Étiquette : Samuel EKoé Galé

  • Football togolais : Samuel Ekoé Galé, une compétence à valoriser avant qu’il ne soit trop tard?

    Éliminés dès le premier tour des qualifications pour la CAN U23 par la Libye, les Éperviers espoirs relancent le débat sur les choix techniques de la Fédération togolaise de football (FTF). Au moment où Samuel Ekoé Galé rejoint le cercle des détenteurs de la prestigieuse licence UEFA Pro, le Togo peut-il continuer à regarder ailleurs sans examiner sérieusement les compétences dont il dispose ?

    Le football togolais n’a peut-être pas besoin de chercher systématiquement son salut à l’extérieur. Il lui faut aussi apprendre à reconnaître, évaluer et promouvoir ses propres compétences. L’élimination des Éperviers U23 face à la Libye, le 6 octobre dernier, donne une nouvelle actualité à cette question.

    Au match aller, disputé le 30 septembre à Lomé, les hommes de Kader Coubadja-Touré avaient concédé un nul (1-1). Au retour, ils se sont inclinés 3-1 à Benina, en Libye, quittant ainsi prématurément la course à la CAN U23, qualificative pour les Jeux olympiques de 2028.

    Cette nouvelle désillusion ne suffit pas, à elle seule, à condamner un entraîneur. Mais elle impose un bilan sans complaisance : objectifs atteints ou non, qualité du jeu proposé, gestion des rencontres, progression des joueurs et capacité du staff à corriger les insuffisances. Le maintien d’un technicien à la tête d’une sélection ne devrait jamais relever de l’habitude ou de la seule notoriété acquise comme joueur.

    Samuel Ekoé Galé, un profil qui mérite d’être examiné

    Pendant que le débat se poursuit au Togo, Samuel Ekoé Galé a franchi une étape importante de sa carrière. En novembre 2025, le technicien germano-togolais a obtenu la licence UEFA Pro, la plus haute certification d’entraîneur délivrée par l’instance européenne. Il a notamment dirigé Kotoko de Lavié et l’AS OTR, après plusieurs expériences dans le football européen.

    Ce diplôme ne garantit pas automatiquement le succès à la tête d’une sélection nationale. Le métier de sélectionneur exige également une expérience adaptée, une capacité à fédérer un groupe, une bonne lecture des matchs et une maîtrise des contraintes propres aux compétitions internationales. Mais cette qualification constitue un atout sérieux qui mérite d’être pris en considération.

    Le parcours de Galé soulève ainsi une interrogation légitime : quelle place la FTF entend-elle réserver aux entraîneurs togolais disposant de qualifications de haut niveau ?

    Le cas de Desmond Offei, membre du staff technique des Black Stars aux côtés de Carlos Queiroz, est également révélateur. La Fédération ghanéenne de football a confirmé sa présence auprès du sélectionneur portugais en avril 2026.

    Desmond Offei et Samuel Ekoé Galé sont présentés comme des promotionnaires. Cette proximité de parcours, si elle est confirmée par les intéressés, ne signifie pas qu’ils possèdent nécessairement la même expérience ni les mêmes compétences. Elle invite toutefois à réfléchir aux possibilités offertes aux techniciens africains et à la manière dont les fédérations valorisent leurs ressources humaines.

    Pourquoi un technicien africain peut-il participer à l’encadrement d’une sélection majeure tandis que d’autres, dans leur propre pays, peinent à accéder aux responsabilités les plus élevées ? La question mérite mieux qu’une réponse fondée sur les habitudes ou les préjugés.

    Les entraîneurs expatriés ne doivent pas bénéficier d’un privilège automatique

    Le problème n’est pas de recruter des entraîneurs étrangers. Leur expérience internationale peut être précieuse et leur apport bénéfique. Le problème commence lorsque la nationalité ou la réputation d’un technicien devient un argument suffisant, sans examen rigoureux de ses méthodes, de ses résultats et de sa capacité à répondre aux besoins du football togolais.

