiale burkinabè du JNIM), l’État islamique au Sahel (EIS) et divers groupes non identifiés. Bien qu’aucune portion du territoire togolais ne soit occupée par les groupes armés, cinq ans après les premières attaques, on constate d’importants mouvements de population. Selon le Programme d’urgence de renforcement de la résilience et de la sécurité des communautés (Purs), 8 986 personnes étaient enregistrées comme déplacées internes dans les localités de Dapaong, Mandouri, Tchimouri, Ponio, Tambonga et Korbongou en mars 2024. À ce chiffre s’ajoutent 36 984 réfugiés venus du Burkina Faso, selon la même source.

    Silence sur les opérations militaires

    Après avoir enregistré deux attaques en six mois, les autorités togolaises comprennent que la menace va s’enraciner. Réuni en Conseil des ministres le 13 juin 2022, le gouvernement place la région des Savanes sous état d’urgence sécuritaire. Pour l’exécutif, il s’agit de « créer un environnement et les conditions propices aux mesures administratives et opérationnelles nécessaires à la bonne conduite des opérations militaires, au maintien de l’ordre et de la sécurité dans cette région ». Cette mesure exceptionnelle, censée donner plus de marge de manœuvre à l’armée pour riposter, contenir les infiltrations et protéger les populations, va bouleverser durablement la vie quotidienne des habitants. Couvre-feu nocturne, interdiction de se rassembler, multiplication des check-points et renforcement des patrouilles réorganisent la vie sociale.

    Malgré un déploiement militaire massif, à travers l’installation de plusieurs nouveaux postes militaires, le creusement d’une tranchée le long de la frontière avec le Burkina Faso et les restrictions imposées par l’état d’urgence, les groupes armés ne plient pas. Ils semblent plutôt adapter leurs modes opératoires, contournant les obstacles pour frapper plus durement et plus en profondeur. Dans la nuit du 15 au 16 juillet 2022, plusieurs villages de la préfecture de Kpendjal (Blamonga, Lidoli, Sankortchagou, Kpembole, Tiwoli) sont la cible d’attaques coordonnées d’une violence inouïe. Cette fois-ci, les victimes ciblées sont des civils soupçonnés, selon certains de leurs proches, d’être mêlés à une affaire de bœufs arrachés à des éleveurs transhumants par les militaires de l’opération Koundjoaré. On dénombre une vingtaine de morts, égorgés. Le chef de l’État, Faure Gnassingbé, se rend au chevet des familles endeuillées.

    Face à la brutalité de l’événement, le gouvernement opte pour le silence. Aucune communication officielle ne sera plus faite désormais sur les opérations sécuritaires en cours. Pourtant, les attaques se multiplient de jour comme de nuit : embuscades, engins explosifs improvisés (EEI), enlèvements de civils, vols de bétail… D’abord circonscrite à quelques localités de la préfecture de Kpendjal, la crise sécuritaire s’étend progressivement pour atteindre les préfectures de Kpendjal-Ouest, Tône, Oti et Oti-Sud. Le front de la menace gagne l’ensemble de la région des Savanes avec, pour corollaire, le déplacement massif des populations vers des zones plus sécurisées.

    « Cette année, c’est vraiment la pire »

    À Koundjoaré, chef-lieu du canton du même nom, commune de Kpendjal 1, le grand marché de bétail est fermé à cause de l’insécurité. Le plus important canton de la commune, qui tire l’essentiel de son dynamisme de l’agriculture et de l’élevage, s’asphyxie. Avec l’intensification des attaques en 2022, la plupart des habitants des villages voisins originaires des préfectures de Tône et de Cinkassé, ont préféré regagner leurs villages d’origine. On compte plus de 2 800 déplacés, selon des sources officielles.

    Il est un peu plus de midi. Sous un hangar de fortune en tôle ondulée, au cœur du marché, un petit groupe discute autour d’une revendeuse de tchapalo, la bière locale. Tout autour, le marché peine à s’animer. Étals clairsemés, visages fermés… tout raconte une économie à bout de souffle. Sous le hangar, les discussions tournent autour de la saison des pluies qui s’annonce. Les femmes s’inquiètent du prix élevé des intrants agricoles (engrais, semences, pesticides), alors même que les produits de leurs récoltes peinent à trouver preneurs. L’équation est insoluble pour ces familles qui vivent à la fois de la terre et du marché.

    Près d’un comptoir en bois, une femme s’essuie le front, un bébé au dos, une bassine posée devant elle contenant un sac de jute plein aux trois quarts. La charge a laissé des marques sur ses épaules meurtries. Elle s’appelle Minyém. Âgée d’une quarantaine d’années, elle a rapporté d’une ferme voisine du riz local à vendre. Elle espérait en tirer au moins 350 francs CFA (50 centimes d’euro) la mesure de trois kilos. Mais, devant l’indifférence des rares passants, elle a dû revoir ses ambitions à la baisse. Même à 300 francs, les clients se font désirer : « J’ai cru qu’en ville j’aurais mieux. Mais regarde. Même ici, personne n’achète. »

