Catégorie : Actualités

  • Dans la préfecture de VO, les chiffres alarmants des VBG

    Dans la préfecture de VO, les chiffres alarmants des VBG

    Une étude réalisée sur les causes profondes des violences sexuelles validée dans la préfecture de VO au Togo montrent que les VBG y ont atteint un niveau inquiétant.

    Avec le soutien du Fonds Muskoka à travers ONU Femmes, une rencontre a été organisée à Vogan, dans la préfecture de Vo, à l’issue de laquelle une étude sur les causes profondes des violences sexuelles dans cette localité a été validée.

    Alarmant

    Ce mardi 16 décembre s’est tenu à Vogan l’atelier de validation de l’étude sur les causes profondes des violences sexuelles au Togo. La rencontre s’origine dans l’exécution du projet « Appui à la promotion de l’égalité des sexes pour améliorer la santé sexuelle, reproductive, maternelle, néonatale, infantile et des adolescents et la nutrition au Togo ». Il est mis en œuvre par l’ONG La Colombe, avec le soutien du Fonds français Muskoka à travers ONU Femmes.

    L’étude est menée dans 10 cantons de la préfecture de Vo : Vogan Vo-Koutimé, Togoville, Anyronkopé, Dzrékpo, Dagbati, Mome-Hounkpati, Akoumapé et Sévagan. Il en ressort une forte prévalence du viol (69,67%), des grossesses précoces (60%), des attouchements (57,35%) et du refus de paternité (55,45%).

    Les MGF représentent 0,95% alors que le cyber harcèlement sexuel est de 2,84%.

    L’autre donnée importante à retenir est que 44,44% des enquêtés ont répondu que les familles des victimes plaident pour le pardon alors que beaucoup d’autres (33%) le banalisent.

    Briser le silence

    La violence sexuelle se définit comme tentative d’acte sexuel ou tout autre acte exercé par autrui contre la sexualité d’une personne en faisant usage de la force, quelle que soit sa relation avec la victime, dans n’importe quel contexte, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

    « Les facteurs socio-culturels, économiques et politiques ; les pratiques traditionnelles et les normes sociales » sont les causes des violences sexuelles dans le Vo, a confié Thérèse Adjoa Akakpo, la coordinatrice de l’ONG La Colombe, ajoutant qu’ « il y a plusieurs types des VGB mais nous nous avons choisi les violences sexuelles à causes de nombreuses victimes qui gardent le silence ».

    Pour contribuer à briser les silences  afin de sauver les femmes et les femmes dans cette préfecture que cette étude a été menée.

    Recommandations

    La solution ? Il faut, rappelle Mawoussé Kokougan Sodjago, le chargé d’étude, « renforcer la sensibilisation communautaire en vue d’une meilleure connaissance des effets négatifs des violences sexuelles et de la législation dans ce domaine, diversifier les canaux de sensibilisation afin d’atteindre toutes les couches communautaires, utiliser les médias locaux les plus écoutés en se créant un créneau d’horaires fixes pour parler des VBG et surtout des violences sexuelles et en langue locale surtout », etc.

    « Le Viol n’y pense même pas » devient ainsi, désormais, le mot de Pass de cette lutte dans le Vo, informe Ahomadégbé Akakpo, le  Secrétaire général de ladite préfecture.

    Le Réseau des médias africains pour la promotion de l’environnement et la santé REMAPSEN-Togo a été représenté à cet atelier avec une participation active.

  • Pharmacopée : Togbui Dagban-Ayivon IV est de retour

    Pharmacopée : Togbui Dagban-Ayivon IV est de retour

    C’est avec tout un programme spécial que Togbui Dagban Ayivon IV a lancé la reprise solennelle de ses activités de pharmacopée. Avec cerise sur le gâteau, des séances foraines de traitements et rituels de fin d’année.

    Après ce qu’il appelle « la tempête de Bè-Beach »,  le chef traditionnel du quartier Adakpamé, Togbui Dagban Ayivon IV, a repris ses activités de la pharmacopée africaine et de la tradi-thérapie au palais d’Adakpamé.

    L’annonce officielle a été ce mardi 16 décembre 2025, au cours d’une rencontre avec des médias de la place.

