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  • CAF : le soutien à Infantino résistera-t-il à la fronde qui gagne la FIFA ?

    CAF : le soutien à Infantino résistera-t-il à la fronde qui gagne la FIFA ?

    Alors que la contestation contre Gianni Infantino prend de l’ampleur au sein du football mondial, la position de la Confédération africaine de football (CAF) est de plus en plus scrutée.

    La Supercoupe d’Europe entre le Paris Saint-Germain et Aston Villa, ce mercredi 12 août à Salzbourg, en Autriche, n’a pas seulement été marquée par la victoire parisienne. En coulisses, les discussions entre responsables du football européen auraient également porté sur l’avenir de Gianni Infantino, président de la FIFA.

    Selon des informations rapportées dans l’entourage de l’UEFA, plusieurs acteurs du football mondial travailleraient désormais à un changement de gouvernance à la FIFA. Une motion de censure pourrait même être envisagée si le dirigeant suisse ne quittait pas son poste dans les prochains mois.

    Une fronde qui s’élargit

    Le projet de réforme évoqué au sein de l’UEFA viserait notamment à mieux séparer les fonctions de régulation, les activités commerciales et l’organisation des compétitions. Les clubs pourraient également obtenir davantage de poids dans la gouvernance de l’instance mondiale.

    Cette contestation intervient alors qu’Infantino semble perdre progressivement certains soutiens. L’abandon de plusieurs projets controversés et les polémiques entourant sa gouvernance ont alimenté les critiques.

    Dans ce contexte, la présence à Salzbourg de Patrice Motsepe, président de la CAF, est observée avec attention par les responsables européens. Le dirigeant sud-africain a pourtant réaffirmé publiquement son soutien à Infantino.

    La CAF face à un choix stratégique

    Reste une question centrale. La CAF maintiendra-t-elle cette position si la contestation continue de s’étendre ? L’Afrique dispose d’un poids électoral important au sein de la FIFA. Un éventuel changement de cap de la confédération africaine pourrait donc modifier sensiblement les rapports de force.

    Pour l’heure, aucun revirement officiel de la CAF n’est annoncé. Mais à mesure que le cercle de la grogne contre Infantino s’élargit, son soutien africain pourrait devenir l’un des enjeux majeurs de la bataille pour l’avenir de la FIFA.

  • FIFA-CAF : Tata Adaglo Avlessi réclame le départ d’Infantino et de Motsepe, un appel qui risque de rester sans effet

    FIFA-CAF : Tata Adaglo Avlessi réclame le départ d’Infantino et de Motsepe, un appel qui risque de rester sans effet

    L’ancien président de la Fédération togolaise de football (FTF) rejoint les nombreuses voix qui contestent la gouvernance de la FIFA, même si le soutien affiché par la CAF à Gianni Infantino rend toute remise en cause de son mandat hautement improbable.

    L’ancien président de la Fédération togolaise de football (FTF), Tata Adaglo Avlessi de Mass, est sorti de sa réserve pour demander la démission de Gianni Infantino, président de la Fédération internationale de football association (FIFA), ainsi que celle de Patrice Motsepe, président de la Confédération africaine de football (CAF). Dans une déclaration rendue publique depuis Masséville, dans la préfecture du Bas-Mono, il dénonce ce qu’il considère comme des dérives dans la gouvernance du football mondial et africain.

    Cette sortie intervient alors que la contestation visant Gianni Infantino prend de l’ampleur dans plusieurs pays. Ces dernières semaines, des fédérations nationales ainsi que plusieurs personnalités influentes du football ont publiquement remis en cause la gouvernance du dirigeant suisse-italien, l’invitant à quitter ses fonctions à la tête de la FIFA.

    Une gouvernance de plus en plus contestée

    Dans son texte, Tata Adaglo Avlessi estime que l’élection de Gianni Infantino en 2016 constitue un « accident de parcours » pour la FIFA. Il lui reproche notamment une série de choix stratégiques qu’il juge contraires aux valeurs du football.

    Parmi les principaux griefs figure le projet FIFA Forward Enterprise, porté dans le contexte de la Coupe du monde 2026 organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Selon l’ancien dirigeant togolais, cette initiative, qui devait permettre d’accroître les ressources consacrées au développement du football en ouvrant une partie des revenus à des investisseurs privés, a suscité une vive contestation au sein du monde du football.

    Tata Adaglo Avlessi évoque également les départs de plusieurs proches collaborateurs de Gianni Infantino, qu’il considère comme le signe d’un malaise grandissant au sommet de l’instance mondiale. Estimant que cette situation nuit à la crédibilité de la FIFA, il invite son président à quitter ses fonctions « pour son honneur et sa dignité ».

    L’ancien président de la FTF étend également ses critiques à Patrice Motsepe. Selon lui, le président de la CAF aurait soutenu sans réserve les orientations de la FIFA, empêchant l’Afrique de défendre davantage son autonomie dans la gouvernance du football mondial. Il appelle ainsi le dirigeant sud-africain à assumer sa responsabilité politique et à présenter, lui aussi, sa démission.

