Étiquette : Inondations

  • Séna Alipui inspecte les ouvrages anti-inondation de Lomé

    Séna Alipui inspecte les ouvrages anti-inondation de Lomé

    Le gouvernement intensifie la surveillance des travaux d’assainissement pour prévenir de nouvelles inondations à Lomé.

    Face aux conséquences des pluies diluviennes qui ont frappé Lomé à la fin du mois de juin, le gouvernement poursuit ses actions de prévention et d’assainissement. Ce samedi 18 juillet 2026, le ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, Séna Alipui, a effectué une nouvelle tournée de supervision sur plusieurs sites stratégiques de la capitale afin d’évaluer l’état d’avancement des travaux engagés après les inondations.

    Des chantiers sous surveillance permanente

    Accompagné de représentants du ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme, du ministère de la Sécurité ainsi que de l’Agence nationale de la protection civile (ANPC), le ministre s’est rendu sur plusieurs dépotoirs, notamment à Boka, au Triangle des Rails à Gbossimé et au marché de Zongo. Sur ces différents sites, les opérations d’enlèvement des déchets se poursuivent dans des conditions jugées satisfaisantes.

    La délégation a également inspecté plusieurs bassins d’orage, notamment ceux de Tokoin Tamé, Agbalépédo, Deux Lions, Caméléon, Awatamé et Babakopé. Ces ouvrages avaient débordé lors des pluies exceptionnelles des 28 et 29 juin derniers. Les autorités ont toutefois constaté avec satisfaction une baisse significative du niveau des eaux, signe que les mesures engagées commencent à produire leurs effets.

    La visite s’est poursuivie à la retenue d’eau de Togo 2000, aux exutoires du lac Ouest vers la plage, qui facilitent l’évacuation des eaux de la lagune de Boka vers la mer, ainsi qu’au site de Winners Chapel où les opérations de pompage se poursuivent afin d’assainir durablement le quartier.

    Pour Séna Alipui, cette présence régulière sur le terrain répond à une exigence de vigilance. « Il est question d’occuper le terrain de façon continue pour superviser les travaux déjà réalisés, ceux qui sont en cours et envisager d’autres actions afin de prévenir d’éventuelles situations d’inondations », a-t-il déclaré, réaffirmant la volonté du gouvernement de renforcer la résilience de Lomé face aux aléas climatiques.

  • Quand la pluie emporte le gagne-pain : à Lomé, les inondations plongent les commerçants informels dans la précarité

    Quand la pluie emporte le gagne-pain : à Lomé, les inondations plongent les commerçants informels dans la précarité

    À Lomé, les fortes pluies qui s’abattent depuis plusieurs semaines ne se contentent pas d’inonder les rues. Elles paralysent une économie informelle dont dépendent des milliers de ménages. Derrière les images de routes submergées se cachent des histoires de vies bouleversées, de petits commerces détruits et d’espoirs engloutis. Reportage au cœur d’une capitale où chaque averse devient une menace pour ceux qui vivent au jour le jour.

    Sous les eaux, une capitale au ralenti

    À Hédzranawoé, Nukafu, Bè, Agbalépédogan ou encore Awatamé, les pluies diluviennes ont transformé les rues en véritables cours d’eau. Les eaux stagnantes envahissent les marchés improvisés, les étals disparaissent sous la boue et les clients se font rares.

    Dans cette ville où une grande partie de la population tire ses revenus du commerce informel, les inondations ne représentent pas seulement un désagrément. Elles signifient l’arrêt brutal de l’activité économique.

    À chaque nouvelle pluie, les vendeuses hésitent à sortir leurs marchandises. Certaines préfèrent rester chez elles plutôt que de risquer de tout perdre. D’autres n’ont simplement plus rien à vendre.

    Pour beaucoup, la journée commence désormais par une question angoissante : la pluie laissera-t-elle une chance de travailler ? « Je n’en peux plus » résume désormais la détresse silencieuse des commerçantes.

    Sous un hangar de fortune à Hédzranawoé, Adjo contemple les flaques qui encerclent son emplacement habituel. Son commerce de pagnes, construit au fil de plusieurs années d’efforts, tourne désormais au ralenti. La commerçante ne cache plus son découragement. « Ces pluies provoquent des inondations qui m’empêchent de faire mon petit commerce qui me permet de nourrir ma famille », confie-t-elle avant d’ajouter, la voix chargée d’émotion : « Je n’en peux plus. »

    Son témoignage résume la réalité de nombreuses femmes dont les revenus quotidiens assurent la scolarité des enfants, les soins médicaux et les dépenses alimentaires.