    Le temps où l’on pouvait se contenter de reproduire les mêmes recettes sans tenir compte de l’évolution du jeu est révolu. L’analyse vidéo, les statistiques, le suivi individualisé des performances, les outils numériques et les nouvelles méthodes de préparation ont profondément transformé le travail des staffs techniques.

    L’âge d’un entraîneur ne constitue ni une faiblesse ni une garantie de compétence. Ce qui compte, c’est sa capacité à se former, à comprendre les évolutions du football et à les traduire en résultats sur le terrain.

    Dans ce contexte, les techniciens togolais disposant de diplômes reconnus devraient être évalués selon les mêmes exigences que les candidats étrangers. Leur confier des responsabilités ne devrait être ni un geste de complaisance ni une faveur patriotique, mais le résultat d’une sélection fondée sur les qualifications, l’expérience, la vision du jeu et les objectifs assignés.

    La question mérite d’autant plus d’attention que le Togo compte plusieurs entraîneurs de haut niveau. Samuel Ekoé Galé, Nibombé Daré et Afizou Traoré figurent parmi les techniciens togolais présentés comme détenteurs de la licence UEFA Pro. D’autres entraîneurs disposent de qualifications reconnues par la CAF, à l’image de Jonas Kokou Komla, titulaire de la licence A CAF.

    Le pays dispose donc de profils diversifiés. Encore faut-il les identifier, les accompagner et leur permettre de concourir pour les postes correspondant à leurs compétences.

    La réglementation de la CAF impose aussi d’anticiper

    La question de la qualification des entraîneurs dépasse le seul débat sur les résultats. La CAF a rappelé les nouvelles exigences de certification applicables aux clubs et aux sélections nationales. Pour les entraîneurs déjà en poste, titulaires d’un contrat antérieur à l’introduction des nouvelles règles mais ne disposant pas de la licence requise, une période transitoire couvre les saisons 2025-2026 et 2026-2027. Les nouvelles nominations ne bénéficient pas automatiquement de cette dérogation.

    Cette échéance doit inciter les responsables togolais à préparer leurs choix plutôt qu’à attendre une difficulté administrative ou sportive. Il serait peu judicieux de découvrir au dernier moment qu’un profil ne répond pas aux exigences réglementaires.

    Mais la mise en conformité ne doit pas devenir une simple formalité. Elle peut être l’occasion de bâtir une véritable politique technique : formation continue, identification des talents, évaluation des sélectionneurs, intégration des outils modernes et définition d’objectifs précis pour chaque catégorie.

    Pour les Éperviers U23, la récente élimination appelle donc une analyse approfondie. Faut-il maintenir Kader Coubadja-Touré, réorganiser son staff ou envisager une autre option ? La décision appartient aux instances compétentes, mais elle devrait être éclairée par un bilan sportif transparent et une comparaison sérieuse des profils disponibles.

    Préparer demain plutôt que subir les échecs

    Le Togo ne peut pas prétendre reconstruire durablement son football en se limitant à des décisions prises dans l’urgence. Les sélections de jeunes constituent un espace essentiel de développement, aussi bien pour les joueurs que pour les entraîneurs appelés à prendre davantage de responsabilités.

    La FTF gagnerait à établir une cartographie de ses techniciens, de leurs diplômes, de leurs expériences et de leurs domaines de compétence. Elle pourrait ainsi constituer un vivier de sélectionneurs et d’adjoints capables d’intervenir dans les différentes catégories nationales, selon des critères clairement établis.

    Samuel Ekoé Galé doit-il diriger demain une sélection nationale ? La réponse ne peut être automatique. Son profil mérite toutefois d’être examiné sans préjugé, comme celui de tout technicien dont les qualifications et le parcours correspondent aux exigences du poste.

    Le véritable enjeu n’est donc pas de choisir entre Togolais et expatriés. Il est de sortir d’une logique dans laquelle les compétences locales risquent d’être sous-estimées avant même d’avoir été évaluées.

