Étiquette : Kokou Ekouagou

  • ArtTrip : Kokou Ekouagou porte la création togolaise à Paris

    ArtTrip : Kokou Ekouagou porte la création togolaise à Paris

    Du 11 au 13 septembre 2026, l’Atelier Basfroi, situé au 23 rue Basfroi dans le 11e arrondissement de Paris, accueille ArtTrip, un rendez-vous consacré à la création contemporaine. Pendant trois jours, artistes, professionnels de la culture et amateurs d’art se retrouvent autour d’une programmation pensée comme un carrousel artistique, où se croisent disciplines, esthétiques et cultures.

    Plus qu’une exposition, ArtTrip se veut un espace de rencontres et d’échanges autour de l’art plastique contemporain. L’événement offre notamment une visibilité à des artistes venus d’horizons différents, dans une volonté de favoriser les passerelles entre les scènes artistiques.

    Kokou Ekouagou, représentant de l’Art Héritage Culture

    Parmi les participants, Kokou Ekouagou occupe une place particulière. Artiste plasticien, consultant et manager culturel, il prend part à cette édition en qualité de représentant en France de l’Association Art Héritage Culture. Membre actif et Conseiller Technique du programme « Promotion de la Carrière Internationale des Artistes de l’Association ART HÉRITAGE CULTURE » (ProCIAA-AHC), il porte également la mission de contribuer au développement des échanges artistiques entre l’Afrique et l’Europe.

    Sa présence à ArtTrip s’inscrit ainsi dans une démarche de promotion de la création contemporaine togolaise. Durant les trois jours de l’événement, il assure la représentation de son association et accompagne la mise en valeur des œuvres réalisées par les artistes plasticiens qui en sont membres.

    Promouvoir l’art contemporain togolais à Paris

    La participation de Kokou Ekouagou ne se limite toutefois pas à la présentation des œuvres. Elle comprend également une dimension professionnelle, avec des rencontres et des échanges avec des artistes, commissaires d’exposition, galeristes et autres acteurs du secteur culturel.

    En amont de l’événement, il a également pris en charge l’acheminement sécurisé des œuvres sélectionnées depuis les ateliers des artistes jusqu’à Paris.

    À travers ArtTrip, l’Association Art Héritage Culture entend ainsi renforcer la visibilité de ses artistes sur la scène internationale. Pour Kokou Ekouagou, cette présence parisienne constitue une nouvelle occasion de faire connaître la vitalité de la création artistique togolaise et de contribuer à tisser des liens durables entre les milieux culturels de Lomé et de Paris.

    L’Atelier Basfroi devient ainsi, le temps de trois jours, un espace où l’art dépasse les frontières et où les échanges entre artistes et cultures prennent une dimension internationale.

  • Kokou Ekouagou à Paris : l’art togolais s’invite aux Journées nationales des artistes

    Kokou Ekouagou à Paris : l’art togolais s’invite aux Journées nationales des artistes

    L’artiste peintre togolais Kokou Ekouagou est actuellement à Paris où il prend part aux Journées nationales des artistes (JNA), prévues du 2 au 4 octobre 2026. À travers cette participation, le créateur poursuit son ouverture sur la scène artistique internationale et contribue à faire dialoguer les univers artistiques de Lomé et de Paris.

    Kokou Ekouagou représente le Togo dans le cadre des Journées nationales des artistes (JNA), un rendez-vous culturel français qui invite le public à découvrir la création artistique au plus près des créateurs. Organisé dans différents ateliers, lieux culturels, associations et tiers-lieux à travers la France, l’événement met particulièrement l’accent sur la rencontre entre artistes et citoyens.

    À Paris, Kokou Ekouagou présente notamment ses toiles et ses collages et explique au public son processus de création. Une occasion pour l’artiste togolais de partager son univers, ses techniques et les inspirations qui nourrissent son travail.

    Un dialogue artistique entre Lomé et Paris

    Cette présence parisienne s’inscrit également dans la dynamique du collectif Fragments Nomades, porté par Lielie Sellier et Kokou Ekouagou. Né de la rencontre entre différentes géographies, sensibilités et mémoires, le collectif développe une démarche artistique nourrie par les circulations entre Lomé et Paris.

    Collages, arts plastiques, écriture, textures et assemblages constituent les principaux langages de cette démarche qui explore notamment l’identité, la mémoire, la transmission et les frontières visibles ou invisibles qui traversent les individus et les territoires.

    Le collectif défend ainsi une pratique artistique ouverte, expérimentale et transdisciplinaire. La matière y occupe une place particulière, qu’il s’agisse du papier, du textile, des pigments, des archives, des objets récupérés ou encore des surfaces altérées.

    Une programmation au-delà des JNA

    Aux côtés de Lielie Sellier, Kokou Ekouagou participe à une programmation comprenant également des expositions, des échanges avec le public et des ventes d’œuvres. Lielie Sellier présente notamment ses collages et propose une lecture de poèmes issus de son recueil Le Grain du Temps.

    Pour Kokou Ekouagou, cette étape parisienne ne constitue toutefois pas une fin en soi. L’artiste doit également prendre part à d’autres événements artistiques en France, prolongeant ainsi sa présence et ses rencontres sur la scène culturelle française.

