Auteur/autrice : La Rédaction

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  • Togo : renforcement de la lutte contre les épidémies grâce au Fonds pandémique

    Togo : renforcement de la lutte contre les épidémies grâce au Fonds pandémique

    Renforcer la préparation aux urgences de santé publique à travers une meilleure surveillance épidémiologique, des systèmes de laboratoires améliorés et le développement des ressources humaines en santé, c’est le but visé par le projet du Fonds de lutte contre les pandémies qui est mis en œuvre au Togo. Dans cet article, le Dr Amadou Baïlo Diallo, représentant par intérim de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Togo, revient sur cette initiative, soutenue par l’OMS,sous la direction du gouvernement et en partenariat avec la FAO et l’UNICEF, l’OIM et la Croix Rouge togolaise.

    Le Dr Diallo souligne l’exploit du Togo, qui fait partie des cinq pays africains sélectionnés parmi 179 candidatures mondiales pour bénéficier de ce fonds. Il met en avant l’importance de la collaboration multisectorielle, notamment grâce à l’approche « Une seule santé », pour répondre efficacement aux risques épidémiques et aux urgences de santé publique. En perspective, le Dr Diallo énonce les priorités et les enseignements tirés pour renforcer les capacités nationales de réponse aux crises sanitaires au Togo sur les trois prochaines années. 

    Pouvez-vous nous parler du projet Fonds de lutte contre les pandémies (Pandemic Fund) au Togo ?

      J’ai une bonne connaissance de l’initiative du Fonds de lutte contre les pandémies pour avoir coordonné au niveau du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique notamment au Hub de Dakar (Sénégal) l’élaboration des demandes de financement pour les pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre à soumettre au Fonds pandémique pour les rounds 1 et 2 respectivement en 2023 et 2024. 

      Le projet de renforcement de la préparation et la réponse aux urgences sanitaires au Togo, financé par le Fonds pandémique est une innovation dans la mobilisation des ressources financières pour soutenir les pays à revenu intermédiaire dont le Togo dans la lutte contre les maladies à potentiel épidémique. 

      Au Togo comme dans les autres pays soutenus par le Fonds pandémique, trois domaines d’intervention sont prioritaires. Il s’agit de la surveillance épidémiologique et l’alerte précoce, des ressources humaines et le système de laboratoire. 

      Le Togo fait partie des cinq (05) pays africains dont la proposition a été retenue sur les 179 demandes soumises au Conseil de direction du Fonds. La mise en œuvre de ce projet au Togo est une concrétisation de l’opérationnalisation de la plateforme nationale « Une seule santé », « One Health » en anglais, plateforme multisectorielle dans laquelle travaillent ensemble les Ministère de la santé, de l’agriculture et de l’élevage, de l’environnement pour renforcer les capacités de préparation et de réponse du pays face aux urgences de santé publique.  

      Les partenaires de ce projet au Togo sont le gouvernement togolais, représenté par les Ministères respectivement en charge de la santé, de l’agriculture et de l’élevage, et de l’environnement, l’OMS, la FAO et l’UNICEF. 

      Le projet de lutte contre les pandémies au Togo vise trois objectifs. Il s’agit de renforcer le système de détection, d’alerte précoce et de riposte contre les épidémies et pandémies. A cela s’ajoute l’amélioration de la fonctionnalité et de la qualité du réseau national de laboratoires pour le diagnostic des maladies à potentiel épidémique. Et enfin, le pays est appelé à renforcer les capacités en ressources humaines en santé humaine, animale et environnementale pour la préparation aux urgences.

      La mise en œuvre du projet est entamée depuis le mois d’octobre 2023 à travers l’allocation des ressources aux partenaires, la mise en place d’une équipe de coordination technique du projet qui réunit les experts des trois Ministères clés et les agences d’exécution, l’élaboration d’un plan de suivi et évaluation, l’élaboration et la mise en œuvre des plans d’action trimestriels. Le premier rapport technique annuel a été élaboré et soumis au Fonds pandémique au mois de juin 2024 avec un taux d’exécution financière de 33 %. 

      Pour les trois prochaines années, quelles améliorations voudriez-vous voir dans la prévention des pandémies, leurs préparations et la capacité de réponse nationale au Togo ?

