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  • Jugements coutumiers: les têtes couronnées adoptent la Déclaration de Sokodé

    Jugements coutumiers: les têtes couronnées adoptent la Déclaration de Sokodé

    Les chefs traditionnels ont pris une décision importante en matière de règlement ou de résolution de conflits. Elle a pour nom la Déclaration de Sokodé.

    Dans le tableau de la protection des droits de l’homme en terre togolaise, les chefs traditionnels devront désormais prendre en compte les droits de l’homme dans les jugements coutumiers.

    Il s’agit de la conclusion d’une rencontre d’échanges sur la prise en  compte des droits de l’homme dans les pratiques traditionnelles, organisée à Sokodé, sous la supervision de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH).

    Cette rencontre a permis aux participants – têtes couronnées – d’adopter une approche basée sur la protection et la promotion des droits de l’homme dans le règlement des heurts dans leur communauté.

    De ce rendez-vous est né ce qui est désormais appelé la Déclaration de Sokodé dont voici la teneur.

    DECLARATION SOLENNELLE DES CHEFS TRADITIONNELS DU TOGO SUR LEUR ENGAGEMENT EN FAVEUR DES DROITS DE L’HOMME AU TOGO

    dite, « Déclaration de SOKODE »

    Nous, Chefs traditionnels du Togo, garants des us et coutumes, réunis en atelier d’échange organisé par la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) à Sokodé le 24 octobre 2025, sur la prise en compte des Droits de l’homme dans les jugements et pratiques traditionnels et culturels ;

    • Considérant que les droits de l’homme sont universels, inaliénables et inhérents à toute personne, sans distinction d’origine, de sexe, de religion, d’ethnie ou de condition sociale ;
    • Reconnaissant que nos traditions et nos valeurs culturelles placent l’être humain, la dignité et la solidarité au cœur de la vie communautaire ;
    • Rappelant notre rôle de veille à l’harmonie, à la cohésion sociale, à la justice coutumière, à la paix et au vivre ensemble au sein de nos communautés ;
    • Considérant la déclaration des chefs traditionnels à Notsè et à Togblékopé sur les pratiques sociales et culturelles néfastes affectant les enfants au Togo ;
    • Conscients que le respect des droits de l’homme contribue au développement harmonieux, à la stabilité et l’épanouissement des populations ;

    Déclarons solennellement ce qui suit :

    1. Nous nous engageons à promouvoir, dans l’exercice de nos responsabilités traditionnelles, le respect de la dignité humaine, l’égalité entre tous et la justice ;
    • Nous condamnons toute forme de discrimination, de violence, d’exclusion sociale, de pratiques néfastes aux droits fondamentaux, et nous travaillerons à leur élimination progressive dans nos communautés ;
    • Nous nous engageons à protéger les personnes vulnérables, en particulier les femmes, les enfants, les personnes âgées et les personnes vivant avec un handicap ;
    • Nous nous engageons à contribuer à la prévention et au règlement pacifique des conflits, dans le respect des droits de chaque individu ;
    • Nous soutenons les actions de la Commission nationale des droits de l’homme, de l’Etat et de la Société civile en faveur de la promotion et de la protection des droits humains ;
    • Nous nous engageons fermement à sensibiliser nos populations afin que les droits de l’homme deviennent une réalité vécue au quotidien dans  nos unités administratives respectives.

    A cet effet, nous, chefs traditionnels du Togo, adoptons et signons la présente Déclaration, comme témoignage de notre ferme engagement en faveur du respect et de la promotion des Droits de l’homme.

                                                               Fait à Sokodé, le 24 octobre 2025

                                                                 Les Chefs traditionnels du Togo ;

                                                                 Le Président du Conseil National de

                                                               la Chefferie Traditionnelle

  • Si c’est un rêve…

    Si c’est un rêve…

    Merci ! Après dix-huit ans de présence sur cette antenne, cet édito est le dernier que vous proposez aux auditeurs de RFI. Alors, on va changer les habitudes. Plutôt que de vous poser la première question, je vous laisse ouvrir le bal…

    Dans la nuit du 26 au 27 octobre, ministres et dignitaires du régime se succèdent au Palais présidentiel, dans un incessant ballet de rutilantes berlines et de luxueux 4×4. Sur le visage des personnalités qui défilent se lit une certaine gravité, de la consternation, de l’inquiétude. On devine même, ici et là, une réelle angoisse. La capitale bruisse de folles rumeurs. La télévision nationale a positionné dans la cour du Palais son car-régie réservé aux grands événements. On attend une importante annonce présidentielle. Trois jours plus tôt, la proclamation annoncée des résultats avait été subitement reportée, à la demande, paraît-il, du chef de l’État, qui aurait exigé de son état-major la vérité des chiffres.

