Catégorie : Actualités

  • Enam Music, l’âme africaine en mouvement

    Enam Music, l’âme africaine en mouvement

    Dans un paysage musical africain en constante évolution, une voix singulière s’impose avec force et authenticité : Enam Music.

    De son vrai nom Enam Keteku Angela, Enam Music, artiste ghanéenne originaire de la région de la Volta, incarne une nouvelle génération de créateurs profondément enracinés dans leurs traditions, tout en étant résolument tournés vers le monde moderne. À travers son univers sonore unique, elle redéfinit les contours de la musique africaine contemporaine.

    Pionnière de l’Afro-Spiritual Music, Enam Music ne se contente pas de faire de la musique : elle propose une véritable expérience sensorielle et spirituelle. Son art repose sur une fusion subtile entre les sonorités traditionnelles africaines, percussions ancestrales, chants rituels, rythmes folkloriques, et des arrangements modernes qui rendent ses œuvres accessibles à un public international. Cette hybridation lui permet de toucher à la fois les gardiens de la tradition et les amateurs de musiques actuelles.

    Surnommée la « Reine du Groove Afro-Spirituel », ou encore Hadzivodushie, Enam puise son inspiration dans ses racines culturelles profondes. Sa musique est imprégnée de symboles, de spiritualité et de messages positifs. Elle y évoque la connexion à la terre, aux ancêtres, et à l’identité africaine. Dans un monde globalisé où les repères culturels tendent parfois à s’effacer, l’artiste se positionne comme une gardienne de l’héritage africain, qu’elle valorise avec fierté et modernité.

    Son répertoire, riche et évocateur, compte plusieurs titres marquants tels que « Amin », « Libation », « Afa » ou encore « Wuieve ». Mais c’est surtout son dernier single « Modzi » qui fait actuellement sensation. Véritable succès du moment, ce titre connaît un engouement remarquable sur les plateformes numériques et dans les cercles culturels. « Modzi », qui signifie « une seule personne » ou « unité » dans certaines langues locales, est une ode à la cohésion, à l’identité collective et à la puissance de l’unité africaine. À travers une mélodie envoûtante et des rythmes hypnotiques, Enam réussit à captiver son audience tout en transmettant un message profond.

    Sur scène, Enam Music se distingue par des performances intenses et authentiques. Chaque prestation devient un rituel artistique, où danse, musique et spiritualité s’entremêlent. Elle y incarne pleinement son identité artistique, offrant au public une immersion dans l’univers afro-spirituel qu’elle défend avec passion.

    Au-delà de sa carrière musicale, Enam Music s’inscrit dans une démarche culturelle forte. Elle œuvre activement à la promotion du patrimoine africain, en mettant en lumière les langues, les traditions et les valeurs du continent. Son engagement artistique dépasse le simple divertissement : il s’agit d’une mission de transmission et de réappropriation culturelle.

    À noter qu’elle ne doit pas être confondue avec Enam Gbewonyo, artiste textile ghanéenne-britannique évoluant dans un registre totalement différent.

    Enam Music s’impose ainsi comme une figure montante incontournable, porteuse d’un message puissant : celui d’une Afrique fière, spirituelle et résolument moderne. À travers « Modzi » et l’ensemble de son œuvre, elle rappelle que la tradition n’est pas un vestige du passé, mais une force vivante, capable d’inspirer l’avenir.

  • US Yoto : la renaissance d’un club ambitieux

    US Yoto : la renaissance d’un club ambitieux

    Portée par le président Ali Adamou, la transformation d’Arabia FC de Tabligbo en US Yoto vise à renforcer l’ancrage territorial du club et à fédérer les populations autour d’un projet commun.

    Le paysage footballistique de la préfecture de Yoto connaît un tournant majeur. Réuni en Assemblée générale ce samedi 4 avril 2026, Arabia FC de Tabligbo, pensionnaire de la deuxième division togolaise (D2), a officiellement changé d’identité pour devenir l’Union Sportive de Yoto (US Yoto). Une décision stratégique qui marque bien plus qu’un simple changement de nom : elle incarne la volonté de refonder le club sur des bases nouvelles, plus solides et résolument tournées vers l’avenir.