        D’une manière générale, je suis persuadé qu’aux termes de ce projet au Togo, avec les efforts combinés en cours aussi bien au niveau des acteurs nationaux que des partenaires, les capacités essentielles du Règlement sanitaire international (RSI 2005) seraient renforcées dans les domaines de la prévention, la détection et la réponse face aux urgences de santé publique. 

        De manière spécifique pour les trois prochaines années, nous espérons que les résultats probants seront obtenus à savoir : le renforcement des capacités de détection des épidémies à travers les activités de surveillance épidémiologique et d’alerte précoce et le renforcement des capacités du personnel de santé humaine, animale et environnementale pour une meilleure préparation et réponse aux urgences de santé publique. Autres résultats : le renforcement du système national de laboratoire pour une confirmation rapide des épidémies ainsi que le développement de l’approche multisectorielle pour la préparation et la réponse, sans oublier la réduction de la morbidité et la mortalité liées aux maladies à potentiel épidémique au Togo.  

        Quels sont les éléments nécessaires à la réussite d’un projet du Fonds pandémique au Togo ?

          Les facteurs de succès du projet de Fonds pandémique au Togo sont de trois niveaux. D’abord, c’est la volonté politique manifeste du gouvernement togolais à développer et mettre en œuvre une politique nationale de santé soutenue par l’élaboration et la mise en œuvre d’un Plan national de développement sanitaire (PNDS) lequel intègre la mobilisation des ressources additionnelles auprès des partenaires pour les programmes prioritaires dont la préparation et la réponse aux urgences de santé publique. 

          Ensuite, vient l’adhésion du gouvernement togolais aux initiatives mondiales en faveur de la santé publique mondiale et le développement tels que le Règlement sanitaire international (RSI 2005), l’initiative « Une seule santé » ou « One Health », les objectifs de développement durable (ODD). 

          Et enfin, nous saluons la disponibilité des partenaires techniques et financiers (PTF) à harmoniser leurs efforts pour travailler ensemble tout en s’alignant aux priorités du gouvernement togolais pour une meilleure efficacité de l’aide au développement. Dans le cas de ce projet, un partenariat fort est en train d’être concrétisé entre l’OMS, l’UNICEF et la FAO qui sont les agences d’exécution. L’OIM et la Croix rouge togolaise en sont des contractants avec l’OMS dans l’exécution des volets spécifiques du projet entrant dans leurs domaines de compétence. 

          Quel rôle joue l’augmentation des investissements dans le renforcement des capacités nationales en prévention des pandémies, leur préparation et la capacité de réponse au Togo ?

            L’obtention de ce financement du Fonds pandémique est un véritable succès pour le gouvernement togolais et de ses partenaires mais aussi une opportunité de renforcement des capacités nationales de préparation et de réponse aux urgences d’une part, une source additionnelle de ressources pour le renforcement du système national de santé du Togo d’autre part. 

            Quels sont les enseignements tirés des épidémies passées au Togo qui pourraient être appliqués dans la mise en œuvre du projet du Fonds de lutte contre la pandémie au Togo (en particulier dans les domaines de la surveillance, des laboratoire et du personnel de santé) ?

              Ils sont nombreux. On peut citer la mise en œuvre de la stratégie régionale de surveillance intégrée de la maladie et la riposte (SIMR), les plans de contingence de lutte contre les maladies à potentiel épidémique telles que la méningite, la fièvre jaune, la fièvre de la Lassa, la rougeole, le choléra et la pandémie de la Covid-19 ainsi que les leçons tirées par la documentation de la gestion de ces urgences à travers les revues- après actions (RAA).

              Nous pouvons également citer le renforcement régulier des capacités essentielles du (RSI 2005) et l’utilisation des résultats des différentes évaluations des risques y compris l’évaluation externe conjointe du RSI 2005 qui pourraient être bénéfiques aux trois domaines prioritaires du Fonds pandémique que sont la surveillance, le système de laboratoires et le personnel de santé.

              Votre mot de fin ?

                Je voudrais lancer un appel aux acteurs et aux partenaires du système de santé togolais de poursuivre leurs efforts communs pour le renforcement des capacités nationales de préparation et de réponse aux urgences de santé publique. Nous devons davantage travailler ensemble sur la préparation aux urgences car par expérience, je peux rassurer qu’une préparation aussi petite qu’elle soit est bénéfique pour une réponse efficace face à une urgence.

