Catégorie : Renouveau

  • Au Togo, 1 000 armes détruites pour renforcer la lutte contre la circulation illicite

    Au Togo, 1 000 armes détruites pour renforcer la lutte contre la circulation illicite

    Une opération de destruction de 1 000 armes obsolètes et saisies a été organisée au Togo avec l’appui du Centre régional des Nations unies pour la paix et le désarmement en Afrique (UNREC). Une initiative présentée comme un pas supplémentaire dans la consolidation de la sécurité et de la paix.

    Le Togo poursuit ses efforts contre la prolifération illicite des armes. Une cérémonie officielle de destruction de 1 000 armes, toutes catégories confondues, s’est tenue avec la participation de plusieurs acteurs engagés dans les questions de sécurité et de prévention des conflits.

    L’opération, réalisée avec l’appui de l’UNREC, a été présidée par le colonel Amana Kodjo, directeur général de la Gendarmerie nationale et représentant du gouvernement. Le coordonnateur national du Réseau ouest-africain pour l’édification de la paix (WANEP-Togo) a également pris part à cette cérémonie.

    Réduire les risques de circulation

    La destruction de ces armes obsolètes ou saisies vise principalement à empêcher leur réintroduction dans les circuits illicites. Leur neutralisation constitue ainsi une mesure de prévention face aux risques liés au trafic d’armes et à leur utilisation à des fins criminelles ou violentes.

    Dans un contexte régional marqué par la persistance de l’insécurité et la menace de l’extrémisme violent, la maîtrise de la circulation des armes représente un enjeu majeur pour les États ouest-africains. La disponibilité d’armes illicites peut en effet alimenter les violences, favoriser la criminalité organisée et compliquer les efforts de prévention des conflits.

    Au-delà de la destruction physique des armes, l’opération rappelle l’importance du contrôle, de la sécurisation des stocks et de la gestion responsable des armes saisies ou devenues inutilisables.

    Un engagement en faveur de la paix

    À travers sa participation, WANEP-Togo réaffirme son engagement dans les initiatives nationales de prévention des conflits et de consolidation de la paix. Le réseau entend poursuivre sa collaboration avec les autorités et les partenaires impliqués dans la promotion d’un environnement plus sûr et plus stable.

    La destruction de ces 1 000 armes apparaît ainsi comme une mesure concrète de prévention, dans un contexte où la lutte contre la prolifération illicite des armes demeure un élément essentiel des politiques de sécurité et de paix.

  • Une étoile en pleine ascension

    À travers une prestation intense et inspirée diffusée sur YouTube, l’artiste révèle toute l’étendue de son talent et confirme son potentiel sur la scène musicale. Entre énergie, authenticité et maîtrise scénique, cette performance illustre l’émergence d’une voix capable de marquer durablement le paysage musical africain.

    Dans l’univers musical africain, où la concurrence est de plus en plus forte, certains artistes parviennent à se distinguer grâce à leur singularité et à l’énergie qu’ils insufflent dans leurs créations. La vidéo ci-dessus en est une illustration frappante. À travers cette prestation, l’artiste démontre une présence scénique remarquable et une capacité à captiver immédiatement le public.

    Dès les premières secondes, le ton est donné. L’artiste impose son style avec assurance, mêlant rythme, émotion et authenticité. Sa performance témoigne d’un véritable engagement artistique : chaque parole, chaque mouvement et chaque intonation semblent pensés pour transmettre un message et créer une connexion avec l’audience.

    Dans un contexte où les plateformes numériques jouent un rôle central dans la diffusion musicale, YouTube est devenu un espace incontournable pour révéler et propulser de nouveaux talents. Les artistes africains y gagnent une visibilité internationale et touchent un public bien au-delà de leurs frontières nationales. Certains d’entre eux accumulent aujourd’hui des milliards de vues, preuve de l’ampleur prise par la musique du continent sur la scène mondiale.

    Un style entre modernité et influences africaines

    Ce qui frappe dans cette performance, c’est la capacité de l’artiste à conjuguer modernité et influences musicales africaines. Le morceau s’inscrit dans cette dynamique actuelle où les sonorités urbaines, les rythmes afro et les inspirations locales se rencontrent pour créer une identité musicale unique.

