Catégorie : Actualités

  • Taekwondo togolais : la tempête fédérale

    Taekwondo togolais : la tempête fédérale

    La Fédération togolaise de taekwondo (FTTKD) est aujourd’hui plongée dans une crise profonde qui menace de fissurer durablement l’unité de cette discipline autrefois citée en exemple dans le paysage sportif national.

    Entre querelles internes, accusations croisées et défiance grandissante entre dirigeants, l’instance dirigeante du taekwondo togolais traverse l’une des périodes les plus troubles de son histoire récente.

    Au cœur de cette tempête, plusieurs voix dénoncent une gouvernance de plus en plus contestée au sein de la fédération. Depuis plusieurs mois, des tensions opposent des responsables du bureau exécutif à certains cadres administratifs et acteurs influents du milieu, chacun accusant l’autre de mauvaise gestion et de pratiques peu orthodoxes dans la conduite des affaires fédérales.

    Selon plusieurs observateurs du monde sportif, le climat s’est considérablement détérioré avec la multiplication de désaccords sur la gestion financière et administrative de l’institution. Des critiques récurrentes évoquent un manque de transparence dans certaines décisions stratégiques ainsi qu’une centralisation excessive du pouvoir, alimentant frustrations et ressentiments au sein de la grande famille du taekwondo.

    Dans les coulisses, la crise dépasse désormais le simple cadre administratif. Elle prend des allures de guerre de positionnement, où ambitions personnelles, rivalités d’influence et luttes de leadership semblent avoir pris le dessus sur l’intérêt supérieur de la discipline. Une situation qui inquiète de nombreux maîtres de salles, entraîneurs et pratiquants, préoccupés par les conséquences de cette instabilité sur l’avenir du taekwondo national.

    Car pendant que les dirigeants s’affrontent, les athlètes, eux, assistent impuissants à la dégradation du climat fédéral. Plusieurs acteurs craignent que cette crise ne compromette la préparation des compétitions, la détection des talents et la progression internationale des représentants togolais.

    Face à cette situation explosive, des appels se multiplient pour réclamer un retour à la sérénité et l’ouverture d’un dialogue sincère entre les différentes parties. Pour beaucoup, une chose est claire : si aucune solution rapide n’est trouvée, la crise actuelle pourrait laisser des séquelles profondes et durablement fragiliser l’une des disciplines les plus emblématiques du sport togolais.

  • Gouvernance axée sur les résultats

    Gouvernance axée sur les résultats

    Le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, a réaffirmé sa volonté d’ancrer l’action gouvernementale dans une logique de performance et d’efficacité, en mettant l’accent sur des résultats « concrets, mesurables et utiles » au service des populations. Cette déclaration a été faite dans un message publié mardi 7 avril sur sa page Facebook, au terme du premier séminaire gouvernemental de l’année 2026.

    À travers cette sortie, le chef de l’exécutif a voulu rappeler la philosophie qui doit guider l’action publique dans les prochaines années. « Notre ambition est claire : faire vivre une action publique fondée sur des résultats concrets, mesurables et utiles », a-t-il insisté, soulignant ainsi la nécessité pour les politiques publiques de produire des effets visibles dans le quotidien des citoyens.

    Selon Faure Gnassingbé, ce séminaire gouvernemental a été consacré à deux grands axes : l’évaluation approfondie de la feuille de route gouvernementale 2020-2025 et la préparation des bases de la prochaine stratégie nationale de développement. Un exercice qui, selon lui, dépasse largement le simple cadre administratif.

    Le Président du Conseil a tenu à préciser que cette rencontre ne saurait être perçue comme un rituel bureaucratique ou une succession de formalités techniques. Pour lui, il s’agit avant tout d’un cadre stratégique visant à assurer la cohérence de l’action gouvernementale, à hiérarchiser les priorités et à transformer les ambitions politiques en orientations claires, réalistes et utiles pour les populations.

    Cette déclaration intervient dans un contexte où les autorités togolaises s’apprêtent à ouvrir une nouvelle phase de planification stratégique après la mise en œuvre de la feuille de route 2020-2025, qui a servi de boussole à plusieurs projets de développement et de réformes structurelles au cours des dernières années.

    Après une période marquée par de nombreuses ambitions affichées et le lancement de projets structurants dans divers secteurs, Faure Gnassingbé estime que le moment est désormais venu de renforcer les acquis obtenus et de recentrer l’action publique sur les priorités les plus essentielles pour les citoyens.

