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  • Feuille de route 2026-2031 : à Tsévié, le défi de passer des orientations aux résultats

    Feuille de route 2026-2031 : à Tsévié, le défi de passer des orientations aux résultats

    La Région Maritime veut transformer les nouvelles orientations gouvernementales en actions concrètes. Réunis à Tsévié, les acteurs du développement ont été appelés à s’approprier la Feuille de route gouvernementale 2026-2031, dans un contexte où l’efficacité de sa mise en œuvre constituera le véritable test.

    À Tsévié, il n’était pas seulement question de présenter un nouveau document de politique publique. La session régionale de restitution de la Feuille de route gouvernementale 2026-2031, tenue mardi 1er septembre 2026 à l’Hôtel Mélis-Opéra, sous la présidence du Gouverneur de la Région Maritime, Taïrou BAGBIEGUE, a surtout posé la question de la traduction des ambitions nationales en résultats tangibles sur le terrain.

    Pour les autorités, l’enjeu est désormais de faire en sorte que les orientations définies au niveau national soient comprises et portées par les différents acteurs locaux. Collectivités territoriales, services déconcentrés, secteur privé et société civile sont ainsi invités à travailler dans une même direction.

    Présentant les grandes lignes de la Feuille de route, le Conseiller à la Présidence du Conseil, Etsri HOMEVOR, a indiqué que le document repose sur « trois axes stratégiques, neuf ambitions et quinze programmes structurants ». Une architecture qui traduit la volonté d’inscrire l’action publique dans une programmation organisée autour de trois grandes orientations : « Protéger, Rassembler et Transformer ».

    Des priorités qui touchent directement les populations

    Au-delà de la terminologie institutionnelle, les priorités évoquées concernent plusieurs préoccupations quotidiennes des populations. Santé, éducation, accès à l’eau potable, énergie, digitalisation et emploi des jeunes figurent parmi les secteurs au cœur des échanges.

    Ce choix n’est pas anodin. Dans une région où les attentes sociales restent fortes, la réussite de la Feuille de route se mesurera moins au nombre de programmes annoncés qu’à leur capacité à améliorer concrètement les conditions de vie.

    La question de l’emploi des jeunes constitue notamment un enjeu majeur. Les orientations gouvernementales devront trouver leur traduction dans des opportunités économiques réelles, tandis que la digitalisation devra dépasser le cadre des discours pour produire des services accessibles et adaptés aux besoins des citoyens.

    Il en va de même pour l’accès à l’eau, l’énergie, la santé et l’éducation. Ces secteurs constituent des indicateurs particulièrement visibles de l’efficacité de l’action publique. Une politique ambitieuse ne pourra donc produire pleinement ses effets que si les mécanismes de financement, d’exécution et de suivi sont suffisamment solides.

    Le difficile passage de la stratégie à l’action

    C’est précisément sur ce terrain que se situe l’un des principaux défis de la nouvelle Feuille de route. L’appropriation par les acteurs locaux constitue une première étape, mais elle ne garantit pas à elle seule la réussite des programmes.

    Les échanges de Tsévié ont d’ailleurs porté sur les mécanismes de mise en œuvre et de suivi-évaluation. Une dimension essentielle, car elle doit permettre de mesurer les avancées, d’identifier les difficultés et, au besoin, de réorienter les actions engagées.

    L’implication des collectivités territoriales apparaît, à cet égard, déterminante. Ce sont elles qui se trouvent au plus près des réalités locales et qui peuvent contribuer à adapter les priorités nationales aux besoins spécifiques des populations.

    Le secteur privé et la société civile ont également un rôle à jouer. Leur participation peut permettre de renforcer la mobilisation des ressources, l’innovation et le contrôle citoyen, à condition que leur implication ne reste pas limitée aux rencontres institutionnelles.

    La Maritime face à l’épreuve des résultats

    La session de Tsévié marque donc une étape importante : celle de la diffusion et de l’appropriation de la Feuille de route. Mais le véritable rendez-vous sera celui de sa mise en œuvre.

    Entre les ambitions affichées et les résultats attendus, il faudra désormais franchir plusieurs obstacles : disponibilité des ressources, coordination des acteurs, efficacité administrative, suivi des projets et capacité à répondre aux besoins spécifiques des territoires.

    La Région Maritime est ainsi appelée à jouer pleinement sa partition dans la mise en œuvre de la Feuille de route 2026-2031. L’enjeu n’est plus seulement de savoir quelles sont les priorités du gouvernement, mais de déterminer comment celles-ci seront transformées en réalisations visibles dans les communes et au bénéfice direct des populations.

    À Tsévié, le message est donc clair : l’appropriation de la Feuille de route n’est que le début. Son véritable bilan se fera sur le terrain, à l’aune des résultats obtenus.

