Auteur/autrice : La Rédaction

  • En Côte d’Ivoire, un jeune togolais assassiné par un drogué

    En Côte d’Ivoire, un jeune togolais assassiné par un drogué

    Un jeune togolais, âgé de 34 ans, est décédé dans la nuit du 10 au 11 décembre à Grand Lahou, une ville située à 126 km d’Abidjan. Selon les informations, il aurait été assassiné par un drogué.

    Les Togolais établis en Côte d’Ivoire sont en deuil. Pour cause, un des leurs est décédé dans des conditions indescriptibles.  Lamboni Bamimok « a  été sauvagement assassiné par un jeune drogué », croit savoir le confrère Lomebougeinfo.

    L’auteur de l’assassinat sauvé, in extrémis « des mains des compatriotes de Lamboni par la gendarmerie et a été interné à l’hôpital de Dabou pour recevoir des soins avant de répondre de ses actes devant les tribunaux », complète notre source.

    Le jeune togolais, décédé, a été enterré. Sa femme et ses quatre enfants sont inconsolables.

  • Togo: vers un boycott des partis d’opposition aux sénatoriales ?

    Togo: vers un boycott des partis d’opposition aux sénatoriales ?

    Alors que les premières élections sénatoriales de l’histoire du Togo auront lieu le 2 février prochain, plusieurs partis d’opposition ont d’ores et déjà annoncé qu’ils n’y participeront pas. Sur les quatre formations qui en sont issues à l’Assemblée, trois ont déjà fait part de leur décision de ne pas présenter de candidat. Dernière en date : L’ANC de Jean-Pierre Fabre, samedi 15 décembre.

    Ils n’y voient rien d’autre qu’une mascarade électorale. L’Alliance nationale pour le changement (ANC) de Jean-Pierre Fabre – qui en a fait l’annonce samedi 15 décembre – mais aussi les Forces démocratiques pour la République (FDR) de Paul Dodji Apevon et la Dynamique pour une majorité du peuple (DMP) de Brigitte Adjamagbo-Johnson l’ont d’ores et déjà fait savoir : eux ne prendront pas part aux premières élections sénatoriales de l’histoire du Togo qui auront lieu le 2 février prochain.

    Depuis que chacune de ces formations a obtenu un siège de député aux législatives d’avril dernier, elles dénoncent des fraudes qui ont permis, selon elles, au parti UNIR au pouvoir d’obtenir la quasi totalité des sièges à l’Assemblée et de contrôler autant de grands électeurs, ceux-là même qui choisiront les sénateurs.

    ADDI n’a pas encore fait part de sa décision

    Mais les raisons qui les poussent à ne pas vouloir prendre part aux élections sénatoriales vont au-delà. L’ANC, les FDR et la DMP considèrent aussi la mise en place du Sénat comme une simple continuité de ce qu’ils qualifient de coup d’Etat constitutionnel, à savoir l’adoption d’une nouvelle Constitution instaurant un régime parlementaire au Togo. Alors que le front Touche pas à ma Constitution évoque, lui, à ce propos, « une marche forcée pour entrer dans la 5e république », il rappelle aussi que le début du mois de février coïncidera avec le 20e anniversaire de l’accession au pouvoir de Faure Gnassingbé.

    Face à ces arguments, un cadre du parti Unir fait pour sa part remarquer que les dispositions relatives à la composition du Sénat n’ont pas changé par rapport à la Constitution précédente et que l’opposition dénonce une réforme déjà en vigueur.

    Le 4e parti d’opposition à l’Assemblée, ADDI, n’a, quant à lui, pas encore annoncé sa décision. La formation d’Aimé Gogué se concerte, en tenant compte de la composition du corps électoral. Le Sénat togolais sera composé de 61 membres, dont 41 élus au suffrage indirect par les conseillers régionaux et municipaux. Les 20 autres seront nommés par le président Faure Gnassingbé.

