L’artiste plasticien togolais Kokou Ekouagou s’apprête à porter la voix de la création contemporaine africaine en France à travers trois rendez-vous artistiques majeurs prévus en octobre 2026.
L’agenda s’annonce chargé pour Kokou Ekouagou. L’artiste togolais prendra part, en octobre prochain, à trois manifestations consacrées à la création artistique en France. Une présence qui revêt une dimension particulière puisqu’il y participera notamment sous la bannière du Collectif Fragments Nomades, qu’il préside. Une nouvelle étape dans le parcours de cet artiste engagé dans la promotion des expressions artistiques contemporaines.
Le premier rendez-vous est prévu du 2 au 4 octobre 2026 à Paris, dans le cadre des Journées nationales des artistes (JNA) 2026. Kokou Ekouagou y exposera aux côtés de Lielie Sellier, également membre du Collectif Fragments Nomades. Les deux artistes présenteront leurs univers respectifs.
Une première pour Fragments Nomades aux JNA
Cette participation constitue une première pour Kokou Ekouagou dans le cadre des Journées nationales des artistes avec l’étiquette du Collectif Fragments Nomades. Une étape symbolique pour cette structure qui entend favoriser les échanges artistiques et offrir davantage de visibilité aux créateurs issus de différents horizons.
À travers cette participation, le collectif présidé par l’artiste togolais entend ainsi inscrire son action dans une dynamique internationale, en mettant en avant la diversité des regards et des pratiques artistiques. La présence de Kokou Ekouagou et Lielie Sellier permettra notamment de confronter leurs approches et de faire découvrir leurs œuvres au public parisien.
L’Art & lard, deuxième escale artistique
Quelques jours plus tard, le plasticien togolais prendra la direction du Petit-Pressigny, dans la région de la Touraine, pour la 18ᵉ édition du festival L’Art & lard, programmée les 10 et 11 octobre 2026.
Placée sous le thème « Les talents de nos artistes et créateurs – Les délices de la région », cette manifestation associera arts et découvertes culturelles. Kokou Ekouagou y poursuivra ainsi son exposition dans un autre cadre, offrant une nouvelle occasion de présenter son travail et celui du Collectif Fragments Nomades.
Il sera présent également à l’exposition-vente d’art autonome 2026. Lui, est annoncé se dérouler du 17 au 31 octobre toujours en terre française.
Ces trois rendez-vous successifs illustrent la volonté de l’artiste togolais de multiplier les passerelles entre les scènes artistiques africaines et européennes. Pour Kokou Ekouagou, octobre 2026 s’annonce donc comme un mois placé sous le signe de la création, du partage et de la visibilité internationale.
Née à Paris de la rencontre entre un artiste togolais et une historienne de l’art française, l’association Collectif Fragments Nomades ambitionne de faire de la création contemporaine un puissant levier de dialogue entre les cultures. Son président, Kokou Ekouagou, dévoile les ambitions de cette aventure artistique.
Le Collectif Fragments Nomades vient d’être officiellement créé en France. Que représente cette naissance pour vous ?
C’est l’aboutissement d’un projet que nous mûrissions depuis plusieurs années avec Lielie Sellier. La création officielle de l’association, enregistrée à la Préfecture de police de Paris et publiée au Journal officiel de la République française, donne un cadre légal à une vision que nous partageons : faire de l’art un espace de dialogue, de création et de rencontre entre les cultures. C’est le début d’une aventure humaine et artistique que nous souhaitons ouverte sur le monde.
Pourquoi avoir choisi le nom « Collectif Fragments Nomades » ?
Ce nom traduit parfaitement notre philosophie. Les « fragments » évoquent les histoires, les mémoires, les identités et les expériences que chacun porte en lui. Quant au terme « nomades », il symbolise le mouvement, les échanges et la circulation des idées. Nous voulons montrer que les cultures ne sont pas figées ; elles se nourrissent des rencontres et des voyages, qu’ils soient physiques, artistiques ou intellectuels.
Quelles sont les principales missions que s’est fixées votre association ?
Notre ambition est de promouvoir la création artistique contemporaine sous toutes ses formes. Nous souhaitons organiser des expositions, des résidences d’artistes, des ateliers, des performances, des rencontres et des publications. Nous voulons également accompagner les démarches collaboratives et développer des partenariats culturels en France, au Togo et dans d’autres pays. Notre objectif est de permettre aux artistes de différents horizons de créer ensemble et de partager leurs univers avec les publics.
Vous formez un tandem avec Lielie Sellier. Qu’apporte cette collaboration franco-togolaise au projet ?
Notre complémentarité constitue l’une des forces du collectif. Lielie Sellier est historienne de l’art, artiste collagiste et auteure. Elle apporte une approche analytique, une grande connaissance de l’histoire de l’art ainsi qu’une sensibilité créative remarquable. De mon côté, je viens de la pratique artistique et de mon expérience de plasticien. Ensemble, nous partageons la conviction que l’art peut rapprocher les peuples et créer des passerelles durables entre les cultures.
