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  • Afrique-Comment éviter le Mpox ? (les mesures de l’OMS)

    Afrique-Comment éviter le Mpox ? (les mesures de l’OMS)

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’inquiète de la percée de la variole du singe en Afrique. Les mesures d’en faire face existent. Il est important de les respecter afin d’éviter la contagion.

    «  L’Afrique ne doit pas supporter seule le coût du Mpox, une maladie que nous pouvons éradiquer », souhaite Docteur Richard Mihigo, un spécialiste de santé publique et directeur senior à Gavi, l’alliance du vaccin.

    L’expert s’inscrit dans la même lignée que l’OMS qui rappelle ce qu’il faut faire pour éviter la contagion.

  • Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus (OMS) avertit que le virus mpox est dangereux

    Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus (OMS) avertit que le virus mpox est dangereux

    Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, le Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), alerte sur la recrudescence de la variole simienne (mpox). Une question selon lui de ” santé publique de portée internationale”.

    Le Directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, a estimé que la recrudescence de variole simienne (mpox) en République démocratique du Congo (RDC) et dans un nombre croissant de pays d’Afrique constituait une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI) au titre du Règlement sanitaire international (2005) (RSI).

    Cette déclaration du Dr Tedros a été faite sur les conseils d’un Comité d’urgence du RSI composé d’experts indépendants, qui s’est réuni plus tôt dans la journée pour examiner les données présentées par des spécialistes de l’OMS et des pays touchés. Le Comité a indiqué au Directeur général qu’il considérait que la recrudescence de la mpox constituait une urgence de santé publique de portée internationale, susceptible de se propager dans d’autres pays d’Afrique, voire en dehors du continent.

    Le Directeur général communiquera le rapport de la réunion du Comité et, s’appuyant sur les conseils émis par ce dernier, il adressera des recommandations temporaires aux pays.

    En déclarant l’urgence de santé publique de portée internationale, le Dr Tedros a indiqué : « L’émergence d’un nouveau clade de la mpox, sa propagation rapide dans l’est de la RDC et la notification de cas dans plusieurs pays voisins sont très préoccupantes. Si l’on ajoute à cela les épidémies imputables à d’autres clades de la mpox en RDC et dans d’autres pays d’Afrique, il est clair qu’une action internationale coordonnée est nécessaire pour enrayer ces épidémies et sauver des vies. »

    La Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, la Dre Matshidiso Moeti, a déclaré : « Des efforts importants sont d’ores et déjà déployés en étroite collaboration avec les communautés et les pouvoirs publics et nos équipes de pays travaillent en première ligne pour aider à renforcer les mesures de lutte contre la mpox. Face au virus qui ne cesse de se propager, nous intensifions encore plus nos efforts par une coordination de l’action internationale en vue d’aider les pays à mettre fin aux épidémies. »

    Le président du Comité d’urgence, le professeur Dimie Ogoina, a déclaré : « La recrudescence actuelle de la mpox dans certaines régions d’Afrique, ainsi que la propagation d’une nouvelle souche sexuellement transmissible du virus responsable de la maladie, sont constitutives d’une urgence, non seulement pour l’Afrique, mais pour le monde entier. Originaire d’Afrique, la mpox y a été négligée avant de provoquer une épidémie mondiale en 2022. Il faut maintenant agir de manière décisive pour éviter que l’histoire ne se répète. »

    C’est la deuxième fois en deux ans qu’une urgence de santé publique de portée internationale est déclarée pour la mpox. Causée par un orthopoxvirus, elle a été détectée pour la première fois chez l’être humain en 1970, en RDC. La maladie est considérée comme endémique dans les pays d’Afrique centrale et de l’Ouest.

    En juillet 2022, l’épidémie de mpox qui a touché plusieurs pays a donné lieu à la déclaration d’une urgence de santé publique de portée internationale, car elle s’était propagée rapidement par contact sexuel dans une série de pays où le virus n’avait jamais été observé auparavant. La fin de cette USPPI a été actée en mai 2023 après une baisse soutenue du nombre de cas dans le monde.

