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  • Heineken plie bagage en RDC après 40 ans de présence

    Heineken plie bagage en RDC après 40 ans de présence

    Le groupe néerlandais a annoncé, ce vendredi 10 avril, la cession des activités de sa filiale Bralima (Brasseries, Limonaderies et Malteries), marquant ainsi son retrait total de la RDC.

    Après quatre décennies de présence en République démocratique du Congo, le géant brassicole Heineken tourne une page majeure de son histoire africaine. Le groupe néerlandais a annoncé, vendredi 10 avril, la cession de sa filiale Bralima (Brasseries, Limonaderies et Malteries), marquant ainsi son retrait total du pays. Une décision stratégique qui intervient dans un contexte d’instabilité sécuritaire persistante, notamment dans l’est congolais.

    Implanté depuis 1986, Heineken exploitait encore trois brasseries situées à Kinshasa, Kisangani et Lubumbashi. Ces unités, qui emploient environ 730 personnes, produisent notamment la célèbre bière locale Primus, très populaire auprès des consommateurs congolais. Selon l’entreprise, cette transaction vise à garantir la continuité des activités, préserver les emplois et assurer la disponibilité de ses marques sur le long terme.

    Cependant, derrière ce discours rassurant, la décision de retrait s’apparente à un désengagement progressif amorcé après les événements de 2025. Cette année-là, le groupe avait perdu le contrôle de plusieurs de ses installations dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, en proie à une offensive du Mouvement du 23 mars (M23), un groupe rebelle accusé d’être soutenu par le Rwanda. Les villes stratégiques de Goma et Bukavu avaient été particulièrement touchées, rendant toute exploitation industrielle impossible.

    Face à cette dégradation rapide de la situation sécuritaire, Heineken avait reconnu ne plus être en mesure d’opérer « dans des conditions responsables ». En novembre 2025, l’entreprise avait déjà cédé son usine de Bukavu pour un euro symbolique à une société mauricienne, signe d’un repli accéléré.

    Ce départ illustre les défis auxquels sont confrontées les multinationales dans des environnements fragiles. Malgré le potentiel économique considérable de la RDC, avec ses plus de 110 millions d’habitants, l’instabilité chronique constitue un frein majeur aux investissements étrangers.

    Désormais, Heineken entend recentrer ses activités africaines sur des marchés jugés plus stables et prometteurs, comme l’Éthiopie. Ce repositionnement stratégique traduit une volonté d’optimiser ses performances dans un contexte économique mondial incertain.

    Pour la RDC, ce retrait soulève des interrogations quant à l’attractivité du pays et à sa capacité à retenir les investisseurs internationaux. Il met également en lumière l’urgence de restaurer la sécurité dans les zones en conflit afin de préserver le tissu économique et industriel national.

  • Agriculture : le Togo muscle ses investissements

    Agriculture : le Togo muscle ses investissements

    À travers une hausse significative des financements publics, le Togo affiche une ambition renouvelée pour le développement de son agriculture.

    Le Togo affiche une ambition renouvelée pour son agriculture. À travers une hausse significative des financements publics, les autorités entendent faire de ce secteur un pilier central de la transformation économique. L’agriculture, qui englobe également la pêche et l’élevage, bénéficie ainsi d’un soutien budgétaire renforcé destiné à stimuler la production locale et à garantir une meilleure sécurité alimentaire.

    Entre 2025 et 2026, les crédits alloués à ces activités connaissent une progression remarquable. Ils passent d’environ 50,7 milliards à 74,6 milliards de francs CFA, soit une augmentation proche de 47 %. Cette évolution traduit une volonté claire des pouvoirs publics d’accélérer la modernisation du secteur et de le positionner comme un véritable moteur de croissance.

    Cet effort financier s’articule autour de plusieurs axes stratégiques. Une part importante des ressources est consacrée à la modernisation des équipements agricoles, afin d’améliorer la productivité des exploitations. L’accès aux intrants, notamment les semences améliorées et les engrais, est également renforcé pour soutenir les rendements. Par ailleurs, le développement des infrastructures d’irrigation constitue un levier clé pour sécuriser la production face aux aléas climatiques.