    Dans sa déclaration, Tata Adaglo Avlessi rend par ailleurs hommage à l’ancien président de la CAF, feu Issa Hayatou, dont il salue « la témérité » et « la grandeur d’âme », malgré des relations qu’il reconnaît avoir parfois été difficiles.

    Un appel symbolique face au soutien affiché de la CAF

    Si cette prise de position vient renforcer le camp des détracteurs de Gianni Infantino, ses chances de produire un effet concret apparaissent toutefois limitées. La CAF a récemment réaffirmé son soutien au président de la FIFA, confortant ainsi l’alliance entre les deux instances dirigeantes du football mondial et africain.

    Cette position illustre le contraste entre les critiques formulées par plusieurs fédérations européennes, des personnalités du football et désormais d’anciens responsables africains, et l’attitude de nombreuses fédérations du continent qui continuent d’apporter leur soutien à Gianni Infantino. Pour plusieurs observateurs, ce décalage traduit un certain déphasage d’une partie des fédérations africaines avec les débats actuels sur la gouvernance, la transparence et les réformes réclamées au sein du football mondial.

    Même si les appels à la démission se multiplient, aucun mécanisme institutionnel ne laisse aujourd’hui présager un départ prochain de Gianni Infantino ou de Patrice Motsepe. La sortie de Tata Adaglo Avlessi s’inscrit ainsi davantage dans une dynamique de pression politique et morale que dans une perspective susceptible de déboucher, à court terme, sur un changement à la tête de la FIFA ou de la CAF.

  • Ndala relancé trop tôt : la CAF joue avec le feu

    Ndala relancé trop tôt : la CAF joue avec le feu

    En reconduisant Jean-Jacques Ndala à un match aussi sensible, la CAF prend le risque d’alimenter une polémique encore vive après la finale controversée de la CAN 2026.

    À peine la poussière retombée sur la très polémique finale de la CAN 2026 au Maroc, la Confédération africaine de football (CAF) a fait un choix qui interroge. L’instance a décidé de confier à l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala la direction de la finale aller de la Ligue des champions africaine entre les Mamelodi Sundowns et l’AS FAR, prévue le 17 mai à Pretoria. Une désignation loin d’être anodine, tant l’officiel traîne encore les stigmates d’une prestation qui continue de diviser.

    Car Ndala est devenu, malgré lui, l’un des visages les plus controversés de la dernière Coupe d’Afrique des nations 2026. Lors de la finale opposant le Sénégal au Maroc, plusieurs décisions arbitrales ont suscité incompréhensions, critiques et accusations, alimentant un débat passionné sur la qualité de l’arbitrage africain. Depuis, le nom de Ndala cristallise tensions et frustrations, bien au-delà du rectangle vert.

    Dans ce contexte, la décision de la CAF de le désigner pour une affiche aussi prestigieuse et exposée apparaît pour le moins précipitée. L’instance continentale semble vouloir afficher sa confiance envers son arbitre, ce qui, sur le principe, peut se défendre. Mais fallait-il le faire aussi tôt, alors que l’émotion reste vive et que les critiques n’ont pas encore totalement reflué ?

    Une gestion plus prudente aurait sans doute consisté à mettre temporairement l’arbitre en retrait des rencontres à forte pression, le temps de laisser retomber la tension. En le propulsant à nouveau sous les projecteurs, la CAF prend le risque de raviver les polémiques et d’exposer davantage encore un officiel déjà fragilisé dans l’opinion publique.

    Au-delà de la responsabilité de l’institution, la question se pose également du côté de l’intéressé. À 38 ans, Ndala n’est plus un novice et mesure certainement les enjeux médiatiques et psychologiques d’une telle désignation. Dès lors, pourquoi ne pas avoir décliné cette mission ? Une mise en retrait volontaire aurait pu contribuer à apaiser les tensions, tout en protégeant son image et sa crédibilité à long terme.

    Car l’arbitrage, plus que jamais, est une affaire de perception. Et dans un climat aussi chargé, chaque décision sera scrutée, disséquée, amplifiée. Ndala, déjà au centre des critiques « à tort ou à raison », risque de porter à nouveau un poids démesuré sur ses épaules.

    La CAF, en maintenant sa confiance, envoie un signal de fermeté. Mais elle semble aussi négliger un impératif essentiel : celui de protéger ses arbitres. Car derrière le symbole, il y a un homme, dont la carrière pourrait être durablement affectée par une nouvelle controverse.

    À Pretoria, le 17 mai, le match se jouera autant sur le terrain que dans les esprits. Et une question demeure : la CAF a-t-elle pris la bonne décision, ou s’apprête-t-elle à raviver un incendie qu’elle n’a pas encore totalement éteint ?