                En somme, le Fonds pandémique est une initiative de financement de la préparation aux épidémies/pandémies mis à la disposition des pays à revenu faible et intermédiaire dont la mise en œuvre contribuerait au renforcement des capacités essentielles du (RSI 2005). Le Togo et les partenaires techniques et financiers en santé ne ménageront aucun effort pour permettre au premier round de ce projet d’atteindre ses résultats tout en espérant que le deuxième sera obtenu aussitôt afin de soutenir les efforts du pays dans la gestion efficace de l’impact de la crise du Sahel central dans le développement socio-sanitaire de la région des Savanes. L’obtention des financements dans le cadre du 2è cycle de financement du Fonds pandémique (Pandemic Fund) permettrait également la prise en compte des déterminants environnementaux des épidémies et la lutte contre les changements climatiques. 

                Source: https://www.afro.who.int/fr/countries/togo

              1. Dr Matshidiso Moeti (OMS) : « L’infection à VIH est un problème de santé complexe »

                Dr Matshidiso Moeti (OMS) : « L’infection à VIH est un problème de santé complexe »

                « L’infection à VIH est un problème de santé complexe, indissociable des déterminants sociaux tels que la pauvreté, les inégalités hommes-femmes et la violence, et compliqué par la stigmatisation et la discrimination qui touchent particulièrement les groupes marginalisés », rappelle Dr  Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, en prélude à la Journée mondiale du Sida, célébrée chaque 1er décembre.

                Journée mondiale du sida 2024

                Message de la Dre Matshidiso Rebecca Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique

                Au moment où l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) se joint au reste de la communauté internationale pour commémorer de la Journée mondiale du sida 2024, ce 1er décembre, le thème retenu pour l’édition de cette année, « Suivons le chemin des droits – Notre santé, nos droits », vient à point nommé nous rappeler notre responsabilité de protéger les droits humains alors que nous poursuivons l’objectif de l’élimination du VIH d’ici à 2030.

                L’infection à VIH est un problème de santé complexe, indissociable des déterminants sociaux tels que la pauvreté, les inégalités hommes-femmes et la violence, et compliqué par la stigmatisation et la discrimination qui touchent particulièrement les groupes marginalisés. La protection des droits humains est un élément clé de la réalisation des soins universels contre le VIH et de l’élimination des obstacles à l’accès qui mettent des vies en danger.

                La Journée mondiale du sida offre aussi l’occasion de réfléchir aux réalisations. Les pays africains ont réalisé des progrès considérables, l’évolution de la trajectoire de l’épidémie au cours de la dernière décennie étant la preuve des succès tangibles enregistrés dans la lutte contre le VIH et la riposte. Et ce, même si la charge de morbidité due au VIH est la plus élevée au monde et que les ressources consacrées à la lutte contre l’épidémie sont comparativement plus limitées.

                Des réductions notables du nombre de nouvelles infections par le VIH et de décès liés au sida sont enregistrées, et, pour la toute première fois, le nombre de nouvelles infections par le VIH a été plus élevé en dehors de l’Afrique subsaharienne en 2023. La Région africaine de l’OMS est également la Région qui a le plus progressé dans le monde vers l’atteinte des cibles 95-95-95 du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) en matière de dépistage, de traitement et de suppression de la charge virale du VIH, lesquelles cibles visent à combler les lacunes en matière de couverture et de résultats thérapeutiques.

                Sept pays ont déjà atteint ces cibles, la notation globale pour la Région étant actuellement de 90-82-76. Près de 21,3 millions de personnes sont désormais placées sous traitement antirétroviral, ce qui augmente leur espérance de vie. Le Botswana (qui a atteint le statut de niveau « argent ») et la Namibie (le statut de niveau « bronze ») ont quant à eux été reconnus pour avoir considérablement réduit les taux de transmission mère-enfant du VIH, atteignant ainsi les indicateurs requis pour les critères retenus dans le cadre de la « Voie menant à l’élimination du VIH » introduits en 2017.

                En outre, la Région africaine applique des méthodes biomédicales efficaces de prévention du VIH, les pays adoptant et mettant en œuvre rapidement des recommandations en matière de prophylaxie préexposition, et garantissant un accès accru à des options telles que la prophylaxie préexposition orale et injectable à longue durée d’action et l’anneau vaginal dapivirine.