    Portée par le président Ali Adamou, cette transformation vise à renforcer l’ancrage territorial du club et à fédérer les populations autour d’un projet commun. En adoptant une appellation plus inclusive, faisant référence à l’ensemble de la préfecture de Yoto, les dirigeants entendent élargir leur base de soutien et créer une véritable dynamique populaire. L’objectif est clair : faire de l’US Yoto un symbole d’unité locale et un moteur du développement du football dans la région.

    Cette Assemblée générale a également été l’occasion de dresser le bilan des années passées. Un rapport d’activités couvrant la période de 2017 à 2025 a été présenté aux participants, mettant en lumière les acquis du club, mais aussi les difficultés rencontrées. Cette rétrospective a permis d’identifier les axes d’amélioration et de définir une nouvelle feuille de route axée sur la structuration et la professionnalisation.

    Dans la foulée, une nouvelle équipe dirigeante a été mise en place pour piloter ce projet ambitieux. Sans surprise, Ali Adamou a été reconduit à la présidence, signe de la confiance renouvelée des membres du club. Il sera épaulé par un bureau exécutif élargi et diversifié, composé notamment de Koudaya Koffi Michel (1er vice-président), Brice Agbéyomé (2e vice-président), Fiomagné Yaovi (3e vice-président), Ouro Agoro Abressi (secrétaire général) et plusieurs autres responsables chargés de secteurs clés tels que la trésorerie, la communication et l’organisation.

    Au-delà de la restructuration administrative, l’US Yoto affiche des ambitions sportives affirmées. Le club entend investir davantage dans la formation des jeunes, améliorer l’encadrement technique et moderniser son fonctionnement interne. À moyen terme, l’objectif est de hisser l’équipe en division supérieure et de s’imposer comme une référence du football togolais.

    Mais l’ambition ne s’arrête pas là. L’US Yoto souhaite également jouer un rôle moteur dans la promotion du football à l’échelle locale. En favorisant l’émergence de nouveaux talents et en renforçant les infrastructures de base, le club espère contribuer activement au développement du sport dans toute la préfecture.

    Cette mue marque ainsi le début d’une nouvelle ère pour le club de Tabligbo. Entre héritage et renouveau, l’US Yoto entend désormais écrire une nouvelle page de son histoire, avec l’ambition de bâtir une équipe compétitive, fédératrice et durablement enracinée dans son territoire.

  • Vice-présidence au Cameroun : une réforme qui divise et inquiète

    Vice-présidence au Cameroun : une réforme qui divise et inquiète

    Le projet d’instauration d’un poste de vice-président au Cameroun, porté par le président Paul Biya, suscite un débat politique intense.

    Présentée comme une évolution institutionnelle visant à renforcer la stabilité de l’État, cette réforme est loin de faire l’unanimité. Elle cristallise au contraire des tensions profondes autour de la succession au sommet du pouvoir.

    Au cœur de la polémique se trouve d’abord la question du mode de désignation. Dans les scénarios évoqués, le vice-président serait nommé directement par le chef de l’État. Pour de nombreux observateurs, ce mécanisme pose un problème démocratique majeur : il concentrerait davantage le pouvoir entre les mains du président, au lieu de favoriser une transition transparente et élective. Certains y voient même une remise en cause implicite du rôle du suffrage universel dans le choix des dirigeants.

    La controverse s’alimente également des spéculations autour d’une succession dynastique. Le nom de Franck Biya revient avec insistance dans les débats publics, bien qu’aucune annonce officielle ne le confirme. Cette hypothèse, largement relayée dans l’opinion, alimente les critiques d’une partie de la société civile et de l’opposition, qui dénoncent un risque de « monarchisation » du pouvoir. Dans un pays marqué par plus de quatre décennies de gouvernance sous le même dirigeant, la sensibilité à toute idée de succession familiale est particulièrement forte.

    Par ailleurs, cette réforme intervient dans un contexte politique et sécuritaire déjà fragile. Entre tensions sociales, défis économiques et crises sécuritaires dans certaines régions, plusieurs analystes estiment que l’introduction d’un nouveau poste au sommet de l’État pourrait créer davantage d’incertitudes que de solutions. La coexistence entre un président et un vice-président nommé pourrait, selon eux, engendrer des rivalités internes ou des luttes d’influence au sein du pouvoir.