    À l’heure du journal télévisé du soir, un bandeau annonce aux téléspectateurs « un important événement ». 21 heures 20, le générique du JT démarre, répétitif, trois fois plus long que d’habitude. C’est alors qu’apparaît, pimpante et impassible, la présentatrice vedette.

    Et que dit-elle donc ?

    « Mesdames et messieurs, bonsoir. Un message solennel du président de la République ». Le drapeau au-dessus du Palais flotte au vent tout au long des soixante-huit secondes que dure l’hymne national. Debout derrière un pupitre, le visage à la fois grave et détendu, le chef de l’Etat démarre posément :

    « Chers concitoyens, vous avez voté le 12 octobre dans le calme et la sérénité, et je vous en félicite. Au regard des résultats de ce scrutin, j’ai le plaisir et l’honneur historique de vous annoncer que vous avez choisi pour conduire la destinée de notre chère patrie… ». La plupart croient alors rêver en entendant le président prononcer le nom de son ancien ministre et challenger, qu’il félicite avant de lui souhaiter plein succès dans la conduite de la nation. Alors qu’il invite le peuple à s’unir derrière l’heureux élu, on entend, dans le lointain, des clameurs, portées en écho par les sept collines qui enserrent la capitale. Les foules se déversent presque aussitôt dans les rues. Dans toutes les villes du pays, c’est la même liesse débordante. Comme les soirs de grande victoire de l’équipe nationale de football…

    Rassurez-nous ! C’est bien de la fiction, l’événement que vous évoquez là, n’est-ce pas ? Et cette équipe nationale, ne serait-ce pas Les Lions Indomptables ?

    Quelle perspicacité ! Pour le pire, l’Afrique est désespérément prévisible. Mais elle peut aussi surprendre, pour le meilleur. Il nous est souvent arrivé de dire ici que l’Afrique est le continent du pire et du meilleur. Le pire est toujours régulier, ponctuel. Quant au meilleur, il surgit à l’improviste, au moment où on l’attend le moins. Sur les faits que nous relatons, les Camerounais seront fixés dans les quarante-huit heures, et nous avec. Si c’est un rêve, il est assumé. Et si la réalité venait à nous contredire, nos certitudes d’espérance vaudront circonstance atténuante. Car, même lorsque sombre toute joie, nous avons le devoir de continuer à croire en ce continent. L’argent, la ruse et l’imposture n’auront pas le dernier mot !

    Il suffit de si peu, pour que le Cameroun renoue avec une dynamique positive. Paul Biya a beaucoup à se faire pardonner. Ce sera fait, s’il parvenait à s’extirper du guet-apens tendu par son propre entourage. Peut-être même retrouverait-il alors un peu de cette popularité immense qui a marqué son arrivée au pouvoir, il y a plus de quatre décennies.

    C’est, ici, le moment de dire merci aux auditeurs. Pour leur écoute vigilante. Pour leurs critiques, leur bienveillance. Je viens de vous, je vais vers vous. D’une manière ou d’une autre, nous nous retrouverons, pour continuer à penser cette Afrique qu’aucun de nous ne peut, seul, porter sur ses épaules.

    Dernière chronique de Jean-Baptiste Placca sur RFI du 25 octobre 2025

  • Des dirigeants de meilleure qualité

    Des dirigeants de meilleure qualité

    Pour ne pas risquer de se retrouver avec pire que ce que les peuples rejettent, des tamis de vigilance s’imposent désormais dans la sélection des candidats à la magistrature suprême. À Madagascar comme ailleurs.

    Acculé par une jeunesse malgache pleine de détermination, Andry Rajoelina a déserté le pays, et l’Assemblée nationale l’a destitué. L’armée a pris les commandes, et le colonel Randrianirina, devenu héros pour avoir exhorté ses camarades militaires à refuser de tirer sur leurs amis, frères et sœurs manifestants, a été investi par la Haute cour constitutionnelle. Ne faut-il pas s’en réjouir ?

    Il y a peu de monde pour pleurer ce président largement comptable du passif instable de Madagascar. Pour autant, la liesse saluant sa chute ne constitue en rien la garantie d’un avenir radieux pour les Malgaches, qui ont dû déchanter tant de fois par le passé ! Les espérances que suscite la fin d’un régime décrié demeurent un mirage, aussi longtemps que les peuples oublient de tirer les leçons de leurs déconvenues antérieures. On parle, ici, de refondation. Mais celle-ci n’est possible que si tous les acteurs se situent au même niveau de sincérité, avec le même degré d’exigence.