  • Pour les mendiants interpellés, le MMLK demande qu’ils soient “rapatriés vers leurs pays d’origine”

    Pour les mendiants interpellés, le MMLK demande qu’ils soient “rapatriés vers leurs pays d’origine”

    A l’origine de l’interpellation de 163 mendiants de rue, le Mouvement Martin Luther King (MMLK) qu’ins soient formellement identifiés et “rapatriés vers leur pays d’origine”.

    TOGO : 163 MENDIANTS INTERPELLÉS ET INTERNÉS AU CAMP LOGOPE : LE MMLK SALUE LA RÉUSSITE DE L’OPÉRATION ET FÉLICITE LE MINISTÈRE DE LA SÉCURITÉ ET L’ANPC

    Il y a quelques semaines, le Mouvement Martin Luther King (MMLK) avait saisi le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile au sujet de la situation préoccupante des mendiants qui encombrent les carrefours et les feux tricolores de la ville de Lomé.

    Il est connu de tous que cette population vulnérable est constituée d’hommes, de femmes et d’enfants, dont une grande majorité est d’origine étrangère. Le Togo, réputé pour son hospitalité, est malheureusement devenu un refuge pour ces individus qui s’y installent confortablement, parfois sans crainte ni encadrement, favorisant ainsi le développement de comportements douteux.

    À une époque où les défis sécuritaires sont de plus en plus complexes, la prudence et la vigilance doivent être de mise pour éviter toute surprise provenant d’individus mal intentionnés. Laisser la capitale ouverte sans contrôle rigoureux à ces pratiques constitue non seulement une menace pour la sécurité nationale, mais aussi un danger potentiel pour la population.

    Une réponse rapide et efficace du Ministère de la Sécurité

    En réponse à cette préoccupation légitime, partagée par le MMLK et des milliers de Togolais, le Ministère de la Sécurité, en collaboration avec l’Agence Nationale de la Protection Civile (ANPC), a procédé le 13 décembre dernier à une vaste opération d’interpellation des mendiants dans toute la ville de Lomé.

    Au total, 163 individus – hommes, femmes et enfants – ont été recensés et placés au camp des sinistrés à Logopé. Le MMLK, qui a effectué une visite sur place le 17 décembre, a pu constater les résultats concrets de cette intervention.

    Les félicitations du MMLK et un appel au rapatriement

    Le Mouvement Martin Luther King tient à féliciter le Ministère de la Sécurité ainsi que l’ANPC pour la diligence et le professionnalisme dont ils ont fait preuve en répondant rapidement à cette problématique.

    Le MMLK demande également que les personnes interpellées soient identifiées et rapatriées vers leurs pays d’origine, dans le respect de la dignité humaine et des lois en vigueur. Cette mesure permettra de garantir une meilleure gestion de la sécurité nationale et de préserver l’ordre public.

    Fait à Lomé, le 17 décembre 2024
    Mouvement Martin Luther King (MMLK)
    La voix des sans voix

  • Ademola Lookman nouveau Joueur africain de l’année

    Ademola Lookman nouveau Joueur africain de l’année

    Le Nigérian Ademola Lookman, 27 ans, est le Joueur africain de l’année 2024. Son nom a été dévoilé ce lundi 16 décembre lors d’une cérémonie des CAF Awards organisée à Marrakech au Maroc.

    Le buteur de l’Atalanta Bergame succède à son compatriote Victor Osimhen au palmarès du Joueur africain de l’année. Il devance au classement le Guinéen Serhou Guirassy et le Marocain Achraf Hakimi.