    Cette fusion est devenue l’une des marques de fabrique de la nouvelle génération d’artistes africains. Elle permet non seulement de séduire les publics locaux, mais aussi d’atteindre un auditoire international toujours plus curieux de découvrir de nouvelles expressions musicales.

    Dans la vidéo, la rythmique dynamique et l’énergie de l’interprétation rappellent cette volonté de faire vibrer les auditeurs tout en restant fidèle à une identité culturelle forte. L’artiste semble ainsi s’inscrire dans cette mouvance créative qui redéfinit aujourd’hui la musique africaine.

    Une présence scénique qui captive

    Au-delà de la qualité musicale, la prestation révèle également une forte présence scénique. L’artiste ne se contente pas de chanter ou de rapper : il raconte une histoire, transmet une émotion et entraîne le spectateur dans son univers.

    Ce sens du spectacle est essentiel dans la musique contemporaine. Les artistes doivent aujourd’hui être à la fois interprètes, performeurs et communicants. La vidéo montre clairement cette polyvalence : l’énergie dégagée, la gestuelle et l’interaction avec le public participent à créer une atmosphère immersive.

    Une carrière qui pourrait prendre de l’ampleur

    Avec des prestations de ce type, l’artiste confirme un potentiel prometteur. Les plateformes numériques offrent désormais un tremplin puissant pour les talents émergents. Une vidéo virale peut suffire à attirer l’attention des producteurs, des médias et du public.

    Si cette dynamique se poursuit, l’artiste pourrait bien s’imposer progressivement sur la scène musicale régionale, voire internationale. Dans un paysage artistique en constante évolution, les créateurs capables d’allier authenticité, créativité et présence scénique disposent d’un avantage indéniable.

    Cette vidéo apparaît ainsi comme bien plus qu’une simple performance : elle constitue un aperçu du potentiel artistique d’un talent qui cherche à se faire une place dans l’industrie musicale.

  • Recette traditionnel d’Akoété Dagban-Ayivon contre Covid-19: Témoignage (audio) d’une dame

    Contre le coronavirus, Akoété Dagban-Ayivon recommande de le traiter avec

  • Mara’CAN Bissau

    Ça y est ! Toutes les nations sont fixées pour la Coupe d’Afrique des Nations de Maracana !

    Tirage au Sort de la Compétition

    ✓ POULE A
    Guinée Bissau
    Mali
    Togo
    Cameroun
    Sénégal

    =====================

    ✓ POULE B
    Côte d’Ivoire
    Bénin
    Guinée
    Burkina Faso

    Niger

    Matches des 1/4 finales

    Q1 1er A # Vs 4ème B

    Q2 2ème B Vs 3ème A

    Q3 1er B Vs 4ème A

    Q4 2ème A Vs 3ème B

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  • Sarkozy dans une valise?

    https://www.lemonde.fr/societe/live/2025/09/25/en-direct-proces-sarkozy-kadhafi-l-ex-president-coupable-d-association-de-malfaiteurs-mais-relaxe-des-faits-de-corruption_6642867_3224.html

    Sarkozy dans une valise?

    Bonjour,

    L’exécution provisoire « est une mesure indispensable pour garantir l’effectivité de la peine au regard de l’importance du trouble à l’ordre public », a expliqué la présidente du tribunal. Si elle n’avait pas été prononcée, l’appel qu’a fait Nicolas Sarkozy aurait suspendu la peine de prison le temps qu’un procès en appel ait lieu et ne serait advenue qu’au terme de plusieurs années (si la juridiction d’appel décidait également d’une peine analogue).

    Cette notion d’effectivité de la peine avait également été évoquée par la juge qui avait condamné Marine Le Pen dans le dossier des assistants parlementaires européens du Front national et revient régulièrement dans nos dossiers politico-financiers, où toutes les voies de recours sont utilisées par la défense, repoussant, de fait, des jugements définitifs.

  • Conférence sur l’Océan: «l’Afrique s’attend à» avoir «plus de poids dans la discussion», dit Foga Agbetossou

    La protection des mers, c’est l’enjeu de la troisième Conférence de l’ONU sur l’Océan, qui s’ouvre lundi 9 juin à Nice, dans le sud de la France. L’un des sujets majeurs de ce sommet, c’est la pollution des mers par les plastiques. Comme dit Foga Agbetossou, les microplastiques n’ont pas besoin de visas pour arriver sur les côtes africaines. Foga Agbetossou est le responsable pour le Togo de l’ONG SOA, pour Sustainable Ocean Alliance, Alliance pour un océan durable, en français. En ligne de Lomé, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

    RFI : Foga Agbetossou, vu d’Afrique, qu’est-ce que vous attendez de cette troisième Conférence des Nations unies sur l’océan ?