    L’appui technique aux producteurs figure aussi parmi les priorités. Il s’agit de renforcer leurs capacités à travers des formations et un accompagnement adapté, favorisant l’adoption de pratiques agricoles plus performantes et durables. En parallèle, les filières de la pêche et de l’élevage ne sont pas en reste, avec des investissements destinés à structurer davantage ces sous-secteurs et à améliorer leur contribution à l’économie nationale.

    Au-delà de la simple augmentation des budgets, cette dynamique vise un objectif stratégique : réduire la dépendance du pays aux importations alimentaires. En renforçant la production locale, le Togo espère mieux répondre aux besoins de sa population tout en améliorant sa balance commerciale.

    Les résultats commencent d’ailleurs à se faire sentir dans certaines filières. Des cultures comme le manioc ou le soja enregistrent déjà des progrès notables, témoignant de l’impact positif des politiques mises en œuvre. À moyen et long terme, ces investissements devraient permettre de bâtir une agriculture plus résiliente, capable de soutenir une croissance inclusive et durable.

    En misant sur ce secteur clé, le Togo envoie un signal fort : celui d’un engagement à valoriser ses ressources internes pour assurer son développement et renforcer sa souveraineté alimentaire.

  • Soudan : trois ans de guerre, une tragédie sans fin

    Soudan : trois ans de guerre, une tragédie sans fin

    Trois ans après son déclenchement, la guerre civile au Soudan continue de faire la une des médias internationaux.

    Rivalité militaire

    Depuis le 15 avril 2023, les affrontements opposent l’armée régulière dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhan aux Forces de soutien rapide (FSR) du général Mohamed Hamdan Dagalo, dit Hemedti. La presse décrit une lutte de pouvoir brutale entre deux anciens alliés devenus ennemis, chacun cherchant à s’imposer à la tête du pays.

    Bilan humain alarmant

    Les journaux dressent un constat dramatique. Le nombre de morts est estimé entre 150 000 et 200 000, bien que certains observateurs évoquent un bilan encore plus lourd en raison du manque de données fiables. Les médias insistent sur les violences contre les civils, les massacres documentés dans certaines régions et l’absence de protection pour les populations.

    Crise humanitaire

    La couverture médiatique met largement l’accent sur l’ampleur de la catastrophe humanitaire. Près de 30 millions de personnes ont aujourd’hui besoin d’une aide d’urgence. Selon les organisations humanitaires relayées par la presse, le pays est confronté à des pénuries alimentaires sévères, à l’effondrement du système de santé et à une insécurité généralisée. Le spectre de la famine revient régulièrement dans les analyses.

    Millions de déplacés

    Autre point largement souligné : les déplacements massifs de population. Des millions de Soudanais ont été contraints de fuir leurs foyers, soit à l’intérieur du pays, soit vers des États voisins comme le Tchad ou le Soudan du Sud. La presse internationale alerte sur la pression croissante exercée sur ces pays d’accueil, déjà fragiles.

    Médiations sans résultat

    Malgré les appels répétés à un cessez-le-feu, les initiatives diplomatiques restent au point mort. Les tentatives de médiation menées par des acteurs régionaux et internationaux n’ont pas permis de rapprocher les positions. Les éditorialistes évoquent également l’implication indirecte de puissances étrangères, accusées d’alimenter le conflit.

    État au bord de l’effondrement

    Enfin, de nombreux médias s’inquiètent de l’avenir du Soudan. Les infrastructures sont détruites, les institutions paralysées et l’économie en ruine. À Khartoum, décrite comme une ville fantôme, les services de base sont à l’arrêt.

    Trois ans après, la presse est unanime : la guerre au Soudan est devenue l’une des crises les plus graves et les plus négligées au monde, avec des conséquences durables pour toute la région.

  • Au Togo, l’inflation sous contrôle selon l’INSEED

    Au Togo, l’inflation sous contrôle selon l’INSEED

    L’inflation demeure largement maîtrisée au Togo en mars 2026, selon les dernières données publiées par Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED). Le taux s’établit à 0,1 %, un niveau stable par rapport à février et bien en dessous du seuil de convergence de 3 % fixé par Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

    Cette performance confirme une tendance baissière amorcée depuis fin 2024. À titre de comparaison, l’inflation atteignait encore 2,9 % en décembre de cette année-là, avant de ralentir progressivement pour atteindre des niveaux historiquement faibles. Cette évolution traduit une dynamique de désinflation durable sur plus d’un an, renforçant la stabilité du cadre macroéconomique national.

