Catégorie : Actualités

  • Togo: Faure Gnassingbé en visite officielle en Russie, une première depuis six ans

    Togo: Faure Gnassingbé en visite officielle en Russie, une première depuis six ans

    Le président du Conseil togolais doit rencontrer le président russe Vladimir Poutine à Moscou, ce mercredi 19 novembre. Au programme des discussions entre les deux dirigeants qui entretiennent de bonnes relations depuis longtemps : la « paix et de la sécurité régionales », mais aussi des questions très diverses qui vont de la sécurité alimentaire à l’énergie en passant par le commerce et l’agriculture.

    Ce sera leur premier entretien en tête-à-tête depuis 2019 : le président du Conseil togolais, Faure Gnassingbé, doit rencontrer le président russe à Moscou, mercredi 19 novembre. Une visite officielle à l’invitation de Vladimir Poutine qui s’inscrit « dans la continuité des consultations menées ces derniers mois avec plusieurs partenaires internationaux », selon le communiqué publié à Lomé.

    Au programme des discussions : des échanges autour de la « paix et de la sécurité régionales », mais aussi sur des questions très diverses : sécurité alimentaire, commerce, agriculture ou encore énergie. « Le Togo est dans une logique de diversification de ses partenariats, il faut banaliser » cette visite, estime une source proche du pouvoir togolais qui poursuit : « Il est nécessaire de discuter avec tous les grands acteurs mondiaux, comme par exemple Washington, Paris, et Moscou ».

    Alors que, de son côté, l’agence russe Tass cite le Togo parmi les pays où la Russie prévoit d’ouvrir une ambassade, « la proximité entre Lomé et Moscou n’est pas nouvelle », rappelle un spécialiste des relations Russie-Afrique. En témoigne également un accord de coopération militaire signé cette année entre les deux pays qui prévoit notamment formation et exercices militaires, ce qui conduit ce dernier à s’interroger sur la possibilité d’un rapprochement encore plus fort entre les deux pays. Un rapprochement qui passerait, notamment, par une présence de l’Africa Corps au Togo… Mais à l’évocation de cette idée, la source proche du pouvoir à Lomé contactée par RFI affirme sans équivoque que le pays n’a pas besoin de cela.

    Source: rfi.fr/fr

  • Togo: plusieurs détenus de la prison de Lomé en grève de la faim illimitée pour dénoncer leur situation

    Togo: plusieurs détenus de la prison de Lomé en grève de la faim illimitée pour dénoncer leur situation

    Au Togo, un groupe de détenus de la prison civile de Lomé ont entamé une grève de la faim illimitée cette semaine, pour attirer l’attention sur leur situation. Une grande partie d’entre eux ont été arrêtés dans le cadre des manifestations de 2018 contre le pouvoir. Ils demandent la libération de ceux qu’ils qualifient de « prisonniers politiques », et dénoncent leurs conditions de détention.

    À l’origine de ce mouvement dans la prison de Lomé, au Togo, deux détenus qui ont entamé une grève de la faim illimitée il y a une semaine. Abdoul Aziz Goma, citoyen irlando-togolais. Il a été arrêté fin 2018 au moment des manifestations contre le pouvoir et condamné en février dernier à 10 ans de prison. Il entame sa 2ᵉ grève de la faim en quelques mois, précise son avocat, Me Ferdinand Amazouhoun.

    Grace Koumayi, sage-femme et activiste, a, elle, été arrêtée début octobre et inculpée pour « atteinte à la sûreté intérieure de l’État ». Elle avait déjà été interpellée lors des manifestations du mois de juin.

    Dans une lettre manuscrite adressée à l’administrateur de la prison civile de Lomé, 25 détenus se joignent au mouvement. Ils dénoncent des conditions de détention inhumaines : des cellules surpeuplées et insalubres et un accès insuffisant aux soins médicaux.

    Tous demandent la libération de ce qu’ils considèrent être des « prisonniers politiques », et le respect des avis de plusieurs instances internationales en leur faveur : de la Cour de justice de la Cédéao et du groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire.

    « C’est un recours ultime », selon Maitre Raphael Kpande Adzare, président d’honneur de la ligue togolaise des droits de l’homme, qui rappelle que certains d’entre eux sont détenus depuis plusieurs années sans avoir été jugés.

