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  • AIMES-AFRIQUE : 473 patients à Tchamba, quatre jours pour changer des vies

    AIMES-AFRIQUE : 473 patients à Tchamba, quatre jours pour changer des vies

    À Tchamba, l’espoir prend une dimension concrète pour 473 patients. Après neuf jours de consultations dans les formations sanitaires de la préfecture, AIMES-AFRIQUE s’apprête à passer à l’acte chirurgical du 28 septembre au 1er octobre. Hernies, fibromes, goitres, cataractes, hydrocèles ou encore kystes ovariens : autant de pathologies pour lesquelles des populations souvent confrontées au coût des soins pourront bénéficier d’une intervention gratuite.

    L’attente touche à sa fin à Tchamba. Après plusieurs jours de consultations et de recensement dans les structures sanitaires de la préfecture, 473 patients ont été identifiés pour la phase chirurgicale d’une nouvelle campagne médico-chirurgicale gratuite conduite par AIMES-AFRIQUE.

    Démarrée le 17 septembre, la première phase s’est achevée le 25 septembre. Elle a permis aux équipes médicales de parcourir plusieurs formations sanitaires afin d’identifier les patients nécessitant une intervention. La prochaine étape est désormais fixée : du 28 septembre au 1er octobre, les bénéficiaires retenus pourront être opérés gratuitement.

    Des interventions pour plusieurs pathologies

    Sur les 473 patients recensés, 377 sont concernés par la chirurgie générale, l’ORL et la gynécologie. Les consultations ont notamment permis d’identifier des cas de hernie, d’hydrocèle, de lipome, de goitre, de fibrome et certains kystes ovariens.

    À ces pathologies s’ajoutent celles relevant de l’ophtalmologie. 96 patients ont été recensés dans ce volet, avec notamment des cas de cataracte et de ptérygion. Pour ces personnes, la campagne constitue une occasion d’accéder à une intervention spécialisée sans avoir à supporter directement son coût.

    La diversité des pathologies prises en compte illustre l’ampleur du dispositif déployé dans la préfecture. Mais derrière les chiffres se trouvent surtout des patients dont les problèmes de santé peuvent parfois perdurer faute de moyens financiers ou d’accès rapide à des soins spécialisés.

    Les soins au plus près des populations

    La campagne s’est voulue décentralisée. Les consultations ont été réalisées dans plusieurs structures sanitaires de Tchamba, notamment au CHP de Tchamba, dans différents CMS et USP. Cette organisation permet aux équipes de se rapprocher des populations, y compris celles vivant loin des grands centres hospitaliers.

    Certaines structures ont enregistré une forte mobilisation. 77 patients ont été recensés au CMS de Kaboli, contre 73 au CPMI de Koussountou et 57 au CHP de Tchamba.

    Cette proximité constitue l’un des enjeux majeurs de la mission. Pour des populations confrontées à l’éloignement géographique ou au coût des interventions, rapprocher le spécialiste du patient peut faire toute la différence.

    Quatre jours décisifs

    Du 28 septembre au 1er octobre, les consultations laisseront donc place aux interventions. Les patients retenus seront pris en charge selon les indications établies par les équipes médicales.

    Avec cette nouvelle campagne, AIMES-AFRIQUE poursuit sa démarche de promotion de l’accès aux soins et de prise en charge gratuite des populations. À Tchamba, quatre jours d’interventions se profilent ainsi comme une étape importante pour des centaines de patients qui attendent désormais de voir leur parcours de soins connaître un tournant.

  • Grossesses précoces, VIH, drogues : la tradition au service de la prévention

    Grossesses précoces, VIH, drogues : la tradition au service de la prévention

    Les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV ont transformé la fête traditionnelle Kiyèna-Foudoulém-Rodjoubi en une tribune de sensibilisation des jeunes aux enjeux de santé et de citoyenneté à Sotouboua.

    À Sotouboua, la fête traditionnelle Kiyèna-Foudoulém-Rodjoubi n’a pas seulement célébré le patrimoine culturel. Pour sa 7ᵉ édition, tenue le samedi 5 septembre 2026 sous le thème « La cohésion sociale pour un développement inclusif de Sotouboua », elle a également servi de cadre à une vaste campagne de sensibilisation sanitaire portée par les jeunes.

    Les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV ont profité de la forte mobilisation populaire pour aller à la rencontre des adolescents, des parents et des communautés. Grossesses précoces, infections sexuellement transmissibles, VIH/SIDA, drogues et abus d’alcool en milieu scolaire ont figuré au cœur des échanges.

    Dépliants, affiches et banderoles à l’appui, les jeunes membres des Clubs ont privilégié le dialogue entre pairs. Une approche qui fait d’eux non plus de simples bénéficiaires, mais de véritables acteurs de la prévention.