    Cela fait plus d’une décennie que la mpox est présente en RDC et le nombre de cas signalés chaque année n’a cessé d’augmenter au cours de cette période. Cette hausse a été particulièrement marquée l’année dernière alors même que le nombre de cas signalés jusqu’à présent cette année a déjà dépassé le total de l’année dernière, avec plus de 15 600 cas et 537 décès.

    L’apparition, l’année dernière, d’une nouvelle souche virale en RDC, le clade 1b, sa propagation rapide qui semble passer avant tout par les réseaux sexuels, et sa détection dans les pays voisins de la RDC sont particulièrement préoccupantes et constituent l’une des principales raisons de la déclaration de l’USPPI.

    Au cours du mois dernier, plus d’une centaine de cas confirmés en laboratoire d’infection par le clade 1b ont été signalés dans quatre pays voisins de la RDC qui n’avaient jamais signalé de mpox auparavant : le Burundi, le Kenya, le Rwanda et l’Ouganda. Les experts estiment que le nombre réel de cas est plus élevé, dans la mesure où une grande partie des cas compatibles avec la description clinique n’ont fait l’objet d’aucun test.

    Plusieurs flambées de différents clades de la mpox se sont déclarées dans différents pays, chacune avec un mode de transmission et un niveau de risque différents.

    Les deux vaccins actuellement utilisés contre la mpox sont recommandés par le Groupe stratégique consultatif d’experts sur la vaccination de l’OMS et sont également approuvés par les autorités nationales de réglementation inscrites sur la liste de l’OMS, ainsi que par certains pays, dont le Nigéria et la RDC.

    La semaine dernière, le Directeur général a engagé la procédure d’autorisation d’utilisation d’urgence des vaccins contre la mpox au titre du protocole EUL, ce qui permettra aux pays à faible revenu qui n’ont pas encore délivré leur propre approbation réglementaire nationale d’accéder plus rapidement au vaccin. Le protocole EUL permet également à des partenaires, à l’instar de Gavi et de l’UNICEF, d’acheter des vaccins pour les distribuer.

    L’OMS collabore avec les pays et les fabricants de vaccins à d’éventuels dons de vaccins et travaille en coordination avec ses partenaires par l’intermédiaire du Réseau intérimaire de contre-mesures médicales en vue de faciliter un accès équitable aux vaccins, aux traitements, aux produits de diagnostic et à d’autres outils.

    L’OMS prévoit un besoin de financement immédiat d’un montant initial de 15 millions de dollars des États-Unis (USD) à l’appui des activités de surveillance, de préparation et de riposte. Une évaluation des besoins est en cours aux trois niveaux de l’Organisation.

    Pour permettre une mise à l’échelle immédiate des efforts déployés, l’OMS a débloqué 1,45 million USD de son Fonds de réserve pour les situations d’urgence et pourrait avoir besoin d’en débloquer davantage dans les prochains jours. L’Organisation lance un appel aux donateurs afin qu’ils financent l’intégralité des besoins de la riposte à la mpox.

    Source: OMS

  • La noyade provoque la mort de  300 000 chaque année selon l’OMS

    La noyade provoque la mort de  300 000 chaque année selon l’OMS

    Directrice régionale de l’Organisation mondiale pour la santé pour l’Afrique, Matshidiso Moeti, rappelle  à l’occasion de la Journée mondiale de prévention de la noyade que « La noyade, bien qu’évitable, cause chaque année la mort de près de 300 000 personnes à travers le monde ».

    Message de la Dre Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, à l’occasion de la Journée mondiale de prévention de la noyade

    25 juillet 2024

    La noyade, bien qu’évitable, cause chaque année la mort de près de 300 000 personnes à travers le monde. Plus de 50 % de ces décès surviennent chez des personnes âgées de moins de 30 ans. Ces statistiques n’incluent pas les noyades intentionnelles, telles que les suicides et les homicides, ni les noyades dues à des inondations ou celles résultant d’accidents de transport maritime. Ainsi, la charge réelle des noyades constitue un problème de santé publique que l’on sous-estime.

    Ce 25 juillet, nous commémorons la troisième Journée mondiale de prévention de la noyade, officiellement proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies en avril 2021. Notre initiative de sensibilisation auprès de la communauté internationale met en lumière l’impact tragique des noyades et présente des solutions efficaces pour sauver des vies.