    Les défenseurs du projet avancent toutefois un argument de poids : la nécessité d’assurer la continuité de l’État en cas de vacance du pouvoir. Dans cette optique, la vice-présidence permettrait d’éviter des transitions brusques ou conflictuelles. Mais cet argument peine à convaincre une opinion publique méfiante, qui redoute une réforme taillée sur mesure pour organiser la succession sans véritable débat national.

    En définitive, au-delà de son apparente technicité, la création d’un poste de vice-président au Cameroun soulève une question fondamentale : celle de l’avenir du pouvoir et des règles de sa transmission. Entre volonté de stabilité et exigences démocratiques, la réforme s’impose comme un révélateur des tensions politiques profondes qui traversent le pays.

  • Au Togo, les réformes en ligne de mire au Sénat

    Au Togo, les réformes en ligne de mire au Sénat

    Le Sénat togolais a officiellement ouvert, le 2 avril, sa première session ordinaire de l’année 2026 au Palais des congrès de Lomé. Cette cérémonie solennelle, présidée par Barry Moussa Barqué, a rassemblé sénateurs, membres du gouvernement ainsi que plusieurs personnalités politiques, administratives et diplomatiques. Elle marque le lancement d’une période de travaux axée sur les réformes majeures et le renforcement de la gouvernance institutionnelle.

    Parmi les invités de marque figurait Komi Selom Klassou, dont la présence illustre la volonté de consolider la coopération entre les différentes institutions de la République. Dans son allocution d’ouverture, le président du Sénat a mis en avant la primauté de l’intérêt général dans l’action parlementaire, appelant à une synergie renforcée entre les pouvoirs publics pour répondre efficacement aux attentes des citoyens.

    Revenant sur le bilan des sessions précédentes, Barry Moussa Barqué a salué l’adoption d’une dizaine de lois stratégiques, destinées à relever les défis socio-économiques du pays. Il a également félicité les initiatives gouvernementales dans des secteurs clés tels que l’éducation, la santé, les infrastructures et l’inclusion sociale, notamment en faveur des femmes et des jeunes.

    Au cœur des priorités de cette session figure la régulation du secteur de la microfinance. L’objectif est de garantir une meilleure protection des usagers, renforcer la transparence et lutter contre le surendettement. Sur le plan international, le Sénat se prépare par ailleurs à accueillir à Lomé, du 7 au 9 avril, la 17ᵉ conférence des présidents de parlements de l’espace francophone.

    En clôture, le président du Sénat a rendu hommage aux forces armées pour leur engagement dans la préservation de la sécurité nationale, tout en réaffirmant le rôle central de l’institution dans la consolidation de l’État de droit, de la stabilité et du développement du Togo.

  • Lomé, carrefour parlementaire francophone

    Lomé, carrefour parlementaire francophone

    Du 7 au 9 avril, le Togo s’impose comme un haut lieu du dialogue institutionnel en accueillant la 17ᵉ conférence du secteur Afrique de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (APF).

    Organisé par le Parlement togolais, cet événement majeur réunit des élus venus de toute l’Afrique francophone autour d’un objectif commun : renforcer la coopération et partager les bonnes pratiques législatives.

    Pendant trois jours, les participants prendront part à des panels de haut niveau consacrés aux défis contemporains des parlements africains. Gouvernance, efficacité de l’action législative et modernisation des institutions figurent au cœur des échanges. En parallèle, des rencontres B2B et des ateliers pratiques offriront un cadre propice à des discussions concrètes, favorisant le transfert d’expériences entre pairs.

    Au-delà des débats, cette conférence traduit la volonté du Togo de promouvoir une démocratie parlementaire dynamique, fondée sur le dialogue, l’équilibre des pouvoirs et une meilleure implication des citoyens dans les processus de développement. Elle s’inscrit dans une dynamique de renforcement des capacités des institutions législatives africaines, indispensable face aux enjeux actuels.

    En accueillant cette rencontre d’envergure, Lomé confirme son statut de plateforme stratégique pour le dialogue interparlementaire. Le pays consolide ainsi sa place au sein de l’espace francophone et réaffirme son engagement en faveur d’une gouvernance démocratique renforcée en Afrique.

