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  • Kara : dans les montagnes de Koumondè, la source d’une nouvelle bataille pour l’eau

    Kara : dans les montagnes de Koumondè, la source d’une nouvelle bataille pour l’eau

    À plusieurs kilomètres de toute habitation, dans les montagnes de Koumondè, le site de Sara s’apprête à devenir l’un des points stratégiques du futur dispositif d’alimentation en eau potable de Kara. C’est ici que doit être aménagée la prise N°1 du projet, avec une retenue destinée à sécuriser la ressource et à permettre, après traitement, l’acheminement de l’eau jusqu’aux populations. Une particularité du site pourrait surtout alléger considérablement les coûts d’exploitation : sa position en hauteur doit permettre une distribution par gravité.

    Il faut parcourir plusieurs kilomètres dans la brousse avant d’atteindre le site de Sara. L’accès n’est pas évident. Mais au bout du chemin, le paysage révèle une donnée essentielle pour le futur approvisionnement en eau potable de Kara : l’altitude.

    C’est dans cette zone des montagnes de Koumondè que le ministre délégué auprès du ministre de l’Aménagement du Territoire, chargé de l’Eau et de l’Assainissement, Séna Alipui, a conduit une délégation technique pour visiter le site devant accueillir la prise N°1 du nouveau système d’adduction d’eau de la ville de Kara.

    À ses côtés figuraient notamment Yawo Ewoenam Zégue, secrétaire général par intérim du ministère, et Djibril Soulemana Hamissou, directeur de la Planification, des Études et des Travaux à la SP-EAU.

    Sur place, l’enjeu apparaît clairement : capter, stocker, traiter puis acheminer une ressource suffisante pour répondre durablement aux besoins d’une ville confrontée depuis plusieurs années à des difficultés d’approvisionnement.

    Sara, une réserve stratégique pour Kara

    Le dispositif prévu repose sur deux sites de captage. Le site visité à Sara constitue l’un des éléments majeurs de cette architecture.

    « Nous sommes sur le site où il est prévu de faire la prise N°1 pour l’adduction d’eau potable de la ville de Kara », a expliqué Séna Alipui au cours de la visite.

    L’aménagement doit notamment comprendre une digue destinée à constituer une réserve. L’objectif est de disposer d’une quantité d’eau suffisante pour sécuriser l’approvisionnement au fil des saisons, y compris lorsque les conditions hydrologiques deviennent moins favorables.

    Cette logique de stockage est au cœur du projet. Les documents de passation de marchés de la SP-EAU prévoient en effet des ouvrages de captage, de traitement, de stockage ainsi que des réseaux d’adduction et de distribution. Le financement du projet est assuré notamment par le Fonds koweïtien pour le développement économique arabe et la Banque islamique de développement.

    Le projet global représente environ 27 milliards de francs CFA. Il doit permettre d’améliorer la desserte de plus de 200 000 personnes, soit environ 40 000 ménages, dans Kara et plusieurs localités environnantes. L’objectif annoncé est également de faire passer le taux d’accès à l’eau potable dans la ville de Kara de 50 % à 75 %.

    L’ambition ne consiste donc pas simplement à ajouter quelques points d’eau au réseau existant. Il s’agit de modifier l’architecture même de l’alimentation en eau de la région.

    Une eau qui pourrait descendre naturellement vers Kara

    La particularité du site de Sara tient surtout à sa topographie.

    Selon les explications fournies lors de la visite, le point de captage se trouve à une altitude supérieure à celle de la ville de Bafilo et du périmètre desservi. Cette configuration doit permettre, après traitement, de faire circuler l’eau par gravité, sans recourir au pompage pour son acheminement vers les populations.

    « De ce site jusqu’à la population, on a 30 km. Ce sera facile parce qu’ici, nous sommes en élévation », a expliqué le ministre.

    Cette donnée topographique pourrait être déterminante dans l’exploitation future de l’ouvrage. En limitant le recours au pompage sur certaines portions du système, la configuration gravitaire peut contribuer à réduire les besoins énergétiques et à simplifier l’acheminement de l’eau.

    Mais avant que l’eau ne coule naturellement vers les populations, tout un ensemble d’infrastructures devra être réalisé. Le projet prévoit notamment des ouvrages de captage, des conduites, des équipements de traitement et des réservoirs.

    Les informations techniques publiées dans le cadre des marchés du projet font état, pour certaines composantes, d’une capacité de captage pouvant atteindre 500 m³ par heure, d’une nouvelle station de traitement d’environ 10 000 m³ par jour, ainsi que d’un réservoir de 5 000 m³ à Kara-Sud.

    À terme, la capacité globale de production doit passer d’environ 12 000 à 22 000 m³ d’eau par jour.

    Le défi de la saison sèche

    Le choix d’une retenue à Sara répond à une difficulté bien connue des systèmes d’alimentation en eau : la disponibilité de la ressource ne doit pas dépendre uniquement des périodes de fortes précipitations.

