Catégorie : Actualités

  • Koami Gbekou, nouveau président de l’association Tovi Novi

    Koami Gbekou, nouveau président de l’association Tovi Novi

    Les membres de l’association Tovi Novi en assemblée générale élective ce dimanche 7 septembre 2025 à Lomé ont élu Koami Gbekou au poste de président.

    Tovi Novi est dans une nouvelle dynamique. Association humanitaire à but non lucratif basé à Bè Apédomé, à Lomé donc, elle incarne un développement sociocommunautaire avec une détermination d’aider non seulement ses membres mais aussi de participer davantage au progrès de sa localité.

    Ce qui ne peut se faire que si son instance de décision reste active et s’adapte aux réalités d’aujourd’hui. C’est dans cette instance qu’une assemblée générale élective a été organisée ce week-end dans les locaux de l’Institut Aldus.

    Dans le starting-block trois impétrants : Kodjo Ifangne Gbekou,  Octave Kossivi Sewonou et Koami Gbekou. In fine, le choix a été porté sur ce dernier, avec 11 voix contre 9 pour son poursuivant.

    C’est donc à lui de présider désormais les destinées de Tovi Novi pour les trois prochaines années. Un mandat qui lui permettra, assure-t-il, de s’employer à mobiliser les uns et les autres autour des projets de développement, entre autres.

    Dans son programme, le patron de Tovi Novi promet mettre également un accent particulier sur l’initiative personnelle. Pour ce faire, une série de formations est dans le tuyau avec la ferme volonté de faire de cette association une structure autonome, responsable, sur laquelle les autorités coutumières et administratives peuvent compter pour leurs actions de développement.

    Nous y reviendrons.

  • Au Togo, une affaire de viol présumé donnera-t-elle lieu à un #MeToo national ?

    Au Togo, une affaire de viol présumé donnera-t-elle lieu à un #MeToo national ?

    A Lomé, le secrétaire général du ministère de l’Action sociale et de la Promotion de la femme a été mis en cause dans une affaire de viol présumé. La société civile profite de l’occasion pour monter au créneau.

    À la consternation suscitée par la découverte de délits ou de crimes présumés s’ajoute parfois le parfum de l’ironie du sort. Comme des ministres chargés du civisme fiscal sont parfois surpris un doigt dans le pot de confiture de la fraude, c’est aujourd’hui un haut responsable de la politique dédiée aux femmes qui est accusé, au Togo, de maltraitance à l’égard d’une personne de sexe féminin.

    Toujours présumé innocent,  Bileba N’Gmebib, le secrétaire général du ministère de l’Action sociale, de la Solidarité et de la Promotion de la femme a été interpellé, placé en garde à vue et déféré à la prison civile de Lomé, en attendant la suite de l’instruction judiciaire. C’est pour suspicion de viol qu’une enquête a été ouverte par la Direction centrale de la police judiciaire. Les faits incriminés se seraient déroulés dans le bureau du numéro deux du ministère, et la victime serait une employée du département.

    Vers une libération de la parole ?

    Au-delà de ce cas particulier qui pourrait être purgé judiciairement, avec la lenteur que requiert une instruction de ce type, les acteurs féministes entendent battre le fer tant qu’il est chaud, en mettant à profit l’inédite onde de choc médiatique. La Grappe des organisations féministes du Togo (GOFT) salue ainsi l’arrestation du suspect, tout en appelant à une mobilisation plus globale, dans l’optique d’une tolérance zéro envers la violence faite aux femmes.

    Beaucoup d’internautes considèrent, à la lumière de leurs expériences personnelles, que le cas de ce secrétaire général est loin d’être isolé, les femmes n’obtenant pas encore le respect qui leur revient, tant dans les comportements quotidiens que dans leur représentativité aux postes à responsabilités, et ceci particulièrement dans la sphère politique. Et certains de rêver que la parole se libère et qu’un véritable #MeToo puisse enfin voir le jour dans la fonction publique togolaise.

    Des lois et des règlements à venir

    L’affaire éclatée au grand jour, la ministre de la Promotion de la femme ne pouvait manquer d’organiser une réunion d’urgence, laquelle a rassemblé la coordination du ministère et les directeurs techniques et régionaux. Et Kossiwa Zinsou-Klassou d’évoquer rien de moins qu’« un tournant décisif dans la lutte contre les violences basées sur le genre ».

