Auteur/autrice : La Rédaction

  • Wilfried Semedo : la seule chose à faire, c’est disparaître pour un moment (partie 1)

    Wilfried Semedo : la seule chose à faire, c’est disparaître pour un moment (partie 1)

    Il arrive un moment dans la vie de chaque personne où il a besoin de faire stop pour recalibrer sa vie. Laisse-moi te parler !

    Lorsque ton environnement devient trop bruyant, quand les options des autres embrouillent tes pensées et la distraction te poussent dans toutes les directions, sachent que ce sont des signes qu’il te faut disparaitre. Disparaitre ici ne veut pas dire s’enfuir en courant ou fuir ses responsabilités. Cela veut simplement dire « se retirer dans une quiétude qui te permet de réfléchir », de te recharger émotionnellement et physiquement.

    La plus puissante chose à faire, c’est de s’arrêter (ralentir ou au besoin faire machine arrière). Tu n’es pas sans savoir que la vie de nos jours va à une vitesse effrénée, à un rythme presque insoutenable avec la pression sociale insidieuse et il est très facile de s’habituer à ces bruits assourdissants et incessants.

     Dans ces conditions, être constamment disponible et connecté, être constamment en mouvement se confondent facilement à la productivité ou au succès. C’est plutôt dans un moment de quiétude, dans un moment de silence et de tranquillité que la vraie croissance s’opère, que la vraie productivité se constate à travers des résultats qui ont du sens. Lorsqu’on disparaît pour un moment, on détient la clé du plein potentiel pour produire des résultats durables.

    Se mettre en retrait pour un moment est un acte intentionnel pour se protéger contre le gaspillage d’énergie mais aussi d’attention car à un moment, on a du mal à savoir ce qui mérite vraiment notre attention, notre priorité et de facto, notre énergie. C’est aussi un acte volontaire pour se recentrer, se redécouvrir mais le plus important, faire des choix qui valent la peine.

    Tu l’aurais compris, depuis un moment il n’y a plus de publications sur cette page !

    La suite va suivre.

    Coach Wilfried Semedo

  • Droit à la santé des paysans, plus de 1000 places à pourvoir d’ici 2025, annonce le président de AIMES AFRIQUE, prof Serge Michel KODOM

    Droit à la santé des paysans, plus de 1000 places à pourvoir d’ici 2025, annonce le président de AIMES AFRIQUE, prof Serge Michel KODOM

    L’ONG AIMES-AFRIQUE lance un appel à candidatures pour la création d’une plateforme panafricaine  dans l’optique de renforcer les soins de santé en zonez rurales. Une initiative qui fait suite à l’Appel de Genève.

    Plateforme

    Vendredi 20 septembre 2024 à son siège à Lomé. Le Prof Honoraire Serge Michel KODOM, président fondateur de l’Association internationale des médecins pour la promotion de la santé et de l’éducation en Afrique (AIMES AFRIQUE), lance,  au cours d’une rencontre avec la presse, un appel à candidatures pour la création d’une plateforme de 1000 organisations.

    Une invitation adressée aux organisations de la société civile (OSC) opérant dans les milieux ruraux sur le continent. Avec une promesse de soutien au financement de leurs projets novateurs au profit des paysans.

    La création de cette plateforme  s’origine dans l’Appel de Genève de 2019. Cette année-là, AIMES AFRIQUE a organisé une conférence internationale en terre helvétique sur les problèmes liés à l’accès des soins de santé en milieux ruraux en Afrique.

    Couverture sanitaire universelle

    Cette rencontre, à laquelle ont pris part plusieurs acteurs du système de santé sur le continent, a débouché sur ce qui est convenu de nommer désormais l’Appel de Genève. Celui-ci rappelant les causes des inégalités sociales en matière de santé sur le continent et ce qu’il faut faire pour réduire cette fracture. L’une des recommandations reste la promotion du droit à la santé des paysans et autres personnes vulnérables en milieux ruraux. 

    AIMES AFRIQUE ambitionne, à travers le financement des projets, de vulgariser ledit droit d’une part, et d’autre part, de fédérer les actions des OSC opérant dans les zones rurales sur cette problématique à travers donc la création d’une plateforme de 1000 organisations dans le but d’atteindre la couverture sanitaire universelle en Afrique.