    Sous le hangar aux piliers poussiéreux, entre deux éclats de voix, un homme, la cinquantaine, renchérit : « Le jour du marché surpassé, mon épouse a eu le même souci. Elle avait amené deux sacs de 100 kg de riz pour les vendre, parce qu’elle préparait les funérailles de sa tante. Mais elle n’a pas trouvé de client. Finalement, une commerçante de Dapaong [le chef-lieu de région, NDLR] lui a proposé de lui acheter le riz à crédit, d’aller le décortiquer et de revenir plus tard avec le produit de la vente. On ne sait même pas quand ! » Il soupire, comme pour chasser l’impuissance, et conclut, amer : « Cette année, c’est vraiment la pire. »

    Morosité générale, en ville comme en campagne

    Du riz au maïs en passant par le sorgho ou le petit mil, les prix des céréales ont chuté. Et pourtant, dans cette région essentiellement agricole, l’hivernage a commencé et, avec lui, les besoins des cultivateurs qui explosent : semences, engrais, petits travaux agricoles… Il faut dépenser pour produire mais l’argent ne circule plus. Pour le monde rural, les restrictions des déplacements, le renforcement des contrôles au niveau des check-points, tous les freins à la circulation des marchandises ont entraîné une forme de torpeur commerciale. « Beaucoup de transporteurs rechignent à venir ici. Trop de barrages, trop de risques », souffle un commerçant de bétail.

    Si les campagnes bradent leurs récoltes, les centres urbains ne sont pas mieux lotis. La ville subit, elle aussi, les contrecoups de l’état d’urgence. Activités économiques ralenties, vie culturelle à l’arrêt… l’asphyxie est palpable. À Dapaong, la vivacité d’antan n’est plus qu’un souvenir. Sur les grandes artères, les motos-taxis attendent le client. Les restaurants et buvettes, autrefois animés jusque tard dans la nuit, ferment plus tôt. Le secteur de l’hébergement peine à remplir ses chambres. « Pas d’événement, pas de clients », explique un gérant d’hôtel. La région, classée désormais en zone rouge, voit les ateliers de formation et les colloques lui échapper au profit de Kara, à 200 km plus au sud. Un coup dur pour l’économie locale.

    La situation est tout aussi morose pour les artistes, surtout de scène. Fin 2024, quelques concerts organisés à l’initiative des autorités avaient suscité un brin d’optimisme dans les milieux culturels. Certains y voyaient les prémices d’un assouplissement, un possible retour progressif à la normale. Mais ça n’a pas duré. En février 2025, une note du gouverneur de la région des Savanes, Affoh Atcha-Dédji, est venue brutalement refermer la parenthèse. Adressée aux préfets et aux maires, à l’issue d’une rencontre consultative élargie aux responsables des forces de l’ordre et de sécurité, aux chefs traditionnels, aux autorités religieuses et aux prédicateurs, la circulaire rappelait le strict maintien des mesures de l’état d’urgence. Elle soulignait, notamment, l’interdiction des activités au-delà de 20 heures, qu’il s’agisse de mariages, de veillées funèbres, de prières nocturnes ou même de simples soirées dans les bars. Même le carême musulman n’a pas échappé aux restrictions, les appels des muezzins n’étant désormais tolérés que dans les grandes mosquées de quartier.

    « Sans scène, on ne vit pas »

    Pour les acteurs culturels, ce rappel est un coup de massue. « Il est quasi impossible d’organiser un spectacle qui doit se terminer à 20 heures. Et sans scène, on ne vit pas », déplore Souleymane Inoussa, slameur et président de l’Association des acteurs culturels de la région. Peu de voix, cependant, s’élèvent pour critiquer ouvertement l’état d’urgence. Pour certains, c’est un moindre mal face au risque de propagation de l’insécurité djihadiste. « Nous comprenons la nécessité de la sécurité. Mais, aujourd’hui, nous n’avons ni paix, ni pain », regrette un leader communautaire.

    Appuyé par ses partenaires, plusieurs agences onusiennes et l’Union européenne (UE) notamment, le gouvernement multiplie les actions pour soutenir les populations : distribution de semences et d’intrants agricoles, distribution d’aide alimentaire à plus de 60 000 personnes, renforcement de l’accès à l’eau potable et aux soins. Depuis fin juin 2025, le Purs vise à conjuguer assistance humanitaire et autonomisation des personnes déplacées, à travers des travaux à haute intensité de main-d’œuvre (programme Himo) pour réaliser des infrastructures locales.

    Dans les campagnes reculées, on survit grâce à des activités précaires et souvent dangereuses, loin des radars de l’aide. « Les enfants n’ont pas de boulot. Nous avons pourtant besoin d’acheter la cola, du tchapalo et du savon. Où allons-nous trouver l’argent si nous restons à la maison ? Voilà pourquoi nous sommes ici », s’exclame, assise au bord de la rivière de Kpadjenta, une femme d’une soixantaine d’années, pagne noué haut sur la taille. Elle regarde ses petits-enfants remplir des bassines de sable. Depuis plusieurs semaines, elle revient quotidiennement sur ce site avec eux. « Au bout d’une semaine, on peut faire un tas et le vendre à 2 000 francs [environ 3,5 euros, NDLR]. »

    Dans certaines localités des préfectures de Kpendjal et de l’Oti, la coupe du bois ou la production du charbon de bois ne sont plus des activités d’appoint. Elles sont devenues la principale source de revenus de familles entières. Mais, dans cette région où les engins explosifs improvisés jonchent les sentiers et où les incursions armées sont une menace constante, gagner sa vie signifie désormais la risquer.