    Les discours étant bien rodés, la législation et les règlements clairs en matière d’agressions sexuelles – en particulier celles commises par une personne exerçant une autorité sur la victime – mais aussi de harcèlement, de sanctions abusives, de mutations punitives, d’intimidations et autres propos déplacés, elle a dû présenter, à l’échelle de son département, six décisions au parfum de nouveauté.

    Ont ainsi été annoncées la mise en place de boîtes à suggestions anonymes, la création d’un numéro d’urgence personnel de la ministre, l’amélioration de la communication hiérarchique en vue d’une meilleure transparence, l’installation d’une cellule spéciale pour un suivi durable et d’une cellule de réflexion, la mise en place de sanctions disciplinaires renforcées contre les auteurs de violences faites aux femmes, et, plus vague, la promotion d’un climat de confiance pour encourager les dénonciations. Une rencontre élargie à l’ensemble des agents du ministère, à Lomé et dans les régions, devrait bientôt se tenir. À la société civile de maintenir la pression.

    Source: jeuneafrique.com

  • Tribune libre/Afrique : l’audace politique comme ultime levier pour exister dans le nouvel ordre mondial

    Tribune libre/Afrique : l’audace politique comme ultime levier pour exister dans le nouvel ordre mondial

    En tant qu’expert en veille stratégique, Helly Gbene constate que trop souvent les États africains observent les recompositions géopolitiques sans s’y projeter. Pendant que d’autres anticipent, nous réagissons tardivement.

    Le 03 septembre 2025 à Lomé, à l’occasion de la rentrée diplomatique togolaise, deux voix se sont élevées pour rappeler une évidence : l’Afrique doit oser. Robert Dussey, ministre togolais des Affaires étrangères, et Abderaman Koulamallah, ancien chef de la diplomatie tchadienne, ont délivré un message sans ambiguïté : l’Afrique dispose des moyens et des talents, mais elle se prive encore de son arme la plus décisive – l’audace politique.

    Un continent trop souvent spectateur de son destin

    En stratégie, il n’y a pas de place pour l’attentisme. « L’Afrique doit se positionner en actrice qui compte pour elle-même suivant ses propres intérêts », a affirmé Robert Dussey.

    En tant qu’expert en veille stratégique, je constate que trop souvent nos États observent les recompositions géopolitiques sans s’y projeter. Pendant que d’autres anticipent, nous réagissons tardivement.

    Selon la CNUCED, les chaînes d’approvisionnement mondiales sont en pleine reconfiguration depuis la pandémie et la guerre en Ukraine. Pourtant, l’Afrique ne capte que 2,9 % du commerce mondial en 2024. Là où l’Asie a bâti des hubs logistiques et industriels, l’Afrique reste consommatrice. C’est la preuve qu’il nous manque non pas des opportunités, mais une capacité de décision rapide et coordonnée.

    “Chaque silence nous coûte de la souveraineté, chaque hésitation nous enchaîne davantage.”

    Des accords ambitieux, mais trop peu de résultats

    Le Pacte de Lomé, la ZLECAF, l’Agenda 2063 sont des cadres essentiels. Mais en gestion de projet, un plan sans indicateurs mesurables et sans pilotage est une coquille vide.

    Par exemple, la ZLECAF promet une augmentation de 52 % du commerce intra-africain d’ici 2035 selon la Banque mondiale. Pourtant, le commerce intra-africain reste bloqué à 15 % aujourd’hui, contre plus de 60 % en Europe.

    Pourquoi ? Parce que nos infrastructures logistiques sont insuffisantes, nos normes douanières désalignées et nos budgets trop faibles en innovation.

    “Signer ne suffit pas. Ce sont les actes qui transforment.”

    La jeunesse : force vive ou bombe à retardement

    Abderaman Koulamallah a rappelé : « Celui qui n’écoute pas la voix de sa jeunesse est voué à l’échec. »

    Avec une moyenne d’âge de 19 ans, l’Afrique détient la population la plus jeune du monde. Mais sans investissement massif dans la formation, la recherche et l’entrepreneuriat, ce potentiel devient un risque.

    En tant que dirigeant du Cabinet d’Ingénierie de Formation & Consulting – IF&C Togo, j’accompagne des jeunes entrepreneurs togolais et africains. Leur énergie est incroyable, mais leur accès au financement reste marginal : moins de 5 % des PME africaines ont accès à des crédits bancaires classiques. Résultat : des idées brillantes restent dans les tiroirs, pendant que l’Europe et l’Asie nous imposent leurs modèles technologiques.

