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  • Faux médecin : la supercherie dévoilée

    Faux médecin : la supercherie dévoilée

    Une supercherie incroyable secoue le monde médical togolais. Un individu arrêté à Lomé se faisait passer pour médecin, avec un parcours académique entièrement fabriqué. Du certificat d’études primaires au doctorat, tout était faux.

    Selon l’Ordre National des Médecins du Togo (ONMT), le suspect avait minutieusement confectionné de faux diplômes pour chaque étape de sa prétendue formation. Il affirmait même avoir étudié dans une université d’Europe du Nord, ce qui avait immédiatement éveillé les soupçons des autorités.

    Les incohérences de son dossier ont poussé l’Ordre à enquêter. Pendant près de deux ans, chaque institution citée a été contactée. Verdict : aucune inscription ne correspondait aux documents fournis. Chaque diplôme, du plus modeste au plus prestigieux, était un faux. Une imposture totale.

    Anthony Beketi Katanga, président de l’ONMT, s’inquiète : « Ce n’est pas qu’une fraude administrative, c’est un danger pour la santé publique. Des vies auraient pu être mises en péril. » Le suspect est en détention à la prison civile de Lomé et poursuivi pour usage de faux et tentative d’exercice illégal de la médecine. La justice doit maintenant trancher sur ce dossier hors norme.

    Cette affaire illustre le risque réel posé par les faux professionnels de santé. Des patients non avertis auraient pu recevoir des soins dangereux, mettant en péril la confiance dans le système médical togolais. Les autorités sanitaires rappellent l’importance de vérifications strictes et de vigilance continue.

    Au-delà de la fraude, ce cas choque par son audace et sa sophistication. Il montre que même les institutions les mieux établies peuvent être la cible d’imposteurs déterminés. Les Togolais, eux, sont désormais avertis : l’apparence de diplôme ne garantit pas toujours la compétence.

    Alors que la justice suit son cours, le message est clair : l’exercice illégal de la médecine ne sera jamais toléré. Et pour les patients, il reste impératif de vérifier la légitimité de ceux à qui ils confient leur santé. Une leçon douloureuse, mais nécessaire, pour tout un pays.

  • Kokou Ekouagou : l’art comme chemin vers la paix

    Kokou Ekouagou : l’art comme chemin vers la paix

    Originaire du quartier de Kodjoviakopé à Lomé, le plasticien togolais Kokou Ekouagou s’impose aujourd’hui comme l’une des figures majeures de l’art contemporain en Afrique de l’Ouest. Polyvalent et engagé, il explore des disciplines variées – peinture, sculpture, photographie, installation et performance – pour porter un message universel : l’art est un vecteur de réflexion, de dialogue et de transformation sociale.

    L’œuvre de Kokou Ekouagou se distingue par une profondeur conceptuelle rare. Il s’intéresse à l’identité, au multiculturalisme et aux relations humaines, et questionne les récits dominants qui façonnent notre perception du monde. Pour lui, l’art ne se limite pas à une expression esthétique : il est un outil capable de déconstruire les stéréotypes, de créer du lien et de proposer des visions inclusives de nos sociétés. Chaque création est pensée comme une invitation à la réflexion et au dialogue, incitant le spectateur à remettre en question ses propres repères et à envisager la cohabitation des différences sous un angle nouveau.

    Parmi ses symboles les plus puissants, l’oiseau revient régulièrement. Métaphore du lien, du message et de la transmission, il guide les hommes vers un idéal de concorde et d’harmonie sociale. Dans certaines œuvres, cet oiseau devient un vecteur de paix, illustrant le chemin vers une coexistence plus juste et équilibrée. À travers ce symbole, Kokou Ekouagou traduit sa conviction profonde : la paix n’est pas seulement l’absence de conflit, elle se construit au quotidien, par le dialogue, la tolérance, le respect des différences et la solidarité face aux défis communs.

    Son engagement dépasse l’esthétique pour s’inscrire dans une démarche citoyenne. Ses créations questionnent les sociétés sur leur capacité à dépasser les frontières culturelles, sociales et géographiques, et à construire un avenir partagé. La cohésion sociale et la responsabilité collective deviennent alors des thèmes centraux de son travail, en particulier face aux crises contemporaines qui fragilisent les communautés. Chaque œuvre invite le spectateur à réfléchir sur les conditions d’une paix durable et sur le rôle que chacun peut jouer dans le vivre-ensemble.