    Contrairement aux entreprises formelles disposant parfois d’une trésorerie ou d’assurances, les petits commerçants vivent essentiellement des recettes quotidiennes. Une journée sans vente est déjà une perte. Plusieurs semaines d’inactivité deviennent une catastrophe.

    À Nukafu, un commerce balayé par les eaux

    À quelques kilomètres de là, dans le quartier Nukafu, Amélie peine encore à réaliser ce qui lui est arrivé. Les premières pluies ont suffi à détruire tout son petit commerce. Les eaux ont emporté son installation, laissant derrière elles des marchandises irrécupérables. Aujourd’hui, elle ne travaille plus. « Je ne fais plus rien. Je reste à la maison », déplore-t-elle.

    Cette phrase, aussi simple soit-elle, traduit toute la brutalité des conséquences économiques des inondations. Rester à la maison ne signifie pas prendre du repos. Cela veut dire ne plus générer le moindre revenu.

    Comme Amélie, de nombreux vendeurs ambulants et détaillants voient leurs économies disparaître avec leurs marchandises. Beaucoup avaient contracté de petits crédits auprès de tontines ou de réseaux d’épargne communautaires. Désormais, ils doivent continuer à rembourser sans disposer de revenus.

    Une économie populaire fragilisée

    Dans la capitale togolaise, l’économie informelle constitue l’un des principaux pourvoyeurs d’emplois. Des milliers de femmes vendent chaque jour des fruits, des légumes, des vêtements, des pagnes, des repas ou des produits manufacturés. Leur activité repose sur un équilibre fragile, celui d’acheter le matin, vendre dans la journée et réinvestir les bénéfices le lendemain.

    Les inondations brisent totalement ce cycle. Les marchandises périssables pourrissent. Les clients évitent les zones inondées.

    Les transports deviennent difficiles. Les fournisseurs eux-mêmes rencontrent des problèmes d’approvisionnement. À cela s’ajoutent les dépenses imprévues liées aux dégâts dans les habitations, obligeant certains ménages à utiliser leurs maigres économies pour réparer leurs maisons plutôt que pour relancer leur commerce.

    « Nous sommes condamnés à attendre que le soleil revienne »

    Madame Solim partage le même sentiment d’impuissance. Depuis plusieurs jours, elle ne se rend plus sur son lieu habituel d’activité. Les rues inondées et les pluies incessantes rendent tout déplacement compliqué. Elle résume sa situation en quelques mots: « Je suis restée à la maison parce que je ne peux plus vaquer à mes occupations économiques à cause des pluies qui plombent les activités dans la capitale togolaise. »

    Comme elle, beaucoup de travailleurs indépendants vivent désormais au rythme des prévisions météorologiques. Une pluie abondante signifie une journée sans revenus. Deux jours de pluie successifs deviennent un véritable casse-tête pour nourrir la famille.

    Les inondations, un phénomène de plus en plus préoccupant

    Ces dernières semaines, Lomé a enregistré des précipitations particulièrement importantes. Le débordement de plusieurs bassins de rétention et la montée des eaux ont provoqué des inondations dans plusieurs quartiers de la capitale, perturbant la circulation et affectant les activités économiques.

    Les spécialistes expliquent que plusieurs facteurs se conjuguent : l’intensité croissante des pluies liée au changement climatique, l’urbanisation rapide, l’imperméabilisation des sols et les difficultés d’évacuation des eaux dans certains secteurs.

    Les conséquences dépassent largement les seuls dégâts matériels. Elles touchent directement les revenus des ménages, la sécurité alimentaire, la santé publique et le pouvoir d’achat.

    La riposte du gouvernement

    Face à cette situation, les autorités togolaises ont multiplié les interventions d’urgence. Le ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, Séna Alipui, s’est rendu dans plusieurs quartiers sinistrés afin d’évaluer les dégâts et de coordonner les opérations d’urgence.