    « Dans la vision du Dr Kodom, il faut profiter des fêtes traditionnelles pour sensibiliser les populations. Les acteurs principaux, ce sont les jeunes eux-mêmes », explique AKPAOU Diyana, président inspectorale des encadreurs SOS DOCTEUR TV, évoquant la vision du professeur honoraire Dr Serge Michel Kodom.

    La lutte contre les grossesses précoces a notamment occupé une place importante, avec un message centré sur la protection de la scolarité et de l’avenir des adolescentes.

    Au-delà de la santé, les Clubs Santé entendent également former une jeunesse responsable, engagée et capable d’exercer un leadership positif. À Sotouboua, la tradition devient ainsi un nouvel espace de mobilisation citoyenne et de prévention.

  • Africa Next Awards 2026 : Dr Serge Michel Kodom distingué pour son engagement en faveur de la santé en Afrique

    Africa Next Awards 2026 : Dr Serge Michel Kodom distingué pour son engagement en faveur de la santé en Afrique

    Le médecin et humanitaire togolais Dr Serge Michel Kodom a reçu, ce jeudi 3 septembre 2026, une distinction lors de la cérémonie internationale des Africa Next Awards 2026, organisée aux Folies Bergère à Paris. Cette reconnaissance vient saluer un parcours marqué par l’engagement humanitaire, l’innovation dans la sensibilisation sanitaire et la volonté de rapprocher la médecine des populations.

    La distinction s’inscrit dans la philosophie des Africa Next Awards, qui mettent à l’honneur des personnalités africaines dont les actions apportent des réponses concrètes aux défis du continent. Le Dr Kodom a été retenu pour la cohérence de son parcours et l’impact de ses initiatives dans le domaine de la santé et de l’éducation sanitaire.

    Médecin de formation et fondateur d’AIMES-AFRIQUE, il s’est particulièrement illustré par ses actions humanitaires et ses campagnes de sensibilisation. Son approche repose sur une conviction : l’amélioration de la santé passe aussi par la prévention, l’information et l’éducation des communautés.

    Cette vision a notamment conduit à la création de SOS DOCTEUR TV, présentée comme la première chaîne de télévision africaine consacrée à la vulgarisation et à l’éducation sanitaires. À travers ce média, le Dr Kodom entend rendre l’information médicale plus accessible au grand public.

    Autre initiative mise en avant : les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV implantés dans les établissements scolaires. Ces clubs font des élèves des relais de prévention au sein de leurs familles et communautés, notamment sur l’hygiène, la prévention des maladies et la protection de l’environnement. Ils encouragent également le leadership des jeunes, notamment celui des filles.

    À travers cette distinction, les Africa Next Awards consacrent ainsi un modèle qui associe médecine, action humanitaire, médias et éducation pour construire une culture durable de prévention en Afrique.

  • Santé et jeunesse : le Dr Abdallah Ouedraogo, nouveau visage des Clubs Santé dans l’espace AES

    Santé et jeunesse : le Dr Abdallah Ouedraogo, nouveau visage des Clubs Santé dans l’espace AES

    Un médecin pas comme les autres pour une mission qui sort des sentiers battus. Le Dr Abdallah Ouedraogo a été désigné ambassadeur des Clubs Santé SOS DOCTEUR TV dans l’espace de l’Alliance des États du Sahel (AES). Une nomination qui marque une nouvelle étape dans l’ambition d’AIMES-AFRIQUE de rapprocher les messages de santé des jeunes à travers des outils innovants, notamment l’humour, la musique et les réseaux sociaux.

    La plateforme SOS DOCTEUR TV et le Dr Abdallah Ouedraogo ont officialisé leur collaboration mardi à Lomé à travers la signature d’une convention. Médecin spécialisé en santé publique et en promotion de la santé, le nouveau ambassadeur possède également plusieurs cordes à son arc : chanteur-compositeur, écrivain et humoriste.

    C’est précisément ce profil atypique qui devrait lui permettre de porter autrement les messages de prévention et d’éducation sanitaire auprès des jeunes.

    Un médecin qui mise sur l’humour et la musique

    À l’heure où les modes de communication évoluent rapidement, les acteurs de la santé cherchent de nouveaux moyens pour atteindre une jeunesse de plus en plus présente sur les plateformes numériques. Le Dr Abdallah Ouedraogo entend s’inscrire dans cette dynamique en transformant les connaissances médicales en contenus simples, accessibles et attractifs.

    Ses productions sont déjà diffusées depuis plusieurs années sur SOS DOCTEUR TV. Près d’une dizaine de ses clips figurent parmi les contenus proposés par la plateforme, selon les responsables du projet.

