Catégorie : Actualités

  • Deux journalistes français détenus au Togo : les faits à retenir

    Deux journalistes français détenus au Togo : les faits à retenir

    Arrêtés le 27 juillet alors qu’ils réalisaient un reportage dans le nord du Togo, deux journalistes français sont depuis détenus à Lomé dans le cadre d’une information judiciaire.

    L’affaire n’a été rendue publique que plusieurs semaines après leur interpellation. Sébastien Perez-Pezzani et Gaël Mocaër, deux réalisateurs français travaillant pour la société de production Tony Comiti, ont été arrêtés le 27 juillet 2026 dans le nord du Togo. Ils y réalisaient un épisode de l’émission documentaire Les Routes de l’impossible, diffusée sur France Télévisions.

    Après leur interpellation, les deux hommes ont été transférés à Lomé. Ils ont ensuite été placés sous mandat de dépôt le 17 août, après leur présentation devant la justice togolaise. Le Quai d’Orsay a confirmé leur détention le 18 août, précisant qu’ils font l’objet d’une information judiciaire conduite par un juge d’instruction.

    Un dossier encore entouré de zones d’ombre

    Les circonstances précises de leur arrestation et les charges retenues à leur encontre restent partiellement inconnues. Plusieurs médias togolais évoquent notamment un problème lié à leur visa. Selon ces informations, les deux Français auraient utilisé un visa touristique alors qu’ils exerçaient une activité professionnelle de tournage. Cette version n’a toutefois pas été officiellement détaillée par les autorités judiciaires togolaises.

    D’autres allégations, notamment celles faisant état d’une possible demande d’extradition du journaliste togolais Ferdinand Ayité depuis la France, circulent également. Elles n’ont, à ce stade, été confirmées ni par Lomé ni par Paris.

    Paris suit la situation

    Le ministère français des Affaires étrangères indique que ses services à Paris et à Lomé sont mobilisés pour suivre leurs conditions de détention, leur état de santé et le respect de leurs droits de défense. Les deux détenus ont déjà reçu trois visites consulaires.

    Pour l’heure, la justice togolaise poursuit son instruction et les contours exacts du dossier demeurent à préciser.

  • Angélique Kidjo grave son nom dans l’histoire d’Hollywood

    Angélique Kidjo grave son nom dans l’histoire d’Hollywood

    La diva béninoise Angélique Kidjo vient de franchir un nouveau cap historique en devenant la première artiste africaine noire à recevoir une étoile sur le mythique Hollywood Walk of Fame.

    Une page importante de l’histoire de la musique africaine s’est écrite à Los Angeles. Angélique Kidjo a inauguré son étoile sur le célèbre Hollywood Boulevard, consacrant ainsi plus de quatre décennies d’une carrière internationale exceptionnelle. La chanteuse béninoise devient la première artiste africaine noire à recevoir cette distinction dans la catégorie « Recording ».

    Cette reconnaissance avait été annoncée en juillet 2025 par la Chambre de commerce d’Hollywood. Kidjo figurait alors parmi les personnalités retenues pour la promotion 2026 du Walk of Fame, aux côtés notamment de Miley Cyrus, Demi Moore, Timothée Chalamet et Shaquille O’Neal.

    Une carrière qui dépasse les frontières

    Née à Ouidah, au Bénin, Angélique Kidjo s’est imposée comme l’une des grandes voix de la musique africaine et mondiale. Son univers musical, nourri des rythmes ouest-africains mais aussi du jazz, du funk, du reggae et des sonorités latines, lui a permis de conquérir les scènes internationales.

    Récompensée à cinq reprises aux Grammy Awards, elle a également collaboré avec plusieurs figures majeures de la musique mondiale, parmi lesquelles Alicia Keys, Sting et Burna Boy. Son parcours témoigne d’une capacité constante à faire dialoguer les cultures et les générations.

    Une étoile pour toute l’Afrique

    Au-delà du symbole individuel, cette distinction porte une dimension continentale. L’étoile de Kidjo marque une reconnaissance supplémentaire de la création africaine sur l’une des avenues les plus emblématiques de l’industrie culturelle mondiale.

    Artiste engagée, notamment en faveur de l’éducation des filles et des droits des enfants, Angélique Kidjo considère depuis longtemps la musique comme un instrument de transmission et de changement.