Votre travail artistique est souvent présenté comme une réflexion sur la mémoire et l’identité. Comment cela se traduit-il dans vos œuvres ?
Mes œuvres cherchent moins à représenter des paysages qu’à révéler des territoires intérieurs. J’explore les thèmes de la mémoire, des déplacements, des racines et de l’identité. Les couleurs, les matières et les formes deviennent un langage qui raconte les émotions, les souvenirs et les héritages culturels. Je pars de mon expérience togolaise, mais je souhaite que chacun puisse y retrouver une part de sa propre histoire.
Quel impact espérez-vous pour les artistes togolais grâce à ce collectif ?
Nous souhaitons offrir davantage d’opportunités aux artistes émergents. Le collectif pourra faciliter leur participation à des résidences, des expositions ou des projets collaboratifs avec des partenaires européens. Il s’agit aussi de renforcer la visibilité internationale de la création contemporaine togolaise et de favoriser des échanges où chacun apprend de l’autre, dans un esprit d’égalité et de respect mutuel.
Lielie Sellier a écrit que vos œuvres révèlent « des territoires invisibles ». Comment recevez-vous ce regard porté sur votre travail ?
J’ai été profondément touché par cette lecture de mon univers artistique. Lielie a su exprimer avec beaucoup de justesse ce que j’essaie de transmettre. Effectivement, je m’intéresse aux présences invisibles, aux traces que les individus et les cultures laissent en nous. Son regard d’historienne de l’art enrichit notre dialogue et nourrit notre collaboration au sein du collectif.
Au-delà des expositions, quelle vision souhaitez-vous défendre avec Fragments Nomades ?
Kokou Ekouagou : Nous voulons défendre une vision profondément humaniste de la création artistique. L’art ne doit pas seulement être contemplé ; il doit aussi favoriser la rencontre, la réflexion et le dialogue. À travers nos ateliers, nos publications, nos performances et nos résidences, nous souhaitons créer des espaces où les différences deviennent une richesse plutôt qu’une frontière. Dans un monde souvent marqué par les divisions, nous croyons que la culture peut contribuer à construire un horizon commun.
Quel message adressez-vous aux artistes et aux partenaires qui souhaitent rejoindre cette aventure ?
Je voudrais leur dire que Fragments Nomades est une maison ouverte. Nous invitons les artistes, les institutions culturelles, les chercheurs et tous les amoureux de la création à nous rejoindre pour imaginer ensemble de nouveaux projets. Notre ambition est simple : faire circuler les œuvres, les idées et les sensibilités entre le Togo, la France et, demain, bien au-delà. Chaque rencontre peut devenir une source d’inspiration et chaque collaboration une nouvelle passerelle entre les peuples.
Créée à Paris et portée par le Togolais Kokou Ekouagou et la Française Lielie Sellier, l’association Collectif Fragments Nomades ambitionne de faire de l’art un véritable langage de dialogue entre les cultures. Plus qu’une simple structure, elle se présente comme un laboratoire de création où se rencontrent les regards, les mémoires et les imaginaires des deux pays.
Le paysage culturel franco-togolais s’enrichit d’un nouvel acteur. Le Collectif Fragments Nomades a été officiellement créé le 3 juin 2026, avant d’être enregistré à la Préfecture de police de Paris et publié au Journal officiel de la République française le 9 juin 2026, sous le numéro RNA W751284585. Une reconnaissance administrative qui donne une existence légale à un projet artistique mûri depuis plusieurs années.
À la tête de cette association se trouvent deux personnalités aux parcours complémentaires : le plasticien togolais Kokou Ekouagou, président du collectif, et la Française Lielie Sellier, historienne de l’art, artiste collagiste, auteure et secrétaire générale. Ensemble, ils défendent une vision de l’art qui dépasse les frontières géographiques et culturelles.
Une ambition : faire voyager les œuvres, les idées et les cultures
Le Collectif Fragments Nomades affiche une mission ambitieuse : promouvoir la création artistique contemporaine sous toutes ses formes tout en favorisant les échanges entre les territoires et les cultures.
Son champ d’action couvre les arts plastiques, le collage, l’écriture, les pratiques mixtes ainsi que toutes les formes d’expérimentation visuelle. L’association entend organiser des expositions, des résidences d’artistes, des ateliers, des performances, des rencontres, des publications et divers événements culturels destinés à rapprocher les créateurs et les publics.
L’association souhaite également encourager la transmission artistique, soutenir les démarches collaboratives et développer des partenariats culturels aussi bien en France qu’à l’international.
Cette philosophie repose sur une conviction forte : l’art constitue un langage universel capable de créer des ponts là où les différences pourraient dresser des murs.
Kokou Ekouagou, un artiste qui fait dialoguer mémoire et identité
Au cœur de cette aventure figure Kokou Ekouagou, figure montante de la scène artistique togolaise.
Reconnu pour son univers pictural singulier, l’artiste développe une œuvre qui interroge la mémoire, les déplacements, l’identité et les multiples territoires que chacun porte en soi. Ses tableaux ne cherchent pas uniquement à représenter un paysage ; ils invitent à explorer des espaces intérieurs où dialoguent souvenirs, émotions et héritages culturels.
