Catégorie : Actualités

  • Mémoire vive, justice à construire

    Mémoire vive, justice à construire

    Pendant plus de quatre siècles, la traite transatlantique a arraché des millions d’Africains à leurs terres, à leurs familles et à leurs cultures. Se souvenir de cette histoire est un devoir moral.

    À l’occasion de la Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves, le monde se recueille pour honorer la mémoire des millions de femmes, d’hommes et d’enfants africains victimes de l’un des crimes les plus odieux de l’histoire de l’humanité. Cette journée, loin d’être une simple date symbolique, constitue un moment de réflexion collective, de reconnaissance et d’engagement face aux séquelles encore visibles de cette tragédie.

    Pendant plus de quatre siècles, la traite transatlantique a arraché des millions d’Africains à leurs terres, à leurs familles et à leurs cultures. Déportés dans des conditions inhumaines, entassés dans des navires négriers, ils ont été soumis à une exploitation brutale, privés de toute dignité et de leurs droits les plus fondamentaux. Ce système, fondé sur la déshumanisation et la violence, a profondément marqué les sociétés africaines et celles des Amériques et de l’Europe.

    Aujourd’hui, se souvenir de cette histoire est un devoir moral. Il ne s’agit pas uniquement de commémorer les souffrances passées, mais aussi de reconnaître les résistances, les luttes et les héritages culturels qui ont survécu malgré l’oppression. Les descendants des victimes continuent de porter les traces de cette histoire à travers des inégalités persistantes, des discriminations systémiques et des injustices sociales qui exigent une réponse forte et durable.

    Dans ce contexte, cette journée internationale invite à un engagement renouvelé contre le racisme sous toutes ses formes. Elle rappelle que les idéologies qui ont justifié l’esclavage n’ont pas totalement disparu et que leurs conséquences continuent d’influencer les structures sociales contemporaines. Lutter contre ces héritages implique des actions concrètes : promouvoir l’éducation, renforcer les politiques d’égalité, valoriser la diversité culturelle et garantir le respect des droits humains pour tous.

    Par ailleurs, cette commémoration met en lumière l’importance de la transmission de la mémoire aux générations futures. Enseigner l’histoire de la traite négrière et de l’esclavage, dans toute sa complexité, est essentiel pour éviter l’oubli et prévenir la répétition de telles atrocités. Les écoles, les institutions culturelles et les médias ont un rôle clé à jouer dans cette démarche pédagogique.

    En Afrique comme ailleurs, des initiatives se multiplient pour préserver cette mémoire : musées, sites historiques, programmes éducatifs et manifestations culturelles contribuent à maintenir vivante la conscience de ce passé douloureux. Ces efforts participent à une reconnaissance collective et à la construction d’une identité fondée sur la résilience et la dignité.

    La Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage n’est pas seulement un moment de recueillement. Elle est un appel à l’action, une invitation à bâtir un monde plus juste, où les valeurs d’égalité, de respect et d’inclusion prévalent. Honorer la mémoire des victimes, c’est aussi s’engager à faire en sorte que leur histoire ne soit jamais oubliée et que leur souffrance serve de leçon pour l’avenir de l’humanité.

  • Concours national : le ministère de l’Environnement recrute

    Concours national : le ministère de l’Environnement recrute

    Le gouvernement togolais lance un nouveau concours national de recrutement de fonctionnaires au profit du ministère de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique.

    Cette annonce a été faite à travers un communiqué officiel publié le 24 mars 2026 par le ministère de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social.

    Ce concours s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer les capacités humaines de l’administration publique, notamment dans les secteurs liés à la protection de l’environnement et à la lutte contre les effets du changement climatique. Il est ouvert aux candidats des deux sexes, désireux de faire carrière dans la fonction publique et de contribuer aux politiques environnementales du pays.

    Selon les informations communiquées, les dépôts de dossiers se dérouleront du 30 mars au 30 avril 2026. Les candidats pourront soumettre leurs dossiers tous les jours ouvrables, entre 7h00 et 17h00, dans les groupements de gendarmerie de Lomé ainsi que dans les chefs-lieux de région. Cette organisation vise à faciliter l’accès au concours sur l’ensemble du territoire national.

    Le calendrier des épreuves est également connu. Les épreuves écrites sont prévues pour le 22 juin 2026. Elles seront suivies des épreuves sportives, programmées du 10 au 14 juillet 2026. Les autorités précisent que le respect strict de ces dates est essentiel pour le bon déroulement du processus.

