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  • Hervé Renard retrouve les Éléphants, onze ans après le sacre continental

    Hervé Renard retrouve les Éléphants, onze ans après le sacre continental

    Onze ans après avoir conduit la Côte d’Ivoire vers son deuxième sacre à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) en 2015, le technicien français Hervé Renard effectue son grand retour à la tête des Éléphants. La Fédération ivoirienne de football (FIF) a officialisé sa nomination, tournant ainsi la page du mandat d’Émerse Faé.

    À 57 ans, Hervé Renard revient avec une réputation solidement établie sur le continent africain. Premier entraîneur à avoir remporté deux CAN avec deux sélections différentes – la Zambie en 2012 puis la Côte d’Ivoire en 2015 –, il est considéré comme l’un des techniciens les plus expérimentés du football africain. Son retour traduit la volonté de la FIF de consolider les acquis récents tout en préparant les prochaines grandes échéances internationales.

    Le défi s’annonce toutefois important. Renard hérite d’une sélection talentueuse mais attendue au plus haut niveau après son parcours lors de la Coupe du monde 2026. Il devra rapidement imprimer sa marque, maintenir la dynamique des Éléphants et bâtir une équipe capable de rivaliser avec les meilleures nations du continent.

    Pour les supporters ivoiriens, ce retour ravive les souvenirs du triomphe de Bata en 2015 et nourrit l’espoir de voir les Éléphants renouer durablement avec les sommets du football africain

  • Tunisie : les coulisses d’un séisme, pourquoi Sabri Lamouchi est tombé et comment Hervé Renard a pris le pouvoir

    Tunisie : les coulisses d’un séisme, pourquoi Sabri Lamouchi est tombé et comment Hervé Renard a pris le pouvoir

    En moins de vingt-quatre heures, la Tunisie a vécu l’un des plus grands psychodrames de son histoire footballistique. Entre colère populaire, improvisation fédérale et opération sauvetage, Sabri Lamouchi a été sacrifié et Hervé Renard appelé à la rescousse.

    La Tunisie n’aura pas attendu longtemps avant de devenir le premier grand feuilleton de la Coupe du monde 2026. Quelques heures seulement après la débâcle face à la Suède (5-1), les Aigles de Carthage ont brutalement changé de pilote en plein tournoi. Sabri Lamouchi a été débarqué et remplacé par le technicien français Hervé Renard. Une décision aussi spectaculaire que révélatrice des profondes tensions qui traversent le football tunisien.

    Pourtant, le score de Monterrey n’est que la partie visible de l’iceberg.

    Une confiance déjà largement érodée

    Nommé en janvier 2026 avec un contrat censé courir jusqu’en 2028, Sabri Lamouchi n’a jamais réussi à convaincre. En cinq rencontres, il n’a enregistré qu’une seule victoire et les signaux d’alerte se multipliaient depuis plusieurs semaines. Les lourdes défaites contre la Belgique (0-5) en amical puis contre la Suède (1-5) ont fini par rendre sa position intenable.

    Mais au-delà des résultats, ce sont ses choix tactiques qui ont provoqué la rupture.

    Face à la Suède, Lamouchi a surpris tout le monde en adoptant un système prudent qui a rapidement volé en éclats. Les observateurs ont dénoncé une équipe désorganisée, sans repères et incapable de répondre à l’intensité suédoise. Plusieurs spécialistes tunisiens ont pointé du doigt des erreurs de composition et un manque de cohérence dans la gestion du groupe.

    Après la rencontre, le sélectionneur avait tenté de se défendre en expliquant : « Nous avons encaissé un score lourd en raison de la qualité des joueurs suédois et de nos erreurs individuelles. » Une justification qui n’a convaincu ni les supporters ni les dirigeants.

    La journée de tous les rebondissements

    Lundi matin, alors que la délégation tunisienne était retranchée dans son hôtel de San Pedro Garza Garcia, au Mexique, les rumeurs ont commencé à circuler à une vitesse folle.

    La Fédération tunisienne de football hésitait encore entre une solution interne et un grand coup médiatique. Plusieurs noms ont émergé, notamment ceux de Mondher Kebaier et d’Anis Boujelbène. Mais très vite, l’option Hervé Renard s’est imposée.

    La journée a alors pris une tournure surréaliste.

    Des informations contradictoires se succédaient. Un message annonçant des changements aurait été brièvement diffusé puis retiré des réseaux sociaux, alimentant davantage le chaos. En parallèle, l’ancien international André-Pierre Gignac, véritable icône au Mexique où il évolue avec les Tigres de Monterrey, aurait été sollicité pour faciliter certains contacts et accompagner l’intégration express du nouvel entraîneur dans un environnement qu’il connaît parfaitement.

    Dans le même temps, des mesures de sécurité renforcées ont été mises en place autour de l’hôtel des Aigles de Carthage, signe de la nervosité ambiante.