    La construction d’une digue et d’une capacité de stockage vise précisément à constituer une réserve mobilisable lorsque les débits diminuent. La sécurisation de la ressource apparaît d’autant plus importante que les autorités togolaises ont récemment reconnu les difficultés d’approvisionnement rencontrées dans plusieurs régions du pays. Pour Kara, le gouvernement présente le nouveau projet comme une réponse structurelle aux limites du dispositif existant.

    La rivière Sara occupe depuis plusieurs années une place dans les réflexions sur l’avenir hydraulique de Kara. Les documents de planification de la SP-EAU mentionnaient déjà la mobilisation de ses eaux comme une solution destinée à renforcer durablement le système d’alimentation de la ville.

    Le passage du projet sur le papier à la réalité du terrain marque donc une étape importante.

    Sur le site de Sara, au milieu de la végétation et loin des grands centres urbains, l’enjeu paraît presque paradoxal : il faut d’abord construire de lourds ouvrages dans un environnement difficile d’accès pour ensuite permettre à l’eau de parcourir des dizaines de kilomètres avec, en partie, la seule force de la gravité.

    Pour Kara, le pari est de taille : transformer une ressource naturelle située dans les montagnes en un service public régulier et sécurisé.

    Le chantier devra désormais répondre à plusieurs exigences : la qualité des ouvrages, la capacité réelle de stockage, la disponibilité de la ressource pendant les périodes sèches, l’efficacité du traitement et la fiabilité des conduites jusqu’aux zones desservies.

    Le projet est porté par la Société de patrimoine eau et assainissement en milieu urbain et semi-urbain (SP-EAU). Les procédures de passation de marchés prévoient précisément des travaux de captage, de traitement, de stockage, d’adduction et de distribution.

    Le défi n’est donc plus seulement de trouver de l’eau. Il est désormais de faire en sorte que cette eau, une fois captée et traitée, arrive effectivement aux robinets, en quantité suffisante et de manière durable.

    À Sara, dans les montagnes de Koumondè, le chantier commence loin des regards. Mais son aboutissement se mesurera beaucoup plus bas, dans les quartiers de Kara et les localités environnantes, là où des milliers de familles attendent surtout une chose : ouvrir le robinet et trouver de l’eau.

  • A Kara, 200 000 habitants au rendez-vous de l’eau

    A Kara, 200 000 habitants au rendez-vous de l’eau

    Le chantier est lancé, les milliards sont mobilisés. À Kara et dans plusieurs localités voisines, plus de 200 000 personnes attendent désormais que les promesses se transforment en robinets. Avec plus de 13 milliards de francs CFA déjà engagés, le Projet d’alimentation en eau potable veut changer durablement la donne. Mais après le coup de pioche, le véritable défi commence : livrer l’eau aux populations.

    Le décor est planté. À Kara, le lundi 28 septembre 2026, le gouvernement a officiellement donné le coup d’envoi d’un vaste projet destiné à renforcer l’approvisionnement en eau potable de la ville et de ses environs. Une opération d’envergure qui devrait bénéficier à quelque 200 000 personnes, soit environ 40 000 ménages.

    Présidant la cérémonie, le ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, Séna Alipui, a placé la barre haut. L’objectif affiché est de faire passer l’accès à l’eau potable de la situation actuelle à une couverture de trois familles sur quatre à Kara. « Nous voulons que, demain, trois familles sur quatre à Kara aient accès à l’eau potable, là où une seule y avait accès hier », a-t-il déclaré.

    Une ambition qui devra désormais résister à l’épreuve du terrain.

    Plus de 13 milliards sur la table

    Le projet s’appuie sur plusieurs infrastructures destinées à augmenter les capacités de captage, de traitement, de stockage et de distribution.

    Le premier lot, confié à China Geo-Engineering Corporation pour 8,6 milliards de francs CFA hors taxes, prévoit notamment un captage sur la rivière Sara, capable de fournir 500 m³ d’eau par heure. Une conduite de 8,3 kilomètres permettra d’acheminer l’eau brute vers une nouvelle station de traitement d’une capacité d’environ 10 000 m³ par jour.

    Le programme prévoit également une bâche d’eau traitée de 750 m³, la réhabilitation de la station de Bafilo, une centaine de branchements domestiques et vingt bornes-fontaines.

    Deuxième pièce du dispositif : un réservoir de 5 000 m³ à Kara Sud. Sa construction a été attribuée à ASI BF pour un montant de 3,57 milliards de francs CFA.

    À ces deux lots s’ajoutera le financement additionnel de la Banque islamique de développement. Il doit notamment permettre la réalisation d’une retenue d’eau brute, de 1 300 branchements, d’une piste d’accès aux installations de Sara et la réhabilitation d’environ 25 kilomètres de conduites dans la ville de Kara.