     « Nous avons décidé de donner l’opportunité aux OSC travaillant en zones rurales en Afrique d’adhérer une  plateforme à l’échelle continentale pour soutenir les initiatives entreprises dans leur communautés », explique M. KODOM.

    Et d’enchaîner : « Il est également question de créer un cadre d’échanges sur les bonnes pratiques dans les différentes régions de l’Afrique. L’appel à candidatures est ouvert à toutes les OSC du continent pour appartenir à cette grande famille de professionnels et de bénéficier des subventions pour leurs projets retenus ».

    Vingtième anniversaire

    Les Organisations de la société civile, potentielles candidates, ont jusqu’au 20 décembre 2024, pour s’inscrire. En janvier 2025, les projets retenus seront rendus publics au cours d’une grande conférence célébrant les noces de porcelaine de AIMES AFRIQUE.

    La santé humaine, santé animale, sante environnementale, couverture sanitaire universelle, promotion du droit à la santé et One Health sont les six domaines retenus pour la confection des projets.

    « Les conditions de participations sont entre autres : une existence légale datant d’au moins trois ans, présenter des rapports d’activité et financier des trois dernières années et adhérer à l’Appel de Genève », souligne le Président Fondateur de AIMES AFRIQUE.

    Pour postuler, les OSC doivent s’adresser à AIMES AFRIQUE sur info@aimes-afrique.org ou  + 228 : 70 18 39 39/ 90 02 85 95. L’autre moyen de postuler est le scanne de ce code QR.

    Appel à candidatures et de sélection des OSC travaillant en zones rurales pour intensifier les actions en faveur des couches vulnérables et la promotion du droit à la santé des paysans en Afrique
    👉🏼 https://forms.gle/XGYVh65Jfb2GdiaN7

    Perspectives

    L’autre moment important de la conférence de presse de ce 20 septembre est l’annonce des activités du dernier semestre de l’année. Il est prévu une mission médico chirurgicale foraine gratuite du 28 septembre au 02 octobre 2024 dans la préfecture de la Kozah, une autre  et en novembre dans la région centrale, au Togo donc. Il se prépare, en outre, l’inauguration des bâtiments scolaires avec le lancement officiels des activités des clubs santé créés dans les établissements du secondaire.

  • Gabon-Justice, richesse des nations solides

    Gabon-Justice, richesse des nations solides

    La crédibilité d’un État se mesure davantage à sa capacité à traiter de la manière la plus équitable ses pires adversaires qu’à son aptitude à leur rappeler sans cesse en quoi eux ont été injustes ou mauvais.

    Dans une interview, cette semaine sur RFI, Marc Ona Essangui, « numéro deux » du Sénat de transition au Gabon, a laissé entendre que ce dont se plaint l’ex-président Ali Bongo, dans sa lettre ouverte diffusée ce 18 septembre, est exactement ce que son régime a fait vivre, quatorze années durant, aux familles gabonaises. L’ex-figure de la société civile ne risque-t-elle pas de se voir accuser de prôner la loi du talion ?

    Marc Ona semblait insister, surtout, sur le fait que la douleur d’ Ali Bongo face à la détention de son épouse et de son fils n’était ni supérieure ni inférieure à celles infligées à de nombreuses familles, éprouvées durant ses deux mandats. Il est affligeant de devoir rappeler à ceux qui exercent le pouvoir aujourd’hui que les situations d’oppression qu’ils créent ou imposent aux autres peuvent, demain, se retourner contre eux. Ali Bongo est peu crédible, lorsqu’il prêche le pardon, la tolérance et supplie les Gabonais de ne pas céder à l’esprit de vengeance, en punissant son épouse et son fils. Et s’il peine tant à s’attirer la compréhension de ses concitoyens, c’est en raison du rapport quelquefois violent qu’il avait au pouvoir politique. Il n’a pas fait, à leur égard, preuve de beaucoup de compassion. Sa sincérité est sujet à caution, mais cela n’enlève rien au droit des siens à jouir d’une justice impartiale, si tant est qu’ils sont justiciables. Ce que dit cette ultime initiative du désarroi du président déchu du Gabon est que les mensonges que vous proférez au pouvoir, la violence que vous faites subir aux autres, finissent fatalement par vous desservir, et cela survient, en général, au moment où vous avez le plus besoin d’être cru.

    Pourquoi faire payer ses fautes à son épouse et à son fils, alors qu’il dit assumer pleinement ses fautes et ses échecs ?

