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  • Éducation au Togo : après l’accès, le défi des apprentissages

    Éducation au Togo : après l’accès, le défi des apprentissages

    À la veille de la rentrée 2026-2027, Helly GBENE plaide pour une école togolaise davantage tournée vers la mesure des acquis et l’efficacité des apprentissages.

    TRIBUNE

    Helly GBENE : « Chaque année passée à l’école doit produire un gain de compétences mesurable »

    Pour une politique éducative qui mesure mieux les acquis, cible les besoins et prépare le capital humain de demain

    La rentrée scolaire est généralement associée aux inscriptions, aux fournitures, aux salles de classe et à la reprise des cours.
    Pour le Togo, la rentrée 2026-2027 devrait aussi être l’occasion de poser une question plus stratégique : que voulons-nous que chaque enfant sache réellement faire au terme de son parcours scolaire ?

    Cette question devient incontournable au regard des progrès enregistrés dans l’accès à l’éducation.

    Entre 2019 et 2024, le taux net de scolarisation au primaire est passé de 91,6 % à 97,9 %. Le taux d’achèvement du primaire est passé de 86,5 % à 94,6 %, tandis que la transition vers le premier cycle du secondaire a progressé de 69,1 % à 91 %, selon les données publiées par l’UNICEF Togo à partir des statistiques scolaires nationales et des évaluations disponibles.

    Ce sont des résultats importants. Ils montrent que le Togo a considérablement amélioré l’accès et la continuité du parcours scolaire.

    Mais une autre donnée oblige à regarder le système sous un autre angle : l’UNICEF estime qu’environ quatre enfants sur dix seulement disposent, à la fin du primaire, des compétences suffisantes en lecture, écriture et calcul.

    C’est là que se situe, à mon sens, le prochain grand chantier de l’éducation togolaise.

    À l’échelle africaine, le constat reste préoccupant : le rapport Spotlight 2025 de l’UNESCO estime à 10,8 % la proportion d’enfants atteignant le niveau minimum de compétence en lecture et en mathématiques à la fin du primaire. Les indicateurs ne sont pas directement comparables à ceux utilisés pour le Togo, mais ils confirment l’ampleur du défi des apprentissages fondamentaux sur le continent.

    Le sujet n’est plus seulement l’accès. C’est désormais l’apprentissage.

    Un enfant présent à l’école n’est pas nécessairement un enfant qui apprend suffisamment.

    Cette distinction est essentielle pour orienter les politiques publiques.

    Le Togo peut continuer à améliorer ses infrastructures, augmenter les effectifs scolarisés et renforcer les moyens accordés aux établissements. Mais ces investissements doivent être accompagnés d’une mesure beaucoup plus précise de leur effet sur les apprentissages.

    Le système éducatif doit progressivement être capable de répondre à quatre questions :

    Quel est le niveau réel de l’élève ?
    Où se situe sa difficulté ?
    Quelle intervention lui est proposée ?
    Quel progrès cette intervention produit-elle ?

    Cette logique paraît simple. Elle constitue pourtant un changement important dans la manière de piloter l’éducation.

    Mesurer avant d’intervenir

    Je propose que les premières semaines de chaque année scolaire soient davantage utilisées pour établir un diagnostic pédagogique de départ, particulièrement dans les apprentissages fondamentaux.

    Il s’agit de permettre à l’enseignant de disposer rapidement d’une information exploitable sur les acquis de ses élèves : lecture, compréhension, expression écrite, numération, calcul et résolution de problèmes, selon le niveau concerné.

    Cette photographie de départ permettrait de mieux organiser l’accompagnement.

    Un établissement qui constate, par exemple, qu’une proportion importante de ses élèves accuse un retard en lecture peut concentrer ses efforts sur cette compétence plutôt que de traiter tous les besoins de la même manière.

    La séquence devrait devenir :diagnostiquer, intervenir, suivre, mesurer et ajuster.

    C’est précisément à ce niveau que l’analyse des données peut apporter une valeur concrète à la politique éducative.

    Le Togo possède déjà des données. Il faut maintenant mieux les transformer en décisions.

    Le pays dispose de statistiques scolaires et d’un système d’information et de gestion de l’éducation.

    L’enjeu est de rendre ces données directement utiles à la décision.

    Je recommande ainsi la mise en place progressive d’un tableau de bord national de la performance éducative, articulé avec les systèmes existants.