    Kokou Ekouagou réussit ainsi à mêler symbolisme, critique sociale et dialogue interculturel. Son art ne se contente pas de dénoncer ou d’illustrer : il propose une vision humaniste du monde. Compréhension, empathie et unité deviennent les piliers de sa démarche, offrant au spectateur un espace où se conjuguent esthétique et conscience sociale. Le spectateur n’est plus passif : il est convié à participer à la réflexion, à envisager de nouvelles façons de coexister et à se questionner sur sa propre responsabilité dans la construction d’une société pacifique.

    En plaçant l’art au service de la paix, Kokou Ekouagou confirme que la création artistique peut dépasser la simple contemplation pour devenir un véritable moteur de transformation sociale. Dans un contexte où les tensions culturelles, sociales et politiques se multiplient, son travail rappelle que l’art a le pouvoir de rapprocher les individus, de favoriser le dialogue interculturel et de susciter l’action collective.

    Ainsi, l’œuvre de Kokou Ekouagou s’inscrit dans une dynamique rare et précieuse : celle d’un art engagé, profondément humaniste, capable de tracer un chemin vers une société plus harmonieuse et solidaire. Chaque toile, chaque sculpture ou performance devient un appel à la réflexion et un manifeste pour la paix. Dans un monde souvent fragmenté, son message résonne avec force : l’art n’est pas seulement un miroir de notre société, il est aussi un guide vers sa meilleure version.

  • Taekwondo togolais : la tempête fédérale

    Taekwondo togolais : la tempête fédérale

    La Fédération togolaise de taekwondo (FTTKD) est aujourd’hui plongée dans une crise profonde qui menace de fissurer durablement l’unité de cette discipline autrefois citée en exemple dans le paysage sportif national.

    Entre querelles internes, accusations croisées et défiance grandissante entre dirigeants, l’instance dirigeante du taekwondo togolais traverse l’une des périodes les plus troubles de son histoire récente.

    Au cœur de cette tempête, plusieurs voix dénoncent une gouvernance de plus en plus contestée au sein de la fédération. Depuis plusieurs mois, des tensions opposent des responsables du bureau exécutif à certains cadres administratifs et acteurs influents du milieu, chacun accusant l’autre de mauvaise gestion et de pratiques peu orthodoxes dans la conduite des affaires fédérales.

    Selon plusieurs observateurs du monde sportif, le climat s’est considérablement détérioré avec la multiplication de désaccords sur la gestion financière et administrative de l’institution. Des critiques récurrentes évoquent un manque de transparence dans certaines décisions stratégiques ainsi qu’une centralisation excessive du pouvoir, alimentant frustrations et ressentiments au sein de la grande famille du taekwondo.

    Dans les coulisses, la crise dépasse désormais le simple cadre administratif. Elle prend des allures de guerre de positionnement, où ambitions personnelles, rivalités d’influence et luttes de leadership semblent avoir pris le dessus sur l’intérêt supérieur de la discipline. Une situation qui inquiète de nombreux maîtres de salles, entraîneurs et pratiquants, préoccupés par les conséquences de cette instabilité sur l’avenir du taekwondo national.

    Car pendant que les dirigeants s’affrontent, les athlètes, eux, assistent impuissants à la dégradation du climat fédéral. Plusieurs acteurs craignent que cette crise ne compromette la préparation des compétitions, la détection des talents et la progression internationale des représentants togolais.

    Face à cette situation explosive, des appels se multiplient pour réclamer un retour à la sérénité et l’ouverture d’un dialogue sincère entre les différentes parties. Pour beaucoup, une chose est claire : si aucune solution rapide n’est trouvée, la crise actuelle pourrait laisser des séquelles profondes et durablement fragiliser l’une des disciplines les plus emblématiques du sport togolais.

  • Gouvernance axée sur les résultats

    Gouvernance axée sur les résultats

    Le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, a réaffirmé sa volonté d’ancrer l’action gouvernementale dans une logique de performance et d’efficacité, en mettant l’accent sur des résultats « concrets, mesurables et utiles » au service des populations. Cette déclaration a été faite dans un message publié mardi 7 avril sur sa page Facebook, au terme du premier séminaire gouvernemental de l’année 2026.