    Le palmarès des CAF Awards 2024

    Joueur de l’année

    Ademola Lookman (Nigeria, Atalanta Bergame)

    Joueuse de l’année

    Barbra Banda (Zambie, Orlando Pride)

    Entraineur de l’année (Hommes)

    Emerse Faé (Côte d’Ivoire)

    Entraineur de l’année (Femmes)

    Lamia Boumehdi (Maroc, TP Mazembe)

    Gardien de but de l’année

    Ronwen Williams (Afrique du Sud, Mamelodi Sundowns)

    Gardienne de but de l’année

    Chiamaka Nnadozie (Nigeria, Paris FC) 

    Jeune Joueur de l’année

    Lamine Camara (Sénégal, AS Monaco)

    Jeune Joueuse de l’année

    Doha El Madani (Maroc, AS FAR) 

    Équipe Nationale de l’année (Hommes)

    Côte d’Ivoire

    Équipe Nationale de l’année (Femmes)

    Nigeria

    Joueur Interclubs de l’année

    Rowen Williams (Afrique du Sud, Mamelodi Sundowns)

    Joueuse Interclubs de l’année

    Sanaa Mssoudy (Maroc, AS FAR) 

    Club de l’année (Hommes)

    Al Ahly (Égypte) 

    Club de l’année (Femmes)

    TP Mazembe (RD Congo)

  • Malgré les efforts, 150 millions d’enfants meurent « invisibles » selon l’UNICEF

    Malgré les efforts, 150 millions d’enfants meurent « invisibles » selon l’UNICEF

    « Si le taux d’enregistrement des naissances progresse régulièrement à l’échelle mondiale, 150 millions d’enfants demeurent « invisibles », regrette l’UNICEF.

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    Si le taux d’enregistrement des naissances progresse régulièrement à l’échelle mondiale, 150 millions d’enfants demeurent « invisibles » – UNICEF

    Un nouveau rapport révèle les progrès accomplis tout en mettant en évidence des disparités (particulièrement en Afrique subsaharienne) qui continuent de priver des millions d’enfants d’identité juridique

    NEW YORK, le 11 décembre 2024 — Plus de 500 millions d’enfants âgés de moins de 5 ans (soit près de 8 sur 10) ont été enregistrés à la naissance au cours des cinq dernières années, signe d’une nette progression mondiale des démarches permettant d’obtenir une identité juridique, comme le révèle un nouveau rapport de l’UNICEF publié aujourd’hui.

    Paru le jour du 78e anniversaire de l’UNICEF, ce document intitulé The Right Start in Life: Global levels and trends in birth registration, 2024 update (Pour un bon départ dans la vie : Taux et tendances en matière d’enregistrement des naissances dans le monde – Mise à jour 2024) établit le dernier état des lieux en date sur le nombre de naissances enregistrées depuis 2019. Si le taux mondial d’enregistrement des naissances atteint 77 % aujourd’hui contre 75 % à l’époque, 150 millions d’enfants de moins de 5 ans (soit environ 2 sur 10) n’ont pas été déclarés et demeurent invisibles pour les systèmes gouvernementaux.

    En outre, d’après ce rapport, plus de 50 millions d’enfants dont la naissance a été déclarée ne possèdent pas d’acte de naissance – une preuve d’enregistrement pourtant essentielle pour acquérir une nationalité, prévenir l’apatridie et faire en sorte que les enfants jouissent de leurs droits dès la naissance.

    « L’enregistrement des naissances garantit la reconnaissance juridique immédiate des enfants, posant ainsi les fondements nécessaires à leur protection contre les mauvais traitements et l’exploitation, ainsi qu’à l’accès aux services essentiels tels que la vaccination, les soins de santé et l’éducation », explique Catherine Russell, Directrice générale de l’UNICEF. « Alors que l’UNICEF défend les droits des enfants depuis 78 ans jour pour jour, nous nous réjouissons que des millions d’enfants supplémentaires puissent se prévaloir d’une identité juridique, tout en appelant à redoubler d’efforts dans ce domaine pour que chaque enfant, partout dans le monde, soit enregistré à la naissance. »

    Les progrès réalisés à l’échelle du globe s’expliquent principalement par le fait que de nombreux pays ont hissé l’enregistrement rapide des naissances au rang des priorités, en tirant parti des systèmes de santé, de protection sociale et d’éducation, en multipliant les guichets d’état civil, en dématérialisant les démarches et en supprimant les frais s’y rapportant.