    Son étoile sur Hollywood Boulevard ne célèbre donc pas seulement une chanteuse. Elle consacre une trajectoire, une voix et, à travers elle, une Afrique dont le talent continue de franchir les frontières.

  • UFC : Gilchrist Olympio, une présidence qui refuse de passer le relais

    UFC : Gilchrist Olympio, une présidence qui refuse de passer le relais

    Bien qu’octogénaire, Gilchrist Olympio reste aux commandes de l’Union des forces de changement. Sa réélection, le 8 août dernier à Lomé, pour un nouveau mandat de trois ans relance une vieille interrogation : quand et comment l’UFC préparera-t-elle véritablement l’après-Olympio ?

    Le scénario se répète à l’Union des forces de changement (UFC). Alors que la question du renouvellement générationnel se pose avec de plus en plus d’insistance, Gilchrist Olympio conserve les clés de la maison. Réunis à Lomé le samedi 8 août 2026 à l’occasion du 10ᵉ congrès statutaire ordinaire du parti, les militants ont une nouvelle fois porté le fondateur et leader historique à la présidence de l’UFC. Il rempile ainsi pour un nouveau mandat de trois ans.

    Le choix est loin d’être anodin. Né le 26 décembre 1936, Gilchrist Olympio est aujourd’hui âgé de 89 ans. À cet âge, sa reconduction ne peut que remettre au premier plan la question de la succession au sein d’une formation politique dont l’histoire est intimement liée à sa personnalité.

    Une longévité qui interroge

    Depuis la création de l’UFC au début des années 1990, Gilchrist Olympio demeure la figure centrale du parti. Son nom, son histoire familiale et son parcours politique ont largement contribué à façonner l’identité de cette formation.

    Mais une organisation politique ne peut durablement reposer sur la seule aura de son fondateur. Elle doit aussi être capable de préparer l’avenir, de faire émerger de nouveaux responsables et d’organiser une transition suffisamment longtemps à l’avance pour éviter que la disparition ou le retrait d’un dirigeant historique ne provoque une crise.

    Or, après plusieurs décennies à la tête de l’UFC, le parti peine toujours à faire émerger une personnalité susceptible d’apparaître comme le successeur naturel de Gilchrist Olympio.

    Ce constat est d’autant plus frappant que l’UFC dispose de plusieurs cadres expérimentés. Des responsables comme Sèna Alipui, ancien député et désormais l’un des hommes forts de la direction, occupent des positions importantes. Le nouveau bureau issu du congrès du 8 août entend d’ailleurs donner une nouvelle impulsion au parti et consolider son implantation nationale.

    Mais disposer de cadres ne signifie pas nécessairement avoir préparé une succession.

    Après Olympio, quelle UFC ?

    C’est précisément là que se situe le principal défi. En reconduisant une nouvelle fois Gilchrist Olympio, les militants de l’UFC ont choisi la continuité. Le congrès a donc davantage consacré la stabilité du leadership historique qu’il n’a ouvert une véritable transition générationnelle.

    La question est désormais de savoir si ce nouveau mandat servira à préparer cette transition ou s’il contribuera simplement à la repousser.

    Car le problème n’est pas de nier les mérites historiques de Gilchrist Olympio. Son rôle dans la création et la construction de l’UFC appartient à l’histoire politique du Togo. Le véritable enjeu est plutôt de savoir si cette histoire peut continuer sans lui et si le parti dispose aujourd’hui d’une relève suffisamment préparée pour prendre les commandes.

    À plusieurs reprises, la question de la succession a déjà alimenté les tensions internes. En 2023, lors du précédent congrès statutaire, Gilchrist Olympio avait également été reconduit à la tête de l’UFC pour trois ans, alors que le parti sortait d’une importante crise de leadership.

    Trois ans plus tard, le même homme est toujours là.

    Le risque, pour l’UFC, serait alors de transformer une succession qui devrait être préparée méthodiquement en une succession imposée par les circonstances. Si aucune personnalité n’est véritablement formée, responsabilisée et préparée à prendre le relais, le départ définitif du fondateur pourrait laisser un vide difficile à combler.

    C’est là tout le paradoxe de l’UFC : un parti qui porte dans son nom l’idée de changement semble avoir encore du mal à organiser le changement en son propre sein.

    Le nouveau mandat de Gilchrist Olympio pourrait donc être l’occasion de préparer enfin cette transmission. À 89 ans, le temps ne devrait plus seulement être celui de la conservation du pouvoir, mais aussi celui de la transmission de l’expérience.