  • CAN 2027 : l’Afrique de l’Est sur la sellette, un plan B déjà évoqué

    CAN 2027 : l’Afrique de l’Est sur la sellette, un plan B déjà évoqué

    Prévue du 19 juin au 17 juillet 2027, la CAN confiée au trio Kenya–Ouganda–Tanzanie suscite déjà des inquiétudes sur les infrastructures, au point de voir émerger l’ombre d’un plan B porté par l’Afrique du Sud.

    La prochaine édition de la Coupe d’Afrique des nations est désormais fixée. Selon des informations validées par la FIFA, la CAN 2027 se déroulera du 19 juin au 17 juillet 2027. L’organisation reste, pour l’heure, confiée au trio d’Afrique de l’Est composé du Kenya, de l’Ouganda et de la Tanzanie.

    Cette désignation, saluée au moment de son annonce comme un symbole fort de coopération régionale, représente un défi logistique majeur. Les trois pays hôtes doivent notamment répondre à des exigences strictes en matière d’infrastructures sportives, de transport, d’hébergement et de sécurité, afin d’accueillir une compétition continentale de plus en plus exigeante.

    Cependant, à un peu plus d’un an du coup d’envoi, des incertitudes persistent. Plusieurs sources évoquent des retards dans la construction et la modernisation de certains stades ainsi que dans la mise à niveau des infrastructures connexes. Ces inquiétudes alimentent des discussions en coulisses sur la capacité réelle des pays organisateurs à tenir les délais fixés.

    Face à ces doutes, un scénario alternatif commence à prendre forme. L’option d’un plan B est en effet évoquée, avec une possible reprise de l’organisation par l’Afrique du Sud en cas de retard jugé trop important. Forte de son expérience dans l’accueil de grandes compétitions internationales, notamment la Coupe du monde 2010, l’Afrique du Sud apparaît comme une solution de repli crédible.

    Pour l’instant, aucune décision officielle n’a été prise en ce sens. Les instances dirigeantes du football africain continuent de suivre de près l’évolution des préparatifs en Afrique de l’Est. Les prochains mois seront donc déterminants pour confirmer ou non la tenue de la CAN 2027 dans les pays initialement désignés.

    Entre ambitions régionales et contraintes organisationnelles, l’équation reste ouverte. Une chose est sûre : l’enjeu dépasse largement le cadre sportif et touche à l’image du continent sur la scène internationale.

  • Santé du football africain : Lomé au cœur des décisions

    Santé du football africain : Lomé au cœur des décisions

    La capitale togolaise s’est imposée, ce mardi 14 avril 2026, comme un carrefour incontournable du football africain en accueillant la réunion annuelle de la Commission Médicale de la Confédération Africaine de Football.

    Cette rencontre de haut niveau a réuni des décideurs médicaux venus de tout le continent, témoignant de l’importance croissante accordée à la santé dans la gouvernance du football africain.

    Rencontre stratégique sous le signe de l’excellence

    Parmi les personnalités présentes figuraient le président de la Fédération Togolaise de Football, le Colonel Guy Kossi Akpovy, également membre du Comité exécutif de la CAF. Les travaux ont été officiellement lancés par Kurt Okraku, président de la Fédération ghanéenne de football et 2e vice-président de la CAF, marquant ainsi le caractère institutionnel et stratégique de cette réunion.

    Togo, vitrine de stabilité et d’ambition

    Dès l’ouverture des travaux, le Colonel Guy Kossi Akpovy a exprimé la fierté du Togo d’accueillir un tel événement continental. Il a salué le leadership du président de la CAF, Patrice Motsepe, dont les réformes contribuent à moderniser et structurer durablement le football africain.

    Dans un discours empreint de solennité, il a également rendu hommage aux autorités togolaises pour leurs efforts en matière de paix, de sécurité et de stabilité, conditions essentielles à l’organisation d’événements d’envergure. Au-delà du cadre protocolaire, son intervention a surtout mis en lumière un pilier souvent discret mais fondamental : la médecine du sport.

    « La santé du footballeur est le fondement silencieux sur lequel repose toute la splendeur de notre sport », a-t-il déclaré, soulignant le rôle déterminant des équipes médicales dans la performance et la longévité des joueurs.

    Médecine du sport au cœur des priorités

    La tenue de cette réunion à Lomé revêt une importance capitale pour l’avenir du football africain. Les décisions qui en découleront devraient influencer directement les politiques médicales appliquées dans les compétitions et les clubs à travers le continent.

    Avant même le début des travaux, les membres de la commission ont effectué une visite à l’hôpital Docta Lafia, une structure médicale de référence. Cette immersion de terrain s’inscrit dans la volonté de la CAF d’identifier et de collaborer avec des centres d’excellence capables de répondre aux exigences du football moderne.

    Cette démarche traduit une vision stratégique : celle de bâtir un réseau continental de structures médicales performantes, aptes à accompagner les joueurs tout au long de leur carrière, de la formation à l’élite.