    Les JNA, initiées par La Maison des Artistes, sous le parrainage du ministère français de la Culture et en partenariat avec l’Association des maires de France, entendent également promouvoir la reconnaissance du travail artistique, la contractualisation et la juste rémunération des créateurs.

    La participation de Kokou Ekouagou apparaît ainsi comme une nouvelle étape dans le parcours d’un artiste togolais qui inscrit progressivement son travail dans des espaces de création et d’échanges dépassant les frontières nationales.

  • Kokou Ekouagou, un triple rendez-vous artistique en France sous la bannière du Collectif Fragments Nomades

    Kokou Ekouagou, un triple rendez-vous artistique en France sous la bannière du Collectif Fragments Nomades

    L’artiste plasticien togolais Kokou Ekouagou s’apprête à porter la voix de la création contemporaine africaine en France à travers trois rendez-vous artistiques majeurs prévus en octobre 2026.

    L’agenda s’annonce chargé pour Kokou Ekouagou. L’artiste togolais prendra part, en octobre prochain, à trois manifestations consacrées à la création artistique en France. Une présence qui revêt une dimension particulière puisqu’il y participera notamment sous la bannière du Collectif Fragments Nomades, qu’il préside. Une nouvelle étape dans le parcours de cet artiste engagé dans la promotion des expressions artistiques contemporaines.

    Le premier rendez-vous est prévu du 2 au 4 octobre 2026 à Paris, dans le cadre des Journées nationales des artistes (JNA) 2026. Kokou Ekouagou y exposera aux côtés de Lielie Sellier, également membre du Collectif Fragments Nomades. Les deux artistes présenteront leurs univers respectifs.

    Une première pour Fragments Nomades aux JNA

    Cette participation constitue une première pour Kokou Ekouagou dans le cadre des Journées nationales des artistes avec l’étiquette du Collectif Fragments Nomades. Une étape symbolique pour cette structure qui entend favoriser les échanges artistiques et offrir davantage de visibilité aux créateurs issus de différents horizons.

    À travers cette participation, le collectif présidé par l’artiste togolais entend ainsi inscrire son action dans une dynamique internationale, en mettant en avant la diversité des regards et des pratiques artistiques. La présence de Kokou Ekouagou et Lielie Sellier permettra notamment de confronter leurs approches et de faire découvrir leurs œuvres au public parisien.

    L’Art & lard, deuxième escale artistique

    Quelques jours plus tard, le plasticien togolais prendra la direction du Petit-Pressigny, dans la région de la Touraine, pour la 18ᵉ édition du festival L’Art & lard, programmée les 10 et 11 octobre 2026.

    Placée sous le thème « Les talents de nos artistes et créateurs – Les délices de la région », cette manifestation associera arts et découvertes culturelles. Kokou Ekouagou y poursuivra ainsi son exposition dans un autre cadre, offrant une nouvelle occasion de présenter son travail et celui du Collectif Fragments Nomades.

    Il sera présent également à l’exposition-vente d’art autonome 2026. Lui, est annoncé se dérouler du 17 au 31 octobre toujours en terre française.

    Ces trois rendez-vous successifs illustrent la volonté de l’artiste togolais de multiplier les passerelles entre les scènes artistiques africaines et européennes. Pour Kokou Ekouagou, octobre 2026 s’annonce donc comme un mois placé sous le signe de la création, du partage et de la visibilité internationale.

  • Vacances utiles : le Collectif Fragments Nomades ouvre les portes de l’art aux jeunes

    Vacances utiles : le Collectif Fragments Nomades ouvre les portes de l’art aux jeunes

    Le Collectif Fragments Nomades et l’Atelier Ekouagou misent sur la transmission artistique pour occuper utilement les jeunes durant les vacances, une démarche qui s’inscrit dans la continuité de l’engagement de l’atelier en faveur de l’initiation aux arts plastiques.

    À Agoè-Kové, les vacances prennent une autre couleur. Entre pinceaux, crayons, collages et découvertes artistiques, une dizaine de jeunes à la fois franchissent chaque semaine les portes de l’Atelier Ekouagou pour une immersion gratuite dans l’univers des arts plastiques. Une initiative portée par le Collectif Fragments Nomades et l’Atelier Ekouagou, qui placent la transmission et l’éveil créatif au cœur de leur engagement.

    Pendant que beaucoup d’élèves profitent de la pause estivale pour se divertir, d’autres font le choix d’apprendre autrement. Depuis quelques jours, l’Atelier Ekouagou accueille une série de sessions de formation artistique destinées aux jeunes élèves. Organisée entièrement sur fonds propres, cette initiative est le fruit d’une concertation entre le Collectif Fragments Nomades et l’Atelier Ekouagou.

    Le principe est simple mais ambitieux : recevoir les participants par vagues de dix afin de garantir un apprentissage de qualité, un meilleur suivi pédagogique et une véritable proximité entre les formateurs et les apprenants.

    À la tête de ces ateliers, le président du Collectif Fragments Nomades, l’artiste plasticien Kokou Ekouagou, partage avec les jeunes son expérience, son savoir-faire et surtout sa passion pour la création artistique.