    Source: rfi.fr/afrique

  • La pauvreté humaine au Togo : un mal qui devient endémique

    La pauvreté humaine au Togo : un mal qui devient endémique

    Les témoignages se multiplient et font froid dans le dos. Chaque semaine, des dizaines de compatriotes nous décrivent une réalité insoutenable. Hommes et femmes vivent mal, très mal. L’étreinte de la précarité se resserre, au point que certains ménages sont désormais sans le moindre revenu et tirent le diable par la queue, luttant chaque jour pour leur simple subsistance.

    Les Togolais sont, par essence, des travailleurs acharnés et des personnes profondément attachées à leur dignité. La plupart s’investissent dans une petite activité, les femmes se tournant souvent vers le commerce. Pourtant, ce moteur traditionnel de l’économie populaire est en panne. « Les gens n’achètent plus », confie une mère de trois enfants, résumant la crise de la demande qui étrangle le secteur informel.

    Cette spirale infernale n’épargne personne. De nombreux jeunes restent à la charge de leurs familles, incapables de s’insérer dans un marché du travail inexistant. Des malades ne peuvent être soignés, faute de moyens. La vie est dure, et la résignation commence à s’installer. Mais face à cette souffrance, l’apathie n’est pas une option.

    Cette misère grandissante n’est pas le fruit du hasard ou d’une malchance individuelle. Ce que subissent ces personnes et ces familles est la conséquence directe d’un échec économique retentissant, celui d’un gouvernement manifestement incompétent. La solution à cette pauvreté rampante n’est pas personnelle ; elle est éminemment collective et politique.

    Pour que tout change, le régime doit changer. Il est impératif de s’engager, de se battre et d’unir nos forces pour sauver tout le monde de cette descente aux enfers. L’avenir du Togo exige un nouveau cap, une nouvelle vision, et une administration capable de rendre leur dignité aux Togolais. L’heure n’est plus à la compassion individuelle, mais à l’action collective. Debout Togolais, mettons fin au cauchemar!

    Dany K. Ayida

  • Interview/Yawo Agbédévi: « Je guéris beaucoup de maux »

    Interview/Yawo Agbédévi: « Je guéris beaucoup de maux »

    L’homme cultive la discrétion et laisse parler ses médicaments à base des plantes. Dans l’entretien ci-après, il parle des maux qu’il traite et des exigences de son métier, entre autres.

    Pour commencer cette interview, explique-nous d’abord la différence entre un tradithérapeute et un herboriste ?

    Y.A : Un tradithérapeute est quelqu’un qui maîtrise l’utilisation des feuilles, de la racine ou de l’écorce des plantes pour guérir une maladie. A travers les feuilles, la racine ou l’écorce, il peut en faire un médicament pour un traitement précis destiné à la commercialisation. Alors qu’un herboriste ne fait pas de médicaments. Par contre, il vend les feuilles, la racine et l’écorce des plantes. Il a aussi une connaissance approfondie des plantes.

    Comment reconnaître un tradithérapeute d’un herboriste ?

    Y. A : Lorsque tu exerces bien ton métier, cela se répand. Tes médicaments te rendent célèbre. C’est pareil aussi pour les hôpitaux. C’est pourquoi il y a des centres de santé de renom.

    C’est à travers les médicaments qu’on peut reconnaître un tradithérapeute d’un herboriste. Je dois ajouter ceci : il y a des préjugés autour des plantes. La corète, le gombo, les épinards, etc. ne sont-elles pas toutes des plantes ? Et pourtant leur consommation n’a jamais engendré de décès. Pour dire qu’on ne peut pas vivre sans la nature.

    Aujourd’hui, des voix en Afrique prônent de plus en plus le retour aux valeurs ancestrales. Quel est votre regard sur cette problématique ?

    Y.A : Nous devons valoriser la médecine traditionnelle. Mais nous ne devons non plus négliger la médecine moderne. C’est une complémentarité. Dans le temps, des vies pouvaient être sauvées si devant certains cas inexplicables, nos grands-parents se faisaient consulter à l’hôpital. Par exemple, les aïeux décédaient parfois des maux de ventre chronique, mal diagnostiqués. Ils ignoraient que cette maladie pouvait être due à une hernie, à une plaie, à une appendicite, etc. Leur connaissance de la maladie était donc limitée. Cependant, la médecine traditionnelle est très importante aussi. Car il y des situations devant lesquelles la médecine moderne reste impuissante mais que les plantes guérissent.