    À travers ce recrutement, l’État entend consolider ses efforts en matière de gestion durable des ressources naturelles et de protection du littoral. Les futurs agents auront un rôle clé à jouer dans la mise en œuvre des politiques publiques environnementales.

    Les candidats sont invités à consulter les conditions détaillées du concours sur le site officiel du ministère de la Fonction publique afin de mieux préparer leur participation.

  • Fin de mission pour Angela Aquereburu Rabatel à la SRTB

    Fin de mission pour Angela Aquereburu Rabatel à la SRTB

    La Togolaise Angela Aquereburu Rabatel n’est plus à la tête de la Société de Radio et Télévision du Bénin (SRTB) et de Bénin TV.

    L’information, confirmée par plusieurs sources concordantes, marque la fin d’un chapitre important dans la coopération médiatique entre le Togo et le Bénin, ainsi que dans la modernisation de l’audiovisuel public béninois.

    Nommée à la tête de la SRTB dans un contexte de réformes ambitieuses du secteur des médias au Bénin, Angela Aquereburu Rabatel avait pour mission principale de redynamiser les contenus, renforcer l’attractivité des chaînes publiques et impulser une transformation structurelle de l’institution. À son arrivée, elle avait suscité beaucoup d’espoirs, tant par son parcours reconnu dans l’univers de la production audiovisuelle que par son expérience dans la gestion de projets médiatiques d’envergure.

    Durant son mandat, plusieurs initiatives ont été engagées pour repositionner la télévision nationale béninoise dans un paysage médiatique de plus en plus concurrentiel. La modernisation des grilles de programmes, l’amélioration de la qualité des productions locales et l’ouverture à de nouveaux formats ont été saluées par certains observateurs. Sous sa direction, Bénin TV a tenté de se rapprocher davantage des attentes des téléspectateurs, notamment en misant sur des contenus plus diversifiés et ancrés dans les réalités locales.

    Cependant, malgré ces avancées, des défis importants subsistaient. Le financement des médias publics, la concurrence accrue des chaînes privées et des plateformes numériques, ainsi que les attentes croissantes du public en matière de qualité et d’innovation ont constitué autant de pressions constantes sur la direction de la SRTB. Dans ce contexte, le départ d’Angela Aquereburu Rabatel intervient à un moment charnière pour l’institution.

    Aucune communication officielle détaillée n’a, pour l’heure, précisé les raisons exactes de ce remplacement. Néanmoins, certains analystes évoquent une volonté des autorités béninoises d’insuffler une nouvelle dynamique à la tête de la SRTB afin d’accélérer les réformes en cours et de consolider les acquis. D’autres y voient une décision stratégique liée aux orientations futures de la politique audiovisuelle nationale.

    Le départ de cette figure togolaise de l’audiovisuel ne laisse pas indifférent, notamment au Togo où son parcours est suivi avec attention. Productrice, réalisatrice et entrepreneure culturelle, Angela Aquereburu Rabatel s’est imposée au fil des années comme une actrice majeure de l’industrie audiovisuelle en Afrique de l’Ouest. Sa nomination à la tête de la SRTB avait d’ailleurs été perçue comme un symbole fort d’intégration régionale et de reconnaissance de son expertise.

    Son remplacement ouvre désormais une nouvelle phase pour la Société de Radio et Télévision du Bénin, qui devra poursuivre sa mutation dans un environnement médiatique en constante évolution. Le profil de son successeur et les orientations qui seront adoptées dans les mois à venir seront scrutés de près, tant par les professionnels du secteur que par le grand public.

    En attendant, le passage d’Angela Aquereburu Rabatel à la tête de la SRTB restera comme une période de transition marquée par des tentatives de réforme et une volonté affichée de modernisation. Reste à savoir comment ces efforts seront consolidés et amplifiés par la nouvelle direction.

  • Salah sur le départ : la fin d’une ère à Liverpool

    Salah sur le départ : la fin d’une ère à Liverpool

    L’histoire entre Mohamed Salah et Liverpool FC touche à sa fin. Selon plusieurs sources concordantes, l’attaquant égyptien devrait quitter le club de la Mersey à l’issue de la saison en cours, mettant un terme à une collaboration qui aura marqué l’histoire récente des Reds.