    Le football togolais a besoin d’une vision, d’une méthode et d’une politique cohérente de développement des entraîneurs. Les éliminations successives ne doivent pas seulement nourrir les critiques : elles doivent aussi conduire à revoir les pratiques, à mieux préparer la relève et à faire confiance aux compétences qui ont fait leurs preuves.

    Le moment est venu de préparer l’avenir. Non pas en nommant un entraîneur sur la seule base de son passeport, mais en donnant à chaque technicien qualifié, togolais ou étranger, une chance équitable de démontrer ce qu’il peut apporter aux Éperviers.

  • Samuel Ekoé Galé, l’ambition sans frontières

    Samuel Ekoé Galé, l’ambition sans frontières

    Technicien rigoureux et diplômé parmi les plus qualifiés de sa génération, Samuel Ekoé Galé poursuit son ascension sur le continent malgré une reconnaissance encore limitée dans son pays d’origine.

    Candidat au Mali

    Le nom de Samuel Ekoé Galé revient avec insistance dans les cercles du football africain. L’entraîneur germano-togolais fait partie des profils qui suscitent de plus en plus d’intérêt auprès des fédérations en quête de modernité, de discipline tactique et d’une vision de développement durable du football. Dernière illustration en date : sa candidature au poste de sélectionneur des Aigles du Mali, où il figurait parmi les 28 dossiers enregistrés par la Fédération malienne de football (FEMAFOOT).

    Cette présence dans une liste aussi sélective n’a rien d’anodin. Elle témoigne de la crédibilité grandissante d’un technicien dont le parcours, les qualifications et la méthodologie attirent l’attention bien au-delà des frontières togolaises. Dans un contexte où les sélections africaines recherchent des entraîneurs capables d’allier exigence européenne et compréhension des réalités du football africain, Samuel Ekoé Galé apparaît comme un profil particulièrement intéressant.

    Reconnu pour sa rigueur professionnelle, Samuel Ekoé Galé, titulaire de la Licence UEFA Pro, s’est construit une réputation d’entraîneur méthodique, attaché à l’organisation tactique et au développement des joueurs. Son approche du football repose sur la discipline collective, la lecture du jeu et une gestion humaine souvent saluée par ceux qui ont travaillé à ses côtés.

    L’un de ses principaux atouts demeure son parcours de formation. Le technicien germano-togolais est titulaire d’un des diplômes d’entraîneur les plus prestigieux et les plus exigeants au monde, une certification qui ouvre généralement les portes du très haut niveau. Ce bagage technique lui confère une crédibilité importante dans les processus de recrutement internationaux, notamment pour les sélections nationales.

    Dans le starting-block à la Sierra Leone

    Au-delà des diplômes, Samuel Ekoé Galé bénéficie également d’une culture footballistique hybride. Formé dans un environnement européen reconnu pour son exigence tactique, il possède en parallèle une connaissance des réalités du football africain, de ses défis structurels et de ses spécificités humaines. Un double regard devenu précieux pour de nombreuses fédérations africaines.

    Son nom circule d’ailleurs actuellement dans un autre dossier important : celui de la sélection nationale de la Sierra Leone. Le technicien figure parmi les candidats suivis pour prendre les rênes de l’équipe fanion sierra-léonaise, preuve supplémentaire que son profil continue de gagner en visibilité sur le continent.

    Si Samuel Ekoé Galé attire l’attention à l’étranger, sa situation interpelle cependant au Togo. Beaucoup d’observateurs estiment que le technicien n’est pas encore considéré à sa juste valeur dans son propre pays, malgré ses qualifications et l’intérêt qu’il suscite auprès de plusieurs fédérations africaines.

    Dans un environnement où les compétences locales peinent parfois à être pleinement valorisées, son parcours pose la question de la reconnaissance des entraîneurs togolais formés au plus haut niveau international. Le contraste est d’autant plus frappant que des nations ambitieuses comme le Mali ou la Sierra Leone examinent sérieusement son profil pour leurs équipes nationales.