    Il devrait permettre de croiser, à l’échelle des territoires et des établissements, les données relatives aux effectifs, aux enseignants, aux infrastructures, à l’assiduité, aux abandons, aux résultats et aux conditions d’apprentissage.

    L’intérêt est concret.
    Si une préfecture présente un déficit important en enseignants mais de bonnes infrastructures, la réponse ne sera pas la même que dans une zone disposant de suffisamment d’enseignants mais confrontée à des problèmes de salles de classe, d’eau ou d’assainissement.

    La donnée permet alors de passer d’une logique de demande à une logique de besoin prioritaire.

    C’est une évolution qui pourrait améliorer l’efficacité des investissements publics et des interventions des partenaires.

    Les infrastructures restent nécessaires, mais leur performance doit être mesurée

    Les investissements réalisés ces dernières années montrent que cette question est déjà prise en compte.

    Dans le cadre du Projet d’amélioration de la qualité et de l’équité dans l’éducation de base (PAQEEB), la Banque mondiale indique que plus de 2 millions d’élèves de l’éducation de base, dont 1,1 million de filles, ont bénéficié des interventions du projet. Elle rapporte également la formation de milliers d’enseignants et de directeurs d’école.

    Ces efforts doivent être poursuivis.
    Mais leur évaluation doit progressivement aller au-delà du nombre de salles construites, de manuels distribués ou d’enseignants formés.

    La question décisive est :
    Quel changement observable ces investissements produisent-ils dans les apprentissages des élèves ?

    C’est cette relation entre ressources mobilisées, actions réalisées et résultats obtenus qu’une culture de performance doit davantage documenter.

    L’environnement scolaire reste une composante de la qualité

    La qualité pédagogique ne peut pas être isolée des conditions dans lesquelles l’enfant étudie.
    Selon l’UNICEF Togo, environ une école sur trois ne dispose pas d’un point d’eau et trois écoles sur dix ne disposent pas de latrines.

    Ces chiffres rappellent qu’une politique de qualité éducative doit également intégrer l’eau, l’assainissement, l’hygiène, la sécurité et l’inclusion.

    Cela concerne particulièrement les adolescentes, les enfants en situation de handicap et les élèves vivant dans les environnements les plus vulnérables.

    L’école doit donc être considérée comme un écosystème d’apprentissage, et non comme une simple infrastructure.

    Former pour l’économie qui vient

    Un autre chantier mérite d’être anticipé : l’évolution des compétences.

    Les enfants qui entrent aujourd’hui au primaire seront les actifs, entrepreneurs, ingénieurs, enseignants, agriculteurs, techniciens, cadres et décideurs des années 2030 et 2040.

    Leur environnement professionnel sera marqué par la transformation numérique, l’automatisation, l’analyse des données et l’intelligence artificielle.

    Il serait donc pertinent de renforcer progressivement, selon l’âge et les programmes, l’enseignement de compétences telles que :
    culture numérique, programmation, analyse de données, résolution de problèmes, culture financière, entrepreneuriat, pensée critique et créativité.

    Loin de transformer l’école en centre de formation informatique, l’objectif est de faire en sorte que chaque jeune dispose d’un socle de compétences lui permettant de comprendre et d’utiliser les outils de son époque.

    C’est également une question d’employabilité et de compétitivité nationale.

    Une proposition concrète : expérimenter avant de généraliser

    Plutôt que de multiplier immédiatement les programmes nationaux, le Togo pourrait expérimenter un modèle dans un nombre limité d’établissements représentatifs de différentes réalités territoriales.

    C’est dans cette perspective que je propose, dans le cadre des compétences d’IF&C Togo, une réflexion autour d’un dispositif pilote :
    TOGO LEARNING INTELLIGENCE 2030

    Le principe serait de réunir dans une même démarche :
    diagnostic pédagogique + données scolaires + analyse + accompagnement des enseignants + suivi des élèves + mesure de l’impact.

    Le projet pourrait commencer par quelques établissements volontaires.
    Une situation de référence serait établie.
    Les difficultés prioritaires seraient identifiées.
    Des actions ciblées seraient mises en œuvre.
    Puis les résultats seraient comparés à la situation initiale.

    Si le modèle fonctionne, il pourra être documenté, amélioré et proposé à plus grande échelle.

    Cette approche présente un avantage : elle permet de parler aux décideurs à partir de résultats observés, et non seulement à partir d’intentions.

    Vers un Pacte national pour les apprentissages

    Au-delà de l’expérimentation, le Togo pourrait ouvrir une réflexion plus large autour d’un Pacte national pour les apprentissages et les compétences à l’horizon 2030.