    Le message du Président du Conseil traduit ainsi une volonté affichée de passer d’une logique de promesses à une culture de résultats, où chaque initiative publique devra être appréciée à l’aune de son impact réel sur les conditions de vie des populations.

    En insistant sur la nécessité de privilégier l’efficacité, la lisibilité et la pertinence des politiques publiques, Faure Gnassingbé entend visiblement imprimer une nouvelle dynamique à l’appareil gouvernemental, axée sur la redevabilité et la performance.

    Ce premier séminaire gouvernemental de 2026 apparaît donc comme une étape stratégique dans la redéfinition des priorités de l’exécutif, avec pour objectif affiché de bâtir une gouvernance davantage tournée vers l’impact concret et la satisfaction des besoins des citoyens.

  • Opposition en colère à Lomé

    Opposition en colère à Lomé

    La DMP, la DMK, le Front « Touche pas à ma Constitution » et la LDP ont animé une conférence de presse ce matin à Lomé, au siège de la CDPA, en marge du sommet des présidents des Assemblées nationales des pays francophones d’Afrique, qui s’ouvre cet après-midi dans la capitale togolaise. Cet événement coïncide avec la rentrée parlementaire des députés togolais, marquant l’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2026.

    À travers cette sortie médiatique, l’opposition togolaise entend faire entendre sa voix. Elle dénonce vivement la tenue de cette session de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) à Lomé, estimant qu’elle constitue une caution au régime en place, qu’elle juge installé depuis plus de soixante ans.

    CONFERENCE DE PRESSE CONJOINTE – DECLARATION LIMINAIRE – LOME 7 AVRIL 2026

    DÉCLARATION LIMINAIRE


    « La jeunesse africaine représente l’avenir de la Francophonie, l’ignorer met en péril l’avenir de l’organisation. »
    La Francophonie est porteuse d’une espérance, parce que son objet est principalement de promouvoir la langue française, la diversité culturelle et linguistique, la paix, la démocratie et les droits de l’homme.
    Au regard de l’importance de la démocratie et des droits de l’homme, l’organisation a adopté la Déclaration de Bamako le 3 novembre 2020 à Bamako, au Mali. Un texte fondateur qui définit les principes relatifs aux pratiques de la démocratie, des droits et des libertés dans l’espace francophone. Ce texte majeur est venu renforcer la Déclaration de Saint-Boniface sur la prévention des conflits et la sécurité humaine,
    adoptée le 14 mai 2006 à Saint-Boniface, au Canada.

    Sur les principes de ces textes fondateurs, se tient à Lomé, au Togo, du 7 au 9 avril 2026, la 17ᵉ Conférence des Présidents d’Assemblée et de Section de la Région Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF). La conférence se concentrera sur la démocratie, l’État de droit, la coopération interparlementaire, et la situation politique en Afrique, notamment en Afrique de l’Ouest.

    En confiant l’organisation de cette 17e conférence à l’Etat Togolais, la Francophonie fait honneur aux autorités togolaises et leur apporte son prestige. Cela signifie-t-il que la Francophonie considère que les autorités togolaises sont porteuses des valeurs de démocratie et d’État de droit, retenues comme thèmes de la conférence ?

    C’est une question que nous nous posons en tant que Togolais, au regard de la pratique de la démocratie par les autorités togolaises et du rôle de l’OIF dans notre processus de démocratisation.

    Le contexte

    Faure Gnassingbé dirige le Togo depuis 21 ans, en ayant succédé à son père, Gnassingbé Eyadéma, qui a été chef d’Etat pendant 38 ans. Actuellement, tout en président l’Exécutif, Faure Gnassingbé n’a plus aucun mandat électif. C’est la conséquence de l’adoption d’une nouvelle Constitution le 19 avril 2024, sans
    consultation du peuple, par des députés dont le terme législatif a échu plusieurs mois plus tôt.

    Le choix du président de la République au suffrage universel direct a été remplacé par un régime dit parlementaire, dont les caractéristiques ne respectent pas les normes internationales des régimes parlementaires. La nouvelle Constitution ouvre à Faure Gnassingbé une présidence sans limitation de temps et sans obligation d’être élu. Un cas aberrant et unique dans le monde sur lequel l’Organisation Internationale de la Francophonie ne s’est pas prononcée, ni sur la méthode ni sur le contenu.