    La crédibilité de cette responsabilité assumée a posteriori ne convainc manifestement pas, de la part d’un homme à qui l’on ne connaissait pas une telle humilité. Et le hold-up électoral qu’il s’apprêtait à perpétrer n’aurait fait que proroger les insuffisances qu’il dit assumer. Pour bien des Gabonais, le coup d’État du 30 août 2023 était salvateur. Lorsqu’ils étaient dans l’incapacité de résoudre les problèmes de leur peuple, quelques dirigeants africains célèbres ont passé la main, plutôt que de s’octroyer des mandats indus, perdus dans les urnes : Léopold Sédar Senghor, Julius Nyerere quelques autres… Quant à l’innocence de son épouse et de son fils, certains des putschistes qui l’ont renversé étaient les témoins privilégiés de leur rôle, au moment où Ali Bongo, diminué par la maladie, n’exerçait plus la réalité du pouvoir. C’est aussi ce que Marc Ona, à mots à peine couverts, a laissé entendre sur RFI, à propos de Sylvia et Noureddin Bongo, en précisant qu’ils étaient en détention pour des délits et non pour avoir été l’épouse et le fils d’Ali Bongo. Il a tout dit, en affirmant que le président déchu avait abandonné son pouvoir au profit de ses enfants, de son épouse et de ses amis.

    Pour Marc Ona, la transition œuvre pour que le prochain président de la République ne retombe pas dans les mêmes travers…

    Oui, selon lui, les militaires seraient en train de tout reconstruire, car les institutions laissées par Ali Bongo seraient dans un état de délabrement total. Il n’empêche. La preuve du sérieux de ce qu’ils entendent faire de leur patrie passe par la justice, des procès équitables pour tous, puissants ou misérables. Même en période de remise en état des institutions, le justiciable a droit à des informations claires sur ce qui l’attend. Le flou ne peut que conforter ceux qui, par le passé, déniaient toute justice aux autres. L’enjeu immédiat, ici, est donc d’ôter tout doute, quant aux suspicions de règlements de comptes que suggère la lettre ouverte de l’ex-président. Car la crédibilité d’un État se mesure davantage à sa capacité à traiter de la manière la plus équitable ses pires adversaires, qu’à son aptitude à leur rappeler sans cesse en quoi eux ont été injustes ou mauvais.

    Chronique de Jean-Baptiste Placca du 21 septembre 2024

  • Commensalité des rivaux: causes et conséquences…Les explications de Togbui Dagban-Ayivon

    Commensalité des rivaux: causes et conséquences…Les explications de Togbui Dagban-Ayivon

    La commensalité des rivaux (Alokpli en langue Ewé), est source de beaucoup de jeunes au Togo et même dans la sous-région ouest-africaine. De quoi parle-t-on exactement? Quelles sont ses causes et conséquences? Togbui Dagban-Ayivon, le chef traditionnel d’Adakpamé, lève le voile sur ce phénomène.

    La tête couronnée s’est exprimé sur les plateaux de la radio Nana FM lors de l’émission “Grand débat”. Une opportunité pour lui de livrer encore quelques secrets…

  • Au Sénégal, un ancien garde-corps de Macky Sall en garde à vue

    Au Sénégal, un ancien garde-corps de Macky Sall en garde à vue

    Considéré comme l’homme-clé de la gestion de la sécurité sous Macky Sall, entre 2012-2024, Jérôme Bandiaky est placé en garde à vue à la division des investigations criminelles. Pour une enquête, disent les autorités compétentes.

    Jérôme Bandiaky, chargé de la sécurité de l’Alliance pour la République (APR), le parti de l’ex-président du Sénégal Macky Sall, et de la protection personnelle de ce dernier quand il était notamment président de la République, a été interpellé dans la nuit de ce mercredi 18 septembre dans son domicile.

    Il est détenu dans les locaux de la division des investigations criminelles pour enquête. Pour le moment, peu d’informations filtrent sur les motifs de son interpellation. Néanmoins certaines sources croient savoir qu’il est interrogé sur la disparition de deux sous-officiers. Une affaire datant de 2021.