    Le gouvernement a notamment renforcé les opérations de pompage des eaux, procédé au nettoyage des caniveaux, à l’enlèvement des déchets, au suivi des bassins de rétention et mobilisé l’Agence nationale de la protection civile (ANPC) ainsi que l’Agence nationale d’assainissement et de salubrité publique (ANASAP). Le Plan ORSEC a également été activé pour renforcer la réponse face aux intempéries.

    Au-delà de l’urgence, les autorités poursuivent des investissements structurels destinés à réduire durablement les inondations. Parmi eux figurent le projet RAINE, l’utilisation du micro-tunnelier « Mawuse », la réalisation d’un troisième intercepteur des eaux pluviales et le renforcement des infrastructures de drainage dans le Grand Lomé.

    Parallèlement, le ministère de l’Action sociale a mobilisé ses services pour accompagner les populations sinistrées et renforcer l’assistance aux familles les plus affectées.

    Au-delà des infrastructures, sauver des moyens de subsistance

    Si les travaux d’assainissement sont salués, plusieurs commerçants estiment qu’ils ne suffisent pas à répondre à l’urgence économique. Pour ces travailleurs du secteur informel, chaque journée d’inactivité réduit un peu plus leurs capacités de rebond.

    Des économistes soulignent qu’une catastrophe naturelle ne détruit pas uniquement des infrastructures ; elle fragilise aussi le tissu économique local en privant des milliers de familles de leurs revenus.

    Pour beaucoup de femmes commerçantes, un appui exceptionnel sous forme de microcrédits, de subventions ciblées ou de facilités de relance permettrait de redémarrer rapidement leurs activités.

    Quand la pluie devient une question de dignité

    En fin de journée, les nuages s’accumulent de nouveau au-dessus de Lomé. Les commerçantes lèvent instinctivement les yeux vers le ciel. Pour certains habitants, la pluie est synonyme de fraîcheur. Pour Adjo, Amélie, Madame Solim et tant d’autres, elle est devenue le symbole de l’incertitude.

    Chaque averse menace un peu plus leur équilibre financier. Chaque inondation rappelle que les premiers touchés par les catastrophes climatiques sont souvent ceux qui disposent du moins de ressources pour s’en relever.

    À travers leurs témoignages, c’est toute une économie populaire qui exprime son inquiétude. Une économie discrète mais essentielle, qui nourrit quotidiennement des milliers de familles togolaises.

    À Lomé, la lutte contre les inondations ne consiste donc pas seulement à évacuer les eaux ou à construire de nouveaux ouvrages hydrauliques. Elle consiste aussi à préserver des moyens de subsistance, à protéger les plus vulnérables et à permettre à celles et ceux qui vivent de leur petit commerce de continuer à gagner dignement leur vie.

    Car derrière chaque étal fermé se cache bien plus qu’une activité interrompue : il y a une famille qui attend de pouvoir, enfin, reprendre le cours normal de son existence.

  • Inondations à Lomé : le gouvernement monte au front

    Inondations à Lomé : le gouvernement monte au front

    Le ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, Séna Alipui, multiplie les inspections afin d’accélérer les travaux d’assainissement dans les zones à risque.

    Face aux conséquences des fortes pluies qui ont récemment frappé Lomé et sa périphérie, le gouvernement accélère la mise en œuvre de son dispositif de réponse. Ce dimanche 5 juillet, le ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, Séna Alipui, a effectué une nouvelle tournée d’inspection sur plusieurs sites sensibles de la capitale afin d’évaluer l’état des ouvrages, identifier les zones critiques et renforcer les interventions engagées dans le cadre de la gestion post-inondation.

    Accompagné du directeur de l’Assainissement, Agbéwounou Séméglo, ainsi que du secrétaire général par intérim du ministère, Yawo Ewoenam Zégué, le ministre a entamé sa visite par un point d’étape sur les chantiers d’assainissement en cours. La délégation s’est ensuite rendue sur le boulevard Eyadéma, au niveau du Bar 3K, avant de poursuivre sa mission dans plusieurs quartiers exposés aux risques d’inondation.

    Points noirs identifiés pour des interventions rapides

    L’une des étapes majeures de cette tournée a conduit la délégation dans la commune du Golfe 1, où deux sites ont retenu l’attention des autorités : une décharge de déchets solides et le quartier d’Akodessewa.