    La jeunesse Togolaise qui a vigoureusement contesté ce remplacement de la Constitution a subi une violente répression durant le mois de juin 2025, causant 7 morts, de très nombreux blessés et de multiples arrestations. Les organisations de la société civile et les partis politiques ont organisé des conférences de presse et des rencontres de sensibilisation, pour protester contre la nouvelle Constitution. Ils ont
    parfois été dispersés à coups de gaz lacrymogène au siège des partis et même agressés physiquement par des nervis, notamment le 29 septembre 2024, en présence du parlementaire de la CEDEAO, le député sénégalais Guy Marius Sagna qui avait été blessé, comme la député togolaise Brigitte Adjamagbo Johnson, de nombreux journalistes et citoyens.

    Entre les menaces et intimidations des forces pro-démocratie, les interdictions formelles et déguisées de leurs activités, ainsi que les répressions systématiques, l’espace civique est réduit à sa plus simple expression. Une pratique contraire aux valeurs promues par l’OIF.

    Après la libération de 75 détenus politiques le 31 décembre 2025, suite à la grève de la faim de plusieurs d’entre eux, et les dénonciations des organisations de la société civile avec le concours des organisations internationales des droits de l’homme, on compte encore environ 70 personnes toujours détenues pour leurs opinions politiques. Certains sont détenus depuis 2018, sans procès. Suite à des traitements inhumains et dégradants, on a enregistré une dizaine de morts en détention ces dernières années. Et, de nombreux cas de tortures ont été reconnus par la Cour de justice de la CEDEAO qui a demandé les relaxes, en vain.

    Est-ce ce type de démocratie que célèbre à Lomé la 17e conférence des Présidents d’Assemblée et de Section de la Région Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie ?

    Repères déterminants

    L’Assemblée nationale togolaise qui accueille la 17ᵉ Conférence des Présidents d’Assemblée et de Section de la Région Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, est composée à 95,5% de députés du parti au pouvoir. Peut-elle en l’état être représentative du peuple dans une démocratie au XXIème siècle ?
    D’ailleurs, aucun député de l’opposition n’est retenu pour représenter le Togo dans les Assemblées des parlementaires à l’international, y compris l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF).

    Le Togo a une Assemblée nationale monocolore issue d’une élection très contestée. Ce résultat calamiteux est aussi le travail des experts de l’OIF qui ont certifié le fichier électoral utilisé en 2024, en déclarant qu’il est « suffisamment fiable ». Tout comme en 2015, les experts de l’OIF avaient déclaré que le fichier était « non fiable, mais consensuel ». Et pourtant, lors de cette évaluation de 2015, les experts de l’OIF avaient fait des recommandations qui n’ont pas fait l’objet de suivi, notamment en soulignant que plus de 75% des électeurs sont inscrits sur témoignage.

    A ce jour, 85% des Togolais n’ont pas de carte nationale d’identité. Dans ces conditions, aucun fichier ne peut être « suffisamment fiable » pour la sincérité d’un scrutin. Au Togo, les élections sont devenues un instrument de confiscation du pouvoir, au lieu de réguler la vie démocratique. Et l’OIF les a régulièrement
    acceptées, en félicitant l’Etat.

    Nos exigences :

    Après plus de 20 ans d’exercice du pouvoir par Faure Gnassingbé, le constat est accablant avec une société fracturée, une économie structurellement défaillante et les libertés fondamentales confisquées. En conséquence, nous, les signataires de cette déclaration, rappelons à l’Organisation Internationale de la Francophonie, les exigences que nous formulons aux autorités togolaises :

    • la libération immédiate et sans condition de l’ensemble des détenus politiques,
      environ 70, ainsi que la reconnaissance officielle et la réparation des injustices et
      violations de droits dont ils ont été victimes ;
    • la garantie du retour libre, volontaire et sécurisé de l’ensemble des exilés
      politiques, afin de permettre à chaque citoyen togolais de participer pleinement
      et sans entrave à la vie publique et politique de son pays.
    • l’ouverture d’un processus politique de transition démocratique, inclusif et
      transparent, visant à refonder les institutions de la République, à rétablir
      pleinement la souveraineté populaire et à permettre l’émergence d’un ordre
      politique véritablement représentatif de la volonté du peuple togolais.
      Appel à l’Organisation Internationale de la Francophonie
      Nous, organisations signataires de cette déclaration, appelons l’OIF :
    • à reconnaitre sa responsabilité dans le désordre institutionnel instauré au
      Togo, par sa validation des élections frauduleuses et son silence face aux
      violations des droits et des valeurs démocratiques ;
    • à mettre en cohérence sa rhétorique sur les valeurs démocratiques, les libertés
      et les droits avec ce que vit concrètement la population ;
    • à mettre la jeunesse africaine au centre de ses missions et objectifs,
      particulièrement la jeunesse togolaise qui est traquée à l’intérieur et dans la
      diaspora, et qui souffre d’une privation de jouissance de ses libertés et d’une
      démocratie de façade ;
    • à sortir de l’enferment des relations avec les Etats, afin de s’ouvrir aux peuples
      de l’espace francophone ;
    • à construire la Francophonie des peuples.
      Hier, les jeunes de l’Afrique francophone, notamment ceux du Togo, rêvaient de la
      France, du Canada et de la Belgique pour leurs études. Aujourd’hui, leurs regards
      sont de plus en plus tournés vers la Chine (environ 80.000 étudiants, contre 2.000 il
      y a vingt ans), la Russie, la Turquie, l’Australie, et le Moyen-Orient (Émirats arabes unis, Arabie Saoudite).