    « Désormais, toutes les activités seront logées au palais royal. Des causeries et débats seront ouverts pour expliquer un certain nombre d’appréhensions. Rien de bien ne peut arriver à l’homme s’il ne dépense pas et ne se sacrifie pas pour attirer le bonheur. Il faut se battre dans la vie, aller à la connaissance de soi et de son environnement pour bien se positionner dans l’univers. Le bonheur s’attire, il ne peut venir d’autrui », a confié la tête couronnée.

    Pour d’amples informations, contactez le 90 04 62 08.

  • A Lomé, les rois et reines d’Afrique de l’ouest et du centre se mobilisent pour l’accès à la terre, l’eau et les semences paysannes

    A Lomé, les rois et reines d’Afrique de l’ouest et du centre se mobilisent pour l’accès à la terre, l’eau et les semences paysannes

    Les têtes couronnées de l’Afrique de l’ouest et du centre ont pris part à une rencontre de haut niveau à Lomé destinée à faciliter l’accès à la terre, l’eau et les semences paysannes.

    L’atelier d’adoption de la Charte de collaboration de l’alliance des chefs coutumiers et traditionnels de l’Afrique de l’ouest et du centre s’est tenu à Lomé ces 15 et 16 décembre à Lomé.

    Organisée par la Convergence Globale des Luttes pour la Terre et l’Eau – Ouest Africaine (CGLTE-OA), ces retrouvailles des deux jours ont permis aux têtes couronnées venus de l’Afrique de l’ouest et du centre  d’adopter une Charte les impliquant davantage  dans la gouvernance responsable et inclusive des ressources naturelles dont les trois matières indissociables terre (foncier), eau et semences paysannes et la promotion de l’agroécologie paysanne.

    « Créée en 2019, cette Alliance est soutenue par la CGLTE AO, qui souhaite avancer aux côtés des rois et chefs traditionnels dans le cadre de la gouvernance inclusive des ressources naturelles liées à la terre, à l’eau et aux semences paysannes », a confié, à l’ouverture des travaux Massa Koné, porte-parole de la CGLTE AO.

    Selon lui, « Il est question d’adopter la charte ainsi que les documents statutaires afin de définir » les missions des chefs traditionnelles, « leurs objectifs et leur vision ».

    « Au-delà de cela, il y a l’organisation du Forum social mondial, dont la convergence a reçu la confiance du Conseil international pour une édition prévue en 2026 au Bénin. À ce forum, tous les mouvements sociaux d’Afrique souhaitent marquer une étape différente en mettant en commun leurs cultures et leurs valeurs ancestrales. Pour cela, les chefs et rois réunis vont discuter des stratégies à mettre en place afin de contribuer et d’être acteurs de ce Forum social mondial, auquel la diaspora africaine et les Afro-descendants d’Amérique latine et des États-Unis souhaitent également participer », a-t-il ajouté.

    Dans un contexte marqué par l’accaparement des terres, les conflits fonciers, les inégalités d’accès au foncier, surtout pour les femmes et les jeunes, et, les effets du changement climatique, le rôle des autorités traditionnelles apparaît plus que jamais central. C’est dans cette optique la Convergence Globale des Luttes pour la Terre et l’Eau – Ouest Africaine a été créée en 2015, afin d’inciter les communautés à être au-devant de la scène.

    Koudjou Esso, représentant du ministre de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, à la cérémonie d’ouverture, a rassuré que le Togo soutient la CGLTE-OA et se réjouit de ce que les rois et reines, acteurs clés du développement et de la stabilité sociale, y soient davantage impliqués.

  • Au Togo, une répression silencieuse étouffe les voix dissidentes

    Au Togo, une répression silencieuse étouffe les voix dissidentes

    La réforme constitutionnelle d’avril 2024, qui a permis à l’ex-président Faure Gnassingbé d’obtenir la présidence du conseil, sans limitation de mandat, avait provoqué une vague de contestation au printemps. Face à la dureté de la répression du gouvernement, les opposants ont cessé leur mobilisation.