    Pour l’UFC, l’enjeu dépasse désormais la personne de son président. Il s’agit de savoir si le parti saura construire une génération capable de lui survivre politiquement. Car une succession réussie ne se prépare pas au lendemain de la disparition d’un leader. Elle se prépare de son vivant.

  • Art plastique: K.Point, de la passion scolaire à l’ambition artistique

    Art plastique: K.Point, de la passion scolaire à l’ambition artistique

    Né d’une passion adolescente devenue vocation, K.Point façonne aujourd’hui son identité artistique avec l’ambition de faire de la peinture un langage universel, capable de traverser les frontières et les générations.

    TONEH Kokouvi Ephrem, né le 6 septembre 1995 à Ayakopé, dans la préfecture de Zio, connu sous le nom d’artiste K.Point, avance dans le monde de l’art avec une conviction simple : la peinture peut dire ce que les mots peinent parfois à exprimer. Son parcours, encore en construction, est celui d’un jeune artiste qui a transformé une passion née sur les bancs de l’école en une véritable quête personnelle et artistique.

    De la passion scolaire à une vocation artistique

    Chez K.Point, tout commence par une curiosité qui, au fil des années, s’est muée en passion. Alors qu’il est encore élève, il s’initie à la peinture, d’abord comme un moyen de laisser libre cours à son imagination et à ses émotions. L’exercice, loin de demeurer un simple divertissement, devient progressivement une nécessité intérieure.

    La toile se transforme alors en espace de dialogue. Chaque création lui offre la possibilité de raconter une histoire, de traduire un sentiment ou de donner une forme à ce qui mûrit silencieusement en lui. Cette relation intime avec la peinture constitue aujourd’hui l’un des fondements de sa démarche.

    K.Point ne revendique pas seulement le statut de peintre. Il aspire surtout à construire une identité artistique singulière, nourrie par l’observation, la sensibilité et la persévérance. Pour lui, créer revient à transmettre. L’œuvre n’est véritablement accomplie que lorsqu’elle parvient à provoquer une émotion, susciter une réflexion ou toucher une conscience.

    L’ambition de dépasser les frontières

    Aujourd’hui, l’artiste nourrit une ambition plus vaste : faire de son talent un véritable moyen d’expression et inscrire progressivement son nom dans le paysage artistique. Cette ambition passe d’abord par le perfectionnement. K.Point entend affiner sa technique, renforcer son univers et participer à davantage d’expositions afin de confronter son travail aux regards du public et des professionnels.

    Il souhaite également rencontrer d’autres artistes, partager des expériences et ouvrir sa création à de nouvelles influences. Son rêve dépasse ainsi les frontières du Togo : voir ses œuvres voyager, dialoguer avec différentes cultures et trouver leur place dans des espaces artistiques au-delà de son pays.

    Derrière cette ambition se dessine une philosophie : croire en son talent, croire en son rêve et accepter le travail nécessaire pour le concrétiser. Pour K.Point, la peinture n’est donc pas seulement une activité artistique. Elle est une trace à laisser, un langage à transmettre et, peut-être, une manière de survivre au temps.

  • DUNENYO ZA 2026 : SOS DOCTEUR TV mise sur une jeunesse engagée et responsable

    DUNENYO ZA 2026 : SOS DOCTEUR TV mise sur une jeunesse engagée et responsable

    À l’occasion de la 8ᵉ édition de DUNENYO ZA, une centaine de jeunes élèves et encadreurs de Grand Lomé se mobilisent pour promouvoir la santé, le leadership et la responsabilité citoyenne.

    Les festivités de DUNENYO ZA 2026 constituent une nouvelle occasion pour les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV de porter leur message auprès de la jeunesse. Réunis autour du thème « Valoriser la jeunesse, la femme, acteurs de développement durable », les membres de ces clubs participent à une campagne axée sur la santé, l’éducation et l’engagement citoyen.

    Une centaine d’élèves et d’encadreurs issus d’une dizaine d’établissements de Grand Lomé prennent part aux différentes activités. Parmi les établissements représentés figurent notamment les lycées de Zanguéra, Avédji Elavagnon, Adidogomé 1, Agoè-Centre et Gbényédji, ainsi que le Complexe scolaire Zongo, le CM René Martine et le Collège NDA.