    Pour le Dr Serges Michel Kodom, président de l’ONG AIMES-AFRIQUE, ce parcours constitue un atout majeur. Il décrit le nouvel ambassadeur comme « un médecin décomplexé » et « un médecin engagé ».

    Pour le principal intéressé, cette nomination représente surtout une responsabilité. Son ambition est de mettre ses compétences médicales et artistiques au service de la jeunesse en faisant de la musique et de l’humour des vecteurs de sensibilisation.

    Cette stratégie pourrait permettre de rendre certains messages sanitaires plus compréhensibles et surtout plus proches des réalités quotidiennes des jeunes.

    Les Clubs Santé à la conquête de l’espace AES

    Au-delà de la nomination d’un ambassadeur, l’initiative traduit la volonté d’AIMES-AFRIQUE d’élargir progressivement son programme de Clubs Santé au-delà des frontières togolaises. Le dispositif est déjà implanté dans plusieurs établissements scolaires au Togo, où il s’appuie sur des activités parascolaires et extrascolaires.

    L’objectif affiché est de faire de l’école un espace où les jeunes peuvent non seulement apprendre, mais également développer leurs talents, leurs vocations et leur sens de la responsabilité communautaire.

    L’espace AES constitue désormais un nouveau terrain d’action. Le Dr Abdallah Ouedraogo aura ainsi pour mission de contribuer au rayonnement des Clubs Santé auprès des jeunes du Burkina Faso, du Mali et du Niger, tout en participant à la diffusion de messages portant sur la santé, l’éducation et l’engagement citoyen.

    Cette démarche mise également sur les réseaux sociaux, devenus un important espace d’éducation informelle. L’ambition est d’inciter les jeunes à produire eux-mêmes des contenus utiles et à valoriser leurs initiatives.

    La cérémonie de signature de la convention a par ailleurs été marquée par la présentation de l’ouvrage du Dr Abdallah Ouedraogo, « Là où tout semblait perdu », un livre d’environ 260 pages qui vient compléter le portrait d’un professionnel dont le parcours se situe au croisement de la médecine, de la création artistique et de la transmission.

    Avec cette nouvelle responsabilité, le médecin-artiste est donc appelé à jouer un rôle de passerelle entre le monde médical et une jeunesse qui ne demande qu’à être sensibilisée autrement. Pour les initiateurs, le pari est clair : faire de la santé non plus seulement un sujet médical, mais aussi un levier d’éducation, de créativité et d’engagement pour la jeunesse de l’espace AES.

  • Vogan : AIMES-AFRIQUE met la chirurgie spécialisée à la portée des populations rurales

    Vogan : AIMES-AFRIQUE met la chirurgie spécialisée à la portée des populations rurales

    À Vogan, une campagne médico-chirurgicale portée par l’ONG AIMES-AFRIQUE permet à des centaines de personnes vulnérables d’accéder gratuitement à des soins spécialisés, confirmant la volonté de l’organisation de réduire les inégalités d’accès à la santé au Togo.

    Au Centre hospitalier préfectoral (CHP) de Vogan, la solidarité médicale prend une dimension concrète. Depuis le 7 août 2026, les équipes de la mission médico-chirurgicale AMSA de l’Association Internationale des Médecins pour la Promotion de l’Éducation et de la Santé en Afrique (AIMES-AFRIQUE) sont à pied d’œuvre pour prendre en charge gratuitement des patients issus principalement des populations rurales et vulnérables.

    Validée par le ministère de la Santé et menée avec l’accompagnement des autorités sanitaires locales, cette campagne s’inscrit dans une démarche visant à rapprocher les soins spécialisés des populations qui, en raison de l’éloignement géographique ou de leurs moyens financiers limités, éprouvent des difficultés à accéder à certaines prestations médicales.

    Après une phase de consultations organisée du 3 au 6 août, les interventions chirurgicales ont débuté le 7 août et se poursuivent jusqu’au 9 août. Plusieurs spécialités sont concernées, notamment la chirurgie générale, l’ophtalmologie et la gynécologie.

    Réponse aux besoins médicaux des populations

    Pour de nombreux patients, la présence temporaire d’équipes spécialisées au CHP de Vogan constitue une véritable opportunité. Certaines pathologies nécessitant une intervention chirurgicale ne peuvent en effet pas toujours être prises en charge localement, obligeant les malades à envisager un déplacement vers des structures hospitalières disposant des compétences et équipements nécessaires.

    La mission d’AIMES-AFRIQUE permet ainsi de réduire cette contrainte. Les bénéficiaires peuvent recevoir des soins spécialisés sans avoir à supporter les frais liés à une prise en charge médicale classique.

    Le directeur du CHP de Vogan, Komla Donou, ne cache pas sa satisfaction face à cette initiative. « Je suis pleinement satisfait de cette opération foraine menée par l’ONG AIMES-Afrique et le Dr Kodom. Elle apporte une solution médicale immédiate à des cas chirurgicaux que nous ne pouvions pas prendre en charge sur place », souligne-t-il.