    Arrivé à Liverpool en 2017 en provenance de l’AS Roma, Mohamed Salah n’a pas tardé à s’imposer comme l’un des meilleurs joueurs du monde. Dès sa première saison, il affole les compteurs en inscrivant 44 buts toutes compétitions confondues, établissant un record en Premier League sur une saison à 38 journées. Son style explosif, sa vitesse et son sens du but ont rapidement fait de lui une idole à Anfield.

    Au fil des années, Salah a été un artisan majeur des succès du club. Il a notamment contribué à la conquête de la Ligue des champions en 2019, ainsi qu’au titre de champion d’Angleterre en 2020, mettant fin à 30 ans d’attente pour Liverpool. Avec ses performances régulières et son professionnalisme, il est devenu un pilier de l’équipe dirigée par Jürgen Klopp.

    Cependant, malgré son importance, les discussions autour de son avenir n’ont jamais totalement disparu. Depuis plusieurs saisons, des rumeurs persistantes évoquent un possible départ, alimentées par l’intérêt de clubs européens et surtout du Golfe, où les moyens financiers sont colossaux. Cette fois, il semble que le moment soit venu pour les deux parties de tourner la page.

    À 33 ans (âge estimé en fin de saison), Salah arrive à un tournant de sa carrière. S’il reste performant, l’attaquant pourrait être tenté par un nouveau défi, que ce soit pour des raisons sportives ou financières. De son côté, Liverpool amorce une phase de transition, avec un renouvellement progressif de son effectif et de son projet sportif.

    Le départ annoncé de Salah soulève également des questions sur l’avenir offensif du club. Remplacer un joueur de son calibre ne sera pas une tâche aisée. Au-delà de ses statistiques impressionnantes, c’est aussi son leadership et son expérience qui manqueront. Liverpool devra sans doute se tourner vers le marché des transferts pour combler ce vide, tout en faisant confiance à ses jeunes talents.

    Pour les supporters, cette nouvelle est empreinte d’émotion. Mohamed Salah n’est pas seulement un joueur, il est devenu un symbole de réussite et de détermination. Son parcours, de ses débuts en Égypte à son statut de star mondiale, a inspiré des millions de fans à travers le monde, notamment en Afrique.

    Si son départ se confirme, Salah quittera Liverpool en laissant derrière lui un héritage immense. Il restera comme l’un des plus grands joueurs de l’histoire du club, aux côtés des légendes qui ont marqué Anfield.

    Reste désormais à savoir quelle sera sa prochaine destination. Une chose est sûre : où qu’il aille, Mohamed Salah continuera de faire parler son talent et d’écrire sa légende.

  • Togbe Agbodjan Jad Fozis: au début était le commencement

    Togbe Agbodjan Jad Fozis: au début était le commencement

    Togbe Agbodjan Jad Fozis, plus connu sous l’acronyme TAJF, est un artiste-musicien togolais dont le parcours s’inscrit dans la durée, entre enracinement local et rayonnement régional. Sa carrière, amorcée au début des années 2000, témoigne d’une évolution constante et d’une volonté affirmée de porter la musique togolaise au-delà des frontières.

    C’est au sein du groupe Vanity System que TAJF se fait d’abord remarquer. À travers des prestations scéniques dynamiques et une identité artistique en construction, il parvient à capter l’attention du public et des acteurs culturels. Cette première étape marque le point de départ d’une trajectoire prometteuse dans l’univers musical ouest-africain.

    L’année 2004 constitue un tournant important dans sa carrière avec sa participation au festival des Nuits Atypiques de Koudougou, au Burkina Faso. Cet événement de référence, dédié aux expressions artistiques contemporaines africaines, lui offre une vitrine de choix et renforce sa crédibilité sur la scène régionale. Cette expérience contribue à élargir son réseau et à affirmer son ambition artistique.

    Dans cette dynamique, l’artiste affirme avoir représenté le Togo lors de la Coupe du Monde de football 2006 en Allemagne. Une étape symbolique qui traduit sa volonté d’inscrire son art dans une dimension internationale et de porter haut les couleurs de la culture togolaise sur de grandes scènes.

    Au fil des années, TAJF consolide sa présence en Afrique de l’Ouest à travers diverses collaborations et apparitions médiatiques. En 2022, il est notamment invité de l’émission télévisée « Tukungana » au Mali, animée par le célèbre producteur Boncana Maïga. La même année, il se produit à Cotonou lors du concert « Oh Yes Papa », confirmant ainsi sa visibilité et son attractivité auprès des publics béninois et maliens.