                Cependant, malgré la disponibilité accrue de connaissances scientifiques et d’outils pour prévenir de nouvelles infections par le VIH et traiter efficacement les personnes vivant avec le VIH, la valeur de ces innovations dépend de leur accessibilité à toutes et à tous. Il s’agit là d’une question qui nécessitera des investissements supplémentaires et des réformes politiques à l’avenir.

                Nous avons l’obligation collective de protéger les droits humains, en veillant spécifiquement à ce que les soins de santé soient accessibles à toutes les personnes, sans aucune discrimination, et ceci quels que soient leur statut sérologique, leur origine, leur sexe ou leur lieu de résidence. La stigmatisation et la discrimination ne devraient pas saper les acquis et entraver nos progrès.

                Compte tenu des résultats obtenus, il est effectivement possible d’éliminer le VIH grâce aux efforts combinés des gouvernements, des partenaires, des prestataires de soins de santé, de la société civile et, surtout, des communautés. Les communautés sont des partenaires majeurs dans l’élaboration conjointe de stratégies et dans la mise en œuvre conjointe d’interventions visant à éliminer les obstacles aux soins liés aux droits humains, et nous devons veiller à ce que leurs voix soient entendues.

                La riposte au VIH est compliquée par l’incidence croissante des flambées de maladies dans la Région africaine, qui ont un impact négatif sur nos systèmes de santé déjà en difficulté. Au moment où nous accélérons notre riposte à l’épidémie, il est important que nous restions conscients du fait que des systèmes de santé solides et des approches des soins de santé intégrées et centrées sur la personne sont essentiels pour répondre de façon optimale aux besoins multiples de nos populations vulnérables.

                Profitons de cette occasion pour reconnaître les progrès accomplis, mais aussi pour renouveler notre engagement commun en faveur de l’élimination de l’infection à VIH. En protégeant le droit de chaque personne à la santé et en réduisant les nouvelles infections par le VIH, nous pouvons parvenir à une génération sans sida et assurer la pérennité de la riposte au VIH.

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              2. Thiaroye, un contentieux historique parmi d’autres…

                Thiaroye, un contentieux historique parmi d’autres…

                François Hollande avait fait un petit pas. Emmanuel Macron en fait un autre. Trop peu ? Trop tard ? Les pays et les familles des tirailleurs sénégalais et autres en attendent davantage. Peut-être une politique lisible, valable pour tous ?

                Dans une lettre à son homologue sénégalais, le chef de l’État français annonce que « la France se doit de reconnaître que la confrontation de militaires et de tirailleurs qui exigeaient l’entièreté de leur solde légitime a déclenché un enchaînement de faits ayant abouti à un massacre, le 1ᵉʳ décembre 1944, au Camp de Thiaroye ». Ne devrait-on pas se féliciter pour une telle reconnaissance ?

                Quatre-vingts ans après cet événement douloureux, l’amertume des peuples et des familles demeure. Sans doute parce que l’on a trop longtemps ignoré leurs souffrances, pratiquement incurables, désormais. Il ne faut pas s’étonner qu’une indifférence aussi longue ait des conséquences. Très peu font le rapprochement entre ces meurtrissures aggravées par le temps et le fait que la France, en Afrique, va de déconvenue en déconvenue. Ce sont de tels contentieux qui, insidieusement, alimentent les rancœurs que d’aucuns qualifient de sentiments anti-français.

                Et Paris ne peut espérer enrayer une certaine perte de vitesse dans ce qui était jadis son pré-carré en Afrique, uniquement avec des gestes ponctuels, en direction d’un pays donné, par rapport à un contentieux précis. Pour reconquérir la bienveillance des peuples africains, la France devra s’inventer une politique claire, transparente, qui ne fluctue pas à la tête des dirigeants.

                Thiaroye est tout de même un symbole important…

                Que de symboles importants, dans le flot des contentieux historiques de la France en Afrique ! Chaque ancienne colonie a les siens. Certes, Thiaroye a donné lieu, en 1988, à un film magnifique (de Sembène Ousmane, NDLR), qui aurait dû constituer un déclic. Ceux des jeunes Africains d’aujourd’hui qui ont vu ce film y découvrent des propos, des comportements qui font écho à ce qui nourrit, chez eux, les sentiments que déplorent certains. Quelques dialogues du film leur rappellent que la mentalité qui prévalait à l’époque du massacre de Thiaroye n’a pas totalement disparu.