    Après plus de six décennies à trébucher, tomber, se relever pour trébucher à nouveau, tomber encore et se relever, peut-être est-il temps, pour les Malgaches, et pas seulement eux, de reprendre leur souffle, pour penser enfin une manière judicieuse d’avancer surement. À certains égards, l’admiration dont déborde l’Afrique pour la détermination victorieuse de la jeunesse malgache rappelle celle des Burkinabè qui, en octobre 2014, ont chassé du pouvoir Blaise Compaoré. Celui-ci, après vingt-sept ans d’un règne sans partage, se croyait indétrônable. Un héliport de fortune dans les faubourgs de la capitale ; une exfiltration par un avion militaire français ; et tout était terminé. Comme Compaoré, Rajoelina a eu la désertion buissonnière. Par le chemin des écoliers ! Seize ans après, ce qu’est devenu le Burkina invite les Malgaches à une impérieuse vigilance, à plus d’exigence.

    En quoi consisteraient donc cette vigilance et ces exigences ?

    Aussi enivrantes qu’elles soient, ces phases de grande effervescence n’ont d’intérêt que par rapport aux leçons qu’en tirent les peuples. Ceux qui se retrouvent au pouvoir ont rarement le même agenda que les révolutionnaires qui ont risqué leur vie pour faire tomber le régime rejeté. Pour prendre le pouvoir, politiciens, militaires et autres troisièmes larrons rivalisent de stratagèmes qui, tôt ou tard, ramènent les populations à leurs frustrations de départ. La Refondation annoncée n’a de chance d’aboutir que si les maîtres de la transition demeurent sous pression, contraints d’agir vite, dans le sens de l’intérêt général. Sans quoi, dans quelques semaines, ils auront pris goût au pouvoir et tourné le dos à l’idéal révolutionnaire. En Afrique, les peuples qui font une confiance aveugle à des militaires prompts à leur promettre le paradis sans aucun chronogramme s’exposent aux pires désillusions. Quant au programme de la refondation, il est contenu dans les exigences déclamées durant les manifestations. Il s’agit, à présent, de les coucher sur papier, d’indiquer quand, comment et avec quels moyens les traduire en actes, sans cacher aux citoyens les efforts que cela implique de leur part.

    Tout cela ne suppose-t-il pas le retour à l’ordre constitutionnel, avec un chef d’État élu ?

    Bien évidemment ! Au peuple de ne pas se tromper sur le profil des candidats à la magistrature suprême. Les Malgaches pouvaient-ils espérer d’Andry Rajoelina autre chose que l’impasse dans laquelle il les a conduits ? Tout, dans son profil, aurait dû les mettre en garde. Diriger une nation africaine n’est pas un job pour des jouisseurs superficiels, pour qui tout se rapporte à ce qu’on appelle de manière triviale “la tchatche”. Interrogées séparément sur les qualités que devrait avoir le président idéal pour leur pays, des femmes d’affaires ouest-africaines confiaient naguère ceci : « D’abord, ce doit être quelqu’un qui mange à sa faim chez lui. Parce que, disaient-elles, nous ne voulons pas d’un président qui vienne résoudre ses problèmes de carrière, et même de survie, aux dépens du peuple ».

    Un pays sous-développé ne peut s’offrir à un dirigeant qui ne peut justifier d’un parcours professionnel clair et convaincant. Qui n’a jamais eu sous sa responsabilité plus de dix collaborateurs, en entreprise ou dans l’administration. Pour ne pas risquer de se retrouver avec pire que ce que les peuples rejettent, des tamis de vigilance s’imposent désormais. À Madagascar comme ailleurs…

    Chronique de Jean-Baptiste Placca du 18 octobre 2025 sur RFI

  • Sedoufia Komlanvi Afangbedji, un sénateur-maire

    Sedoufia Komlanvi Afangbedji, un sénateur-maire

    Ancien député , aujourd’hui sénateur élu, Sedoufia Komlanvi Afangbedji est élu ce jeudi, nouveau maire de la Commune du Bas-Mono 2.

    Son d’élection, dans l’après-midi de ce jeudi 16 octobre, n’a pas surplus les conseillers municipaux présents à l’assemblée ni les observateurs puisque étant le seul candidat en lice pour le poste de maire de la commune du Bas-Mono 2, après le retrait du candidat de l’alliance nationale pour le changement (ANC), le maire sortant, Atsu Eklou.