Son travail s’appuie sur ses racines togolaises tout en s’ouvrant à une lecture universelle. Les couleurs, les matières et les formes deviennent les éléments d’une géographie sensible qui parle aussi bien aux publics africains qu’européens.
Au fil des expositions et des rencontres artistiques, Kokou Ekouagou s’est imposé comme un créateur attaché au dialogue interculturel. Son engagement dépasse désormais la production artistique : avec le Collectif Fragments Nomades, il souhaite contribuer à construire des espaces où les artistes de différents horizons peuvent créer ensemble, confronter leurs pratiques et enrichir mutuellement leurs inspirations.
Lielie Sellier, une historienne de l’art au service des passerelles culturelles
Aux côtés de Kokou Ekouagou, Lielie Sellier apporte une expertise qui conjugue recherche, création et écriture.
Historienne de l’art, artiste collagiste et auteure, elle place depuis plusieurs années la question de la mémoire, de la transmission et du dialogue entre les œuvres au cœur de son travail.
Dans un texte consacré à Kokou Ekouagou, elle résume l’esprit qui anime leur collaboration :
« Il existe des artistes qui peignent des paysages. D’autres révèlent des territoires invisibles. C’est dans cette seconde famille que s’inscrit Kokou Ekouagou. »
Elle explique que leurs échanges artistiques et humains ont progressivement donné naissance au Collectif Fragments Nomades, fondé sur une conviction commune : l’art crée des passerelles entre les cultures, les mémoires et les expériences de vie.
Pour Lielie Sellier, les œuvres de Kokou Ekouagou racontent davantage que des lieux. Elles révèlent « des présences, des traces, des circulations invisibles où se croisent l’histoire personnelle, l’identité et l’espoir ».
Elle voit dans cette démarche une illustration de la fonction première de la création artistique : « offrir un espace de rencontre, de réflexion et de dialogue entre les individus. »
Une association capable de renforcer les échanges entre le Togo et la France
La création de Fragments Nomades intervient dans un contexte où les coopérations culturelles occupent une place croissante dans les relations internationales.
En réunissant un artiste togolais et une historienne de l’art française autour d’un projet commun, le collectif illustre une nouvelle manière de concevoir la coopération : non plus uniquement par les institutions, mais aussi grâce aux initiatives portées directement par les créateurs.
Pour le Togo, cette association pourrait ouvrir davantage de perspectives aux artistes émergents grâce à l’organisation de résidences, d’expositions ou de projets collaboratifs avec des partenaires européens. Elle peut également favoriser une meilleure visibilité internationale des talents togolais.
Du côté français, Fragments Nomades offre l’occasion de mieux faire connaître la richesse de la création contemporaine africaine et de développer des projets où les influences se croisent sans hiérarchie, dans un dialogue équilibré.
Cette dynamique pourrait également contribuer à faire émerger de nouvelles formes artistiques issues des rencontres entre les traditions, les techniques et les sensibilités des deux pays.
Faire de l’art un espace de rencontre
Au-delà des expositions ou des événements culturels, le Collectif Fragments Nomades porte une vision profondément humaniste de la création.
À travers les ateliers, les publications, les performances ou les résidences d’artistes, il entend créer des espaces où les différences deviennent une richesse plutôt qu’une frontière.
Son inscription officielle au Journal officiel français marque ainsi le début d’une aventure qui dépasse largement le cadre administratif. Elle donne naissance à une plateforme appelée à faire dialoguer les imaginaires du Togo, de la France et, à terme, d’autres territoires.
En réunissant l’expérience artistique de Kokou Ekouagou et le regard analytique et créatif de Lielie Sellier, le Collectif Fragments Nomades affiche une ambition claire : faire circuler les œuvres, les idées et les sensibilités entre les peuples. Dans un monde où les identités sont souvent enfermées dans des frontières, cette jeune association rappelle que l’art demeure l’un des rares langages capables de relier les fragments de nos histoires pour construire un horizon commun.
Aujourd’hui, un artiste peut émerger sans passer par les circuits traditionnels que sont les galeries, les institutions ou les critiques d’art.
À l’heure où nous célébrons la Journée Mondiale de l’Art, il devient urgent de questionner, sans naïveté ni complaisance, la place qu’occupent désormais les réseaux sociaux dans la création artistique contemporaine. Présentés comme des outils de démocratisation et de liberté, ils redéfinissent en profondeur les règles du jeu, au point d’imposer de nouveaux cadres à l’expression artistique.
Oui, les réseaux sociaux ont bouleversé l’accès à la visibilité. Aujourd’hui, un artiste peut émerger sans passer par les circuits traditionnels que sont les galeries, les institutions ou les critiques d’art. Cette transformation est majeure. Elle a permis à des milliers de créateurs, notamment issus de contextes longtemps marginalisés, de faire entendre leur voix et de partager leur univers avec le monde entier.
Mais cette liberté affichée mérite d’être interrogée.