    L’organisation doit faire sa mue et devenir la Francophonie des peuples, pour ne pas être perçue comme un instrument de l’ère de la françafrique qui soutient les dictateurs en Afrique.

    La jeunesse africaine, et togolaise en particulier, représente l’avenir de la Francophonie, il est indispensable que ses attentes soient prises en considération.

    Togolaises et Togolais, restons vigilants et mobilisés.
    Pour la DMK – ORIGINALE Thomas Kokou NSOUKPOE Superviseur Général Pour la DMP Sambiri TARGONE Coordonnateur
    Pour le LDP Tchagnaou OURO-AKPO Président
    Pour le front
    « Touche Pas A Ma Constitution »
    Nathaniel OLYMPIO Premier Porte-Parole

  • Au Togo, 356 gendarmes prêtent serment

    Au Togo, 356 gendarmes prêtent serment

    La Gendarmerie nationale togolaise renforce ses effectifs avec l’intégration de 356 nouvelles recrues issues de la promotion 2024.

    La prestation de serment de ces nouveaux gendarmes, organisée récemment au tribunal de Kpalimé, marque leur entrée officielle dans la carrière et leur engagement au service de la nation.

    Dans une ambiance solennelle, les jeunes gendarmes ont juré de respecter les lois de la République, d’obéir à la hiérarchie et de n’user de la force que dans le strict cadre de leurs missions. Un acte fort qui, selon les autorités présentes, symbolise leur attachement aux valeurs républicaines et leur responsabilité envers les citoyens.

    Avant cette étape décisive, les recrues ont suivi une formation rigoureuse au Centre national d’instruction de Kara ainsi qu’à l’École nationale de gendarmerie de Lomé. Ce parcours leur a permis d’acquérir les compétences techniques et professionnelles indispensables à l’exercice de leurs fonctions, sanctionnées par l’obtention du certificat d’aptitude.

    Les responsables de la Gendarmerie ont profité de l’occasion pour rappeler les exigences du métier, insistant sur l’intégrité, la discipline et le sens du devoir. Ils ont exhorté les nouveaux éléments à faire preuve de professionnalisme et d’exemplarité dans leurs interventions quotidiennes.

    Ce renforcement des effectifs s’inscrit dans une dynamique visant à améliorer la couverture sécuritaire sur l’ensemble du territoire et à répondre plus efficacement aux défis sécuritaires actuels du pays.

  • Une foi discrète, un impact réel

    Une foi discrète, un impact réel

    Souvent associée à ses enseignements spirituels et à son organisation missionnaire, l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours demeure pourtant méconnue pour un autre pan essentiel de son action : son engagement humanitaire. À travers le monde, cette Église déploie des initiatives concrètes en faveur des populations vulnérables, loin des projecteurs et parfois dans une discrétion qui interroge.

    Depuis plusieurs décennies, l’institution met en œuvre des programmes d’aide d’urgence, d’accès à l’eau potable, de soutien à l’éducation ou encore de renforcement des systèmes de santé. Que ce soit en Afrique, en Asie ou en Amérique latine, ses interventions se traduisent par la construction de forages, la distribution de matériel médical ou encore l’appui aux communautés rurales pour améliorer leurs conditions de vie.

    Au Togo comme dans plusieurs pays africains, ces actions existent bel et bien, même si elles restent peu visibles dans l’espace public. Des dons de fauteuils roulants, des campagnes de sensibilisation sanitaire ou encore des partenariats avec des organisations locales témoignent d’une volonté d’agir concrètement sur le terrain. Pourtant, une grande partie de la population ignore encore l’ampleur de ces engagements.