    Source: afriquexxi.info






  • Rectificatif de la rédaction à propos de l’article sur la retraite complémentaire des ex-agents de la TdE

    Rectificatif de la rédaction à propos de l’article sur la retraite complémentaire des ex-agents de la TdE

    La rédaction du site d’informations Renouveau228 tient à revenir sur sa publication en date du 30 juillet 2025, relative à une situation impliquant un groupe d’anciens agents de la Togolaise des Eaux (TdE) au sujet de leur retraite complémentaire.

    Après un examen attentif et une relecture critique de notre démarche éditoriale, nous reconnaissons que l’article publié n’a pas respecté, comme il se doit, les principes fondamentaux du journalisme, notamment l’équilibre de l’information et la vérification rigoureuse des faits auprès de toutes les parties concernées.

    En effet, l’article en question a donné une vision partielle de la situation, en s’appuyant exclusivement sur la version des ex-agents, sans donner à la direction de la TdE l’opportunité de faire entendre sa voix. Ce déséquilibre dans le traitement de l’information a pu laisser croire que l’entière responsabilité du différend lui incombait, ce qui ne reflète pas fidèlement la réalité.

    Nous reconnaissons que cette omission a pu porter atteinte à l’image de la TdE, entreprise publique investie d’une mission essentielle : garantir un accès durable à l’eau potable et assurer une gestion responsable du secteur de l’assainissement au Togo. La rigueur journalistique exige que de telles entités, comme tout autre acteur, bénéficient du droit de réponse avant toute conclusion publique.

    C’est pourquoi, dans un souci de transparence et d’équité, Renouveau228 s’engage à revenir très prochainement sur ce dossier, en publiant un article complémentaire tenant compte des versions et précisions de toutes les parties concernées.

    En attendant, la rédaction présente ses excuses les plus sincères à la direction générale de la TdE pour les désagréments que cette publication a pu engendrer.

    La Rédaction

  • Le Risque Aamron: l’éthique c’est maintenant!

    Le Risque Aamron: l’éthique c’est maintenant!

    Et toi, Aamron, tu as été torturé et tu as payé un prix élevé dans cette mission sacrée; ce n’est donc pas le temps de te tromper d’analyse et de positionnement dans cette lutte; ce n’est pas le moment de semer la confusion, de tergiverser ou même d’ébranler la confiance placée en toi.

    C’est intéressant les objections de Carlos Kétohou à destination de notre ami Aamron.

    Le mérite de M. Kétohou C’est d’avoir assez bien organisé la présentation de ses réserves et objections ; cela en permet une bonne compréhension et des réactions tout aussi claires et compréhensibles.

    D’une manière générale, comme les quelques autres réactions dont j’ai pu prendre connaissance, à des degrés divers, un SÉRIEUX AVERTISSEMENT est adressé à Aamron : NE VOUS TROMPEZ PAS SUR LE TOGO ET SUR LA PERSONNE DE FAURE GNASSINGBÉ ! C’est aussi clair que cela comme fil conducteur de toutes les réserves exprimées.

    Cher Aamron,
    Le Drame Togo ne date pas d’hier… En conséquence, les Togolaises et les Togolais ont vu bien d’eau, beaucoup trop de volume d’eau couler sous le pont, et même sur le pont qu’ils traversent vers la rive de la Dignité, l’autre côté de la République: une République totalement ÉTHIQUE, là où chaque chose est à sa place, là où chaque citoyenne ou citoyen SAIT S’EMPÊCHER de faire ou de favoriser ce qui ne relève pas des Lois, Traditions et Pratiques.

    S’empêcher par exemple de mentir dans l’espace public, de tricher la République, de battre ou de torturer soi-même ou sous son autorité d’autres personnes, etc. Tout ceci n’est pas une fiction : Sylvanus OLTMPIO en a fait amplement la démonstration.

    Voilà le chemin de la quête du Togo perdu, depuis si longtemps; la quête assidue à laquelle se livrent les Togolaises et les Togolais de tous les horizons.

    Et toi, Aamron, tu as été torturé et tu as payé un prix élevé dans cette mission sacrée; ce n’est donc pas le temps de te tromper d’analyse et de positionnement dans cette lutte; ce n’est pas le moment de semer la confusion, de tergiverser ou même d’ébranler la confiance placée en toi.

    Toi Aamron, le GRAND MALAISE que tu répands actuellement sur la responsabilité directe et personnelle de Faure Gnassingbé, en termes du droit positif, codifié, et du simple bon sens, est une méprise gigantesque qui peut se retourner contre toi. Bien d’autres et non des moindres Togolais sont passés par là : Gilchrist OLYMPIO lui-même y a laissé sa peau, son honneur, en plus de révéler son incompétence politique au grand pour.

    Comme tu le sais, Aamron, aujourd’hui, il n’est resté à Gilchrist OLYMPIO pourtant fils de Sylvanus OLYMPIO, que déshonneur, mépris, abandon à son triste sort.