    Cinq priorités pourraient structurer ce pacte :

    1. Consolider les apprentissages fondamentaux ;
    2. Renforcer la formation et l’accompagnement des enseignants ;
    3. Réduire les disparités entre territoires ;
    4. Préparer les compétences numériques, scientifiques et entrepreneuriales ;
    5. Faire de la donnée un outil régulier de décision et d’évaluation.

    Chaque priorité devrait être accompagnée d’une situation de référence, d’objectifs chiffrés, d’indicateurs de suivi et d’une évaluation périodique.

    Cette méthode permettrait d’établir une véritable chaîne de responsabilité et de résultats.

    Le véritable enjeu dépasse l’école

    L’éducation est une politique de capital humain.
    Lorsque le taux net de scolarisation au primaire approche 98 %, la prochaine bataille devient qualitative et non seulement quantitative.
    Elle concerne la capacité du pays à transformer chaque année supplémentaire de scolarité en compétences effectivement acquises.

    Le défi est encore plus stratégique pour l’Afrique.

    Le continent dispose d’une population jeune considérable. Cette jeunesse peut constituer un formidable avantage démographique ou devenir une source de vulnérabilité économique si les systèmes éducatifs ne parviennent pas à produire les compétences nécessaires.

    Pour le Togo comme pour les autres pays africains, l’éducation doit donc être considérée comme un investissement directement lié à la productivité, à l’innovation, à l’emploi et à la compétitivité.

    La rentrée 2026-2027 : un rendez-vous avec notre responsabilité collective

    Je ne crois pas que le Togo ait besoin d’un énième discours général sur l’importance de l’éducation.
    Les acteurs connaissent déjà cette importance.
    Ce dont nous avons besoin, c’est d’une méthode plus rigoureuse pour mesurer les problèmes, cibler les réponses et vérifier les résultats.

    Les chiffres montrent que le pays a progressé sur l’accès à l’école.
    Ils montrent également que des difficultés persistent dans les apprentissages, la continuité des parcours et les conditions d’étude.

    La prochaine étape doit donc être de faire de la réussite des apprentissages l’un des principaux critères de performance du système éducatif togolais.

    À mes yeux, cela implique trois changements concrets :

    • mieux mesurer les acquis ;
    • mieux utiliser les données ;
    • mieux relier les investissements aux résultats.

    La rentrée scolaire 2026-2027 pourrait ainsi être davantage qu’un nouveau départ administratif.
    Elle peut devenir le début d’une nouvelle manière de regarder notre école.
    Une école qui ne se contente pas de compter les élèves, mais qui mesure leurs progrès.
    Une école qui ne se contente pas de mobiliser des moyens, mais qui vérifie leur impact.
    Une école qui ne prépare pas uniquement aux examens, mais aux réalités économiques, technologiques et citoyennes de demain.

    Le Togo a beaucoup progressé pour faire entrer les enfants à l’école. L’étape stratégique suivante consiste à mesurer, année après année, ce que chaque enfant apprend réellement à l’école. Car le véritable capital du Togo est ce que nos enfants seront capables de construire demain.

    Helly GBENE
    Expert en veille stratégique et développement

    Data Scientist | Data Analysis & Business Intelligence

    CEO du Cabinet d’Ingénierie de Formation & Consulting (IF&C Togo)

  • Golfe 4 : Assad Mohamed Kadi met l’éducation au cœur de son engagement

    Golfe 4 : Assad Mohamed Kadi met l’éducation au cœur de son engagement

    À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, le conseiller municipal Assad Mohamed Kadi a apporté son soutien à des familles du Golfe 4 en offrant des kits scolaires à plusieurs élèves. La cérémonie de remise s’est déroulée mardi 8 septembre 2026 à l’École primaire catholique de Bassadji, en présence notamment de ses collègues Gérald Djossou, du Golfe 4, et Ameognine Miwonougnui Dodji, du Golfe 1.

    Un geste pour soulager les parents

    L’initiative intervient dans un contexte où de nombreux parents peinent à réunir les moyens nécessaires pour préparer la rentrée de leurs enfants. Les kits distribués, composés notamment de cahiers, stylos, règles et gommes, ont bénéficié à des écoliers ainsi qu’à des élèves du collège issus de plusieurs quartiers, notamment Bassadji, Biossé et Lom-Nava.