    Ce paradoxe s’explique en partie par la culture de discrétion qui caractérise l’Église. Fidèle à des valeurs d’humilité et de service, elle privilégie souvent l’action à la communication. Une posture honorable, mais qui, dans un monde dominé par l’information et l’image, limite la portée de son message. Résultat : ses contributions humanitaires passent inaperçues, laissant place à des perceptions parfois réductrices ou incomplètes.

    Or, à l’heure où les organisations religieuses jouent un rôle croissant dans le développement social, la visibilité devient un enjeu stratégique. Mieux communiquer ne signifie pas renoncer à ses principes, mais plutôt valoriser des actions qui peuvent inspirer, mobiliser et créer des synergies. En mettant davantage en lumière ses initiatives humanitaires, l’Église pourrait non seulement corriger certaines idées reçues, mais aussi renforcer sa crédibilité auprès des partenaires institutionnels et des bénéficiaires potentiels.

    Au-delà de l’aspect humanitaire, cette communication accrue permettrait également de mieux faire comprendre la vision globale de l’Église, qui ne se limite pas au spirituel. En effet, sa doctrine insiste sur l’équilibre entre le bien-être spirituel et le bien-être matériel, considérés comme complémentaires. Une dimension souvent ignorée du grand public.

    Dans un contexte marqué par des défis sociaux majeurs, notamment la pauvreté, l’accès aux soins, l’éducation, les initiatives de solidarité méritent d’être connues et soutenues. L’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours dispose d’un potentiel réel pour contribuer davantage encore à ces enjeux, à condition de sortir de l’ombre.

    Il est donc temps pour cette institution de raconter son histoire autrement : celle d’une foi active, engagée, et résolument tournée vers le service des autres. Une manière de rappeler que, parfois, les actions les plus utiles sont aussi les moins visibles, mais qu’elles gagnent à être partagées.

  • Fally Ipupa célèbre 20 ans de règne au Stade de France

    Fally Ipupa célèbre 20 ans de règne au Stade de France

    Vingt ans après ses débuts en solo, Fally Ipupa marque un tournant symbolique avec la sortie de son nouvel album “XX”. Un projet anniversaire qui sonne à la fois comme un bilan artistique et une déclaration d’ambition renouvelée pour l’une des plus grandes figures de la musique africaine contemporaine.

    Avec ce huitième opus, l’artiste congolais revisite son parcours en mêlant sonorités modernes et influences qui ont façonné son identité musicale. Entre rumba congolaise, afrobeat et touches urbaines, “XX” témoigne d’une maturité artistique assumée. Fally Ipupa s’y autorise davantage de liberté, explorant des registres plus personnels tout en restant fidèle à l’élégance musicale qui a construit sa réputation.

    Depuis son départ du mythique groupe Quartier Latin International dirigé par Koffi Olomidé, l’artiste a su imposer une carrière solo impressionnante, jalonnée de succès internationaux. Avec “XX”, il ne se contente pas de célébrer le passé : il réaffirme sa place sur la scène mondiale, en constante évolution.

    Mais au-delà de l’album, c’est un autre événement qui cristallise toutes les attentions. Les 2 et 3 mai prochains, Fally Ipupa se produira au Stade de France, devenant ainsi le premier artiste africain francophone à remplir cette enceinte mythique sur deux dates. Un exploit historique qui illustre l’ampleur de son influence bien au-delà du continent africain.

    Ces concerts s’annoncent comme l’apothéose d’une carrière riche et d’un rayonnement culturel grandissant. Ils devraient rassembler un public venu de divers horizons, témoignant de l’universalité de sa musique et de l’attachement de sa diaspora.

    Avec “XX” et ce double rendez-vous au Stade de France, Fally Ipupa ne célèbre pas seulement deux décennies de carrière : il inscrit son nom dans l’histoire. Une consécration pour un artiste qui, au fil des années, a su transformer son talent en véritable empire musical.

  • Foncier agricole : l’État togolais reprend la main

    Foncier agricole : l’État togolais reprend la main

    Une nouvelle étape dans la réforme du foncier rural au Togo. Elle met en place une cellule de gestion dédiée à la poursuite des actions engagées.

    Cette initiative vise à garantir la continuité d’un projet stratégique destiné à renforcer la productivité agricole, après l’arrêt du financement du Programme Seuil du Millennium Challenge Corporation.