                Le film est-il si donc si réaliste ?

                Il vaut le détour ! Ainsi, lorsque le général rassemble les officiers supérieurs pour trancher la question du paiement aux tirailleurs de ce qui leur avait été promis, on découvre deux profils dissemblables, le meilleur, juste en face du pire.

                • Mais, qu’est-ce qu’ils vont faire de tout cet argent, au fond de leurs cases ? s’interroge un officier, qui suggère de le leur changer à la moitié de sa valeur. Mais, ironise-t-il, le capitaine Raymond n’est pas de cet avis. Seulement, capitaine, vous ne connaissez pas les indigènes ! Et vous ne connaissez pas les colonies !
                • Il ne s’agit pas de connaître les colonies ou les indigènes, comme vous dites. Il s’agit de simplement respecter nos engagements, répond le capitaine. À Morlaix, une avance leur a été donnée. Avec la promesse absolue qu’ils seraient intégralement payés, dès leur arrivée à Dakar. Les combattants français blancs, eux, ont été payés !
                • Mais, chaque guerre demande une période d’austérité, lance un autre.
                • Vous n’allez pas me dire que c’est en escroquant un millier d’indigènes que la France pourra se reconstruire, réagit Raymond.
                • Escroquer, escroquer ! Nous nous sommes montrés très généreux avec eux ! La France est généreuse avec ses indigènes. D’ailleurs, nous les avons sortis de la barbarie…
                • Il ne s’agit pas de générosité, rétorque Raymond, mais de justice. Quant à la barbarie, je ne sais pas si elle est chez eux ou chez nous.
                • Et l’autre de contre-attaquer : Quant à moi, je dis que ces gens, qui sont d’un naturel primitif, ont été manipulés, voire achetés par les nazis ! Ou par les bolchéviks, pour déstabiliser l’empire ! D’ailleurs, comment auraient-ils pu revenir des camps, sinon ?

                Comment on peut dire, penser des choses pareilles ? s’emporte Raymond. Pour Hitler, les Juifs, les communistes, les francs-maçons, les Tziganes, les Noirs, tout ça, c’est à éliminer. Quant à nous, nous sommes allés chercher ces Noirs dans leurs villages, pour leur faire faire la guerre. À votre place, messieurs !

                Mais Raymond perdra son combat. Et le massacre aura bien lieu…

                Chronique de Jean-Baptiste Placca du 30 novembre 2024

              3. Le Togolais Kollins, une chanson « Douce » pour se donner un nouveau départ après deux ans d’absence

                Le Togolais Kollins, une chanson « Douce » pour se donner un nouveau départ après deux ans d’absence

                La nouvelle a fait grand bruit à Lomé. Kollins a fait son grand retour sur la scène afropop du Togo après un peu plus de deux ans d’absence. Le natif de Zowla (sud Togo) a remis sa casquette de compositeur et interprète pour aller reconquérir son public.

                Depuis 2010, Kollins est actif dans la musique de son pays, d’abord dans le rap, puis dans le r’n’b. Il détient à ce jour plusieurs récompenses prestigieuses, notamment un Togo Hip Hop Award.

                Son succès mémorable est la chanson « Ma Préférée » (2016) en duo avec la Nigériane Chidinma. C’est avec la chanson « Gbédoda (Prière) » que Kollins marquait une pause dans sa carrière le 7 mai 2022. Aujourd’hui c’est au tour de « Douce » de briller. Kollins chante l’amour une fois de plus, pour l’élue de son cœur. Un premier single qui annonce de nouveaux projets pour 2025.

