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  • Bassolma Bazié : la voix sans filtre du Sahel

    Bassolma Bazié : la voix sans filtre du Sahel

    Figure montante du discours souverainiste ouest-africain, Bassolma Bazié s’impose aujourd’hui comme l’un des visages les plus tranchés de la nouvelle ligne politique portée par l’Alliance des États du Sahel (AES).

    Président de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel (CN-CES), Bassolma Bazié, ancien syndicaliste burkinabè s’est construit une réputation solide : celle d’un homme au verbe direct, parfois dérangeant, mais toujours assumé.

    Parcours forgé dans le syndicalisme

    Avant d’entrer dans les sphères étatiques, Bassolma Bazié s’est illustré au sein du mouvement syndical du Burkina Faso, notamment comme leader de la Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B). Ce passage a façonné son style : combatif, ancré dans les luttes sociales, et profondément méfiant vis-à-vis des influences extérieures. Déjà à cette époque, il dénonçait avec vigueur les politiques économiques jugées dictées de l’extérieur.

    Franc-parler devenu marque de fabrique

    C’est toutefois sur la scène politique récente qu’il s’est imposé au grand public. Ses interventions, largement relayées sur les réseaux sociaux, cumulent des millions de vues. Dans ces vidéos virales, on le voit dénoncer sans détour « les injonctions extérieures », remettre en cause certains rapports d’ONG internationales, ou encore critiquer ce qu’il appelle une « démocratie importée ».

    Son ton, souvent incisif, tranche avec celui de nombreux responsables politiques. Là où d’autres privilégient la diplomatie, Bazié choisit la confrontation verbale. Cette posture lui vaut autant d’admirateurs — qui saluent son courage et sa cohérence — que de critiques, qui pointent des déclarations parfois difficiles à étayer, notamment lorsqu’il évoque des complots ou des menaces contre des dirigeants sahéliens.

    Porte-voix de la ligne souverainiste

    Dans le contexte actuel marqué par les recompositions géopolitiques au Sahel, Bassolma Bazié s’inscrit clairement dans la dynamique impulsée par des dirigeants comme Ibrahim Traoré. Il défend une rupture avec les partenariats traditionnels et plaide pour une autonomie stratégique accrue, notamment en matière de défense.

    Lors de sa récente intervention depuis le Togo, il a insisté sur la nécessité pour les pays de l’AES de « conquérir » leur souveraineté, tout en saluant certains appuis régionaux facilitant la continuité logistique et militaire. Il met également en avant les efforts internes, qu’il s’agisse de mobilisation financière nationale ou de réformes sociales.

    Figure clivante mais influente

    Bassolma Bazié incarne une tendance plus large qui gagne du terrain en Afrique de l’Ouest : celle d’un discours décomplexé sur la souveraineté, la sécurité et l’indépendance politique. Sa capacité à capter l’attention, notamment grâce aux réseaux sociaux, en fait un acteur incontournable du débat public.

    Mais cette influence s’accompagne de zones de controverse. Ses critiques virulentes envers certaines organisations internationales, ainsi que ses prises de position sur la gouvernance démocratique, interrogent autant qu’elles mobilisent.

    Entre conviction et stratégie

    Au final, Bassolma Bazié apparaît comme un homme de convictions, fidèle à une ligne idéologique construite au fil de son parcours. Son franc-parler n’est pas seulement un trait de caractère : il est devenu un outil politique, au service d’un projet plus large de redéfinition des rapports entre les États du Sahel et le reste du monde.

    Qu’on l’approuve ou qu’on le conteste, une chose est certaine : dans le paysage politique sahélien actuel, sa voix porte. Et elle ne semble pas prête de s’atténuer.

  • Savanes : un coup de pouce décisif aux femmes rurales

    Savanes : un coup de pouce décisif aux femmes rurales

    À Dapaong, la dynamique de renforcement de la résilience des communautés prend un nouveau tournant avec la remise d’équipements agricoles au profit de 46 coopératives, majoritairement féminines.

    Le gouvernement togolais, en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le Développement, a procédé à la remise d’équipements agricoles au profit de 46 coopératives, majoritairement féminines. Une initiative qui s’inscrit dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires et socio-économiques persistants, et qui vise à renforcer l’autonomie économique des femmes.