    À travers cette sortie, le chef de l’exécutif a voulu rappeler la philosophie qui doit guider l’action publique dans les prochaines années. « Notre ambition est claire : faire vivre une action publique fondée sur des résultats concrets, mesurables et utiles », a-t-il insisté, soulignant ainsi la nécessité pour les politiques publiques de produire des effets visibles dans le quotidien des citoyens.

    Selon Faure Gnassingbé, ce séminaire gouvernemental a été consacré à deux grands axes : l’évaluation approfondie de la feuille de route gouvernementale 2020-2025 et la préparation des bases de la prochaine stratégie nationale de développement. Un exercice qui, selon lui, dépasse largement le simple cadre administratif.

    Le Président du Conseil a tenu à préciser que cette rencontre ne saurait être perçue comme un rituel bureaucratique ou une succession de formalités techniques. Pour lui, il s’agit avant tout d’un cadre stratégique visant à assurer la cohérence de l’action gouvernementale, à hiérarchiser les priorités et à transformer les ambitions politiques en orientations claires, réalistes et utiles pour les populations.

    Cette déclaration intervient dans un contexte où les autorités togolaises s’apprêtent à ouvrir une nouvelle phase de planification stratégique après la mise en œuvre de la feuille de route 2020-2025, qui a servi de boussole à plusieurs projets de développement et de réformes structurelles au cours des dernières années.

    Après une période marquée par de nombreuses ambitions affichées et le lancement de projets structurants dans divers secteurs, Faure Gnassingbé estime que le moment est désormais venu de renforcer les acquis obtenus et de recentrer l’action publique sur les priorités les plus essentielles pour les citoyens.

    Le message du Président du Conseil traduit ainsi une volonté affichée de passer d’une logique de promesses à une culture de résultats, où chaque initiative publique devra être appréciée à l’aune de son impact réel sur les conditions de vie des populations.

    En insistant sur la nécessité de privilégier l’efficacité, la lisibilité et la pertinence des politiques publiques, Faure Gnassingbé entend visiblement imprimer une nouvelle dynamique à l’appareil gouvernemental, axée sur la redevabilité et la performance.

    Ce premier séminaire gouvernemental de 2026 apparaît donc comme une étape stratégique dans la redéfinition des priorités de l’exécutif, avec pour objectif affiché de bâtir une gouvernance davantage tournée vers l’impact concret et la satisfaction des besoins des citoyens.

  • Opposition en colère à Lomé

    Opposition en colère à Lomé

    La DMP, la DMK, le Front « Touche pas à ma Constitution » et la LDP ont animé une conférence de presse ce matin à Lomé, au siège de la CDPA, en marge du sommet des présidents des Assemblées nationales des pays francophones d’Afrique, qui s’ouvre cet après-midi dans la capitale togolaise. Cet événement coïncide avec la rentrée parlementaire des députés togolais, marquant l’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2026.

    À travers cette sortie médiatique, l’opposition togolaise entend faire entendre sa voix. Elle dénonce vivement la tenue de cette session de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) à Lomé, estimant qu’elle constitue une caution au régime en place, qu’elle juge installé depuis plus de soixante ans.

    CONFERENCE DE PRESSE CONJOINTE – DECLARATION LIMINAIRE – LOME 7 AVRIL 2026

    DÉCLARATION LIMINAIRE


    « La jeunesse africaine représente l’avenir de la Francophonie, l’ignorer met en péril l’avenir de l’organisation. »
    La Francophonie est porteuse d’une espérance, parce que son objet est principalement de promouvoir la langue française, la diversité culturelle et linguistique, la paix, la démocratie et les droits de l’homme.
    Au regard de l’importance de la démocratie et des droits de l’homme, l’organisation a adopté la Déclaration de Bamako le 3 novembre 2020 à Bamako, au Mali. Un texte fondateur qui définit les principes relatifs aux pratiques de la démocratie, des droits et des libertés dans l’espace francophone. Ce texte majeur est venu renforcer la Déclaration de Saint-Boniface sur la prévention des conflits et la sécurité humaine,
    adoptée le 14 mai 2006 à Saint-Boniface, au Canada.

    Sur les principes de ces textes fondateurs, se tient à Lomé, au Togo, du 7 au 9 avril 2026, la 17ᵉ Conférence des Présidents d’Assemblée et de Section de la Région Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF). La conférence se concentrera sur la démocratie, l’État de droit, la coopération interparlementaire, et la situation politique en Afrique, notamment en Afrique de l’Ouest.