    “Écouter la jeunesse n’est pas une faveur, c’est une condition de survie.”

    L’audace politique : la clé manquante

    Dans mes missions de conseil en finance et en stratégie, j’ai appris une règle simple : les ressources existent toujours, c’est la gouvernance qui décide de leur efficacité.

    ° Nous avons les terres arables : 60 % des terres cultivables non exploitées du monde sont en Afrique.

    ° Nous avons le soleil et le vent : le continent pourrait devenir un leader des énergies renouvelables.

    ° Nous avons les cerveaux : plus de 12 millions de diplômés sortent chaque année de nos universités.

    Ce qu’il nous manque, c’est l’audace politique pour :

    ° Oser investir 10 % de nos budgets dans la recherche et l’innovation (au lieu des 0,5 % actuels).

    ° Oser créer un marché africain de la dette souveraine pour financer nos projets au lieu de quémander à l’extérieur.

    ° Oser parler d’une seule voix face aux blocs américains, européens ou asiatiques.

    “Sans audace politique, l’Afrique restera un géant aux pieds d’argile. Avec elle, elle deviendra une puissance incontournable.”

    L’Afrique n’attend plus, elle agit

    Comme expert en veille stratégique, je le répète : les signaux sont clairs. Le monde ne nous attendra pas. Chaque crise internationale est une opportunité que nous laissons filer faute d’audace.

    L’Afrique n’est pas condamnée. Elle est attendue. Mais il faudra du courage, de la vision et surtout des décisions fermes pour transformer nos potentialités en puissance réelle.

    “L’Histoire ne donne pas sa place : elle se conquiert. Le moment est venu pour l’Afrique d’oser.”

    Par Helly GBENE, Expert en veille stratégique et développement, CEO du Cabinet IF&C-Togo

  • Banques/assurances : avis de réunion du conseil syndical  à Lomé

    Banques/assurances : avis de réunion du conseil syndical à Lomé

    Les délégués syndicaux et du personnel, etc. des banques et assurances vont participer à conseil syndical extraordinaire ce samedi 6 septembre à Lomé.

    Voici la note d’information

  • Les clés de Kodjo Eklou Aba pour le traitement et la prévention des maladies par les plantes médicinales

    Les clés de Kodjo Eklou Aba pour le traitement et la prévention des maladies par les plantes médicinales

    L’objectif est de partager gratuitement les fruits de ses recherches sur la guérison thérapeutique de diverses pathologies qui, jusqu’à ce jour, continuent de faire des victimes dans la population togolaise et d’ailleurs en Afrique.

    Comme annoncé, l’atelier de formation initié par le Président de l’ONG CERMETRA (Centre de Recherche en Médecine Traditionnelle Appliquée), ABA Kodjo Eklou a tenu ses promesses ce jeudi 04 août 2025 dans les locaux de son organisation à Badougbé dans la préfecture de Vo.

    L’objectif est de partager gratuitement les fruits de ses recherches sur la guérison thérapeutique de diverses pathologies qui jusqu’à ce jour continuent de faire des victimes dans la population togolaise et d’ailleurs en Afrique.

    Pour lui, le village qui l’a vu naître, Badougbé, devrait désormais être le lieu où toutes les maladies chroniques dont la tension artérielle, l’accident vasculaire cérébral (AVC), le diabète, les infections chroniques, l’arthrose et autre impuissance sexuelle etc. doivent être guéries par n’importe qui rencontré à Badougbé.

    Il est question également de léguer les secrets du traitement des maladies et leur prévention par les plantes médicinales aux jeunes de son village et d’ailleurs.

    Ainsi, la cinquantaine de participants qui ont pris part à cette formation ont eu à suivre les enseignants riches en théorie et pratique.

    Séance tenante, les plantes médicinales ont été composées et préparées pour consommation.

    Le chercheur thérapeute a été le premier à prendre la portion pour montrer l’exemple aux participants en terme de leur prouver que l’enseignement sur les plantes médicinales est une richesse pour l’Afrique. La seule force que le bon Dieu, créateur, a donné aux êtres humains sur ce continent, enchaîne-t-il.

    Pour lui, si d’autres peuples en Asie ont une durée de vie longue, c’est parce qu’ils ont compris que les plantes médicinales ont une force, une puissance de prévention et de guérison des maladies, et ils les pratiquent.