    Dites-nous un peu les exigences du métier de tradithérapeute

    Y. A : Le métier exige de l’apprentissage. La connaissance est infinie. Le monde est vaste et Dieu qui a créé l’univers est un grand savant. Il y a des choses que nous ne maîtrisons pas totalement. Donc, nous devons continuer à apprendre de jour en jour. Par exemple, dans le traitement d’une maladie, on doit pouvoir savoir quelle plante médicinale associer avec une autre, ou savoir laquelle n’est pas compatible avec l’autre ; ou savoir quelles plantes utiliser pour faire les décoctions.

    Cela fait combien d’années que vous exercez ce métier ?

    Y.A :     C’était en 1995. J’ai traité la fièvre typhoïde à un enseignant. Il en souffrait terriblement. Les traitements à l’hôpital ne le guérissaient pas. Je lui ai préparé un médicament à base des plantes et il a recouvré la santé. Je dois dire que ça a été le déclic. Mais j’ai été pendant longtemps discret. Mais depuis plusieurs années, beaucoup de gens me connaissent à travers mes médicaments qu’ils considèrent efficaces.

    Quels sont les cas que vous traitez ?

    Y.A : Je guéris beaucoup de maladies, prostate, diabète, foie, reins, mycose vaginale, fibromes, hépatites, arthrose, stérilité masculine et féminine,  faiblesse sexuelle, et d’autres que je ne peux citer ici.

    Quelle rare situation auquel faites-vous face parfois dans l’exercice de votre métier ?

    Y.A : Il est vrai nous faisons face parfois à certaines situations. Il arrive que dans le traitement d’un patient, une autre maladie apparaît. Cela montre que cette nouvelle pathologie était en latence et c’est le traitement qu’il l’a rendue manifeste.

    Les patients ignorent ces cas et s’affolent. Nous les rassurons et leur expliquons que c’est une réaction normale de l’organisme. Ils finissent par comprendre. Toutefois, il y a des maladies que ni la médecine moderne ni la médecine traditionnelle ne peuvent guérir. Par exemple, certains cas d’infertilité masculine et féminine sont inguérissables. Ce sont des manifestations divines. Certains viennent au monde sans concevoir malgré tous les traitements.

    Comment êtes-vous arrivé dans ce métier ?

    Y.A : Dieu a pourvu chaque être humain d’un don particulier. Je n’ai pas appris ce métier. Le cas du traitement de la fièvre typhoïde dont j’ai parlé plus haut m’a permis de découvrir ce don qui dormait en moi. Cette expérience a fait des échos puisque j’ai commencé par guérir les gens à base des plantes jusqu’à présent. Pour composer les médicaments, cela me vient comme un appel de l’intérieur. C’est quelque chose de divin.

    Que répondez-vous au procès de dosage qui est souvent fait aux médicaments  dits traditionnels ?

    Y.A : La non maîtrise du dosage des médicaments à base des plantes, est une réalité. Mais je pense que ce n’est pas évident dans tous les cas. Il y a des personnes qui ont vécu au-delà de 100 ans, et qui de toute leur existence, se sont soignés uniquement avec les plantes médicinales. Ces cas sont nombreux.

    Pour conclure

    Dieu a doté toute communauté de tout ce qu’elle a besoin pour sa santé. Il a pourvu l’Afrique des plantes comestibles et médicinales. Néanmoins, il y a certains préjugés qui tendent à détourner le regard de la médecine traditionnelle au profit de la médecine moderne qui n’est pas non plus sans reproche. Il y a tellement de choses infondées sur la médecine traditionnelle. Mais je peux vous garantir que la médecine traditionnelle traite beaucoup de cas. Nous traitons notamment les maladies non transmissibles. Il faut, toutefois, reconnaître les prouesses de la médecine moderne. Car devant certaines situations, nous dirigeons nos patients vers les hôpitaux. 

    Propos recueillis par la Rédaction

  • « Corruption d’agent public étranger » au Togo : vers un probable procès après le rejet du dernier recours de Vincent Bolloré

    « Corruption d’agent public étranger » au Togo : vers un probable procès après le rejet du dernier recours de Vincent Bolloré

    Un arrêt rendu par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris rejette les demandes du milliardaire breton, qui conteste les faits qui lui sont reprochés. La décision d’un renvoi devant le tribunal correctionnel appartient désormais au juge d’instruction.