    Sur le premier site, les observations se sont révélées plutôt rassurantes. « Nous avions constaté qu’il n’y a pas assez de problème », a indiqué le directeur de l’Assainissement, Agbéwounou Séméglo, soulignant l’amélioration de la situation grâce aux actions déjà entreprises.

    En revanche, le constat est plus préoccupant à Akodessewa, où d’importantes stagnations d’eau persistent, augmentant les risques sanitaires et les désagréments pour les populations. La délégation a également inspecté le canal de décharge du 4e Lac, où un débordement a été observé. Selon les responsables techniques, cette situation résulte principalement d’un déficit d’entretien de l’ouvrage. Une équipe spécialisée a été immédiatement mobilisée afin de procéder aux travaux nécessaires pour rétablir un écoulement normal des eaux.

    La tournée s’est poursuivie dans la zone portuaire, notamment à Boko, avant de s’étendre au Golfe 6 avec plusieurs arrêts à Baguida, Dévégo et Kagnikopé.

    À Dévégo, les autorités ont découvert une zone entièrement submergée. Les équipes techniques ont rapidement procédé à une amélioration du système de drainage afin de rediriger les eaux stagnantes vers le bassin du Zio, une mesure destinée à limiter les risques d’aggravation des inondations dans ce secteur particulièrement vulnérable.

    Mobilisation gouvernementale face aux inondations

    Au terme de cette mission, le directeur de l’Assainissement s’est voulu rassurant quant à la suite des opérations. « Cette visite a permis d’identifier les différents sites où nous pouvons intervenir. Nous prévoyons d’autres visites dans les jours à venir », a déclaré Agbéwounou Séméglo, laissant entendre que les actions de terrain seront intensifiées au fil des prochaines semaines.

    Cette nouvelle descente illustre la volonté du ministère de privilégier une gestion de proximité, fondée sur l’observation directe des réalités du terrain et une réponse rapide aux situations d’urgence.

    Elle s’inscrit dans le cadre des mesures arrêtées par le ministère délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement pour faire face aux conséquences des récentes inondations qui ont affecté plusieurs quartiers de Lomé. Sous l’impulsion du Président du Conseil, le gouvernement maintient une forte mobilisation afin de limiter les impacts des intempéries et de protéger les populations.

    Les interventions sont conduites en étroite collaboration avec l’Agence nationale de la protection civile (ANPC), l’Agence nationale d’assainissement et de salubrité publique (ANASAP), les partenaires techniques et financiers ainsi que plusieurs organisations humanitaires. L’objectif est d’assurer une assistance rapide aux ménages sinistrés, de rétablir progressivement la circulation dans les zones touchées et de prévenir de nouveaux épisodes de stagnation des eaux.

    Le déclenchement du Plan ORSEC vient renforcer cette coordination nationale en facilitant le déploiement des moyens humains et matériels nécessaires. Au-delà des opérations d’urgence, cette dynamique traduit la volonté des autorités de consolider durablement les infrastructures d’assainissement afin de rendre Lomé plus résiliente face aux effets récurrents des fortes pluies.

  • Lomé après les eaux : la riposte contre l’insalubrité est lancée

    Lomé après les eaux : la riposte contre l’insalubrité est lancée

    Entre pompage des eaux et évacuation massive des déchets, le gouvernement accélère les opérations pour prévenir une crise sanitaire après les récentes inondations à Lomé.

    Les pluies diluviennes qui se sont abattues ces derniers jours sur Lomé et sa périphérie ont laissé derrière elles un lourd tribut : quartiers submergés, routes impraticables, eaux stagnantes et montagnes de déchets charriés par les intempéries. Si les inondations ont progressivement commencé à se résorber, un autre défi, tout aussi préoccupant, s’impose désormais : éviter qu’une catastrophe sanitaire ne succède à la catastrophe naturelle.

    C’est dans ce contexte que le ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, Séna ALIPUI, a effectué les 4 et 5 juillet une tournée de terrain sur plusieurs sites stratégiques de la capitale. L’objectif est clair : vérifier l’état d’avancement des travaux d’assainissement engagés dans le cadre de la gestion post-inondation et accélérer la remise en état des quartiers les plus durement touchés.

    Mobilisation d’urgence sur les zones inondées

    Quelques jours seulement après les fortes précipitations, les équipes techniques sont déjà à pied d’œuvre sur plusieurs fronts. Priorité absolue : évacuer les importantes quantités d’eau stagnante qui continuent d’envahir certains bassins et axes routiers.