    À l’heure où le football africain cherche à franchir un nouveau cap, des techniciens comme Samuel Ekoé Galé incarnent une génération capable d’apporter méthode, professionnalisme et vision stratégique. Reste désormais à savoir quelle fédération lui offrira l’opportunité de transformer ce potentiel en projet concret sur un banc de sélection nationale.


  • Samuel Ekoé Galé : le contraste qui interpelle entre le Ghana et le Togo

    Samuel Ekoé Galé : le contraste qui interpelle entre le Ghana et le Togo

    Le Ghana semble avoir compris une chose essentielle dans la gestion moderne du football : bâtir sur ses propres ressources humaines. La récente nomination de Desmond Offei comme deuxième adjoint de Carlos Queiroz à la tête des Black Stars n’est pas anodine. Elle s’inscrit dans une logique de valorisation progressive des compétences locales, en les intégrant au plus haut niveau de la sélection nationale.

    Compétence locale

    La récente nomination de Desmond Offei au poste du second adjoint de Carlos Queiroz à la tête de la sélection nationale fanion du Ghana apparaît d’autant plus stratégique que le prochain départ de Carlos Queiroz pourrait ouvrir la voie à une transition naturelle. Dans ce scénario, le natif de Mampong-Akwapim, 38 ans, déjà immergé dans l’environnement des Black Stars, représenterait une option crédible pour prendre les rênes de l’équipe. Il connaît les joueurs, le système et les exigences du haut niveau international.

    Le Ghana ne se contente donc pas de recruter des techniciens étrangers. Il prépare l’avenir. En intégrant ses propres cadres dans l’encadrement technique, il crée une passerelle vers une autonomie durable. C’est une approche pragmatique, réfléchie, et surtout tournée vers le long terme.

    Contraste

    À quelques kilomètres de là, au Togo, la réalité est bien différente. Le cas de Samuel Ekoé Galé illustre parfaitement ce décalage. Titulaire de la prestigieuse licence UEFA Pro, le plus haut niveau de certification pour un entraîneur, il possède pourtant un profil similaire à celui de Desmond Offei. Mieux encore, les deux techniciens sont issus de la même promotion, preuve d’un niveau de formation équivalent.

    Mais là où le Ghanéen gravit les échelons au sein de sa sélection nationale, le Togolais semble relégué à l’arrière-plan. La Fédération togolaise de football ne lui offre ni visibilité, ni responsabilité à la hauteur de ses compétences. Une situation qui soulève de nombreuses interrogations sur la gestion des ressources humaines dans le football togolais.

    Pourquoi un entraîneur aussi qualifié est-il laissé de côté ? Pourquoi ne bénéficie-t-il pas d’opportunités similaires à celles de ses homologues dans la sous-région ? Ces questions traduisent un malaise plus profond dans la gouvernance du football au Togo.

    Poids des habitudes et choix conservateurs

    Le Togo semble encore prisonnier d’un modèle ancien, largement dépendant des entraîneurs étrangers. Ce choix, souvent justifié par la recherche d’expertise ou de résultats rapides, montre aujourd’hui ses limites. Les techniciens venus d’ailleurs, bien que parfois expérimentés, ne maîtrisent pas toujours les réalités locales, notamment la culture footballistique, la mentalité des joueurs, les contraintes structurelles.

    À l’inverse, les entraîneurs locaux comme Samuel Ekoé Galé disposent d’un avantage évident : une connaissance intime du terrain. Ils comprennent les dynamiques internes, les attentes des supporters, et les défis spécifiques du football togolais.

    Pourtant, cette richesse reste sous-exploitée. Le manque de confiance envers les techniciens locaux freine leur progression et, par extension, celle du football national. L’exemple de Nibombé Daré, un recruté et licencié aussi rapidement que possible, est un cas isolé.