    Le thème retenu pour l’édition de cette année, à savoir « Seconds can save a life » que l’on pourrait traduire en français par Quelques secondes peuvent sauver une vie, met en lumière la nature brutale des noyades, de même que l’importance de gestes préventifs simples, comme le port du gilet de sauvetage, l’installation de barrières pour limiter l’accès sans surveillance des enfants aux plans d’eau et l’abstention de consommer de l’alcool avant de se baigner.

    Il convient de souligner que ce sont les pays les plus pauvres qui supportent le plus lourd fardeau de ce problème. En effet, plus de 90 % des décès par noyade surviennent dans les cours d’eau, les lacs, les puits, les réservoirs d’eau domestiques et les piscines dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, affectant particulièrement les enfants et les adolescents des zones rurales de manière disproportionnée.

    La Région africaine de l’OMS enregistre le taux de mortalité par noyade le plus élevé, atteignant près du double de la moyenne mondiale. En 2021, la Région a enregistré environ 66 000 décès par noyade, soit près de huit décès évitables chaque heure.

    Les noyades surviennent souvent lors des activités courantes, qu’elles soient récréatives ou liées aux tâches quotidiennes à proximité de plans d’eau. Les enfants sont souvent laissés sans surveillance. Les communautés de pêcheurs sont particulièrement exposées aux risques lorsqu’elles pratiquent leur activité principale, qui est essentielle à leur subsistance. L’accès à l’eau, les déplacements sur l’eau et les inondations représentent des facteurs de risque majeurs.

    Les catastrophes liées aux inondations, amplifiées par les changements climatiques, affectent chaque année un nombre croissant de personnes à travers le monde, la noyade étant la principale cause de mortalité lors des inondations.

    L’Organisation mondiale de la Santé recommande aux pays d’élaborer des plans nationaux de gestion de la sécurité sanitaire de l’eau, d’intensifier la sensibilisation du public à la noyade par le biais de campagnes de communication stratégiques, de produire des données probantes, et de soutenir les initiatives multisectorielles visant à prévenir les noyades.

    Les interventions ciblées recommandées incluent l’enseignement de la natation aux enfants en âge scolaire, la formation des personnes présentes aux techniques de sauvetage et de réanimation, l’amélioration de la résilience face aux inondations, la gestion des risques d’inondation aux niveaux local et national, ainsi que l’instauration et l’application rigoureuse des règles de sécurité pour la navigation de plaisance et les transbordeurs. L’OMS recommande en outre de mettre à disposition des enfants d’âge préscolaire des espaces sécurisés, éloignés des plans d’eau, et dotés de services de garde d’enfants compétents.

    Bien que l’application de ces mesures diffère selon les contextes, il est primordial que la communauté mondiale de prévention des noyades demeure cohérente et coordonnée dans ses efforts.

    Notre Région est quant à elle engagée dans les efforts déployés au niveau mondial en vue de l’élaboration du premier rapport de situation de l’OMS sur la prévention des noyades, dont la publication est attendue pour la fin de l’année 2024. Ce rapport fournira des données actualisées sur le fardeau mondial des noyades et proposera des recommandations stratégiques pour orienter les actions futures. Par exemple, la République-Unie de Tanzanie est en train d’élaborer sa première stratégie nationale de prévention des noyades. Parallèlement, les organisations de la société civile s’associent aux gouvernements et à l’OMS pour sensibiliser le public et promouvoir des interventions fondées sur des données probantes dans plusieurs autres pays de notre Région.

    Chacun d’entre nous a un rôle à jouer dans la prévention des noyades, aussi bien à l’échelle des gouvernements que des communautés, et même au niveau individuel.

    Je voudrais, en ce jour, inviter nos États Membres à adopter des mesures adéquates pour prévenir les noyades, notamment en renforçant leur leadership, en établissant des politiques et des programmes efficaces, et en s’appuyant sur une collaboration intersectorielle, y compris des partenariats entre les secteurs public et privé.

    « Quelques secondes peuvent sauver une vie ».

    J’exhorte les gouvernements, les organisations de la société civile et les chercheurs de notre Région à s’engager activement dans la promotion et dans l’avancement des mesures de prévention des noyades.