    Pour les responsables sanitaires locaux, l’intérêt de cette campagne dépasse donc la seule dimension chirurgicale. Elle constitue également un appui ponctuel aux structures sanitaires locales et permet de répondre à des besoins qui, faute de spécialistes disponibles en permanence, peuvent rester en attente.

    La campagne cible en particulier les enfants, les femmes et les personnes âgées, des catégories qui peuvent être davantage exposées aux difficultés financières ou géographiques liées à l’accès aux soins spécialisés.

    Signe de l’équité sanitaire

    L’action menée à Vogan bénéficie de l’accompagnement des autorités sanitaires. Le Dr Mawuko K. Klevo voit dans cette initiative une contribution concrète à l’objectif d’un accès plus équitable aux soins de santé.

    « Je remercie chaleureusement AIMES-Afrique, le Dr Michel Kodom et le gouvernement pour cette campagne foraine dans la préfecture de Vo », déclare-t-il, estimant que l’initiative permet d’offrir « des soins de qualité aux cas sociaux les plus démunis ».

    La présence des équipes médico-chirurgicales apparaît ainsi comme un moyen de réduire deux obstacles majeurs à l’accès aux soins : le coût des prestations et la distance séparant certaines populations des centres spécialisés.

    Au CHP de Vogan, la phase opératoire a été suivie par le Prof. Dr. Serge Michel Kodom, président d’AIMES-AFRIQUE, aux côtés du directeur de l’établissement et du directeur préfectoral de la Santé. Cette présence témoigne de l’importance accordée au suivi de terrain et à la qualité de la prise en charge.

    Au-delà des interventions elles-mêmes, la visite des patients déjà opérés permet également aux équipes de s’assurer de leur état de santé et de suivre l’évolution des personnes prises en charge.

    L’opération bénéficie par ailleurs d’une couverture médiatique destinée à mettre en lumière le travail des professionnels de santé, mais aussi les réalités vécues par les bénéficiaires.

    Pari d’AIMES-AFRIQUE

    La campagne de Vogan s’inscrit dans une opération plus vaste conduite par AIMES-AFRIQUE dans la région Maritime. Selon le président de l’ONG, près de 800 patients ont déjà été opérés dans le cadre de cette mission, un bilan qui dépasse les objectifs initialement fixés.

    « Avec près de 800 patients opérés dans la région Maritime, les objectifs ont été largement dépassés », affirme le Prof. Dr. Serge Michel Kodom. Pour lui, cette performance traduit surtout la nécessité de maintenir des actions de proximité en direction des populations rurales vulnérables.

    « Cette initiative réaffirme la volonté de soulager les démunis des zones reculées afin que personne ne soit laissé de côté », insiste-t-il.

    Près de 800 personnes opérés dans la Région maritime, notamment à Agomé Glouzou (Bas Mono) en juin dernier et cette semaine à Vogan. La prochaine étape Région Centrale avec pour objectif, atteindre 250 à 300 personnes.

    Derrière ces chiffres se trouve donc une ambition plus large : faire de la santé un droit réellement accessible, y compris pour les populations éloignées des grands centres urbains. À travers ses missions médico-chirurgicales, AIMES-AFRIQUE cherche précisément à réduire la fracture sanitaire entre les zones urbaines et rurales.

    Créée autour de la promotion de l’éducation et de la santé en Afrique, l’ONG s’est notamment engagée dans des actions destinées à rapprocher les soins des populations défavorisées. Ses campagnes médicales gratuites permettent à des patients qui n’auraient pas nécessairement les moyens de financer une intervention spécialisée d’être pris en charge.

    L’objectif affiché est de contribuer à l’amélioration des conditions sanitaires des populations vulnérables, en mettant l’expertise médicale au service des communautés qui en ont le plus besoin. La démarche repose ainsi sur une conception de la santé qui ne se limite pas aux infrastructures, mais intègre également la disponibilité des compétences, l’accessibilité financière et la proximité géographique.

    À Vogan, cette philosophie prend une forme particulièrement visible. Des spécialistes se déplacent vers les populations plutôt que d’attendre que les patients parcourent de longues distances pour accéder à leurs services.

    La mission médico-chirurgicale AMSA apparaît dès lors comme une illustration concrète de la vocation d’AIMES-AFRIQUE : contribuer, par l’action médicale et la solidarité, à réduire les inégalités sanitaires et à promouvoir un accès plus juste aux soins.

    Au CHP de Vogan, derrière chaque opération se trouve ainsi une famille soulagée, un patient qui retrouve l’espoir et une communauté qui bénéficie temporairement d’une expertise médicale spécialisée. Une démarche qui rappelle que rapprocher les soins des populations rurales reste un enjeu majeur de santé publique.