    Loin d’une simple initiation technique, ces séances invitent les participants à développer leur imagination, à exprimer leur sensibilité et à porter un regard nouveau sur le monde qui les entoure.

    Faire des vacances un temps d’apprentissage

    Pour les initiateurs du projet, cette formation répond à une préoccupation bien réelle : offrir aux jeunes une activité constructive pendant les vacances scolaires.

    À travers le dessin, la peinture, le collage ou encore les techniques d’assemblage, les élèves découvrent que l’art peut devenir un formidable moyen d’expression, mais aussi un espace d’épanouissement personnel.

    Dans un contexte où de nombreux jeunes restent sans activités durant les congés, cette initiative entend leur proposer un cadre sain, créatif et stimulant.

    L’objectif dépasse largement l’apprentissage du dessin. Il s’agit aussi de développer la patience, la concentration, l’observation, l’esprit critique et la confiance en soi, autant de qualités qui accompagneront ces jeunes bien au-delà de leur parcours artistique.

    Le choix d’organiser cette formation gratuitement traduit également la volonté des deux structures de rendre la pratique artistique accessible à tous, indépendamment des moyens financiers des familles.

    L’Atelier Ekouagou, une histoire de transmission

    Cette nouvelle action s’inscrit dans la continuité d’un engagement déjà ancien. Créé il y a plusieurs années à Agoè-Kové, l’Atelier Ekouagou est progressivement devenu un espace de référence pour l’initiation aux arts plastiques. Depuis ses débuts, il accueille enfants, jeunes et adultes désireux de découvrir le dessin et les différentes formes d’expression artistique, avec une attention particulière portée aux publics les plus vulnérables.

    Malgré les difficultés rencontrées au fil des années, notamment durant la pandémie de Covid-19, l’atelier a poursuivi sa mission de transmission grâce à la détermination de ses responsables. Cette persévérance a permis de maintenir une dynamique artistique au sein du quartier, avec des moyens pourtant modestes.

    L’année 2024 a marqué une étape importante avec l’aménagement d’un véritable centre artistique grâce à un financement du Fonds national de promotion culturelle (FNPC). Ce projet a permis d’améliorer les infrastructures, d’acquérir du matériel pédagogique et d’offrir de meilleures conditions d’apprentissage aux bénéficiaires.

    Les résultats parlent d’eux-mêmes : plus d’une cinquantaine de participants, principalement des enfants âgés de 6 à 15 ans, ont déjà bénéficié de ces formations, donnant naissance à de nombreuses œuvres artistiques présentées lors d’expositions de fin de session.

    Fragments Nomades, un art sans frontières

    Si l’Atelier Ekouagou constitue le lieu physique de cette transmission, le Collectif Fragments Nomades lui apporte une dimension internationale.

    Né de la rencontre entre différentes sensibilités artistiques, le collectif relie Lomé et Paris autour d’une même vision de la création contemporaine. Son manifeste revendique un art qui explore les circulations humaines, les fragments d’histoires, les matières oubliées et les formes contemporaines du vivant.

    À travers le collage, les arts plastiques, l’écriture, les textures et les assemblages, le collectif transforme les traces du réel en espaces de dialogue où se croisent mémoire, identité, transmission et diversité culturelle.

    Cette philosophie irrigue naturellement les formations proposées aux jeunes élèves. Chaque création devient une invitation à raconter une histoire, à valoriser les matériaux du quotidien et à développer un regard personnel sur son environnement.

    Le collectif considère en effet que la matière est une mémoire vivante. Papier, textile, pigments, archives ou objets récupérés deviennent autant de supports permettant de faire dialoguer les cultures et les générations.

    Former les artistes… mais aussi les citoyens de demain

    Au-delà de la pratique artistique, cette initiative porte une ambition éducative. Les responsables souhaitent faire découvrir aux jeunes que l’art est aussi un langage universel, un moyen de dialogue et un puissant outil d’inclusion sociale.

    Cette vision rejoint d’ailleurs les objectifs poursuivis depuis plusieurs années par l’Atelier Ekouagou : favoriser l’accès à l’éducation artistique, développer la créativité, encourager le brassage culturel et contribuer à l’insertion sociale des bénéficiaires.

    En accueillant gratuitement ces élèves durant les vacances, le Collectif Fragments Nomades et l’Atelier Ekouagou démontrent qu’il est possible de transformer le temps libre en une véritable opportunité d’apprentissage, de découverte et de construction personnelle.

    À travers cette initiative, les deux structures confirment leur volonté de faire de l’art un espace ouvert à tous, où la création dépasse le simple geste esthétique pour devenir un levier de transmission, de partage et d’émancipation. Une démarche qui pourrait inspirer d’autres acteurs culturels et éducatifs, convaincus que l’éveil artistique constitue aussi un investissement durable pour l’avenir de la jeunesse togolaise.