    Pour Assad Mohamed Kadi, ce geste répond à une double motivation : exprimer sa reconnaissance aux électeurs qui lui ont accordé leur confiance lors des élections municipales de juillet 2025 et contribuer, à son niveau, à alléger les dépenses des familles.

    « Je n’ai pas grand-chose pour les remercier de m’avoir élu. Mais comme l’éducation des enfants me tient à cœur, j’ai voulu partager ces fournitures et venir en aide aux parents qui éprouvent en ce moment des difficultés à en doter leurs enfants », a-t-il expliqué.

    Au-delà de l’aide matérielle, l’élu municipal entend ainsi rappeler que l’éducation constitue une responsabilité collective. Il a également invité les bénéficiaires à adopter de bons comportements, notamment le respect des parents et des enseignants, l’assiduité à l’école et l’éloignement de la délinquance.

    Vers une initiative appelée à durer

    Pour Assad Mohamed Kadi, cette opération ne devrait pas rester ponctuelle. Son ambition est de renouveler chaque année la distribution de fournitures scolaires afin de toucher davantage d’enfants dans la commune.

    Conscient toutefois de l’ampleur des besoins, il appelle d’autres personnes disposant de moyens à s’engager aux côtés des familles. « Toute personne qui en a la capacité, de venir en aide aux enfants pour que tous puissent aller à l’école et avoir une bonne éducation », a-t-il souhaité.

    À travers cette initiative, le conseiller municipal espère contribuer à réduire le nombre d’enfants laissés en marge de la scolarité et à faire de l’accès aux fournitures scolaires une préoccupation partagée par la communauté.

  • Rentrée scolaire 2026-2027 : au « Creuset du Savoir », chaque élève construit son avenir

    Rentrée scolaire 2026-2027 : au « Creuset du Savoir », chaque élève construit son avenir

    À l’approche de la rentrée scolaire, prévue le 14 septembre 2026, le choix d’un établissement scolaire constitue une décision importante pour les parents. À Lomé, le Complexe Scolaire Creuset du Savoir se positionne comme une adresse de référence pour accompagner les enfants dans leur parcours éducatif, du primaire jusqu’au lycée.

    Situé à Nukafu, dans la rue ouest du lycée Tokoin-Est, non loin de l’église Sainte Rita et de l’hôtel La Paillote, le Complexe Scolaire Creuset du Savoir accueille les élèves dans plusieurs cycles d’enseignement.

    Au primaire, les inscriptions sont ouvertes du CP1 au CM2, offrant aux plus jeunes un cadre pour acquérir les fondamentaux nécessaires à la poursuite de leur scolarité. Au collège, l’établissement propose les classes de 6e à la 3e, tandis que le lycée accueille les élèves de 2nde à la Terminale, dans les séries A4 et D.

    Ce parcours scolaire complet permet aux parents de faire le choix d’un établissement capable d’accompagner leur enfant sur plusieurs étapes de sa formation.

    À quelques jours de la rentrée, le Complexe Scolaire Creuset du Savoir invite donc les parents à anticiper les inscriptions et à faire le choix d’un établissement où savoir, discipline et ambition peuvent contribuer à préparer l’avenir des jeunes.

    Pour la rentrée du 14 septembre 2026, faites confiance au Creuset du Savoir : l’avenir de votre enfant se construit dès aujourd’hui.

    Contact: +228 99 29 13 94 /+228 90 07 78 93

  • Togo : depuis la Chine, Dr Thon veut transformer la coopération économique en emplois pour les jeunes

    Togo : depuis la Chine, Dr Thon veut transformer la coopération économique en emplois pour les jeunes

    En séjour en Chine, le président de La Nouvelle Vision, Dr Kodjovi Atna Thon, a échangé avec le département économique de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS). Au cœur des discussions : l’investissement, les projets structurants et surtout la création d’emplois pour la jeunesse togolaise.

    La coopération internationale peut-elle véritablement changer le quotidien des populations ? Pour Dr Kodjovi Atna Thon, la réponse passe par une condition essentielle : faire déboucher les partenariats internationaux sur des projets économiques concrets. En Chine, le président du parti La Nouvelle Vision a porté cette vision lors d’une rencontre avec le département économique de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS).

    L’ancien candidat à la présidentielle togolaise entend ainsi inscrire la question de l’emploi des jeunes au cœur des stratégies de coopération. Pour lui, les relations internationales ne devraient pas se limiter aux échanges institutionnels ou aux déclarations d’intention. Elles doivent également permettre de mobiliser des investissements, des technologies, des compétences et des marchés au profit des économies locales.