    Plus récemment, l’artiste a poursuivi son élan créatif en multipliant les prestations scéniques. L’année 2026 marque un nouveau cap avec la sortie de son titre « Mamadé », en collaboration avec Sir T. Ce morceau, qui s’inscrit dans les tendances actuelles tout en conservant une touche personnelle, illustre la capacité de TAJF à se renouveler et à rester en phase avec son époque.

    Au-delà de ses performances, TAJF s’impose progressivement comme un ambassadeur de la culture togolaise. Son parcours reflète une démarche artistique cohérente, faite de persévérance, d’ouverture et d’adaptation aux évolutions du paysage musical.

    En somme, Togbe Agbodjan Jad Fozis incarne une génération d’artistes africains qui, tout en restant fidèles à leurs racines, n’hésitent pas à explorer de nouveaux horizons. Son itinéraire, riche d’expériences et de rencontres, laisse entrevoir un potentiel encore plus grand pour les années à venir.

  • A New York, le Togo porte la voix des femmes

    A New York, le Togo porte la voix des femmes

    À New York, au siège de l’Organisation des Nations unies, les travaux de la 70ᵉ session de la Commission de la condition de la femme se poursuivent, réunissant gouvernements, organisations internationales et acteurs de la société civile autour des grands défis liés aux droits des femmes.

    Dans ce cadre, la délégation togolaise, conduite par la ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’enfance, Moni SANKAREDJA-SINANDJA, a pris part à une réunion de haut niveau consacrée à la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles. Cette rencontre a mis en lumière la nécessité d’intensifier les actions de prévention, de protection et de prise en charge des victimes, dans un contexte mondial où les violences basées sur le genre restent un phénomène préoccupant.

    En marge des travaux de la Commission, la ministre a également participé à une conférence ministérielle organisée par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, axée sur un enjeu crucial : la levée des obstacles financiers à la participation politique des femmes et la promotion de leur leadership en Afrique de l’Ouest. Les discussions ont porté sur l’évaluation du coût réel de l’engagement politique féminin, un facteur souvent sous-estimé mais déterminant dans l’accès des femmes aux sphères de décision.

    Dans la sous-région ouest-africaine, les femmes représentent pourtant plus de la moitié de la population. Cependant, leur présence dans les institutions politiques reste largement insuffisante, en dépit des ambitions démocratiques affichées par les États. Les participants ont reconnu que, malgré les progrès réalisés grâce à des réformes juridiques et à des mécanismes innovants favorisant la participation féminine, les barrières économiques continuent de freiner l’émergence des femmes leaders.

    Le coût élevé des campagnes électorales, l’accès limité au financement et les inégalités structurelles constituent encore des obstacles majeurs. Ces défis rendent difficile la compétition politique pour de nombreuses femmes, même lorsqu’elles disposent de compétences et d’un fort ancrage communautaire. Les échanges ont insisté sur la nécessité de mettre en place des mécanismes de financement plus équitables et des politiques publiques inclusives.

    Dans ce débat régional, l’expérience du Togo, partagée par la ministre, a été particulièrement saluée. Le pays a mis en œuvre plusieurs initiatives visant à renforcer la participation des femmes à la vie publique, notamment à travers des réformes institutionnelles et des programmes d’accompagnement. Cette dynamique a été perçue comme un exemple encourageant au sein de l’espace CEDEAO.

    Par ailleurs, Moni SANKAREDJA-SINANDJA a co-présidé une session interactive consacrée au baromètre de genre de la CEDEAO, un indice régional permettant d’évaluer les progrès en matière d’égalité entre les sexes. Cet outil est considéré comme un levier important pour orienter les politiques publiques et mesurer les avancées concrètes dans les pays membres.

    À travers sa participation active, le Togo réaffirme son engagement en faveur de l’égalité de genre et de l’autonomisation des femmes. Les travaux de New York soulignent ainsi une conviction partagée : sans inclusion politique et économique des femmes, aucun développement durable ni aucune démocratie solide ne peut pleinement s’épanouir en Afrique de l’Ouest.

  • Grégoire Adjanouvi Sossou s’en est allé

    Grégoire Adjanouvi Sossou s’en est allé

    L’inspecteur Grégoire Adjanouvi Sossou, un grand serviteur du sport et du développement local, s’éteint ce jeudi 19 mars à 72 ans. Hommage!