    La prévention au cœur du message

    La campagne vise également à mieux faire connaître la mission et les valeurs des Clubs Santé SOS DOCTEUR TV, présentés comme un mouvement de leadership citoyen implanté dans les établissements secondaires du Togo. L’ambition est de contribuer à la redynamisation des activités parascolaires et extrascolaires tout en développant chez les jeunes des comportements responsables.

    Les organisateurs entendent par ailleurs sensibiliser les autorités, les responsables traditionnels et les parents à l’importance de l’éducation non formelle dans l’accompagnement des adolescents.

    La prévention des grossesses précoces, des infections sexuellement transmissibles et des conduites à risque, notamment la consommation d’alcool et de drogues en milieu scolaire, occupe une place importante dans les échanges. Cette démarche s’inscrit dans la campagne nationale « Zéro grossesse et IST dans mon établissement en 2026-2027 ».

    À travers cette participation à DUNENYO ZA, les Clubs Santé mettent enfin l’accent sur le leadership féminin, la masculinité positive et le leadership transformationnel. Un engagement qui vise à faire émerger une jeunesse togolaise davantage consciente de son rôle dans la construction d’une société plus saine, responsable et durable.

  • Détenus politiques : quatre organisations réclament la libération de Marguerite Gnakadé

    Détenus politiques : quatre organisations réclament la libération de Marguerite Gnakadé

    Un communiqué conjoint publié le 14 août à Lomé appelle à la libération immédiate de Marguerite Gnakadé et d’autres détenus politiques et d’opinion, invoquant notamment des préoccupations liées aux conditions de détention.

    La Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK), la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), Lumière pour le Développement dans la Paix (LDP) et le mouvement « Touche Pas À Ma Constitution » ont lancé, vendredi 14 août 2026, un appel à la libération de plusieurs détenus politiques et d’opinion au Togo.

    Dans un communiqué conjoint, les quatre organisations affirment que Marguerite Gnakadé, détenue depuis plusieurs jours, observe une grève de la faim pour protester contre ses conditions de détention. Elles disent craindre une dégradation de son état de santé et demandent sa libération « immédiate et sans condition », afin qu’elle puisse bénéficier d’une prise en charge médicale par son médecin personnel.

    Un appel élargi à d’autres détenus

    Les signataires demandent également la libération de Jean Paul Omolou, Affectio, Tayo et Lavie Beau, ainsi que des 13 détenus ayant bénéficié d’une libération provisoire depuis février 2026. Ils réclament, plus largement, la libération de l’ensemble des détenus qu’ils qualifient de politiques et d’opinion.

    Le communiqué appelle par ailleurs à l’arrêt de toutes les formes de torture, de brimades et d’atteintes aux droits humains dans les établissements pénitentiaires. Les organisations invoquent la Constitution togolaise de 1992 ainsi que plusieurs instruments internationaux relatifs aux droits humains auxquels le Togo a souscrit.

    Enfin, les signataires interpellent l’opinion publique nationale et internationale ainsi que les organisations de défense des droits humains sur la situation des détenus. Ils estiment que les autorités togolaises ont une responsabilité dans la protection de leur vie et de leur sécurité.

    Le communiqué est signé par les responsables des quatre organisations et porte la mention « diffusion immédiate ».

  • Nuit des femmes des médias : le combat pour une voix féminine plus forte

    Nuit des femmes des médias : le combat pour une voix féminine plus forte

    À travers la première édition de la Nuit des femmes des médias, l’AFPM-Togo veut donner davantage de visibilité aux professionnelles et encourager une présence féminine accrue dans les médias.

    Le temps d’une journée, le siège du Forum des organisations de défense des droits de l’enfant au Togo (FODDET), à Adidoadin, a pris les allures d’une rédaction à ciel ouvert. Studios de radio, conférences de rédaction, expositions de journaux, panels et échanges avec le public se sont succédé dans le cadre de la première édition de la Nuit des femmes des médias.

    Organisée par l’Association des femmes professionnelles des médias du Togo (AFPM-Togo), l’initiative placée sous le thème « Ensemble pour plus d’impacts » entend mettre en lumière les parcours et les contributions des femmes dans un secteur où leur présence demeure encore limitée.

    Une bataille pour la représentativité

    Les chiffres présentés à l’occasion de la rencontre illustrent l’ampleur du défi. Selon une enquête de l’Observatoire togolais des médias (OTM), les femmes représentent environ 24 % des effectifs dans les médias publics et 26 % dans les médias privés.