    Des projets concrets plutôt que des promesses

    Au centre des échanges, une préoccupation : comment transformer les opportunités offertes par la coopération internationale en activités économiques capables de générer durablement des emplois ?

    Dr Thon mise notamment sur des secteurs considérés comme stratégiques pour le développement du Togo : agriculture et agro-industrie, transformation locale, industrie, énergie, infrastructures, numérique, logistique, formation professionnelle, services et commerce.

    Dans cette approche, la création d’emplois ne doit pas être considérée comme une politique isolée. Elle doit découler d’un environnement économique favorable à l’investissement et à l’entrepreneuriat.

    « Un projet bien conçu peut devenir une entreprise. Une entreprise peut créer une chaîne de valeur. Une chaîne de valeur peut créer des emplois », résume en substance l’approche défendue par le leader de La Nouvelle Vision.

    Faire de la jeunesse une force économique

    Pour Dr Thon, la jeunesse africaine ne devrait plus être uniquement perçue comme une catégorie bénéficiaire des politiques publiques. Elle doit devenir un acteur à part entière de la transformation économique.

    Cela suppose, selon cette vision, de faciliter son accès aux compétences, au financement, aux marchés, aux technologies et aux réseaux d’affaires. L’objectif est donc de passer de la simple « création d’emplois pour les jeunes » à la création d’un écosystème permettant aux jeunes de devenir eux-mêmes entrepreneurs, producteurs, innovateurs et créateurs d’emplois.

    Cette démarche rejoint une ambition plus large portée par La Nouvelle Vision : replacer l’économie au centre de l’action politique. Pour Dr Thon, la diplomatie et les partenariats internationaux doivent servir de leviers à l’investissement, au développement industriel, au transfert de technologies et à la formation.

    Vers un portefeuille de projets bancables

    L’un des principaux défis reste toutefois le passage des idées aux réalisations. La vision défendue en Chine appelle ainsi à identifier les secteurs prioritaires et à sélectionner des projets à fort impact susceptibles d’attirer les investisseurs.

    Études de faisabilité crédibles, plans d’affaires solides, gouvernance transparente et mécanismes de financement adaptés sont présentés comme des conditions indispensables.

    L’ambition affichée est de constituer progressivement un portefeuille de projets économiques « bancables », capables à la fois de répondre aux priorités nationales et d’intéresser les partenaires internationaux.

    À travers cette démarche, Dr Thon cherche à promouvoir une coopération internationale davantage tournée vers l’économie réelle. Pour La Nouvelle Vision, le véritable enjeu est désormais de transformer les partenariats en investissements, les investissements en entreprises et les entreprises en emplois, notamment pour la jeunesse togolaise.

  • À Tabligbo, les futurs enseignants au cœur de la diplomatie linguistique américaine

    À Tabligbo, les futurs enseignants au cœur de la diplomatie linguistique américaine

    Les États-Unis misent sur la formation des futurs enseignants pour renforcer l’apprentissage de l’anglais au Togo.

    À Tabligbo, l’apprentissage de l’anglais prend une nouvelle dimension. Le 11 août, Tim Glenn, diplomate à l’ambassade des États-Unis au Togo, a échangé avec 50 futurs enseignants du primaire de l’École normale de formation des professeurs d’école (ENFPE), autour d’une sélection d’ouvrages destinés à renforcer leurs compétences linguistiques.

    La rencontre s’est appuyée sur des livres du programme éditorial « Nouveaux Horizons », porté par les Services régionaux pour l’Afrique (ARS) du Département d’État américain. À travers cette initiative, l’objectif est de promouvoir l’enseignement de l’anglais, notamment les capacités de compréhension et d’expression orales, auprès des futurs enseignants.

    Au-delà de la cinquantaine de participants directement concernés, l’initiative entend produire un effet multiplicateur. Une fois dans leurs classes, ces futurs instituteurs pourront transmettre à leur tour de meilleures méthodes et compétences en anglais à leurs élèves togolais.

    L’anglais comme passeport vers l’avenir

    Pour les promoteurs de cette initiative, une meilleure maîtrise de la langue anglaise constitue un atout pour les jeunes dans un environnement économique de plus en plus mondialisé. Elle peut faciliter la poursuite des études, l’accès à l’emploi et l’ouverture vers de nouvelles opportunités professionnelles.