  • Interview – Kokou Ekouagou, président du Collectif Fragments Nomades : « Nous voulons faire de l’art un pont entre les cultures »

    Interview – Kokou Ekouagou, président du Collectif Fragments Nomades : « Nous voulons faire de l’art un pont entre les cultures »

    Née à Paris de la rencontre entre un artiste togolais et une historienne de l’art française, l’association Collectif Fragments Nomades ambitionne de faire de la création contemporaine un puissant levier de dialogue entre les cultures. Son président, Kokou Ekouagou, dévoile les ambitions de cette aventure artistique.

    Le Collectif Fragments Nomades vient d’être officiellement créé en France. Que représente cette naissance pour vous ?

    C’est l’aboutissement d’un projet que nous mûrissions depuis plusieurs années avec Lielie Sellier. La création officielle de l’association, enregistrée à la Préfecture de police de Paris et publiée au Journal officiel de la République française, donne un cadre légal à une vision que nous partageons : faire de l’art un espace de dialogue, de création et de rencontre entre les cultures. C’est le début d’une aventure humaine et artistique que nous souhaitons ouverte sur le monde.

    Pourquoi avoir choisi le nom « Collectif Fragments Nomades » ?

    Ce nom traduit parfaitement notre philosophie. Les « fragments » évoquent les histoires, les mémoires, les identités et les expériences que chacun porte en lui. Quant au terme « nomades », il symbolise le mouvement, les échanges et la circulation des idées. Nous voulons montrer que les cultures ne sont pas figées ; elles se nourrissent des rencontres et des voyages, qu’ils soient physiques, artistiques ou intellectuels.

    Quelles sont les principales missions que s’est fixées votre association ?

    Notre ambition est de promouvoir la création artistique contemporaine sous toutes ses formes. Nous souhaitons organiser des expositions, des résidences d’artistes, des ateliers, des performances, des rencontres et des publications. Nous voulons également accompagner les démarches collaboratives et développer des partenariats culturels en France, au Togo et dans d’autres pays. Notre objectif est de permettre aux artistes de différents horizons de créer ensemble et de partager leurs univers avec les publics.

    Vous formez un tandem avec Lielie Sellier. Qu’apporte cette collaboration franco-togolaise au projet ?

    Notre complémentarité constitue l’une des forces du collectif. Lielie Sellier est historienne de l’art, artiste collagiste et auteure. Elle apporte une approche analytique, une grande connaissance de l’histoire de l’art ainsi qu’une sensibilité créative remarquable. De mon côté, je viens de la pratique artistique et de mon expérience de plasticien. Ensemble, nous partageons la conviction que l’art peut rapprocher les peuples et créer des passerelles durables entre les cultures.

    Votre travail artistique est souvent présenté comme une réflexion sur la mémoire et l’identité. Comment cela se traduit-il dans vos œuvres ?

    Mes œuvres cherchent moins à représenter des paysages qu’à révéler des territoires intérieurs. J’explore les thèmes de la mémoire, des déplacements, des racines et de l’identité. Les couleurs, les matières et les formes deviennent un langage qui raconte les émotions, les souvenirs et les héritages culturels. Je pars de mon expérience togolaise, mais je souhaite que chacun puisse y retrouver une part de sa propre histoire.

    Quel impact espérez-vous pour les artistes togolais grâce à ce collectif ?

    Nous souhaitons offrir davantage d’opportunités aux artistes émergents. Le collectif pourra faciliter leur participation à des résidences, des expositions ou des projets collaboratifs avec des partenaires européens. Il s’agit aussi de renforcer la visibilité internationale de la création contemporaine togolaise et de favoriser des échanges où chacun apprend de l’autre, dans un esprit d’égalité et de respect mutuel.

    Lielie Sellier a écrit que vos œuvres révèlent « des territoires invisibles ». Comment recevez-vous ce regard porté sur votre travail ?

    J’ai été profondément touché par cette lecture de mon univers artistique. Lielie a su exprimer avec beaucoup de justesse ce que j’essaie de transmettre. Effectivement, je m’intéresse aux présences invisibles, aux traces que les individus et les cultures laissent en nous. Son regard d’historienne de l’art enrichit notre dialogue et nourrit notre collaboration au sein du collectif.

    Au-delà des expositions, quelle vision souhaitez-vous défendre avec Fragments Nomades ?

    Kokou Ekouagou : Nous voulons défendre une vision profondément humaniste de la création artistique. L’art ne doit pas seulement être contemplé ; il doit aussi favoriser la rencontre, la réflexion et le dialogue. À travers nos ateliers, nos publications, nos performances et nos résidences, nous souhaitons créer des espaces où les différences deviennent une richesse plutôt qu’une frontière. Dans un monde souvent marqué par les divisions, nous croyons que la culture peut contribuer à construire un horizon commun.

    Quel message adressez-vous aux artistes et aux partenaires qui souhaitent rejoindre cette aventure ?

    Je voudrais leur dire que Fragments Nomades est une maison ouverte. Nous invitons les artistes, les institutions culturelles, les chercheurs et tous les amoureux de la création à nous rejoindre pour imaginer ensemble de nouveaux projets. Notre ambition est simple : faire circuler les œuvres, les idées et les sensibilités entre le Togo, la France et, demain, bien au-delà. Chaque rencontre peut devenir une source d’inspiration et chaque collaboration une nouvelle passerelle entre les peuples.