    Les bénéficiaires, en grande partie des femmes réfugiées et vulnérables, évoluent principalement dans la chaîne de valeur de la tomate. Pour ces actrices essentielles du secteur agricole, ces équipements constituent une réponse concrète aux difficultés quotidiennes, notamment le manque de mécanisation et l’accès limité aux ressources productives. À travers ce geste, les autorités togolaises entendent leur offrir des moyens supplémentaires pour améliorer leur productivité et, à terme, leurs conditions de vie.

    La cérémonie de remise s’est tenue en marge de l’inauguration du bureau conjoint des Nations Unies dans la ville, en présence des autorités administratives, des partenaires techniques et financiers ainsi que des bénéficiaires. Prenant la parole, la ministre des Solidarités, Moni Sankaredja-Sinandja, a salué une action « concrète et porteuse d’espoir » pour les femmes rurales. Elle a rappelé leur rôle central dans le développement agricole au Togo, soulignant qu’elles représentent une part importante de la main-d’œuvre et assurent plus de la moitié des activités du secteur.

    Cette remise d’équipements s’inscrit dans le cadre du Programme d’urgence de renforcement de la résilience et de la sécurité des communautés, mis en œuvre sous l’impulsion du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé. Ce programme ambitionne d’améliorer les conditions de vie dans les régions septentrionales du pays, en misant sur des actions concrètes telles que le soutien aux activités génératrices de revenus.

    Au nom des bénéficiaires, la coordinatrice du Réseau des femmes et développement (REFED) a exprimé sa gratitude envers le gouvernement et le PNUD. Elle a salué le leadership des autorités togolaises ainsi que l’accompagnement constant du PNUD dans la lutte contre la pauvreté, l’exclusion sociale et l’extrémisme violent. Elle a également mis en avant la proximité des équipes du PNUD, illustrée par la présence de sa représentante résidente, Binta Sanneh, lors de la cérémonie.

    Pour le PNUD, l’objectif est clair : accompagner durablement les coopératives vers une meilleure performance. Cela passe par le renforcement des capacités techniques et entrepreneuriales, l’amélioration de la gouvernance interne et la promotion de pratiques agricoles durables, adaptées aux changements climatiques.

    Sur le terrain, l’impact attendu est considérable. Pour les bénéficiaires, ces équipements ne sont pas de simples outils, mais un véritable levier de transformation. Ils permettront d’accroître la production, d’améliorer les revenus et de consolider l’autonomie économique des femmes.

    Clôturant la cérémonie, la ministre a rendu hommage au courage et à la résilience des femmes des Savanes. Elle les a invitées à faire de ces équipements un patrimoine collectif, géré avec rigueur et responsabilité, afin d’en garantir la pérennité et de transmettre les bénéfices aux générations futures.

  • GÉNIE IMHOTEP : l’heure de la phase inspectorale

    GÉNIE IMHOTEP : l’heure de la phase inspectorale

    « GÉNIE IMHOTEP », une compétition de culture générale en santé, entre dans sa phase inspectorale, la troisième étape d’un processus structuré en cinq phases, allant des confrontations inter-classes jusqu’à la grande finale nationale prévue en août 2026.

    Le championnat national du jeu de culture générale en santé « GÉNIE IMHOTEP » entre dans une nouvelle phase décisive avec le lancement, ce samedi 25 avril 2026, de sa très attendue phase inspectorale. Après des joutes intenses au niveau préfectoral, les meilleurs établissements du pays s’apprêtent à croiser le fer dans les 18 chefs-lieux des inspections pédagogiques, marquant ainsi une nouvelle étape dans cette compétition éducative d’envergure.

    Initiée par les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV avec l’appui des autorités éducatives et de l’ONG AIMES AFRIQUE, cette compétition nationale mobilise plus de 200 établissements secondaires à travers le territoire togolais. Elle vise à promouvoir la culture générale, avec un accent particulier sur les thématiques de santé, tout en développant l’esprit de compétition, le leadership et la prise de parole chez les élèves.

    La phase inspectorale constitue la troisième étape d’un processus structuré en cinq phases, allant des confrontations inter-classes jusqu’à la grande finale nationale prévue en août 2026. Elle intervient après la phase préfectorale qui a permis de sélectionner 42 établissements parmi les meilleurs du pays.