  • Préfecture de Vo : une vaste mission chirurgicale gratuite pour redonner le sourire aux enfants

    Préfecture de Vo : une vaste mission chirurgicale gratuite pour redonner le sourire aux enfants

    Du 3 au 9 août, AIMES-AFRIQUE offre des consultations et interventions chirurgicales gratuites aux enfants de la préfecture de Vô afin de rapprocher les soins spécialisés des populations rurales.


    La préfecture de Vo devient le théâtre d’une importante opération humanitaire de santé du 3 au 9 août 2026. L’Association Internationale des Médecins pour la promotion de l’Éducation et de la Santé en Afrique (AIMES-AFRIQUE), en partenariat avec les organisations allemandes Sternstunden et Aktion PiT Togohilfe e.V., organise une mission médico-chirurgicale foraine gratuite destinée aux enfants souffrant de pathologies nécessitant une intervention chirurgicale.

    Selon le programme, les consultations médicales se déroulent du 3 au 6 août dans les Unités de Soins Périphériques (USP) de Zoti et Dzrékpo, tandis que les opérations chirurgicales sont prévues du 7 au 9 août. Les équipes médicales prendront en charge plusieurs affections courantes, notamment les hernies, hydrocèles, lipomes et d’autres pathologies chirurgicales pédiatriques.

    Rapprocher l’hôpital des populations rurales

    Cette initiative s’inscrit dans la vision portée depuis plus de vingt ans par AIMES-AFRIQUE, dont la mission consiste à rapprocher les soins spécialisés des populations vivant en milieu rural. Fondée en 2005 par le Professeur Serge Michel Kodom, l’organisation intervient régulièrement dans plusieurs pays africains pour offrir gratuitement des consultations spécialisées et des interventions chirurgicales aux personnes les plus vulnérables.

    Au fil des années, ces campagnes ont permis à des milliers de patients de retrouver la santé sans supporter les coûts souvent prohibitifs des soins spécialisés. Les précédentes missions organisées notamment dans les préfectures de l’Ogou, de la Kozah ou encore de Sotouboua ont enregistré une forte mobilisation des populations et des résultats jugés très satisfaisants par les autorités sanitaires.

    Un appel aux familles concernées

    Au-delà des interventions chirurgicales, cette mission constitue également une occasion de sensibiliser les familles sur l’importance d’une prise en charge précoce des maladies chirurgicales chez l’enfant. Des pathologies comme les hernies ou les hydrocèles, souvent négligées faute de moyens financiers ou d’accès aux spécialistes, peuvent entraîner des complications lorsqu’elles ne sont pas traitées à temps.

    Les organisateurs invitent ainsi les parents dont les enfants présentent ces affections à se rendre dans les centres de consultation de Zoti et Dzrékpo afin de bénéficier d’un diagnostic gratuit et, si nécessaire, d’une intervention chirurgicale sans frais.

    À travers cette nouvelle campagne, AIMES-AFRIQUE confirme une nouvelle fois son engagement en faveur d’un accès équitable aux soins de santé spécialisés et contribue à améliorer durablement la qualité de vie des enfants de la préfecture de Vo.

  • Le duo DAGL-AIMES-AFRIQUE en synergie pour la santé des élèves

    Le duo DAGL-AIMES-AFRIQUE en synergie pour la santé des élèves

    Le District autonome du Grand Lomé et l’ONG Aimes-Afrique renforcent leur collaboration pour promouvoir la santé préventive dans les établissements scolaires.

    Le District autonome du Grand Lomé (DAGL) et l’ONG Aimes-Afrique renforcent leur partenariat en faveur de la santé des jeunes en milieu scolaire. La gouverneure du DAGL, Zouréhatou Kassah-Traoré, a reçu en audience une délégation de l’organisation conduite par son président, le docteur Michel Kodom, dans le cadre d’une tournée institutionnelle consacrée à la promotion de la santé et de l’éducation sanitaire dans les établissements secondaires.

    La rencontre a mobilisé plusieurs autorités administratives et territoriales, notamment les préfets du Golfe et d’Agoè-Nyivé, les maires et élus locaux du Grand Lomé, ainsi que les directeurs régionaux de l’Éducation, de la Santé et de l’Action sociale. Ensemble, ils ont examiné les modalités de déploiement des « Clubs Santé SOS Docteur TV », un programme destiné à sensibiliser les élèves aux bonnes pratiques sanitaires et à développer une véritable culture de la prévention.