  • Collectif Fragments Nomades : une passerelle artistique entre le Togo et la France voit le jour

    Collectif Fragments Nomades : une passerelle artistique entre le Togo et la France voit le jour

    Créée à Paris et portée par le Togolais Kokou Ekouagou et la Française Lielie Sellier, l’association Collectif Fragments Nomades ambitionne de faire de l’art un véritable langage de dialogue entre les cultures. Plus qu’une simple structure, elle se présente comme un laboratoire de création où se rencontrent les regards, les mémoires et les imaginaires des deux pays.

    Le paysage culturel franco-togolais s’enrichit d’un nouvel acteur. Le Collectif Fragments Nomades a été officiellement créé le 3 juin 2026, avant d’être enregistré à la Préfecture de police de Paris et publié au Journal officiel de la République française le 9 juin 2026, sous le numéro RNA W751284585. Une reconnaissance administrative qui donne une existence légale à un projet artistique mûri depuis plusieurs années.

    À la tête de cette association se trouvent deux personnalités aux parcours complémentaires : le plasticien togolais Kokou Ekouagou, président du collectif, et la Française Lielie Sellier, historienne de l’art, artiste collagiste, auteure et secrétaire générale. Ensemble, ils défendent une vision de l’art qui dépasse les frontières géographiques et culturelles.

    Une ambition : faire voyager les œuvres, les idées et les cultures

    Le Collectif Fragments Nomades affiche une mission ambitieuse : promouvoir la création artistique contemporaine sous toutes ses formes tout en favorisant les échanges entre les territoires et les cultures.

    Son champ d’action couvre les arts plastiques, le collage, l’écriture, les pratiques mixtes ainsi que toutes les formes d’expérimentation visuelle. L’association entend organiser des expositions, des résidences d’artistes, des ateliers, des performances, des rencontres, des publications et divers événements culturels destinés à rapprocher les créateurs et les publics.

    L’association souhaite également encourager la transmission artistique, soutenir les démarches collaboratives et développer des partenariats culturels aussi bien en France qu’à l’international.

    Cette philosophie repose sur une conviction forte : l’art constitue un langage universel capable de créer des ponts là où les différences pourraient dresser des murs.

    Kokou Ekouagou, un artiste qui fait dialoguer mémoire et identité

    Au cœur de cette aventure figure Kokou Ekouagou, figure montante de la scène artistique togolaise.

    Reconnu pour son univers pictural singulier, l’artiste développe une œuvre qui interroge la mémoire, les déplacements, l’identité et les multiples territoires que chacun porte en soi. Ses tableaux ne cherchent pas uniquement à représenter un paysage ; ils invitent à explorer des espaces intérieurs où dialoguent souvenirs, émotions et héritages culturels.

    Son travail s’appuie sur ses racines togolaises tout en s’ouvrant à une lecture universelle. Les couleurs, les matières et les formes deviennent les éléments d’une géographie sensible qui parle aussi bien aux publics africains qu’européens.

    Au fil des expositions et des rencontres artistiques, Kokou Ekouagou s’est imposé comme un créateur attaché au dialogue interculturel. Son engagement dépasse désormais la production artistique : avec le Collectif Fragments Nomades, il souhaite contribuer à construire des espaces où les artistes de différents horizons peuvent créer ensemble, confronter leurs pratiques et enrichir mutuellement leurs inspirations.

    Lielie Sellier, une historienne de l’art au service des passerelles culturelles

    Aux côtés de Kokou Ekouagou, Lielie Sellier apporte une expertise qui conjugue recherche, création et écriture.

    Historienne de l’art, artiste collagiste et auteure, elle place depuis plusieurs années la question de la mémoire, de la transmission et du dialogue entre les œuvres au cœur de son travail.

    Dans un texte consacré à Kokou Ekouagou, elle résume l’esprit qui anime leur collaboration :

    « Il existe des artistes qui peignent des paysages. D’autres révèlent des territoires invisibles. C’est dans cette seconde famille que s’inscrit Kokou Ekouagou. »

    Elle explique que leurs échanges artistiques et humains ont progressivement donné naissance au Collectif Fragments Nomades, fondé sur une conviction commune : l’art crée des passerelles entre les cultures, les mémoires et les expériences de vie.

    Pour Lielie Sellier, les œuvres de Kokou Ekouagou racontent davantage que des lieux. Elles révèlent « des présences, des traces, des circulations invisibles où se croisent l’histoire personnelle, l’identité et l’espoir ».

    Elle voit dans cette démarche une illustration de la fonction première de la création artistique : « offrir un espace de rencontre, de réflexion et de dialogue entre les individus. »

    Une association capable de renforcer les échanges entre le Togo et la France

    La création de Fragments Nomades intervient dans un contexte où les coopérations culturelles occupent une place croissante dans les relations internationales.

    En réunissant un artiste togolais et une historienne de l’art française autour d’un projet commun, le collectif illustre une nouvelle manière de concevoir la coopération : non plus uniquement par les institutions, mais aussi grâce aux initiatives portées directement par les créateurs.