    Pour qui est étranger au monde judiciaire, la procédure visant Vincent Bolloré pour « corruption d’agent public étranger » et « complicité d’abus de confiance » dans le cadre de ses relations d’affaires en Afrique de l’Ouest est l’occasion de découvrir la grande variété des contestations possibles en droit français et européen. Jeudi 6 novembre, cette revue de recours a pris fin – sauf pourvoi en cassation et jusqu’à un éventuel procès – avec un ultime arrêt rendu par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris.

    La majorité des demandes du milliardaire breton ont été rejetées, à l’exception de celle – déjà actée sur le principe dans d’autres décisions – de faire supprimer du dossier judiciaire les références à sa comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) avortée. En février 2021, Vincent Bolloré s’était plié à cet exercice cousin du plaider-coupable américain. Mais la proposition de peine qu’il avait négociée avec le Parquet national financier (PNF) avait été rejetée par la juge, qui l’avait qualifiée d’« inadaptée » lors d’une audience publique. Depuis, ses avocats estiment que sa présomption d’innocence a été définitivement entachée. Contactées par Le Monde, sa défense et celle de son groupe n’ont pas souhaité faire de commentaire.

    Le reste de l’article à lire sur lemonde.fr


  • Foot : Samuel Ekoé Galé obtient la prestigieuse licence UEFA Pro

    Foot : Samuel Ekoé Galé obtient la prestigieuse licence UEFA Pro

    Avec ce diplôme, le technicien germano-togolais obtient le précieux sésame qui pourrait lui ouvrir les portes des grands clubs

    La licence UEFA Pro est le plus haut degré pour les entraîneurs de football. C’est une certification requise pour diriger une grande équipe non seulement au plan national mais aussi, et surtout, diriger des clubs qui jouent des compétitions européennes comme la Ligue des champions, pour ne citer que celle-là.

    Le Germano-togolais Samuel Ekoé Galé (SEG) est titulaire de la Licence UEFA A obtenue en 2016 en France. Avec le nouveau diplôme licence UEFA Pro, il étoffe ses connaissances et peut donc désormais entrer dans la cour des grands. Cette licence, faut-il le souligner, est selon les experts, un diplôme d’entraîneur le plus prestigieux sur le vieux continent européen et ailleurs.

    Passé par plusieurs clubs togolais, l’ancien international togolais reconverti entraîneur depuis une douzaine d’années complète ainsi son parcours dans le monde du coaching en football.

    Nul doute que l’impétrant fera partie des meilleurs au classement, selon son entourage. D’ailleurs sa référence, sinon son idole, est l’entraîneur qui n’est plus à présenter, Marcelo Bielsa, surnommé « El Loco ». Le manager argentin est connu pour son football ultra-offensif.

  • Jugements coutumiers: les têtes couronnées adoptent la Déclaration de Sokodé

    Jugements coutumiers: les têtes couronnées adoptent la Déclaration de Sokodé

    Les chefs traditionnels ont pris une décision importante en matière de règlement ou de résolution de conflits. Elle a pour nom la Déclaration de Sokodé.

    Dans le tableau de la protection des droits de l’homme en terre togolaise, les chefs traditionnels devront désormais prendre en compte les droits de l’homme dans les jugements coutumiers.

    Il s’agit de la conclusion d’une rencontre d’échanges sur la prise en  compte des droits de l’homme dans les pratiques traditionnelles, organisée à Sokodé, sous la supervision de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH).

    Cette rencontre a permis aux participants – têtes couronnées – d’adopter une approche basée sur la protection et la promotion des droits de l’homme dans le règlement des heurts dans leur communauté.

    De ce rendez-vous est né ce qui est désormais appelé la Déclaration de Sokodé dont voici la teneur.

    DECLARATION SOLENNELLE DES CHEFS TRADITIONNELS DU TOGO SUR LEUR ENGAGEMENT EN FAVEUR DES DROITS DE L’HOMME AU TOGO

    dite, « Déclaration de SOKODE »

    Nous, Chefs traditionnels du Togo, garants des us et coutumes, réunis en atelier d’échange organisé par la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) à Sokodé le 24 octobre 2025, sur la prise en compte des Droits de l’homme dans les jugements et pratiques traditionnels et culturels ;