    Ce samedi, les buzzers vont donc résonner simultanément dans les différentes inspections, où ces 42 établissements vainqueurs vont s’affronter dans des duels de haut niveau. Chaque inspection verra s’opposer plusieurs équipes déterminées à décrocher leur ticket pour la suite de la compétition. À l’issue de cette phase, seuls 18 établissements seront retenus pour continuer l’aventure.

    L’enjeu est de taille : ces établissements qualifiés accéderont aux phases régionales, puis à la grande finale nationale prévue à la fin du mois de juin 2026, après les épreuves du baccalauréat deuxième partie. Cette organisation, alignée sur le calendrier scolaire, permet aux candidats de concilier performance académique et participation à cette compétition intellectuelle.

    Au-delà de l’aspect compétitif, « GÉNIE IMHOTEP » se distingue par sa vocation pédagogique. Les élèves sont évalués sur des connaissances liées à la santé, notamment l’éducation à la vie sociale, la prévention des infections et les comportements responsables. Cette approche innovante fait du championnat un véritable outil de sensibilisation et de formation citoyenne.

    Dans les établissements comme dans les inspections, l’engouement est palpable. Encadreurs, autorités éducatives et partenaires suivent de près cette phase charnière, qui déterminera les futurs prétendants au titre national. Pour les participants, il ne s’agit plus seulement de jouer, mais de démontrer leur excellence et de porter haut les couleurs de leur établissement.

    Avec cette phase inspectorale, le championnat entre dans sa dimension élitiste. La compétition se durcit, les enjeux s’intensifient, et chaque question peut faire basculer le destin d’une équipe. Une chose est sûre : le rendez-vous du 25 avril promet du spectacle, du savoir et une célébration éclatante de l’intelligence juvénile togolaise.

  • Budget 2027-2029 : cap sur la rigueur

    Budget 2027-2029 : cap sur la rigueur

    Le gouvernement togolais engage une nouvelle étape décisive dans la gestion de ses finances publiques. Elle s’origine dans un environnement international marqué par des incertitudes persistantes.

    Le gouvernement togolais engage une nouvelle étape décisive dans la gestion de ses finances publiques. Le 20 avril 2026, les travaux du Cadre budgétaire à moyen terme (CBMT) pour la période 2027-2029 ont été officiellement lancés à CASEF, réunissant des représentants des ministères, des institutions publiques et divers acteurs nationaux. Cette rencontre marque la volonté des autorités d’inscrire la planification budgétaire dans une dynamique concertée, axée sur les résultats et la soutenabilité.

    Présidant la cérémonie au nom du ministre de l’Économie et des Finances, Mme Akou Mawussé Adetou Afidenyigba, directrice de cabinet, a rappelé l’importance stratégique du CBMT. Cet outil permet de projeter, sur un horizon de trois ans, l’évolution des principaux agrégats macroéconomiques, notamment les recettes, les dépenses, le déficit et la dette publique. Il vise également à assurer une meilleure cohérence entre les politiques publiques et les ressources mobilisables, dans un contexte de plus en plus contraint.

    En effet, l’élaboration de ce cadre intervient dans un environnement international marqué par des incertitudes persistantes. Les tensions géopolitiques, la réduction de l’aide extérieure et les effets croissants des changements climatiques pèsent sur les équilibres économiques des pays en développement, dont le Togo. Malgré ces défis, les autorités mettent en avant des performances économiques encourageantes enregistrées en 2025. La croissance s’est établie à 6,2 %, l’inflation a été contenue à 0,4 %, tandis que le déficit budgétaire a été réduit à 3,2 % du produit intérieur brut.

    Cependant, ces résultats positifs contrastent avec le niveau encore élevé de la dette publique, estimée à 62,6 % du PIB. Cette situation limite les marges de manœuvre budgétaires et impose une gestion plus prudente et stratégique des finances publiques.

    Face à ces enjeux, le gouvernement affiche des priorités claires : renforcer la mobilisation des recettes fiscales, rationaliser les dépenses publiques, maintenir la soutenabilité de la dette et orienter les investissements vers des projets structurants à fort impact économique et social.

    Le CBMT 2027-2029 s’impose ainsi comme un levier essentiel pour améliorer la gouvernance budgétaire du pays. À travers cet exercice, les autorités togolaises entendent consolider un cadre de gestion plus rigoureux, transparent et inclusif, capable de soutenir durablement la croissance et de répondre aux attentes des populations.