  • L’ONG La Chaîne de l’Espoir organise une course de l’espoir à Lomé

    L’ONG La Chaîne de l’Espoir organise une course de l’espoir à Lomé

    Ce samedi 21 septembre, l’ONG française La Chaîne de l’Espoir organise la 5ème édition de la « Course de l’espoir » au stade Omnisport de Lomé à partir de 14h.

    Cette course sportive et solidaire, soutenue par l’Ambassade de France au Togo, permet de collecter des fonds qui contribueront à financer l’opération d’une douzaine d’enfants malades au Centre Hospitalier Universitaire Sylvanus Olympio en novembre prochain.

    Le principe ?

    Réaliser le maximum de tours du stade Omnisport de Lomé, chaque tour effectué permettant de collecter 1 000 franc CFA.

    Source: Ambassade de France

  • Elom 20ce, un conteur hors du temps

    Elom 20ce, un conteur hors du temps

    Elom 20ce créé l’évènement en ce mois de septembre 2024 avec la sortie de son cinquième album studio Hors-Temps. Un projet dense de 17 titres que le Togolais a composés en toute spontanéité, accompagné du pianiste de jazz ghanéen Kamarou Kwaku Anthony, et qu’il défendra sur la scène de la Dame de Canton, à Paris, le 18 septembre. Entre poésie, rap et rituels vaudou, rencontre avec un artiste définitivement hors du temps.

    RFI Musique : Dans votre présentation, vous décrivez Hors-Temps comme une composition live. Pouvez-vous nous expliquer le concept de cet album ? 

     
    Elom 20ce : C’est une histoire de deux passionnés de musique, un pianiste et un cogneur de l’invisible, qui se sont retrouvés en studio il y a quatre ans. Et un album est sorti de cette rencontre musicale. Cet album, c’est aussi pour vomir beaucoup de choses qu’on a longtemps gardé en nous. Il était important de les sortir. C’était une séance de transe en studio parce que ce n’est que quatre ans après qu’on est finalement prêts à partager cet album. Ce n’est qu’en écoutant l’album que le public va comprendre pourquoi. Hors-Temps est un concept que moi-même, je continue de méditer. L’inspiration m’est venue au Togo. En langue éwé, le mot qui signifie “futur” est aussi le même qui signifie “passé”. Donc être Hors-Temps, c’est ne pas être dans la gamme ni dans le mouvement que nous demande le système. C’est être un peu aussi en avance sur son temps. Parfois, c’est juste être décalé, c’est important.

    Vous dévoilerez les 17 titres de l’album sur scène le 18 septembre, ce n’est pas courant de le faire. Pourquoi avez-vous privilégié cette approche ? 


    Rien qu’avec le titre Hors-Temps, vous comprenez que ce ne sera pas quelque chose d’habituel. Imaginez-vous sur l’eau, sur une péniche, avec un pianiste qui apporte de la tendresse. Lorsqu’on enregistrait cet album, j’ai demandé à mon pianiste de s’inspirer de Herbie Hancock qui mange la sauce aloma (plat togolais “djenkoumè” ndlr). Donc il y aura un chef cuisinier (le pianiste), et puis un storyteller, pas un rappeur. Moi, un cogneur de l’invisible. Parce qu’on sait que le verbe, chez nous, c’est porteur d’imaginaire. Et on a envie que les gens se réveillent. Ce concert sera une communion entre ceux qui aiment la musique profonde et les textes profonds aussi.

    Et justement, parlons du processus de création de cet album, comment se sont connectés le pianiste et le storyteller ?


    Kamarou Kwaku Anthony, c’est mon pianiste. On s’est rencontré grâce à un grand musicien jazz du Togo et du Ghana qui s’appelle Fafa. Un jour, Fafa m’a fait croire qu’il ne se sentait pas bien. Il m’a dit Kamarou va me remplacer. Et Kamarou avait assisté à toutes les répétitions, et on ne s’est plus quitté depuis. Ce que j’aime chez ce frère, c’est cette envie de toujours se dépasser, de ne pas rester enfermé. Et je suis allé vers lui parce que je pense que c’était lui qui comprenait le mieux ce que je voulais faire. Je pense qu’il complète mon travail parce que mes propos peuvent être parfois très durs. Et j’ai compris avec le temps que ce qui est lourd, c’est avec légèreté qu’on le porte. En définitive, c’est une belle alchimie entre deux cogneurs de l’invisible. Lui avec ses doigts et moi avec ma voix.

    Combien de temps cela vous a pris pour composer ce disque ?