    Selon l’INSEED, cette maîtrise des prix intervient pourtant dans un environnement international incertain. Les tensions géopolitiques, la volatilité des prix de l’énergie et les perturbations persistantes des chaînes d’approvisionnement continuent de peser sur de nombreuses économies. Malgré ces facteurs exogènes, le Togo parvient à contenir les pressions inflationnistes.

    Les autorités attribuent ces შედეგats aux politiques publiques mises en œuvre dans le cadre de la feuille de route gouvernementale 2020-2025. Plusieurs mesures ont été déployées pour soutenir le pouvoir d’achat et stabiliser les prix. Il s’agit notamment du renforcement de la production agricole, de la subvention des intrants, du contrôle des prix des produits de première nécessité, ainsi que du maintien des tarifs de l’énergie. Des allègements fiscaux et des aides ciblées aux ménages ont également été introduits.

    Ces dispositifs ont permis de maintenir relativement stables les prix de produits essentiels tels que les céréales, les huiles, les farines, mais aussi les carburants, le gaz, l’électricité et l’eau. Une stabilité qui contribue directement à la modération de l’inflation ressentie par les ménages.

    Le secteur agricole joue un rôle central dans cette dynamique. Les investissements publics dans les zones d’aménagement agricoles planifiées (ZAAP), l’accès facilité au crédit et l’amélioration des infrastructures de transport ont favorisé une hausse régulière de la production. Cette progression de l’offre contribue à limiter les tensions sur les prix alimentaires.

    Dans cette lancée, le gouvernement a lancé en 2025 le Programme de modernisation de l’agriculture (ProMAT 2025-2034). Ce programme ambitionne d’accroître la productivité, de structurer les chaînes de valeur et d’attirer davantage d’investissements privés dans le secteur.

    Au total, les indicateurs confirment une baisse continue de l’inflation, passée de 2,8 % en février 2025 à 0,1 % en mars 2026. Une évolution qui témoigne de la résilience de l’économie togolaise face aux chocs extérieurs et de l’efficacité des politiques économiques engagées.

  • Leicester : du rêve absolu au cauchemar

    Leicester : du rêve absolu au cauchemar

    Dix ans après avoir touché le sommet du football anglais, Leicester City Football Club incarne aujourd’hui l’une des chutes les plus brutales du football moderne. Champion d’Angleterre en 2016 contre toute attente, le club des Midlands est désormais aux portes d’une relégation en troisième division, symbole d’un déclin aussi rapide que spectaculaire.

    Impossible sacre devenu mythe

    L’histoire de Leicester restera à jamais liée à la saison 2015-2016, l’un des plus grands exploits du sport collectif. Porté par une génération exceptionnelle, le club renverse les géants de la Premier League et décroche un titre que personne n’avait anticipé.

    Ce triomphe, construit sur une gestion intelligente et une cohésion rare, semblait poser les bases d’un modèle durable. Mais comme souvent dans le football moderne, la stabilité s’est révélée fragile.

    Lente érosion sportive et financière

    Après plusieurs saisons honorables — dont une victoire en FA Cup — le club entame une phase de déclin progressif. Mauvais choix de recrutement, départs de joueurs clés et instabilité sur le banc minent la compétitivité de l’équipe.

    La situation bascule définitivement avec la relégation en Championship en 2025, conséquence d’une saison catastrophique.

    Mais loin de se reconstruire, Leicester s’enfonce. En 2026, le club lutte pour sa survie en deuxième division, plombé notamment par une sanction de six points pour infractions financières.

    Résultat : les Foxes occupent les dernières places et risquent une deuxième relégation consécutive, cette fois vers la League One.

    Spectre d’une chute historique

    La situation actuelle est dramatique. Leicester est englué dans la zone rouge du Championship, à quelques journées de la fin, avec une dynamique sportive inquiétante.

    Le rejet de leur appel contre le retrait de points a aggravé leur position, les rapprochant dangereusement du troisième échelon anglais.

    Ce qui rend cette chute encore plus saisissante, c’est le contraste : en une décennie, le club est passé du sommet absolu à une lutte pour éviter l’anonymat des divisions inférieures.