    Le ministre et sa délégation ont visité les sites de Caméléon, Tokoin Tamé, Togo 2000, Awatamé et Accordéon, où les opérations de pompage se poursuivent sans interruption. À Avédji, une nouvelle motopompe est venue renforcer le dispositif existant afin d’accélérer l’écoulement des eaux.

    À Babakopé, un système de refoulement sur près de 800 mètres est désormais opérationnel, tandis qu’à Tokoin Tamé, l’entreprise BESSAC procède à l’installation de trois pompes pilotées par cabine et à la pose de 400 mètres de conduites DN 200 pour améliorer durablement les capacités d’évacuation.

    De nouvelles installations sont également en cours dans plusieurs points critiques, notamment dans la dépression située à proximité de l’école primaire de Kotokoli Zongo, où les eaux sont dirigées vers un exutoire sécurisé afin de limiter les risques de nouvelles accumulations.

    Pour Séna ALIPUI, l’urgence ne se limite pas au retrait des eaux. « Nous avons constaté un problème d’insalubrité général et il faut rapidement y remédier puisqu’il va continuer à pleuvoir », a-t-il déclaré, rappelant que les eaux de ruissellement contaminées constituent un terrain propice au développement des maladies hydriques.

    Offensive contre les dépotoirs

    Une fois les eaux évacuées, un autre chantier s’impose : celui des déchets. Les inondations ont mis en évidence la prolifération de dépotoirs intermédiaires et sauvages qui entravent l’écoulement des eaux et aggravent les risques environnementaux.

    Le ministère a ainsi lancé une vaste opération d’enlèvement des ordures dans plusieurs quartiers de Lomé. L’entreprise Sara Group a été mobilisée avec un important dispositif logistique comprenant une cinquantaine de camions-bennes chargés d’acheminer les déchets vers le Centre d’enfouissement technique (CET) d’Aképé.

    Les opérations concernent notamment les dépotoirs de Boka, du Triangle des Rails, du marché d’Agoè-Zongo et d’Akato. Au-delà de l’amélioration du cadre de vie, cette intervention vise également à empêcher que les déchets ne soient entraînés vers les bassins de rétention, où ils risqueraient de bloquer ou d’endommager les équipements de pompage.

    Au cours de sa visite, le ministre n’a pas caché son exigence quant au rythme des travaux. « Vous devez faire le maximum pour aller très vite de sorte que toutes ces ordures soient dégagées au bout d’une semaine », a-t-il lancé aux équipes de Sara Group.

    Prévenir plutôt que subir

    Pour les autorités, cette opération ne saurait être une réponse ponctuelle. Une fois les dépotoirs nettoyés, les communes concernées seront appelées à assurer une surveillance permanente des sites afin d’empêcher leur réoccupation par des dépôts anarchiques d’ordures.

    Les dépotoirs sauvages identifiés feront également l’objet d’un programme d’évacuation, tandis que les mairies devront renforcer leurs dispositifs locaux de collecte et de gestion des déchets.

    Au-delà de l’urgence, cette mobilisation traduit une volonté d’améliorer durablement la résilience de Lomé face aux épisodes de pluies extrêmes, dont la fréquence s’accroît sous l’effet des changements climatiques. Les autorités misent ainsi sur une combinaison d’interventions techniques, d’assainissement urbain et de responsabilisation des collectivités locales pour réduire les impacts des inondations et préserver la santé des populations.

    Dans une capitale régulièrement confrontée aux aléas climatiques, le succès de cette stratégie dépendra autant de la rapidité des interventions actuelles que de la capacité des acteurs publics et des citoyens à inscrire l’assainissement dans la durée.

  • 4è Lac de Lomé : un corps repêché en pleine crise des inondations

    4è Lac de Lomé : un corps repêché en pleine crise des inondations

    Une nouvelle découverte macabre relance les inquiétudes alors que les pluies continuent de frapper le Togo.

    Une nouvelle découverte macabre a été enregistrée au 4e Lac de Lomé, dans la commune du Golfe 1. Jeudi 2 juillet 2026, les équipes du ministère de la Sécurité ont repêché le corps sans vie d’un individu qui flottait à la surface de ce bassin de rétention, conçu pour limiter les risques d’inondation dans la capitale togolaise.