    Le défi : tenir face aux sécheresses

    L’un des enjeux majeurs du projet sera de sécuriser la ressource pendant la saison sèche. La retenue d’eau doit permettre de conserver les volumes disponibles pendant les périodes de crue afin de faire face aux déficits hydriques lorsque les niveaux d’eau diminuent.

    Une réponse qui intervient dans un contexte où le changement climatique accentue les incertitudes sur la disponibilité de la ressource.

    Le gouverneur de la région de Kara, le général de brigade Adjitowou Komla, a résumé l’enjeu en quelques mots : « L’eau, pour un territoire, c’est la vie. » Santé, scolarisation, activités économiques et conditions de vie dépendent directement de la capacité à assurer un approvisionnement régulier.

    La SP-EAU sera au cœur de la mise en œuvre. Sa directrice générale par intérim, Dr Avumadi Massan, a promis une exécution rigoureuse, avec une attention particulière portée à la qualité des ouvrages et au respect des délais.

    La veille du lancement, les autorités avaient inspecté plusieurs sites stratégiques, notamment Sara, le barrage de la Kozah, Lèziyo et le futur site de forage.

    Le message du gouvernement est désormais clair : après les annonces et le coup de pioche, place aux résultats. Séna Alipui a appelé les différents intervenants à travailler avec « méthode, célérité et exigence », tout en invitant les populations à s’approprier les ouvrages.

    Car pour les habitants, l’équation est simple : les milliards investis devront, à terme, se mesurer à l’eau qui coule effectivement des robinets.

    Le projet est lancé. Reste à savoir quand les 200 000 bénéficiaires pourront réellement en mesurer les effets. Le calendrier précis des travaux n’a pas été communiqué lors de la cérémonie.

  • L’UFC en congrès : bilan, réorganisation et perspectives au menu

    L’UFC en congrès : bilan, réorganisation et perspectives au menu

    Réunie en congrès ordinaire le 8 août à Lomé, l’Union des Forces de Changement (UFC) entend faire le bilan de ses activités, définir ses orientations politiques et réaffirmer son attachement à l’héritage de l’« Ablodé » dans un contexte institutionnel renouvelé.

    L’Union des Forces de Changement (UFC) tiendra son congrès ordinaire le samedi prochain à Lomé. Cette rencontre statutaire réunira les délégués du parti autour du thème : « De l’Ablodé au développement harmonieux », avec pour objectif de faire le point sur la vie de la formation politique et de définir ses orientations pour les prochaines années.

    Un rendez-vous statutaire pour dresser le bilan et fixer les perspectives

    Prévu trois ans après le précédent congrès organisé en août 2023, ce nouveau rendez-vous intervient dans un contexte marqué par l’évolution du paysage institutionnel togolais. Selon les organisateurs, les travaux permettront d’évaluer les actions entreprises depuis le dernier congrès, d’examiner le fonctionnement interne du parti et de débattre de ses perspectives dans le cadre de la Cinquième République.

    Les congressistes devraient également adopter plusieurs résolutions portant sur le renforcement de l’organisation de l’UFC et sur ses orientations politiques en vue des prochaines échéances.

    Fondée en 1992, l’Union des Forces de Changement figure parmi les plus anciennes formations politiques du Togo. Dirigée par Gilchrist Olympio, elle se revendique de l’héritage de Sylvanus Olympio, premier président du Togo indépendant.

    Entre héritage historique et vision du développement

    Le thème choisi, « De l’Ablodé au développement harmonieux », traduit la volonté affichée par l’UFC d’établir un lien entre les idéaux ayant marqué sa création et les enjeux actuels du développement national. Le terme « Ablodé », qui signifie « liberté » ou « indépendance » en éwé, occupe une place importante dans l’histoire politique du pays et dans l’identité du parti.

    À travers cette thématique, l’UFC entend mettre en avant une réflexion axée sur le développement économique, la cohésion nationale et la stabilité, tout en réaffirmant les valeurs qui fondent son engagement politique.

    Au-delà des travaux statutaires, ce congrès offrira également aux responsables du parti l’occasion de s’adresser à leurs militants et sympathisants sur la place que l’UFC entend occuper dans le paysage politique togolais. Les conclusions et résolutions issues des délibérations sont attendues à l’issue de cette journée de congrès.

  • Inondations à Lomé : le gouvernement monte au front

    Inondations à Lomé : le gouvernement monte au front

    Le ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, Séna Alipui, multiplie les inspections afin d’accélérer les travaux d’assainissement dans les zones à risque.

    Face aux conséquences des fortes pluies qui ont récemment frappé Lomé et sa périphérie, le gouvernement accélère la mise en œuvre de son dispositif de réponse. Ce dimanche 5 juillet, le ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, Séna Alipui, a effectué une nouvelle tournée d’inspection sur plusieurs sites sensibles de la capitale afin d’évaluer l’état des ouvrages, identifier les zones critiques et renforcer les interventions engagées dans le cadre de la gestion post-inondation.