    En confiant l’organisation de cette 17e conférence à l’Etat Togolais, la Francophonie fait honneur aux autorités togolaises et leur apporte son prestige. Cela signifie-t-il que la Francophonie considère que les autorités togolaises sont porteuses des valeurs de démocratie et d’État de droit, retenues comme thèmes de la conférence ?

    C’est une question que nous nous posons en tant que Togolais, au regard de la pratique de la démocratie par les autorités togolaises et du rôle de l’OIF dans notre processus de démocratisation.

    Le contexte

    Faure Gnassingbé dirige le Togo depuis 21 ans, en ayant succédé à son père, Gnassingbé Eyadéma, qui a été chef d’Etat pendant 38 ans. Actuellement, tout en président l’Exécutif, Faure Gnassingbé n’a plus aucun mandat électif. C’est la conséquence de l’adoption d’une nouvelle Constitution le 19 avril 2024, sans
    consultation du peuple, par des députés dont le terme législatif a échu plusieurs mois plus tôt.

    Le choix du président de la République au suffrage universel direct a été remplacé par un régime dit parlementaire, dont les caractéristiques ne respectent pas les normes internationales des régimes parlementaires. La nouvelle Constitution ouvre à Faure Gnassingbé une présidence sans limitation de temps et sans obligation d’être élu. Un cas aberrant et unique dans le monde sur lequel l’Organisation Internationale de la Francophonie ne s’est pas prononcée, ni sur la méthode ni sur le contenu.

    La jeunesse Togolaise qui a vigoureusement contesté ce remplacement de la Constitution a subi une violente répression durant le mois de juin 2025, causant 7 morts, de très nombreux blessés et de multiples arrestations. Les organisations de la société civile et les partis politiques ont organisé des conférences de presse et des rencontres de sensibilisation, pour protester contre la nouvelle Constitution. Ils ont
    parfois été dispersés à coups de gaz lacrymogène au siège des partis et même agressés physiquement par des nervis, notamment le 29 septembre 2024, en présence du parlementaire de la CEDEAO, le député sénégalais Guy Marius Sagna qui avait été blessé, comme la député togolaise Brigitte Adjamagbo Johnson, de nombreux journalistes et citoyens.

    Entre les menaces et intimidations des forces pro-démocratie, les interdictions formelles et déguisées de leurs activités, ainsi que les répressions systématiques, l’espace civique est réduit à sa plus simple expression. Une pratique contraire aux valeurs promues par l’OIF.

    Après la libération de 75 détenus politiques le 31 décembre 2025, suite à la grève de la faim de plusieurs d’entre eux, et les dénonciations des organisations de la société civile avec le concours des organisations internationales des droits de l’homme, on compte encore environ 70 personnes toujours détenues pour leurs opinions politiques. Certains sont détenus depuis 2018, sans procès. Suite à des traitements inhumains et dégradants, on a enregistré une dizaine de morts en détention ces dernières années. Et, de nombreux cas de tortures ont été reconnus par la Cour de justice de la CEDEAO qui a demandé les relaxes, en vain.

    Est-ce ce type de démocratie que célèbre à Lomé la 17e conférence des Présidents d’Assemblée et de Section de la Région Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie ?

    Repères déterminants

    L’Assemblée nationale togolaise qui accueille la 17ᵉ Conférence des Présidents d’Assemblée et de Section de la Région Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, est composée à 95,5% de députés du parti au pouvoir. Peut-elle en l’état être représentative du peuple dans une démocratie au XXIème siècle ?
    D’ailleurs, aucun député de l’opposition n’est retenu pour représenter le Togo dans les Assemblées des parlementaires à l’international, y compris l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF).

    Le Togo a une Assemblée nationale monocolore issue d’une élection très contestée. Ce résultat calamiteux est aussi le travail des experts de l’OIF qui ont certifié le fichier électoral utilisé en 2024, en déclarant qu’il est « suffisamment fiable ». Tout comme en 2015, les experts de l’OIF avaient déclaré que le fichier était « non fiable, mais consensuel ». Et pourtant, lors de cette évaluation de 2015, les experts de l’OIF avaient fait des recommandations qui n’ont pas fait l’objet de suivi, notamment en soulignant que plus de 75% des électeurs sont inscrits sur témoignage.