    Foga Agbetossou : Il faut dire que l’Afrique s’attend à beaucoup de choses, surtout en matière de conservation. Donc, nous attendons à ce que les jeunes Africains puissent avoir plus de poids en matière de discussion sur les questions liées aux océans.

    Est-ce qu’avec le réchauffement climatique, vous craignez une élévation du niveau de la mer sur les côtes africaines ?

    Bien sûr, cette élévation du niveau de la mer sur les côtes africaines n’est pas à craindre puisque c’est quelque chose qui se passe déjà. Les côtes les plus vulnérables sur le continent africain sont les côtes qui sont principalement constituées de plages sableuses. Puisque, vous le savez, les plages sableuses ne sont pas très résistantes face à l’avancée de la mer, face au phénomène d’érosion côtière. Donc, dès que les vagues déferlent sur les côtes, ces plages sableuses ne résistent pas aux vagues qui les érodent.

    Et du côté des mangroves ?

    Et les mangroves aussi. Comme les mangroves sont partie intégrante des systèmes côtiers, elles sont également menacées et, du coup, elles perdent leurs potentiels de résistance face aux inondations et aux phénomènes d’érosion côtière.

    Et qu’en est-il pour les îles au large du continent africain, notamment du côté de l’océan Indien ?

    Oui, ces îles sont également très menacées face au réchauffement climatique, puisque ces îles sont des zones de prédilection de ce que nous appelons les récifs coralliens. Et ces récifs coralliens, figurez-vous, ce sont des organismes qui créent des écosystèmes où d’autres poissons viennent se reproduire et où il y a beaucoup en termes de biodiversité marine. Donc, avec le réchauffement climatique, avec ses corollaires d’élévation du niveau de la mer, d’élévation du taux de CO2 dans la mer, ces récifs coralliens perdent en fait leur efficacité, perdent certaines de leurs activités biologiques et expulsent des organismes qui sont responsables de leur croissance. Donc, une fois qu’ils expulsent ces organismes-là, ils subissent ce qu’on appelle le blanchissement et ils perdent leurs fonctions biologiques. Et du coup, cela constitue un très grand problème, surtout pour ces îles comme Zanzibar, les Seychelles, les Comores et autres, qui sont dans l’océan Indien. Et figurez-vous que même une partie de leur économie en matière de pêche repose sur ces écosystèmes de récifs coralliens.

    Alors, toujours au chapitre du réchauffement climatique, l’un des sujets de cette conférence de Nice, ce sont les émissions de CO2 provoquées par le transport maritime. Ce secteur est à l’origine de 3 % des émissions mondiales de CO2, soit presque autant que l’avion et presque autant que l’ensemble du continent africain. Qu’attendez-vous d’une telle conférence au sujet du trafic maritime, justement ?

    Oui. Quand vous parlez des 3 %, on peut peut-être penser que c’est un chiffre infime. Mais les 3 % représentent en fait 1056 millions de tonnes de CO2 qui sont émis par le domaine maritime, les bateaux et tout le reste.

    Est ce qu’il faut que les bateaux arrêtent d’utiliser du fioul ? Et à ce moment-là, par quoi faut-il le remplacer ?

    Bien entendu, il faudrait qu’on se tourne vers les nouvelles technologies et remplacer ces carburants par d’autres carburants alternatifs comme l’hydrogène. Les recherches sont en cours et, à Lomé même récemment, il y a un institut, un centre Wascal.org qui est un centre de recherche sur les questions climatiques, qui, avec d’autres partenaires, a mis sur pied un institut de recherche sur l’hydrogène dont des avancées se font déjà sur le continent, principalement au Togo. Mais je crois qu’il faut qu’on se tourne beaucoup plus vers ces carburants alternatifs. Comme je le disais, il y a l’hydrogène. Il y a également des biocarburants marins. Des recherches sont en cours pour voir si on pourrait utiliser les algues et les déchets marins pour fabriquer du carburant pour ces bateaux. Il y a également un domaine qui est en pleine recherche actuellement, qui est l’électrification des ports. Il faut doter les ports des équipements d’énergies renouvelables pour réduire l’empreinte carbone.