    Les circonstances exactes du décès restent, pour l’heure, inconnues. Si les premières constatations orientent vers l’hypothèse d’une noyade, aucune conclusion officielle n’a encore été communiquée par les autorités. Une enquête devrait permettre de déterminer les causes précises du drame et l’identité de la victime.

    Cette découverte intervient dans un contexte particulièrement difficile, marqué par de fortes précipitations qui affectent Lomé ainsi que plusieurs régions du pays. Depuis plusieurs jours, les pluies diluviennes ont entraîné une montée rapide des eaux dans les bassins de rétention, les cours d’eau et les zones de dépression, provoquant d’importantes inondations.

    Les intempéries ont causé de nombreux dégâts matériels et des pertes en vies humaines, accentuant les inquiétudes des populations vivant dans les secteurs les plus exposés. Plusieurs quartiers de la capitale restent confrontés à des difficultés d’accès et à des risques persistants liés aux eaux stagnantes.

    Face à l’ampleur de la situation, le ministère de la Sécurité poursuit le déploiement du Plan ORSEC afin de coordonner les opérations de secours, de porter assistance aux sinistrés et de renforcer les actions de prévention. Les autorités appellent également les populations à faire preuve de prudence, à éviter les zones inondées et à respecter les consignes de sécurité, alors que la saison des pluies est encore loin d’être terminée.

  • Lomé : la chute d’un arbre paralyse le boulevard Eyadéma sous les intempéries

    Lomé : la chute d’un arbre paralyse le boulevard Eyadéma sous les intempéries

    Les fortes pluies qui s’abattent sur Lomé ont provoqué la chute d’un arbre sur le boulevard Eyadéma, perturbant fortement la circulation sur cet axe stratégique de la capitale.

    La circulation a connu d’importantes perturbations ce lundi 29 juin 2026 sur le boulevard Eyadéma, l’un des principaux axes routiers de Lomé, après la chute d’un arbre à hauteur de l’ambassade des États-Unis d’Amérique. L’incident, survenu en pleine période de fortes pluies, a provoqué un ralentissement considérable du trafic sur cette artère stratégique, régulièrement empruntée par le cortège du président du Conseil.

    Les automobilistes et autres usagers de la route ont dû faire preuve de patience face à l’obstruction de la chaussée. Plusieurs véhicules sont restés immobilisés pendant de longues minutes, entraînant des embouteillages dans les environs.

    Face à cette situation, les autorités ont rapidement déployé un important dispositif d’intervention. L’Agence nationale de la protection civile (ANPC), les sapeurs-pompiers, la Direction des services routiers (DSR), la Police nationale ainsi que les équipes techniques de la commune du Golfe 3 se sont mobilisés pour découper et évacuer l’arbre afin de rétablir la circulation dans les meilleurs délais.

    En attendant le retour à la normale, les autorités ont appelé les usagers à faire preuve de prudence, à ralentir à l’approche de la zone concernée, à respecter les consignes des agents déployés sur le terrain et, si possible, à emprunter des itinéraires alternatifs.

    Cet incident intervient dans un contexte de fortes précipitations et d’orages qui frappent la capitale togolaise depuis plusieurs heures. Ces intempéries augmentent les risques de chutes d’arbres, d’inondations et de perturbations de la circulation dans plusieurs quartiers de Lomé.

    Les services de protection civile invitent ainsi la population à redoubler de vigilance durant cette saison des pluies, où les phénomènes météorologiques peuvent rapidement compromettre la sécurité des personnes et la fluidité du trafic routier.

  • Délestages et inondations au Togo : le CAR ouvre le débat sur les solutions urgentes

    Délestages et inondations au Togo : le CAR ouvre le débat sur les solutions urgentes

    Le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) veut placer les préoccupations quotidiennes des Togolais au cœur du débat public. À travers une nouvelle édition de son espace d’échanges « Je Dis Politique », le parti entend susciter une réflexion collective sur les délestages et les inondations qui affectent de nombreuses populations.

    Prévu pour le jeudi 25 juin 2026 à 16 heures GMT, ce rendez-vous sera diffusé sur le compte TikTok CAR-Togo. L’initiative s’inscrit dans une dynamique de sensibilisation, d’information et de dialogue autour de deux problématiques majeures qui rythment le quotidien des citoyens.