  • Togo Media Foot : un partenariat qui change la donne

    Togo Media Foot : un partenariat qui change la donne

    L’arrivée de la Société nouvelle de boissons (SNB) dans l’aventure n’est pas anodine. Elle illustre l’intérêt croissant des acteurs économiques pour le Festival Média Foot.

    À quelques jours de sa première édition, le Festival Togo Media Foot franchit un cap décisif. Le comité d’organisation a officialisé, le 20 avril 2026 à Lomé, la signature d’un partenariat stratégique avec Société nouvelle de boissons (SNB). Une alliance qui vient renforcer la crédibilité et l’ambition de cet événement inédit, dédié à la rencontre entre médias et football.

    Porté par D.A F.C, une équipe de journalistes passionnés de ballon rond, le Festival Togo Media Foot se veut un cadre de rassemblement et de valorisation des professionnels des médias à travers le sport. Prévu pour le 2 mai 2026 à Lomé, il ambitionne de devenir un rendez-vous majeur, fédérateur et porteur de valeurs fortes telles que la cohésion, la fraternité et le fair-play.

    L’arrivée de la SNB dans l’aventure n’est pas anodine. Elle illustre l’intérêt croissant des acteurs économiques pour cette initiative. En s’associant à l’événement, l’entreprise entend non seulement soutenir une activité à forte portée sociale et médiatique, mais aussi renforcer sa visibilité auprès du grand public. Ce partenariat mettra en lumière la gamme de produits DJAMA, avec une attention particulière portée à la DJAMA Pilsner, produit emblématique de la brasserie.

    Au-delà d’un simple sponsoring, cette collaboration s’inscrit dans une dynamique de co-construction. La présence de la marque sera intégrée aux différentes activités de communication et d’animation prévues autour du gala de football. Une stratégie qui vise à créer une expérience immersive pour les participants et à associer durablement l’image de DJAMA aux valeurs positives du sport.

    Pour les organisateurs, ce partenariat constitue un signal fort. « Nous nous réjouissons de cette collaboration avec un partenaire stratégique dont l’engagement viendra renforcer l’impact de l’événement », a souligné Raphaël Aziamadji, responsable partenariats et sponsoring du festival . Une déclaration qui traduit la confiance et les attentes placées dans cette alliance.

    Créée en 2020, la SNB s’est rapidement imposée sur le marché togolais grâce à la qualité de ses produits, élaborés selon des standards inspirés de la tradition allemande. Avec sa marque DJAMA, déclinée en plusieurs variantes, elle s’affirme aujourd’hui comme un acteur incontournable du secteur brassicole.

    En scellant ce partenariat, le Festival Togo Media Foot et la SNB posent les bases d’une collaboration prometteuse. À travers cette synergie, c’est toute une vision qui se dessine : celle d’un événement capable de rassembler, de valoriser et d’inspirer, en plaçant le sport au cœur du lien social.

  • Bio-intrants : la révolution verte s’enracine au Sud-Kivu

    Bio-intrants : la révolution verte s’enracine au Sud-Kivu

    Une avancée prometteuse pour l’agriculture durable se dessine en République démocratique du Congo, où l’expérimentation de bio-intrants innovants suscite un intérêt croissant. Portée par CAMDES GROUP INTER SARL et soutenue par l’implication active des étudiants en sciences agronomiques de l’Université Catholique de Bukavu (UCB), cette initiative pourrait marquer un tournant décisif dans les pratiques agricoles locales.

    Au cœur de cette dynamique, deux produits retiennent particulièrement l’attention : Ecopticide Agri et Tera Boost Pro. Testés dans des conditions réelles au champ expérimental, ces bio-intrants se distinguent par leur approche respectueuse de l’environnement et de la santé humaine, à l’opposé des pesticides chimiques traditionnellement utilisés.

    L’un des principaux atouts de l’Ecopticide Agri réside dans sa capacité à lutter efficacement contre les ravageurs tout en réduisant considérablement les risques liés à la toxicité. Contrairement aux pesticides de synthèse, souvent accusés de laisser des résidus nocifs sur les cultures, notamment les tomates, ce bio-intrant agit de manière ciblée sans compromettre la qualité sanitaire des produits agricoles. Cette caractéristique répond à une préoccupation majeure des consommateurs et des producteurs : garantir une alimentation saine tout en maintenant une productivité satisfaisante.