    Nécessité

    Si le Togo aspire à faire évoluer son football, un changement de paradigme s’impose. Il ne s’agit pas de rejeter systématiquement les entraîneurs étrangers, mais de rééquilibrer les choix en valorisant les compétences nationales.

    Des profils comme Samuel Ekoé Galé représentent une opportunité précieuse. Sa formation UEFA Pro atteste de sa capacité à encadrer au plus haut niveau. Son parcours témoigne d’un engagement et d’une rigueur qui méritent reconnaissance.

    L’exemple du Ghana montre qu’il est possible de construire une élite technique locale tout en restant compétitif sur la scène internationale. En intégrant progressivement ses entraîneurs de haut niveau dans les staffs des équipes nationales, le pays crée une dynamique vertueuse.

    Le Togo gagnerait à s’inspirer de cette approche. Donner leur chance aux entraîneurs locaux, c’est investir dans l’avenir. C’est aussi renforcer l’identité du football national, en s’appuyant sur des acteurs qui en comprennent les fondements.

    Tournant

    Le contraste entre Desmond Offei et Samuel Ekoé Galé dépasse les trajectoires individuelles. Il révèle deux visions du développement du football. L’une tournée vers la valorisation interne, l’autre encore hésitante.

    À l’heure où le football africain cherche à s’affirmer davantage sur la scène mondiale, la question de la formation et de la promotion des entraîneurs diplômés locaux devient centrale. Le Togo dispose des compétences nécessaires. Encore faut-il avoir la volonté de les utiliser.

    En somme faire confiance à des techniciens comme Samuel Ekoé Galé ne relève pas seulement d’un choix sportif. C’est une décision stratégique, capable d’influencer durablement la trajectoire du football togolais.

  • FTF : et si l’option Samuel Ekoé Galé devenait une évidence ?

    FTF : et si l’option Samuel Ekoé Galé devenait une évidence ?

    La question revient avec insistance dans les débats autour de l’avenir de la sélection nationale togolaise : et si, pour une nouvelle fois, la Fédération togolaise de football (FTF) faisait le choix audacieux mais assumé d’un sélectionneur local pour diriger les Éperviers ? Alors que plusieurs noms sont cités pour succéder à Nibombé Daré, une autre option, plus discrète mais non moins crédible, mérite aujourd’hui une attention particulière : celle de Samuel Ekoé Galé.

    Ce débat n’est pas nouveau, mais il prend une résonance particulière dans un contexte où les résultats sportifs tardent à convaincre et où la construction d’un projet durable pour les Éperviers du Togo demeure un chantier inachevé. À travers le profil de Samuel Ekoé Galé, c’est toute la problématique de la confiance accordée – ou non – aux compétences locales qui se trouve posée de nouveau.

    Un technicien formé, diplômé et ancré dans les réalités locales

    Samuel Ekoé Galé n’est pas un inconnu du paysage footballistique togolais. Ancien joueur professionnel, il a progressivement construit sa reconversion dans le métier d’entraîneur, en misant sur la formation et la rigueur. Titulaire de la prestigieuse Licence UEFA Pro, le plus haut diplôme d’entraîneur reconnu au niveau international, il répond d’emblée à l’un des arguments souvent opposés aux techniciens locaux : celui du manque de qualification.

    Au-delà du diplôme, M. Galé a dirigé plusieurs clubs emblématiques du championnat national, dont AS OTR et Étoile Filante de Lomé. Il a également marqué les esprits lors de son passage à Kotoko de Lavié, où son travail méthodique et son approche pédagogique ont été salués. Autant d’expériences qui lui confèrent une connaissance intime des réalités du football togolais : contraintes financières, infrastructures limitées, gestion des jeunes talents, pression populaire et exigences institutionnelles.

    L’argument de l’inexpérience : un faux débat ?

    Les détracteurs de l’option Samuel Ekoé Galé vont avancer un argument récurrent : son manque d’expérience au plus haut niveau international. Un reproche qui, à bien y regarder, interroge davantage le système que l’homme lui-même. Comment acquérir de l’expérience si aucune opportunité n’est offerte ? Tous les entraîneurs aujourd’hui cités comme références, qu’ils soient africains ou européens, ont commencé quelque part. Aucun n’est né sélectionneur national.