  • Nigeria : le faux Conseil présidentiel qui met à nu les failles du pouvoir Tinubu

    Nigeria : le faux Conseil présidentiel qui met à nu les failles du pouvoir Tinubu

    Un mystérieux organisme, doté d’un budget public de 1,3 milliard de nairas, a été démasqué comme une structure fictive, révélant de graves failles dans le contrôle administratif nigérian.

    Le scandale fait grand bruit au Nigeria. Le Presidential Foreign Intervention Promotion Council (PFIPC), présenté comme une structure chargée d’attirer les investissements étrangers, n’aurait jamais existé légalement. Pourtant, l’organisme disposait d’un directeur général autoproclamé, d’un site internet et surtout d’une enveloppe de 1,3 milliard de nairas inscrite dans le budget national 2026.

    Alerté, le président Bola Tinubu a saisi la Commission indépendante sur les pratiques de corruption et autres infractions connexes (ICPC). Après plusieurs semaines d’investigations, l’agence anticorruption a conclu à une vaste supercherie. Son président, Musa Adamu Aliyu, affirme que Prince Adeniyi Adeyemi Matthew, présenté comme le patron du Conseil, « n’a jamais été nommé » par les autorités fédérales.

    Plus troublant encore, le faux organisme aurait occupé d’anciens locaux administratifs et entretenu des contacts avec des responsables politiques, fonctionnaires et diplomates. Des documents portant des signatures et sceaux officiels auraient également été falsifiés.

    Même si aucun fonds public n’aurait finalement été versé, l’affaire soulève une question explosive : comment une structure fictive a-t-elle pu atteindre le cœur du processus budgétaire de l’État ?

    Interpellé, Adeyemi devra répondre aux enquêteurs. L’ICPC recommande également des poursuites et de profondes réformes administratives.

  • Gouvernance axée sur les résultats

    Gouvernance axée sur les résultats

    Le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, a réaffirmé sa volonté d’ancrer l’action gouvernementale dans une logique de performance et d’efficacité, en mettant l’accent sur des résultats « concrets, mesurables et utiles » au service des populations. Cette déclaration a été faite dans un message publié mardi 7 avril sur sa page Facebook, au terme du premier séminaire gouvernemental de l’année 2026.

    À travers cette sortie, le chef de l’exécutif a voulu rappeler la philosophie qui doit guider l’action publique dans les prochaines années. « Notre ambition est claire : faire vivre une action publique fondée sur des résultats concrets, mesurables et utiles », a-t-il insisté, soulignant ainsi la nécessité pour les politiques publiques de produire des effets visibles dans le quotidien des citoyens.

    Selon Faure Gnassingbé, ce séminaire gouvernemental a été consacré à deux grands axes : l’évaluation approfondie de la feuille de route gouvernementale 2020-2025 et la préparation des bases de la prochaine stratégie nationale de développement. Un exercice qui, selon lui, dépasse largement le simple cadre administratif.

    Le Président du Conseil a tenu à préciser que cette rencontre ne saurait être perçue comme un rituel bureaucratique ou une succession de formalités techniques. Pour lui, il s’agit avant tout d’un cadre stratégique visant à assurer la cohérence de l’action gouvernementale, à hiérarchiser les priorités et à transformer les ambitions politiques en orientations claires, réalistes et utiles pour les populations.

    Cette déclaration intervient dans un contexte où les autorités togolaises s’apprêtent à ouvrir une nouvelle phase de planification stratégique après la mise en œuvre de la feuille de route 2020-2025, qui a servi de boussole à plusieurs projets de développement et de réformes structurelles au cours des dernières années.

    Après une période marquée par de nombreuses ambitions affichées et le lancement de projets structurants dans divers secteurs, Faure Gnassingbé estime que le moment est désormais venu de renforcer les acquis obtenus et de recentrer l’action publique sur les priorités les plus essentielles pour les citoyens.

    Le message du Président du Conseil traduit ainsi une volonté affichée de passer d’une logique de promesses à une culture de résultats, où chaque initiative publique devra être appréciée à l’aune de son impact réel sur les conditions de vie des populations.

    En insistant sur la nécessité de privilégier l’efficacité, la lisibilité et la pertinence des politiques publiques, Faure Gnassingbé entend visiblement imprimer une nouvelle dynamique à l’appareil gouvernemental, axée sur la redevabilité et la performance.

    Ce premier séminaire gouvernemental de 2026 apparaît donc comme une étape stratégique dans la redéfinition des priorités de l’exécutif, avec pour objectif affiché de bâtir une gouvernance davantage tournée vers l’impact concret et la satisfaction des besoins des citoyens.

  • Le Togo souffre de « dérive autoritaire » selon la coalition panafricaine Nyoka Afrik

    Le Togo souffre de « dérive autoritaire » selon la coalition panafricaine Nyoka Afrik

    La coalition panafricaine Nyoka Afrik n’est pas allée de main morte pour dessiner le Togo d’aujourd’hui, souffrant selon elle de «  dérive autoritaire ».

    Lisez plutôt son communiqué sans concession :

  • Afrique-De nouveaux leviers, pour emprunter davantage?