    Pour le Togo, cette association pourrait ouvrir davantage de perspectives aux artistes émergents grâce à l’organisation de résidences, d’expositions ou de projets collaboratifs avec des partenaires européens. Elle peut également favoriser une meilleure visibilité internationale des talents togolais.

    Du côté français, Fragments Nomades offre l’occasion de mieux faire connaître la richesse de la création contemporaine africaine et de développer des projets où les influences se croisent sans hiérarchie, dans un dialogue équilibré.

    Cette dynamique pourrait également contribuer à faire émerger de nouvelles formes artistiques issues des rencontres entre les traditions, les techniques et les sensibilités des deux pays.

    Faire de l’art un espace de rencontre

    Au-delà des expositions ou des événements culturels, le Collectif Fragments Nomades porte une vision profondément humaniste de la création.

    À travers les ateliers, les publications, les performances ou les résidences d’artistes, il entend créer des espaces où les différences deviennent une richesse plutôt qu’une frontière.

    Son inscription officielle au Journal officiel français marque ainsi le début d’une aventure qui dépasse largement le cadre administratif. Elle donne naissance à une plateforme appelée à faire dialoguer les imaginaires du Togo, de la France et, à terme, d’autres territoires.

    En réunissant l’expérience artistique de Kokou Ekouagou et le regard analytique et créatif de Lielie Sellier, le Collectif Fragments Nomades affiche une ambition claire : faire circuler les œuvres, les idées et les sensibilités entre les peuples. Dans un monde où les identités sont souvent enfermées dans des frontières, cette jeune association rappelle que l’art demeure l’un des rares langages capables de relier les fragments de nos histoires pour construire un horizon commun.

  • Kara célèbre l’art contemporain : Kokou Ekouagou illumine un vernissage aux accents internationaux

    Kara célèbre l’art contemporain : Kokou Ekouagou illumine un vernissage aux accents internationaux

    Le vernissage d’une exposition collective, dénommée “Expo Kar’ARTS Evala ” (du 11 au 18 Juillet 2026), organisé ce dimanche 12 juillet 2026 à Hôtel Colline d’Or de Kara a rassemblé artistes, amateurs d’art et acteurs culturels autour d’une célébration de la création contemporaine togolaise. Parmi les figures les plus attendues, le plasticien Kokou Ekouagou s’est particulièrement distingué par la force de sa démarche artistique et son rayonnement international.

    Dans une ambiance conviviale et empreinte d’émotion, le public a découvert les œuvres de plusieurs artistes réunis pour cette exposition collective, sous le commissariat de Marlène Hue. L’événement, organisé à Kara, s’inscrit dans une dynamique de promotion des arts plastiques et de rapprochement entre les créateurs et le grand public.

    Au cœur de cette rencontre artistique, Kokou Ekouagou a une nouvelle fois confirmé son statut de référence de l’art contemporain togolais. Artiste plasticien au parcours international, il développe une pratique qui mêle peinture, sculpture, photographie, installation et performance. Son travail explore les questions d’identité, de mémoire, de multiculturalisme et de dialogue entre les peuples, des thématiques qui lui ont valu une reconnaissance bien au-delà des frontières du Togo.

    « À travers cette série de peintures en techniques mixtes, je propose une immersion dans l’univers de la chasse traditionnelle du peuple kabiyè, non comme une simple pratique de subsistance, mais comme un patrimoine vivant où se rencontrent histoire, spiritualité, transmission et identité culturelle », souligne celui qui est également le président de l’association Collectif fragments nomades.

    Et d’enchaîner : « Mon langage plastique ne cherche pas à illustrer fidèlement les événements. Il en restitue plutôt les émotions, les symboles et les résonances, afin de faire dialoguer la mémoire collective avec une expression artistique contemporaine. »

    Les visiteurs ont salué la richesse des œuvres exposées ainsi que la profondeur des messages qu’elles véhiculent. À travers son univers visuel, Kokou Ekouagou invite le spectateur à une réflexion sur la condition humaine, les échanges culturels et les valeurs du vivre-ensemble, faisant de l’art un véritable langage universel.

    À travers LAKING (quand l’art transcende la tradition), l’artiste multiprimé exhorte  le public « à découvrir une tradition qui continue de façonner l’identité du peuple kabyè et à réfléchir à la place du patrimoine culturel dans notre monde actuel. » Chacune des huit (8) tableaux qu’il a présentés explorent « une étape ou une dimension de cet héritage ancestral », c’est-à-dire « la mémoire des ancêtres, l’initiation des jeunes, les rites de protection, la vie communautaire, l’accession au statut de chasseur et les célébrations qui consacrent le lien entre l’homme, la nature et les forces invisibles. »

    Ce vernissage confirme également la volonté de faire de Kara une scène culturelle de plus en plus dynamique. En réunissant des artistes de renom et un public varié, cette exposition contribue à valoriser le patrimoine artistique togolais tout en offrant une vitrine à des créateurs dont le talent continue de porter haut les couleurs du pays sur la scène internationale.