    Le taux d’enregistrement des naissances s’établit désormais à 95 % en Amérique latine et dans les Caraïbes, à 94 % en Asie de l’Est et du Sud-Est et à 78 % en Asie centrale et du Sud. L’Afrique subsaharienne, en revanche, accuse un retard important avec un taux d’enregistrement de 51 %, et recense plus de la moitié des enfants non déclarés dans le monde (90 millions).

    Parmi les régions d’Afrique subsaharienne, les progrès et les taux s’avèrent très disparates. Alors que l’Afrique australe arrive en tête avec 88 % de naissances enregistrées, c’est l’Afrique de l’Ouest qui affiche la plus forte amélioration en 15 ans, avec un taux atteignant désormais 63 %. Le Togo figure parmi les pays qui ont réussi à se démarquer. Déjà l’adoption du décret sur la gratuité de l’enregistrement des naissances en 2022 et le renforcement de l’interopérabilité entre les centres de santé et les centres d’état civil, ont contribué à renforcer l’enregistrement des naissances des enfants dans les délais légaux. Les régions d’Afrique de l’Est et d’Afrique centrale, quant à elles, ferment la marche avec des taux de 41 %. Or, compte tenu de la lenteur des progrès et de la croissance rapide de la population infantile en Afrique subsaharienne (où vivront la majorité des enfants du monde d’ici quelques décennies), en l’absence d’évolution, plus de 100 millions d’entre eux courront le risque de ne pas être enregistrés à la naissance après 2030.

    De nombreuses familles, partout dans le monde, continuent de rencontrer des obstacles entravant l’enregistrement des naissances, notamment le faible engagement politique dans ce domaine, les nombreuses visites requises auprès des services d’état civil et les longues distances à parcourir pour s’y rendre, la méconnaissance des formalités à accomplir, les frais inabordables et les coûts prohibitifs indirects liés aux démarches et, dans certaines régions, la discrimination fondée sur le genre, l’origine ethnique ou la religion.

    Malgré ces difficultés, plusieurs pays ont toutefois réalisé d’importants progrès. En Afrique subsaharienne, le Botswana est parvenu à l’enregistrement universel des naissances, tandis que la Côte d’Ivoire a dépassé la barre des 90 %. Le Rwanda, la Sierra Leone et la Tanzanie, entre autres exemples, ont également affiché une amélioration constante de leur taux d’enregistrement au cours de la décennie écoulée. Ces exemples de réussite offrent des modèles précieux dont d’autres pays peuvent s’inspirer.

    Pour garantir que chaque enfant soit reconnu et protégé, l’UNICEF appelle par ailleurs à prendre les cinq mesures clés suivantes :

    •            Enregistrer chaque enfant à la naissance afin de jeter les bases d’une approche de l’identité juridique fondée sur le cycle de vie ;

    •            Simplifier les formalités pour améliorer les services fournis et favoriser la transformation numérique ;

    •            S’appuyer sur les programmes en matière de santé, de protection sociale et d’éducation pour renforcer l’enregistrement des naissances ;

    •            Mettre en œuvre les réformes juridiques nécessaires pour rendre les systèmes d’enregistrement des faits d’état civil et de statistiques de l’état civil plus inclusifs et équitables ;

    •            Donner les moyens aux communautés de faire valoir leur droit à la mise en place de services d’enregistrement des faits d’état civil.

    « Malgré les progrès accomplis, un trop grand nombre d’enfants ne sont toujours pas déclarés ni recensés et demeurent des faits invisibles aux yeux des gouvernements ou de la loi », ajoute Catherine Russell. « Chaque enfant a le droit d’être enregistré et de recevoir un acte de naissance qui lui permette d’être reconnu, protégé et soutenu. »

    L’article 7 de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant stipule que chaque enfant doit être enregistré « aussitôt » après sa naissance et a dès celle-ci le droit à une identité. En savoir plus.