    De son côté, le Tera Boost Pro se positionne comme un fertilisant biologique aux effets bénéfiques sur la santé des sols. Là où les engrais chimiques tendent à appauvrir les terres à long terme, ce bio-intrant stimule l’activité microbienne, favorisant ainsi un écosystème souterrain riche et équilibré. Cette régénération naturelle des sols constitue un levier essentiel pour assurer la durabilité des exploitations agricoles, en particulier dans une région comme le Sud-Kivu, où la pression sur les terres cultivables est forte.

    L’implication des étudiants de l’UCB dans le processus de validation de ces produits renforce la crédibilité scientifique de l’initiative. Leur participation active permet non seulement de tester l’efficacité des bio-intrants, mais aussi de former une nouvelle génération d’agronomes sensibilisés aux enjeux de l’agriculture durable. Ce lien entre recherche académique et pratique de terrain apparaît comme un facteur clé de succès.

    Au-delà des résultats encourageants observés sur les parcelles expérimentales, cette initiative pourrait avoir des retombées significatives pour les agriculteurs de la région. L’adoption progressive de solutions comme Ecopticide Agri et Tera Boost Pro offrirait une alternative viable aux intrants chimiques, souvent coûteux et potentiellement dangereux. Elle permettrait également d’améliorer les rendements agricoles tout en préservant les ressources naturelles.

    Dans un contexte marqué par les défis climatiques et environnementaux, cette expérimentation ouvre la voie à une agriculture plus résiliente et responsable. Si les résultats se confirment à plus grande échelle, le Sud-Kivu pourrait devenir un modèle en matière d’innovation agricole durable, démontrant que performance et respect de l’environnement peuvent aller de pair.

  • GÉNIE IMHOTEP: la santé s’invite dans l’arène scolaire

    GÉNIE IMHOTEP: la santé s’invite dans l’arène scolaire

    Au Togo, une nouvelle page s’ouvre dans l’éducation sanitaire avec l’organisation de la première édition du championnat national de culture générale en santé dénommé « GÉNIE IMHOTEP », une initiative innovante destinée aux élèves du secondaire. Porté par l’ONG AIMES-Afrique, ce programme entend conjuguer savoir, compétition et sensibilisation aux enjeux de santé publique.

    Lancé dans le cadre du projet « Clubs Santé » en milieu scolaire, « GÉNIE IMHOTEP » se présente comme un jeu éducatif structuré autour de questions-réponses couvrant des thématiques essentielles telles que la santé publique, la prévention des comportements à risque, la santé mentale ou encore la citoyenneté. L’ambition est claire : inculquer aux jeunes des connaissances utiles pour leur bien-être et celui de leurs communautés.

    Pour cette première édition nationale, l’engouement est au rendez-vous. Plus de 200 établissements secondaires, répartis sur l’ensemble du territoire, ont pris part aux différentes phases de la compétition, allant des joutes interclasses aux sélections préfectorales et inspectorales. Ce maillage national témoigne de l’intérêt suscité par ce concept pédagogique novateur qui place l’élève au cœur de l’apprentissage.

    Le championnat se distingue également par son organisation progressive et inclusive. Après les phases locales, 42 établissements ont été retenus pour les étapes supérieures, avant les phases régionales et la grande finale nationale prévue après les examens du baccalauréat. Ce processus rigoureux vise à garantir l’excellence tout en valorisant les talents issus de toutes les régions du pays.

    Au-delà de la compétition, « GÉNIE IMHOTEP » se veut un véritable levier de transformation sociale. À travers les Clubs Santé, les élèves développent des compétences transversales telles que l’esprit critique, le leadership, la prise de parole en public et le travail en équipe. L’initiative contribue ainsi à former des citoyens responsables, conscients des enjeux sanitaires contemporains.

    Dans ce contexte, les autorités compétentes, notamment le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique, de la Couverture sanitaire universelle et des Assurances, ainsi que le Ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, appellent les directeurs régionaux et préfectoraux à jouer pleinement leur rôle. Ils sont invités à superviser et à s’assurer du bon déroulement du championnat national « GÉNIE IMHOTEP », gage de crédibilité et de réussite pour cette initiative d’envergure.