    Ton souci de vouloir FAIRE NATION AU TOGO est visible, lisible et très évident… C’est une posture louable. Néanmoins, les responsabilités particulières de Faure Gnassingbé ne sont pas à effacer, autrement que dans un cadre républicain bien approprié, après que lui-même, Faure Gnassingbé, eut assumé ce qui est encore de son ressort: une AMNISTIE générale ainsi que la LIBÉRATION des prisonniers d’opinion actuellement embastillés et soumis aux mêmes tortures que toi-même Aamron avait malheureusement connues.

    Voilà véritablement où nous sommes au Togo : ne pas diluer précipitamment les responsabilités de qui que ce soit, avant que ce ne soit le moment de Justice et du Grand Pardon au Togo.

    FAIRE NATION ENSEMBLE au Togo, Faire TogoYéyé, demeure la vraie rupture compétente et responsable, mais aucunement complaisante pour restituer le Togo à sa seule destinée fondatrice, bien connue de NOUS : un pays de TRAVAIL, un État de LIBERTÉ, une PATRIE pour chacune et chacun de NOUS-MÊMES-TOUS.

    Les Togolais sont donc aux aguets, très vigilants, pour ne plus laisser la place aux hasards de la méconnaissance et de l’amateurisme, très quelconques, qui viendront leur proposer encore plus de ces illusions qu’ils ne peuvent d’ailleurs plus se permettre.

    Cher Aamron,
    Vous avez le droit de n’être qu’artiste et citoyen, dans l’ordre que vous voulez… Mais, pour peu que vous y associiez le noble et exigeant “Devoir de Politique”, souscrivez alors à la rigueur de la non-falsification des responsabilités et de la douloureuse réalité qu’il nous faut reconnaître, toutes et tous, pour mieux la transformer en un AVENIR de vérité partagée : le Togo Qui Nous Ressemble et Nous Rassemble…

    Désormais, avec flexibilité certes, sans complaisance trompeuse toutefois… Que le risque Aamron que les Togolais prennent, actuellement, ne devienne pas si rapidement une autre incertitude ou déception au Togo… Vivement!

    Pierre S. Adjété
    •28 juillet 2025•
    POUR Le Togo | Nous Bâtissons Demain.

  • Le regard du Dr Kokou-Kpolou sur le remariage du pasteur Tunasi

    Le regard du Dr Kokou-Kpolou sur le remariage du pasteur Tunasi

    Le remariage du pasteur congolais Marcello Tunasi, 49 ans, leader de la communauté CREFM, est diversement apprécié. Qu’en pense alors l’universitaire togolais Cyrille Kossigan Kokou-Kpolou?

    ”AFFAIRE DU REMARIAGE DU PASTEUR MARCELLO TUNASI

    Nous assistons, sous nos yeux, à un phénomène viral qui cristallise des enjeux de société profonds : deuil social, famille, couple, genre, religion, culture, acculturation et influence sociale.
    C’est là, très clairement, une véritable FABRIQUE SOCIALE , au sens que lui donne Pierre Bourdieu.

    Mais une question s’impose :
    Quand les intellectuels africains en sciences sociales et humaines sortiront-ils de leur inaction ?
    Quand éclaireront-ils, avec rigueur et courage, les dynamiques sociales à l’œuvre dans nos sociétés ?
    Je rêve d’une Afrique contemporaine où les intellectuels ne seraient pas seulement utiles dans les amphithéâtres, mais aussi essentiels dans le débat public.
    Utiles au peuple.
    À la société vivante.
    À la conscience collective”.

    Dr Cyrille Kossigan Kokou-Kpolou, Ph.D.



  • Tavio Amorin, à jamais dans les coeurs

    Tavio Amorin, à jamais dans les coeurs

    23-29 juillet 1992 – 23-29 juillet 2025 : il y a 33 ans que le jeune opposant Tavio Amorin est assassiné. Plus de trois décennies après, ceux qui lui ont été ôté la vie n’ont jamais répondu devant la loi. Hommage du MO5.

    L’assassinat de Tavio Amorin est plus qu’un drame national. C’est une perte inestimable pour une jeune nation comme le Togo qui a plus que besoin du talent et de l’engagement de ses fils. Des plus doués surtout. Pour ces compagnons et pour ceux qui l’ont approché, Tavio était tout simplement né pour conduire et indiquer la voie.

    En effet, il y a 33 ans jour pour jour, la nation entière s’était réveillée sous l’onde de choc que les médias et le bouche-à-oreille ont entraînée dès l’annonce du lâche et cruel attentat au fusil mitrailleur qui a fauché ce compagnon. Ce fut un acte de haute barbarie commandité par les ennemis du peuple togolais, les assassins de la liberté : Eyadéma et ses partisans. Quoiqu’il en soit, les mains qui ont exécuté ce jeune homme d’une stature exceptionnelle, sont connues : Boukpessi et Karéwé. Le peuple togolais attend le jour de vérité et de justice. En ces jours de souvenir, le MO5 qui doit son appellation compacte et sonnante à l’intelligence et à l’esprit inventif de ce co-fondateur regretté, invite la nation toute entière à prier avec ferveur pour le repos de son âme.