    Au cours des échanges, les responsables d’Aimes-Afrique ont présenté les premiers résultats enregistrés dans les établissements déjà engagés dans cette initiative. Ils ont notamment mis en avant les retombées positives du concours de culture générale en santé « Génie Imhotep », considéré comme l’un des piliers du projet. Cette compétition contribue à renforcer les connaissances des élèves sur les questions de santé tout en développant leur esprit de leadership et leur sens des responsabilités.

    À l’issue de la séance de travail, la gouverneure Zouréhatou Kassah-Traoré a salué les efforts de l’ONG en faveur du bien-être des jeunes. Elle a appelé les autorités locales, les responsables éducatifs et les acteurs du secteur sanitaire à accompagner cette dynamique afin d’assurer son succès.

    Par cette collaboration, le DAGL et Aimes-Afrique affichent leur ambition de faire de l’école un espace privilégié de prévention, d’éducation sanitaire et de formation citoyenne, convaincus qu’une jeunesse sensibilisée aux enjeux de santé constitue un levier essentiel pour le développement durable du Togo.


  • Clubs Santé SOS DOCTEUR TV sollicite les gouverneurs pour impliquer les acteurs déconcentrés dans les établissements secondaires du Togo

    Clubs Santé SOS DOCTEUR TV sollicite les gouverneurs pour impliquer les acteurs déconcentrés dans les établissements secondaires du Togo

    L’ONG AIMES-AFRIQUE accélère le déploiement des Clubs Santé SOS Docteur TV à travers le pays en impliquant les gouverneurs et les autorités régionales dans une vaste stratégie de prévention sanitaire et de promotion de l’excellence en milieu scolaire.

    Face à la multiplication des défis sanitaires et sociaux auxquels sont confrontés les adolescents togolais, l’ONG AIMES-AFRIQUE franchit une nouvelle étape dans la mise en œuvre de son ambitieux projet des Clubs Santé SOS Docteur TV. Du 15 au 18 juin 2026, une tournée nationale a été organisée dans les six gouvernorats du pays afin de présenter cette initiative aux gouverneurs et à leurs proches collaborateurs.

    L’objectif est clair : faire des établissements secondaires des espaces privilégiés d’éducation à la santé, de responsabilisation des jeunes et de développement du civisme.

    Initiée dès octobre 2023, cette démarche se veut une réponse concrète à des indicateurs sanitaires jugés préoccupants chez les adolescents et les jeunes. L’essor des réseaux sociaux et l’affaiblissement progressif des activités parascolaires traditionnelles ont également renforcé la nécessité de mettre en place des mécanismes d’encadrement plus structurés.

    Porté par le professeur honoraire Dr Serge Michel Kodom, président fondateur d’AIMES-AFRIQUE, le projet s’inscrit dans un vaste programme d’excellence et d’émulation en milieu scolaire et universitaire composé de cinq projets majeurs.

    Au cœur du dispositif, les Clubs Santé SOS Docteur TV ambitionnent d’installer durablement une culture de prévention dans les établissements scolaires. Le programme repose sur sept axes stratégiques intégrant notamment l’éducation sanitaire, la sensibilisation aux comportements à risque, la promotion de la responsabilité citoyenne et des activités pédagogiques innovantes comme le jeu de culture générale en santé « Génie Imhotep ».

    Au-delà de la simple présentation du projet, la tournée vise à associer étroitement les autorités déconcentrées à sa mise en œuvre. Gouverneurs, présidents des conseils régionaux, préfets, maires, responsables régionaux de l’éducation, de la santé et des affaires sociales sont désormais appelés à jouer un rôle central dans l’accompagnement du programme.

    Cette implication des acteurs territoriaux apparaît indispensable au regard des chiffres alarmants qui concernent la jeunesse togolaise.

    Les données présentées par les promoteurs du projet révèlent des réalités préoccupantes : la persistance des grossesses en milieu scolaire, la faible connaissance du VIH chez les jeunes, la consommation importante d’alcool, de tabac et de drogues ainsi qu’une vulnérabilité accrue face aux infections sexuellement transmissibles.

    Le phénomène des grossesses scolaires demeure particulièrement inquiétant. Plus de 2 000 cas sont enregistrés chaque année depuis quatre années consécutives dans les établissements du pays.

    À cela s’ajoutent des comportements à risque observés chez les adolescents, notamment la précocité des rapports sexuels et la faible utilisation des moyens de protection.

    Pour AIMES-AFRIQUE, ces défis nécessitent une mobilisation collective dépassant le seul cadre éducatif. D’où la volonté d’associer l’administration territoriale, les collectivités locales et les services déconcentrés de l’État afin de bâtir un véritable écosystème de protection des jeunes.

    Déjà présente dans quinze pays, l’organisation entend ainsi renforcer sa vision : « Santé et Éducation pour tous en Afrique ».