    • Considérant que les droits de l’homme sont universels, inaliénables et inhérents à toute personne, sans distinction d’origine, de sexe, de religion, d’ethnie ou de condition sociale ;
    • Reconnaissant que nos traditions et nos valeurs culturelles placent l’être humain, la dignité et la solidarité au cœur de la vie communautaire ;
    • Rappelant notre rôle de veille à l’harmonie, à la cohésion sociale, à la justice coutumière, à la paix et au vivre ensemble au sein de nos communautés ;
    • Considérant la déclaration des chefs traditionnels à Notsè et à Togblékopé sur les pratiques sociales et culturelles néfastes affectant les enfants au Togo ;
    • Conscients que le respect des droits de l’homme contribue au développement harmonieux, à la stabilité et l’épanouissement des populations ;

    Déclarons solennellement ce qui suit :

    1. Nous nous engageons à promouvoir, dans l’exercice de nos responsabilités traditionnelles, le respect de la dignité humaine, l’égalité entre tous et la justice ;
    • Nous condamnons toute forme de discrimination, de violence, d’exclusion sociale, de pratiques néfastes aux droits fondamentaux, et nous travaillerons à leur élimination progressive dans nos communautés ;
    • Nous nous engageons à protéger les personnes vulnérables, en particulier les femmes, les enfants, les personnes âgées et les personnes vivant avec un handicap ;
    • Nous nous engageons à contribuer à la prévention et au règlement pacifique des conflits, dans le respect des droits de chaque individu ;
    • Nous soutenons les actions de la Commission nationale des droits de l’homme, de l’Etat et de la Société civile en faveur de la promotion et de la protection des droits humains ;
    • Nous nous engageons fermement à sensibiliser nos populations afin que les droits de l’homme deviennent une réalité vécue au quotidien dans  nos unités administratives respectives.

    A cet effet, nous, chefs traditionnels du Togo, adoptons et signons la présente Déclaration, comme témoignage de notre ferme engagement en faveur du respect et de la promotion des Droits de l’homme.

                                                               Fait à Sokodé, le 24 octobre 2025

                                                                 Les Chefs traditionnels du Togo ;

                                                                 Le Président du Conseil National de

                                                               la Chefferie Traditionnelle

  • Si c’est un rêve…

    Si c’est un rêve…

    Merci ! Après dix-huit ans de présence sur cette antenne, cet édito est le dernier que vous proposez aux auditeurs de RFI. Alors, on va changer les habitudes. Plutôt que de vous poser la première question, je vous laisse ouvrir le bal…

    Dans la nuit du 26 au 27 octobre, ministres et dignitaires du régime se succèdent au Palais présidentiel, dans un incessant ballet de rutilantes berlines et de luxueux 4×4. Sur le visage des personnalités qui défilent se lit une certaine gravité, de la consternation, de l’inquiétude. On devine même, ici et là, une réelle angoisse. La capitale bruisse de folles rumeurs. La télévision nationale a positionné dans la cour du Palais son car-régie réservé aux grands événements. On attend une importante annonce présidentielle. Trois jours plus tôt, la proclamation annoncée des résultats avait été subitement reportée, à la demande, paraît-il, du chef de l’État, qui aurait exigé de son état-major la vérité des chiffres.

    À l’heure du journal télévisé du soir, un bandeau annonce aux téléspectateurs « un important événement ». 21 heures 20, le générique du JT démarre, répétitif, trois fois plus long que d’habitude. C’est alors qu’apparaît, pimpante et impassible, la présentatrice vedette.

    Et que dit-elle donc ?

    « Mesdames et messieurs, bonsoir. Un message solennel du président de la République ». Le drapeau au-dessus du Palais flotte au vent tout au long des soixante-huit secondes que dure l’hymne national. Debout derrière un pupitre, le visage à la fois grave et détendu, le chef de l’Etat démarre posément :

    « Chers concitoyens, vous avez voté le 12 octobre dans le calme et la sérénité, et je vous en félicite. Au regard des résultats de ce scrutin, j’ai le plaisir et l’honneur historique de vous annoncer que vous avez choisi pour conduire la destinée de notre chère patrie… ». La plupart croient alors rêver en entendant le président prononcer le nom de son ancien ministre et challenger, qu’il félicite avant de lui souhaiter plein succès dans la conduite de la nation. Alors qu’il invite le peuple à s’unir derrière l’heureux élu, on entend, dans le lointain, des clameurs, portées en écho par les sept collines qui enserrent la capitale. Les foules se déversent presque aussitôt dans les rues. Dans toutes les villes du pays, c’est la même liesse débordante. Comme les soirs de grande victoire de l’équipe nationale de football…

    Rassurez-nous ! C’est bien de la fiction, l’événement que vous évoquez là, n’est-ce pas ? Et cette équipe nationale, ne serait-ce pas Les Lions Indomptables ?