    Enjeux majeurs pour l’avenir du football africain

    Les discussions ont porté sur plusieurs problématiques cruciales. Parmi elles, la lutte contre la fraude sur l’âge dans les compétitions de jeunes, notamment chez les U-17, a occupé une place importante. La mise en place d’un test IRM unique par joueur a été évoquée comme une solution pour garantir plus d’équité et de transparence.

    Autre sujet majeur : la stratégie antidopage pour la période 2026-2030. En présence notamment de Shérif Hamed Abou El Enein, les échanges ont permis de poser les bases d’un dispositif renforcé visant à préserver l’intégrité du sport.

    La gestion des pandémies, désormais intégrée aux réflexions stratégiques, a également été abordée. L’objectif est d’anticiper les crises sanitaires futures et de garantir la continuité des compétitions dans des conditions sécurisées.

    Par ailleurs, des innovations technologiques ont été au cœur des débats, notamment la surveillance en temps réel des paramètres physiologiques des joueurs. Cette approche, déjà en développement dans d’autres régions du monde, pourrait révolutionner la prévention des blessures et l’optimisation des performances.

    Enfin, la création d’une plateforme continentale de formation médicale continue a été proposée. Elle permettrait de renforcer les compétences des professionnels de santé du football africain et d’harmoniser les pratiques à l’échelle du continent.

    Expertise togolaise reconnue

    La présence du Dr Victorien Kayana Bikéla au sein de la Commission Médicale de la CAF depuis 2022 illustre la montée en puissance de l’expertise togolaise dans le domaine de la médecine du sport. Médecin urgentiste certifié par la FIFA et médecin des Éperviers, il contribue activement aux réflexions stratégiques de l’instance continentale.

    Cette reconnaissance internationale confirme le rôle croissant du Togo dans les dynamiques de développement du football africain, bien au-delà du terrain.

    Engagement réaffirmé pour la santé des joueurs

    En ouvrant officiellement les travaux, Kurt Okraku a salué l’engagement des acteurs médicaux du continent et réaffirmé la volonté de la CAF de placer la santé des joueurs au cœur de son projet de développement.

    Cette orientation marque une évolution significative dans la gouvernance du football africain, où les questions médicales ne sont plus reléguées au second plan, mais intégrées comme un levier stratégique de performance et de durabilité.

    Lomé, carrefour du football africain

    Au terme de cette journée, le Colonel Guy Kossi Akpovy a formulé le vœu que ce séjour à Lomé soit à la fois fructueux et mémorable pour l’ensemble des participants. Dans un esprit de collaboration et de partage, cette rencontre pourrait marquer un tournant dans la structuration de la médecine du sport en Afrique.

    En accueillant cette réunion de la Commission Médicale de la CAF, Lomé confirme son statut de plateforme d’échanges et de décisions pour le football continental. Une dynamique qui illustre l’ambition du Togo de jouer un rôle de premier plan dans l’évolution du sport roi en Afrique.

  • Tata Avlessi sort l’artillerie lourde contre la CAF

    Tata Avlessi sort l’artillerie lourde contre la CAF

    La décision de la Confédération africaine de football de retirer au Sénégal son titre de champion d’Afrique 2025 continue de provoquer une onde de choc sur le continent. Dernière voix en date à s’élever contre ce verdict inédit : celle de Tata Avlessi. Dans une déclaration au ton particulièrement virulent, l’ancien dirigeant togolais dénonce une décision « inique et infondée » et s’en prend frontalement au duo formé par Patrice Motsepe et Gianni Infantino.

    Une décision sans précédent

    Le cœur de la polémique remonte au 17 mars 2026. Ce jour-là, le jury d’appel de la CAF prend une décision qui bouleverse l’histoire du football africain : déchoir le Sénégal de son sacre acquis sur le terrain face au Maroc, victorieux (1-0) après prolongation lors de la finale disputée le 18 janvier. Une décision rendue… 59 jours après la rencontre.

    Pour justifier ce revirement spectaculaire, l’instance s’appuie sur l’article 82 du règlement de la compétition, relatif à l’abandon de match. Un argument que Tata Avlessi juge « absurde », s’interrogeant : comment évoquer un abandon alors que la rencontre est allée à son terme ?

    « Une première dans l’histoire du football mondial », tranche-t-il, pointant du doigt ce qu’il considère comme une dérive grave de la gouvernance sportive sur le continent.

    Avlessi sort l’artillerie lourde

    Dans sa déclaration signée depuis Masséville, l’ancien président de la Fédération togolaise de football ne mâche pas ses mots. Il accuse directement la direction actuelle de la CAF d’avoir porté « un grand coup d’assommoir au football africain ».