    A ce jour, 85% des Togolais n’ont pas de carte nationale d’identité. Dans ces conditions, aucun fichier ne peut être « suffisamment fiable » pour la sincérité d’un scrutin. Au Togo, les élections sont devenues un instrument de confiscation du pouvoir, au lieu de réguler la vie démocratique. Et l’OIF les a régulièrement
    acceptées, en félicitant l’Etat.

    Nos exigences :

    Après plus de 20 ans d’exercice du pouvoir par Faure Gnassingbé, le constat est accablant avec une société fracturée, une économie structurellement défaillante et les libertés fondamentales confisquées. En conséquence, nous, les signataires de cette déclaration, rappelons à l’Organisation Internationale de la Francophonie, les exigences que nous formulons aux autorités togolaises :

    • la libération immédiate et sans condition de l’ensemble des détenus politiques,
      environ 70, ainsi que la reconnaissance officielle et la réparation des injustices et
      violations de droits dont ils ont été victimes ;
    • la garantie du retour libre, volontaire et sécurisé de l’ensemble des exilés
      politiques, afin de permettre à chaque citoyen togolais de participer pleinement
      et sans entrave à la vie publique et politique de son pays.
    • l’ouverture d’un processus politique de transition démocratique, inclusif et
      transparent, visant à refonder les institutions de la République, à rétablir
      pleinement la souveraineté populaire et à permettre l’émergence d’un ordre
      politique véritablement représentatif de la volonté du peuple togolais.
      Appel à l’Organisation Internationale de la Francophonie
      Nous, organisations signataires de cette déclaration, appelons l’OIF :
    • à reconnaitre sa responsabilité dans le désordre institutionnel instauré au
      Togo, par sa validation des élections frauduleuses et son silence face aux
      violations des droits et des valeurs démocratiques ;
    • à mettre en cohérence sa rhétorique sur les valeurs démocratiques, les libertés
      et les droits avec ce que vit concrètement la population ;
    • à mettre la jeunesse africaine au centre de ses missions et objectifs,
      particulièrement la jeunesse togolaise qui est traquée à l’intérieur et dans la
      diaspora, et qui souffre d’une privation de jouissance de ses libertés et d’une
      démocratie de façade ;
    • à sortir de l’enferment des relations avec les Etats, afin de s’ouvrir aux peuples
      de l’espace francophone ;
    • à construire la Francophonie des peuples.
      Hier, les jeunes de l’Afrique francophone, notamment ceux du Togo, rêvaient de la
      France, du Canada et de la Belgique pour leurs études. Aujourd’hui, leurs regards
      sont de plus en plus tournés vers la Chine (environ 80.000 étudiants, contre 2.000 il
      y a vingt ans), la Russie, la Turquie, l’Australie, et le Moyen-Orient (Émirats arabes unis, Arabie Saoudite).


    L’organisation doit faire sa mue et devenir la Francophonie des peuples, pour ne pas être perçue comme un instrument de l’ère de la françafrique qui soutient les dictateurs en Afrique.

    La jeunesse africaine, et togolaise en particulier, représente l’avenir de la Francophonie, il est indispensable que ses attentes soient prises en considération.

    Togolaises et Togolais, restons vigilants et mobilisés.
    Pour la DMK – ORIGINALE Thomas Kokou NSOUKPOE Superviseur Général Pour la DMP Sambiri TARGONE Coordonnateur
    Pour le LDP Tchagnaou OURO-AKPO Président
    Pour le front
    « Touche Pas A Ma Constitution »
    Nathaniel OLYMPIO Premier Porte-Parole

  • Au Togo, 356 gendarmes prêtent serment

    Au Togo, 356 gendarmes prêtent serment

    La Gendarmerie nationale togolaise renforce ses effectifs avec l’intégration de 356 nouvelles recrues issues de la promotion 2024.

    La prestation de serment de ces nouveaux gendarmes, organisée récemment au tribunal de Kpalimé, marque leur entrée officielle dans la carrière et leur engagement au service de la nation.

    Dans une ambiance solennelle, les jeunes gendarmes ont juré de respecter les lois de la République, d’obéir à la hiérarchie et de n’user de la force que dans le strict cadre de leurs missions. Un acte fort qui, selon les autorités présentes, symbolise leur attachement aux valeurs républicaines et leur responsabilité envers les citoyens.

