Étiquette : CEDEAO

  • Agression de Sagna à Lomé: les OSC désapprouvent le communiqué du parlement de la CEDEAO

    Agression de Sagna à Lomé: les OSC désapprouvent le communiqué du parlement de la CEDEAO

    “Fort de l’indignation et de l’inquiétude qui affectent en ce moment l’opinion publique togolaise, les OSC viennent exprimer leur désapprobation vis-à-vis du communiqué de presse publié par la cellule Communication du Parlement de la CEDEAO”, indique une publication officielle.

    MISE AU POINT DES ORGANISATIONS DE LA SOCIÉTÉ CIVILE A LA SUITE DU COMMUNIQUE PUBLIE PAR LA “CELLULE DE COMMUNICATION” DU PARLEMENT DE LA CEDEAO.

    « Le Bureau du Parlement de la CEDEAO inflige une double peine aux victimes de l’agression qui a porté gravement atteinte à l’intégrité physique du député sénégalais Guy SAGNA, sa collègue togolaise Mme Brigitte Adjamagbo et une vingtaine de citoyens de la CEDEAO ».

    Les Organisations de la Société Civile togolaises suivent de très près et avec objectivité l’évolution de la situation depuis l’agression au Togo du député sénégalais Guy Sagna, sa collègue togolaise Mme Brigitte Adjamagbo et une vingtaine de citoyens de l’espace CEDEAO le dimanche 29 septembre 2024 au vu et au su des forces de sécurité.

    Fort de l’indignation et de l’inquiétude qui affectent en ce moment l’opinion publique togolaise, les OSC viennent exprimer leur désapprobation vis-à-vis du communiqué de presse publié par la cellule Communication du Parlement de la CEDEAO. En considérant l’affirmation hasardeuse du bureau du Parlement de la CEDEAO qui déclare que le député a pris part à une « réunion non autorisée », il convient de faire la mise au point suivante au bureau du Parlement de la CEDEAO :

    1. La loi régissant les libertés de réunions et de manifestations pacifiques consacre le régime de déclaration et non pas d’autorisation. Il faut noter que les États qui sont sous le régime d’autorisation sont des États de dictature. Ceci dit, si les députés togolais de la CEDEAO reconnaissent qu’ils représentent un pays de dictature, cela vient d’un constat dans les faits et non dans les textes de loi.

    2. L’interdiction d’une réunion ou d’une manifestation pacifique s’il y a lieu peut intervenir exclusivement dans un cadre strictement légal et la décision d’interdiction doit être spécialement motivée à la suite des échanges entre l’autorité compétente et les organisateurs. Ceci étant, si l’affirmation « non autorisée » du Parlement de la CEDEAO se situe dans cette optique, les OSC demandent au bureau d’en apporter la preuve de cette interdiction. Autrement, ce serait une affirmation gratuite qui confirme une position tendancieuse de hautes personnalités censées représenter l’instance législative de notre Institution communautaire qu’est la CEDEAO.

    3. Pour la gouverne du bureau du Parlement de la CEDEAO, les autorités togolaises sont coutumières en matière de déni de la réalité et du mépris avancé qu’elles affichent vis-à-vis des lois sur l’exercice des libertés fondamentales. Les OSC font remarquer qu’en date du 13 août 2021, les procédures spéciales de l’ONU, notamment le Rapporteur spécial sur le droit de réunion pacifique et la liberté d’association ; la Rapporteuse spéciale sur la promotion et la  protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression ; la Rapporteuse spéciale sur la situation des défenseurs des droits de l’homme ; et du Rapporteur spécial sur la liberté de religion ou de conviction, dans une correspondance référencée OL-TGO-3/2021, ont envoyé au gouvernement togolais leurs observations relatives à l’exercice des libertés fondamentales conformément aux engagements pris par le Togo. Mais les autorités togolaises en font fi et n’y accordent aucune importance.

    4. Les OSC prennent note de la méconnaissance du bureau du Parlement de la CEDEAO des textes de loi qui régissent leur pays respectif. En réalisant ces manquements, les OSC les invitent à s’en approprier pour mieux défendre une CEDEAO des peuples comme le fait si bien leur collègue député Guy Marius Sagna qui dénonce les pots de vin qui ont sombré l’Institution communautaire.

    5. Les OSC interpellent tous les organes de la CEDEAO par rapport aux menaces en cours sur les journalistes togolais dans l’exercice de leur travail. La Conférence des présidents, la Commission et le Parlement de la CEDEAO doivent agir pour faire cesser les menaces et intimidation sur la liberté de presse et d’expression au Togo.

    6. En considérant les efforts des journalistes de la presse privée qui œuvrent inlassablement avec vigilance et détermination pour informer l’opinion malgré les difficultés particulières qu’ils rencontrent quotidiennement dans l’exercice de leur profession, il convient de les encourager sur tous les plans. Les OSC réitèrent leurs félicitations et leur soutien indéfectible à tous ces professionnels des médias privés qui œuvrent dans le bon sens, pour l’intérêt général et en vue du bien-être des populations togolaises. Elles apportent particulièrement leur soutien au directeur de publication de Togoscoop en la personne d’Albert AGBEKO victime de menaces par des individus inconnus.