    Au centre de ses critiques, Patrice Motsepe, qu’il accuse d’allégeance à FIFA et à son président Gianni Infantino. Selon Avlessi, depuis son arrivée à la tête de la CAF en mars 2021, Motsepe aurait multiplié les gestes de soumission, au point d’être perçu comme un simple exécutant.

    « Son incapacité à s’assumer a conduit à cette farce », affirme-t-il, estimant que la décision de retirer le titre au Sénégal s’inscrit dans une série de manœuvres antérieures à la finale.

    Des accusations lourdes, qui traduisent un malaise plus profond au sein du football africain, régulièrement secoué par des controverses liées à la gouvernance et à la transparence.

    Un passé qui ressurgit

    La prise de parole de Tata Avlessi n’est pas anodine. L’ancien dirigeant rappelle implicitement son propre passé au sein des instances du football africain. Il évoque notamment son expérience entre 2007 et 2009, période durant laquelle il affirme avoir été confronté à des pratiques douteuses.

    Il fait également référence à l’affaire de tentative de corruption d’arbitre lors de la CAN U-17 organisée au Togo en 2007, un épisode qui avait marqué sa carrière. Fort de cette expérience, il estime être bien placé pour juger de la crédibilité des membres du jury d’appel.

    Pour lui, certains d’entre eux traînent déjà une réputation controversée dans leurs pays respectifs, ce qui jette un doute supplémentaire sur l’impartialité de la décision.

    Le Maroc malgré lui ?

    Dans sa déclaration, Avlessi prend soin de dissocier le Maroc de la polémique. Il salue les progrès remarquables du royaume en matière d’infrastructures sportives et son rôle dans le rayonnement du football africain à l’échelle mondiale.

    Le pays, demi-finaliste historique de la Coupe du monde 2022, n’aurait selon lui « pas besoin d’un tel coup de pouce diabolique ». Au contraire, cette décision risque de ternir ses performances et d’alimenter des tensions inutiles sur le continent.

    Une analyse qui rejoint celle de nombreux observateurs, pour qui cette affaire dépasse largement le simple cadre sportif et menace l’unité du football africain.

    Un appel à la révolte des fédérations

    Au-delà de la dénonciation, Tata Avlessi lance un appel clair aux 54 associations membres de la CAF. Il les exhorte à « prendre leurs responsabilités » face à ce qu’il qualifie de dérives graves.

    Pour lui, l’inaction serait synonyme de complicité dans une crise qui pourrait porter un coup fatal à la crédibilité de l’institution. Il appelle également à un élan de solidarité en faveur du Sénégal, invitant les acteurs du football africain à faire bloc pour défendre l’intégrité des compétitions.

    « Avant que le duo Motsepe–Infantino ne donne le coup de grâce au football africain », prévient-il.

    Cap sur le Tribunal arbitral du sport

    Dans ce contexte explosif, la suite du dossier pourrait se jouer en dehors du continent. Tata Avlessi encourage ouvertement le Sénégal à saisir le Tribunal arbitral du sport, basé à Lausanne.

    Il évoque son propre précédent, en mars 2008, lorsqu’il avait obtenu gain de cause devant cette juridiction. Un signal fort adressé aux autorités sénégalaises, invitées à aller « au bout de la procédure ».

    Le recours au TAS apparaît aujourd’hui comme la principale voie pour contester une décision qui, si elle était confirmée, ferait jurisprudence et pourrait redéfinir les règles du jeu dans les compétitions africaines.

    Une crise révélatrice

    Au-delà du cas sénégalais, cette affaire met en lumière les tensions structurelles qui traversent le football africain. Entre accusations d’ingérence, soupçons de manipulation et rivalités politiques, la CAF se retrouve une nouvelle fois au cœur d’une tempête.

    La sortie médiatique de Tata Avlessi, aussi virulente soit-elle, traduit un sentiment partagé par une partie de l’opinion sportive : celui d’une perte de confiance envers les instances dirigeantes.

    Reste désormais à savoir si cette contestation trouvera un écho suffisant pour provoquer un sursaut collectif. Car à travers ce dossier, c’est bien la crédibilité du football africain qui se joue — sur le terrain, mais aussi dans les coulisses du pouvoir.

  • CAF : le forfait du Sénégal fragilisé par un démenti explosif

    CAF : le forfait du Sénégal fragilisé par un démenti explosif

    La polémique autour du forfait infligé au Sénégal par la Confédération africaine de football prend une nouvelle tournure. Un avocat djiboutien, présenté comme membre de la commission d’appel de l’instance, a formellement démenti toute participation à la séance ayant conduit à cette décision controversée. Une déclaration qui jette un sérieux doute sur la régularité de la procédure.

    Un démenti qui trouble la version officielle

    Au cœur de la controverse, un nom : celui de Mohamed Robleh Djama, avocat djiboutien cité parmi les membres de la commission d’appel. Dans plusieurs médias africains, l’intéressé affirme n’avoir « jamais participé » à la réunion ayant statué sur le dossier sénégalais. Plus encore, il assure ne pas avoir été impliqué, ni même convoqué, pour cette séance décisive.