    Leicester n’est pas un cas isolé

    L’histoire du football anglais regorge de trajectoires similaires. Leeds United, demi-finaliste de Ligue des champions en 2001, a sombré quelques années plus tard jusqu’en troisième division après une gestion financière désastreuse.

    De même, Nottingham Forest, double champion d’Europe à la fin des années 1970, a connu plusieurs descentes avant de retrouver récemment l’élite.

    Même des clubs prestigieux comme Manchester United ou Manchester City ont, dans leur histoire, connu la relégation, preuve que la chute n’épargne personne.

    Avertissement pour le football moderne

    Le cas Leicester illustre une réalité implacable : dans un football dominé par les finances et la gestion stratégique, les exploits sportifs ne garantissent rien sur le long terme.

    Entre erreurs de gouvernance, contraintes économiques et instabilité sportive, le club paie aujourd’hui le prix d’un modèle qui s’est progressivement fissuré.

    Reste à savoir si Leicester saura, comme par le passé, renaître de ses cendres. Car dans le football anglais, les chutes sont parfois brutales… mais les résurrections restent possibles.

  • Jonas Daou, l’architecte discret du progrès économique

    Jonas Daou, l’architecte discret du progrès économique

    Reconduit en juin 2023 à la présidence de l’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET), Jonas Daou joue un rôle central dans la structuration du secteur privé.

    Parcours

    Son ascension repose sur une combinaison de rigueur, de persévérance et d’un sens aigu des responsabilités. Ce parcours, souvent cité comme un exemple de réussite locale, reflète une vision du travail fondée sur la discipline et l’engagement durable.

    Reconduit en juin 2023 à la présidence de l’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET), Jonas Daou joue un rôle central dans la structuration du secteur privé. L’organisation, qui regroupe plus de 80 entreprises majeures, contribue significativement aux recettes de l’État. Sous sa direction, l’AGET s’inscrit dans une dynamique de consolidation économique, avec un accent particulier sur la compétitivité et la résilience des entreprises togolaises.

    Son action se distingue notamment par un plaidoyer constant en faveur d’un dialogue renforcé entre les autorités publiques et les acteurs économiques. Cette approche vise à améliorer le climat des affaires et à encourager les investissements, dans un contexte régional marqué par des défis multiples.

    Réussite diversifiée

    En parallèle de ses fonctions institutionnelles, Jonas Daou dirige plusieurs entreprises de premier plan. À la tête de Zener, spécialisée dans la distribution de gaz butane, et de Diwa International, concessionnaire automobile, il a su bâtir des structures solides et compétitives.

    Ces entreprises illustrent une stratégie axée sur la diversification et la maîtrise des secteurs clés. Leur développement progressif témoigne d’une capacité à anticiper les besoins du marché tout en s’adaptant aux évolutions économiques.

    Impact

    L’action de Jonas Daou ne se limite pas aux indicateurs financiers. À travers ses activités, il contribue à des enjeux essentiels du développement national. Dans le domaine énergétique, la distribution de gaz domestique participe à l’amélioration des conditions de vie des ménages, tout en favorisant des pratiques plus respectueuses de l’environnement.

    Sur le plan régional, l’expansion de ses entreprises, notamment avec un investissement de 13,5 milliards de FCFA en Guinée-Bissau, traduit une volonté d’ouverture et de rayonnement au-delà des frontières togolaises. Cette dynamique s’inscrit dans une logique d’intégration économique sous-régionale.

    Figure d’inspiration

    Sacré Entrepreneur africain de l’année 2021, Jonas Daou bénéficie d’une reconnaissance qui dépasse le cadre national. Toutefois, son influence réside également dans la portée symbolique de son parcours. Pour de nombreux jeunes, il représente un exemple de réussite accessible, fondée sur le travail et l’intégrité.
    Sans posture ostentatoire, il s’impose comme un acteur clé du développement économique togolais. Son itinéraire met en lumière les possibilités offertes par un environnement en mutation, tout en rappelant l’importance d’un leadership ancré dans la durée et la responsabilité.

  • FTF : plainte de Ouadja rejetée, Barracuda condamné à payer 200.000

    FTF : plainte de Ouadja rejetée, Barracuda condamné à payer 200.000

    La Fédération Togolaise de Football (FTF) a tranché dans le différend opposant l’entraîneur Ouadja Lantame Sakibou au club AC Barracuda, dans une affaire portant sur la rupture de son contrat de travail. La décision, rendue par la Commission de Discipline, apporte un éclairage nuancé sur les responsabilités des deux parties.