    Accompagné du directeur de l’Assainissement, Agbéwounou Séméglo, ainsi que du secrétaire général par intérim du ministère, Yawo Ewoenam Zégué, le ministre a entamé sa visite par un point d’étape sur les chantiers d’assainissement en cours. La délégation s’est ensuite rendue sur le boulevard Eyadéma, au niveau du Bar 3K, avant de poursuivre sa mission dans plusieurs quartiers exposés aux risques d’inondation.

    Points noirs identifiés pour des interventions rapides

    L’une des étapes majeures de cette tournée a conduit la délégation dans la commune du Golfe 1, où deux sites ont retenu l’attention des autorités : une décharge de déchets solides et le quartier d’Akodessewa.

    Sur le premier site, les observations se sont révélées plutôt rassurantes. « Nous avions constaté qu’il n’y a pas assez de problème », a indiqué le directeur de l’Assainissement, Agbéwounou Séméglo, soulignant l’amélioration de la situation grâce aux actions déjà entreprises.

    En revanche, le constat est plus préoccupant à Akodessewa, où d’importantes stagnations d’eau persistent, augmentant les risques sanitaires et les désagréments pour les populations. La délégation a également inspecté le canal de décharge du 4e Lac, où un débordement a été observé. Selon les responsables techniques, cette situation résulte principalement d’un déficit d’entretien de l’ouvrage. Une équipe spécialisée a été immédiatement mobilisée afin de procéder aux travaux nécessaires pour rétablir un écoulement normal des eaux.

    La tournée s’est poursuivie dans la zone portuaire, notamment à Boko, avant de s’étendre au Golfe 6 avec plusieurs arrêts à Baguida, Dévégo et Kagnikopé.

    À Dévégo, les autorités ont découvert une zone entièrement submergée. Les équipes techniques ont rapidement procédé à une amélioration du système de drainage afin de rediriger les eaux stagnantes vers le bassin du Zio, une mesure destinée à limiter les risques d’aggravation des inondations dans ce secteur particulièrement vulnérable.

    Mobilisation gouvernementale face aux inondations

    Au terme de cette mission, le directeur de l’Assainissement s’est voulu rassurant quant à la suite des opérations. « Cette visite a permis d’identifier les différents sites où nous pouvons intervenir. Nous prévoyons d’autres visites dans les jours à venir », a déclaré Agbéwounou Séméglo, laissant entendre que les actions de terrain seront intensifiées au fil des prochaines semaines.

    Cette nouvelle descente illustre la volonté du ministère de privilégier une gestion de proximité, fondée sur l’observation directe des réalités du terrain et une réponse rapide aux situations d’urgence.

    Elle s’inscrit dans le cadre des mesures arrêtées par le ministère délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement pour faire face aux conséquences des récentes inondations qui ont affecté plusieurs quartiers de Lomé. Sous l’impulsion du Président du Conseil, le gouvernement maintient une forte mobilisation afin de limiter les impacts des intempéries et de protéger les populations.

    Les interventions sont conduites en étroite collaboration avec l’Agence nationale de la protection civile (ANPC), l’Agence nationale d’assainissement et de salubrité publique (ANASAP), les partenaires techniques et financiers ainsi que plusieurs organisations humanitaires. L’objectif est d’assurer une assistance rapide aux ménages sinistrés, de rétablir progressivement la circulation dans les zones touchées et de prévenir de nouveaux épisodes de stagnation des eaux.

    Le déclenchement du Plan ORSEC vient renforcer cette coordination nationale en facilitant le déploiement des moyens humains et matériels nécessaires. Au-delà des opérations d’urgence, cette dynamique traduit la volonté des autorités de consolider durablement les infrastructures d’assainissement afin de rendre Lomé plus résiliente face aux effets récurrents des fortes pluies.

  • Lomé après les eaux : la riposte contre l’insalubrité est lancée

    Lomé après les eaux : la riposte contre l’insalubrité est lancée

    Entre pompage des eaux et évacuation massive des déchets, le gouvernement accélère les opérations pour prévenir une crise sanitaire après les récentes inondations à Lomé.

    Les pluies diluviennes qui se sont abattues ces derniers jours sur Lomé et sa périphérie ont laissé derrière elles un lourd tribut : quartiers submergés, routes impraticables, eaux stagnantes et montagnes de déchets charriés par les intempéries. Si les inondations ont progressivement commencé à se résorber, un autre défi, tout aussi préoccupant, s’impose désormais : éviter qu’une catastrophe sanitaire ne succède à la catastrophe naturelle.

    C’est dans ce contexte que le ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, Séna ALIPUI, a effectué les 4 et 5 juillet une tournée de terrain sur plusieurs sites stratégiques de la capitale. L’objectif est clair : vérifier l’état d’avancement des travaux d’assainissement engagés dans le cadre de la gestion post-inondation et accélérer la remise en état des quartiers les plus durement touchés.