    Ce démenti est appuyé par la Fédération djiboutienne de football, qui confirme que son représentant n’a pas pris part aux travaux incriminés. Une prise de position qui vient fragiliser la crédibilité de la décision rendue par la commission d’appel de la Confédération africaine de football.

    Une décision déjà contestée

    Le forfait du Sénégal, prononcé plusieurs semaines après une victoire sur le terrain face au Maroc, avait déjà suscité une vague d’indignation dans le monde du football africain. Supporters, observateurs et responsables sportifs avaient dénoncé une décision tardive et difficilement compréhensible.

    Avec ce nouveau rebondissement, la controverse prend une dimension juridique. Si la composition de la commission ou la tenue de la séance est remise en cause, c’est l’ensemble du processus décisionnel qui pourrait être invalidé.

    Le spectre d’un vice de procédure

    En droit sportif, la régularité des procédures est fondamentale. Toute décision prise par une instance dont la composition est contestable ou irrégulière peut être annulée. Le fait qu’un membre officiellement listé nie sa participation soulève donc une question majeure : la commission d’appel était-elle valablement constituée ?

    Ce point pourrait constituer un argument de poids pour les avocats du Sénégal s’ils décident de porter l’affaire devant le Tribunal arbitral du sport. Une juridiction souvent saisie dans ce type de litiges et particulièrement attentive au respect des règles procédurales.

    Une affaire qui ternit encore l’image de la CAF

    Déjà critiquée ces dernières années pour plusieurs décisions controversées, la Confédération africaine de football voit son image de nouveau écornée. Ce nouvel épisode alimente les doutes sur la transparence et la rigueur de ses instances juridictionnelles.

    Pour de nombreux observateurs, cette affaire dépasse désormais le simple cadre sportif. Elle pose la question de la gouvernance du football africain et de la crédibilité de ses organes disciplinaires.

    Vers un nouveau rebondissement ?

    À ce stade, la CAF ne s’est pas officiellement exprimée sur ce démenti. Mais la pression médiatique et juridique pourrait rapidement l’obliger à clarifier la situation.

    En attendant, une chose est sûre : loin d’être clos, le dossier du forfait du Sénégal pourrait connaître un nouveau tournant. Et cette fois, ce ne sont plus seulement les résultats sur le terrain qui sont en jeu, mais la légitimité même de la décision.

  • CAN 2025 : le titre du Sénégal en sursis

    CAN 2025 : le titre du Sénégal en sursis

    Le Sénégal pensait avoir écrit une nouvelle page dorée de son histoire en remportant la Coupe d’Afrique des nations 2025 sur le terrain face au Maroc. Pourtant, près de deux mois après cette victoire, tout a basculé. Dans un communiqué officiel publié mardi soir, la Confédération africaine de football (CAF) a décidé de retirer le titre aux Lions de la Teranga.

    En cause : une infraction aux articles 82 et 84 du règlement de la compétition. Selon le Jury d’appel, les joueurs sénégalais ont quitté la pelouse sans autorisation de l’arbitre lors de la finale disputée le 18 janvier. Une entorse aux règles jugée suffisamment grave pour entraîner un forfait. Résultat : une défaite sur tapis vert (3-0) et un trophée attribué au Maroc.

    Une décision lourde de conséquences, qui a immédiatement suscité incompréhension et polémique dans le monde du football africain.

    Une décision juridiquement contestée

    Sur le papier, la sanction paraît claire. Mais dans les faits, elle soulève de nombreuses interrogations. Car le Sénégal avait bel et bien remporté le match, reçu le trophée et vu la victoire validée officiellement à l’issue de la rencontre. Ce n’est que plusieurs semaines plus tard, à la suite d’un appel, que la CAF a changé de position.

    Ce revirement tardif fragilise la cohérence de la procédure. Entre validation initiale, célébrations officielles et décision inversée, la chronologie des événements devient un élément central du débat juridique. Peut-on réellement revenir sur un résultat déjà homologué et entériné ?

    Pour les avocats sénégalais, la réponse pourrait être non. Ils pourraient invoquer un vice de procédure, estimant qu’une finale validée et suivie d’une remise officielle du trophée ne peut être annulée sans circonstances exceptionnelles.

    L’interprétation des faits au cœur du litige

    Au-delà de la procédure, le fond du dossier repose sur un point clé : la nature exacte de l’incident survenu pendant le match. Les joueurs sénégalais ont quitté la pelouse, certes, mais ils sont ensuite revenus pour terminer la rencontre. L’arbitre, de son côté, n’a jamais interrompu définitivement le match.

    Dès lors, peut-on parler d’abandon ? C’est toute la question. Le règlement prévoit un forfait en cas de refus de jouer ou de sortie définitive du terrain sans autorisation. Mais si cette sortie est temporaire, dans un contexte de contestation, la qualification juridique devient beaucoup plus floue.