    Afrique-De nouveaux leviers, pour emprunter davantage?

    Accroître inconsidérément la capacité d’endettement de dirigeants qui se sont endettés pour faire la fête équivaudrait à une forme de non-assistance à peuples en danger…

    Aux assemblées annuelles de la Banque africaine de développement, deux dirigeants africains ont suggéré cette semaine, à Nairobi, que l’on intègre les ressources naturelles dans le calcul du produit intérieur brut (PIB), pour accroître la capacité d’endettement des États. N’est-ce pas, là, une idée plutôt excellente, pour mobiliser davantage de financements en faveur des États africains ?

    Cette idée n’est pas nouvelle et pourrait, dans l’absolu, se comprendre. À condition de ne pas perdre de vue qu’il s’agit d’endettement, avec des implications sur l’avenir. L’on ne peut donc pas dissocier ces nouveaux leviers de la fiabilité des dirigeants qui auront à en user, ni de l’usage qu’ils font des richesses de leur pays, ou de leur capacité d’endettement. L’on ne peut emprunter en oubliant que l’on devra, un jour, rembourser.

    Il est si facile, dans les grandes réunions continentales, de développer des idées flamboyantes, surtout avec des perspectives suffisamment lointaines pour que ceux qui les émettent ne soient plus là pour en répondre, le moment venu. Encore que l’on compte, en Afrique, quelques chefs d’État en place depuis plus de quarante ans, dans des pays qui se trouvent être, en plus, des producteurs de pétrole, sans pouvoir apprécier le bénéfice que tire leur peuple du festin de la terre. L’on ignore même à quoi a pu servir, ici ou là, leur endettement écrasant. Aussi, faut-il un certain courage, pour demander aux citoyens d’applaudir de nouveaux leviers pour accroître la capacité de tels dirigeants à emprunter sur les marchés.

    Tous finissent plus ou moins par rembourser

    Justement. Mais aucun créancier n’a jamais accepté comme moyens de paiement la liste des gaspillages, des détournements ou des biens mal acquis. Nombre d’États donnent en gage, pour des avances financières qui se déclinent parfois en années d’exploitation, les ressources dormant encore au fond des mines… Pour engranger des fonds, certains n’hésitent pas à céder les terres dans lesquelles dorment leurs ancêtres. Ne leur resterait-il donc plus, comme caution bancaire, que les forêts, les fleuves, les lacs, les rivières ? À quand donc l’air que respirent les populations ?

    Certes, tous ne brûlent pas d’envie de gager le passé, le présent et l’avenir, et il en est même dont la gouvernance est d’une rigueur admirable. Et quand on sait qu’il n’y a pas, sur terre, pays plus endetté que les Etats-Unis d’Amérique, première puissance économique mondiale, on imagine que l’endettement n’est pas nécessairement une calamité sans issue pour les États. L’on n’en est pas moins intrigué par les montants faramineux de la dette de certains pays, que n’expliquent ni leur faible niveau d’équipement ni les conditions de vie de leurs populations. Accroître inconsidérément la capacité d’endettement de tels dirigeants n’équivaudrait-il pas à une forme de non-assistance à peuples en danger ?

    L’endettement est pourtant d’une nécessité vitale pour tous

    Le bon usage de l’endettement aussi. En charge de la Dette, en Côte d’Ivoire dans les années 1980, le ministre Maurice Séri Gnoléba avait fait sensation dans l’enceinte du FMI, à Washington, en réagissant avec véhémence aux allusions offensantes à l’endettement de son pays : « Venez donc chez nous, avait-il dit, et vous verrez que nous ne nous sommes pas endettés pour faire la fête ! »

    Nul ne s’inquiéterait de voir offrir aux dirigeants du Botswana cette possibilité d’inclure les ressources naturelles dans le calcul de leur leur PIB, car ils sont sérieux et gèrent bien les richesses nationales. Mais, donner de nouveaux leviers d’endettement à des dirigeants qui se sont endettés pour faire la fête achèverait de compromettre l’avenir de peuples déjà trop vulnérables.

    À l’aube des années 1980, lorsque le Cameroun est devenu producteur de pétrole, le président Ahmadou Ahidjo refusait d’inclure la manne pétrolière dans le budget de fonctionnement de l’État, car, disait-il, le pétrole n’était pas le fruit du travail des Camerounais, mais juste une chance, tenant au hasard. Au Tchad, pour financer le pipeline qui permettra d’acheminer le pétrole du gisement de Doba à Kribi, au Cameroun, les institutions financières avaient imposé aux dirigeants tchadiens de réserver sur des comptes bloqués une part des revenus aux générations futures. Au bout de quelques années, Idriss Déby Itno, unilatéralement, a dynamité la tirelire, pour financer ses guerres, au nom de la sécurité de son régime.

    En Afrique, le meilleur et le pire du leadership, se côtoient sans cesse. Cherchez donc le pire !

    Chronique de Jean-Baptiste Placca du 1er juin 2024

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