    Mobilisation d’urgence sur les zones inondées

    Quelques jours seulement après les fortes précipitations, les équipes techniques sont déjà à pied d’œuvre sur plusieurs fronts. Priorité absolue : évacuer les importantes quantités d’eau stagnante qui continuent d’envahir certains bassins et axes routiers.

    Le ministre et sa délégation ont visité les sites de Caméléon, Tokoin Tamé, Togo 2000, Awatamé et Accordéon, où les opérations de pompage se poursuivent sans interruption. À Avédji, une nouvelle motopompe est venue renforcer le dispositif existant afin d’accélérer l’écoulement des eaux.

    À Babakopé, un système de refoulement sur près de 800 mètres est désormais opérationnel, tandis qu’à Tokoin Tamé, l’entreprise BESSAC procède à l’installation de trois pompes pilotées par cabine et à la pose de 400 mètres de conduites DN 200 pour améliorer durablement les capacités d’évacuation.

    De nouvelles installations sont également en cours dans plusieurs points critiques, notamment dans la dépression située à proximité de l’école primaire de Kotokoli Zongo, où les eaux sont dirigées vers un exutoire sécurisé afin de limiter les risques de nouvelles accumulations.

    Pour Séna ALIPUI, l’urgence ne se limite pas au retrait des eaux. « Nous avons constaté un problème d’insalubrité général et il faut rapidement y remédier puisqu’il va continuer à pleuvoir », a-t-il déclaré, rappelant que les eaux de ruissellement contaminées constituent un terrain propice au développement des maladies hydriques.

    Offensive contre les dépotoirs

    Une fois les eaux évacuées, un autre chantier s’impose : celui des déchets. Les inondations ont mis en évidence la prolifération de dépotoirs intermédiaires et sauvages qui entravent l’écoulement des eaux et aggravent les risques environnementaux.

    Le ministère a ainsi lancé une vaste opération d’enlèvement des ordures dans plusieurs quartiers de Lomé. L’entreprise Sara Group a été mobilisée avec un important dispositif logistique comprenant une cinquantaine de camions-bennes chargés d’acheminer les déchets vers le Centre d’enfouissement technique (CET) d’Aképé.

    Les opérations concernent notamment les dépotoirs de Boka, du Triangle des Rails, du marché d’Agoè-Zongo et d’Akato. Au-delà de l’amélioration du cadre de vie, cette intervention vise également à empêcher que les déchets ne soient entraînés vers les bassins de rétention, où ils risqueraient de bloquer ou d’endommager les équipements de pompage.

    Au cours de sa visite, le ministre n’a pas caché son exigence quant au rythme des travaux. « Vous devez faire le maximum pour aller très vite de sorte que toutes ces ordures soient dégagées au bout d’une semaine », a-t-il lancé aux équipes de Sara Group.

    Prévenir plutôt que subir

    Pour les autorités, cette opération ne saurait être une réponse ponctuelle. Une fois les dépotoirs nettoyés, les communes concernées seront appelées à assurer une surveillance permanente des sites afin d’empêcher leur réoccupation par des dépôts anarchiques d’ordures.

    Les dépotoirs sauvages identifiés feront également l’objet d’un programme d’évacuation, tandis que les mairies devront renforcer leurs dispositifs locaux de collecte et de gestion des déchets.

    Au-delà de l’urgence, cette mobilisation traduit une volonté d’améliorer durablement la résilience de Lomé face aux épisodes de pluies extrêmes, dont la fréquence s’accroît sous l’effet des changements climatiques. Les autorités misent ainsi sur une combinaison d’interventions techniques, d’assainissement urbain et de responsabilisation des collectivités locales pour réduire les impacts des inondations et préserver la santé des populations.

    Dans une capitale régulièrement confrontée aux aléas climatiques, le succès de cette stratégie dépendra autant de la rapidité des interventions actuelles que de la capacité des acteurs publics et des citoyens à inscrire l’assainissement dans la durée.

  • Une usine verte pour contrer les inondations

    Une usine verte pour contrer les inondations

    À Adétikopé, le Togo accélère sa transition écologique en misant sur une industrie innovante au service de l’assainissement durable et de la lutte contre les inondations.

    Le Togo franchit une nouvelle étape dans sa politique de développement durable. Une usine de préfabrication de tuyaux à faible empreinte carbone a été inaugurée le 19 juin 2026 à Adétikopé, dans le cadre du projet de Réseau d’Assainissement par Intercepteurs pour la Non-inondation de nos Espaces (RAINE).

    Cette infrastructure, implantée dans la zone industrielle d’Adétikopé, illustre la volonté des autorités togolaises de conjuguer croissance économique, modernisation des infrastructures et préservation de l’environnement.