    Cette première session ouvre le bal à une série de formations sur la prévention et la guérison des pathologies par les plantes médicinales à l’endroit de la masse.

    Un acte hautement apprécié par les participants parmi lesquels les patients, souhaitant la continuité de ces ateliers de formation.

    Au terme de la formation, un conseil pratique a été donné par l’instructeur aux participants sur la maladie de la peau. Le comportement à adopter surtout pour l’éviter.

    Rendez-vous est donc pris pour le prochain mois.

    Justin Anani

  • Togo: L’affaire Aziz Goma s’invite à la CNDH

    Togo: L’affaire Aziz Goma s’invite à la CNDH

    La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) s’enquiert de l’état de santé du prisonnier Aziz Goma, des conditions de sa détention et aussi des motivations de sa grève de la faim…

    Le mardi 2 septembre dernier, le Président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH),
    Me Sanvee Ohini Kwao, a reçu en audience Monsieur Targone à la tête de la délégation de la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP).


    Au centre des discussions, le dossier Aziz Goma, le détenu qui a entamé une grève de la faim à la prison civile de Lomé. Cette initiative de grève, selon des sources, fait effet contagion car, d’autres de ses codétenus lui auraient emboité le pas. Ce qui rend la situation assez préoccupante.

    Aussitôt après l’audience, la CNDH, dans sa mission de prévention et de protection des droits de l’homme, a dépêché une équipe pour rendre visite au détenu Aziz Goma et constater la situation générale à la prison civile de Lomé.


    Spécifiquement, il est question pour l’institution de s’enquérir de l’état de santé, des conditions de détention de l’intéressé et aussi des motivations de sa décision.

    En tout état de cause, ce n’est pas la première fois que l’institution intervient dans cette affaire. Elle avait mené plusieurs plaidoyers qui ont abouti au jugement de l’intéressé et de plusieurs autres.
    Malgré cela, elle continue d’œuvrer en tant que mécanisme national de prévention de la torture à visiter, à chaque fois que de besoin, à tous les lieux de prévention de liberté sur toute l’étendue du territoire national.
    Vivement, que l’institution poursuive ses médiations habituelles auprès des autorités compétentes pour un aboutissement heureux et l’apaisement du climat social.

  • Au Togo, qu’appelle-t-on échec d’une manifestation contre la dictature?

    Au Togo, qu’appelle-t-on échec d’une manifestation contre la dictature?

    La peur qu’inspire une manifestation pacifique à une dictature, est déjà un succès en soi. Interdire est un aveu de faiblesse quand le pouvoir lui-même est illégal et illégitime.

    Les gens se méprennent souvent dans le domaine politique lorsqu’ils portent des jugements à la va-vite sur les manifestations publiques interdites visant à dénoncer les abus et exactions du régime de terreur. La norme antidémocratique est l’interdiction systématique de toute expression publique de ras-le-bol du peuple contre ses dirigeants incompétents.

    Ceux qui ne voient que la surface des choses, se privent de la découverte de la profondeur des choses. En effet, interdire une manifestation qui fait peur, et qui n’a pas pu effectivement avoir lieu, n’est pas un échec en soi.

    Pourquoi n’est-ce pas un échec ? Il suffit de constater à tous les carrefours et autres points sensibles des milliers de policiers, gendarmes et militaires dont la présence, alors qu’ils ont autre chose à faire, est la conséquence de la réussite de la manifestation où les corps habillés ont pris la place, malgré eux, des civils. Même des domiciles sont encerclés pour empêcher des manifestants potentiels de sortir pour protester. Eh bien, le succès d’une manifestation se juge aussi à l’importance des entraves mises en oeuvre pour l’en empêcher.

    La peur qu’inspire une manifestation pacifique à une dictature, est déjà un succès en soi. Interdire est un aveu de faiblesse quand le pouvoir lui-même est illégal et illégitime.

    L’universitaire et activiste Ayayi Togoata APÉDO-AMAH

  • Musique : un nouveau trophée pour le jeune artiste Lil Dem Chou

    Musique : un nouveau trophée pour le jeune artiste Lil Dem Chou

    La troisième édition d’Avé music awards a livré son verdict 31 août dernier à Assahoun (Préfecture de l’Avé), Foyer des jeunes. Lil Dem Chou est encore primé dans la catégorie Rnb.