    Fait à Lomé, le 08 octobre 2024

    M. Daguerre K. AGBEMADOKPONOU (ALCADES)

    M. Monzolouwè B. E. ATCHOLI KAO (ASVITTO)

    M. Christophe Komlan TETE (GAGL)

    M. Bassirou TRAORE (GCD)

    M. Koffi DANTSEY (GLOB)

    M. Poro EGBOHOU (FDP)

    Dr Emmanuel H. SOGADJI (LCT)

    Me Célestin Kokouvi G. AGBOGAN (LTDH)

    Me Raphaël N. KPANDE-ADZARE (MCM)

    M. Issaou SATCHIBOU (MJS)

    M. Bertin BANDIANGOU (SEET)

  • Construction du corridor Abidjan-Lagos: un chamboule-tout dans le Zio

    Construction du corridor Abidjan-Lagos: un chamboule-tout dans le Zio

    La construction de l’autoroute du corridor Abidjan-Lagos, un projet de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), entraînera une emprise de 100m dans la commune Zio 2 donc dans la section du Togo.

  • La BIDC a investi 4,19 milliards USD dans l’économie de la CEDEAO

    La BIDC a investi 4,19 milliards USD dans l’économie de la CEDEAO

    Dr. George Agyekum Donko, le président de la BIDC, parle ici des opportunités et des succès d’investissement au sein de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO).

    Saviez-vous que la BIDC a investi 4,19 milliards USD dans l’économie de la CEDEAO? En tant qu’Institution de Financement du Développement de premier plan couvrant les 15 pays membres, la BIDC est engagée à relever les défis en matière d’infrastructure dans la région de la CEDEAO. Écoutez notre Président, Dr. George Agyekum Donkor, expliquer comment les investissements de la BIDC transforment des vies dans la sous-région.

    Les détails dans cette vidéo ci-après (source BIDC).

  • Kangni Afanou : « Sur la CEDEAO, on savait presqu’il ne fallait pas en attendre grand-chose »

    Kangni Afanou : « Sur la CEDEAO, on savait presqu’il ne fallait pas en attendre grand-chose »

    L’image de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’ouest est sérieusement écornée parce qu’elle donne l’impression de s’occuper des intérêts des chefs d’Etat que de faire la promotion de la démocratie, garante du développement économique. Malheureusement son Parlement aussi semble s’inscrire dans la même logique, au grand dam d’André Kangni Afanou, juriste, président du Centre de formation et de documentation sur les droits de l’Homme (CDFDH-Togo) et directeur du Bureau Afrique du Centre pour les droits civils et politiques ( CCPR – Centre ), une organisation non gouvernementale basée en Suisse.

    Lire ci-dessous son commentaire.

    « Sur la CEDEAO, on savait presqu’il ne fallait pas attendre grand-chose des Chefs d’Etat et de gouvernement ou de la Commission de la CEDEAO. On commençait à penser que quelque que chose de bon pourrait venir du Parlement.

    Mais alors, que penser de cette prise de position du Bureau du Parlement de la CEDEAO ? Les membres du Bureau auraient-ils vraiment peur de “se faire gronder” par les Chef d’Etat ?

    A cette allure, ne risque-t-on pas de nous annoncer dans les jours à venir que le parlement serait dépouillé de ses prérogatives et que les députés devraient soumettre leurs déclarations à leurs gouvernements pour approbation avant de les présenter ?

    Devant qui les députés sont-ils vraiment redevables ? Les Chefs d’Etat ou les peuples ?

    Inéluctablement, nous sommes à croisée des chemins. Soit la CEDEAO entame se donne le courage de se réformer pour répondre aux aspirations des peuples, soit elle reste dans une posture conservatrice et alors, elle creuserait le fossé avec les citoyens et risque de courir vers sa perte.

    L’histoire s’écrit sous nos yeux. A chacun d’assumer ses choix.

    Que Dieu nous aide ».

    André Kangni Afanou

  • CEDEAO : « L’AES a intérêt à mettre de l’eau dans son vin »

    CEDEAO : « L’AES a intérêt à mettre de l’eau dans son vin »

    La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) a ses points forts et ses côtés négatifs. Néanmoins, il ne faut pas jeter l’eau du bain avec le bébé. C’est le point de vue du journaliste Anani Sossou, estimant que l’Alliance des Etats du Sahel (AES) doit mettre « de l’eau dans son vin ».

    « Le 06 juillet à Niamey au Niger, les trois États de l’AES ont réitéré leur projet de retrait de la CEDEAO. Le lendemain 7 juillet à Abuja au Nigeria, la réplique de l’organisation sous-régionale ne s’est pas faite attendre. Désormais tout ressortissant du Burkina, du Mali et du Niger doit avoir un visa avant de circuler dans l’espace. Les conditions d’installation et de commerce dans les États membres seront drastiques.

    Le grand point positif de la CEDEAO est l’intégration régionale où avec son passeport ou sa carte d’identité et sans visa on peut aller d’un pays à un autre, on peut s’y établir et commercer, créer son entreprise. Je trouve personnellement que les pays de l’AES sur ce plan font fausse route car ils pénaliseront plus leurs ressortissants. Dans pareil cas, il faut passer par des négociations, trouver des compromis nécessaires afin de faciliter la vie des personnes et des biens. La CEDEAO c’est quand même plus de 400 millions d’habitants et l’intérêt à y gagner pour les 3 pays du Sahel est plus énorme qu’une rétractation.

    Les présidents du Sénégal et du Togo ont été désignés pour favoriser les négociations. L’AES rien que sur les aspects que je viens d’énumérer a intérêt à mettre de l’eau dans son vin. Personne ne lui dénie le droit à la souveraineté mais on peut aussi l’avoir dans l’espace communautaire ».

    Anani Sossou

Radio Renouveau228

Ceci fermera dans 0 secondes