    Ces estimations se fondent sur des données comparables recueillies entre 2014 et 2023 dans un sous-ensemble de 173 pays représentant 98 % des enfants âgés de moins de 5 ans à l’échelle mondiale. Pour environ 80 % de ces pays, les données disponibles les plus récentes datent des cinq dernières années. Ces données sont notamment issues d’enquêtes nationales représentatives menées auprès des ménages comme les enquêtes en grappes à indicateurs multiples (MICS) et les enquêtes démographiques et de santé (EDS), de statistiques provenant des systèmes d’état civil, de recensements et d’autres enquêtes nationales représentatives ayant recours à une méthodologie comparable.

    À propos de l’UNICEF

    L’UNICEF, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, œuvre à la protection des droits de chaque enfant, où qu’il soit, en particulier ceux des plus défavorisés et des plus difficiles à atteindre. Dans plus de 190 pays et territoires, nous mettons tout en œuvre pour aider les enfants à vivre, à s’épanouir et à réaliser leur potentiel.

  • Au Togo, Pareflam sécurité lance officiellement ses activités

    Au Togo, Pareflam sécurité lance officiellement ses activités

    Bien qu’elle ait reçu l’autorisation d’installation il y a trois ans, c’est seulement ce samedi 14 décembre que la société Pareflam sécurité a lancé officiellement ses activités au Togo. Lors d’une conférence de presse organisée à Bè-Beach Lomé.

    Enfin Pareflam securité se dévoile au public. Au cours d’une rencontre organisée ce week-end à Lomé avec les médias, Bruno Kossikuma Vonor, son fondateur, a expliqué longuement les contours de son entreprise, spécialisée dans la formation et l’installation (vidéo protection, alarme incendie, alarme intrusion, interphone, fibre optique).

    Elle intervient plus concrètement dans le gardiennage, la surveillance et la sécurité incendie, la formation des agents de sécurité, entre autres.

    Dirigée par  le colonel Adressim Agarim, un officier de l’armée togolaise à la retraite, Pareflam sécurité, se veut une un centre de formation d’agents et de formateurs de sécurité. Le besoin se fait sentir. Dans le pays, il n’existe pas encore une structure spécialisée privée dans la formation du personnel qualifié destiné à la sécurité et à la sûreté.

    C’est en cela que la société fondée par Bruno Kossikuma Vonor, un expert en risque incendie et explosion ayant fait ses preuves pendant trois décennies dans l’hexagone, est un plus dans ce secteur.

    Cette entreprise forme des agents de sûreté, sécurité et prévention (ASSP), de service de sécurité incendie et assistance à personne (SSIAP) et sécurité des activités d’importance virale (SAIV). Avec la possibilité d’obtenir des diplômes reconnus par les autorités françaises.

    Pareflam sécurité est plus qu’une société de gardiennage. Son leitmotiv,  « Votre sécurité notre devoir » en dit plus long sur son objectif. 

  • L’Effondrement de la plateforme supérieure de la passerelle piétonne d’Agoè Zongo fait plusieurs morts

    L’Effondrement de la plateforme supérieure de la passerelle piétonne d’Agoè Zongo fait plusieurs morts

    Officiellement, la percussion  de la plateforme supérieure de la passerelle piétonne d’Agoè Zongo  a fait huit (8) morts selon le gouvernement.

  • Pour le bonheur des peuples

    Pour le bonheur des peuples

    Très peu suffit, parfois : la chute d’une dictature en place depuis un demi-siècle, une alternance démocratique sans heurts… Ici, c’est le Ghana et la Syrie qui régalent. Sur une planète où le pire semble presque toujours certain, 2024 s’achève sur quelques notes d’espérance.