    La cérémonie d’inauguration s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, d’autorités administratives ainsi que des partenaires techniques et financiers impliqués dans la mise en œuvre du projet.

    Inscrit dans la stratégie nationale de résilience climatique, le projet RAINE vise à renforcer les capacités des villes togolaises à faire face aux inondations, devenues récurrentes sous l’effet des changements climatiques et de l’urbanisation croissante.

    Portée par le ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme, cette initiative bénéficie également de l’engagement du ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, Séna Alipui, qui en fait un levier important de transformation des infrastructures nationales.

    L’usine est spécialisée dans la fabrication de tuyaux destinés aux réseaux d’assainissement, à l’adduction d’eau potable et à divers ouvrages urbains. Sa particularité réside dans l’utilisation du béton bas carbone, une technologie innovante qui permet de réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre associées au secteur de la construction.

    Au-delà de son impact environnemental, le projet répond également à des enjeux économiques. La production locale permettra de diminuer la dépendance du pays aux importations de matériaux de construction tout en réduisant les coûts et les émissions liées au transport international.

    Selon les prévisions annoncées par les autorités, l’usine produira dès sa première année d’exploitation plus de 2 200 tuyaux de fonçage de grand diamètre ainsi que plusieurs milliers de mètres cubes de béton bas carbone. Une capacité qui devrait contribuer à accélérer la réalisation des infrastructures d’assainissement sur l’ensemble du territoire.

    Le projet présente également un intérêt majeur en matière d’emploi et de transfert de compétences. De nombreux emplois directs et indirects devraient être générés, tandis que des compétences locales seront développées dans des domaines liés à l’industrie verte et aux infrastructures durables.

    Les entreprises PFO Construction et BESSAC Togo, partenaires de cette réalisation, ont été saluées pour leur contribution à ce projet stratégique.

    Avec cette nouvelle usine, Adétikopé consolide davantage sa position de pôle industriel émergent. Cette réalisation témoigne de l’ambition du Togo de bâtir une économie plus résiliente, compétitive et respectueuse de l’environnement, au service des générations actuelles et futures.

  • Sena Alipui prône « la patrie avant les partis »

    Sena Alipui prône « la patrie avant les partis »

    À l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance, Sena Alipui livre un regard lucide sur le parcours du Togo, entre avancées reconnues et défis persistants. L’Union des Forces de Changement appelle à dépasser les clivages politiques pour privilégier l’intérêt national.

    Dans une déclaration publique, Sena Alipui, vice-président de l’UFC et ministre chargé de l’Eau et de l’Assainissement, a insisté sur la nécessité d’un regard honnête sur le parcours national. « En 66 ans, nous avons parcouru une longue route jalonnée de réalisations, de difficultés et d’opportunités dont certaines manquées », a-t-il affirmé. Pour lui, le moment est venu d’assumer pleinement l’histoire du pays, de se réconcilier avec le passé et de se projeter vers l’avenir avec responsabilité.

    Contrairement à certaines formations politiques plus critiques, l’UFC reconnaît les avancées réalisées dans plusieurs domaines. Le parti a notamment rendu hommage aux forces de défense et de sécurité pour leur engagement constant dans la protection du territoire national. Un hommage appuyé qui souligne leur rôle dans la stabilité du pays.

    Cependant, cette reconnaissance n’exclut pas une lecture critique. L’UFC estime que des efforts supplémentaires auraient pu être accomplis, en particulier dans des secteurs jugés prioritaires. La lutte contre la pauvreté, l’accès à l’eau potable, à l’électricité, à l’emploi, à l’éducation et aux soins de santé figurent parmi les domaines où des progrès restent attendus.

    Au-delà du diagnostic, le message porté par le parti se veut rassembleur. L’UFC revendique son statut de force historique de l’opposition, mais également de force de proposition. Elle réaffirme sa volonté de privilégier le dialogue et la négociation avec les autorités en place, dans une logique de coopération constructive.

    Cette position traduit une orientation politique qui mise sur la concertation plutôt que la confrontation. Pour Sena Alipui, l’enjeu dépasse les clivages partisans. « Le Togo d’abord, la patrie avant les partis », a-t-il conclu, dans une formule qui se veut à la fois un appel à l’unité nationale et un cap pour l’action politique.

    Dans un contexte marqué par des défis persistants, cette prise de position de l’UFC s’inscrit dans une dynamique de recherche d’équilibre entre critique constructive et engagement pour l’intérêt général.

  • Lomé sous surveillance après les pluies

    Lomé sous surveillance après les pluies

    À la suite des fortes pluies enregistrées dans la nuit du 28 au 29 mars 2026, le ministre délégué délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, Séna Alipui, s’est rendu sur le terrain à Lomé pour évaluer l’efficacité des dispositifs d’assainissement et de gestion des eaux pluviales.