Car derrière cette ouverture se cache une nouvelle forme de régulation, plus diffuse mais tout aussi puissante : celle des algorithmes. Ces systèmes, conçus pour maximiser l’engagement, déterminent en grande partie ce qui est vu, partagé et valorisé. Ils privilégient le contenu immédiat, accrocheur, émotionnel. En d’autres termes, ils orientent la création vers ce qui plaît, et non nécessairement vers ce qui questionne ou innove.
Dès lors, une dérive s’installe. L’artiste ne crée plus uniquement pour exprimer une vision ou porter un regard singulier sur le monde, mais aussi — et parfois surtout — pour répondre aux exigences d’un système numérique qui valorise la performance mesurable : les “likes”, les partages, les commentaires. La création devient alors, insidieusement, une production calibrée.
Peut-on encore parler de liberté artistique dans ces conditions ?
À cette première tension s’ajoute une autre réalité, souvent sous-estimée : la saturation. L’illusion de la visibilité universelle se heurte à un flux incessant de contenus. Chaque jour, des millions d’images, de vidéos, d’œuvres sont publiées. Exister dans cet espace devient un défi permanent. L’attention est fragmentée, volatile, difficile à capter.
Et comme si cela ne suffisait pas, les artistes se retrouvent dans une situation de dépendance vis-à-vis de plateformes dont ils ne maîtrisent ni les règles ni les évolutions. Un changement d’algorithme, une suspension de compte, et c’est parfois des années de travail qui s’effondrent. À cela s’ajoutent des problématiques récurrentes : plagiat, reproduction non autorisée, perte de contrôle sur la diffusion des œuvres.
Dans ce contexte, la pression à produire devient constante. Il ne suffit plus de créer, il faut publier, alimenter, maintenir une présence. Cette logique de flux continu peut nuire à la qualité, à la réflexion, au temps long pourtant indispensable à toute démarche artistique exigeante.
Plus préoccupant encore : l’influence grandissante des tendances virales. Les “trends” dictent les formats, les styles, parfois même les contenus. Nombre de créateurs s’y conforment dans l’espoir d’accroître leur visibilité. Mais à quel prix ? Celui d’une uniformisation progressive des œuvres, où l’originalité cède le pas à la répétition de codes déjà validés par le système.
Faut-il alors rejeter en bloc ces nouvelles dynamiques ? Certainement pas.
Car les réseaux sociaux sont aussi des espaces d’expérimentation. Ils ont permis l’émergence de formes artistiques hybrides, mêlant disciplines, technologies et interactions. Ils ont rapproché les artistes de leur public, instauré un dialogue direct, parfois fécond. Ils ont transformé le spectateur en acteur, en participant, en relais.
Mais cette transformation ne doit pas se faire au détriment de l’essence même de l’art.
L’artiste d’aujourd’hui est confronté à une équation complexe : être visible sans se trahir, exister dans le flux sans se diluer, utiliser les outils numériques sans en devenir dépendant. Cela suppose une vigilance constante, une capacité à prendre du recul, à résister à certaines injonctions.
Créer, ce n’est pas seulement produire du contenu. C’est proposer une vision, interroger le réel, ouvrir des perspectives. C’est parfois déranger, ralentir, aller à contre-courant. Or, tout dans l’écosystème numérique pousse à l’inverse : accélération, conformité, instantanéité.
Il ne s’agit pas de regretter un passé révolu, ni de diaboliser les outils du présent. Il s’agit de redonner à l’artiste sa pleine souveraineté. D’affirmer que la valeur d’une œuvre ne se mesure pas uniquement à son nombre de vues. De rappeler que la création ne peut être réduite à une logique d’algorithme.
Les réseaux sociaux ne sont ni des ennemis, ni des sauveurs. Ils sont ce que nous en faisons. Des leviers, certes puissants, mais qui exigent discernement et maîtrise.
En cette Journée Mondiale de l’Art, il est peut-être temps de poser un choix clair : voulons-nous être des créateurs guidés par les tendances, ou des artistes capables de les inventer ?
Car au fond, l’enjeu est là. Et la réponse, elle, appartient à chacun d’entre nous.
Kokou Ekouagou Artiste Plasticien | Consultant | Manager Culturel Journée Mondiale de l’Art 2026
Maximilienne Misiratou Salawou alias HopeMax ne partage pas simplement des œuvres : elle livre des fragments de son monde intérieur. Artiste habitée par une profonde sensibilité, elle inscrit sa démarche dans une quête sincère où chaque création devient un espace de dialogue entre l’âme et la matière.
À travers ses tableaux, elle dévoile une vision singulière de l’art, pensée comme un puissant moyen d’expression, de transmission et d’inspiration.
Chez Maximilienne Misiratou Salawou, la création artistique naît d’une énergie intérieure intense. Formes, textures et couleurs s’entrelacent pour traduire des émotions profondes, parfois silencieuses, mais toujours vibrantes. Chaque œuvre est le reflet d’une recherche personnelle, d’un cheminement intime nourri par l’amour, la résilience et l’espoir. L’artiste ne peint pas seulement ce qu’il voit : il peint ce qu’il ressent, ce qui l’habite et ce qui le pousse à avancer.