  • Don de sang : en Afrique, ces chiffres qui inquiètent

    Don de sang : en Afrique, ces chiffres qui inquiètent

    Alors que ces dix dernières années de notables progrès sont réalisés en matière de collecte de sang sur le continent africain, d’importants défis restent à relever. Pas des moindres.

    Progrès

    Chaque 14 juin, le monde entier célèbre la Journée du donneur de sang. Occasion pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de faire le point sur l’état des lieux en Afrique. « 20 ans de célébration du don de sang : merci à tous les donneurs de sang ! ». C’est le thème choisi pour marquer la campagne de cette année.

    C’est un secret de Polichinelle de dire que la transfusion sanguine est essentielle dans la prestation de soins de santé d’importance vitale.

    En Afrique, grâce notamment à l’OMS, d’importants progrès sont réalisés. Il est noté alors l’amélioration de la disponibilité, la qualité et l’innocuité des produits sanguins. Ce qui permet, entre autres :

    –             l’élaboration et la mise en œuvre des politiques, des plans stratégiques, des normes, des standards et des directives ;

    –             la dotation d’un système de réglementation du sang, des constituants du sang et des produits sanguins ;

    –             le renforcement de la capacité des autorités nationales de réglementation et des services nationaux de transfusion sanguine à assurer la surveillance réglementaire et la coordination efficaces nécessaires pour garantir la mise en œuvre des normes de qualité ;

      – l’intensification de la collaboration avec les partenaires pour permettre à l’OMS de jouer le rôle moteur qui lui incombe en ce qui concerne l’élaboration et l’application des meilleures pratiques en matière de qualité et de sécurité du sang sur le continent.

    Selon l’OMS, en Afrique, entre 2015 et 2022, le nombre de pays ayant pleinement élaboré une politique nationale en matière d’approvisionnement en sang est passé de 37 à 43. Le nombre moyen d’unités de sang collectées pour 1000 habitants  est en hausse, passant de 4,5 unités de sang à 5,2 unités de sang, par rapport à la cible régionale de 10 unités pour 1000 habitants.

    Toujours sur la même période, le pourcentage de pays participant à un programme d’évaluation externe de la qualité pour les infections transmissibles par transfusion est passé de 55,3 % à 62,2 %.

    Difficultés

    « Malgré ces améliorations, les pays doivent s’attaquer aux défis persistants concernant la disponibilité de sang et de produits sanguins sécurisés », alerte  dans un message Dr Matshidiso Moeti, la Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, l’occasion de la Journée mondiale du donneur de sang.

    Non seulement il faut une mobilisation suffisante et durable de financement mais aussi, insiste-t-elle, « continuer de mettre en place des systèmes et de renforcer les capacités en vue d’augmenter les taux de dons de sang, et séparer le sang donné en éléments qui peuvent être conservés pour une utilisation à long terme ».

    A ce jour, sur le continent, il n’est collecté que 5,2 unités de sang pour 1000 personnes. «(…) ce qui est inférieur aux dix dons ou plus pour 1000 personnes recommandés par l’OMS et loin des 33 unités de sang pour 1000 personnes collectées dans les pays développés », peut-on retenir dans le message de Dr Matshidiso Moeti.

    Toujours dans le tableau des chiffres inquiétants, l’OMS déplore que « seuls 18 États Membres de la Région africaine sur 472 avaient atteint la cible régionale d’un approvisionnement en sang d’au moins 80 % provenant de donneurs de sang volontaires non rémunérés.

    C’est dire que l’offre est largement inférieure à la demande. D’où le rappel que « Chaque don de sang est une lueur d’espoir dans la vie de quelqu’un ».

  • Yves Abassa (ONG Anges) : « Un enfant qui doit transporter des kilos de sacs de riz risque une  déformation physique »

    Yves Abassa (ONG Anges) : « Un enfant qui doit transporter des kilos de sacs de riz risque une  déformation physique »

    Dans une interview, Yves Absssa, spécialiste en protection de l’enfance à l’organisation non gouvernementale ANGE au Togo, est revenu, dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale contre le travail des enfants (célébrée chaque 12 juin), sur les conséquences liées à l’exploitation des enfants.