                Source : rfi.fr

              4. Le cabinet SYNERGIE organise la “Soirée des Chefs d’Entreprises” le 21 décembre à Lomé

                Le cabinet SYNERGIE organise la “Soirée des Chefs d’Entreprises” le 21 décembre à Lomé

                Le Cabinet SYNERGIE a le plaisir de vous inviter à la “𝗦𝗼𝗶𝗿𝗲́𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗖𝗵𝗲𝗳𝘀 𝗱’𝗘𝗻𝘁𝗿𝗲𝗽𝗿𝗶𝘀𝗲”, un événement prestigieux qui se tiendra ce 𝟮𝟭 𝗱𝗲́𝗰𝗲𝗺𝗯𝗿𝗲 𝟮𝟬𝟮𝟰, à 𝟭𝟴𝗛𝟬𝟬, à 𝗹’𝗔𝗴𝗼𝗿𝗮 𝗦𝗲𝗻𝗴𝗵𝗼𝗿 à Lomé.


                Profitez de cette occasion pour échanger sur des thèmes clés pour votre entreprise :

                Stratégie d’entreprise applicable à la PME

                Structuration d’entreprise

                Capital humain et leadership transformationnel

                Modèle de financement

                RSE et innovations technologiques

                Croissance locale et expansion internationale
                Cette soirée sera l’opportunité de clôturer l’année en beauté et de se préparer pour des défis encore plus grands en 2025 !
                NB :

                Participation : 20 000 FCFA – Couple : 35 000 FCFA

                Lieu : Agora Senghor

                Date : 21 Décembre 2024 à 18h00

                𝗣𝗿𝗲́𝗽𝗮𝗿𝗲𝘇 𝘃𝗼𝘀 𝗰𝗮𝗿𝘁𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝘃𝗶𝘀𝗶𝘁𝗲 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝘂𝗻𝗲 𝘀𝗼𝗶𝗿𝗲́𝗲 𝗱𝗲 𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗮𝘂𝘁𝗮𝗴𝗲 𝗶𝗻𝗼𝘂𝗯𝗹𝗶𝗮𝗯𝗹𝗲.

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              5. Pour mettre fin au sida , il faut protéger les droits de chacun

                Pour mettre fin au sida , il faut protéger les droits de chacun

                À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida (1er décembre), l’ONUSIDA souligne que le respect des droits de l’homme de toutes les personnes vivant avec le VIH ou exposées au risque d’infection est essentiel pour mettre fin au sida d’ici à 2030.    

                Le monde a fait d’énormes progrès pour réduire l’impact du VIH au cours des 15 dernières années.

                Au niveau mondial, 30,7 millions de personnes – soit 77 % des personnes vivant avec le VIH – seront sous traitement en 2023, contre seulement 7,7 millions en 2010. Cette évolution s’est traduite par une baisse spectaculaire du nombre de décès liés au sida, qui a diminué de 51 % au cours de la même période.

                Au Togo, en 2023, le nombre de personnes vivant avec le VIH est estimé à 100.000 selon les Estimations Spectrum 2023 ; parmi ces personnes, 88% connaissent leur statuts sérologique et 84% étaient sous traitement ARV et 76% ont une charge virale supprimée. Il est également noté une baisse spectaculaire de 65% des nouvelles infections au VIH et 66% des décès liés au sida sur la période de 2010 à 2023.

                Cependant, malgré la mise au point d’une série de traitements et d’outils de prévention efficaces, le monde n’est toujours pas en mesure de mettre fin au sida en tant que menace pour la santé mondiale d’ici à 2030. Les progrès sont trop lents. En effet, dans au moins 28 pays, les nouvelles infections par le VIH sont en augmentation.

                Comment protéger les progrès déjà réalisés dans la lutte contre le VIH et continuer à progresser vers cet objectif vital de 2030 ?

                Un nouveau rapport de l’ONUSIDA publié avant la Journée mondiale du sida, intitulé “Take the Rights Path” (Suivons le chemin des droits), montre que le respect des droits est la voie à suivre pour une riposte au VIH qui soit solide et durable.

                Le monde peut mettre fin au sida en tant que menace pour la santé publique si les droits de l’homme de toutes les personnes vivant avec le VIH ou exposées au risque d’infection sont protégés.

                Le respect des droits des femmes et des jeunes filles est essentiel pour mettre fin à la pandémie de sida.

                La violence fondée sur le sexe accroît la vulnérabilité au VIH.

                Au Togo, selon l’EDS 2013-2024, 12,7% des femmes âgées de 15 à 45 ans déclarent avoir subi une violence conjugale récente.

                Le refus de l’éducation et de l’information met les gens en danger. Il est urgent d’investir dans l’éducation des filles et d’offrir une éducation sexuelle complète – un élément essentiel de la prévention du VIH.