    Cette tournée d’inspection l’a conduit sur plusieurs sites sensibles, notamment l’exutoire de Nyékonakpoè et différents bassins de rétention situés dans des zones régulièrement exposées aux inondations. L’objectif : mesurer l’impact des récentes précipitations et s’assurer du bon fonctionnement des infrastructures mises en place.

    Sur place, le ministre a pu constater les effets des pluies sur certains ouvrages, tout en saluant les efforts déployés par les équipes techniques. Toutefois, il a insisté sur la nécessité de renforcer la vigilance, particulièrement en cette période marquée par une intensification des épisodes pluvieux.

    Cette mission s’inscrit dans la dynamique impulsée par le chef de l’État, Faure Essozimna Gnassingbé, visant à améliorer durablement la gestion des eaux pluviales et à réduire les risques d’inondation en milieu urbain. Un enjeu crucial pour la capitale togolaise, régulièrement confrontée à des épisodes de crues soudaines.

    Séna Alipui a ainsi appelé à un pompage rapide des eaux stagnantes dans les zones critiques, mais aussi à un suivi rigoureux des travaux d’entretien et d’aménagement. Selon lui, seule une mobilisation continue des acteurs permettra de prévenir efficacement les débordements et de protéger les populations.

    Alors que la saison des pluies s’installe progressivement, les autorités entendent maintenir une présence accrue sur le terrain. Une stratégie proactive qui vise à anticiper les risques et à limiter les dégâts, dans une ville où la question de l’assainissement reste un défi majeur.

  • Séna Alipui : un ministre au cœur des défis hydriques du Togo

    Séna Alipui : un ministre au cœur des défis hydriques du Togo

    Nommé récemment ministre délégué à l’Eau et à l’Assainissement au lever de rideau de la Cinquième République, l’ancien pilier de l’Assemblée nationale délaisse les dorures pour la poussière des chantiers du grand nord. Portrait d’un ministre qui a décidé de ne pas perdre de temps.

    Depuis le 8 octobre 2025, le paysage politique togolais s’est enrichi d’une dynamique nouvelle avec la nomination de Séna Alipui au poste de ministre délégué auprès du ministre de l’Aménagement du territoire, chargé de l’Eau et de l’Assainissement.

    Ancien 3ème vice-président de l’Assemblée nationale et figure de proue de l’Union des Forces de Changement (UFC), Séna Alipui incarne aujourd’hui cette technocratie politique que la Cinquième République appelle de ses vœux : un mélange d’expérience législative et de pragmatisme de terrain.

    Dynamisme face à l’urgence

    Dès sa prise de fonction, le ministre Alipui n’a pas choisi le confort des bureaux climatisés de Lomé. Son action est marquée par une mobilité constante, guidée par une urgence : l’accès pour tous à l’or bleu.

    En janvier 2026, alors que la saison sèche accentue le stress hydrique, il a été aperçu sur les chantiers stratégiques des régions de la Kara et des Savanes.

    Son passage au barrage de Dalwak a marqué les esprits. Là, il ne s’est pas contenté de protocoles, mais a exigé une accélération des travaux pour doubler les capacités de pompage. Ce dynamisme se traduit par une volonté de transformer les forages manuels, souvent insuffisants, en systèmes d’adduction d’eau automatique à haut débit. Pour Alipui, chaque minute gagnée sur un chantier est une heure de pénibilité en moins pour les populations rurales, et particulièrement pour les femmes et les enfants.

    Moderniser un secteur vital

    Les défis qui attendent Séna Alipui sont immenses. En effet, il doit piloter la composante « Eau » de la Feuille de route gouvernementale 2025-2026, dans un contexte de changement climatique sévère. Son département ne traite pas seulement de tuyauterie, mais de sécurité nationale et de santé publique.

    Son premier grand chantier, le projet Amélioration des services de l’eau et de l’assainissement en milieu urbain (PASH-MUT) illustre sa méthode : un suivi technique rigoureux. Il s’agit de réhabiliter des réseaux vieillissants dans les centres urbains pour stopper les pertes d’eau et garantir une distribution équitable. Alipui sait que pour réussir, il doit non seulement construire, mais aussi convaincre les bailleurs de fonds internationaux, notamment la Banque mondiale, Agence française de développement (AFD), etc. de la viabilité et de la transparence de ses projets. Sa capacité à dialoguer avec les partenaires au développement est, à ce titre, l’un de ses atouts majeurs.

    Vision

    Le portrait de Séna Alipui en 2026 est celui d’un homme pressé, mais méthodique. Son dynamisme sur le front de l’eau et de l’assainissement redonne espoir aux zones autrefois délaissées. Parallèlement, sa mutation politique personnelle interroge et fascine.

    Sera-t-il capable de transformer l’essai et de faire du Togo un modèle de gestion de l’eau en Afrique de l’Ouest ? Les premiers mois de son mandat indiquent qu’il en a l’énergie et la vision. Entre les forages du grand nord et les couloirs du pouvoir, Séna Alipui trace sa propre voie, celle d’un serviteur de l’État qui n’hésite pas à bousculer les codes pour atteindre ses objectifs.