    Cette tournée nationale marque donc un tournant stratégique. Elle traduit la volonté des promoteurs du projet de territorialiser davantage leurs actions et de faire des gouvernorats des relais essentiels dans la construction d’une jeunesse plus responsable, mieux informée et davantage préparée aux défis de demain.

    Un pari ambitieux qui pourrait, à terme, redessiner le paysage de l’éducation sanitaire au Togo.


  • Former pour prévenir les dérives chez les jeunes

    Former pour prévenir les dérives chez les jeunes

    À Dapaong, des enseignants des Savanes se mobilisent et se forment pour mieux armer les adolescents face aux défis de la santé sexuelle et des valeurs dans un contexte en pleine mutation. Sous l’impulsion de l’ONG AIMES-AFRIQUE.

    À Dapaong, des enseignants mieux armés pour encadrer les adolescents

    Du 22 au 24 avril 2026, la ville de Dapaong, dans la région des Savanes, a accueilli un atelier de formation d’envergure à l’endroit des membres du comité régional des enseignants encadreurs des clubs santé. Organisée par l’ONG AIMES-AFRIQUE, avec l’appui du Ministère de l’Éducation nationale et de l’UNFPA, cette session s’inscrit dans une dynamique de renforcement des compétences des acteurs éducatifs face aux défis croissants liés à la santé sexuelle et au développement des adolescents.

    Défis contemporains

    Dans un contexte marqué par l’influence grandissante des réseaux sociaux et la persistance de nombreux tabous autour de la sexualité, les jeunes se retrouvent souvent exposés à des informations erronées ou incomplètes. Face à cette réalité, l’école apparaît comme un cadre privilégié pour apporter des réponses adaptées.

    C’est dans cette optique que les 21 membres du comité régional des encadreurs des clubs santé de la région des Savanes ont été réunis autour du thème de l’Éducation aux Valeurs et à la Santé Sexuelle (EVSS). L’objectif est clair : doter ces enseignants d’outils pédagogiques et de connaissances solides pour mieux accompagner les élèves dans leur développement personnel, social et sanitaire.

    Levier de transformation

    Mis en place progressivement depuis octobre 2023 et généralisés à l’échelle nationale en mars 2024, les clubs santé s’imposent aujourd’hui comme un dispositif structurant dans le système éducatif togolais. Portés par AIMES-AFRIQUE, ils constituent de véritables espaces d’échange, d’écoute et de sensibilisation pour les élèves.

    Ces clubs reposent sur une approche participative innovante. À travers des activités interactives, notamment les jeux éducatifs comme « Génie Imhotep », les élèves sont encouragés à produire eux-mêmes des contenus éducatifs destinés à leurs pairs. Ils deviennent ainsi des relais d’information, des éducateurs et même des ambassadeurs de la santé au sein de leurs établissements.

    Richesse

    La formation de Dapaong, première du genre depuis l’installation officielle des comités régionaux en février 2026, a abordé plusieurs thématiques essentielles. Parmi elles figurent le genre, la santé sexuelle et reproductive, les droits et responsabilités des jeunes, les relations interpersonnelles ainsi que la prévention des violences basées sur le genre (VBG).

    Les participants ont également été formés sur des modules spécifiques tels que les méthodes contraceptives, la citoyenneté sexuelle ou encore la lutte contre les grossesses précoces en milieu scolaire. Autant de problématiques qui touchent directement la jeunesse et nécessitent une prise en charge adaptée.

    Des guides pédagogiques et des outils pratiques ont été mis à disposition des enseignants afin de faciliter la transmission des connaissances au sein des clubs santé. L’objectif est de garantir un encadrement de qualité, capable d’influencer positivement les comportements des élèves.

    Sexualité responsable

    Au cœur des échanges, la question des tabous liés à la sexualité a occupé une place importante. Pour les experts, il est impératif de libérer la parole afin de mieux sensibiliser les jeunes.

    « Les tabous sur la sexualité persistent encore et il faudrait sauter les verrous et aider les jeunes dans la sexualité positive », a souligné le Dr Michel Kodom, président fondateur d’AIMES-AFRIQUE.

    Cette approche vise à promouvoir une sexualité responsable, fondée sur le respect de soi et des autres, tout en prévenant les risques liés aux comportements à risque.

    Renforcement

    Les comités régionaux des encadreurs des clubs santé jouent désormais un rôle clé dans la mise en œuvre du programme. En tant qu’organes déconcentrés, ils assurent la coordination des activités au niveau des préfectures, des inspections et des établissements scolaires.

    La formation de Dapaong a ainsi permis de consolider cette dynamique en renforçant les capacités des encadreurs et en harmonisant les méthodes d’intervention. Elle a été coordonnée par des experts du Ministère de l’Éducation nationale, notamment Méatchi Bakar, point focal santé et alimentation, et Passa Tchilabalo, chef division de la vie scolaire et des projets d’établissements à la Direction de l’Enseignement secondaire général.