    Ce dernier s’est retiré, dit-il, pour protester contre ce qu’il qualifie de disfonctionnements après l’étape première de ce scrutin, suspendu entre temps par le préfet du Bas-Mono, Ametepe pour des raisons d’organisation.

    Comme on peut le constater sur l’ensemble du territoire national, l’Union pour la république (UNIR), le parti au pouvoir, prend quasiment la totalité des conseillers municipaux et le choix des maires principaux revêt donc un calcul politique.

    L’adjoint maire Sedoufia Komlanvi Afangbedji vient du du parti UNIR. Le reste des postes à pourvoir pour les commissions permanentes et spécialisées reste à attribuer.

    Pour le développement du Bas- Mono 2, c’est ensemble que ça doit se faire. Il ne doit pas être une affaire de parti politique ou de personnes, estiment certains. “Main dans la main, nous pouvons croire que les défis seront relevés”, insiste un fils dudit milieu.

    Les observations qui sont faites au cours de ce scrutin, renvoient à un autre cas d’école. Aux élus, c’est maintenant que le gros lot du travail commence. La population attend que sa commune soit développée et ce n’est pas une question d’une seule personne.

    J.A

  • Du bon usage électoral

    Du bon usage électoral

    Tous les chefs d’État ne se valent pas, en Afrique. Les conditions de son élection et les moyens dont chacun use pour accéder à la magistrature suprême déterminent la perception que son peuple (et l’opinion continentale) a de sa personne. Et ce peut être important pour « sa » gestion des affaires…

    Cameroun, Côte d’Ivoire, Tanzanie… Sur le continent africain, trois présidentielles se tiennent en ce mois d’octobre, en plus de toutes celles déjà organisées cette année, et des autres, prévues d’ici à fin décembre. Pourquoi l’élection présidentielle, pourtant ancrée dans les traditions, continue-t-elle de générer autant de tensions en Afrique ?

    Dans bien des pays, le pouvoir est concentré entre les mains du seul chef de l’État. Qui peut faire la fortune de qui lui plaît ; causer la ruine de qui il veut ; et même entraver la liberté de qui le gêne. D’où le sentiment qu’à la présidentielle se joue le sort personnel de chaque citoyen pour la durée du mandat. La manière dont se conquiert la magistrature suprême est loin d’être anodine. Dans les nations crédibles, les scrutins libres et transparents sont l’unique mode d’accession au pouvoir. L’Afrique, elle, se distingue encore souvent de manière peu glorieuse, avec les coups d’État, les réélections douteuses, qui jettent le discrédit sur la fonction présidentielle.

    Ce continent revêt des réalités multiples. Mais, par facilité, certains usent de formules expéditives pour qualifier l’Afrique, en se référant, en plus, aux tares des États les moins présentables. Ainsi, les mauvaises manières de quelques-uns en viennent à définir l’image de tous. Et ce n’est pas sans conséquences : l’an dernier, le président William Ruto, s’étonnant de voir augmenter les taux appliqués aux emprunts de son pays, le Kenya, découvrait, abasourdi, que les agences de notation avaient intégré au risque-Kenya le coup d’État survenu au Niger.

    gnoraient-ils que 5642 kilomètres séparent ces deux pays ?

    Ramener l’ensemble du continent au niveau des cancres relève de la paresse intellectuelle. L’Afrique compte de véritables États démocratiques, performants sur le plan économique, qui ont peu à envier aux autres. La médiocrité n’est pas une fatalité, en Afrique. Mais, pour éviter ces amalgames, les Africains eux-mêmes devraient savoir être, dans la quête de l’excellence, ambassadeurs, les uns pour les autres.

    Il y a une trentaine d’années, le Sénégalais Kéba Mbaye, juge à la Cour internationale de justice de la Haye et vice-président du Comité international olympique avait initié l’harmonisation du droit des affaires en Afrique. Depuis, l’Ohada existe, qui rassure les milieux économiques et simplifie les échanges confiants entre États africains et avec l’extérieur. C’est du panafricanisme palpable, concret.

    Puisque les élections douteuses nuisent, y compris aux économies, et bien au-delà des pays qui s’y complaisent, pourquoi ne pas harmoniser, avec la même rigueur, les pratiques électorales ? Sur ce continent, tous les chefs d’État ne se valent pas. Les moyens par lesquels certains se hissent au pouvoir ou s’y maintiennent sont d’une troublante disparité, sans légitimité, sans respectabilité. Et les peuples ne sont pas toujours très fiers de ceux qui sont censés les diriger.