    Cette nuance pourrait peser lourd dans la balance, car c’est précisément cette notion d’abandon qui déclenche automatiquement la sanction du forfait.

    Le recours ultime devant le TAS

    Face à cette situation, le Sénégal n’a désormais plus qu’une seule option : saisir le Tribunal Arbitral du Sport (TAS). Cette instance, basée en Suisse, constitue la plus haute juridiction du sport mondial.

    Contrairement aux organes internes de la CAF, le TAS a le pouvoir de réexaminer l’ensemble du dossier, tant sur le fond que sur la forme. Il peut confirmer la décision, l’annuler ou ordonner un nouveau jugement.

    Un précédent reste dans toutes les mémoires : l’affaire Espérance de Tunis – Wydad Casablanca en 2019, où les décisions contradictoires de la CAF avaient été finalement invalidées par le TAS pour des raisons procédurales. De quoi nourrir l’espoir côté sénégalais.

    Une bataille juridique incertaine

    Pour autant, rien n’est joué. La CAF s’appuiera sur une lecture stricte de son règlement : quitter le terrain sans autorisation constitue une infraction, et cette infraction entraîne automatiquement le forfait.

    Le Sénégal, de son côté, misera sur trois axes principaux : la temporalité des décisions, la cohérence de la procédure et la proportionnalité de la sanction. Il insistera également sur le fait que le match est allé à son terme.

    En toile de fond, une question essentielle demeure : peut-on modifier le résultat d’un match après coup, une fois celui-ci validé et célébré ?

    La réponse du TAS sera déterminante. Elle pourrait soit rétablir le Sénégal dans ses droits, soit entériner définitivement une décision qui, déjà, laisse des traces profondes dans l’image du football africain.

  • CAN 2025 : le Sénégal perd la finale sur tapis vert, le Maroc sacré

    CAN 2025 : le Sénégal perd la finale sur tapis vert, le Maroc sacré

    Le verdict est tombé comme un coup de tonnerre dans le football africain. Le Jury d’Appel de la Confédération Africaine de Football (CAF) a tranché : le Sénégal est déclaré forfait lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Résultat, le Maroc hérite officiellement de la victoire sur le score de 3-0 et décroche le titre continental.

    Une décision lourde de conséquences

    Réuni pour examiner l’appel introduit par la Fédération Royale Marocaine de Football, le Jury d’Appel a jugé la requête recevable et fondée. Il a ainsi annulé la précédente décision du Jury disciplinaire et estimé que le comportement de l’équipe sénégalaise constituait une violation des règlements en vigueur, notamment les articles 82 et 84.

    Dans son communiqué, la CAF affirme clairement que la Fédération Sénégalaise de Football a enfreint les règles à travers l’attitude de son équipe. En conséquence, la sanction est sans appel : match perdu par forfait, avec un score homologué de 3-0 en faveur du Maroc.

    Une finale qui bascule hors du terrain

    Ce dénouement inédit pour une finale de CAN suscite déjà de nombreuses réactions. Alors que le terrain devait départager les deux sélections, c’est finalement une décision administrative qui scelle le sort de cette édition 2025.

    La CAF rappelle que toutes les autres demandes ou conclusions ont été rejetées, confirmant ainsi la fermeté de sa position. Cette décision pourrait durablement marquer les relations sportives entre les deux nations et alimenter les débats autour de la gestion disciplinaire dans les grandes compétitions africaines.

    Le cas Ismaël Saibari et les incidents annexes

    Au-delà du sort de la finale, le Jury d’Appel s’est également prononcé sur plusieurs incidents liés au match. Le joueur marocain Ismaël Saibari a vu sa sanction revue : reconnu coupable de comportement fautif, il écope de deux matchs de suspension, dont un avec sursis. En revanche, l’amende de 100 000 dollars initialement infligée a été annulée.

    Concernant l’organisation du match, la responsabilité de la FRMF a été confirmée pour le comportement des ramasseurs de balles. L’amende a toutefois été réduite à 50 000 dollars. D’autres sanctions financières ont également été ajustées : 10 000 dollars pour l’incident du laser, tandis que l’amende de 100 000 dollars liée aux interférences autour de la zone VAR a été maintenue.

    Une décision qui fera date

    Avec cette décision, la CAF pose un précédent majeur dans l ისტორი du football africain. Jamais une finale de Coupe d’Afrique des Nations n’avait connu une issue aussi controversée, scellée non pas par le jeu mais par une décision réglementaire.

    Reste désormais à mesurer l’impact de ce verdict sur l’image de la compétition et sur les futures éditions. Une chose est sûre : cette CAN 2025 restera gravée dans les mémoires, autant pour ses performances sportives que pour son épilogue hors norme.