    Le MO5 renouvelle ses hommages à l’illustre compagnon et propose aux lecteurs cette biographie intitulée TAVIO, COMME UN MÉTÉORE, publiée il y a 33 ans par un journaliste togolais de talent: Léopold Ayivi qui périra, lui même, ironie du sort, sous les balles meurtrières des tueurs à gage d’Eyadéma Gnassingbé et clan:

    « Tavio est né en 1958, année où la lutte pour l’indépendance battait son plein. Son père Carlos Amorin, à l’époque agent de la UAC, était engagé dans cette lutte aux côtés de Sylvanus Olympio et d’autres comme Firmin Abalo, Michel Folly… De sa mère, Adolé née Goeh-Akué, commercante de naissance, mais anciennement caissière à la BCEAO, Tavio était le premier garçon et le dernier enfant après ses trois sœurs: Sophie, Henriane et Chantal.

    Tavio a passé son enfance à Anagokomé dans la maison familiale, maison Amorin, sise Avenue Thiers à l’époque. C’était une grande maison qui, pendant les grandes vacances, arrivait à rassembler une cinquantaine d’enfants. Ce cadre lui a permis de développer l’esprit d’équipe et de cultiver la tolérance. Il fit ses premières années scolaires à l’école catholique de Kokétimé. C’était en 1964 où il était admis à la garderie. Il suivit le cours normal jusqu’au CM2 où il obtient son CEPE avec mention très bien, en 1970, date à laquelle il entame ses études secondaires au collège Saint Joseph.

    Un très bon élève

    Tavio était un très bon élève, toujours classé parmi les premiers. Il était le potache qu’on aimait bien. Sauf qu’il écrivait comme un … crabe. Et il a gardé cette calligraphie extrêmement nerveuse, jusqu’à l’âge adulte. Le football était son violon d’Ingres. Cela a failli déjà lui coûter la vie. C’était en 1969 à Kokétimé, où il avait été élève quelques années auparavant. La partie était âpre, comme on savait en livrer à cet âge-là. Sur une balle aérienne, deux têtes entrent en collision. Celle de Tavio, sans doute plus fragile, se mit à enfler à vue d’œil. On appela un médecin à son chevet : ce médecin était un certain Dr Marc Atidépé.

    Depuis qu’il est rentré d’exil, tous les samedis après-midi, il retournait à l’école catholique de Kokétimé revivre l’ambiance de son enfance. Son autre grande passion était les bandes dessinées. Il lisait tout le temps Akim, Blek le Rock, Nevada, Capitaine Swimg, Piscou, et suivait Tintin et Milou dans toutes leurs pérégrinations. Même devenu homme politique, il ne dédaigne pas emprunter les BD de ses neveux. Ce fils unique, seul garçon parmi trois filles, n’avait pas été choyé par sa mère. Son éducation fut tout à fait spartiate, comme la petite bourgeoisie de l’époque savait en donner à ses rejetons. S’il arrivait à Tavio de se rendre coupable de quelques menus méfaits, il recevait fessées et gifles comme tout le monde : Sa maman l’obligeait à laver lui-même son linge. Et s’il refusait d’obtempérer, il était tout simplement privé du prochain repas. Après son baccalauréat au collège Saint Joseph en 1977, (mention bien), il part en France, à Poitiers. Deux ans après, il monte à Paris, disant qu’il en avait ras-le-bol de la province, de Poitiers et de ses maths-physiques. Il reste donc à Paris où il étudie l’informatique et l’organisation. Plusieurs stages dont un chez Matra, la grande firme française, l’aide à affûter ses armes. Il savait se « débrouiller » comme on dit. Il est inventif et imaginatif. Témoin, cette histoire dont les téléspectateurs français se souviennent pour l’avoir apprise sur FR3, l’une des chaînes françaises. Pour arrondir ses fins de mois, un étudiant togolais du nom de Tavio Amorin avait monté une petite affaire tout à fait surprenante de simplicité et d’originalité : il avait passé une annonce, s’était constitué un fichier. Les clients l’appelaient pour lui communiquer l’heure à laquelle ils voudraient avoir leurs croissants pour le petit déjeuner. Tavio passait alors commande au boulanger, livrait les croissants, et palpait à son tour la galette sous forme de ristournes et de pourboires. Cette initiative lui a valu les honneurs de la troisième chaîne française dans une émission de jeunes. Il travaille ensuite chez des importateurs de produits tropicaux en qualité de responsable des achats. Quand il décide de revenir en Afrique, c’est par cette filière qu’il est envoyé à Abidjan.

    Il n’aurait pas pu rentrer au Togo pour des raisons politiques. Venu en vacances au Togo en 1980, et eu égards à ses liens familiaux avec Francisco Lawson, lui-même en exil, il a eu maille à partir avec un officier supérieur de l’armée en poste à Kara, qui avait proféré des menaces à son endroit : «où que tu sois, on te retrouvera». A la suite de cet incident, il n’a plus remis pieds au Togo jusqu’à la proclamation de la loi d’amnistie en 1991. Entre temps, il obtient en France le statut de réfugié politique, mais n’a jamais pris la nationalité française, contrairement à ce que beaucoup croient.