    Saisie du dossier, la Commission a d’abord jugé la plainte recevable sur la forme, après avoir examiné les pièces fournies, entendu les différentes parties et analysé les termes du contrat liant l’entraîneur à son ancien club. Mais sur le fond, les conclusions ne sont pas allées dans le sens du technicien.

    En effet, l’instance disciplinaire a rejeté la demande principale de Ouadja Lantame Sakibou, estimant qu’elle n’était pas suffisamment fondée pour établir l’existence d’une rupture unilatérale fautive de son contrat par AC Barracuda. Une décision qui écarte ainsi toute reconnaissance de responsabilité du club dans une éventuelle rupture abusive.

    Cependant, tout n’est pas allé en faveur du club. La Commission a enjoint AC Barracuda à verser à l’entraîneur la somme de 200 000 francs CFA, correspondant au solde de son salaire du mois de juin 2025. Le club dispose d’un délai de trente jours à compter de la notification pour s’exécuter.

    Par ailleurs, toutes les autres demandes formulées par le plaignant ont été rejetées. Il s’agit notamment des indemnités de rupture, des frais d’avocat, des frais de procédure ainsi que des intérêts réclamés.

    Cette décision entre en vigueur conformément aux textes en vigueur. Toutefois, les deux parties conservent la possibilité de contester ce verdict. Elles disposent d’un délai de dix jours pour introduire un recours devant la Commission de recours de la FTF, conformément au Code disciplinaire en vigueur.

  • Savanes : la jeunesse en rempart contre la désinformation

    Savanes : la jeunesse en rempart contre la désinformation

    À Dapaong, à près de 600 kilomètres de Lomé, de jeunes leaders communautaires se sont réunis les 9 et 10 avril 2026 dans le cadre d’un atelier de renforcement des capacités. Au centre des échanges : la lutte contre la désinformation et la prévention de l’extrémisme violent, deux défis majeurs dans une région confrontée à des tensions sécuritaires et à une circulation accrue de fausses informations.

    L’initiative a permis d’outiller ces jeunes acteurs afin qu’ils deviennent des relais efficaces de paix et de cohésion sociale au sein de leurs communautés.

    Partenaires

    Organisé dans le cadre du Programme d’Urgence de Renforcement de la Résilience dans la région des Savanes (PURS), l’atelier bénéficie de l’appui du Programme des Nations unies pour le développement. Il s’inscrit dans un projet sous-régional couvrant plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, notamment le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Togo et le Ghana.

    Financée par le Danemark et la Norvège, cette initiative traduit une volonté commune de renforcer la résilience des communautés face aux menaces informationnelles.

    Résistance

    L’objectif principal de la rencontre est de doter les participants d’outils pratiques pour identifier, analyser et contrer les fausses informations. À travers des sessions interactives, les jeunes apprennent à vérifier les sources, décrypter les contenus manipulés et concevoir des messages de paix adaptés aux réalités locales.

    Dans un contexte où les technologies numériques amplifient la propagation de la désinformation, les organisateurs insistent sur la nécessité d’une riposte structurée et proactive.

    Stabilité

    Représentant la résidente du PNUD au Togo, Kombaté Yendoukoa Aimé a souligné le rôle central des jeunes dans la prévention de l’extrémisme violent. Selon lui, une jeunesse informée, formée et engagée constitue un véritable rempart contre les facteurs de déstabilisation.

    Même son de cloche du côté de Yaguissagou Guillaume, représentant du directeur national du PURS, qui a mis en garde contre les dérives liées à l’usage des technologies, notamment l’intelligence artificielle. Il a rappelé que « tout ce qui est techniquement possible n’est pas forcément moralement acceptable », appelant à une utilisation responsable des outils numériques.

    Il a exhorté les participants à devenir de véritables « ambassadeurs de la vérité », capables de promouvoir la vigilance citoyenne et la cohésion sociale.