    Une progression existe, mais elle reste insuffisante, notamment dans les postes de responsabilité et les espaces où se construit l’opinion publique. Pour les organisatrices, l’objectif n’est donc plus seulement de faire entrer davantage de femmes dans les rédactions, mais de leur permettre d’occuper pleinement leur place.

    Elisabeth Apampa, présidente de l’AFPM-Togo, souhaite notamment susciter des vocations chez les jeunes filles. L’association entend se rendre dans les établissements scolaires et universitaires afin de présenter les multiples débouchés offerts par le secteur.

    Des expertes à faire entendre

    La spécialisation apparaît également comme un levier d’émancipation professionnelle. Politique, économie, culture, sport ou questions sociales : les femmes sont invitées à investir tous les champs du journalisme.

    L’AFPM-Togo appelle également les médias à diversifier leurs plateaux. Les femmes expertes doivent pouvoir intervenir davantage dans les débats et émissions afin que leur expertise participe pleinement à la construction du débat public.

    Pour Nadège Adiki, journaliste à AfrikElles, la solidarité entre professionnelles constitue un autre levier essentiel. Les réseaux sociaux peuvent notamment faciliter les échanges, le partage d’expériences et la mise en valeur des productions féminines.

    La journée s’est achevée par une cérémonie à l’Hôtel Concorde, où une quinzaine de femmes de médias, issues de différentes générations, ont été distinguées.

    Avec cette initiative, l’AFPM-Togo entend inscrire la promotion des femmes dans les médias dans la durée. Car au-delà du nombre, le véritable enjeu demeure désormais celui de la visibilité, de l’expertise, des responsabilités et de l’influence.

  • Hiroki Sakai prépare son après-carrière en reprenant ses études

    Hiroki Sakai prépare son après-carrière en reprenant ses études

    À 36 ans, l’ancien défenseur de l’OM conjugue football de haut niveau et reprise des études, un choix qui en dit long sur sa vision de l’après-carrière.

    Un MBA en parallèle du football

    Les crampons aux pieds, mais aussi les livres dans le sac. À 36 ans, Hiroki Sakai a décidé de reprendre ses études tout en poursuivant sa carrière de footballeur professionnel. L’ancien défenseur de l’Olympique de Marseille, aujourd’hui capitaine d’Auckland FC en Nouvelle-Zélande, vient d’intégrer l’Université technologique d’Auckland (AUT), où il prépare un MBA à temps partiel.

    L’annonce de son arrivée n’est pas passée inaperçue. Sur les réseaux sociaux, l’université a présenté le défenseur japonais comme un étudiant pas tout à fait comme les autres. Sa présence dans les couloirs de l’établissement a d’ailleurs suscité la curiosité de nombreux étudiants, certains n’hésitant pas à le filmer.

    Après avoir porté le maillot de l’OM de 2016 à 2021, avec 185 rencontres disputées, Sakai est retourné au Japon, chez les Urawa Reds, avant de rejoindre Auckland FC en 2024. International japonais à 74 reprises, il arrive désormais à un moment charnière de sa carrière, son contrat avec le club néo-zélandais arrivant à échéance l’été prochain.

    Préparer l’après-carrière

    L’initiative de Sakai rappelle une réalité souvent négligée dans le monde du football : l’argent et la notoriété sont précieux, mais ils ne suffisent pas toujours lorsque les projecteurs s’éteignent. Une carrière professionnelle peut offrir des revenus importants et une grande visibilité, mais elle reste limitée dans le temps.

    Disposer d’une tête bien faite constitue alors un atout majeur. En reprenant ses études, Sakai investit dans ses compétences et prépare une nouvelle étape de sa vie. Son parcours pourrait ainsi inspirer une génération de footballeurs à penser au-delà du terrain.

    À Auckland, le Japonais ne se contente donc plus de diriger ses coéquipiers. Il apprend aussi à préparer son propre avenir.

  • « Les pleurs du bon Dieu » : Zeus Komi Aziadouvo ausculte un pays à l’envers

    « Les pleurs du bon Dieu » : Zeus Komi Aziadouvo ausculte un pays à l’envers

    Avec ”Les pleurs du bon Dieu”, Zeus Komi Aziadouvo signe un récit satirique qui interroge les travers d’une société où les repères semblent vaciller.