    Les élections ne relèvent-elles pas de la souveraineté des États ?

    Étant donné que tous arborent le pavillon « Afrique », chacun devrait se sentir responsable pour les autres. Et cela commence par les comportements électoraux, qui ont une incidence sur vos voisins. Cap Vert, Botswana, Ghana, Nigeria, Bénin et d’autres pays africains ont des usages suffisamment crédibles pour inspirer l’ensemble du continent. Au Sénégal, depuis un quart de siècle, en période d’élection, les plus sérieuses stations de radio et chaînes de télévision agissent en acteurs civiques. Les résultats parcellaires que relaient au fur et à mesure ces médias situent le citoyen qui peut, deux heures après la clôture du vote, esquisser par lui-même les grandes tendances. C’est exactement ce que font les Américains. Et c’est plus honorable que de maintenir la population dans le brouillard, en attendant qu’un ministre servile ou une commission électorale aux ordres vienne, au cœur de la nuit, asséner des résultats manufacturés, sans aucune traçabilité. Pour mieux museler leurs concitoyens, certains régimes tricheurs vont jusqu’à couper les liaisons téléphoniques et internet.

    Curieusement, ce sont ceux-là qui se revendiquent, urbi et orbi, comme État démocratique. Mais tout cela, sans la transparence, n’est juste qu’une imposture de plus.

    Chronique de Jean-Baptiste Placca du 11 octobre 2025 dur RFI

  • UEFA Pro : Samuel Ekoé Galé bientôt dans la cour des grands

    UEFA Pro : Samuel Ekoé Galé bientôt dans la cour des grands

    Déjà lauréat de l’UEFA A, le technicien Samuel Ekoé Galé (SEG) sera bientôt couronné d’une nouvelle qualification, celle qualifiée par certains experts de diplôme d’entraîneur le plus prestigieux sur le vieux continent.

    Passé par plusieurs clubs togolais, l’entraîneur quadragénaire va compléter son parcours académique dans le tableau de coaching avec une nouvelle qualification. Déjà titulaire de l’UEFA A, depuis une dizaine d’années, Samuel Ekoé Galé a passé l’examen de l’UEFA Pro, avec confiance. Et attend impatiemment les résultats.

    Nul doute que SEG fera partie des meilleurs, selon son entourage. Nous y reviendrons avec plus d’amples détails.

  • Au Togo, les centrales syndicales exigent le retour sans condition des 42 employés de SUNU Bank

    Au Togo, les centrales syndicales exigent le retour sans condition des 42 employés de SUNU Bank

    Les centrales syndicales se mêlent au dossier de licenciement jugé abusif d’une quarantaine d’employés de Sunu bank et annoncent être prêtes « à user toutes les voies de recours légales pour que les droits des travailleurs victimes soient respectés ».

    LA DECLARATION LIMINAIRE DES CENTRALES SYNDICALES DU TOGO RELATIVE AU DOSSIER DE LICENCIEMENTS ABUSIFS A SUNU BANK TOGO

    Mesdames et Messieurs les représentants des divers médias, les centrales syndicales du Togo notamment :

    • la Confédération Syndicale des Travailleurs du Togo (CSTT),
    • le Groupe des Syndicats Autonomes (GSA),
    • l’Union Nationale des Syndicats Indépendants du Togo (UNSIT),
    • la Synergie des Travailleurs du Togo (STT),

    vous souhaitent la bienvenue   et   saluent votre présence qui exprime,  au-delà des mots et formes  que  vous mettrez à lui  donner  écho, l‘intérêt que vous portez à l’évènement.

    Il s’agit de la réalité de la situation qui prévaut à SUNU BANK – Togo où in fine 42 salariés (15 hommes et 27 femmes) parmi lesquels le Secrétaire Général du SYNBANK, Secrétaire Général du GSA et Porte-parole en exercice de toutes les Centrales Syndicales Togo, ont été abusivement licenciés, avec une brutalité hors du commun, mettant en avant des causes inexactes pour justifier les motifs économiques en violation, dans la forme, le fond, et la procédure, toutes les dispositions légales en la matière.

    La cause mensongère alléguée ? premièrement, la masse salariale trop importante et au final un plan de restructuration de la Banque. Pourtant, c’était prévisible, prévu et évitable.