                Les obstacles à la santé doivent être levés. Par exemple, plus de la moitié des pays ont des lois qui empêchent les jeunes de se faire dépister pour connaître leur statut sérologique, à moins qu’ils n’obtiennent l’autorisation de leurs parents, ce qui fait fuir les jeunes et conduit beaucoup d’entre eux à ne pas savoir s’ils vivent avec le VIH.

                Bien que de nombreux pays aient réalisé des progrès considérables pour réduire l’impact du VIH sur les enfants, l’engagement de protéger tous les enfants vivant avec le VIH et affectés par le virus n’est pas respecté. Un enfant sur trois ne bénéficie pas d’un test de dépistage du VIH au cours des deux premiers mois de sa vie, la fourniture d’une thérapie antirétrovirale à vie aux femmes enceintes et allaitantes vivant avec le VIH n’a pas augmenté au cours de la dernière décennie et la couverture du traitement du VIH est nettement plus faible pour les enfants (57 %) que pour les adultes (77 %).

                Au Togo, si l’on constate de bons progrès chez les adultes, la situation chez les enfants de 0 à 14 ans reste toujours aussi critique. Seuls 68% des enfants en 2023 ont accès à un traitement antirétroviral (contre 85% chez les adultes de plus de 15 ans et 92% chez les femmes et 74% chez les hommes).

                La criminalisation et la marginalisation des minorités sexuelles et certains groupes vulnérables sapent également les efforts déployés pour mettre fin au sida. L’adoption d’une législation encore plus sévère à l’encontre de ces groupes dans de nombreux pays augmente les niveaux de stigmatisation et de discrimination et éloigne les gens des services de traitement et de prévention du VIH.

                La réaction hostile aux droits qui menace de réduire à néant une grande partie des progrès accomplis dans la lutte mondiale contre le sida doit être combattue de front. Pour protéger la santé de chacun, nous devons protéger les droits de tous.

                Il y a de l’espoir.  

                Dans le monde entier, un certain nombre de lois qui entravaient la fourniture de services de santé publique à des groupes de personnes vulnérables ont été supprimées. On observe également une nette tendance à la suppression des lois contre-productives qui criminalisent l’exposition au VIH, la non-divulgation ou la transmission du virus.

                Le nouveau rapport de l’ONUSIDA fournit une feuille de route claire : Pour mettre fin au sida, il faut suivre la voie des droits.

                Justement, au Togo, 12,7 % des femmes dont l’âge est compris entre  15 et 45 ans confirment avoir subi une violence conjugale récente.

                « La criminalisation et la marginalisation des minorités sexuelles et certains groupes vulnérables sapent également les efforts déployés pour mettre fin au sida. L’adoption d’une législation encore plus sévère à l’encontre de ces groupes dans de nombreux pays augmente les niveaux de stigmatisation et de discrimination et éloigne les gens des services de traitement et de prévention du VIH », poursuit le communiqué.

                La solution consiste non seulement à lutter contre la stigmatisation mais aussi protéger les droits des personnes vivant avec le VIH ou exposées au risque d’infection tout en respectant ceux des femmes et des jeunes filles parce que, insiste l’ONUSIDA, la violence fondée sur le sexe accroît la vulnérabilité au VIH.

                Voici le lien pour accéder au rapport de ONUSIDA :

                https://www.unaids.org/fr/resources/presscentre/pressreleaseandstatementarchive/2024/november/20241126_world-aids-day-report

              6. Togo/Football: Ah Daré ce nullissime incompétent, DÉMISSION !

                Togo/Football: Ah Daré ce nullissime incompétent, DÉMISSION !

                Le journaliste Anani Sossou est dévasté après que certains ont déjà commencer à réclamer la tête de Nibombé Daré, le sélectionneur principal des Eperviers, dont il est proche.

                “Le Togolais adore trouver un bouc émissaire à ses déboires et abandonne toujours la proie pour l’ombre.