    En misant sur l’éducation par le jeu, le Togo explore une voie originale pour sensibiliser sa jeunesse. « GÉNIE IMHOTEP » apparaît ainsi comme un modèle prometteur, où la connaissance devient un outil de prévention et un moteur d’engagement citoyen.

  • Showbiz togolais: Boycott ou silence imposé ?

    Showbiz togolais: Boycott ou silence imposé ?

    Dans un ton à la fois grave et interpellateur, l’artiste Wedy exprime son ras-le-bol face à ce qu’il considère comme une mise à l’écart systématique des grandes scènes nationales.

    Le malaise couve dans le showbiz togolais, et cette fois, il éclate au grand jour. À travers une publication sans détour, l’artiste Wedy a exprimé son ras-le-bol face à ce qu’il considère comme une mise à l’écart systématique des grandes scènes nationales, notamment lors des célébrations de l’indépendance.

    Dans un ton à la fois grave et interpellateur, l’artiste évoque une situation qui dépasserait son cas personnel. « Je ne parle pas de moi », insiste-t-il, tout en dénonçant un climat de peur et de silence au sein de la corporation. Selon lui, plusieurs artistes subiraient en silence les effets d’un système opaque, dominé par des figures influentes, mais peu visibles. Il va jusqu’à faire un parallèle troublant avec le cas de Omar B, évoquant une pression psychologique qui aurait affecté plusieurs carrières.

    Au cœur de son message, une accusation lourde : celle d’un réseau informel qui déciderait, dans l’ombre, des artistes dignes de figurer sur les grandes scènes. « Un petit dieu dans ce showbiz », écrit-il, pour désigner cette influence discrète mais déterminante. Derrière les apparences d’ouverture, notamment dans l’organisation des festivités de l’indépendance confiée à de jeunes promoteurs, Wedy laisse entendre que les décisions finales seraient prises ailleurs.

    L’artiste met également en question les critères de sélection avancés pour justifier certaines absences. À ceux qui lui reprochent de ne plus être assez actif, il rétorque en citant plusieurs titres récents, tout en soulignant que d’autres artistes de sa génération, parfois moins présents sur le marché, continuent d’être programmés. Une incohérence qui, selon lui, renforce le sentiment d’exclusion ciblée.

    Mais au-delà des frustrations individuelles, cette sortie met en lumière un problème plus large : celui de la structuration du secteur culturel togolais. L’impression qui se dégage est celle d’un milieu où les opportunités ne reposeraient pas uniquement sur le mérite ou la popularité, mais aussi sur l’appartenance à un cercle fermé. Un constat qui alimente frustrations, divisions et, parfois, découragement.

    Ce climat délétère semble d’autant plus préoccupant qu’il fragilise la solidarité entre artistes. Car si certains bénéficient encore du système, d’autres en sont durablement exclus, créant une fracture silencieuse au sein même de l’industrie musicale. Une situation qui, à terme, pourrait nuire à l’ensemble du secteur.

    En écho à cette sortie, le journaliste togolais Vignon Ackey, aujourd’hui basé à l’étranger, a réagi avec une pointe d’ironie mordante. Comparant le phénomène à une fatalité presque caricaturale, il souligne surtout un problème de fond : l’absence d’unité entre artistes. « Tant que vous ne serez pas solidaires, vous resterez des objets qu’on déplace », avertit-il, avant de rappeler que même ceux qui accèdent aux grandes scènes ne bénéficient pas toujours de conditions équitables.

    Une conclusion grinçante, mais révélatrice : dans ce jeu d’influences et de silences, le véritable enjeu reste peut-être moins la visibilité que la capacité des artistes à parler d’une seule voix.

  • Togo–Sahel : ces critiques qui jettent une ombre sur l’ambition diplomatique

    Togo–Sahel : ces critiques qui jettent une ombre sur l’ambition diplomatique

    Les critiques d’Alioune Tine rappellent que la crédibilité d’un rôle de médiateur ou de facilitateur peut aussi être scrutée à l’aune de la situation interne du pays.

    Alors que le Togo affiche sa volonté de « servir de pont » entre les pays du Sahel et la communauté internationale, cette posture suscite des réactions critiques dans certains cercles de la société civile africaine. Parmi les voix les plus remarquées figure celle d’Alioune Tine, fondateur du think tank Afrikajom Center, qui a exprimé ses réserves sur les réseaux sociaux.