    « Un enfant de 10 ou 12 ans qui doit transporter des kilos de sacs de riz, de maïs ou de sucre est à risque de déformation physique », rappelle-t-il, dans l’interview (vidéo) ci-après.

  • Au Togo, l’OMS facilite la gestion des risques et des catastrophes dans la région des savanes

    Au Togo, l’OMS facilite la gestion des risques et des catastrophes dans la région des savanes

    L’Antenne régionale de l’Agence Nationale pour la Protection Civile (ANPC) de la préfecture de Tône, dans le nord du Togo a reçu un important lot de matériel de la part de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Le lot, composé notamment d’imperméables, de bottes et de torches, a été remis dans le cadre du soutien de l’OMS pour la gestion des risques et des catastrophes au niveau de la région des Savanes. La remise s’est faite en marge de la formation des volontaires de la protection civile, avec l’appui technique et financier de l’OMS.

    Les volontaires issus de différentes couches sociales de la préfecture de Tône, vont jouer le rôle d’auxiliaires des structures d’alerte, de secours d’urgence et de gestion de crise. La formation a porté sur les principes du volontariat, de la redevabilité, de protection de l’action humanitaire, du secourisme et de la prévention des abus et exploitations de tout genre, notamment sexuels. « Quand une catastrophe ou risque survient, le secteur de la santé est au premier plan pour la prise en charge des victimes et des personnes en situation de détresse. D’où la nécessité d’établir une collaboration étroite entre les volontaires de la protection civile et les acteurs du secteur de la santé », a déclaré le Dr Issifou Alassani, Chargé de la préparation aux urgences au Bureau pays de l’OMS au Togo.

    Ces volontaires, formés et équipés, vont se constituer également en lanceurs d’alerte face aux risques et catastrophes qui peuvent subvenir dans leurs localités.

    Le Directeur de la prévention, de la coopération et des affaires humanitaires de l’ANPC Nelson Akibode est revenu sur la mission du système d’alerte précoce qui est de prévenir et de gérer les risques liés aux catastrophes. Après avoir remercié l’OMS pour son appui multiforme, il a invité les volontaires à une meilleure appropriation afin de consolider le noyau de gestion des crises et catastrophes dans la préfecture de Tône.

    « Votre statut de volontaires s’accompagne de grandes responsabilités. Vous devez rester en contact permanent avec les agents de santé communautaire de vos localités pour consolider les actions de prévention de risques et catastrophes dans la préfecture de Tone », a indiqué le Préfet de Tône, M. Tchimbiandja Yedoukoum Douti, venu ouvrir les travaux de cet atelier.

    L’objectif de cette activité est de mettre en place et former les volontaires de la protection civile, auxiliaires des structures d’alerte, de secours d’urgence et de gestion de crise dans la préfecture de Tône.

    Durant deux jours, les participants à la formation ont été initiés aux principes du volontariat, de la redevabilité, de protection de l’action humanitaire, de secourisme et de la prévention des abus et exploitations de tout genre, notamment sexuels.

    Interrogés à l’issue de cette formation, quelques récipiendaires, tout en remerciant l’OMS pour cet appui, se sont engagés à partager les informations auprès de leurs communautés et à être des sentinelles face aux risques et catastrophes qui pourraient guetter leurs localités.

    Félicitant l’ANPC pour cette initiative et remerciant l’OMS pour son appui, les maires des communes de Tône 2, Tône 3 et Tône 4 ont tenu à renouveler leur engagement auprès de l’ANPC afin de faire face à tout risque et catastrophe au niveau de leurs localités.

    Avec l’OMS

  • Dr Matshidiso Moeti (OMS) : « Les pays devraient instaurer et faire respecter une interdiction totale du tabagisme et de l’utilisation des cigarettes électroniques »

    Dr Matshidiso Moeti (OMS) : « Les pays devraient instaurer et faire respecter une interdiction totale du tabagisme et de l’utilisation des cigarettes électroniques »

    Dans son message à l’occasion de la Journée mondiale sans tabac », Dr Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, appelle les pays à interdire totalement le « tabagisme et de l’utilisation des cigarettes électroniques ».

