Étiquette : Détenus politiques

  • Détenus politiques : quatre organisations réclament la libération de Marguerite Gnakadé

    Détenus politiques : quatre organisations réclament la libération de Marguerite Gnakadé

    Un communiqué conjoint publié le 14 août à Lomé appelle à la libération immédiate de Marguerite Gnakadé et d’autres détenus politiques et d’opinion, invoquant notamment des préoccupations liées aux conditions de détention.

    La Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK), la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), Lumière pour le Développement dans la Paix (LDP) et le mouvement « Touche Pas À Ma Constitution » ont lancé, vendredi 14 août 2026, un appel à la libération de plusieurs détenus politiques et d’opinion au Togo.

    Dans un communiqué conjoint, les quatre organisations affirment que Marguerite Gnakadé, détenue depuis plusieurs jours, observe une grève de la faim pour protester contre ses conditions de détention. Elles disent craindre une dégradation de son état de santé et demandent sa libération « immédiate et sans condition », afin qu’elle puisse bénéficier d’une prise en charge médicale par son médecin personnel.

    Un appel élargi à d’autres détenus

    Les signataires demandent également la libération de Jean Paul Omolou, Affectio, Tayo et Lavie Beau, ainsi que des 13 détenus ayant bénéficié d’une libération provisoire depuis février 2026. Ils réclament, plus largement, la libération de l’ensemble des détenus qu’ils qualifient de politiques et d’opinion.

    Le communiqué appelle par ailleurs à l’arrêt de toutes les formes de torture, de brimades et d’atteintes aux droits humains dans les établissements pénitentiaires. Les organisations invoquent la Constitution togolaise de 1992 ainsi que plusieurs instruments internationaux relatifs aux droits humains auxquels le Togo a souscrit.

    Enfin, les signataires interpellent l’opinion publique nationale et internationale ainsi que les organisations de défense des droits humains sur la situation des détenus. Ils estiment que les autorités togolaises ont une responsabilité dans la protection de leur vie et de leur sécurité.

    Le communiqué est signé par les responsables des quatre organisations et porte la mention « diffusion immédiate ».

  • Libération refusée, colère ravivée

    Libération refusée, colère ravivée

    Des organisations politiques et de la société civile accusent les autorités togolaises de mépris des décisions de justice et exigent la libération immédiate des détenus politiques, dans un contexte de tensions croissantes autour des droits fondamentaux.

    Le dernier communiqué conjoint de plusieurs organisations politiques et de la société civile met une nouvelle fois en lumière la persistance des tensions entre les autorités togolaises et une partie de l’opposition sur la question des détenus politiques. À travers un texte particulièrement virulent, les signataires dénoncent ce qu’ils qualifient de déni de justice systémique et appellent à la libération immédiate et sans conditions de toutes les personnes incarcérées pour des motifs politiques.

    Contestation

    Au cœur de la polémique figure l’Arrêt N°040/2026 rendu le 18 février 2026 par la Chambre d’Instruction de la Cour d’Appel de Lomé. Selon le communiqué, cette décision ordonnait la libération de 13 détenus politiques. Pourtant, les signataires affirment que cette décision n’a pas été exécutée, ce qu’ils interprètent comme une preuve d’ingérence du pouvoir politique dans le fonctionnement de la justice.

    Les personnes concernées incluraient plusieurs figures connues, dont ADAM Latif, BANAVEI Balan alias « Général du 19 août », ou encore YAYA Soulemani alias « Mengoua ». Pour les auteurs du texte, cette situation illustre une justice instrumentalisée et incapable de garantir l’indépendance de ses décisions.

    Critique

    Le communiqué ne se limite pas à ce cas précis. Il élargit son propos à plusieurs décisions nationales et internationales restées, selon lui, sans application. Il cite notamment des arrêts de la Cour de justice de la CEDEAO et des décisions du Groupe de Travail de l’ONU sur la détention arbitraire, concernant des affaires anciennes impliquant des militants politiques ou des cas présumés de torture.

    Cette accumulation de références vise à construire un argument central : celui d’un système où les décisions judiciaires, même lorsqu’elles émanent d’instances régionales ou internationales, ne seraient pas respectées par les autorités nationales.

    Tension

    Au-delà des cas individuels, les signataires dénoncent ce qu’ils considèrent comme une réduction progressive de l’espace civique au Togo. Ils évoquent environ 70 personnes toujours détenues pour leurs opinions politiques et citent des cas récents, dont ceux de l’humoriste Tayo et d’Affectio, présenté comme ayant été réincarcéré après une libération antérieure.

    Selon eux, ces pratiques traduisent une stratégie de gouvernance basée sur la restriction des libertés et la dissuasion des voix critiques.