  • Kokou Ekouagou, l’ambassadeur togolais de l’art contemporain sur la scène mondiale

    Kokou Ekouagou, l’ambassadeur togolais de l’art contemporain sur la scène mondiale

    De Lomé aux plus grandes institutions artistiques internationales, Kokou Ekouagou impose une vision singulière qui interroge l’identité, la mémoire et les représentations culturelles.

    Multi-primé, l’artiste togolais Kokou Ekouagou s’affirme aujourd’hui comme l’une des figures marquantes de l’art contemporain africain. À travers une démarche artistique profondément engagée, il explore les notions de multiculturalisme, d’identité et d’affect, tout en remettant en question les récits historiques dominants qui ont longtemps façonné les représentations des sociétés africaines.

    L’artiste plasticien togolais Kokou Ekouagou

    L’originalité de son travail réside dans son approche transmédiale. Peinture, sculpture, vidéo, performance et installation constituent autant de moyens d’expression qu’il mobilise pour construire un dialogue critique autour des enjeux culturels, sociaux et historiques de notre époque. Ses créations invitent le public à porter un regard nouveau sur les identités multiples qui composent le monde contemporain.

    Cette démarche audacieuse a permis à l’artiste togolais de franchir les frontières nationales et de se faire une place sur les plus prestigieuses scènes artistiques internationales. Ses œuvres ont notamment été exposées à la prestigieuse Biennale de Venise, mais également au Musée des beaux-arts de l’Ontario, au Torrance Art Museum, au Kunstverein Kärnten, à la Sobering Galerie de Paris et à Guangzhou Live en Chine.

    Parmi ses réalisations emblématiques figure La Délivrance (2013), une œuvre qui illustre la profondeur de sa réflexion artistique. À travers son parcours remarquable, Kokou Ekouagou contribue au rayonnement culturel du Togo et démontre que la création contemporaine africaine occupe désormais une place de choix dans les grands espaces de dialogue artistique à l’échelle mondiale.

  • Kokou Ekouagou : l’art comme chemin vers la paix

    Kokou Ekouagou : l’art comme chemin vers la paix

    Originaire du quartier de Kodjoviakopé à Lomé, le plasticien togolais Kokou Ekouagou s’impose aujourd’hui comme l’une des figures majeures de l’art contemporain en Afrique de l’Ouest. Polyvalent et engagé, il explore des disciplines variées – peinture, sculpture, photographie, installation et performance – pour porter un message universel : l’art est un vecteur de réflexion, de dialogue et de transformation sociale.

    L’œuvre de Kokou Ekouagou se distingue par une profondeur conceptuelle rare. Il s’intéresse à l’identité, au multiculturalisme et aux relations humaines, et questionne les récits dominants qui façonnent notre perception du monde. Pour lui, l’art ne se limite pas à une expression esthétique : il est un outil capable de déconstruire les stéréotypes, de créer du lien et de proposer des visions inclusives de nos sociétés. Chaque création est pensée comme une invitation à la réflexion et au dialogue, incitant le spectateur à remettre en question ses propres repères et à envisager la cohabitation des différences sous un angle nouveau.

    Parmi ses symboles les plus puissants, l’oiseau revient régulièrement. Métaphore du lien, du message et de la transmission, il guide les hommes vers un idéal de concorde et d’harmonie sociale. Dans certaines œuvres, cet oiseau devient un vecteur de paix, illustrant le chemin vers une coexistence plus juste et équilibrée. À travers ce symbole, Kokou Ekouagou traduit sa conviction profonde : la paix n’est pas seulement l’absence de conflit, elle se construit au quotidien, par le dialogue, la tolérance, le respect des différences et la solidarité face aux défis communs.

    Son engagement dépasse l’esthétique pour s’inscrire dans une démarche citoyenne. Ses créations questionnent les sociétés sur leur capacité à dépasser les frontières culturelles, sociales et géographiques, et à construire un avenir partagé. La cohésion sociale et la responsabilité collective deviennent alors des thèmes centraux de son travail, en particulier face aux crises contemporaines qui fragilisent les communautés. Chaque œuvre invite le spectateur à réfléchir sur les conditions d’une paix durable et sur le rôle que chacun peut jouer dans le vivre-ensemble.

    Kokou Ekouagou réussit ainsi à mêler symbolisme, critique sociale et dialogue interculturel. Son art ne se contente pas de dénoncer ou d’illustrer : il propose une vision humaniste du monde. Compréhension, empathie et unité deviennent les piliers de sa démarche, offrant au spectateur un espace où se conjuguent esthétique et conscience sociale. Le spectateur n’est plus passif : il est convié à participer à la réflexion, à envisager de nouvelles façons de coexister et à se questionner sur sa propre responsabilité dans la construction d’une société pacifique.

    En plaçant l’art au service de la paix, Kokou Ekouagou confirme que la création artistique peut dépasser la simple contemplation pour devenir un véritable moteur de transformation sociale. Dans un contexte où les tensions culturelles, sociales et politiques se multiplient, son travail rappelle que l’art a le pouvoir de rapprocher les individus, de favoriser le dialogue interculturel et de susciter l’action collective.