    Message de la Dre Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, à l’occasion de la Journée mondiale sans tabac célébrée ce 31 mai 2024

    Cette année, la célébration de la Journée mondiale sans tabac coïncide avec la Soixante-Dix-Septième Assemblée mondiale de la Santé. Lors de la séance d’ouverture de l’Assemblée, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), a souligné le fait que la consommation de tabac est en baisse dans 150 pays et que l’on recense aujourd’hui 19 millions de fumeurs de moins dans le monde qu’il y a deux ans.

    Cette journée nous offre l’occasion de mettre en lumière les dangers inhérents à la consommation de tabac et à l’exposition à la fumée du tabac.

    Aujourd’hui, nous faisons le bilan de nos avancées en matière de lutte antitabac tout en reconnaissant les défis qu’il nous faut relever au titre des initiatives visant à contrer les tactiques utilisées par l’industrie du tabac dans le seul but d’entraver les efforts de lutte antitabac.

    Le thème retenu pour l’édition de cette année, à savoir « Protéger les enfants de l’ingérence de l’industrie du tabac », appelle à une mobilisation au niveau planétaire pour protéger les jeunes des produits nocifs du tabac et de la nicotine, ainsi que contre les stratégies trompeuses fréquemment employées par l’industrie du tabac pour commercialiser ses produits.

    Ce thème offre une plateforme aux jeunes du monde entier pour demander à l’industrie du tabac de cesser de les cibler avec des produits nuisibles pour leur santé.

    À l’échelle mondiale, plus de 37 millions de jeunes âgés de 13 à 15 ans consomment du tabac. Dans la Région africaine, le tabagisme chez les jeunes âgés de 13 à 15 ans atteint 11,1 % chez les garçons et 7,2 % chez les filles, soit environ sept millions d’utilisateurs de tabac.

    On estime que 1,3 million de personnes meurent chaque année du tabagisme passif. Ces décès sont entièrement évitables. Les individus exposés à la fumée de tabac secondaire encourent un risque accru de décès dus à des maladies cardiaques, à des accidents vasculaires cérébraux, à des affections respiratoires, au diabète de type 2 et à divers types de cancers.

    Dans le cadre des efforts visant à protéger les populations, en particulier les jeunes, de l’ingérence de l’industrie du tabac, nous soutenons nos États Membres de la Région africaine dans le maintien d’une dynamique constante en matière de lutte antitabac. Cela se traduit par un plaidoyer en faveur de réglementations strictes sur le tabac, de contrôles rigoureux sur les stratégies de commercialisation des nouveaux produits du tabac et des produits émergents à base de nicotine, souvent élaborés pour attirer les jeunes.

    Grâce à nos efforts, 45 pays de la Région africaine ont ratifié la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, tandis que 22 autres pays ont ratifié le protocole pour éliminer le commerce illicite des produits du tabac. De plus, 22 pays ont adopté de nouvelles lois antitabac qui leur ont permis de mettre en œuvre efficacement les dispositions du cadre de la lutte antitabac. Il s’agit là de législations nationales qui ont joué un rôle crucial dans l’accélération de la mise en œuvre de la Convention-cadre de l’OMS dans plus de 35 pays, contribuant ainsi de manière significative au recul de la prévalence du tabagisme dans la Région.

    Il convient en outre de signaler que la prévalence du tabagisme chez les adultes dans la Région a elle aussi diminué, passant de 14,9 % en 2010 à 9,5 % en 2023. Le rapport mondial de l’OMS sur les tendances de la prévalence du tabagisme, rendu public en 2023, souligne que 22 pays de la Région africaine sont en bonne voie pour atteindre une réduction de 30 % d’ici à 2025 par rapport aux taux enregistrés en 2010.1 Dans le cadre d’une initiative novatrice visant à lutter contre l’augmentation de la production de feuilles de tabac et en collaboration avec d’autres institutions du système des Nations Unies et des gouvernements, l’OMS a apporté son appui à plus de 5000 cultivateurs de tabac au Kenya et en Zambie qui ont abandonné la culture du tabac au profit d’autres cultures.

    Nous sommes conscients que les jeunes de la Région sont exposés aux produits du tabac du fait de vastes campagnes menées sur les réseaux sociaux et sur les plateformes de diffusion en continu, ainsi que par les interventions d’influenceurs sur ces mêmes réseaux sociaux pour faire la promotion clandestine des produits du tabac auprès des jeunes. Cela représente une menace majeure pour la santé et le bien-être de la jeunesse.