    Cette coopération éducative revêt également une dimension économique et diplomatique. Selon l’approche américaine, le renforcement des compétences linguistiques peut favoriser les échanges commerciaux, contribuer à la création d’emplois et permettre à davantage de professionnels togolais de développer des relations avec des entreprises américaines et d’accéder aux marchés internationaux.

    À Tabligbo, la diplomatie américaine mise ainsi sur un levier discret mais stratégique : former ceux qui formeront la prochaine génération.

  • Université de Datcha : le Togo ouvre un nouveau chapitre de son enseignement supérieur

    Université de Datcha : le Togo ouvre un nouveau chapitre de son enseignement supérieur

    Le paysage universitaire togolais poursuit sa transformation avec l’Université de Datcha, désormais troisième université publique du pays après celles de Lomé et de Kara.

    Pensée comme un pôle d’excellence au cœur de la région des Plateaux, cette institution ambitionne de rapprocher l’enseignement supérieur des jeunes de l’intérieur du pays tout en répondant aux besoins de développement économique et social.

    Créée par décret en septembre 2023, l’Université de Datcha est orientée vers des formations professionnalisantes, scientifiques et technologiques. Son implantation vise notamment à décongestionner les deux universités publiques existantes, tout en réduisant les coûts de déplacement et de logement pour les étudiants issus des régions centrales et des Plateaux.

    Le campus, dont la première pierre a été posée en avril 2025, est conçu autour d’infrastructures modernes. La première phase comprend une Faculté des sciences de la santé, un Institut des métiers de l’agriculture, un Institut polytechnique de l’innovation, un bâtiment de la présidence ainsi qu’un restaurant universitaire. Ces filières ont été choisies pour répondre aux besoins stratégiques du pays en matière de santé, d’agriculture, d’innovation et d’industrialisation.

    À la tête de cette jeune institution se trouve le Professeur Essohanam Batchana, nommé président de l’Université de Datcha. Universitaire reconnu pour son expérience dans la gouvernance académique, il aura pour mission de mettre en place les structures administratives, pédagogiques et scientifiques de cette nouvelle université, appelée à devenir un véritable moteur de recherche, d’innovation et de développement régional.

    Au-delà de sa vocation académique, l’Université de Datcha représente un levier de développement local. Son implantation devrait favoriser la création d’emplois, stimuler l’économie de la région et renforcer l’accès à un enseignement supérieur de qualité. À travers ce projet, le Togo confirme sa volonté de bâtir un système universitaire plus équilibré, inclusif et tourné vers les défis de demain

  • Lycée Wahala : des champions reçus en héros à la préfecture

    Lycée Wahala : des champions reçus en héros à la préfecture

    Le parcours remarquable du lycée Wahala continue de susciter des félicitations. Quelques jours après sa brillante participation au championnat « Génie Imhotep », l’équipe de l’établissement a été reçue à la préfecture afin de présenter son trophée au préfet, en présence des encadreurs et du proviseur.

    Selon l’inspecteur TOITRE, qui a conduit la délégation, l’autorité préfectorale s’est dite « émerveillée » d’apprendre qu’un établissement de sa circonscription a représenté toute la région éducative Plateaux Est lors de cette compétition. Le préfet a salué cette performance, adressé ses félicitations aux élèves ainsi qu’à l’équipe d’encadrement et exprimé sa reconnaissance au promoteur de l’initiative, qu’il considère comme une contribution importante à la promotion de l’excellence en milieu scolaire.

    L’inspecteur TOITRE a également souligné l’impact positif de ce type d’activité sur les résultats académiques. Il relève que, parmi les membres de l’équipe du lycée Wahala, six élèves étaient en classe de terminale et ont tous obtenu leur baccalauréat.

    Pour lui, cette réussite constitue une illustration du fait que les clubs éducatifs favorisent l’épanouissement des apprenants plutôt que la distraction. Il a enfin souhaité le renforcement de cette collaboration, estimant que de telles initiatives contribuent à atteindre les objectifs pédagogiques tout en encourageant la culture scientifique, l’esprit d’équipe et le goût de l’excellence chez les jeunes.

  • Génie Imhotep : l’élite des Clubs Santé scolaires en route vers la grande finale nationale

    Génie Imhotep : l’élite des Clubs Santé scolaires en route vers la grande finale nationale

    Après plusieurs mois de compétition à travers les sept régions éducatives du Togo, le championnat national de culture générale en santé publique « Génie Imhotep » s’apprête à connaître son épilogue. Les meilleures équipes scolaires du pays se retrouveront les 26 et 27 juin 2026 à Lomé pour la phase nationale de cette première édition.