    Les villages d’Aklakou-Hétchiavi et d’Agbanakin sont en deuil. Ils pleurent la disparition de l’Inspecteur Grégoire Adjanouvi Sossou, ancien Administrateur civil à la retraite du secteur de la jeunesse et des sports, décédé le 19 mars. Sa disparition survient dans un contexte particulièrement douloureux, alors que les préparatifs pour l’inhumation de son épouse étaient encore en cours. Un double choc qui laisse famille, proches et communautés dans une profonde consternation.

    Ancien footballeur, l’Inspecteur Sossou a marqué de son empreinte le football togolais, notamment en évoluant sous les couleurs de l’Agaza Omnisports de Lomé. Surnommé affectueusement « Petit », il fut un joueur respecté pour son engagement, sa rigueur et son esprit d’équipe. Après sa carrière sportive, il est resté proche du milieu footballistique, évoluant au sein de plusieurs associations d’anciens joueurs au Togo, où il continuait de partager son expérience et sa passion.

    Au-delà du sport, le défunt s’est illustré comme un véritable acteur du développement communautaire. Originaire du village d’Agbanakin, il a consacré une grande partie de son énergie à l’amélioration des conditions de vie de sa localité natale. Il s’est également fortement impliqué dans le village de Aklakou-Hétchiavi, terre d’origine de sa défunte mère, qu’il avait récemment accompagnée à sa dernière demeure, un épisode encore frais dans les mémoires.

    Administrateur civil de la jeunesse et des sports à la retraite, il laisse derrière lui le souvenir d’un homme de terrain, rigoureux, accessible et profondément engagé pour la jeunesse. Son expertise était régulièrement sollicitée par plusieurs structures locales, notamment l’Union Fraternelle des Ressortissants d’Aklakou-Hétchiavi (UFRAH-Lomé), au sein de laquelle il a occupé différentes fonctions importantes. Ses pairs saluent unanimement sa disponibilité, son sens du devoir et sa capacité à fédérer.

    Pour ses proches et les membres de la communauté, la disparition de Grégoire Adjanouvi SOSSOU laisse un vide difficile à combler. Il incarnait à la fois la mémoire vivante du sport local et un pilier du développement communautaire, toujours prêt à soutenir les initiatives en faveur des jeunes et des villages.

    Dans les hommages qui se multiplient, un message revient avec insistance : celui d’un homme généreux, travailleur et profondément attaché à ses racines. Son parcours inspire respect et reconnaissance, tant pour son engagement sportif que pour son implication sociale.

    Inspecteur Sossou, dit « Petit », s’en est allé, mais son œuvre demeure vivante dans les cœurs et dans les actions qu’il a initiées. Les communautés d’Aklakou-Hétchiavi et d’Agbanakin lui rendent un dernier hommage empreint d’émotion.

  • Robotique : la jeunesse togolaise entre en scène

    Robotique : la jeunesse togolaise entre en scène

    Le Togo s’apprête à franchir une nouvelle étape dans la promotion de l’innovation technologique avec sa participation à l’édition 2026 du « Robotics for Good Youth Challenge », un concours international dédié à la robotique au service du bien social.

    Cette initiative, portée par Union internationale des télécommunications (UIT) à travers son programme « AI for Good », place les jeunes de 10 à 18 ans au cœur des solutions technologiques pour un développement durable.

    Véritable tremplin pour les talents émergents, la compétition invite les participants à concevoir et programmer des robots capables de répondre à des problématiques concrètes. Au-delà de l’aspect compétitif, le défi vise à renforcer les compétences en sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (STEM), tout en stimulant la créativité et l’engagement citoyen des jeunes.

    Le processus de sélection se déroule en plusieurs phases, allant des épreuves locales et nationales à une finale internationale prestigieuse. Les équipes les plus performantes auront l’opportunité de défendre leurs projets lors du sommet mondial « AI for Good Global Summit », prévu à Genève. L’initiative se distingue également par son approche inclusive, privilégiant l’utilisation d’outils open source et de matériaux accessibles afin de démocratiser l’accès à la robotique.

    Au Togo, l’organisation de l’édition 2026 est confiée à Togo Institute for Digital Development (TIDD) et à Data Community Togo (DaCoT), en partenariat avec Institut Français du Togo. Les épreuves qualificatives se tiendront à Lomé, où ces structures assureront également l’encadrement des candidats à travers des formations en robotique, en codage et en intelligence artificielle.