    En choisissant le thème « Délestage et inondations au Togo, quelles solutions ? », le Comité d’Action pour le Renouveau met en lumière des défis qui touchent aussi bien les ménages que les entreprises, les établissements scolaires et les activités économiques.

    Les coupures récurrentes d’électricité perturbent en effet la vie des populations et freinent le développement des activités productives. Parallèlement, les inondations, de plus en plus fréquentes en période de pluies, provoquent d’importants dégâts matériels et exposent plusieurs quartiers à des risques sanitaires.

    À travers cette plateforme numérique, le CAR souhaite favoriser un débat ouvert, permettant aux citoyens, aux experts et aux acteurs politiques d’échanger sur des pistes de solutions durables.

  • MAWUSE, symbole d’une nouvelle ère contre les inondations

    MAWUSE, symbole d’une nouvelle ère contre les inondations

    Sena Alipui, ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, a réaffirmé à Lomé, lors du baptême du micro-tunnelier « MAWUSE », la détermination du gouvernement à faire du projet RAINE un pilier majeur de la lutte durable contre les inondations.

    Le 24 avril 2026 à Lomé, le projet RAINE a franchi une étape décisive avec le baptême du micro-tunnelier « MAWUSE », un équipement stratégique au cœur de la lutte contre les inondations dans le Grand Lomé. À cette occasion, Sena Alipui, ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, a livré un message fort, mettant en avant l’ambition du gouvernement de transformer durablement le cadre de vie urbain.

    Dans son intervention, le ministre a d’abord insisté sur la portée historique de cette étape. Selon lui, le baptême de « MAWUSE » ne se résume pas à un simple acte symbolique, mais marque l’entrée du Togo dans une phase active et concrète d’un projet structurant. Il a souligné que cet outil de pointe incarne la modernité des solutions choisies pour répondre à un problème ancien : les inondations récurrentes qui affectent plusieurs quartiers de la capitale.

    Sena Alipui a rappelé que le projet RAINE (Réseau d’assainissement par intercepteurs pour la non-inondation de nos espaces) s’inscrit dans une vision globale du développement urbain. L’objectif est clair : collecter et canaliser efficacement les eaux pluviales vers des exutoires appropriés grâce à un réseau souterrain moderne. Ce dispositif repose notamment sur la technologie du micro-tunnelier, qui permet de creuser sans perturber la surface, un choix stratégique dans une ville dense comme Lomé.

    Le ministre a particulièrement insisté sur l’impact direct du projet sur les populations. À ses yeux, RAINE est avant tout une réponse concrète aux attentes des citoyens. « Il s’agit de protéger les vies, les biens et d’améliorer durablement le cadre de vie », a-t-il martelé en substance. Il a également évoqué les conséquences économiques des inondations, soulignant que ce projet contribuera à réduire les pertes et à renforcer la résilience de la capitale face aux changements climatiques.

    Dans un ton à la fois déterminé et mobilisateur, Sena Alipui a appelé à l’engagement de tous les acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet. Il a salué la collaboration entre les partenaires techniques et les entreprises mobilisées, tout en insistant sur la nécessité de respecter les délais et les standards de qualité. Pour lui, la réussite de RAINE dépendra autant de la rigueur technique que de la coordination entre les différentes parties prenantes.

    Le ministre a également mis en avant la dimension innovante du projet, soulignant que le recours à des technologies modernes comme le micro-tunnelier témoigne de la volonté du Togo d’adopter des solutions durables et adaptées aux réalités urbaines. Ce choix technique permet non seulement de limiter les perturbations en surface, mais aussi de préserver les infrastructures existantes, un enjeu majeur dans une ville en pleine expansion.

    Enfin, Sena Alipui a conclu son intervention sur une note d’espoir et de responsabilité collective. Il a exprimé sa conviction que RAINE constituera un tournant dans la gestion des eaux pluviales à Lomé et servira de modèle pour d’autres initiatives similaires au Togo. Le baptême de « MAWUSE », a-t-il affirmé, symbolise ainsi une promesse : celle d’une capitale plus sûre, plus résiliente et mieux préparée aux défis climatiques de demain.

    À travers ce discours, le ministre a clairement positionné le projet RAINE comme un levier stratégique de transformation urbaine, où innovation, engagement politique et bien-être des populations se conjuguent pour bâtir l’avenir.

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