  • Rose Adabadji : “Mon Rocher”, une foi en musique

    Rose Adabadji : “Mon Rocher”, une foi en musique

    La scène gospel togolaise s’apprête à vibrer au rythme d’une nouvelle voix. La chantre togolaise Rose Adabadji franchira une étape décisive de sa carrière le 26 juillet 2026 avec la dédicace officielle de son tout premier album intitulé « Mon Rocher », prévue à l’Agora Senghor à Lomé.

    Encore peu connue du grand public il y a quelques années, Rose Adabadji s’impose progressivement comme une artiste engagée, portée par une foi profonde et une volonté affirmée de transmettre un message d’espérance. Issue du milieu chrétien, elle s’inscrit dans la lignée des chantres qui font de la musique un véritable ministère. Son parcours artistique, marqué par la prière et la louange, trouve aujourd’hui son aboutissement avec ce premier projet discographique.

    L’album « Mon Rocher » s’annonce comme une œuvre spirituelle forte, inspirée de la relation personnelle de l’artiste avec Dieu. Le titre éponyme, déjà dévoilé au public, met en avant une thématique centrale : la confiance en Dieu comme fondement inébranlable face aux épreuves de la vie. À travers des sonorités mêlant gospel contemporain et influences africaines, Rose Adabadji propose un univers musical à la fois authentique et accessible.

    La cérémonie de dédicace prévue à Lomé promet d’être un moment intense de communion spirituelle et artistique. L’Agora Senghor, lieu emblématique des grands événements culturels de la capitale, offrira un cadre idéal pour cette célébration. Le public est attendu nombreux pour soutenir cette nouvelle voix du gospel togolais et découvrir en live les titres de l’album.

    Au-delà d’un simple concert, cette dédicace se veut une expérience spirituelle. Entre prestations musicales, témoignages et moments de prière, Rose Adabadji entend créer une atmosphère propice à la rencontre avec le divin. Une démarche qui reflète l’essence même de son engagement artistique.

    Dans un paysage musical togolais où le gospel connaît un essor remarquable, l’arrivée de nouveaux talents comme Rose Adabadji témoigne d’une dynamique encourageante. Son projet « Mon Rocher » pourrait ainsi marquer le début d’une carrière prometteuse et inspirante.

    Rendez-vous est donc pris en juillet 2026 à Lomé pour découvrir une artiste à suivre de près, dont la voix et le message pourraient bien toucher les cœurs au-delà des frontières togolaises.

  • Danyi 2 : la maire appelle à l’union pour passer à l’action

    Danyi 2 : la maire appelle à l’union pour passer à l’action

    À l’entame du deuxième trimestre de l’année 2026, la maire de la commune de Danyi 2 adresse un message empreint de reconnaissance, mais surtout tourné vers l’action et la mobilisation collective. Dans une déclaration officielle rendue publique en début du mois d’avril, l’autorité municipale a salué les efforts conjugués des populations, des cadres, des conseillers municipaux et des agents de la mairie dans la construction progressive de la commune.

    Après un premier trimestre marqué par des concertations et des actions préparatoires, la maire estime que le moment est désormais venu de passer à une phase plus concrète. « Le trimestre écoulé a été riche en engagements », souligne-t-elle, tout en reconnaissant que les défis restent nombreux. Toutefois, elle insiste sur une détermination intacte à les relever grâce à une dynamique collective.

    Le deuxième trimestre est ainsi présenté comme une étape décisive. Il devra être celui de la mise en œuvre effective de projets structurants, notamment dans les domaines des infrastructures, du désenclavement des localités et de l’amélioration des conditions de vie des populations. Des priorités qui traduisent une volonté claire d’accélérer le développement local et de répondre aux attentes des habitants.

    Dans son message, la maire lance un appel appuyé à la responsabilité citoyenne. Elle exhorte toutes les composantes de la commune — autorités locales, leaders communautaires, jeunes, femmes, partenaires et forces vives — à s’impliquer activement dans ce processus. Pour elle, le développement de Danyi 2 ne peut être une œuvre isolée, mais bien le fruit d’un engagement collectif et inclusif.

    L’accent est également mis sur la nécessité de préserver un climat de paix et de cohésion sociale. Des conditions jugées essentielles pour garantir le succès des initiatives en cours et à venir. La maire invite ainsi les populations à cultiver l’esprit de collaboration et à renforcer les liens communautaires.