    L’événement est organisé par AIMES-AFRIQUE et SOS Docteur TV, en collaboration avec l’UNFPA-Togo, sous le patronage conjoint du ministère de l’Éducation nationale, du ministère de la Santé, du ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’enfance ainsi que du ministère délégué chargé de la Jeunesse et des Sports.

    Cette compétition, qui met en avant les connaissances des élèves en matière de santé publique, a mobilisé des établissements scolaires de tout le pays autour des enjeux de prévention, de promotion de la santé et de citoyenneté.

    Au terme des phases régionales, sept Clubs Santé représentant les sept régions éducatives du Togo se disputeront le titre suprême. Un seul établissement sera sacré premier champion national de Génie Imhotep.

    Le programme prévoit les quarts de finale le vendredi 26 juin 2026 à partir de 9 heures au Studio Professeur James. Les demi-finales et la grande finale se dérouleront le samedi 27 juin dès 8h30 au Palais des Congrès de Lomé.

    L’événement sera retransmis en direct sur SOS Docteur TV afin de permettre au grand public de suivre cette ultime confrontation intellectuelle.

    Au-delà de la compétition, Génie Imhotep se veut un outil innovant de sensibilisation des jeunes aux questions de santé publique. Cette initiative ambitionne de renforcer la culture sanitaire en milieu scolaire et de faire émerger une nouvelle génération d’ambassadeurs de la santé au Togo.

    Tous les regards sont désormais tournés vers Lomé, où sera connu le tout premier champion national de cette compétition appelée à s’inscrire durablement dans le paysage éducatif togolais.

  • GÉNIE IMHOTEP : Plus de 200 lycées dans le top départ, 42 continuent la compétition

    GÉNIE IMHOTEP : Plus de 200 lycées dans le top départ, 42 continuent la compétition

    Le championnat national de culture générale en santé « Génie Imhotep » s’impose progressivement comme l’une des initiatives éducatives les plus ambitieuses au Togo.

    Porté par l’ONG AIMES-AFRIQUE en collaboration avec plusieurs ministères, ce concours inédit mobilise des centaines d’élèves autour du savoir, du civisme et des enjeux de santé publique. Après les phases interclasses et préfectorales ayant regroupé plus de 200 établissements à travers les 39 préfectures du pays, 42 lycées ont été retenus pour la phase inspectorale, marquant une étape décisive vers la finale nationale.

    Une compétition éducative d’envergure nationale

    Lancée en mars 2026, la compétition s’étend sur plusieurs mois et se structure en cinq phases, allant des éliminatoires internes jusqu’à la grande finale prévue après les examens du baccalauréat.
    Au-delà du jeu, « Génie Imhotep » vise à renforcer les connaissances des élèves en matière de santé, notamment sur les infections sexuellement transmissibles, la santé reproductive et les comportements à risque.

    Cette initiative est également saluée pour son approche innovante de l’apprentissage, fondée sur la compétition intellectuelle, le travail en équipe et le développement du leadership chez les jeunes.

    Les 42 établissements qualifiés

    À l’issue des phases préfectorales, les établissements suivants se sont qualifiés pour la phase inspectorale (liste complète reconstituée à partir des différentes inspections et zones éducatives) :

    Lycée Tokoin 1 ; Lycée Gbényédji ; Lycée de Noépé ; Lycée Dalavé ; Lycée Tsévié Ville 1 ; Lycée Tsévié Ville 2 ; Lycée d’Adétikopé ; Lycée Agoè Centre ; Lycée Agoè Nyivé 2 ; Lycée d’Attitogon ; Lycée Zébévi ; Lycée Aného Ville 1 ; Lycée Tabligbo ; Lycée Vogan ; Lycée Afagnan ; Lycée Kpalimé ; Lycée Agou ; Lycée Atakpamé ; Lycée Notse ; Lycée Elavagnon ; Lycée Blitta Gare ; Lycée Sotouboua ; Lycée Sokodé ; Lycée Tchamba ; Lycée Bafilo ; Lycée Kara 1 ; Lycée Kara 2 ; Lycée Niamtougou ; Lycée Kantè ; Lycée Mango ; Lycée Dapaong ; Lycée Tandjouaré ; Lycée Cinkassé ; Lycée Pagouda ; Lycée Bassar ; Lycée Dankpen ; Lycée Guérin-Kouka ; Lycée Kougnohou ; Lycée Kétao ; Lycée Kpendjal ; Lycée Oti ; Lycée Tone.