    La date avait été choisie pour perturber l’ouverture du 9e Congrès panafricain, organisé à Lomé. Lundi 8 décembre, les Togolais étaient appelés à descendre dans la rue pour protester contre le pouvoir de Faure Gnassingbé, à la tête du pays depuis vingt ans. Depuis plusieurs semaines, des relais du Mouvement du 6 juin (M66) – majoritairement composé d’influenceurs de la diaspora – exhortaient, sur TikTok, la population à relancer la contestation qui avait éclaté au printemps.

    A Bè, quartier populaire du sud-est de la capitale, un important dispositif de sécurité était déployé. Mais les forces de l’ordre n’ont pas eu à intervenir. Personne n’est sorti manifester. La répression mise en œuvre par les autorités depuis six mois contre toute personne impliquée dans la contestation, qui avait fait sept morts, selon les organisations de la société civile – cinq selon le gouvernement, qui évoque des « noyades » –, semble avoir eu raison de la mobilisation des Togolais.

    Et étouffé le mouvement de colère apparu après la réforme constitutionnelle d’avril 2024. Celle-ci a permis à Faure Gnassingbé de passer de la présidence de la République à la présidence du…

    La suite sur lemonde.fr/afrique

  • Réduction des financements des DSSR/PF : REMAPSEN alerte

    Réduction des financements des DSSR/PF : REMAPSEN alerte

    Au Togo, la chute des financements des projets liés aux Droits et santé sexuels et reproductifs / Planification familiale (DSSR/PF) a des conséquences sur les femmes, les jeunes…

    Pour une seconde fois dans ce mois de décembre, la section nationale du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN-Togo) a mobilisé des journalistes pour le « Rendez-vous du REMAPSEN ».

    Cette rencontre a permis aux participants de comprendre qu’il y a de réels impacts de la réduction des financements des Droits et santé sexuels et reproductifs / Planification familiale (DSSR/PF) sur les femmes, les jeunes dans leur pays.

    Ces financements ont contribué à la baisse de la mortalité maternelle, l’amélioration des services destinés aux jeunes, la hausse de la prévalence contraceptive. Sauf que cette embellie prend un coup à cause de la réduction des aides internationales, a alerté  Ambroisine Mèmêdé, la coordinatrice du REMAPSEN-Togo. Aujourd’hui, a-t-elle, ajouté, 34% des besoins en contraception ne trouvent pas de solution. La prévalence contraceptive, elle, cale à 24%. Des données réelles fiables que ce « Rendez-vous du REMAPSEN » a permises d’avoir.

    En dépit des efforts de l’Etat, sans des financements internationaux, les résultats ne peuvent être atteints. La preuve, a rappelé, Dr Abram Amétépé Agossou, le chef de la Division santé de la mère et de l’enfant (DSME), l’objectif moins de 70 décès d’ici 2030 ne sera pas réaliste parce que le ratio de mortalité maternelle en 2023 est de 362 décès pour 100 000 naissances vivantes.

    Apoété Zekpa, Secrétaire exécutif du Réseau des champions en plaidoyer pour le financement adéquat de la santé au Togo (RCPFAS-Togo), est, de son côté, revenu sur le cadre légal, notamment les textes et stratégies  qui entourent les actions du gouvernement, insistant sur le fait que beaucoup de sont aujourd’hui en difficulté.

    Ce « Rendez-vous du REMAPSEN » a été organisé en prélude à la réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou prévue à Lomé, la capitale togolaise. Avec pour mot d’ordre, tout faire pour sauver ce qui peut l’être, c’est-à-dire limiter les conséquences du tarissement des aides devant permettre le financement des projets liés à la planification familiale, etc.

  • Amélioration des conditions de détention au Togo : La CNDH procède à la remise officielle d’un guide pratique destiné aux surveillants de l’administration pénitentiaire

    Amélioration des conditions de détention au Togo : La CNDH procède à la remise officielle d’un guide pratique destiné aux surveillants de l’administration pénitentiaire

    Les locaux du ministère des droits de l’homme ont servi de cadre ce 11 décembre 2025 à une cérémonie solennelle de remise d’un guide à l’usage des surveillants de l’administration pénitentiaire(SAP) du Togo.