Présentée lors de HOPEMAX EXPO 2025, l’une de ses créations a marqué les esprits par la force de son message et la sincérité de sa démarche. Dans cet espace dédié à la créativité et à l’expression artistique, l’œuvre de HopeMax s’est imposée comme un langage universel, capable de connecter les âmes et de susciter une réflexion profonde chez le public. Loin d’une simple exposition, il s’agissait d’un véritable moment de partage, où l’émotion devenait le fil conducteur de la rencontre entre l’artiste et les visiteurs.
« À travers mes tableaux, je révèle ce qui habite mon âme », confie l’artiste. Il explique puiser au plus profond de lui-même des énergies et des émotions pour créer des œuvres porteuses de sens, d’amour et de force. Son art se veut une invitation à l’évolution personnelle, à la résilience face aux épreuves et à l’avancée dans la vie. Chaque tableau transmet une énergie positive, un message d’espoir et de partage, permettant à chacun de s’y reconnaître et d’y trouver une source d’inspiration pour poursuivre sa propre lutte.
Cette prise de parole artistique met en lumière l’importance de l’art comme outil de communion humaine. HopeMax invite le public à regarder autrement, à ressentir pleinement et à s’approprier le message porté par ses œuvres. Plus qu’une exposition, c’est une rencontre sincère, un moment d’échange authentique où l’émotion devient un langage commun.
À travers son univers, HopeMax rappelle que l’art n’est pas seulement esthétique : il est une force vivante, un miroir de l’âme et un chemin vers la lumière. Une expérience artistique forte, appelée à marquer durablement celles et ceux qui s’y laissent toucher.
Dans le paysage foisonnant de la création artistique contemporaine africaine, certains noms s’imposent avec une évidence tranquille. Kokou Ekouagou est de ceux-là. Il porte sa génération et dessine l’avenir.
Artiste togolais à la trajectoire déjà impressionnante, il est aujourd’hui considéré par de nombreux observateurs comme probablement le meilleur de sa génération, tant par la singularité de son langage plastique que par l’ampleur de son rayonnement international. À la croisée de l’exigence esthétique, de l’engagement intellectuel et de la responsabilité sociale, il incarne une nouvelle ère de l’art togolais : ambitieuse, décomplexée et tournée vers l’avenir.
Ouverture
Né dans un Togo où l’art est à la fois héritage, résistance et moyen d’expression, Kokou Ekouagou s’est très tôt imposé comme un créateur à part. Son œuvre, profondément ancrée dans les réalités africaines mais résolument ouverte au monde, échappe aux clichés et aux lectures faciles. Elle interroge la mémoire, l’identité, le rapport au pouvoir, aux traditions et aux mutations contemporaines. Chaque toile, chaque installation, chaque performance porte la marque d’une réflexion rigoureuse, nourrie par une solide culture artistique et une conscience aiguë des enjeux de son temps.
Ce qui frappe d’emblée chez Ekouagou, c’est la maturité précoce de son travail. Là où beaucoup tâtonnent, il affirme très tôt une signature reconnaissable, un style cohérent, une vision claire. Cette maîtrise lui vaut rapidement l’attention des critiques, des commissaires d’exposition et des collectionneurs, bien au-delà des frontières togolaises. Ses œuvres voyagent, dialoguent avec d’autres cultures, s’inscrivent dans des expositions collectives et personnelles sur plusieurs continents.
De l’Afrique à l’Europe, en passant par l’Amérique et d’autres scènes internationales, Kokou Ekouagou a exposé un peu partout dans le monde, faisant rayonner le Togo dans les grands circuits de l’art contemporain. Ses participations à des biennales, foires et expositions majeures confirment son statut d’artiste international, capable de s’imposer dans des contextes artistiques exigeants et hautement compétitifs. À chaque étape, il défend une œuvre sincère, sans concessions, qui parle aussi bien aux initiés qu’au grand public.
Distinctions
Cette reconnaissance se traduit également par de nombreuses distinctions et récompenses. Multirécompensé, Ekouagou figure parmi ces artistes dont le parcours est jalonné de prix attestant à la fois de la qualité de leur travail et de leur impact. Mais loin de se laisser griser par les honneurs, il conserve une posture d’humilité et de travail acharné. Pour lui, chaque prix n’est pas une fin en soi, mais une responsabilité supplémentaire, celle de continuer à créer, à innover et à inspirer.
Car au-delà de l’artiste reconnu, Kokou Ekouagou est aussi un passeur, profondément conscient de son rôle auprès des jeunes générations. Il ne cesse de rappeler que son succès n’a de sens que s’il peut servir à ouvrir des portes, à créer des ponts, à transmettre une expérience. Ateliers, résidences, projets de formation, accompagnement de jeunes talents : ses initiatives se multiplient, portées par la conviction que l’avenir de l’art togolais se construit collectivement.