    Dimanche dernier était un jour de fête, à Accra comme à Damas. Au Ghana, la liesse populaire saluait l’élection de John Dramani Mahama et la consolidation d’une démocratie, tandis qu’en Syrie, elle célébrait la chute d’une dictature héréditaire. Pourquoi vouloir à tout prix relier ces deux événements, survenus dans deux mondes a priori opposés ?

    Bien des réalités politiques aberrantes, encore vécues par quelques peuples africains, transparaissent dans les méthodes maffieuses de cette dictature familiale qui vient de tomber à Damas. Il se trouve par ailleurs qu’au Ghana, comme dans presque toute l’Afrique, vivent d’importantes communautés libanaises, proches de la Syrie, ou syriennes. Autrefois, en Côte d’Ivoire, les adultes appelaient Syriens, y compris les Libanais. Pas par confusion de ces peuples voisins, mais parce que tous connaissaient l’histoire, la géographie et les imbrications entre ces deux peuples. Certains Libanais d’Afrique sont, en fait, des Syriens, qui n’éprouvent pas la nécessité de rectifier, même là où des Libanais, à tort ou à raison, sont indexés pour une connivence coupable avec quelques fonctionnaires véreux. Il y en a, certes, mais la plupart sont des travailleurs acharnés, qui peinent à joindre les deux bouts, et réprouvent tout autant les comportements de ceux des leurs qui jettent l’opprobre sur tous.

    Aussi, lorsque, depuis Accra, Abidjan, Cotonou ou Dakar, les Africains observent ce à quoi les politiques, en Syrie comme au Liban, ont réduit leur peuple, contraint de s’exiler pour espérer survivre, ils ne peuvent pas ne pas compatir à leur détresse. Le mal que les Assad, père et fils, ont fait à la Syrie et aux Syriens leur rappelle les torts que font, en Afrique, certains politiciens à leur propre peuple. Le fait que Bachar el-Assad ait rejoint le parti des perdants trouve donc un écho auprès de nombreux Africains, heureux de voir les espérances des Syriens enfin comblées.

    Mais pourquoi relie-t-on, au Ghana, la victoire de John Dramani Mahama à la mauvaise gestion de Nana Akufo-Addo ?

    Parce que les Ghanéens n’apprécient pas ce qu’il a fait de leur économie, avec cette inflation paralysante, qui n’épargne personne. Nana Akufo-Addo est, de tous les chefs d’État qui se sont succédé depuis le renouveau démocratique, en 1992, celui qui désirait le plus ardemment le pouvoir. Et, dans une Afrique en quête de leaders qui lui rendent sa fierté, il avait le discours pour plaire. Mais la seule rhétorique ne pouvait suffire à combler un peuple averti, sûr de ses conquêtes démocratiques, et en attente de résultats palpables.

    Akufo-Addo ne pouvant plus être candidat, c’est donc son vice-président et son parti qui paient pour ses insuffisances. Les électeurs ghanéens savent sanctionner la mauvaise gestion, comme ils l’avaient fait, il y a huit ans, avec John Dramani Mahama, congédié après un premier mandat, pour ses contre-performances économiques. Le cedi ghanéen avait alors perdu près de 37 % de sa valeur. C’est en cela que la démocratie peut être un excellent levier pour le développement économique : elle oblige les dirigeants à fournir des résultats, sous peine d’être licenciés par les urnes.

    Certains pays de la sous-région donnent l’air de bien s’en sortir, économiquement, même sans une démocratie franche et sincère…

    Peut-être pensez-vous à ceux, protégés par leur appartenance à la zone Franc, dont les contre-performances se diluent dans le bien-être des autres. Pour ceux-là, le franc CFA est, certes, un beau paravent. Mais, même entre États d’une même zone monétaire, il y a les pays qui se tiennent bien, et les autres. Le masque, un jour ou l’autre, finit par tomber, fatalement. Et le temps n’est plus loin où, partout, les dirigeants devront bien gérer, au nom des comptes qu’ils doivent à leurs électeurs. Lorsque l’on sait devoir craindre la sanction de son peuple, on gouverne toujours dans son intérêt. Là réside toute la différence avec les régimes autocratiques.