    Elaboré par la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), agissant au titre du Mécanisme National de Prévention de la torture (MNP), avec le soutien  du fonds spécial OPCAT, ce guide vise à outiller les surveillants pénitentiaires (SAP) du Togo pour :

    • garantir le respect des droits humains en détention ;
    • prévenir la torture, les abus et les mauvais traitements ;
    • améliorer la gestion humaine, sécurisée et efficace des établissements pénitentiaires.

    Présidée par le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des droits humains en présence du Président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), la cérémonie a rassemblé des responsables du ministère de la justice et de droits humains, de la CNDH, de l’administration pénitentiaire, du commandement du corps des SAP ainsi que plusieurs surveillants de l’administration pénitenatiaire.

    Dans son allocution, le Ministre de la Justice Me ADJOUROUVI Pacôme a salué « un outil essentiel qui contribuera à l’amélioration de la gouvernance pénitentiaire, au renforcement des capacités des surveillants et à la promotion du respect de la dignité humaine au sein des lieux de privation de liberté ». Il a rappelé l’engagement du Togo à poursuivre les réformes engagées dans le secteur de la justice et à mettre en œuvre les standards internationaux en matière de détention.3

    Le Président de la CNDH Monsieur SANVEE Ohini Kwao a, pour sa part remercié le ministre pour sa disponibilité et sa sollicitude habituelle à l’endroit de la CNDH. Il a invité tous les responsables des lieux de privation de liberté à s’approprier le guide qui leur est destiné afin de renforcer l’image du Togo en matière des droits de l’homme en général et des droits des détenus en particulier.

    Le nouveau guide, élaboré avec l’appui de partenaires nationaux et internationaux, fournit des orientations pratiques sur :

    • la gestion humaine et sécuritaire des personnes détenues ;
    • les procédures disciplinaires ;
    • la prévention de la torture et des traitements inhumains ;
    • les droits fondamentaux des personnes privées de liberté ;
    • la gestion des situations d’urgence et des incidents en milieu carcéral ;
    • l’éthique professionnelle et la déontologie du surveillant.

    Pour leur part, le commandant du corps des SAP et le Directeur de l’administration pénitentiaire ont tour à tour souligné que « ce guide vient répondre à un besoin de formation continue et d’unification des pratiques ». Ils ont également salué le dévouement des surveillants et les ont exhortés à s’approprier pleinement le document.

    La cérémonie s’est achevée par la remise symbolique du guide au commandant du corps des surveillants de l’administration pénitentiaire.

    Des sessions de formation et de vulgarisation sont annoncées dans les prochaines semaines afin d’assurer une mise en œuvre harmonieuse du document.

    Avec ce nouvel outil, l’administration pénitentiaire togolaise renforce son professionnalisme et confirme sa volonté d’inscrire la gestion carcérale dans une approche centrée sur la dignité humaine et la réinsertion.

  • C𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞 𝟗ᵉ 𝐂𝐨𝐧𝐠𝐫𝐞̀𝐬 𝐩𝐚𝐧𝐚𝐟𝐫𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧 𝐝𝐞́𝐯𝐨𝐢𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐮𝐞𝐥𝐬 𝐟𝐚𝐮𝐬𝐬𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬

    C𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞 𝟗ᵉ 𝐂𝐨𝐧𝐠𝐫𝐞̀𝐬 𝐩𝐚𝐧𝐚𝐟𝐫𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧 𝐝𝐞́𝐯𝐨𝐢𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐮𝐞𝐥𝐬 𝐟𝐚𝐮𝐬𝐬𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬

    Mais au-delà, ce congrès panafricain est une blessure pestilentielle, ou plutôt la réactivation d’une blessure historique et mémorielle qui traverse les peuples africains et leur jeunesse.