    Hervé Renard, l’homme des missions impossibles

    Face à l’urgence, les dirigeants tunisiens ont misé sur une valeur sûre.

    À 57 ans, Hervé Renard possède une réputation presque mythique sur le continent africain. Double vainqueur de la Coupe d’Afrique des nations avec la Zambie en 2012 et la Côte d’Ivoire en 2015, il a également marqué les esprits avec le Maroc et surtout l’Arabie saoudite, qui avait battu l’Argentine lors du Mondial 2022.

    La Fédération tunisienne lui a confié une mission immédiate : sauver ce qui peut encore l’être dans cette Coupe du monde. Son arrivée a été officialisée mardi et il a obtenu carte blanche pour recomposer une partie de son staff technique. Seul Wahbi Khazri devrait conserver un rôle auprès du groupe.

    Une décision politique autant que sportive

    Ce changement express traduit surtout la peur d’une humiliation nationale.

    Dans un pays où le football demeure un puissant marqueur identitaire, la gifle infligée par la Suède a été vécue comme un affront collectif. Les autorités sportives ne pouvaient pas se permettre de laisser s’installer un sentiment d’abandon.

    Cependant, l’arrivée de Renard ne constitue pas une garantie de miracle.

    Le technicien français hérite d’un groupe qu’il n’a pas choisi, qu’il découvre en pleine compétition et qu’il devra reconstruire psychologiquement en quelques jours seulement avant les rendez-vous cruciaux contre le Japon et les Pays-Bas.

    Au fond, cette affaire pose une question plus profonde : le problème tunisien était-il Sabri Lamouchi ou un système qui change constamment de direction au moindre revers ?

    En sacrifiant un entraîneur après un seul match de Coupe du monde, la Tunisie a envoyé un message fort. Mais elle a aussi pris un risque immense : celui de croire qu’un homme, même nommé Hervé Renard, peut résoudre en quelques jours des problèmes qui se sont accumulés depuis plusieurs années.

  • « Moi, le foot, l’Afrique » : Hervé Renard, confessions d’un entraîneur façonné par le continent

    « Moi, le foot, l’Afrique » : Hervé Renard, confessions d’un entraîneur façonné par le continent

    Avec ”Moi, le foot, l’Afrique”, Hervé Renard signe bien plus qu’un simple livre de souvenirs sportifs. Le technicien français, double vainqueur de la Coupe d’Afrique des nations, en 2012 avec la Zambie et en 2015 avec la Côte d’Ivoire, livre un témoignage sincère, humain et profondément respectueux d’un continent qui a façonné sa carrière et son regard sur le football… et sur la vie.

    Dans cet ouvrage, Hervé Renard raconte une histoire peu commune : celle d’un entraîneur européen devenu une figure emblématique du football africain. Loin des clichés, il décrit l’Afrique telle qu’il l’a vécue de l’intérieur, sur les terrains poussiéreux comme dans les grands stades, dans l’intimité des vestiaires et au cœur des émotions collectives. Le livre se lit comme un voyage initiatique, marqué par les défis, les doutes, mais surtout par des victoires humaines avant d’être sportives.

    La CAN 2012 avec la Zambie occupe une place centrale. Renard y retrace l’exploit historique des Chipolopolo, sacrés champions un an jour pour jour après la disparition tragique de l’équipe nationale dans un crash aérien. Le technicien français revient sur la charge émotionnelle immense de cette victoire, symbole de résilience et de mémoire. Plus qu’un titre, ce sacre apparaît comme un moment de communion entre un peuple et son histoire.

    Trois ans plus tard, la CAN 2015 avec la Côte d’Ivoire confirme la relation singulière entre Hervé Renard et le football africain. Dans un contexte de forte pression et d’attentes immenses, il raconte comment il a su rassembler une génération de stars, apaiser les egos et bâtir un collectif solide. Là encore, le livre met en lumière l’importance du facteur humain, de la confiance et du respect des cultures locales.

    Moi, le foot, l’Afrique est aussi une réflexion sur le management, l’adaptation et l’humilité. Renard y explique combien l’Afrique l’a transformé, lui apprenant à écouter, à observer et à comprendre avant d’imposer. Il rend hommage aux joueurs, aux staffs locaux et aux supporters, dont la passion déborde largement le cadre du sport.

    Accessible, inspirant et sans arrogance, cet ouvrage s’adresse autant aux amoureux du football qu’à ceux qui s’intéressent à l’Afrique contemporaine. Hervé Renard y défend une conviction forte : le football africain est une richesse mondiale, portée par des talents, des valeurs et une ferveur incomparables.

    Avec ce livre, Hervé Renard ne parle pas seulement de trophées. Il raconte une histoire d’hommes, de cultures et de destin partagé entre un entraîneur et un continent qui, manifestement, ne l’a jamais quitté.

Radio Renouveau228

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