    Admirateur de Nkrumah

    Pour son âge, il avait une culture politique tout à fait remarquable. C’est qu’il ne faisait jamais les choses à moitié. Bien que n’ayant pas fait des études de droit, il s’est intéressé à la chose juridique, et à la chose politique. Sa formation politique est à la foi livresque et reçue « sur le tas » avec les jeunesses du parti communiste français, puis avec les jeunesses du parti socialiste français, tendance Jean-Pierre Chevènement. Grand admirateur de Kwame Nkrumah, de George Padmore, de Marcus Garvey et de toutes les grandes figures du mouvement panafricaniste, Tavio considérait que la plus grave offense qui ait été commise à l’égard de l’Afrique, ce fut la balkanisation du continent. D’où son admiration sans borne pour ceux qui à ses yeux apparaissent comme les pionniers de l’unité africaine. Entre le père et le fils, les rapports étaient ceux qui pouvaient exister entre deux êtres qui s’estimaient mutuellement et se comprenaient à demi-mot. Et si l’éducation spartiate dont il avait été question plus haut ne permettait pas entre le père et le fils une familiarité trop grande, Tavio à force d’être resté constamment dans le sillage de son père, d’humer et de s’imprégner de son parfum, a fini par s’identifier totalement à ce patriote courageux et généreux.

    A l’endroit de sa mère, Tavio nourrissait une véritable vénération. La mère et le fils étaient pourtant bien si loin de s’entendre parfaitement sur tous les sujets. Maman Tavio n’aimait pas le goût prononcé que manifestait son fils pour la politique. Elle ne ratait aucune occasion pour le lui faire comprendre. Elle revendiquait son droit d’attendre de son fils qu’il entame une carrière véritable, fonde un foyer et fasse « plein de petits ». Mais pour le fils, la politique était au-dessus de tout et passait avant tout. La maman, dès le début du renouveau démocratique et vu la part prise par son fils aux travaux de la conférence nationale souveraine, avait très peur pour lui. Elle était convaincue que la politique était un jeu dangereux et que Tavio ne devait pas se mêler de tout cela. Malheureusement pour le fils, le sort en était jeté, le destin s’était mis en branle. L’enfant était happé par le flot impétueux des courants irrésistibles qui conduisaient le Togo vers la démocratie. Tavio était de tout son être, de toute son âme, plongé dans la fièvre démocratique qui a fini par le consumer.

    Prémonition

    Mercredi, la veille de l’attentat qui devait l’emporter, il rendait visite à sa mère. Il revenait lundi d’une mission à Damas (Syrie) et c’était la première fois depuis son retour de mission, que la mère revoyait son enfant. Elle le fixa longuement. La soudaine intensité du regard maternel ne manqua pas d’intriguer le fils qui fit remarquer : «Mais tu me regardes tout le temps! (…) Ça me fait de la peine parce qu’un beau jour on va m’assassiner. Et ta douleur… Non je n’ose pas penser à ce que sera ta douleur. » Le lendemain, la prophétie se réalisait. Tavio tombait sous les balles de son assassin.

    La maman avait beaucoup souffert moralement des dangers et des risques énormes de la vie qu’avait choisie de vivre son fils. Après le 3 décembre 1991, Tavio s’était exilé à Cotonou. Il revint à Lomé pour une réunion du Haut Conseil de la République. Sa mère le voyant arrivé à la maison, manqua de tomber dans les pommes. Ce fut un grand choc pour elle. Elle avait été soulagée de le voir partir pour l’exil. Et voilà Tavio qui revenait… Depuis qu’il est rentré au Togo, il ne s’était jamais protégé. Il n’avait même pas de gilet pare-balles. Il n’avait pas d’arme. Il disait : « Même si je prenais des gardes du corps, si cela devait arriver, ce sont ces mêmes gardes qui vont me tirer dessus». Mais quand il était rentré du voyage lundi, il était un peu plus corpulent que d’habitude. Il portait un gilet pare-balles : «Voilà, ditil ce que j’ai ramené pour me protéger». Il avait donc son gilet lundi. Mardi également. Mercredi, il ne l’avait pas porté. Jeudi non plus. Et c’est précisément ce jour que les balles l’ont fauché ».

    Tino Agbélenko Doglo, MO5

  • BUTODRA: ce que ces 9 artistes doivent faire pour recevoir leurs droits de la 50è répartition

    BUTODRA: ce que ces 9 artistes doivent faire pour recevoir leurs droits de la 50è répartition

    Une dizaine d’artistes retenus par le Bureau togolais du droit d’auteur (BUTODRA) sont appelés à satisfaire “leur situation administrative” avant de bénéficier le paiement de la 50è répartition des droits d’auteur.

    COMMUNIQUÉ


    RÉGULARISATION DE LA SITUATION AVANT LE PAIEMENT DES DROITS DE LA 50ème RÉPARTITION


    Le Bureau Togolais du Droit d’Auteur (BUTODRA) informe les auteurs dont les noms figurent sur la liste ci-jointe qu’ils doivent impérativement régulariser leur situation administrative avant le versement de la 50ème répartition des droits d’auteur.