    Hors-Temps est un recueil de textes, c’est le travail de plusieurs artistes visuels plasticiens togolais. Par exemple, il n’y aura qu’un seul vinyle qu’on va vendre aux enchères. J’ai véritablement travaillé sur ce projet de mars à juin 2020. J’ai écrit les textes à cette époque-là. Puis je suis allé au studio avec plein de textes que je prenais au pif, sans répéter, sans ordre d’enregistrement, jusqu’à épuisement. Je disais à Kamarou “essaye tel truc comme ça” tu vois. Et le résultat est intéressant. Hors-Temps, c’est comme une invitation studio, pour plonger le public dans l’ambiance d’enregistrement. Et je pense que c’est important aussi qu’on montre ça aux gens qui nous soutiennent. Pour que, nous aussi, on prenne conscience que la place qu’on a, ce sont ces gens-là qui nous la donnent. En 2020, je n’étais pas prêt à défendre ce projet. C’est comme une nuit, j’ai traversé. J’ai été traversé par plein d’histoires. Et ce sont ces histoires que je raconte. Il y a des histoires qui m’ont semblé très invraisemblables. Mais j’ai voulu quand même m’offrir cette vulnérabilité-là pour raconter certaines choses dures. Donc trois mois d’écriture, une nuit pour l’enregistrer, attendre quatre ans pour le donner au public.

    Hors-Temps est un projet que vous avez créé également pour les artistes, car vous souhaitez éveiller les consciences des acteurs de l’industrie du disque et du divertissement. Dites-nous en plus ?


    Aujourd’hui, je pense souvent à la façon dont les artistes vivent. Hors-Temps c’est aussi se poser ces questions. Quand on ne contrôle pas notre musique. J’essaie de me battre pour contrôler ma production, mais aujourd’hui la distribution, c’est compliqué. Puis je pense que, aujourd’hui plus que jamais, l’artiste doit monter sur scène. C’est comme ça qu’on doit le faire. C’est de cette pensée qu’est partie l’idée de faire des live sessions. C’est un projet qui a été écrit pour la scène, même si j’ai envie de ne faire que sept concerts, pas plus. Ça commence à Paris le 18 septembre, ça finira à Lomé. Je dirai les dates au fur et à mesure.

    Qu’aimeriez-vous que l’on retienne de vous avec cet album Hors-Temps ?
    Avec ce projet, j’aimerais assumer le fait que je sois hors temps parce que pendant longtemps, je ne l’ai pas assumé. Ça peut sembler prétentieux de le dire. Je cogne l’invisible, c’est une façon de reconnaître le côté spirituel du travail qu’on fait. Je ne parle pas que de moi, mais de tous ceux qui nous ont précédés. Tous les ancêtres qui sont encore avec nous parce que nous sommes une continuité de ce qui nous a précédé. C’est ça être hors temps : traverser les époques et se poser les questions existentielles que chaque génération pourra se poser. On ne peut pas être sûr de ce que sera demain, mais au moins, on peut regarder dans le passé de temps en temps et se dire qu’on a accompli quelque chose de bien. Rendez-vous à Paris pour en découvrir plus.

    Elom 20ce, Hors-Temps (Asrafo Records) 2024
    Site officiel d’Elom 20ce / Facebook / Instagram / YouTube

    Source: RFI/musique

  • Tradition dans l’air du temps : faut-il réformer le rite initiatique au Togo ?

    Tradition dans l’air du temps : faut-il réformer le rite initiatique au Togo ?

    Le débat sur la place actuelle de la tradition dans les sociétés africaines n’est pas nouveau. Il a d’ailleurs resurgi en ces temps fiévreux du « panafricanisme ». Dans les discussions formelles et informelles deux camps s’affrontent souvent : conservateurs et réformateurs encore appelés progressistes. Le Togo n’échappe pas aux forums de discussions sur les réseaux sociaux où récemment la problématique d’adaptation des rites traditionnelles à la modernité a suscité des approches de réformes de la cérémonie Adifo.

    Aperçu

    Les échanges ont porté sur Adifo. C’est une institution séculaire par laquelle les jeunes filles sont éduquées dans le but de devenir de bonnes épouses, de bonnes mères ou des prêtresses. Elle est un rite éducatif qui se déroule dans un couvent à travers lequel la société contrôle l’éducation des jeunes filles et les prépare à l’exercice de leurs futurs rôles sociaux féminins. Cette tradition se pratique dans une aire géographique du sud du Togo, Adangbé.