    Pour le reste, si les Ghanéens rappellent aujourd’hui aux affaires un homme congédié pour avoir échoué huit ans plus tôt, c’est parce que, partout, les peuples ont le sentiment qu’ils vivaient mieux, hier, qu’ils ne vivent aujourd’hui. Comme disait naguère, autour du damier, un ancien de mon quartier, à Lomé, « hier était beau ! ». Hier semble toujours plus beau ! Enfin, souvent…

    Chronique de Jean-Baptiste Placca du 14 décembre 2024

  • Togo-Le Mouvement LDP appelle à la libération des détenus politiques

    Togo-Le Mouvement LDP appelle à la libération des détenus politiques

    Le mouvement Lumière pour un développement dans la paix (LDP) appelle à la constitution d’un front contre le maintien en prison des détenus politiques au Togo.

    Déclaration du mouvement Lumière pour un Développement dans la Paix (LDP) relative à la déclaration universelle des droits de l’homme.

    Il y a quelques jours le département d’État américain a rendu public son rapport sur la situation des droits de l’homme.
    Pour le cas du Togo, ce rapport à mis en exergue un ensemble de fais.


    Dans un premier temps, il a relevé le cas des arrestations et détentions arbitraires, un système judiciaire contrôlé, une corruption généralisée, ce qui contraste avec les déclarations des autorités togolaises.


    En suite, le non respect de l’intégrité de la personne humaine en prenant l’exemple de Kossi Bamoï-Bé mort en détention le 6 juin 2023 et d’autres cas cellulaires.


    A ce jour aucune enquête n’a été organisé pour mettre la lumière sur tous ces cas. On dénote aussi l’impunité au sein des forces de sécurité, les conditions de détention exécrables avec surpopulation casserole à 180 %, une violation de la constitution et des lois de la République, une absence de procès public avec une justice non indépendante et non impartiale, une corruption de la justice surchargé, des prisonniers politiques détenus malgré une décision de la cour de justice de la CEDEAO.


    La liberté d’expression est en péril avec l’arrestation et l’emprisonnement des journalistes, la censure et la restriction liée à la diffusion des informations sur les réseaux sociaux, l’interdiction de réunion et de rassemblement des organisations de la société civile et des partis politiques de l’opposition, une violation de la loi évoquant les risques pour la sécurité et le non respect des dispositions administratives sur tout en ce qui concerne les activités des partie politique dans certaines zones, une surveillance de tous les déplacements des leaders de l’opposition, des militants et de la société civile, des responsables syndicaux emprisonnés.
    Une corruption élevée dans le gouvernement avec le rapport de la cour des comptes du 1er février 2023 resté sans suite.
    Le 9 février 2023 le président de la cour suprême a déclaré que la corruption est le deuxième sport le plus pratiqué dans le pays après le football.


    Le 18 juin 2023, suite à l’interdiction de sa conférence de presse, le groupe de Thomas Koumou a publié un rapport sur la gestion du budget du ministère du développement à la base de 2009 à 2023, relevant le caractère de la mauvaise gestion des finances publiques.
    Le 7novembre 2024 un eurodéputé du nom de Monsieur Fernand carthésier des Pays-Bas a saisi par correspondance le gouvernement togolais a sur la question des détenus politique au Togo et a interpellé le gouvernement par rapport à la situation des 93 détenus en violation de la constitution et des engagements internationaux en l’occurrence la charte africaine des droits de l’homme et des peuples, la tragédie humaine suite au 9 décès en détention et une procédure régulière et demande de mettre fin aux arrestations arbitraire et un engagement du Togo envers les principes démocratiques.