Relève
Il nourrit aujourd’hui de nombreux projets ambitieux en direction de la jeunesse, convaincu que le potentiel créatif du Togo reste largement sous-exploité faute de moyens, de cadres structurants et de mentors accessibles. Ekouagou veut partager les codes du monde de l’art international, expliquer les réalités du métier, démystifier les parcours et encourager l’audace. Il plaide pour un art africain assumé, libre, affranchi des regards condescendants et des attentes folklorisantes.
Cette volonté de transmission s’inscrit dans une vision plus large, celle d’un écosystème artistique togolais solide, capable de produire, de diffuser et de protéger ses artistes. Ekouagou n’est pas seulement un créateur, il est aussi un penseur de l’art, attentif aux questions de politiques culturelles, de structuration du marché, de conservation et de valorisation des œuvres africaines.
S’il est souvent présenté comme l’avenir de l’art togolais, c’est aussi parce qu’il incarne une synthèse rare, celle de la réussite individuelle et de l’engagement collectif. Il prouve qu’un artiste togolais peut s’imposer sur la scène mondiale sans renier ses racines, sans céder à la facilité, sans se couper de sa société. Son parcours est une source d’inspiration pour toute une génération qui voit en lui la preuve qu’un autre chemin est possible.
À l’heure où l’art africain contemporain suscite un intérêt croissant à l’échelle internationale, Kokou Ekouagou apparaît comme l’un de ses visages les plus crédibles et les plus prometteurs. Par la force de son œuvre, par son exigence intellectuelle et par son engagement envers la jeunesse, il ne se contente pas de représenter sa génération : il la porte, la défend et la projette dans l’avenir.
Plus qu’un artiste à succès, Kokou Ekouagou est devenu un symbole : celui d’un Togo créatif, ambitieux et confiant en son génie. Et si l’histoire de l’art togolais contemporain reste encore à écrire, une chose semble déjà acquise : son nom y occupera une place centrale.
La métaphore multipolaire, en tant que sujet artistique, peut se traduire par la représentation de multiples centres d’intérêt, de sources de pouvoir ou de perspectives dans une œuvre.
Par Kokou Ekouagou
C’est avec une immense joie que nous ouvrons aujourd’hui la Résidence Internationale de Créations Artistiques et Culturelles Les RICAC « ART TO GO » 2026, ici à la Maison des Jeunes et de la Femme de Tsévié. Nous exprimons nos sincères remerciements au Ministère en charge de la Culture, à la Mairie de la Commune du Zio 1 et aux membres du Comité d’Organisation pour les efforts si efficacement conjugués dans la parfaite tenue de cette grande messe culturelle.
Chers collègues artistes, mesdames, messieurs les autorités à vos rangs et grades respectifs, amateurs d’art et de culture, chers invités, le thème que nous proposons pour cette édition est ambitieux, philosophique et profondément actuel : « La métaphore multipolaire ». Mais de quoi s’agit-il ?
En géopolitique, la multipolarité décrit un système international où plusieurs puissances, plus de deux, exercent une influence significative. En linguistique, une métaphore est une figure de style qui établit une comparaison implicite entre deux éléments différents, en transférant les caractéristiques de l’un à l’autre. La “métaphore multipolaire ” peut être utilisée comme une analogie pour mieux comprendre la complexité et les dynamiques d’un système international multipolaire.
La métaphore multipolaire, en tant que sujet artistique, peut se traduire par la représentation de multiples centres d’intérêt, de sources de pouvoir ou de perspectives dans une œuvre. Cela peut se manifester dans des compositions visuelles où plusieurs points focaux coexistent, se contredisent, ou interagissent.
Selon Franz Kafka, “La fréquentation des Hommes induit à s’observer soi-même”. L’artiste, avec le contact des autres, peut explorer les tensions et les équilibres créés par cette multiplicité de pôles, offrant ainsi une vision plus complexe et nuancée du monde.
Le contact avec les autres est une sorte de miroir qui nous renvoie notre propre image, nous poussant à l’introspection qui permet de dépeindre la complexité du monde contemporain, où les hiérarchies traditionnelles s’estompent et où de multiples réalités coexistent. En introduisant plusieurs points de vue, l’artiste peut questionner les certitudes et encourager l’ambiguïté, invitant le spectateur à interpréter l’œuvre de manière plus ouverte.
L’interaction entre les différents pôles peut générer un sentiment de mouvement et de transformation, créant des espaces artistiques dynamiques et évolutifs. L’œuvre peut défier les perspectives linéaires et unilatérales, incitant à une réflexion sur la relativité des points de vue.
Nous vivons dans un monde où les certitudes s’effritent, où les frontières sont mouvantes, où les récits dominants sont contestés. L’artiste, à travers la métaphore multipolaire, n’apporte pas de réponses figées, mais ouvre des fenêtres. Il invite à penser autrement, à sentir autrement.
Cette résidence est donc un laboratoire de cohabitation artistique : entre styles, entre visions du monde, entre générations, entre territoires. C’est cela, la force de ce projet : faire circuler les idées, les formes, les émotions. Je nous invite donc, durant ces jours de création, de partages, de rencontres, à oser les contrastes, à valoriser les différences, à construire des ponts entre nos univers.