    Donc il faudrait, sur le port de Lomé, des bornes électriques où les bateaux viendraient recharger leurs batteries ?

    Exactement.

    Mais est ce que ce n’est pas quelque chose qui va prendre des années et des années ?

    Bien sûr que ça prendra des années. Mais tout rêve commence par un pas. Donc si nous ne faisons pas ce pas aujourd’hui, on risque de répéter les mêmes choses après 40 ou 50 ans.

    Lors de cette conférence, la France va proposer que les armateurs et les transporteurs maritimes payent une taxe carbone pour financer la transition énergétique. Mais beaucoup de pays sont contre. Qu’est-ce que vous en pensez ?

    Oui, la pollution plastique est bel et bien une réalité en Afrique puisque l’Afrique, pour information, produit plus de 17 millions de tonnes de déchets plastiques par an. Mais moins de 10 % de ces plastiques sont recyclés sur le continent et le reste finit, comme vous le savez, dans les rivières, les fleuves et dans les deux océans, l’océan Atlantique et l’océan Indien.

    L’un des fléaux des mers aujourd’hui, c’est le plastique. Alors vu d’Afrique, est-ce que la pollution plastique est une réalité ou pas ?

    Oui, la pollution plastique est bel et bien une réalité en Afrique puisque l’Afrique, pour information, a produit plus de 17 millions de tonnes de déchets plastiques par an. Mais moins de 10 % de ces plastiques sont recyclés sur le continent et le reste finit, comme vous le savez, dans les rivières, les fleuves et dans les deux océans, l’océan Atlantique et l’océan Indien.

    Et le problème, c’est que ces plastiques ne sont pas biodégradables. C’est ça ?

    Oui, la majeure partie de ces plastiques ne sont pas biodégradable. Une fois qu’ils entrent dans l’environnement marin, ils prennent des décennies, quelquefois même des centaines d’années, à se désintégrer par suite des processus physiques qui se déroulent dans la mer. Et donc, année après année, les plastiques augmentent en pleine mer. Et cela constitue un danger notoire pour les organismes qui vivent dans la mer. Et lorsque ces plastiques arrivent à se désintégrer aussi, ils se désintègrent et deviennent des microplastiques qui sont quelquefois confondus par certaines espèces marines avec des aliments. Ces espèces les ingurgitent. Et tout cela finit sur nos tables lorsque nous consommons de ces espèces.

    Donc il y a des poissons qu’il ne faut plus manger, c’est ça ?

    Je ne dirai pas qu’il ne faut plus manger, mais on ne sait pas quel poisson a ingurgité ces microplastiques et lequel n’en a pas pris. Donc, nous nous attendons à ce que des avancées notoires soient faites sur la question de la pollution plastique, puisque c’est une question qui touche non seulement l’Afrique, mais aussi les autres continents. Et le problème également, c’est que les plastiques qui sont rejetés sur d’autres continents n’ont pas besoin de visas avant de venir sur nos côtes. Et donc je crois qu’il faut vraiment développer une solution qui serait globale pour la question du plastique. Et je crois qu’une prochaine session se tiendra à Genève, en Suisse, et je crois qu’ils vont développer un traité mondial sur le plastique, un traité mondial que les États vont ratifier pour que tous ensemble, nous puissions trouver une solution globale pour ce problème global.

    Oui, mais vous savez bien que cet accord international que tout le monde appelle de ses vœux, les pays producteurs de pétrole n’en veulent pas puisque le plastique est fait à partir du pétrole.

    Oui, oui. Mais ce n’est pas parce que certains États ont refusé de ratifier le traité que nous allons nous empêcher de faire ce qui est bien. Il faut quand même aller dans la bonne direction et, un de ces jours, nous sommes positifs. Nous croyons que ces États vont céder.

    Et de ce point de vue, qu’est-ce que fait votre ONG, SOA, Sustainable Ocean Alliance, l’Alliance pour un Océan Durable, contre ce fléau des plastiques ?