    (NB : la répartition tient compte des 39 préfectures avec ajustements dans certaines zones, expliquant le total de 42 équipes.)

    Les affiches de la phase inspectorale

    Plusieurs confrontations ont déjà été annoncées pour cette phase décisive. Parmi les principales combinaisons :

    • Lycée Dalavé vs Lycée de Noépé (Tsévié)
    • Lycée Attitogon vs Lycée Zébévi (Aného)
    • Lycée Sokodé vs Lycée Tchamba
    • Lycée Notre-Dame de la Paix (Sotouboua) vs Lycée Blitta Gare
    • Lycée d’Adétikopé vs Lycée Agoè Centre

    D’autres rencontres se déroulent simultanément dans les différentes inspections du pays, selon un format éliminatoire visant à retenir 18 établissements pour la phase régionale.

    Un enjeu au-delà de la compétition

    « Génie Imhotep » ne se limite pas à une simple joute intellectuelle. Il s’inscrit dans une dynamique de transformation du système éducatif togolais, en mettant l’accent sur les compétences pratiques, la responsabilité citoyenne et la culture sanitaire.

    Les élèves sont évalués sur une base de milliers de questions couvrant divers domaines liés à la santé et au développement personnel. Cette exigence contribue à élever le niveau académique tout en préparant une jeunesse plus consciente des défis sociaux.

    Vers une finale très attendue

    Avec l’entrée en lice des 42 meilleurs établissements du pays, la compétition gagne en intensité. Chaque inspection devra désigner ses champions avant les phases régionales puis la grande finale nationale, prévue durant les vacances scolaires.

    L’engouement suscité par cette première édition laisse entrevoir un avenir prometteur pour « Génie Imhotep », appelé à devenir un rendez-vous majeur du calendrier éducatif togolais. Entre excellence académique et sensibilisation sanitaire, le championnat trace ainsi les contours d’une école tournée vers la performance et la responsabilité.

  • Trêve sociale de 5 ans dans l’éducation togolaise

    Trêve sociale de 5 ans dans l’éducation togolaise

    Une accalmie durable s’installe dans le secteur éducatif au Togo. Le gouvernement et les fédérations d’enseignants ont conclu, le 14 avril 2026, un mémorandum d’entente instaurant une trêve sociale de cinq ans. Cet accord marque un tournant significatif dans les relations entre l’État et les acteurs de l’éducation, longtemps marquées par des tensions récurrentes.

    La signature de ce document est intervenue entre le ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, et son collègue de l’Économie et des Finances, Essowè Georges Barcola, en présence des représentants des organisations syndicales d’enseignants. Elle vient couronner plusieurs mois de discussions engagées depuis novembre 2025, dans une dynamique de dialogue constructif.

    Contrairement aux négociations souvent médiatisées et tendues, celles-ci se sont déroulées dans un climat sobre et apaisé. Les différentes parties ont privilégié la discrétion et l’efficacité, favorisant ainsi l’émergence d’un consensus jugé solide. Cette méthode, axée sur la confiance et la responsabilité partagée, a permis d’aboutir à un compromis équilibré.

    L’un des points centraux de l’accord concerne le paiement du reliquat de la gratification exceptionnelle accordée aux enseignants. Le gouvernement s’est engagé à procéder à ce règlement en trois étapes : une première tranche avant le 20 avril 2026, une deuxième à la fin du mois de juin, et la dernière avant la prochaine rentrée scolaire. Ce calendrier échelonné vise à garantir la transparence et le respect des engagements financiers pris par l’État.

    Du côté des fédérations d’enseignants, la satisfaction est manifeste. Les responsables syndicaux ont salué la qualité des échanges ainsi que l’écoute dont ont fait preuve les autorités. Ils estiment que leurs principales préoccupations ont été prises en compte, renforçant ainsi leur confiance dans le processus engagé.

    Cet accord s’inscrit dans la vision des autorités togolaises, portée par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, qui fait du dialogue social un pilier de la gouvernance. L’objectif affiché est de consolider la stabilité et la cohésion sociale, notamment dans un secteur aussi stratégique que l’éducation.

    Au-delà de ses aspects techniques, ce mémorandum constitue un signal fort en faveur de la paix sociale. Il devrait contribuer à assurer la continuité du service public de l’éducation, dans un contexte où la stabilité du système éducatif demeure un enjeu crucial pour le développement du pays.

Radio Renouveau228

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