    Avant cette étape décisive, les recrues ont suivi une formation rigoureuse au Centre national d’instruction de Kara ainsi qu’à l’École nationale de gendarmerie de Lomé. Ce parcours leur a permis d’acquérir les compétences techniques et professionnelles indispensables à l’exercice de leurs fonctions, sanctionnées par l’obtention du certificat d’aptitude.

    Les responsables de la Gendarmerie ont profité de l’occasion pour rappeler les exigences du métier, insistant sur l’intégrité, la discipline et le sens du devoir. Ils ont exhorté les nouveaux éléments à faire preuve de professionnalisme et d’exemplarité dans leurs interventions quotidiennes.

    Ce renforcement des effectifs s’inscrit dans une dynamique visant à améliorer la couverture sécuritaire sur l’ensemble du territoire et à répondre plus efficacement aux défis sécuritaires actuels du pays.

  • Une foi discrète, un impact réel

    Une foi discrète, un impact réel

    Souvent associée à ses enseignements spirituels et à son organisation missionnaire, l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours demeure pourtant méconnue pour un autre pan essentiel de son action : son engagement humanitaire. À travers le monde, cette Église déploie des initiatives concrètes en faveur des populations vulnérables, loin des projecteurs et parfois dans une discrétion qui interroge.

    Depuis plusieurs décennies, l’institution met en œuvre des programmes d’aide d’urgence, d’accès à l’eau potable, de soutien à l’éducation ou encore de renforcement des systèmes de santé. Que ce soit en Afrique, en Asie ou en Amérique latine, ses interventions se traduisent par la construction de forages, la distribution de matériel médical ou encore l’appui aux communautés rurales pour améliorer leurs conditions de vie.

    Au Togo comme dans plusieurs pays africains, ces actions existent bel et bien, même si elles restent peu visibles dans l’espace public. Des dons de fauteuils roulants, des campagnes de sensibilisation sanitaire ou encore des partenariats avec des organisations locales témoignent d’une volonté d’agir concrètement sur le terrain. Pourtant, une grande partie de la population ignore encore l’ampleur de ces engagements.

    Ce paradoxe s’explique en partie par la culture de discrétion qui caractérise l’Église. Fidèle à des valeurs d’humilité et de service, elle privilégie souvent l’action à la communication. Une posture honorable, mais qui, dans un monde dominé par l’information et l’image, limite la portée de son message. Résultat : ses contributions humanitaires passent inaperçues, laissant place à des perceptions parfois réductrices ou incomplètes.

    Or, à l’heure où les organisations religieuses jouent un rôle croissant dans le développement social, la visibilité devient un enjeu stratégique. Mieux communiquer ne signifie pas renoncer à ses principes, mais plutôt valoriser des actions qui peuvent inspirer, mobiliser et créer des synergies. En mettant davantage en lumière ses initiatives humanitaires, l’Église pourrait non seulement corriger certaines idées reçues, mais aussi renforcer sa crédibilité auprès des partenaires institutionnels et des bénéficiaires potentiels.

    Au-delà de l’aspect humanitaire, cette communication accrue permettrait également de mieux faire comprendre la vision globale de l’Église, qui ne se limite pas au spirituel. En effet, sa doctrine insiste sur l’équilibre entre le bien-être spirituel et le bien-être matériel, considérés comme complémentaires. Une dimension souvent ignorée du grand public.

    Dans un contexte marqué par des défis sociaux majeurs, notamment la pauvreté, l’accès aux soins, l’éducation, les initiatives de solidarité méritent d’être connues et soutenues. L’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours dispose d’un potentiel réel pour contribuer davantage encore à ces enjeux, à condition de sortir de l’ombre.

    Il est donc temps pour cette institution de raconter son histoire autrement : celle d’une foi active, engagée, et résolument tournée vers le service des autres. Une manière de rappeler que, parfois, les actions les plus utiles sont aussi les moins visibles, mais qu’elles gagnent à être partagées.

  • Fally Ipupa célèbre 20 ans de règne au Stade de France

    Fally Ipupa célèbre 20 ans de règne au Stade de France

    Vingt ans après ses débuts en solo, Fally Ipupa marque un tournant symbolique avec la sortie de son nouvel album “XX”. Un projet anniversaire qui sonne à la fois comme un bilan artistique et une déclaration d’ambition renouvelée pour l’une des plus grandes figures de la musique africaine contemporaine.