    Avant l’ouverture du congrès, j’avais prévu de donner ma voix à travers une communication déjà prête. Mais j’ai choisi une autre posture : observer, lire, écouter, analyser, méditer et intervenir plus tard. Et ce que je note pour l’instant est affligeant : 𝒖𝒏 𝒄𝒐𝒏𝒈𝒓𝒆̀𝒔 𝒎𝒂𝒓𝒒𝒖𝒆́ 𝒑𝒂𝒓 𝒅𝒆𝒔 𝒅𝒆́𝒏𝒐𝒏𝒄𝒊𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔, 𝒅𝒆𝒔 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒓𝒂𝒅𝒊𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒆𝒕 𝒅𝒆𝒔 𝒊𝒏𝒄𝒐𝒉𝒆́𝒓𝒆𝒏𝒄𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒕𝒐𝒖𝒕𝒆𝒔 𝒔𝒐𝒓𝒕𝒆𝒔 — 𝒊𝒏𝒕𝒆𝒍𝒍𝒆𝒄𝒕𝒖𝒆𝒍𝒍𝒆𝒔, 𝒆́𝒕𝒉𝒊𝒒𝒖𝒆𝒔, 𝒆́𝒑𝒊𝒔𝒕𝒆́𝒎𝒊𝒒𝒖𝒆𝒔, 𝒊𝒅𝒆́𝒐𝒍𝒐𝒈𝒊𝒒𝒖𝒆𝒔 𝒆𝒕 𝒑𝒐𝒍𝒊𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆𝒔. Rien de surprenant, hélas. C’est presque une messe noire consacrant un pseudo-intellectualisme, une régression du panafricanisme, un fourvoiement politico-idéologique dont les peuples africains paient encore le prix.

    Ce qui se joue avec le pseudo-panafricanisme du régime de Faure Gnassingbé est plus complexe qu’il n’y paraît. C’est précisément pour cela que notre posture ne doit être ni réductrice ni simpliste. Mais les réactions citoyennes « à chaud » que nous observons partout sur la toile sont nécessaires et légitimes : elles dénoncent, à juste titre, un congrès prétendument panafricain qui fait offense à la souffrance du peuple togolais et, au-delà, à la dignité du peuple africain. Il faut même continuer à multiplier ces dénonciations après la fin du congrès.

    Nous devons le marteler encore et encore : le régime de dictature de Faure E. Gnassingbé ne possède aucune des caractéristiques minimales — démocratiques, institutionnelles ou symboliques — qui permettraient d’abriter un congrès panafricain. Les idéaux du panafricanisme sont en totale contradiction structurelle avec les pratiques d’un régime illégal et illégitime, qui ne garantit ni libertés fondamentales, ni participation citoyenne.

    Mais au-delà, ce congrès est une blessure pestilentielle, ou plutôt la réactivation d’une blessure historique et mémorielle qui traverse les peuples africains et leur jeunesse. Il ravive un soupçon persistant : celui qui entoure la mission des intellectuels africains, soupçon nourri par les trahisons supposées ou réelles par nombre d’entre eux depuis les luttes d’indépendance.

    Malheureusement, l’Afrique souffre encore de certaines de ses élites intellectuelles et universitaires — élites dont plusieurs méritent, hélas, le nom d’« intellectuels faussaires ». J’emprunte ici l’expression à Pascal Boniface et à son ouvrage 𝐿𝑒𝑠 𝐼𝑛𝑡𝑒𝑙𝑙𝑒𝑐𝑡𝑢𝑒𝑙𝑠 𝑓𝑎𝑢𝑠𝑠𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠. Dans le cas présent, je fais référence à ces intellectuels qui se proclament panafricanistes, mais qui vendent leurs expertises aux dictateurs du continent et leur servent de caution morale.

    Leur instrumentalisation mercantile du panafricanisme — cette idéologie qu’ils prétendent incarner et défendre — a été exposée au grand jour, mise à nu, prise en flagrant délit lors du congrès de Lomé. Et toute la jeunesse africaine l’a vu. Elle a vu comment certains penseurs, au lieu d’éclairer la route de l’émancipation, préfèrent s’agenouiller devant les pouvoirs les plus répressifs, troquant la dignité intellectuelle contre des privilèges dérisoires.

    Ce sont contre ces intellectuels faussaires — ces chantres autoproclamés du panafricanisme — que mon encre et mon verbe s’insurgeront dans les heures et les jours à venir. Le 9ᵉ Congrès panafricain de Lomé aura été, malgré lui, un miroir de tord-boyaux tendu aux élites africaines : un rappel sévère qu’on ne trahit jamais impunément la conscience d’un peuple opprimé, et encore moins celle de sa jeunesse.