    Impact durable

    L’un des points forts du programme repose sur son approche en cascade. Les enseignants formés sont appelés à transmettre les connaissances acquises à leurs collègues et aux élèves, créant ainsi un effet multiplicateur.

    Cette stratégie vise à toucher un maximum de jeunes et à renforcer durablement l’impact des clubs santé dans les établissements scolaires. À terme, il s’agit de contribuer à la formation d’une génération plus consciente, responsable et mieux informée sur les enjeux liés à la santé et à la citoyenneté.

    Cap sur les autres régions

    Après la région des Savanes, le programme de formation se poursuivra dans les autres régions éducatives du pays, notamment le Grand Lomé, la Maritime, les Plateaux Est et Ouest, la Centrale ainsi que la Kara.

    Cette extension progressive témoigne de la volonté des acteurs impliqués de faire des clubs santé un pilier du système éducatif togolais. En renforçant les compétences des enseignants et en impliquant activement les élèves, cette initiative ambitionne de transformer durablement les comportements et de bâtir une jeunesse épanouie et responsable.

    À travers cette formation, AIMES-AFRIQUE et ses partenaires confirment leur engagement en faveur du bien-être des jeunes. À Dapaong, un pas important vient d’être franchi dans la construction d’un avenir où l’éducation à la santé et aux valeurs occupe une place centrale.

  • GÉNIE IMHOTEP : l’heure de la phase inspectorale

    GÉNIE IMHOTEP : l’heure de la phase inspectorale

    « GÉNIE IMHOTEP », une compétition de culture générale en santé, entre dans sa phase inspectorale, la troisième étape d’un processus structuré en cinq phases, allant des confrontations inter-classes jusqu’à la grande finale nationale prévue en août 2026.

    Le championnat national du jeu de culture générale en santé « GÉNIE IMHOTEP » entre dans une nouvelle phase décisive avec le lancement, ce samedi 25 avril 2026, de sa très attendue phase inspectorale. Après des joutes intenses au niveau préfectoral, les meilleurs établissements du pays s’apprêtent à croiser le fer dans les 18 chefs-lieux des inspections pédagogiques, marquant ainsi une nouvelle étape dans cette compétition éducative d’envergure.

    Initiée par les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV avec l’appui des autorités éducatives et de l’ONG AIMES AFRIQUE, cette compétition nationale mobilise plus de 200 établissements secondaires à travers le territoire togolais. Elle vise à promouvoir la culture générale, avec un accent particulier sur les thématiques de santé, tout en développant l’esprit de compétition, le leadership et la prise de parole chez les élèves.

    La phase inspectorale constitue la troisième étape d’un processus structuré en cinq phases, allant des confrontations inter-classes jusqu’à la grande finale nationale prévue en août 2026. Elle intervient après la phase préfectorale qui a permis de sélectionner 42 établissements parmi les meilleurs du pays.

    Ce samedi, les buzzers vont donc résonner simultanément dans les différentes inspections, où ces 42 établissements vainqueurs vont s’affronter dans des duels de haut niveau. Chaque inspection verra s’opposer plusieurs équipes déterminées à décrocher leur ticket pour la suite de la compétition. À l’issue de cette phase, seuls 18 établissements seront retenus pour continuer l’aventure.

    L’enjeu est de taille : ces établissements qualifiés accéderont aux phases régionales, puis à la grande finale nationale prévue à la fin du mois de juin 2026, après les épreuves du baccalauréat deuxième partie. Cette organisation, alignée sur le calendrier scolaire, permet aux candidats de concilier performance académique et participation à cette compétition intellectuelle.

    Au-delà de l’aspect compétitif, « GÉNIE IMHOTEP » se distingue par sa vocation pédagogique. Les élèves sont évalués sur des connaissances liées à la santé, notamment l’éducation à la vie sociale, la prévention des infections et les comportements responsables. Cette approche innovante fait du championnat un véritable outil de sensibilisation et de formation citoyenne.

    Dans les établissements comme dans les inspections, l’engouement est palpable. Encadreurs, autorités éducatives et partenaires suivent de près cette phase charnière, qui déterminera les futurs prétendants au titre national. Pour les participants, il ne s’agit plus seulement de jouer, mais de démontrer leur excellence et de porter haut les couleurs de leur établissement.

    Avec cette phase inspectorale, le championnat entre dans sa dimension élitiste. La compétition se durcit, les enjeux s’intensifient, et chaque question peut faire basculer le destin d’une équipe. Une chose est sûre : le rendez-vous du 25 avril promet du spectacle, du savoir et une célébration éclatante de l’intelligence juvénile togolaise.

Radio Renouveau228

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