    Ainsi, l’œuvre de Kokou Ekouagou s’inscrit dans une dynamique rare et précieuse : celle d’un art engagé, profondément humaniste, capable de tracer un chemin vers une société plus harmonieuse et solidaire. Chaque toile, chaque sculpture ou performance devient un appel à la réflexion et un manifeste pour la paix. Dans un monde souvent fragmenté, son message résonne avec force : l’art n’est pas seulement un miroir de notre société, il est aussi un guide vers sa meilleure version.

  • Chronique: quand l’art refuse un seul centre

    Chronique: quand l’art refuse un seul centre

    Il y a des moments où l’art cesse d’être un simple objet exposé pour devenir un langage collectif, un espace de respiration, une prise de position face au monde.

    Il y a des moments où l’art cesse d’être un simple objet exposé pour devenir un langage collectif, un espace de respiration, une prise de position face au monde. La clôture des Résidences internationales de créations artistiques et culturelles (RICAC) ART TO GO 2026 s’est inscrite dans cette dynamique. Plus qu’un événement de fin de parcours, elle a révélé une conviction forte : la création contemporaine ne se pense plus depuis un centre unique, mais depuis une pluralité de pôles qui coexistent, se confrontent et s’enrichissent.

    Durant près de deux semaines, artistes venus d’horizons différents ont partagé un même espace de travail, mais surtout des manières diverses de voir, de dire et de ressentir le monde. Le thème choisi cette année, « La métaphore multipolaire », n’avait rien d’anodin. Il ne promettait ni confort intellectuel ni consensus immédiat. Au contraire, il invitait à l’inconfort fertile, à la remise en question des certitudes, à l’acceptation des contradictions comme moteurs de création.

    Dans un contexte mondial marqué par les fragmentations – politiques, culturelles, identitaires – la métaphore multipolaire agit comme une réponse artistique. Elle refuse la domination d’un récit unique, d’une esthétique hégémonique ou d’une lecture imposée du réel. Aux RICAC, cette idée n’est pas restée théorique. Elle s’est incarnée dans les échanges entre disciplines, dans les frottements entre esthétiques, dans les discussions parfois rugueuses, parfois silencieuses, qui précèdent l’émergence d’une œuvre juste.

    Les œuvres présentées à l’issue de la résidence ne sont pas des productions isolées. Elles portent en elles les traces de rencontres humaines et artistiques. Elles racontent les langues échangées, les gestes observés, les références déplacées. Elles témoignent d’un processus où l’artiste accepte d’être transformé par l’autre, par le contexte, par le doute. Ici, la création devient un acte relationnel, presque politique : créer avec, plutôt que créer contre ou au-dessus.

    L’exposition de clôture n’a donc rien d’une simple vitrine finale. Elle s’apparente davantage à une cartographie sensible. Chaque œuvre y est un point de force, un pôle autonome, mais jamais dominateur. Aucune ne prétend résumer le monde. Ensemble, elles proposent une lecture éclatée, multiple, parfois déroutante, mais profondément honnête de notre époque. Elles invitent le regardeur à abandonner l’idée d’une interprétation unique, au profit d’une pluralité de sens assumée.

    Dans ce cadre, la remise des ART’ PLASTIC AWARDS prend une signification particulière. Il ne s’agit pas de classer ou de hiérarchiser de manière rigide. Le trophée devient un geste symbolique de reconnaissance : reconnaissance de l’engagement, de l’audace, de la rigueur, mais aussi de la générosité humaine dont les artistes ont fait preuve tout au long de la résidence. Récompenser, ici, c’est saluer un parcours, un risque pris, une posture artistique ouverte au dialogue.

    Cette aventure collective n’aurait toutefois pas été possible sans un écosystème souvent invisible. Derrière les œuvres, il y a le travail discret mais essentiel des équipes de coordination, de médiation et de production. Il y a aussi la confiance des partenaires et des institutions qui ont cru en la pertinence du projet, et bien sûr le public, sans lequel l’œuvre reste inachevée. Car l’art ne s’accomplit pleinement que dans la rencontre avec l’autre.

    À travers les RICAC ART TO GO 2026, une idée s’impose : l’art n’a pas vocation à simplifier le réel. Dans un monde en quête de réponses rapides et de vérités simplifiées, il ose au contraire la complexité. Il rend le monde plus habitable en acceptant sa diversité, ses tensions et ses zones d’ombre. Il ouvre des espaces où les pôles ne s’annulent pas, mais dialoguent.

    En cela, cette résidence laisse une trace durable. Les œuvres, les échanges et les liens tissés ne s’arrêtent pas à la clôture officielle. Ils continueront de circuler, de nourrir d’autres projets, d’autres regards. ART TO GO porte bien son nom : l’art y est en mouvement, prêt à voyager, à contaminer d’autres territoires et d’autres imaginaires.

    Plus qu’une fin, les RICAC 2026 auront été un point de départ. Un rappel salutaire que la création artistique, lorsqu’elle accepte la multipolarité, devient un espace rare : celui où la complexité du monde n’est pas une menace, mais une richesse.


    Chronique écrite à partir du discours de clôture de Kokou Ekouagou, Directeur artistique – Les RICAC 2026, Artiste plasticien | Consultant | Manager culturel

Radio Renouveau228

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