    « Le Burkina Faso sera le tombeau de l’impérialisme », déclarait le Président Ibrahim Traoré dans la lignée de Thomas Sankara.

    Le Togo, lui, sera le tombeau du pseudo-panafricanisme — que ce soit dit, ici, en hommage à Sylvanus Olympio.

    Je m’arrête ici pour l’instant. Le reste vient.

    Dr Kossigan Cyrille Kokou-Kpolou

  • Lutte contre les VBG : ONG La Colombe implique les étudiants de l’ESIG dans la lutte

    Lutte contre les VBG : ONG La Colombe implique les étudiants de l’ESIG dans la lutte

    C’est parce que les filles et femmes handicapées sont plus exposées aux violences que l’ONG La Colombe a encouragé les étudiants de l’Ecole supérieure d’informatique et de gestion (ESIG) à faire leur part dans la lutte pour une société juste.

    La Lutte contre les violences faites aux filles et femmes handicapées est un mal qui ronge la société surtout que ces dernières sont deux ou trois fois plus exposées.

    La meilleure solution ? La sensibilisation voire la rééducation des uns et des autres. C’est dans cette optique que l’ONG La Colombe a animé une conférence ce vendredi au profit des apprenants de l’Ecole supérieure d’informatique et de gestion à Lomé.

    Cette rencontre a porté sur le thème « Violences faites aux filles et femmes handicapées ». Et a permis d’outiller les 200 participants de telle sorte qu’ils deviennent les relais auprès d’autres publics.

    «…approches basées sur l’estime de soi »

    Il s’est agi « D’une rencontre participative avec les étudiants enthousiasmés », a confié Thérèse Adjoa Akakpo, coordinatrice de La Colombe dans des propos rapportés par Grandreporter.

    Et d’ajouter : « Au lieu de les négliger, il est convenu au cours des échanges que les sensibilisations soient menées dans les zones rurales et auprès du public. Des personnes handicapées ne sont pas considérées au même titre que les autres au sein des communautés. Des approches basées sur l’estime de soi et le respect afin de prévenir le suicides et les violences ».

    Joël Batona, spécialiste en sauvegarde, genre et inclusion, a, de son côté, souligné que cette conférence a permis « de clarifier certains concepts liés au handicap, notamment la différence entre la déficience et le handicap, les notions de violences elles-mêmes ».

    Les participants ont donc été outillés sur la typologie des violences que subissent  les filles et les femmes handicapées, leurs conséquences. « Enfin, nous les avons amenés à nous proposer des approches de solutions pour créer un environnement favorable à l’épanouissement des filles et des femmes handicapées », a-t-il enchaîné.

    « Nous avons découvert des jeunes très excellents qui ont réfléchi et nous ont fait des propositions pertinentes, commençant par eux-mêmes et les sensibilisations qu’ils auront à faire dans leurs communautés pour créer un environnement exempt de violentes faites aux filles et femmes handicapées ».

    A la fin de la rencontre, ce sont des étudiants imprégnés des différentes notions liées à cette problématique qui promettent jouer leur participation qui sont repartis chez eux. C’est l’exemple de Camara Mah Sarah Samira, étudiante en comptabilité, qui a déclaré que « Nous devons changer notre mentalité et les (filles et femmes handicapées, NDLR) considérés à leur juste valeur » parce que, a-t-elle insisté,  « la personne handicapée est un être humain comme tout autre et mérite le même respect ».

  • L’ex-Epervier Ludovic Assémoassa est mort à 45 ans

    L’ex-Epervier Ludovic Assémoassa est mort à 45 ans

    L’OL a annoncé, ce mardi dans un message publié sur X, la mort de Ludovic Assémoassa, formé au club avant d’entamer sa carrière professionnelle sous les couleurs de Clermont. L’ancien international togolais s‘est éteint à l’âge de 45 ans.