    Les jeunes participants togolais seront appelés à imaginer des solutions innovantes à des défis locaux, notamment la gestion des déchets ou l’intervention en cas de catastrophes naturelles. Une manière concrète d’ancrer la technologie dans les réalités du terrain, tout en développant des compétences utiles pour l’avenir.

    Les meilleures équipes nationales auront l’honneur de représenter le Togo à la finale internationale, prévue du 7 au 10 juillet 2026 à Genève. À travers cette mobilisation, le pays confirme son ambition de s’imposer comme un acteur dynamique de l’innovation en Afrique, en misant sur sa jeunesse et sur le potentiel transformateur des technologies émergentes.

  • Mgr Barrigah-Benissan : l’ultime parole d’un homme de foi devenu acteur public

    Mgr Barrigah-Benissan : l’ultime parole d’un homme de foi devenu acteur public

    À Lomé, le rendez-vous est pris pour un événement à la croisée des chemins entre spiritualité, engagement public et mémoire vivante. Ce 24 mars 2026, à l’Agora Senghor, salle Hibiscus, sera officiellement lancé l’ouvrage posthume de Mgr Nicodème Barrigah-Benissan, intitulé De l’évangile à la politique. Un titre évocateur pour un homme dont la trajectoire a profondément marqué l’Église et la vie publique togolaises.

    Présenté comme un « livre-testament », cet ouvrage se distingue par sa forme originale : un long entretien avec le journaliste Max-Savi Carmel, dans lequel l’ancien prélat revient sans détour sur son parcours, ses convictions et ses engagements. Loin d’un simple récit autobiographique, le livre se veut une plongée dans les coulisses d’une vie multiple : pasteur, diplomate et artiste.

    La préface est signée de Mgr Denis Amuzu-Djakpah, figure respectée de l’Église catholique, qui souligne la portée historique et spirituelle de ce témoignage. À travers ses pages, c’est toute une époque qui se raconte, celle d’un Togo en mutation, où les lignes entre foi et action publique se redessinent.

    Mgr Barrigah-Benissan n’était pas seulement un homme d’Église. Il fut également un acteur engagé dans les dynamiques politiques et sociales du pays, incarnant une rare capacité à naviguer entre sacré et profane. Son parcours témoigne d’une conviction profonde : celle que la foi ne saurait être confinée aux murs des églises, mais doit irriguer la société, éclairer les décisions et accompagner les peuples dans leur quête de justice et de dignité.

    L’ouvrage promet ainsi de livrer des réflexions sans concession sur des sujets sensibles : gouvernance, éthique politique, responsabilité des élites, mais aussi les défis internes de l’Église en Afrique. À travers ses confidences, l’auteur interroge le rôle des leaders religieux dans des contextes souvent marqués par l’instabilité et les tensions sociales.

    Le choix du format entretien permet une parole libre, parfois incisive, souvent émouvante. On y découvre un homme lucide, conscient des limites de son action, mais profondément habité par une volonté de servir. Le livre s’annonce également comme une source précieuse pour les chercheurs, les croyants et les citoyens désireux de comprendre les interactions entre religion et politique en Afrique contemporaine.

    Le lancement prévu à l’Agora Senghor s’annonce comme un moment fort, réunissant personnalités religieuses, acteurs politiques, intellectuels et grand public. Au-delà de la simple présentation d’un livre, il s’agira d’un hommage à une figure majeure, dont la voix continue de résonner bien après sa disparition.

    En publiant De l’évangile à la politique, les initiateurs de ce projet offrent au public une œuvre de transmission, un héritage intellectuel et spirituel. Dans un contexte où les repères se brouillent, ce témoignage vient rappeler l’importance de l’engagement éclairé, du dialogue entre foi et citoyenneté, et du courage de penser autrement.

    Ce livre n’est pas seulement une rétrospective. Il est une invitation à réfléchir, à questionner et, peut-être, à agir.

  • Un père, une promesse, un destin

    Un père, une promesse, un destin

    Dans un pays où le handicap reste encore trop souvent synonyme d’exclusion, certaines trajectoires viennent bouleverser les idées reçues. Celle d’Alipui Enyonam, affectueusement appelée Immaculée, en est une illustration saisissante.

    Née dans une famille nombreuse de quatorze enfants, elle grandit avec un handicap moteur qui aurait pu la reléguer à la marge. Mais son histoire prend une toute autre direction, portée par un pilier essentiel : le soutien indéfectible de son père.