    Révélation

    Pour sa nouvelle première participation, il gagne encore un prix. Le jeune artiste ne cache pas son émotion mais garde la tête sur ses épaules. « Ce prix témoigne que mon travail est récompensé. Je suis content. Mais je ne dois pas baisser les bras et me contenter de ce prix car d’autres défis restent à relever », affirme le jeune lauréat. D’après lui, cette récompense vient booster les projets qu’il compter réaliser, des collaborations avec d’autres artistes au plan national et international.

    Afin de réaliser son rêve, Lil Dem Chou, compte sur le soutien de ses fans et de la population togolaise. Il compte marcher sur les pas de ses aînés qui hissent le drapeau musical togolais hors des frontières du pays.

    Qualité

    Il a des qualités pour parvenir. Sa voix, les thèmes véhiculés et son style musical, « Afro Rnb » sont ses atouts. La chanson « Ogblé » qui a séduit le jury d’Avé music awards, est une preuve. Mais pas seulement. Le clip sorti 26 juillet dernier cumule déjà plus de mille vues sur Youtube. Pour un jeune qui est à ses débuts, ces milliers de likes sur la toile révèlent déjà son talent. Une voix venue du fin fond de la forêt (Avé) qui force admiration.

    Avé music awards s’est déroulé en marge de la fête traditionnelle Avezan (fête de la forêt). 31 artistes de la localité ont été nominés dans des catégories, « Meilleur rappeur », « Artiste de tous le temps », « Artiste Rnb », « Meilleur clip de l’année », entre autres. Le prix promeut les artistes et leurs œuvres musicales.

    Le succès appelle un autre. Lil Dem Chou compte maintenir le cap pour les prochaines éditions d’Avé music awards. Son ambition, profiter de cette vitrine musicale locale pour se faire un nom dans le showbiz togolais et international. A suivre.

    Thibaut Mawunyigan

  • Togo : deux militants citoyens enlevés dans un contexte de répression

    Togo : deux militants citoyens enlevés dans un contexte de répression

    Deux militants de l’organisation citoyenne “Tournons la Page” ont été enlevés à Lomé le 22 août, dans un contexte politique et social tendu. La société civile togolaise réclame des réformes démocratiques. 

    Dans les rues de Lomé, la capitale du Togo, deux jeunes militants, Armand et Oseï, ont été arrêtés le 22 au soir. Membres actifs de l’organisation citoyenne “Tournons la Page”, ils sont actuellement détenus au Service Central de Recherche et d’Investigation Criminelle (SCRIC). Bien que leur avocat ait confirmé qu’ils n’ont pas subi de violences physiques, les raisons de leur arrestation demeurent floues, suscitant l’inquiétude et l’indignation au sein de la société civile.

    Intimidation et répression : une stratégie de silence

    Le mouvement “Tournons la Page” dénonce ce qu’elle considère comme des pratiques d’intimidation visant à museler les voix dissidentes. Selon David Dosseh, le coordinateur de l’organisation, les arrestations ciblent particulièrement les jeunes capables de mobiliser et de sensibiliser la population à travers des manifestations spontanées. “Le dernier recours pour la population, ce sont ces manifestations spontanées. Et il faut faire en sorte de les mettre hors de nuire”, explique-t-il au micro de TV5MONDE. 

    Cette stratégie, perçue comme un complot pour réduire au silence les acteurs de la société civile, a poussé certains militants à chercher refuge à l’étranger, craignant pour leur sécurité. Pour David Dosseh toute forme de contestation est rendue impossible. “Nous avons compris qu’il y a un plan évident pour que la société civile ne puisse plus s’exprimer du tout, ne puisse plus faire des actions de terrain, ne puisse plus mobiliser la population”, déplore-t-il auprès de TV5MONDE.

    Les récentes arrestations ne sont pas un cas isolé. La coalition politique DMP a également exprimé son mécontentement face à ce qu’elle qualifie d’arrestations arbitraires de jeunes, une tendance qui s’est intensifiée depuis les manifestations de juin dernier. 

    Parallèlement, un prisonnier politique incarcéré à la prison civile de Lomé depuis 2018 a entamé une grève de la faim pour dénoncer des actes de torture, soulignant ainsi les violations des droits humains dans le pays.

    Malgré les appels à la transparence et au respect des droits fondamentaux, le gouvernement togolais n’a pas souhaité commenter ces événements, selon les informations recueillies par TV5MONDE. Ce silence ne fait qu’accentuer les préoccupations concernant la liberté d’expression et les droits civiques au Togo.

    Source: information.tv5monde.com/afrique

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