    Quelle perspicacité ! Pour le pire, l’Afrique est désespérément prévisible. Mais elle peut aussi surprendre, pour le meilleur. Il nous est souvent arrivé de dire ici que l’Afrique est le continent du pire et du meilleur. Le pire est toujours régulier, ponctuel. Quant au meilleur, il surgit à l’improviste, au moment où on l’attend le moins. Sur les faits que nous relatons, les Camerounais seront fixés dans les quarante-huit heures, et nous avec. Si c’est un rêve, il est assumé. Et si la réalité venait à nous contredire, nos certitudes d’espérance vaudront circonstance atténuante. Car, même lorsque sombre toute joie, nous avons le devoir de continuer à croire en ce continent. L’argent, la ruse et l’imposture n’auront pas le dernier mot !

    Il suffit de si peu, pour que le Cameroun renoue avec une dynamique positive. Paul Biya a beaucoup à se faire pardonner. Ce sera fait, s’il parvenait à s’extirper du guet-apens tendu par son propre entourage. Peut-être même retrouverait-il alors un peu de cette popularité immense qui a marqué son arrivée au pouvoir, il y a plus de quatre décennies.

    C’est, ici, le moment de dire merci aux auditeurs. Pour leur écoute vigilante. Pour leurs critiques, leur bienveillance. Je viens de vous, je vais vers vous. D’une manière ou d’une autre, nous nous retrouverons, pour continuer à penser cette Afrique qu’aucun de nous ne peut, seul, porter sur ses épaules.

    Dernière chronique de Jean-Baptiste Placca sur RFI du 25 octobre 2025

  • Des dirigeants de meilleure qualité

    Des dirigeants de meilleure qualité

    Pour ne pas risquer de se retrouver avec pire que ce que les peuples rejettent, des tamis de vigilance s’imposent désormais dans la sélection des candidats à la magistrature suprême. À Madagascar comme ailleurs.

    Acculé par une jeunesse malgache pleine de détermination, Andry Rajoelina a déserté le pays, et l’Assemblée nationale l’a destitué. L’armée a pris les commandes, et le colonel Randrianirina, devenu héros pour avoir exhorté ses camarades militaires à refuser de tirer sur leurs amis, frères et sœurs manifestants, a été investi par la Haute cour constitutionnelle. Ne faut-il pas s’en réjouir ?

    Il y a peu de monde pour pleurer ce président largement comptable du passif instable de Madagascar. Pour autant, la liesse saluant sa chute ne constitue en rien la garantie d’un avenir radieux pour les Malgaches, qui ont dû déchanter tant de fois par le passé ! Les espérances que suscite la fin d’un régime décrié demeurent un mirage, aussi longtemps que les peuples oublient de tirer les leçons de leurs déconvenues antérieures. On parle, ici, de refondation. Mais celle-ci n’est possible que si tous les acteurs se situent au même niveau de sincérité, avec le même degré d’exigence.

    Après plus de six décennies à trébucher, tomber, se relever pour trébucher à nouveau, tomber encore et se relever, peut-être est-il temps, pour les Malgaches, et pas seulement eux, de reprendre leur souffle, pour penser enfin une manière judicieuse d’avancer surement. À certains égards, l’admiration dont déborde l’Afrique pour la détermination victorieuse de la jeunesse malgache rappelle celle des Burkinabè qui, en octobre 2014, ont chassé du pouvoir Blaise Compaoré. Celui-ci, après vingt-sept ans d’un règne sans partage, se croyait indétrônable. Un héliport de fortune dans les faubourgs de la capitale ; une exfiltration par un avion militaire français ; et tout était terminé. Comme Compaoré, Rajoelina a eu la désertion buissonnière. Par le chemin des écoliers ! Seize ans après, ce qu’est devenu le Burkina invite les Malgaches à une impérieuse vigilance, à plus d’exigence.

    En quoi consisteraient donc cette vigilance et ces exigences ?