    « Quand un père croit en sa fille, elle peut changer le monde. » Cette phrase, Immaculée ne la prononce pas comme un slogan, mais comme une vérité forgée dans l’épreuve et l’amour familial. Dans son foyer, elle n’a jamais été définie par son handicap. Bien au contraire, ses parents ont fait le choix de l’inclusion et de l’égalité. Son père, en particulier, a posé un principe simple mais puissant : impossible de scolariser les autres enfants sans lui offrir les mêmes chances.

    Ce choix, loin d’être anodin, a marqué un tournant dans la vie de la jeune fille. Là où beaucoup auraient vu des limites, lui voyait un potentiel. Il était prêt, disait-il, à vendre ses biens pour assurer l’éducation de ses enfants. Pour Immaculée, ce soutien constant a été un moteur décisif. « Ma voix comptait. Je participais aux décisions. J’étais simplement leur fille », confie-t-elle.

    Les souvenirs qu’elle garde de son enfance et de ses années d’études témoignent de cette complicité. Dans leur quartier régulièrement inondé, les déplacements étaient souvent difficiles. Pourtant, rien ne semblait pouvoir freiner sa détermination. À son retour de l’université, lorsque les rues devenaient impraticables, un simple appel suffisait. Son père venait alors la porter sur son dos jusqu’à la maison. Un geste à la fois simple et profondément symbolique. « Ce n’était pas seulement une aide physique. C’était un message : “Tu peux aller loin.” »

    Aujourd’hui, ce message a porté ses fruits. Immaculée est assistante en gestion de projet au sein de l’APROFEHTO, une organisation engagée dans la promotion des droits des femmes en situation de handicap et des mères d’enfants handicapés. Son parcours professionnel s’inscrit dans une continuité évidente : celle de l’engagement et du combat pour l’égalité.

    À travers son travail, elle contribue à faire entendre des voix longtemps réduites au silence. Son implication dans le projet NAATAANN lui a permis de renforcer ses connaissances sur les droits des femmes en situation de handicap, mais aussi d’acquérir les outils nécessaires pour défendre celles qui n’osent pas encore s’exprimer. Désormais membre du réseau WATCH, qui regroupe jeunes, étudiants et avocats engagés, elle s’impose comme une actrice de terrain dans la défense des droits humains.

    Mais au-delà de ses fonctions, Immaculée incarne une mission. Celle de transmettre ce qu’elle a reçu. « L’encouragement reçu à la maison peut devenir un engagement pour toute une communauté », affirme-t-elle. À chaque occasion, elle sensibilise les parents, en particulier les pères, à l’importance de soutenir leurs enfants en situation de handicap. Elle insiste sur la nécessité de reconnaître leurs capacités, de croire en leurs talents et de leur offrir les mêmes opportunités.

    Son message résonne d’autant plus fort dans un contexte où les préjugés persistent. Pour beaucoup, le handicap reste un frein à l’éducation, à l’emploi et à l’autonomie. Pourtant, des initiatives comme NAATAANN contribuent à changer les mentalités. Grâce au soutien de partenaires internationaux, notamment la Commission australienne au Ghana, et à l’engagement d’organisations locales telles que Fetaph Togo, Alternative Leadership Group, CAJS Officiel, Tantines de la Kara ou encore l’Association des Femmes et Filles Handicapées Vaillantes des Savanes, de nombreuses femmes sont formées et accompagnées.

    Dans les régions Maritime, de la Kara et des Savanes, ces programmes permettent à des femmes de devenir des pairs éducatrices et de véritables défenseures des droits humains. Immaculée fait partie de cette nouvelle génération de leaders engagées, déterminées à transformer leur vécu en levier de changement.

    Son histoire rappelle une évidence souvent oubliée : l’inclusion commence dans le cercle familial. C’est là que se construisent la confiance, l’estime de soi et l’ambition. En croyant en sa fille, le père d’Immaculée n’a pas seulement changé le destin d’un enfant. Il a contribué à faire émerger une voix, une militante, une femme capable d’inspirer et d’agir.

    À travers son parcours, Immaculée incarne un espoir. Celui d’une société plus juste, où chaque enfant, quelle que soit sa condition, peut rêver, apprendre et réussir. Et où, parfois, il suffit d’un père qui croit en sa fille pour commencer à changer le monde.

Radio Renouveau228

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