    En effet :

    • en 2019 déjà le Président du Conseil d’Administration avait été alerté  par les délégués du personnel sur les premiers signaux de la mauvaise gouvernance de la Direction des Engagements qui avait à l’époque commencé par les rééchelonnements des créances comprises sur des durées variant entre 30 à 50 ans, sans aucune suite,
    • le 11 septembre 2023, les représentants du personnel de SUNU Bank Togo se sont retrouvés dans l’obligation d’alerter à nouveau le Président du Conseil d’Administration pour lui exprimer leur inquiétude sur le risque encouru par leurs emplois. Le Président du Conseil d’Administration a qualifié cette démarche d’irresponsable et a rassuré qu’aucun emploi n’est et ne sera menacé,
    • contre toute attente, douze(12) mois plus tard,  le 20 Septembre 2024, le Conseil d’Administration prend la décision de licenciements pour motif économique basée sur la masse salariale exclusivement,
    •  à l’annonce du licenciement pour motif économique en lien avec la masse salariale et les effectifs, les délégués du personnel ont demandé les documents nécessaires pour faire des suggestions et propositions mais l’employeur leur a opposé un refus catégorique,
    • c’est alors que les Syndicats SYNASSUR et SYNBANK ont demandé au Conseil d’Administration l’avis conforme de la Commission Bancaire de l’UMOA du fait que les Banques sont sous le contrôle de la Commission Bancaire de l’UMOA et que le Togo a ratifié le traité portant création de ladite Commission,
    • les syndicats lui ont aussi opposé conformément à l’annexe de la Convention portant création de la Commission Bancaire, seule cette dernière a les prérogatives de prononcer les motifs de la difficulté économique d’une banque et formuler une recommandation d’un plan de redressement,
    • se saisissant de ce contentieux, le Gouvernement avait demandé la suspension du processus et avait fait appel à la Commission Bancaire de l’UMOA,
    • les Conclusions de l’Audit de la Commission Bancaire de l’UMOA prescrivent que la masse salariale n’est pas la source des difficultés de SUNU Bank Togo mais plutôt ce sont des problèmes de gouvernance, des crédits accordés sans respecter la déontologie bancaire.
    • L’Employeur SUNU Bank Togo conformément aux dispositions règlementaires, ne peut plus continuer la procédure initiée le 20 Septembre 2024, la cause alléguée n’étant pas fondée, et mettre fin au contrat des travailleurs dont la liste a été envoyée à la Direction Générale du Travail, en dehors de quelque confirmation par le rapport définitif de la Commission Bancaire de l’UMOA,
    • Dans son rapport motivé du 31 janvier 2025, la Direction Générale SUNU Bank Togo, reconnait que les évaluations des collaborateurs ne sont pas objectives et orientées vers les performances. Les centrales syndicales du Togo estiment raisonnablement que les 42 salariés dont la masse salariale représente moins de 5% de la masse salariale annuelle de SUNU Bank Togo, ont été ciblés pour d’autres raisons qui sont ailleurs.
    • Il s’agit alors d’une décision discrimination motivée par le genre pour les 27 femmes et le mandat syndical qu’exercent les travailleurs protégés, ce qui est une violation des dispositions des articles 39 et 40 du code du travail du Togo.  

    Le vrai problème de SUNU BANK Togo relève exclusivement de la mauvaise gestion que les employeurs veulent camoufler et leurs complices extérieurs.

    Les centrales Syndicales du Togo à l’unanimité s’indignent de ce licenciement abusif et discriminatoire des travailleurs à SUNU Bank Togo et dénoncent le fait que ce sont les travailleurs qui en définitive paient le prix d’une mauvaise gestion dont ils ne sont pas responsables.

    Ainsi, les Centrales Syndicales du Togo exigent le retour sans condition des 42 employés de SUNU Bank Togo et sont prêts à user toutes les voies de recours légales pour que les droits des travailleurs victimes soient respectés. 

    Fait à Lomé, le 11 Octobre 2025

    les Centrales Syndicales du Togo

  • Le Togo se dote d’un nouveau gouvernement après cinq mois d’attente, la plupart des ministres sont reconduits

    Le Togo se dote d’un nouveau gouvernement après cinq mois d’attente, la plupart des ministres sont reconduits

    Depuis l’intronisation de Faure Gnassingbé dans ses nouvelles fonctions de président du conseil, en mai, le gouvernement démissionnaire gérait les affaires courantes.

    Le Togo a un nouveau gouvernement : cinq mois après la démission de l’ancienne équipe, la plupart des ministres sortants ont été reconduits dans leurs fonctions, mercredi 8 octobre, sous la houlette du président du conseil, Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005.