    On note également qu’une mobilisation internationale est en train de s’organiser avec la vice-présidente de l’Assemblée nationale française qui a apporté son soutien aux détenus politiques et à la population togolaise, de même le groupe de “la France insoumise” qui a apporté également son soutien au peuple togolais. En Europe un groupe de parlementaires représentant 40 partis politiques européens a pris position et exige la libération des 93 détenus politiques et le respect de toutes les décisions de la cour de justice de la CEDEAO concernant la libération de tous les détenus politiques.


    A cet effet, le mouvement Lumière pour le Développement dans la Paix (LDP) lance un appel à tous les anciens détenus politiques à savoir: OURO DJIKPA Tchatikpi, AGOUZOU Rikardo Aklesso, Gérard HADJA, NABOUDJA Bouraïma EKLOU Jean et tous ceux qui ont été victimes de la détention arbitraire, de même que tous les anciens exilés politiques comme Jean KISSI et bien d’autres personnes engagées pour constituer un front, en collaboration avec toutes les organisations politiques et de la société civile qui font déjà un travail remarquable en ce qui concerne la libération de tous les détenus politiques au Togo, pour un front commun pour l’apaisement de la situation politique et la restaurer la République.

            Faire à Lomé le 10 décembre 2024
    
                            le président
    
    
                       OURO-AKPO Tchagnaou
  • Togo-Eau potable bientôt pour les habitants d’Agbata Lanzo

    Togo-Eau potable bientôt pour les habitants d’Agbata Lanzo

    Un forage est en construction grâce à la députée Esther Ayélé Gabiam et l’Organisation non gouvernementale Koweitienne Direct Aid dans le village d’Agbata Lanzo.

    Le village Agbata Lanzo, situé dans la Commune des Lacs 3, aura bientôt un forage photovoltaïque pour permettre aux habitants d’avoir accès à l’eau potable. 

    Grâce à l’élue du peuple Esther Ayélé GABIAM ce projet a été lancé en début du mois de décembre 2024 en présence de plusieurs personnalités politiques, administratives et les autorités locales et la population.

    Cette démarche de la députée, consistant à offrir de l’eau potable à la population de Agbati Lanzo,  s’inscrit dans une vision de développement durable visant à améliorer les conditions de vie dans cette localité confrontée à des problèmes vitaux de base.

    Pour la députée, ce forage photovoltaïque en construction poursuit double objectif important. Il assurera d’une part l’approvisionnement en eau potable de qualité aux habitants d’Agbata Lanzo et aux centres d’écrits de la région. Et d’autre part contribuera lutter contre les maladies diarrhéiques et cholériques, qui n’épargnent pas les zones qui manquant des infrastructures sanitaires appropriées.

    Il est à noter que ce projet va se réaliser dans l’intervalle de deux (02) mois. Ce forage photovoltaïque sera doté de caractéristiques techniques avancées.

    A en croire Bako Abdoul-Wadoud, responsable dudit projet, le forage sera d’une hauteur de 12 mètres à partir du sol naturel, équipé d’un système photovoltaïque et disposera d’une capacité de stockage de 18 mètres cubes d’eau.

    Les quelques habitants d’Agbata Lanzo présents à cette cérémonie de lancement des travaux n’ont pas manqué d’exprimer leur joie et saluer la gratitude envers Esther Ayélé GABIAM qui a pensé à eux à travers ce projet salutaire. Ils ont promis apporter leur contribution pour sa réussite  afin qu’il profite à toute la communauté villageoise d’Agbata Lanzo.

    Ce forage, une des étapes dans un programme ambitieux porté par la députée, est réalisé avec l’appui financier et le soutien de l’ONG Koweitienne Direct Aid.

    Esther Ayélé GABIAM a dans son programme 32 postes de forages à réaliser dans toute la préfecture des Lacs outre ceux qui sont déjà effectifs au cours de son premier mandat contribuant de sa manière à l’amélioration de l’accès à l’eau potable pour les populations.  Elle s’engage comme elle l’a toujours fait au bien-être de ses concitoyens.

    A.J.K

Radio Renouveau228

Ceci fermera dans 0 secondes