    Cette démarche est essentielle pour permettre le traitement et le paiement de vos droits.

    Voici la liste des artistes en question:

    Nom et Prénoms: pseudonymes

    Akate Hodabalo : Senzaa
    Gnassounou Tchotchobi A. : Mary KIM
    Cooker M. Kana : MPD
    Dadjossime Amannah Djama : Djama-Yaka Man
    Ezao Hodabalo : King Zao
    Kodjo Kodjovi Emmanuel : Manu Koraman
    Komlan Yaovi Cyrille: Paki Chenzu
    Song Metchelani : Edsong
    Tchedre Essognim Reine: Ralycia
    Tounnou Mansa Kafui: Mary Carmel


    Nous invitons donc tous les auteurs concernés de s’adresser au service de la documentation sis au siège du BUTODRA.

    Pour toute information complémentaire, veuillez contacter le service communication au +228 93 45 36 02.

    Le service communication!!!


  • Municipales : UFC dans le peloton de tête, Sena Alipui dit merci

    Municipales : UFC dans le peloton de tête, Sena Alipui dit merci

    La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a proclamé les résultats des élections municipales de ce jeudi 17 juillet. Le parti au pouvoir, Union pour la République (UNIR), sort vainqueur avec 75% des sièges. L’Union des forces de changement (UFC) se classe troisième.

    Troisième

    Après les municipales, les leçons. En effet, l’Union des forces de changement constate que le parti au pouvoir a presque tout raflé, laissant ce qui reste à ses adversaires. “Au delà des chiffres qui indiquent une opposition émiétée et en pièces détachées, les Ablodés sont dans le peloton de tête juste derrière le grand parti UNIR”, étant donné que la formation de Gilchrist Olympio se hisse au troisième rang, retient Sena Alipui, le deuxième vice-président du parti Détia, dans un posting consultable sur sa page Facebook.

    Nouvelle génération

    Bien qu’il soit élu conseiller municipal, Sena Alipui assure qu’il “ne siègera pas et restera au Sena afin de donner l’opportunité à d’autres talents de s’exprimer”. Ce qui n’est pas une surprise, puisqu’il l’a annoncé lors de la campagne.

    Ce résultat doit être une source de motivation supplémentaire pour “poursuivre la communalisation des fédérations, maintenir le déficit zéro que nous avons atteint et poursuivre les réformes pour une institutionnalisation du parti tout en préparant la relève car nous devons aussi passer et laisser la place à des énergies nouvelles”, appelle-t-il.

    Selon l’opposant, il faut tourner la page des élections et travailler désormais dans ” l’Union, pour bâtir un pays qui nous ressemble et nous rassemble”.

    En réalité, souligne le sénateur, “Pas de vainqueurs, pas de vaincus, soyons à l’écoute de notre jeunesse qui s’est récemment exprimée en partie dans les rues et pour la majorité dans les urnes et soyons tous des ouvriers sur le chantier du développement de notre pays”.

    Son posting sur Facebook

    Merci…
    Chers compatriotes et chers militants de l’Ablodé, enfants de la Liberté… La CENI a confirmé ce jour les tendances qui font de notre grand parti l’UFC la 3 ème politique de ce pays…
    Au delà des chiffres qui indiquent une opposition émiétée et en pièces détachées, les Ablodés sont dans le peloton de tête juste derrière le grand parti l’UNIR.


    Je tiens à remercier une fois de plus les populations de l’Anié qui m’ont élu conseiller municipal. Fidèle à mon engagement de campagne je ne siègerai pas et resterai au Senat afin de donner l’opportunité à d’autres talents de s’exprimer…


    J’aimerais dire à tous les candidats de l’UFC que je suis fier de vous… Le Président Olympio est fier de vous… Au delà des chifffres modestes, les résultats confirment notre implantation nationale… Nous avons eu des résultats partout où nous nous sommes présentés… Nous devons maintenant retrousser nos manches et nous mettre au travail.Pour la période qu’il me reste avant la fin de mon mandat comme. Vice Président de notre grand parti , nous allons poursuivre la communalisation des fédérations, maintenir le déficit zéro que nous avons atteint et poursuivre les réformes pour une institutionalisation du parti tout en préparant la relève car nous devons aussi passer et laisser la place à des énergies nouvelles… bientôt, le moment venu…


    La page des élections étant tournée, l’heure est à l’Union, pour bâtir un pays qui nous ressemble et nous rassemble… Pas de vainqueurs, pas de vaincus, soyons à l’écoute de notre jeunesse qui s’est récemment exprimée en partie dans les rues et pour la majorité dans les urnes et soyons tous des ouvriers sur le chantier du développement de notre pays…

    La patrie avant les partis…
    La patrie avant les partis…
    Ablodé!!! Ablodé!!! Ablodé Gbadza!!!
    Sénateur Sena Alipui
    Conseiller municipal élu Anié 1


  • Réussir sa reconversion ou son retour en Afrique : le guide stratégique qui change tout

    Réussir sa reconversion ou son retour en Afrique : le guide stratégique qui change tout

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  • Santé et environnement : REMAPSEN et GALIEN Africa sur la même longueur d’onde

    Santé et environnement : REMAPSEN et GALIEN Africa sur la même longueur d’onde

    Un partenariat lie désormais le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN) et l’association Galien Africa. Désormais rien ne sera plus comme avant. Le REMAPSEN et Galien Africa unissent leurs forces dans l’optique de la promotion de la santé et de l’environnement sur le continent africain.