  • CAF : entre Patrice Motsepe et New World TV, un bras de fer à plusieurs millions de dollars

    CAF : entre Patrice Motsepe et New World TV, un bras de fer à plusieurs millions de dollars

    Détenteur des droits de diffusion des compétitions de la Confédération africaine de football (CAF) jusqu’à décembre 2025, le groupe togolais New World TV, qui ne parvient pas à s’acquitter de ses paiements, fait l’objet de pressions de la part de l’instance africaine de football.

    Alors qu’elle revendique un chiffre d’affaires de 52,5 milliards de F CFA (environ 80 millions d’euros) pour 2023,  la chaîne togolaise New World TV (NWT) traverse des difficultés financières depuis qu’elle a conclu un accord avec la Confédération africaine de football  (CAF), pour la diffusion en clair et à péage, des compétitions et événements de l’instance africaine, en anglais et en langues locales dans 46 pays d’Afrique subsaharienne.

    Dans le contrat de licence de 30 pages, que Jeune Afrique a consulté, New World TV s’est en effet engagée à payer 32,5 millions de dollars de « garantie » à la CAF, pour obtenir le droit de diffusion des compétitions sur la télévision payante et 38 millions de dollars pour la Free to air Media (télévision en clair telle que sur les chaînes nationales). Le document a été signé le 6 novembre 2023 par Nimonka Kolani en qualité de représentant de New World TV et « agent » de la CAF, par le secrétaire général Véron Mosengo-Omba et par le directeur commercial de la CAF, Hassan Elkamah.

    34 millions de dollars d’impayés

    Ces paiements, échelonnés en trois fois et qui ont débuté quinze jours après la signature du contrat, devaient être soldés le 5 septembre 2024. Mais selon nos informations, à ce jour, le média togolais ne s’est acquitté que de 36 millions de dollars. NWT reste donc redevable à hauteur de 34 millions de dollars.

    « Nous avons en ce moment quelques problèmes avec la CAF, car nous avons manqué des échéances de paiements, confirme, à Jeune Afrique, maître Louis Biyao, le conseiller juridique de la chaîne. Nous avons déjà payé la moitié et nous avons sollicité un délai supplémentaire jusqu’au 12 décembre pour honorer nos engagements, mais la confédération s’y oppose », déplore-t-il. Contactée par Jeune Afrique sur ces différents points, la CAF n’a pas donné suite à nos sollicitations.

    La chaîne, qui a obtenu un financement de 245 millions d’euros le 22 octobre par la Banque africaine d’import-Export (Afreximbank), a demandé l’appui de Jean Christophe Petit, directeur des droits médias et des services de contenu à la FIFA, pour ouvrir une médiation avec l’instance dirigeante de la CAF. Le secrétaire général de la CAF, le Suisso-congolais Véron Mosengo-Omba, s’est cependant opposé à la demande du média.

    Patrice Motsepe en campagne

    Face à cette situation, la CAF a décidé de sévir en multipliant les pressions sur NWT. Selon Louis Biyao c’est ainsi qu’elle a refusé de fournir à NWT, le faisceau hertzien pour que la rencontre qui opposait le Cameroun et la Namibie, le 13 novembre dernier, soit retransmise sur la télévision nationale camerounaise (CRTV). « Les accords de diffusion représentent environ 70 % des revenus de la CAF sur deux ans. Les retards de paiement entraînent un véritable problème de trésorerie qui affecte les projets de développement de la confédération », justifie un ancien cadre.

    Ce retard est en effet un manque à gagner pour le président de la confédération, Patrice Motsepe, lequel a déclaré mi-octobre sa candidature pour un second mandat à la tête de l’instance. Le Sud-africain, dont le premier mandat est émaillé de polémiques, souhaite notamment s’appuyer sur ces fonds pour revendiquer un bilan financier positif auprès des dirigeants des fédérations. À son arrivée, en mars 2021, l’entrepreneur, qui a hérité d’un déficit de 40 millions de dollars de l’organisation, avait promis le changement en réduisant de manière drastique les pertes de l’instance africaine de football.

    En attendant, et malgré les difficultés de paiement, la chaîne montante togolaise, qui va diffuser la Coupe du monde 2026 et possède aussi les droits de diffusion de la Ligue des champions en Afrique subsaharienne, poursuit son expansion. NWT vient d’ouvrir des bureaux au Mali. Pour se démarquer de ses concurrents, elle joue sur la solidité de son offre (un bouquet composé d’une centaine de chaînes dont celles des françaises M6, TF1 et France Télévisions et celle du chinois Startimes) et sur la diffusion en langues locales de la Ligue 1 française déjà commentée en evé, en kotokoli et en kabyè.

    Le média mise aussi sur le prix de ses abonnements (de 3 000 à 7 000 F CFA), plus bas que ceux de ses concurrents. Revendiquant un parc de 300 000 abonnés au Togo, NWT vise dans les trois prochaines années 7 à 10 millions d’abonnés en Afrique subsaharienne.

    Source: jeuneafrique.com

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