    D’ailleurs, plusieurs techniciens étrangers passés par le banc des Éperviers découvraient eux aussi, parfois, le football africain ou les réalités spécifiques du Togo. Pourtant, la FTF n’a pas hésité à leur confier les rênes de la sélection. Pourquoi ce qui est toléré, voire encouragé, chez un expatrié devient-il rédhibitoire lorsqu’il s’agit d’un Togolais formé, diplômé et expérimenté localement ?

    Une opportunité provisoire, mais stratégique

    Certains observateurs avancent une proposition intermédiaire, empreinte de pragmatisme : accorder à Samuel Ekoé Galé une chance à titre provisoire, au moins jusqu’à l’issue de la prochaine fenêtre FIFA, prévue les 23 et 31 mars 2026. Cette période pourrait servir de test grandeur nature, permettant à la FTF d’évaluer concrètement ses capacités à gérer un groupe international, à préparer des matches officiels et à imposer une identité de jeu.

    Une telle démarche aurait le mérite de limiter les risques tout en envoyant un nouveau signal fort aux techniciens locaux : le mérite et la compétence peuvent ouvrir des portes. Dans un football togolais en quête de repères et de stabilité, ce pari mesuré pourrait aussi renforcer le sentiment d’appropriation nationale autour de la sélection.

    Et si le salut passait par un staff hybride ?

    À défaut de lui confier immédiatement les clés des Éperviers, d’autres voix plaident pour une solution tout aussi constructive : intégrer Samuel Ekoé Galé dans le staff technique du futur sélectionneur, quel qu’il soit. Cette approche permettrait à l’ancien entraîneur de Kotoko de Lavié de s’imprégner du fonctionnement d’une sélection nationale A, d’apprendre aux côtés d’un technicien plus expérimenté et de se préparer, à moyen terme, à prendre la relève.

    Une telle vision s’inscrirait dans une logique de continuité et de transmission, souvent absente dans la gestion des équipes nationales africaines. Former aujourd’hui le sélectionneur de demain, plutôt que de repartir à zéro à chaque changement, serait un signe de maturité institutionnelle pour la FTF.

    Au-delà d’un homme, une philosophie à assumer

    Le débat autour de Samuel Ekoé Galé dépasse largement sa personne. Il pose une question fondamentale : quelle place la FTF souhaite-t-elle accorder à l’expertise locale dans son projet sportif ? C’est vrai que le passage de Nibombé Daré, un local,  à la tête des Eperviers n’a pas donné les résultats escomptés. Mais miser sur un entraîneur togolais, c’est aussi parier sur une meilleure compréhension du championnat national, une relation plus naturelle avec les joueurs locaux et une communication plus fluide avec les acteurs du football national.

    Certes, le risque existe. Mais le risque n’est-il pas inhérent à toute décision sportive ? Continuer à chercher systématiquement la solution à l’extérieur n’a pas toujours garanti le succès. Peut-être est-il temps d’oser une autre voie

    Une chance à saisir, ou à regretter plus tard

    En définitive, la question mérite d’être posée sans passion mais avec lucidité : et si la Fédération togolaise de football faisait enfin de nouveau confiance à un sélectionneur local comme Samuel Ekoé Galé ? Qu’il s’agisse d’un intérim, d’une intégration dans le staff ou d’une nomination pleine et entière, les options existent.

    Ne pas tenter l’expérience, c’est aussi prendre le risque de freiner l’émergence d’une génération d’entraîneurs togolais pourtant formés, compétents et ambitieux. Donner une chance, en revanche, pourrait ouvrir une nouvelle page du football togolais, fondée sur la confiance, la transmission et la responsabilité. Et si le véritable tournant des Éperviers commençait justement par ce choix-là ?