    Se voulant résolument optimiste, l’autorité municipale conclut son message sur une note d’espoir. Elle se dit convaincue qu’avec confiance, engagement et solidarité, ce deuxième trimestre peut constituer un véritable tournant pour la commune.

    Un appel fort qui place les citoyens de Danyi 2 au cœur de leur propre développement et trace les contours d’une commune ambitieuse, solidaire et tournée vers l’avenir.

  • Transhumance : cap sur une cohabitation apaisée

    Transhumance : cap sur une cohabitation apaisée

    Le Togo amorce un tournant décisif dans la gestion de la transhumance. Réunis le lundi 30 mars à Lomé, les acteurs du secteur ont validé un plan quinquennal destiné à mieux encadrer ce phénomène aux enjeux économiques et sociaux majeurs.

    Fruit d’un long processus de concertation nationale, ce document stratégique se veut en phase avec les réalités du terrain. En amont de son adoption, plusieurs rencontres ont été organisées à travers les différentes régions du pays. Elles ont permis de recueillir les contributions des éleveurs, des agriculteurs, des autorités locales ainsi que des services techniques, dans une approche inclusive et participative.

    Au cœur de ce plan figurent plusieurs axes prioritaires. Il s’agit notamment d’une meilleure organisation des flux de transhumance, de la sécurisation des couloirs de passage du bétail et du renforcement des mécanismes de prévention et de gestion des conflits. L’accent est également mis sur la sensibilisation des différents acteurs et sur l’amélioration de la gouvernance locale, considérée comme un levier essentiel pour une cohabitation apaisée.

    Cette initiative intervient dans un contexte de tensions récurrentes entre agriculteurs et éleveurs. La pression démographique croissante, conjuguée aux effets du changement climatique, réduit les espaces disponibles et intensifie les rivalités autour des ressources naturelles. À cela s’ajoutent des défis sécuritaires dans la sous-région, qui compliquent davantage la gestion des mouvements de bétail.

    Pour les partenaires techniques et financiers, l’enjeu est de taille. « Nous ne pouvons pas nous passer de la transhumance, car la sécurité alimentaire, notamment l’approvisionnement en viande et en lait, en dépend. Il est donc essentiel de trouver une formule garantissant une coexistence pacifique entre activités pastorales et agricoles », a déclaré le représentant de la FAO, Diwa Oyetunde.

    Dans cette dynamique, des outils concrets ont déjà été mis en place. Depuis l’an dernier, un numéro vert est opérationnel pour signaler les incidents liés à la transhumance, notamment les conflits entre communautés. Cet instrument vise à faciliter une intervention rapide des autorités et à désamorcer les tensions avant qu’elles ne dégénèrent.

    Avec ce plan quinquennal, le Togo affiche sa volonté de concilier impératifs économiques, stabilité sociale et gestion durable des ressources. Reste désormais à assurer une mise en œuvre efficace sur le terrain, condition indispensable pour transformer cette ambition en résultats tangibles.

  • « Génie Imhotep » : l’école togolaise passe à la vitesse santé

    « Génie Imhotep » : l’école togolaise passe à la vitesse santé

    Le système éducatif togolais s’ouvre à une nouvelle dynamique. Avec l’aval du ministère en charge de l’Éducation nationale, une initiative innovante entend redéfinir les contours de l’apprentissage en milieu scolaire. Baptisé « Génie Imhotep », ce championnat national de culture générale en santé ambitionne de faire de l’école un véritable creuset de savoirs pratiques, de talents et d’engagement citoyen chez les jeunes.

    L’autorisation officielle accordée à l’ONG AIMES AFRIQUE marque une étape décisive dans la concrétisation de ce projet. Dans une correspondance datée du 26 mars 2026, le ministère a donné son feu vert à l’organisation de cette première édition destinée aux élèves du secondaire. Une décision qui traduit la volonté des autorités éducatives de promouvoir des initiatives complémentaires à l’enseignement classique, en phase avec les défis contemporains.

    Porté dans le cadre des activités des Clubs Santé SOS DOCTEUR TV, « Génie Imhotep » vise à renforcer les connaissances sanitaires des élèves tout en stimulant leur esprit de compétition. L’objectif est clair : former une jeunesse informée, responsable et capable d’adopter des comportements favorables à la santé publique. Dans un contexte où les enjeux sanitaires restent cruciaux, notamment en matière de prévention, cette initiative apparaît comme une réponse pertinente et structurée.