    Le pays a connu en juin et juillet une série de manifestations critiques du pouvoir dans la capitale, Lomé, lors desquelles sept personnes ont été tuées, selon des organisations de la société civile. Parmi les récriminations des manifestants figurait la réforme constitutionnelle adoptée en 2024, qui permet à Faure Gnassingbé, 59 ans, d’être désigné président du conseil et de rester au pouvoir sans limite de mandat, le poste de président de la République devenant honorifique. Le gouvernement avait démissionné le 2 mai, à la veille de l’intronisation de M. Gnassingbé dans ses nouvelles fonctions, et gérait depuis les affaires courantes.

    Mercredi soir, le secrétaire général du gouvernement, Stanislas Baba, a annoncé la composition de la nouvelle équipe d’une trentaine de ministres. Les piliers du régime de Faure Gnassingbé sont reconduits, à commencer par Gilbert Bawara, l’un de ses proches, qui passe du portefeuille de la réforme du service public à celui des relations avec le Parlement et les institutions. Le ministre des affaires étrangères, Robert Dussey, connu pour ses récentes prises de position panafricanistes et anti-impérialistes, reste en poste, tout comme le ministre de la sécurité, Calixte Batossie Madjoulba.

    Les appels à manifester se sont calmés ces dernières semaines au Togo. En septembre, l’ancienne ministre des armées, Marguerite Gnakadè, par ailleurs belle-sœur de Faure Gnassingbé, a été arrêtée et inculpée pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat, trouble aggravé à l’ordre public et incitation de l’armée à la révolte ». Elle avait notamment appelé à la démission de M. Gnassingbé.

    Avec AFP


  • Chine : un footballeur togolais se brise le cou contre un panneau publicitaire lors d’un match de Championnat

    Chine : un footballeur togolais se brise le cou contre un panneau publicitaire lors d’un match de Championnat

    Le milieu du Guangxi Pingguo Samuel Asamoah s’est brisé le cou dimanche, lors d’un match de Deuxième Division chinoise en heurtant un panneau publicitaire de la tête. Son club craint que l’international togolais (31 ans, 6 sélections) reste handicapé à vie.

    Le footballeur togolais du Guangxi Pingguo, Samuel Asamoah, s’est brisé le cou lors d’un match de Championnat chinois en heurtant un panneau publicitaire de la tête, a annoncé son club, qui craint qu’il ne reste handicapé à vie. Des images de la télévision montrent Samuel Asamoah cherchant à faire écran de son corps alors que le ballon file vers ce qui semble être la ligne de touche, lors de cette rencontre de Championnat de Deuxième Division, à domicile contre Chongqing Tonglianglong, dimanche à Pingguo. Le joueur togolais de 31 ans est alors poussé de l’épaule dans le dos par un adversaire lancé en pleine course. Sous le choc, il plonge la tête la première contre un panneau à quelques mètres de la ligne et tente vainement d’amortir le choc avec les mains.

    « Un examen détaillé effectué par l’équipe médicale et l’hôpital a diagnostiqué chez Samuel Asamoah une luxation et des fractures de (différentes) vertèbres cervicales, ainsi qu’un blocage vertébral », accompagné « d’une compression nerveuse », a indiqué le club chinois dans un communiqué le lendemain du match avant de poursuivre : « Il risque une paraplégie sévère et manquera tous les matches restants de la saison. Sa carrière pourrait également être gravement affectée. » Le footballeur a été opéré mercredi « avec succès » dans un hôpital de Nanning, a indiqué le club ultérieurement. Samuel Asamoah se remet de l’opération et son état est stable. »

    Source: https://www.lequipe.fr


  • Un CMS flambant neuf bientôt à Avévé grâce à la députée Esther Ayélé Gabiam

    Un CMS flambant neuf bientôt à Avévé grâce à la députée Esther Ayélé Gabiam

    Dans la commune des Lacs 2 , un Centre médico-social (CMS) flambant sera bientôt inauguré à Avévé grâce à la volonté de la députée Esther Ayélé Gabiam.

    Grâce à un projet conçu par l’élue du peuple dans la circonscription électorale des Lacs, Esther Ayélé Gabiam, un Centre Medico Social sera construit à la population du village d’Avévé dans la Commune des Lacs 2, préfecture des Lacs. Ledit hôpital est destiné à honorer la mémoire du journaliste Lucien Djossou, ex-directeur de publication de l’hebdomadaire « LE COMBAT DU PEUPLE » qui le lui a fait la demande lors de sa première mandature à l’Assemblée nationale.