    Santé et environnement : L’association Galien Africa et le REMAPSEN s’engagent dans un partenariat de promotion de la santé et de l’Environnement en Afrique

    Dakar, la Capitale du Sénégal a accueilli ce mercredi 16 juillet 2025, la cérémonie de signature d’une convention de partenariat entre l’Association Galien Africa et le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN).

    C’était en présence des représentants du Ministère de la Santé et de l’Action sociale, du Ministère de l’Environnement et de la Transition écologique (Sénégal) et d’un parterre de partenaires nationaux et internationaux. Dans son adresse, le Président du REMAPSEN, M. Bamba Youssouf, s’est félicité de cette signature de partenariat entre son organisation et l’association Galien Africa. Il a fait l’historique du REMAPSEN et rappelé les progrès réalisés au cours de cinq dernières années, avant de préciser les principaux objectifs de cet accord de partenariat. Selon le Président du REMAPSEN : « il s’agira pour les deux organisations signataires de promouvoir la santé et l’environnement à travers des partages d’expériences et le développement de contenus médiatiques percutants, de renforcer les capacités des journalistes et des professionnels des médias africains sur les questions de santé et d’environnement et de soutenir la recherche et l’innovation en renforçant leur collaboration dans le cadre des projets de recherche pour une meilleure compréhension des défis sanitaires et environnementaux ». Il a également déclaré que : « cette alliance stratégique entre Galien Africa et le REMAPSEN marque un tournant majeur dans la quête commune pour une amélioration de la santé et de l’environnement en Afrique », non sans lancer un appel à tous les acteurs pour une meilleure intégration de la communication médiatique dans les stratégies de mise en œuvre des programmes de santé et d’environnement au triple plans national, régional et international.

    La Présidente de l’Association Galien Africa, le Professeur Awa Marie Coll Seck, a félicité le REMAPSEN pour son dynamisme et sa productivité. A travers ce partenariat, elle a engagé son organisation à soutenir l’organisation des Forums annuels des médias du REMAPSEN, à faire le plaidoyer auprès des partenaires pour la réalisation des projets et activités du REMAPSEN, et à soutenir l’organisation des rendez-vous du REMAPSEN de la coordination nationale au Sénégal.

    Les clauses de cet accord de partenariat stipule aussi que le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) assurera la couverture médiatique du Forum et du Prix Galien Afrique dont les prochaines éditions sont prévues du 28 au 31 octobre 2025, à Dakar (Sénégal) sur le thème : « Souveraineté sanitaire, un impératif pour l’Afrique ». Le REMAPSEN diffusera aussi des communiqués de presse relatifs aux évènements initiés et organisés par Galien Africa, et contribuera à l’organisation de webinaires sur des sujets de santé et/ou d’environnement, entre autres.

    Signalons que cette convention de partenariat entre le REMAPSEN et Galien Africa a été signée pour une durée de deux ans renouvelables.

  • Entre la France et le Togo, une coopération sécuritaire controversée qui tourne au ralenti

    Entre la France et le Togo, une coopération sécuritaire controversée qui tourne au ralenti

    Alors que des manifestations contre le pouvoir de Faure Gnassingbé ont été réprimées en juin, des voix à Paris remettent en cause l’accord de défense signé en 2011. Le Quai d’Orsay dit suivre la situation.

    Le vote s’est finalement déroulé dans le calme. Jeudi 17 juillet, les élections municipales se sont tenues sans encombre au Togo, malgré de nouveaux appels à manifester lancé par le Mouvement du 6 juin (M66), un collectif d’activistes qui dénonce la hausse du coût de la vie et la récente réforme constitutionnelle qui permet à Faure Gnassingbé de rester à la tête du pays, qu’il dirige depuis 2005, sans limitation de mandats. Un solide dispositif de sécurité avait été déployé à Lomé et quelques meneurs supposés arrêtés préventivement.

    Les 5 et 6 juin, puis les 26, 27 et 28 juin, des manifestations avaient eu lieu dans la capitale. Elles avaient été durement réprimées par les forces de l’ordre. Bilan : sept morts, selon des organisations de la société civile, tandis que le gouvernement en a reconnu cinq, « par noyade ».

    A Paris, l’opposition – mais aussi certains officiels, sous le couvert de l’anonymat – s’indigne de cette répression menée par les autorités togolaises, qui avaient déjà fait couler le sang lors de précédents mouvements de contestation, en 2005 et 2017. Après avoir été la principale alliée de l’ancien président Gnassingbé Eyadéma, figure de la Françafrique qui a dirigé le Togo de 1967 à 2005, la France demeure en effet un partenaire important du pouvoir de son fils, Faure Gnassingbé, avec lequel elle a notamment signé un accord de partenariat de défense – toujours en vigueur – en 2011.

    La suite sur lemonde.fr/afrique


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