    Quand la satire devient miroir

    Le titre intrigue autant qu’il interpelle. Dans Les pleurs du bon Dieu, Zeus Komi Aziadouvo imagine le Pafiland, une république singulière où « le mal semble avoir pris le dessus sur le bien », selon la présentation de l’ouvrage. Mensonge, corruption, népotisme et perte des valeurs s’y côtoient, dans un univers où même la foi semble impuissante à remettre de l’ordre.

    À travers Tchaa, un enseignant retraité confronté aux désillusions de son époque, et une famille pieuse dont le fils préfère les hommes aux certitudes familiales, l’auteur joue avec l’ironie pour explorer les contradictions humaines, politiques et morales. Le roman entend ainsi pousser le lecteur à regarder autrement une société qui, derrière ses apparences, porte ses propres blessures.

    L’ouvrage est publié aux Éditions Baudelaire. La couverture, sombre et volontairement théâtrale, donne déjà le ton : une ville en crise, une foule inquiète et, au premier plan, une figure couronnée semblant observer un monde en plein désarroi.

    Un auteur qui n’en est pas à son premier regard

    Avec ce nouveau livre, Zeus Komi Aziadouvo confirme surtout une trajectoire d’écrivain nourrie par son expérience de journaliste et d’observateur de la société. Son parcours éditorial avait commencé avec Sylvanus Olympio, panafricaniste et pionnier de la CEDEAO, publié chez L’Harmattan en 2013. L’ouvrage revisitait notamment le rôle de l’ancien président togolais dans l’intégration ouest-africaine.

    En 2016, il publiait également Emmanuel Adebayor, la lumière, consacré au parcours de l’attaquant togolais, de ses débuts jusqu’à son passage à Crystal Palace.

    De l’histoire politique au parcours sportif, puis à la fiction satirique, Zeus Komi Aziadouvo change donc de registre sans abandonner son terrain de prédilection : la société et ses contradictions. Avec Les pleurs du bon Dieu, le journaliste-écrivain invite ainsi le lecteur à sourire, mais surtout à réfléchir. Une manière, peut-être, de rappeler que lorsqu’une société cesse de s’interroger sur elle-même, il ne reste parfois au « bon Dieu » que les larmes.

  • CAF : le soutien à Infantino résistera-t-il à la fronde qui gagne la FIFA ?

    CAF : le soutien à Infantino résistera-t-il à la fronde qui gagne la FIFA ?

    Alors que la contestation contre Gianni Infantino prend de l’ampleur au sein du football mondial, la position de la Confédération africaine de football (CAF) est de plus en plus scrutée.

    La Supercoupe d’Europe entre le Paris Saint-Germain et Aston Villa, ce mercredi 12 août à Salzbourg, en Autriche, n’a pas seulement été marquée par la victoire parisienne. En coulisses, les discussions entre responsables du football européen auraient également porté sur l’avenir de Gianni Infantino, président de la FIFA.

    Selon des informations rapportées dans l’entourage de l’UEFA, plusieurs acteurs du football mondial travailleraient désormais à un changement de gouvernance à la FIFA. Une motion de censure pourrait même être envisagée si le dirigeant suisse ne quittait pas son poste dans les prochains mois.

    Une fronde qui s’élargit

    Le projet de réforme évoqué au sein de l’UEFA viserait notamment à mieux séparer les fonctions de régulation, les activités commerciales et l’organisation des compétitions. Les clubs pourraient également obtenir davantage de poids dans la gouvernance de l’instance mondiale.

    Cette contestation intervient alors qu’Infantino semble perdre progressivement certains soutiens. L’abandon de plusieurs projets controversés et les polémiques entourant sa gouvernance ont alimenté les critiques.

    Dans ce contexte, la présence à Salzbourg de Patrice Motsepe, président de la CAF, est observée avec attention par les responsables européens. Le dirigeant sud-africain a pourtant réaffirmé publiquement son soutien à Infantino.

    La CAF face à un choix stratégique

    Reste une question centrale. La CAF maintiendra-t-elle cette position si la contestation continue de s’étendre ? L’Afrique dispose d’un poids électoral important au sein de la FIFA. Un éventuel changement de cap de la confédération africaine pourrait donc modifier sensiblement les rapports de force.

    Pour l’heure, aucun revirement officiel de la CAF n’est annoncé. Mais à mesure que le cercle de la grogne contre Infantino s’élargit, son soutien africain pourrait devenir l’un des enjeux majeurs de la bataille pour l’avenir de la FIFA.

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