                Si le football togolais est tétraplégique depuis le miracle du Mondial allemand de 2006, sans doute la faute au nouveau sélectionneur national Nibombé Daré. Si les Éperviers trois fois consécutivement ont brillé de leur absence aux phases finales de la CAN avant cette 4è fois c’est la faute à ce nullissime de Daré. Si tout est paumé et noir pour le football togolais, c’est ce Daré inexpérimenté, égoïste, inutile qui est venu gâcher la redoutable équipe composée de joueurs super stars qui évoluent dans les plus grands clubs et championnats du monde. Lui qui est arrivé à la tête des Éperviers il y a à peine 3 mois.

                Or voilà qu’on a une fédération minée de problèmes avec à sa tête un président qui est là depuis plus de 8 ans déjà et dont on ne peut attribuer une once de résultat positif, un président qu’on laisse ou qu’on encense et on crie harot sur un nouvel arrivant qui est venu prendre une équipe à la ramasse et on lui attribue tous les malheurs du football togolais. Est-ce qu’on peut être plus sorcier que ça ? Le Togolais est toujours nuisible pour son frère togolais dont il ne souhaite jamais la réussite, ne l’encourage guère lorsqu’il a besoin de soutien. On a eu dans ce pays pendant 5 ans un Claude Leroy qui n’a rien apporté au football togolais mais qui était gracieusement payé par le contribuable mais le tôlée suscité par Daré n’a pas été son cas. À la limite on lui trouvait des circonstances atténuantes. Ses sorties médiatiques étaient à la limite de l’insulte mais tout lui était toléré parce qu’il n’était peut-être pas Togolais, il est un étranger et de surcroît un blanc à qui l’hospitalité et les faveurs doivent être accordées.

                Daré démission, Daré démission, Daré arrogant, Daré incompétent peut-on lire à longueur de journée sur les réseaux sociaux et cela n’est pas prêt de s’arrêter. Le crime de lèse-majesté de ce nul est son interview sur Taxi FM samedi dernier. Ah quelle bassesse ! Ceux-là qui raillent son incompétence et crient sa démission, sans doute vous savez mieux faire non ? Allez postuler pour le remplacer et donnez-nous de meilleurs résultats dans les mêmes conditions avec la même sélection et on vous applaudira.

                Cela ne vous dit rien qu’on a plus de championnat scolaire, que le championnat de D1 se joue difficilement, pour la D2 n’en parlons même pas. Cela ne vous dit rien qu’on n’a pas d’infrastructures sportives adéquates pour faire émerger des talents. Cela ne vous dit rien que les clubs sont dépourvus de moyens et n’ont pas de centres de formation. Cela ne vous dit rien qu’il faut impérativement les états généraux du sport en général et du football en particulier pour remettre les choses à plat. Tout votre narratif à vous les détracteurs et à vos sponsors c’est la nullité et la tête de Nibombé Daré. Sauf erreur de ma part, il appartient à la FTF-Fédération Togolaise de Football et au ministère des sports de le virer. Autrement il est là pour 3 ans. Cela va vous faire mal mais vous ne pourrez rien faire”.

                J’ai encore dit…

                Anani Sossou

              7. La CCIT vous donne rendez-vous à la Foire de Lomé ce 19 novembre

                La CCIT vous donne rendez-vous à la Foire de Lomé ce 19 novembre

                La Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT) vous donne rendez-vous à la 19è Foire internationale de Lomé ce mercredi 27 novembre sur sur le site du CETEF Togo 2000, à Lomé.

                Au menu de cette invitation, plusieurs activités : information sur les missions et initiatives de la CCIT-Togo, rencontre et échange avec les experts de l’institution, découverte et achat de riz togolais, entre autres.

                La Foire internationale de Lomé, c’est du 22 novembre au 8 décembre 2024 sur le thème : « Normes et qualité des produits et services : outils de compétitivité et d’accès aux marchés connectés ».

              8. Togo-Un accident sur la route Lomé-Vogan fait 3 morts

                Togo-Un accident sur la route Lomé-Vogan fait 3 morts

                Sur la route Lomé-Vogan, plus précisément au niveau de Klobatème, dans la préfecture de Zio, un accident tue trois (3) personnes et fait d’importants dégâts.

                Le triste évènement s’est déroulé ce vendredi 22 novembre 2024. Un camion de sable entre en collission avec un tricycle transportant des passagers. Le bilan est lourd : trois (3) décès enregistrés sur place, en plus d’énormes dégâts matériels.

                Communiqué du gouvernement:

              Radio Renouveau228

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