    Mobilisation

    Le communiqué se termine par un appel à la mobilisation de différentes couches socioprofessionnelles pour dénoncer les détentions arbitraires et les abus de pouvoir. Les signataires exigent non seulement la libération des détenus, mais aussi la reconnaissance des préjudices subis et leur réparation.

    Derrière ces revendications, se dessine un enjeu politique majeur : celui de la confiance dans les institutions judiciaires et de leur indépendance réelle. Pour les organisations signataires, la situation actuelle constitue un test décisif pour l’État de droit.

    Dans un contexte déjà marqué par des tensions politiques récurrentes, ce communiqué risque de raviver le débat sur les libertés publiques et la gouvernance au Togo, tout en accentuant la pression sur les autorités nationales et leurs partenaires régionaux.

  • Togo: L’affaire Aziz Goma s’invite à la CNDH

    Togo: L’affaire Aziz Goma s’invite à la CNDH

    La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) s’enquiert de l’état de santé du prisonnier Aziz Goma, des conditions de sa détention et aussi des motivations de sa grève de la faim…

    Le mardi 2 septembre dernier, le Président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH),
    Me Sanvee Ohini Kwao, a reçu en audience Monsieur Targone à la tête de la délégation de la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP).


    Au centre des discussions, le dossier Aziz Goma, le détenu qui a entamé une grève de la faim à la prison civile de Lomé. Cette initiative de grève, selon des sources, fait effet contagion car, d’autres de ses codétenus lui auraient emboité le pas. Ce qui rend la situation assez préoccupante.

    Aussitôt après l’audience, la CNDH, dans sa mission de prévention et de protection des droits de l’homme, a dépêché une équipe pour rendre visite au détenu Aziz Goma et constater la situation générale à la prison civile de Lomé.


    Spécifiquement, il est question pour l’institution de s’enquérir de l’état de santé, des conditions de détention de l’intéressé et aussi des motivations de sa décision.

    En tout état de cause, ce n’est pas la première fois que l’institution intervient dans cette affaire. Elle avait mené plusieurs plaidoyers qui ont abouti au jugement de l’intéressé et de plusieurs autres.
    Malgré cela, elle continue d’œuvrer en tant que mécanisme national de prévention de la torture à visiter, à chaque fois que de besoin, à tous les lieux de prévention de liberté sur toute l’étendue du territoire national.
    Vivement, que l’institution poursuive ses médiations habituelles auprès des autorités compétentes pour un aboutissement heureux et l’apaisement du climat social.

  • Togo-Le Mouvement LDP appelle à la libération des détenus politiques

    Togo-Le Mouvement LDP appelle à la libération des détenus politiques

    Le mouvement Lumière pour un développement dans la paix (LDP) appelle à la constitution d’un front contre le maintien en prison des détenus politiques au Togo.

    Déclaration du mouvement Lumière pour un Développement dans la Paix (LDP) relative à la déclaration universelle des droits de l’homme.

    Il y a quelques jours le département d’État américain a rendu public son rapport sur la situation des droits de l’homme.
    Pour le cas du Togo, ce rapport à mis en exergue un ensemble de fais.


    Dans un premier temps, il a relevé le cas des arrestations et détentions arbitraires, un système judiciaire contrôlé, une corruption généralisée, ce qui contraste avec les déclarations des autorités togolaises.


    En suite, le non respect de l’intégrité de la personne humaine en prenant l’exemple de Kossi Bamoï-Bé mort en détention le 6 juin 2023 et d’autres cas cellulaires.


    A ce jour aucune enquête n’a été organisé pour mettre la lumière sur tous ces cas. On dénote aussi l’impunité au sein des forces de sécurité, les conditions de détention exécrables avec surpopulation casserole à 180 %, une violation de la constitution et des lois de la République, une absence de procès public avec une justice non indépendante et non impartiale, une corruption de la justice surchargé, des prisonniers politiques détenus malgré une décision de la cour de justice de la CEDEAO.


    La liberté d’expression est en péril avec l’arrestation et l’emprisonnement des journalistes, la censure et la restriction liée à la diffusion des informations sur les réseaux sociaux, l’interdiction de réunion et de rassemblement des organisations de la société civile et des partis politiques de l’opposition, une violation de la loi évoquant les risques pour la sécurité et le non respect des dispositions administratives sur tout en ce qui concerne les activités des partie politique dans certaines zones, une surveillance de tous les déplacements des leaders de l’opposition, des militants et de la société civile, des responsables syndicaux emprisonnés.
    Une corruption élevée dans le gouvernement avec le rapport de la cour des comptes du 1er février 2023 resté sans suite.
    Le 9 février 2023 le président de la cour suprême a déclaré que la corruption est le deuxième sport le plus pratiqué dans le pays après le football.