    Aussi enivrantes qu’elles soient, ces phases de grande effervescence n’ont d’intérêt que par rapport aux leçons qu’en tirent les peuples. Ceux qui se retrouvent au pouvoir ont rarement le même agenda que les révolutionnaires qui ont risqué leur vie pour faire tomber le régime rejeté. Pour prendre le pouvoir, politiciens, militaires et autres troisièmes larrons rivalisent de stratagèmes qui, tôt ou tard, ramènent les populations à leurs frustrations de départ. La Refondation annoncée n’a de chance d’aboutir que si les maîtres de la transition demeurent sous pression, contraints d’agir vite, dans le sens de l’intérêt général. Sans quoi, dans quelques semaines, ils auront pris goût au pouvoir et tourné le dos à l’idéal révolutionnaire. En Afrique, les peuples qui font une confiance aveugle à des militaires prompts à leur promettre le paradis sans aucun chronogramme s’exposent aux pires désillusions. Quant au programme de la refondation, il est contenu dans les exigences déclamées durant les manifestations. Il s’agit, à présent, de les coucher sur papier, d’indiquer quand, comment et avec quels moyens les traduire en actes, sans cacher aux citoyens les efforts que cela implique de leur part.

    Tout cela ne suppose-t-il pas le retour à l’ordre constitutionnel, avec un chef d’État élu ?

    Bien évidemment ! Au peuple de ne pas se tromper sur le profil des candidats à la magistrature suprême. Les Malgaches pouvaient-ils espérer d’Andry Rajoelina autre chose que l’impasse dans laquelle il les a conduits ? Tout, dans son profil, aurait dû les mettre en garde. Diriger une nation africaine n’est pas un job pour des jouisseurs superficiels, pour qui tout se rapporte à ce qu’on appelle de manière triviale “la tchatche”. Interrogées séparément sur les qualités que devrait avoir le président idéal pour leur pays, des femmes d’affaires ouest-africaines confiaient naguère ceci : « D’abord, ce doit être quelqu’un qui mange à sa faim chez lui. Parce que, disaient-elles, nous ne voulons pas d’un président qui vienne résoudre ses problèmes de carrière, et même de survie, aux dépens du peuple ».

    Un pays sous-développé ne peut s’offrir à un dirigeant qui ne peut justifier d’un parcours professionnel clair et convaincant. Qui n’a jamais eu sous sa responsabilité plus de dix collaborateurs, en entreprise ou dans l’administration. Pour ne pas risquer de se retrouver avec pire que ce que les peuples rejettent, des tamis de vigilance s’imposent désormais. À Madagascar comme ailleurs…

    Chronique de Jean-Baptiste Placca du 18 octobre 2025 sur RFI

  • Sedoufia Komlanvi Afangbedji, un sénateur-maire

    Sedoufia Komlanvi Afangbedji, un sénateur-maire

    Ancien député , aujourd’hui sénateur élu, Sedoufia Komlanvi Afangbedji est élu ce jeudi, nouveau maire de la Commune du Bas-Mono 2.

    Son d’élection, dans l’après-midi de ce jeudi 16 octobre, n’a pas surplus les conseillers municipaux présents à l’assemblée ni les observateurs puisque étant le seul candidat en lice pour le poste de maire de la commune du Bas-Mono 2, après le retrait du candidat de l’alliance nationale pour le changement (ANC), le maire sortant, Atsu Eklou.

    Ce dernier s’est retiré, dit-il, pour protester contre ce qu’il qualifie de disfonctionnements après l’étape première de ce scrutin, suspendu entre temps par le préfet du Bas-Mono, Ametepe pour des raisons d’organisation.

    Comme on peut le constater sur l’ensemble du territoire national, l’Union pour la république (UNIR), le parti au pouvoir, prend quasiment la totalité des conseillers municipaux et le choix des maires principaux revêt donc un calcul politique.

    L’adjoint maire Sedoufia Komlanvi Afangbedji vient du du parti UNIR. Le reste des postes à pourvoir pour les commissions permanentes et spécialisées reste à attribuer.

    Pour le développement du Bas- Mono 2, c’est ensemble que ça doit se faire. Il ne doit pas être une affaire de parti politique ou de personnes, estiment certains. “Main dans la main, nous pouvons croire que les défis seront relevés”, insiste un fils dudit milieu.

    Les observations qui sont faites au cours de ce scrutin, renvoient à un autre cas d’école. Aux élus, c’est maintenant que le gros lot du travail commence. La population attend que sa commune soit développée et ce n’est pas une question d’une seule personne.

    J.A

Radio Renouveau228

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