    Anani Akakpo-Ahianyo, ancien enseignant chercheur à l’Université de Lomé a consacré une étude à cette dans tradition. Dans son ouvrage intitulé « Histoire des Adangbé », il renseigne que ces jeunes filles apprennent la poterie et la vannerie, l’économie domestique, la morale sociale et la morale religieuse.

    « L’initiation des « Adifosi » constitue pour la jeune fille Adangbé, la porte d’entrée dans une nouvelle société, celle des adeptes d’ « Adifo ». C’est l’appartenance à une nouvelle classe sociale. Et l’initiée est intégrée dans son humanité sociale. Elle est donc née à nouveau parce qu’ayant changé de statut et familiarisée avec les normes qui cimentent la société adulte et devient par conséquent un exemple de moralité. Cette initiation est scellée par la scarification, une marque indélébile que portent les initiées », précise l’universitaire.

    L’universitaire, de son côté, va au-delà d’une simple scarification. « La triple scarification consacre cette métamorphose, elle authentifie ce nouveau statut supérieur. Elle est un signe social d’appartenance à une classe d’âge supérieure et une expression pertinente du passage de la vie biologique à la mort, et de la mort à la renaissance sociale. Cette mutilation inventée par les ancêtres symbolise les transmutations invisibles afin de souligner à quel point l’« Adifosi» répond au modèle archétypal de la société, puisque le paraître exprime l’être », explique-t-il.

    Tout le rite, poursuit le chercheur, « est jalonné de prières à Mawu (Ndrl Dieu Tout-Puissant), à « Adifo » et aux ancêtres souvent invoqués sous forme litanique ». « Certaines attitudes des « Adifosi » reflètent leur désir de communion avec le Tout-Puissant par le truchement d’« Adifo » l’onction fréquente durant la claustration, le port de colliers faits d’intestins prélevés sur les chèvres rituelles, les offrandes alimentaires et financières à « Adifo » et la consommation des mêmes mets que ce dernier », fait savoir Anani Akakpo-Ahianyo.

    Réformes

    Dans l’air du temps actuel que le continent africain traverse, il est observé la résurgence des traditions africaines. Ce renouveau culturel et cultuel porté par la ferveur d’un certain panafricanisme avec l’arrivée des putschistes aux pouvoirs dans certains pays ravive des positions voire des tensions. Comme cela a été le cas quelques jours sur une plateforme WhatsApp au Togo.

    Les chantres du soudain regain de fascination pour les cultures africaines font des émules. Ces derniers n’hésitent pas à inviter à un certain passé « glorieux » des cultes ancestraux. « Ces gardiens du temple » recouvrent du poil de la bête par le vent « panafricain ». Cependant, leurs chevauchées subites rencontrent ceux qu’ils qualifient à tort ou à raison de mécréants. Ces derniers, des progressistes n’hésitent pas à faire savoir leur position. Dans la discussion sur le réseau social cité plus haut, ils proposent des réformes dans la pratique du rite initiatique Adifo.

    « Je n’ai rien contre un quelconque rite initiatique. Je déplore le fait de forcer un enfant par à entrer dans un couvent pendant que ses camarades sont à l’école ou sont en apprentissage », dénonce Adjo Djokidou, une revendeuse, elle-même Adifosi. Aujourd’hui, propose l’Adifosi, « on doit trouver une formule qui ne prive pas certains de leur droit élémentaire c’est-à-dire, la scolarisation ». « Notre époque est révolue », rappelle celle qui est passée par le couvent.

    Lui nous allons l’appeler Roger. Il a préféré garder l’anonymat et renchérit. « On ne peut plus priver un jeune aujourd’hui de l’école parce qu’il doit entrer dans un couvent ou suivre une cérémonie initiatique », dit-il catégorique. « La logique voudrait qu’on la fasse pendant les vacances où le concerné a le temps tant est qu’il le veuille », suggère-t-il.

    Certains de ceux qui appellent à la réforme de la tradition pointent du doigt le rapt subi par des enfants au nom de la tradition. Selon eux, des adolescentes sont parfois retirées par force à leurs parents pour suivre l’initiation. Elles paient ainsi le prix des vœux que leurs familles ont fait préalablement avant leur naissance, d’après toujours les détracteurs des conservateurs.