    Nous savons aussi que, bien loin de se limiter à la production, à la commercialisation et à la vente de produits du tabac, l’industrie du tabac consacre aussi un temps non négligeable, tout comme d’importantes ressources à la promotion d’une science trompeuse, au lobbying et à la réalisation d’activités présentées sous le couvert de la responsabilité sociale des entreprises. Ce sont autant de stratégies qui ont pour but d’attirer les jeunes et d’influencer les politiques afin de favoriser les intérêts commerciaux de l’industrie du tabac au détriment de la santé publique.

    Si la consommation de tabac continue de diminuer chez les adultes, force est de constater que l’industrie du tabac a quant à elle diversifié son arsenal pour contrer vigoureusement les efforts de lutte antitabac. Elle s’emploie à développer ses marchés en proposant de nouveaux produits du tabac qui sont aussi à base de nicotine. L’industrie emploie diverses stratégies de commercialisation pour promouvoir de nouveaux produits spécialement conçus pour séduire les jeunes, tels que les cigarettes électroniques, les produits aromatisés, le tabac sans fumée, le snus et les sachets de nicotine, qui font l’objet d’une promotion agressive sur les médias sociaux.

    Cette réalité met en évidence la nécessité de redoubler d’efforts pour contrer les tentatives incessantes de l’industrie du tabac de commercialiser ses produits auprès des jeunes.

    À l’OMS, nous persévérons dans notre collaboration étroite avec les gouvernements pour lever les entraves à une riposte efficace et pour amplifier la dynamique visant à protéger les jeunes Africains contre le tabagisme.

    J’invite instamment nos États Membres de la Région africaine à intensifier les efforts pour protéger les jeunes de l’ingérence de l’industrie du tabac en prenant des mesures pour :

    1)          assurer le respect par les gouvernements de leurs obligations en vertu de l’article 5.3 de la Convention-cadre de l’OMS, en mettant en place des mesures de protection pour préserver les politiques de lutte antitabac de toute ingérence de l’industrie du tabac ;

    2)          combattre les tactiques de l’industrie du tabac en utilisant comme tremplin des arguments fondés sur des données probantes, ainsi que les meilleures pratiques, tout en impliquant de manière active les organisations de la société civile ;

    3)          sensibiliser le public aux tactiques de l’industrie du tabac ; et

    4)          dénoncer les tentatives de l’industrie visant à cibler les jeunes et à attirer de nouvelles générations de personnes dépendantes grâce à des stratégies innovantes, telles que la commercialisation de produits nouveaux et émergents et l’utilisation d’arômes.

    L’OMS exhorte les pays à accélérer la mise en œuvre de la Convention-cadre, ce qui passe par l’adoption de mesures strictes sur la commercialisation des nouveaux produits du tabac et des produits émergents à base de nicotine, qui ciblant spécialement les jeunes. Il s’agit essentiellement de la chicha, des cigarettes électroniques (produits aromatisés), des sachets de nicotine et d’autres produits qui font l’objet d’une promotion agressive sur les plateformes des réseaux sociaux.

    Les pays devraient instaurer et faire respecter une interdiction totale du tabagisme et de l’utilisation des cigarettes électroniques (vapotage) dans les lieux publics, imposer des droits d’accise et des mesures tarifaires pour réduire la consommation de tabac, et mettre en œuvre des stratégies efficaces de communication sur les risques pour la santé, principalement au moyen de mises en garde sanitaires à l’intention de l’ensemble de la population, y compris les enfants et les jeunes.

    J’invite tous nos partenaires, notamment les autres institutions du système des Nations Unies, les organisations de la société civile, les organisations non gouvernementales, le milieu universitaire et les communautés, à sensibiliser aux risques liés au tabagisme et à soutenir l’instauration de mesures fortes pour protéger la jeunesse africaine contre les méfaits des produits du tabac et contre les pratiques publicitaires fallacieuses utilisées par l’industrie du tabac.

    En savoir plus :

    OMS, 2023. Rapport mondial de l’OMS sur les tendances de la prévalence du tabagisme 2000-2025, cinquième édition.

Radio Renouveau228

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