    Bien plus qu’un simple jeu intellectuel, le championnat s’inscrit dans une logique éducative globale. Placée sous le thème « L’école, un lieu de révélation de talents et de vocations », cette première édition met l’accent sur la sensibilisation des élèves à des problématiques essentielles. Éducation à la vie sexuelle et sociale, prévention des infections sexuellement transmissibles, santé mentale ou encore lutte contre les comportements à risque : autant de thématiques abordées pour renforcer les capacités des apprenants à faire des choix éclairés.

    Le lancement officiel de la compétition aura lieu au lycée Zébévi d’Aného, dans la région Maritime. La cérémonie sera présidée par le Directeur régional de l’éducation, représentant le ministre Mama OMOROU. Ce choix n’est pas anodin. Il illustre la volonté de décentraliser les initiatives éducatives et de valoriser les établissements scolaires sur toute l’étendue du territoire.

    Sur le plan organisationnel, « Génie Imhotep » se distingue par sa structuration rigoureuse. Le championnat s’étendra sur cinq mois, du 23 mars au 08 août 2026, et couvrira les 39 préfectures du pays. Il se déroulera en deux grandes étapes, subdivisées en cinq phases. Dans un premier temps, les compétitions inter-classes permettront de sélectionner les meilleurs talents au sein des établissements. Ces derniers s’affronteront ensuite au niveau préfectoral, avant d’accéder aux phases nationales.

    La seconde étape, prévue pendant les vacances scolaires, regroupera les phases inter-clubs, régionales et la grande finale nationale. Au total, 39 établissements participeront aux compétitions au niveau des inspections, 18 au niveau régional, et les meilleurs représentants des sept régions éducatives se retrouveront pour la finale, prévue le 08 août 2026 à Lomé ou à Kara.

    L’un des points forts de cette initiative réside dans son adaptation au calendrier scolaire. En programmant les phases décisives durant les vacances, les organisateurs évitent toute perturbation des activités pédagogiques. Cette approche favorise une participation optimale des élèves et garantit une meilleure implication des encadreurs.

    Au-delà de la compétition, « Génie Imhotep » se positionne comme un levier de redynamisation de la vie scolaire. Dans de nombreux établissements, les activités parascolaires peinent à mobiliser durablement les élèves. En proposant un cadre structuré, stimulant et porteur de sens, ce championnat redonne un souffle nouveau à ces espaces d’apprentissage informel.

    Les Clubs Santé, au cœur du dispositif, jouent un rôle déterminant. Ils deviennent de véritables laboratoires d’expérimentation où les élèves développent non seulement des connaissances en santé, mais aussi des compétences transversales. Leadership, prise de parole en public, esprit d’équipe, pensée critique : autant d’aptitudes indispensables à leur épanouissement personnel et à leur future insertion sociale et professionnelle.

    L’engagement de AIMES AFRIQUE et de ses partenaires constitue un autre pilier de la réussite du projet. En assurant le financement et l’appui logistique des différentes phases, notamment aux niveaux inspectoral, régional et national, l’organisation garantit la viabilité de la compétition. Chaque préfecture sélectionnera quatre établissements bien préparés, assurant ainsi un niveau de compétition élevé et une représentativité équilibrée.

    À travers cette initiative, les promoteurs nourrissent une ambition plus large : faire des Clubs Santé un outil stratégique de promotion de la santé en milieu scolaire. « Génie Imhotep » se veut ainsi un tremplin pour révéler des talents, susciter des vocations et ancrer durablement les bonnes pratiques sanitaires chez les jeunes.

    Dans un monde en constante mutation, où les défis sanitaires, sociaux et éducatifs s’entremêlent, ce type d’initiative apparaît comme une réponse innovante et nécessaire. En misant sur l’intelligence collective, l’émulation et l’éducation par le jeu, le Togo pose les bases d’une école plus dynamique, plus engagée et résolument tournée vers l’avenir.

    Avec « Génie Imhotep », l’apprentissage sort des salles de classe pour devenir une expérience vivante, participative et utile. Une révolution silencieuse est en marche dans les établissements secondaires du pays. Et elle pourrait bien transformer durablement la manière d’apprendre, d’enseigner et de grandir au Togo.

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