    À SOA Togo, nous nous sommes rendu compte qu’en fait, en Afrique et spécialement au Togo, beaucoup de personnes ne sont pas informées sur les questions relatives aux océans. Et c’est d’ailleurs ce qui a motivé la création de cette organisation au Togo. Et ce que nous faisons, c’est que d’abord nous essayons de rapprocher l’océan des populations. Nous essayons de parler aux populations, nous faisons des tournées dans des écoles pour parler aux jeunes apprenants, pour familiariser les gens sur les questions relatives aux océans. Et pendant ces campagnes de sensibilisation, l’un des sujets principaux que nous débattons, c’est la question du plastique et nous montrons justement aux apprenants les bonnes pratiques à faire pour pouvoir réduire la pollution plastique, sinon l’éviter carrément.

    Donc votre message, c’est que la mer, ce n’est pas une poubelle.

    Oui, bien entendu, la mer n’est pas une poubelle, tout comme nos maisons respectives ne sont pas des poubelles. La mer, les fleuves, les rivières, ce sont des écosystèmes, des habitats d’autres organismes. Donc, il faut que nous travaillions à ne pas en faire des poubelles.

    La préoccupation majeure des professionnels de la mer en Afrique, c’est la surpêche, notamment la pêche industrielle. Que peut faire cette conférence de l’ONU à Nice, en France, pour réguler cette pêche sur les côtes africaines ?

    Oui, je pense à la convention d’Abidjan et je crois qu’il y a certains éléments qui manquent à la Convention et sur lesquels la Conférence peut également travailler pour régler la question de la surpêche sur le continent. En fait, ce qui se passe sur le terrain, c’est qu’il y a des bateaux, des industriels provenant d’autres pays qui viennent effectuer ces surpêches au large du continent africain et qui violent certains règlements qui sont en cours. Donc, je crois que la Conférence peut travailler à maximiser les efforts pour renforcer les mesures protectives contre cette surpêche.

    Et vous trouvez que la Convention d’Abidjan n’est pas assez contraignante ?

    Il y a certains des éléments qu’on pourrait ajouter à cette Convention, tels que la question de la pêche artisanale. Cette question n’a pas été bien traitée dans cette Convention, puisque lorsque ces bateaux industriels font cette surpêche, ils entrent en fait en compétition avec la pêche artisanale et ils menacent la sécurité alimentaire dans nos pays.

    Un accord a été rédigé qui vise à contrecarrer et éliminer la pêche illégale : 64 % des États côtiers du monde ont signé cet accord, ce qui veut dire qu’il reste 36 % des pays qui ne l’ont pas signé. Ce qui signifie qu’il y a de la résistance, non ?

    Bien sûr, cette résistance provient principalement de ces pays qui trouvent un intérêt dans la surpêche. Quand je pense à la Chine, vous savez que même la Chine intervient au large de plusieurs pays africains. Au Ghana même, la question est très cruciale. Je ne sais pas si vous avez déjà entendu parler du Saiko Fishing. Donc, ce sont des Chinois qui viennent au large des côtes ghanéennes et qui font leurs activités de façon illicite et qui font même des transbordements. Ils vendent des espèces juvéniles. Ils vont jusqu’aux espèces juvéniles, les vendent aux pêcheurs traditionnels qui reviennent les vendre sur le continent. Donc je crois que, au point où nous sommes arrivés, l’océan constitue beaucoup de potentialités que nous pourrons exploiter pour notre développement. Mais pendant que nous exploitons les ressources de l’océan, il faut penser à les exploiter de façon durable, parce que l’océan entretient la vie sur la terre. L’océan produit près de la moitié de l’oxygène que nous respirons et l’océan a encore beaucoup d’éléments à nous offrir. Et si nous nous précipitons à détruire ces ressources, nous risquons de ne pas avoir accès aux autres ressources que l’océan réserve pour nous. Donc, j’exhorte la population mondiale, j’exhorte les États à prendre des décisions qui iront à l’avantage de l’océan.

    Source: rfi.fr/fr

  • Au Togo, un Français détenu pour atteinte à la sûreté de l’État, ses proches se disent « très inquiets »

    Selon une source ayant accès au dossier, Steeve Rouyar est poursuivi pour troubles à l’ordre public aggravés, faits qu’il a reconnus devant un juge d’instruction, pour lesquels il risque un à cinq ans d’emprisonnement.

    Que faisait Steeve Rouyar le 6 juin à Lomé ? Plus de trois mois après l’arrestation de ce Français expatrié au Togo, où il risque une lourde condamnation, ses proches dénoncent des zones d’ombre et appellent à sa libération. Ce jour-là, une rare mobilisation secoue le pays.