    Engagement

    Procédant à l’ouverture officielle des travaux, Kombaté Sanwogou, secrétaire général de la préfecture de Tône, a salué une initiative qui renforce les capacités locales face aux menaces informationnelles. Il a également exprimé sa reconnaissance au Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, pour les efforts consentis en faveur de la paix sociale et de la résilience des populations.

    Réponse

    Aujourd’hui, la désinformation, qu’elle soit volontaire ou involontaire, représente une menace sérieuse pour la stabilité des sociétés. En attisant les divisions et en exploitant les frustrations, elle fragilise particulièrement les communautés les plus vulnérables.

    Dans ce contexte, la formation d’une jeunesse consciente, critique et engagée apparaît comme une réponse essentielle. À Dapaong, ces jeunes leaders repartent ainsi avec une mission claire : défendre la vérité, promouvoir la paix et contribuer activement à la préservation du tissu social dans la région des Savanes.

  • Zio : un enseignant retrouvé pendu, l’émoi à Dalavé

    Zio : un enseignant retrouvé pendu, l’émoi à Dalavé

    Selon des informations rapportées par une source proche du dossier, plusieurs heures de recherches infructueuses ont précédé la macabre découverte.

    La préfecture de Zio est sous le choc après le décès tragique de Dawoune Wadja, professeur de français au Lycée de Dalavé. Le drame s’est produit le samedi 11 avril 2026, alors que l’enseignant était sorti tôt le matin pour une séance de sport, sans jamais regagner son domicile.

    Selon des informations rapportées par une source proche du dossier, plusieurs heures de recherches infructueuses ont précédé la macabre découverte. Le corps sans vie de l’enseignant a finalement été retrouvé dans sa nouvelle maison située à Dalavé. D’après cette même source, il aurait été découvert pendu, dans des circonstances qui restent à élucider.

    À ce stade, aucune communication officielle n’a encore précisé les causes exactes de ce décès, laissant place à de nombreuses interrogations au sein de la communauté éducative et locale.

  • Ghana : changement de cap à haut risque avant le Mondial

    Ghana : changement de cap à haut risque avant le Mondial

    À seulement deux mois de la Coupe du monde 2026, la Fédération ghanéenne de football a pris une décision aussi forte que risquée : limoger Otto Addo pour confier les rênes des Black Stars au technicien portugais Carlos Queiroz. Un choix qui soulève déjà de nombreuses interrogations quant à sa pertinence et à son timing.

    Officiellement nommé ce lundi, Carlos Queiroz entre immédiatement en fonction avec une mission claire : préparer le Ghana pour un Mondial qui débute le 11 juin prochain. Mais derrière cette annonce, c’est surtout la brutalité du changement qui interpelle. Otto Addo a été écarté il y a à peine deux semaines, à la suite d’une défaite en amical face à l’Allemagne (2-1). Une décision précipitée qui pourrait fragiliser davantage un groupe déjà en quête de repères.

    À 73 ans, Carlos Queiroz arrive avec une solide expérience internationale. Ancien sélectionneur du Portugal lors de la Coupe du monde 2010, il a également dirigé l’Iran en 2018 et 2022, ainsi que des sélections comme la Colombie, l’Égypte, le Qatar ou encore Oman. Son passage sur le banc du Real Madrid (2003-2004) témoigne aussi de son vécu au plus haut niveau. Mais cette expérience suffira-t-elle à compenser le manque de temps ?

    Car le défi est immense. Le Ghana se retrouve dans un groupe relevé avec l’Angleterre, la Croatie et le Panama. Trois adversaires aux profils variés, mais redoutables, qui exigeront une préparation minutieuse et une cohésion sans faille. Or, c’est précisément ce qui pourrait manquer aux Black Stars, bouleversés par ce changement de cap à un moment aussi crucial.

    La Fédération ghanéenne a-t-elle pris un pari inconsidéré ? En changeant de sélectionneur si tard, elle mise sur un électrochoc capable de relancer une équipe en difficulté. Mais ce type de stratégie comporte des risques évidents : adaptation tactique express, gestion humaine délicate et pression accrue sur le nouveau staff.

    Carlos Queiroz peut-il sauver ce qui peut encore l’être ? L’expérience plaide en sa faveur, mais le temps joue contre lui. Dans un contexte aussi tendu, chaque décision comptera. Et pour le Ghana, l’issue de ce pari audacieux pourrait bien se jouer dès les premiers matchs du Mondial.

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