    Le 18 juin 2023, suite à l’interdiction de sa conférence de presse, le groupe de Thomas Koumou a publié un rapport sur la gestion du budget du ministère du développement à la base de 2009 à 2023, relevant le caractère de la mauvaise gestion des finances publiques.
    Le 7novembre 2024 un eurodéputé du nom de Monsieur Fernand carthésier des Pays-Bas a saisi par correspondance le gouvernement togolais a sur la question des détenus politique au Togo et a interpellé le gouvernement par rapport à la situation des 93 détenus en violation de la constitution et des engagements internationaux en l’occurrence la charte africaine des droits de l’homme et des peuples, la tragédie humaine suite au 9 décès en détention et une procédure régulière et demande de mettre fin aux arrestations arbitraire et un engagement du Togo envers les principes démocratiques.


    On note également qu’une mobilisation internationale est en train de s’organiser avec la vice-présidente de l’Assemblée nationale française qui a apporté son soutien aux détenus politiques et à la population togolaise, de même le groupe de “la France insoumise” qui a apporté également son soutien au peuple togolais. En Europe un groupe de parlementaires représentant 40 partis politiques européens a pris position et exige la libération des 93 détenus politiques et le respect de toutes les décisions de la cour de justice de la CEDEAO concernant la libération de tous les détenus politiques.


    A cet effet, le mouvement Lumière pour le Développement dans la Paix (LDP) lance un appel à tous les anciens détenus politiques à savoir: OURO DJIKPA Tchatikpi, AGOUZOU Rikardo Aklesso, Gérard HADJA, NABOUDJA Bouraïma EKLOU Jean et tous ceux qui ont été victimes de la détention arbitraire, de même que tous les anciens exilés politiques comme Jean KISSI et bien d’autres personnes engagées pour constituer un front, en collaboration avec toutes les organisations politiques et de la société civile qui font déjà un travail remarquable en ce qui concerne la libération de tous les détenus politiques au Togo, pour un front commun pour l’apaisement de la situation politique et la restaurer la République.

            Faire à Lomé le 10 décembre 2024
    
                            le président
    
    
                       OURO-AKPO Tchagnaou
  • Togo: inquiétude sur la santé de Karrou Wawim, arrêté après les législatives contestées de 2018

    Togo: inquiétude sur la santé de Karrou Wawim, arrêté après les législatives contestées de 2018

    Au Togo, c’est l’inquiétude autour de l’état de santé de Karrou Wawim, arrêté à Lomé fin 2018. Le pays connaissait alors des manifestations, dans un contexte d’élections législatives contestées par une coalition d’opposition. Depuis bientôt 6 ans, cet homme âgé d’une quarantaine d’années est en détention sans avoir été jugé, comme 13 autres personnes arrêtées dans ce même contexte, selon l’Association des victimes de la torture au Togo (Asvitto). Deux ont été libérées en début d’année. Alors que les proches de Karrou Wawim alertent sur son état devenu préoccupant, ses défenseurs affirment que son cas n’est pas isolé.

    Karrou Wawim est interpellé devant une pharmacie le 21 décembre 2018. Il raconte avoir été frappé à coups de crosse, et avoir subi des violences par la suite. Aujourd’hui, ses proches s’inquiètent, comme l’explique Atcholi Kao, président de l’Association des victimes de la torture au Togo (Asvitto). « Il manifeste unamaigrissement général et il a le ventre qui est gonflé, selon les témoignages de la famille, avec une grosse boule à la poitrine, et il a des difficultés respiratoires.  Pour toutes ces personnes, ce sont les familles maintenant qui se débrouillent pour prendre en charge leurs proches. »

    Karrou Wawim est détenu depuis presque 6 ans, sans procès, comme d’autres personnes arrêtées à cette période, pendant laquelle le Togo connait des manifestations de partis d’opposition contre les législatives.

    Maître Raphael Kpandé Adzaré est l’avocat de plusieurs de ces personnes, soupçonnées de troubles à l’ordre public ou tentative d’atteinte à la sureté de l’État. «  M. Karrou Wawim fait partie d’une kyrielle de personnes arrêtées qui ont été arrêtées dans le contexte de manifestation de la C14. Depuis, ils sont en détention préventive, ont subi des actes de torture, notamment les décharges électriques. Même si c’est le cas de Karrou Wawim qui affleure aujourd’hui, tous sont vraiment malades. Nous pensons que ce sont des détenus d’opinion », estime-t-il.

    Il y a un an, la cour de justice de la Cédéao s’est prononcée pour la libération d’un groupe de 14 détenus, dont Karrou Wawim. À ce jour, cette décision est restée sans effet.

    Source: rfi.fr/fr

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