Dans cette aventure créative, créons un espace vivant, libre, complémentaire à l’image du monde, à l’image de l’art…et surtout créons avec nos humanités. En somme, la métaphore multipolaire offre un cadre riche pour l’exploration artistique, culturelle permettant de traduire la complexité et la diversité du monde en des œuvres qui invitent à la réflexion et à l’interprétation.
Pour ce seul mois de septembre, Kokou Ekouagou participe, à Paris en France, à trois expositions prestigieuses. Une nouvelle lumière sur la carrière de l’artiste multidisciplinaire et plusieurs fois primés.
Collage Festival Paris
L’artiste de renommée internationale répond présent au rendez-vous de trois expositions en terre française. D’abord, du 1er au 27 Septembre 2025, il participe au Collage Festival Paris se déroulant à l’Espace Andrée Chedid d’Issy-les-Moulineaux pour une exposition sous le thème «Prendre sous son aile».
Kokou Ekouagou fait partie d’une vingtaine d’artistes invités par le Collage Festival Paris. Les participants exposent leurs œuvres autour du thème « Prendre sous son aile », une invitation poétique visant à explorer la protection, l’entraide, mais aussi la force créative en écho par rapport à la devise de la ville : « De tous temps j’ai des ailes ».
Destiné à toucher les sens et les émotions du public, le collage bien qu’un art puissant et accessible demeure encore trop peu représenté dans les espaces officiels, malgré près de 130 000 collagistes recensés sur la plateforme ArtMajeur. Exploré par de grands noms tels que Braque ou Picasso, l’art du collage offre un formidable terrain d’expression.
À la suite d’un appel à idées émis par l’Espace Andrée Chedid, la vingtaine d’artistes collagistes issus de tous horizons: amateurs, professionnels, art-thérapeutes, a répondu à l’invitation du Collage Festival Paris et exposent une centaine d’œuvres.
« Art et Paix »
L’Artiste Ekouagou a participé aussi au LIN Xiang Xiong Prix “Art pour la paix”. Une récompense coordonnée par Area galerie en partenariat avec Connaissances des Arts et Beaux-Arts Magazine. A cette occasion, l’œuvre du Professeur Lin et son Musée ont été présentés à Paris du 10 au 13 septembre 2025 dans le prestigieux bâtiment de l’Hôtel de l’Industrie à Paris. Pour marquer l’événement, un colloque a été organisé sur le thème « Art et Paix », suivi de la remise dudit prix.
Muticulture
Kokou Ekouagou continue avec l’exposition Carrousel Artistique ARTrip qui se déroule du 15 au 21 septembre à l’International art gallery, 78 Avenue de Suffren Paris, avec un vernissage organisé hier 16 Septembre ouvrant l’exposition.
Lauréat de plusieurs prix et dont les œuvres font partie de grandes collections, il reste un artiste au parcours singulier et à la démarche résolument contemporaine.
Porté par le concept de la “Multiculture”, il développe des stratégies basées sur des principes muticulturels, l’identité et l’affect à travers lesquels il propose des approches critiques des récits historiques dominants et tente de les décentraliser. Ses œuvres sont denses, traversées par les influences croisées du monde.
Art Héritage Culture du Togo
Le travail de Kokou Ekouagou résonne comme une passerelle entre les cultures, une réflexion ouverte sur la diversité, la mémoire et l’humanité partagée.
L’exposition Carrousel Artistique à Paris est avant tout un symbole d’unité sans frontières avec un échange international avec l’association Art Héritage Culture du Togo, qui, sous la direction de sa présidente, Atafèinam Belei, épouse Kadanga, continue de promouvoir l’art et la culture à l’heure de la mondialisation.
Cette exposition s’inscrit donc dans le cadre du programme ProCIAA-AHC de l’Association ART HERITAGE CULTURE, dont l’objectif est de propulser les artistes vers de nouvelles perspectives mondiales.
Notoriété
L’événement rassemble une sélection de talents de l’association qui ont contribué aux côtés de l’artiste international et consultant culturel Kokou Ekouagou, conseiller technique nommé par l’association dans le cadre de ce programme « Promotion de la Carrière Internationale des Artistes de l’Association ART HERITAGE CULTURE » (ProCIAA-AHC), à prendre part à cette exposition collective avec d’autres artistes occidentaux.
Au cours de cette exposition, l’artiste Kokou Ekouagou présente une série d’œuvres poignantes intitulée ‘’No Borders/Sans Frontières’’. Lancée en 2020, elle puise son inspiration dans les effets mondiaux de la pandémie de COVID-19.
Kokou Ekouagou a exposé déjà à Paris lors du précédent Carrousel ARTrip. C’était l’occasion pour lui de se distinguer, en remportant le troisième prix à l’issue du vote du public, un témoignage de l’impact de son travail et de son message.
Par cette création, il invite à une réflexion profonde sur la nécessité d’unité et de solidarité face aux défis globaux. «Nous devons tous nous unir pour résoudre nos problèmes, car les problèmes humains, comme le COVID-19, ne prêtent pas attention aux frontières», aime-t-il répéter.