    Avec ce huitième opus, l’artiste congolais revisite son parcours en mêlant sonorités modernes et influences qui ont façonné son identité musicale. Entre rumba congolaise, afrobeat et touches urbaines, “XX” témoigne d’une maturité artistique assumée. Fally Ipupa s’y autorise davantage de liberté, explorant des registres plus personnels tout en restant fidèle à l’élégance musicale qui a construit sa réputation.

    Depuis son départ du mythique groupe Quartier Latin International dirigé par Koffi Olomidé, l’artiste a su imposer une carrière solo impressionnante, jalonnée de succès internationaux. Avec “XX”, il ne se contente pas de célébrer le passé : il réaffirme sa place sur la scène mondiale, en constante évolution.

    Mais au-delà de l’album, c’est un autre événement qui cristallise toutes les attentions. Les 2 et 3 mai prochains, Fally Ipupa se produira au Stade de France, devenant ainsi le premier artiste africain francophone à remplir cette enceinte mythique sur deux dates. Un exploit historique qui illustre l’ampleur de son influence bien au-delà du continent africain.

    Ces concerts s’annoncent comme l’apothéose d’une carrière riche et d’un rayonnement culturel grandissant. Ils devraient rassembler un public venu de divers horizons, témoignant de l’universalité de sa musique et de l’attachement de sa diaspora.

    Avec “XX” et ce double rendez-vous au Stade de France, Fally Ipupa ne célèbre pas seulement deux décennies de carrière : il inscrit son nom dans l’histoire. Une consécration pour un artiste qui, au fil des années, a su transformer son talent en véritable empire musical.

  • Foncier agricole : l’État togolais reprend la main

    Foncier agricole : l’État togolais reprend la main

    Une nouvelle étape dans la réforme du foncier rural au Togo. Elle met en place une cellule de gestion dédiée à la poursuite des actions engagées.

    Cette initiative vise à garantir la continuité d’un projet stratégique destiné à renforcer la productivité agricole, après l’arrêt du financement du Programme Seuil du Millennium Challenge Corporation.

    Conçue comme un levier de consolidation, cette cellule aura pour mission de préserver les acquis déjà enregistrés sur le terrain. Parmi les résultats notables figurent la cartographie de 2 645 hectares de terres agricoles et la résolution de plusieurs conflits fonciers parfois anciens, qui entravaient l’exploitation sereine des espaces ruraux.

    Au-delà de la préservation des avancées, la nouvelle structure s’attèlera à capitaliser les outils et méthodologies développés lors de la phase pilote. L’objectif est clair : permettre une extension progressive et maîtrisée des réformes à l’ensemble du territoire national. Une démarche qui s’inscrit dans une vision à long terme de modernisation du secteur agricole.

    Ces mesures traduisent la volonté des autorités de sécuriser durablement les droits fonciers des populations rurales. En facilitant l’accès à la terre et en clarifiant les mécanismes de gestion, le gouvernement entend également stimuler l’investissement agricole, souvent freiné par l’insécurité foncière.

    En toile de fond, c’est toute une dynamique de transformation du monde rural qui se dessine. Une gestion plus transparente et structurée des terres devrait contribuer à apaiser les tensions sociales liées aux litiges fonciers, tout en créant un environnement propice à une croissance agricole durable.

    À travers cette relance, l’État réaffirme son engagement à faire du foncier un pilier essentiel du développement économique et de la stabilité sociale.

  • Lomé renforce ses liens avec N’Djamena

    Lomé renforce ses liens avec N’Djamena

    En visite officielle à Lomé ce dimanche 5 avril, Lydie Beassemda, la deuxième Vice-présidente du Sénat du Tchad, a exprimé sa satisfaction quant à la solidité des relations diplomatiques entre le Tchad et le Togo.

    À son arrivée, Lydie Beassemda a salué une coopération bilatérale ancienne, marquée par plusieurs décennies de collaboration et de confiance mutuelle.

    Selon elle, ces relations, déjà solides, ne cessent de se renforcer au fil des années, portées par une volonté commune des autorités des deux pays de consolider leurs échanges politiques, économiques et culturels. Cette visite s’inscrit ainsi dans une dynamique de rapprochement et de dialogue continu entre Lomé et N’Djamena.

    Mme Beassemda a également souligné l’importance de multiplier les cadres de concertation afin de promouvoir des initiatives communes, au bénéfice des populations des deux nations. Une déclaration qui témoigne d’une ambition partagée de hisser davantage la coopération bilatérale à un niveau supérieur.

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