    Un tournant politique

    L’actualité de Séna Alipui ne se limite pas à sa gestion ministérielle. Sur l’échiquier politique, l’homme s’apprête à opérer une rupture historique. Dans une déclaration qui a fait l’effet d’une onde de choc au sein de la classe politique, il a annoncé son intention de quitter sa formation politique de cœur, l’Union des Forces de Changement (UFC), lors du prochain congrès du parti.

    Ce départ annoncé marque la fin d’un chapitre important. Longtemps considéré comme l’un des lieutenants les plus fidèles et les plus brillants de Gilchrist Olympio, Séna Alipui semble vouloir s’affranchir des cadres partisans traditionnels pour se consacrer pleinement à sa mission républicaine ou, peut-être, pour porter une nouvelle vision politique plus en phase avec les mutations de la Cinquième République. ” En choisissant de quitter l’UFC au moment même où il accède à de hautes responsabilités exécutives, il affirme son indépendance et sa volonté d’être jugé sur ses résultats plutôt que sur son étiquette”, analyse un observateur avisé.

  • Le ministre Sena Alipui rend hommage à François Agbéviadé Galley

    Le ministre Sena Alipui rend hommage à François Agbéviadé Galley

    François Agbéviadé Galley, homme politique togolais, membre de l’Union des forces de changement (UFC), ex-ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche puis de l’Industrie, de la Zone franche et des Innovations technologiques, est décédé le 2 décembre 2025. Sena Alipui, l’un de son compagnon de lutte, aujourd’hui sénateur et ministre délégué de l’Eau et de l’Assainissement depuis 2025, lui rend homme à travers cette tribune.

    Tribune

    Akpé…Akpé… Akpé…Fo Galley !!!

    Le 01 décembre 2025, le temps s’est arrêté pour nous, enfants de l’Ablodé…

    Nous avons perdu un des piliers de notre mouvement que nous appelions affectueusement et selon les circonstances, ministre Galley, Fo François ou Excellence.

    Excellence en toute chose était ta quête quotidienne, bien faire, être juste, respecter les autres, se respecter, aider, donner, se donner, chercher le compromis sans se compromettre, coopérer, collaborer franchement et sans perdre son identité… et cette façon de vivre a fait de toi notre boussole qui malheureusement est tombée et s’est cassée… le 01 décembre 2025.

    Je m’en voudrais de ne pas rompre ce silence que je me suis imposé jusqu’à ce 10 janvier 2026 jour de ta mise en terre… Pour moi, tu n’es pas mort, parce que tu as bien vécu et tes œuvres te survivront…Tes contemporains et les livres d’histoires parleront de toi assurément…cependant, comme numéro 2 de notre parti de l’Ablodé, l’UFC et allié politique de toujours… il est de mon devoir de te rendre un hommage appuyé à toi l’architecte… politique de notre parti et distingué militant, exemplaire en tous points que tu as été… François Agbéviadé Galley.

    Généreux tu étais de ton temps, de ton argent et de ton savoir faire au service de notre pays…de notre parti…

    Acharné tu étais au travail, ne manquant aucune réunion, et d’une ponctualité sans égal.

    Libre était ta pensée et ta parole, que tu semais et partagéais à tout esprit ouvert, disposé à écouter pour comprendre, comprendre pour agir…

    Lumineuses étaient tes idées, qui plus d’une fois ont servi de boussole à tout un parti, notre parti, le parti de l’Ablodé auquel tu as évité une mort certaine à plusieurs reprises.

    Excellence comme on t’appelait affectueusement mais surtout excellant dans tout ce que tu entreprenais… allérgique à la médiocrité et à la paresse, ton coté prussient y était sans doute pour quelque chose. Ta pensée et ton action visait continuellement l’excellence, pour toi-même et pour tous ceux qui étaient autour de toi…

    Yodel, telle cette technique de chant qui permet de rapidement passer d’une voix grave à une voix aigue… tu étais souvent derrière les rideaux effectuant le travail difficile de conciliation entre parties et tu financais sans compter et ce, discrètement. Cependant, lorsque les circonstances l’exigeaient tu montais en première ligne, tel un lion et prenait les coups pour nous indiquant la voie à suivre avec l’assurance et la précision d’une boussole.

    Déboussolé par ton départ, le cœur en peine, nous te rendons hommage et te disons merci pour ce que tu as été pour nous, pour notre parti, pour notre pays… La lumière que tu es continueras de briller à travers tous ceux qui t’ont cotoyé et continuera d’éclairer la voie de tes contemporains et de la postérité…

    Akpé Akpé Akpé Fo Galley…

    So de nyuie.

    Sena Alipui.

Radio Renouveau228

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