    Dans un message publié sur son compte X ce mardi, l’OL a annoncé la mort de son ancien joueur Ludovic Assémoassa à 45 ans. “Ludovic Assémoassa, enfant de l’Academy, international togolais, nous a quittés”, indique le club. “Partout où il a joué ou entraîné, Ludovic a fait l’unanimité. Il était profondément aimé. A sa famille, à ses amis, son club de Lyon – La Duchère, l’Olympique Lyonnais adresse ses plus sincères condoléances.”

    Une carrière en Ligue 2 et un match de Coupe du monde

    Né à Lyon, le défenseur a été formé au sein du club phare de sa ville mais n’y a jamais joué avec les professionnels jusqu’à son départ pour Clermont en 2011, à 21 ans. Il y a mené une longue carrière en Ligue 2 avec 121 matchs disputés toutes compétitions confondues. Ludovic Assémoassa a ensuite joué en Espagne sous les couleurs de Ciudad Murcie, puis Grenade pour 34 matchs de Liga 2 et un de Coupe du Roi.

    Ses performances lui ont également permis de devenir international togolais et de disputer la Coupe du monde 2006 avec une titularisation face à la Suisse (2-1) en ouverture de la compétition. Mais celle-ci s’était brutalement achevée avec une rupture des ligaments croisés du genou droit contractée lors de cette rencontre, mettant fin à son Mondial et le privant notamment du match contre la France (2-0). Au total, il a cumulé 5 sélections avec le Togo.

    A l’issue de sa carrière, il s’était reconverti comme entraîneur de Lyon-la Duchère, pensionnaire de National 3. Il avait pris, avec Karim Bounouara et Habib Sisbane, les commandes de l’équipe à l’été 2023 après le départ précipité de l’ancien entraîneur, Jordan Gonzalez. Sous les ordres du trio, le club lyonnais avait signé un joli parcours en Coupe de France après avoir sorti trois équipes de rang supérieur, le GOAL FC (N1), Bastia (L2) ou Thonon Evian Grand Genève (N2), avant de se faire éliminer en 32es de finale contre Le Puy (2-1). Lionel Bah avait succédé au trio à l’été 2024.

    Avec rmcsport.bfmtv.com



    L’OL annonce la mort de son ancien joueur Ludovic Assémoassa, à 45 ans

  • Handicap : l’inclusion doit être la règle insiste REMAPSEN

    Handicap : l’inclusion doit être la règle insiste REMAPSEN

    Il est plus que nécessaire de poursuivre la promotion de l’inclusion et la lutte contre la discrimination à l’égard des femmes et des filles handicapées au Togo.

    L’antenne togolaise du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN) a organisé son programme dénommé le « Rendez-vous du REMAPSEN » ce lundi 8 décembre à Lomé, pour promouvoir l’inclusion et lutter contre la discrimination à l’égard des femmes et filles handicapées au Togo.

    Cette rencontre d’une journée, organisée en concertation avec ONU FEMMES et l’ONG « La COLOMBE », avec le soutien du fonds MUSKOKA,  s’est déroulée autour du thème « Promotion de l’inclusion et lutte contre la discrimination à l’égard des femmes et des filles handicapées au Togo : rôle des médias ».  Elle-même s’inscrit dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences à l’égard des femmes et des filles handicapées au Togo.

    Il s’est agi, en réalité, de mettre l’accent sur le rôle que doivent jouer les médias pour faire barrage à la discrimination que subissent les femmes et filles handicapées.

    Dans sa communication, Akakpo-Numado Enyonam Azakpo, président du Conseil d’administration de la Fédération togolaise des associations de personnes handicapées (FETAPH), a rappelé que 10, 73% des Togolais sont handicapés, selon le dernier Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH 2022). Avec la précision  que 57 % de ces handicapés sont des femmes.

    Les violences faites aux femmes et aux filles constituent la violation des droits humains la plus répandue dans le monde, s’alarme ONU Femmes. Et Ambroisine Mèmêdé, coordinatrice nationale dudit réseau d’appeler à agir «  ensemble contre les violences à l’égard des femmes et des filles handicapées ».

    Au Togo, chaque année,  environ 2 000 cas de VBG sont enregistrés. Ce chiffre est encore plus élevé au niveau des femmes handicapées, étant donné que leurs cas sont, généralement, invisibles.

Radio Renouveau228

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