    La visite des lieux pouvant abriter la construction de ce nouveau centre de santé, en remplacement de l’actuel, en désuétude avec un manque de matériels, s’est tenue en début de semaine par les techniciens de l’entreprise KOZOMO- BTP en charge de l’exécution des travaux.

    C’était en présence, entre autres, du chef traditionnel dudit village, Togbé Ekouévi Ekoué, ses notables et assistants, un agent de la Commune des Lacs 2, Adjamagbo Kodjo, représentant le maire, du Major médical de l’USP d’Avévé  , Nakpan Bitébé , et ses collaborateurs ainsi que les responsables des groupes et associations de ce village et le représentant de la députée, notamment son assistant, François Assigbé Amavi.

    Esther Ayélé Gabiam, dans sa cherche d’appui technique et financier a reçu l’assentiment, encore une nouvelle fois de l’ONG Internationale Koweitienne Direct Aid qui déboursera des moyens financier et technique pour la réalisation de cette œuvre moderne ainsi que ses équipements.

    Déjà dans ce village, on signale qu’au niveau de l’unique centre de l’Unité de soins périphériques (USP), les besoins sont énormes. La visite du site pour la construction de ce nouveau CMS flambant neuf avec équipements modernes est bien accueillie par la population. Et le représentant du maire qui n’a pas manqué de l’exprimer: « Je profite de l’occasion pour témoigner notre gratitude à madame la députée, Esther Ayélé Gabiam  parce qu’elle n’a ménagé aucun effort pour  nous aider dans ce milieu.

    Et d’enchaîner: «Nous disons merci aussi à monsieur le maire, Benoit  Amavi, qui aussi ne nous a pas oubliés. Les besoins sont criards ici dans ce centre de santé. On n’a pas de laboratoire pour faire les analyses médicales. Pour en faire, il faut aller à Afagnan ou à Aklakou ou encore à Aného.  C’est une perte de temps. Si nous arrivons à avoir les matériels sur place ici pour nous, ça serait très bien pour et les vies humaines seront sauvées. C’est pourquoi nous sommes en joie et nous saluons ce projet de la députée, honorable Gabiam. Ma population aussi va jouer sa partition pour la construction de cet hôpital qui ira à son avantage ».  

    « Nous saluons ce projet de construction du centre de santé moderne pour nous. Nous remercions la députée, Mme Esther Ayélé Gabiam d’avoir pensé à nous ici à Avévé. Dans notre centre de santé, nous souffrons beaucoup. Il n’y a pas de laboratoire. Le personnel de santé se démerde beaucoup. Faute de laboratoire, le temps d’aller à Afagnan ou à Aklakou voire Aného pour faire les analyses médicales pour un patient, il décède. Ça fait mal. On n’a pas d’ambulance. Nous vivons au bord du fleuve. Les pathologies n’en manquent pas. Si quelqu’un est malade, le temps de diagnostiquer le mal, faute de matériels médicaux adéquats, il meurt. Ce nouveau centre de santé qui sera construit est le bienvenu. Nous disons merci à Mme la députée Gabiam et aussi les bonnes volontés qui se mobilisent pour nous », a renchéri  une collaboratrice du chef du village.

    « Au nom du Maire et de toute la commune, nous soutenons l’initiative du projet. Etant technicien, il n’y a en aucun cas un site pour dire que, c’est compliqué à réaliser quoi que ce soit. Etant donné qu’il y a le terrain, il y a des études qu’on va mener et il y a une issue favorable pour la réalisation de ce projet », a complète l’ agent de la commune des Lacs 2, technicien, représentant du maire lors de cette visite technique.

    Ce projet de construction d’un CMS dans le village d’Avévé, initié par la députée rentre dans le cadre de son engagement de l’amélioration de vie de la population de cette localité.

    Malgré les difficultés auxquelles elle s’est confrontée, elle continue de marquer son emprunte dans toute la préfecture des Lacs.

    Dans la préfecture des Lacs, Mme Esther Ayélé Gabiam a posé des actes similaires dans plusieurs localités. Il y a quelques mois, il y a eu la construction de forages dans les villages de Agbata Lanzo, Gbodjomé et  Agbodan-Kopé dans la Communes des Lacs 3 (Agbodrafo).

    Il faut ajouter aussi l’exécution du projet de l’addition d’eau potable en fin de construction à Goumou-kopé qui est sur le point d’être remis à la population de cette localité. Sans oublier plusieurs projets réalisés déjà en faveur de la population de la préfecture des Lacs.

    Justin ANANI

Radio Renouveau228

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