    En toile de fond du débat sur le poids de la tradition, son adaptation sur les réalités actuelles. Yao Ameyitovi, un guide spirituel basé à Lomé, la capitale togolaise, semble couper la poire en deux. « Dans les traditions, il y a des choses qui doivent rester en l’état. D’autres doivent évoluer », tranche -t-il.

    Pour lui, beaucoup de traditionnalistes aujourd’hui ont compris qu’il est plus que nécessaire de déroger sur certaines règles. Le shaman déplore toutefois que certains rechignent à suivre la nouvelle dynamique qui consiste à ne plus perdre du temps à quelque dans un couvent. « Ce qui peut se faire en trois mois voire une année, pourrait l’être de nos jours en une journée, une semaine tout au plus », préconise Yao Ameyitovi.

    Kossivi AMETOWOGBLONA

  • Au Togo, fin des belles vacances, l’école recommence

    Au Togo, fin des belles vacances, l’école recommence

    C’est la fin des belles vacances. C’est l’école qui recommence. La nouvelle année scolaire a démarré ce lundi 16 septembre sur l’ensemble du territoire togolais pour 30.000 élèves du primaire et du secondaire.

    Ça y est. L’année scolaire 2024-2025 vient de démarrer, après quelques mois passées loin du tableau et des tables-bancs.

    Selon le gouvernement, toutes les conditions sont remplies pour que tout se passe bien tout au long de l’année, pour une éducation de qualité : construction de nouvelles salles de classe, recrutement d’enseignants, poursuite du programme de couverture sociale dénommée « School Assur », entre autres.

  • L’UFC « rend un vibrant hommage à » Aduayom et Aïdam

    L’UFC « rend un vibrant hommage à » Aduayom et Aïdam

    Ces deux personnalités, décédées il y a quelques jours, ont fait d’ «  importantes contributions au long processus d’enracinement de la démocratie et de développement » du Togo, retient l’Union des forces de changement (UFC).

    COMMUNIQUÉ DE L’UFC

    (Relatif au décès de Martin ADUAYOM de la CDPA et Georges AÏDAM d’UNIR)

    L’Union des Forces de Changement : UFC a appris par voie de presse le rappel à Dieu de deux acteurs politiques Togolais qui ont marqué le processus démocratique. Il s’agit du Professeur Martin Adimado ADUAYOM de la Convention Démocratique des Peuples Africains : CDPA et de M.Georges Kwawu AÏDAM de l’Union pour la République : UNIR.

    L’Union des Forces de Changement : UFC et son Président National Dr Gilchrist Sylvanus OLYMPIO saluent la mémoire de ces deux acteurs politiques qui ont fait leurs parts dans la longue marche de notre pays vers la démocratie et l’Etat de Droits.

    Le Professeur Martin Adimado ADUAYOM, ancien Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche de 2006 en 2010 était le Secrétaire Général Adjoint, chargé des Relations Extérieures de la CDPA et enseignant d’universités.

    M. Georges Kwawu AÏDAM, ancien Ministre de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, était également vice-Président du parti UNIR depuis sa fondation. Ancien membre du Comité d’Action pour le Renouveau : CAR (opposition), Georges Kwawu AÏDAM a servi en tant que Directeur de Cabinet de l’ancien Premier Ministre feu Me Apollinaire Yawovi AGBOYIBOR.

    Les deux acteurs politiques ont participé activement au processus démocratique et ont pris part à divers dialogues et signatures d’accords notamment l’Accord Politique Global (APG) signé le 20 Août 2006, dans un effort de réconciliation nationale entre le pouvoir et l’opposition.

    L’Union des Forces de Changement : UFC rend un vibrant hommage à ces deux acteurs politiques pour leurs importantes contributions au long processus d’enracinement de la démocratie et de développement de notre cher pays, le Togo.

    L’Union des Forces de Changement : UFC réitère ses condoléances les plus attristées à leurs familles biologiques et politiques ainsi qu’a tout le peuple Togolais.

    Que la terre leur soit légère et que brille à leurs yeux la lumière sans déclin.

                  Fait à Lomé, le 13 septembre 2024

                  Pour le Bureau Directeur de l’UFC,

                  Le Secrétaire Général

                   Edwards Teddy MENSAH

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