    La jeunesse descend dans la rue pour protester contre l’arrestation de voix critiques, la hausse du prix de l’électricité et surtout la nouvelle Constitution, qui permet à Faure Gnassingbé de se maintenir au pouvoir sans limite de mandats. Trois jours plus tard, le parquet de Lomé annonce qu’un Français figure parmi la cinquantaine de « manifestants » arrêtés le 6 juin.

    Sa famille apprend qu’il s’agit de Steeve Rouyar sur les réseaux sociaux. « Ça nous a fait un gros choc, confie son frère Mickaël. On sait très peu de choses sur la manière dont il a été arrêté et les motifs d’inculpation. »

    Comment cet expert-comptable de 44 ans, père de deux enfants, originaire de Guadeloupe et installé au Togo depuis novembre 2024, s’est-il retrouvé mêlé aux soubresauts de la politique locale ?

    Selon une source ayant accès au dossier, Steeve Rouyar est poursuivi pour troubles à l’ordre public aggravés, faits qu’il a reconnus devant un juge d’instruction, pour lesquels il risque un à cinq ans d’emprisonnement. Mais aussi pour « atteinte à la sûreté de l’État », ce qu’il nie.

    Il aurait notamment participé à la fabrication de tracts, avant d’être arrêté lors d’un rassemblement et détenu au Service central de recherche et d’investigation criminelle (Scric), affirme la même source.

    Militant engagé

    Son frère assure ne pas savoir « dans quelle mesure [Steeve] a pris part au mouvement », même s’« il devait avoir une sensibilité pour ce qui se passait » au Togo. Car l’expert-comptable est aussi un militant engagé. En Guadeloupe, d’abord, où il a démarré son activité il y a vingt ans, après avoir grandi en région parisienne. Il se présente aux législatives de 2017, 2022 et 2024, notamment sous la bannière du Nouveau front populaire (gauche) – et récolte chaque fois moins de 1 % des voix.

    Sur son compte Facebook, dont le dernier post remonte au 6 juin, il fustige régulièrement la politique d’Emmanuel Macron, la vaccination anti-Covid, et affiche son soutien à la cause palestinienne. Ces derniers mois, il partage des publications à la gloire des juntes qui ont pris le pouvoir par la force au pouvoir au Mali et au Burkina Faso voisins. Il relaie aussi les messages d’influenceurs panafricanistes, pourfendeurs de l’ancienne puissance coloniale.

    Sa famille assure qu’il est venu au Togo pour ouvrir un nouveau cabinet d’expertise-comptable sur un marché africain porteur, avant de se heurter à des démarches administratives plus complexes que prévu.

    « Il m’a dit : “Je ne suis pas avec l’opposition, je suis avec le peuple” », ajoute son père, Dominique Rouyar, joint au téléphone. Ce dernier se dit « très inquiet » pour son fils, « détenu dans des conditions inhumaines et assis dans le noir toute la journée » avec 11 codétenus. « On ne lui donne pas à manger, on ne l’emmène pas se promener, il dort à même le sol », assure-t-il.

    Lors de leur dernier échange téléphonique fin août, il lui a confié être « très amaigri ». « Je n’ai pas reconnu sa voix », dit encore Dominique Rouyar. Contacté, le Quai d’Orsay n’a pas commenté sa situation.

    Selon l’opposition, la violente répression des manifestations de juin a fait sept morts – le parquet a fait état de 5 morts « par noyade ». Une source gouvernementale togolaise a assuré à la presse que « l’état de droit [était] bien respecté », demandant de « laisser la justice faire son travail » en attendant la fin de l’instruction.

    (Avec AFP)

  • Au Togo, quel est le processus de la dot?

    Togbui Dagban-Ayivon, le chef traditionnel d’Adakpamé

  • Togbui Dagban-Ayivon: “L’avortement a d’énormes effets négatifs ” sur celui qui le fait

    Gardien des us et coutumes, Togbui Dagban-Ayivon a, de nouveau, participé à une émission ce lundi 8 juillet sur une radio privée de la place sur la problématique de l’avortement. Une occasion pour lui d’aborder d’autres sujets liés à la tradition africaine.

    Ecoutez-le plutôt:

Radio Renouveau228

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