    En effet, dans un message publié sur son compte X (ex-Twitter), le défenseur des droits de l’homme décrit le Togo comme un pays où s’installerait une forme de « monarchie » de fait. Il évoque un « pouvoir à vie qui ne dit pas son nom » et critique l’absence d’alternance politique depuis plusieurs décennies. Selon lui, cette situation s’accompagnerait d’une « érosion continue de l’État de droit, des libertés fondamentales et des droits humains ». Des propos particulièrement sévères, qui traduisent une lecture critique de la gouvernance togolaise.

    Alioune Tine met également en doute la portée des initiatives diplomatiques du pays, notamment l’organisation d’événements internationaux. Il estime que ces rencontres pourraient contribuer à « distraire l’opinion », sans nécessairement répondre aux enjeux structurels liés à la gouvernance et aux droits humains. Ces affirmations, qui relèvent de son analyse personnelle, n’ont pas fait l’objet de réaction officielle publique au moment de la rédaction de cet article.

    Du côté des autorités togolaises, la stratégie visant à rapprocher le Sahel du reste du monde s’inscrit dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires, politiques et économiques majeurs. Lomé multiplie les initiatives diplomatiques et les rencontres de haut niveau pour encourager le dialogue et la coopération. Cette ambition est présentée comme une contribution à la stabilité régionale et à la relance des partenariats internationaux.

    Toutefois, les critiques d’acteurs de la société civile, à l’image d’Alioune Tine, rappellent que la crédibilité d’un rôle de médiateur ou de facilitateur peut aussi être scrutée à l’aune de la situation interne du pays. Entre ambition diplomatique et exigences en matière de gouvernance, le débat reste ouvert.

    Dans ce contexte, les positions exprimées illustrent la diversité des perceptions autour du rôle que le Togo entend jouer sur la scène régionale. Elles soulignent également l’importance du dialogue entre institutions, société civile et partenaires internationaux pour renforcer la confiance et la cohérence des initiatives engagées.

  • CNDH : un rapport pour interpeller

    CNDH : un rapport pour interpeller

    Le rapport de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) n’élude pas les défis persistants, parmi lesquels figurent certaines insuffisances structurelles et des préoccupations liées à l’effectivité de certains droits.

    La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a franchi une étape clé dans son calendrier institutionnel. Ce lundi 20 avril 2026, son président, Me Kwao Ohini Sanvee, a remis officiellement le rapport d’activités 2025 au président de l’Assemblée nationale, le Professeur Komi Selom Klassou, lors d’une audience tenue au siège du Parlement.

    Cette démarche s’inscrit dans le strict respect des obligations légales qui régissent le fonctionnement de la CNDH. En effet, la loi impose à l’institution de présenter annuellement le bilan de ses activités devant les représentants de la Nation, à travers la commission des droits de l’homme de l’Assemblée nationale.

    « Nous avons posé ce matin un acte qui relève de notre devoir légal », a déclaré Me Sanvee à l’issue de la rencontre. Selon lui, ce rapport constitue une synthèse complète des actions menées par la Commission au cours de l’année écoulée, dans le cadre de ses missions de protection et de promotion des droits humains.

    Le document met en exergue les progrès réalisés au Togo en matière de droits fondamentaux. Il souligne notamment les efforts consentis dans la sensibilisation, le traitement des plaintes et la collaboration avec les institutions publiques. Toutefois, il n’élude pas les défis persistants, parmi lesquels figurent certaines insuffisances structurelles et des préoccupations liées à l’effectivité de certains droits.

    Au-delà du constat, la CNDH formule également une série de recommandations destinées à améliorer le cadre national de protection des droits de l’homme. Ces propositions visent à renforcer les mécanismes existants et à encourager une meilleure appropriation des normes par les différents acteurs.

    La prochaine étape consistera en une présentation détaillée du rapport devant la commission parlementaire compétente. Ce passage permettra un examen approfondi du document et ouvrira la voie à d’éventuelles discussions sur les réformes à envisager.

    À travers cette remise officielle, la CNDH et l’Assemblée nationale réaffirment leur volonté commune de consolider l’État de droit et de promouvoir une culture durable des droits de l’homme au Togo.

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