Créations
À travers ses œuvres, M. Ekouagou propose une vision d’un monde unifié par l’amour, la solidarité et le partage. Il exprime l’espoir que chacun de nous, à son niveau, puisse apporter une contribution positive au monde, convaincu que «dans des moments difficiles, l’amour doit être pour chacun de nous un mode de fonctionnement».
Son engagement artistique et humanitaire contribue à faire de l’art un vecteur de paix et de compréhension entre les peuples. Cette perspective fait écho à un message central, celui de surmonter les défis mondiaux en renforçant les liens humains et en créant une « Paix sans frontières ».
L’initiative ProCIAA-AHC prend une ampleur nouvelle avec de telles expositions, permettant aux artistes africains de se projeter sur la scène artistique internationale tout en véhiculant des messages universels d’unité et de résilience.
Sept (7) artistes plasticiens togolais sortent leurs pinceaux pour la « Bonne cause » dans le cadre d’une exposition collective dénommée RA’ANA (Nous voici).
Les amateurs de l’art plastique ont encore une nouvelle occasion pour admirer les chefs-d’œuvre des artistes confirmés tels que Kokou Ekouagou, Kenzo Afezuke, Markusspaness Pakai, Christelle Flagbo, Toikel T. Amah, Soussadema Tagba et Petit Picasso Tagba au Centre togolais des expositions et Foire (CETEF Togo 2000) à Lomé. Plus précisément à l’étage du pavillon Oti.
Les œuvres présentées, comme le souligne le thème « Bonne cause », prônent la paix, le vivre-ensemble, le développement dans la quiétude.
« Nous vivons dans un monde qui brûle et nous avons demandé à chaque artiste de créer des œuvres d’art qui sensibilisent le public à la paix ». Pour elle, la paix n’est pas l’absence de guerre ; elle vient de l’intérieur », résume Atafèinam Belei, la présidente de l’Association ART HERITAGE CULTURE, structure organisatrice de l’évènement.
L’exposition, dont le vernissage s’est déroulé le vendredi dernier, ne fait « que nous rappeler que rien de durable ne peut se construire sans la paix», rappelle Alexandre de Souza, le directeur général du CETEF. C’est cette paix que chacun des artistes véhicule à travers des œuvres exposées, enchaîne-t-il.
L’exposition collective RA’ANA (Nous voici), démarrée le 21 avril dernier dans l’enceinte de La Bodega, à Lomé, est rentrée dans l’histoire avec un dîner de gala dans une ambiance des grands jours. C’était ce dimanche 4 mai.
Organisée par l’Association Art Héritage Culture, cette exposition collective, en concertation avec le Groupe Mansa, a été une occasion pour les artistes et le public de communier avec l’origine de l’existence humaine selon chaque peuple, dans un décor artistique esthétiquement soigné.
Résumé
Il ne s’est pas agi seulement de revisiter l’origine de l’homme voire de l’humanité mais aussi de remettre au goût du jour les spécificités de chaque peuple par rapport à ses aïeux. Un défi relevé par une demi-dizaine d’artistes sélectionnés pour matérialiser RA’ANA durant une semaine. Au grand bonheur des amateurs de l’art plastique.
En témoigne le bilan que dresse l’artiste participant Kokou EKOUAGOU : « Ce qui me touche, c’est d’avoir éveillé une conscience. L’art n’est pas un ornement, c’est un langage », convaincu que cette exposition ait été un concept ayant touché plusieurs milieux autrefois peu réceptifs aux projets artistiques.
Et de poursuivre : «Ce que j’ai vécu ici, c’est la confirmation qu’un seul regard transformé suffit à justifier la création ».
Atafèinam BELEI, présidente de l’association Art Héritage Culture, structure organisatrice de l’évènement, est ravie de ce que tout ce qui a été prévu ait été concrétisé. « Toutes les activités ont été tenues comme prévu », se satisfait-elle.
Vente aux enchères
La vente aux enchères annoncées au début n’a pas été faite. Elle a été « volontairement reportée pour équilibrer les échanges entre les trois établissements impliqués », c’est-à-dire qu’il est prévu dans le prolongement de RA’ANA deux autres expositions et qu’il n’est donc pas bien d’organiser de vente aux enchères à chaque étape L’idéal qui a été, finalement, retenu, est de le faire à l’issue de RA’ANA 3, ajoute-t-elle.
RA’ANA vise à faire en sorte que l’art soit accessible à tous les Togolais. « On ne peut pas dire nous voici en restant chez soi », insiste M. BELEI, enchaînant qu’ « il faut aller vers l’art pour qu’il vienne à notre rencontre ».
L’exposition collective a pris fin, ce 4 mai, par un dîner de gala comme pour montrer que l’art n’est pas seulement le pinceau, le tableau sur fond l’inspiration, etc. mais demeure également, et avant tout, un vecteur de convivialité, de partage d’amour (pourquoi pas autour d’un pot) et de brassage socio-culturel. Il est tout simplement thérapeutique comme certains connaisseurs aiment le clamer.