  • L’entraîneur de football Samuel Gale espère un nouveau défi

    L’entraîneur de football Samuel Gale espère un nouveau défi

    Jusqu’à récemment, Samuel Ekoe Gale occupait le poste d’entraîneur adjoint au FC Kosova Düsseldorf. Cependant, le technicien togolais souhaite se réorienter en ce début d’année et arrive avec une qualification extrêmement rare dans le football amateur : sa licence UEFA Pro, récemment obtenue.

    Les entraîneurs titulaires de la licence UEFA Pro (anciennement appelée licence d’entraîneur de football) sont rares dans les ligues amateurs. En novembre dernier, Samuel Ekoe Gale a obtenu ce précieux certificat, mais il était alors entraîneur adjoint au FC Kosova Düsseldorf . Désormais, en ce début d’année, cette période touche à sa fin, car le quadragénaire ambitionne de franchir une nouvelle étape dans sa carrière.

    Considéré comme l’entraîneur national du Togo

    Au Togo, son pays natal, Gale s’est déjà fait un nom. Son expérience de joueur et d’entraîneur de haut niveau lui a permis d’obtenir la licence professionnelle d’entraîneur. En 2021, il était même pressenti pour succéder à Claude Le Roy à la tête de l’équipe nationale du Togo. Finalement, Gale a entraîné différents clubs de première division togolaise, dont l’AS OTR Lomé.

    En début de saison, Gale a enfin franchi une nouvelle étape en rejoignant le football européen. L’Allemagne lui est familière : il y a déjà évolué comme joueur dans les années 1990, notamment au Borussia Wuppertal. Après sa carrière de joueur, il a travaillé dans le football de jeunes en Belgique. Gale espérait finalement accéder au football professionnel grâce à son retour en Allemagne, au FC Kosovo.

    Il a d’abord intégré l’équipe technique d’ Alfonso del Cueto . Après le limogeage de ce dernier, Gale espérait avoir l’opportunité de devenir entraîneur principal, mais Düsseldorf a finalement opté pour Ibo Cöl.

    « J’espérais que le club me confierait peut-être quatre matchs comme entraîneur adjoint après le départ de del Cueto », confie Gale, qui souhaite désormais trouver un nouveau poste. Le niveau du club importe peu pour l’instant, mais grâce à son excellente licence Pro, il devrait privilégier un club ambitieux où il pourrait mettre son expertise à profit. « En Allemagne, il faut bien commencer quelque part. Que ce soit en Landesliga ou en Oberliga, peu importe. Mais si un club a une bonne structure et un projet ou une vision, nous sommes ouverts à la discussion », explique Gale.

    À long terme, l’entraîneur de football a des objectifs clairs : « Je veux évoluer dans des divisions supérieures, mettre en œuvre ma philosophie sportive et développer une identité avec mon équipe. »

    Pour toute question, vous pouvez contacter Gale au numéro de téléphone

    01637977152. https://www.fupa.net/news/fussballehrer-samuel-gale-hofft-auf-eine-neue-herausforderung-3155691?debug=preview,nocache

    Source: https://www.fupa.net/news

  • UEFA Pro : Samuel Ekoé Galé bientôt dans la cour des grands

    UEFA Pro : Samuel Ekoé Galé bientôt dans la cour des grands

    Déjà lauréat de l’UEFA A, le technicien Samuel Ekoé Galé (SEG) sera bientôt couronné d’une nouvelle qualification, celle qualifiée par certains experts de diplôme d’entraîneur le plus prestigieux sur le vieux continent.

    Passé par plusieurs clubs togolais, l’entraîneur quadragénaire va compléter son parcours académique dans le tableau de coaching avec une nouvelle qualification. Déjà titulaire de l’UEFA A, depuis une dizaine d’années, Samuel Ekoé Galé a passé l’examen de l’UEFA Pro, avec confiance. Et attend impatiemment les résultats.

    Nul doute que SEG fera partie des meilleurs, selon son entourage. Nous y reviendrons avec plus d’amples détails.

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