    Conçue comme un levier de consolidation, cette cellule aura pour mission de préserver les acquis déjà enregistrés sur le terrain. Parmi les résultats notables figurent la cartographie de 2 645 hectares de terres agricoles et la résolution de plusieurs conflits fonciers parfois anciens, qui entravaient l’exploitation sereine des espaces ruraux.

    Au-delà de la préservation des avancées, la nouvelle structure s’attèlera à capitaliser les outils et méthodologies développés lors de la phase pilote. L’objectif est clair : permettre une extension progressive et maîtrisée des réformes à l’ensemble du territoire national. Une démarche qui s’inscrit dans une vision à long terme de modernisation du secteur agricole.

    Ces mesures traduisent la volonté des autorités de sécuriser durablement les droits fonciers des populations rurales. En facilitant l’accès à la terre et en clarifiant les mécanismes de gestion, le gouvernement entend également stimuler l’investissement agricole, souvent freiné par l’insécurité foncière.

    En toile de fond, c’est toute une dynamique de transformation du monde rural qui se dessine. Une gestion plus transparente et structurée des terres devrait contribuer à apaiser les tensions sociales liées aux litiges fonciers, tout en créant un environnement propice à une croissance agricole durable.

    À travers cette relance, l’État réaffirme son engagement à faire du foncier un pilier essentiel du développement économique et de la stabilité sociale.

  • Lomé renforce ses liens avec N’Djamena

    Lomé renforce ses liens avec N’Djamena

    En visite officielle à Lomé ce dimanche 5 avril, Lydie Beassemda, la deuxième Vice-présidente du Sénat du Tchad, a exprimé sa satisfaction quant à la solidité des relations diplomatiques entre le Tchad et le Togo.

    À son arrivée, Lydie Beassemda a salué une coopération bilatérale ancienne, marquée par plusieurs décennies de collaboration et de confiance mutuelle.

    Selon elle, ces relations, déjà solides, ne cessent de se renforcer au fil des années, portées par une volonté commune des autorités des deux pays de consolider leurs échanges politiques, économiques et culturels. Cette visite s’inscrit ainsi dans une dynamique de rapprochement et de dialogue continu entre Lomé et N’Djamena.

    Mme Beassemda a également souligné l’importance de multiplier les cadres de concertation afin de promouvoir des initiatives communes, au bénéfice des populations des deux nations. Une déclaration qui témoigne d’une ambition partagée de hisser davantage la coopération bilatérale à un niveau supérieur.

  • One Health 2026 : l’Afrique exige sa place

    One Health 2026 : l’Afrique exige sa place

    En prélude à l’ouverture du One Health Summit 2026 à Lyon, la question de la participation africaine s’impose comme un enjeu majeur.

    Ce vendredi 3 avril 2026, un webinaire organisé par Galien Africa et le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN) a permis de poser les bases d’une mobilisation continentale autour de cette rencontre internationale stratégique.

    Prévu du 7 avril 2026 dans la ville de Lyon, le One Health Summit se veut un rendez-vous de haut niveau réunissant experts, décideurs politiques et acteurs du développement. Objectif : transformer le concept « Une seule santé » en solutions concrètes face aux défis sanitaires mondiaux. À l’heure où les crises épidémiques et climatiques se multiplient, l’approche intégrée liant santé humaine, animale et environnementale apparaît plus que jamais indispensable.

    Au cœur des échanges, une conviction forte : l’Afrique ne peut être reléguée au second plan. Pour Awa Marie Coll Seck, présidente de Galien Africa, la participation du continent dépasse le simple cadre scientifique. « C’est aujourd’hui un problème de souveraineté, et la voix de l’Afrique doit se faire entendre », a-t-elle affirmé avec fermeté à l’ouverture du webinaire.

    L’ancienne ministre sénégalaise de la Santé insiste sur le rôle crucial que peut jouer l’Afrique dans la dynamique One Health. Selon elle, le continent, particulièrement exposé aux zoonoses, aux dérèglements climatiques et aux fragilités des systèmes de santé, dispose également d’un potentiel d’innovation et d’adaptation unique. « Nous sommes prêts à participer à ce sommet comme de véritables acteurs », a-t-elle souligné, appelant à dépasser les discours pour passer à l’action.

    Le webinaire, qui a réuni divers spécialistes et professionnels des médias, s’est penché sur les systèmes intégrés liant santé, environnement et nutrition. Ces approches transversales sont perçues comme des leviers essentiels pour répondre efficacement aux crises globales. Les intervenants ont notamment insisté sur la nécessité de renforcer la coopération interdisciplinaire et de favoriser l’émergence de solutions locales adaptées aux réalités africaines.

    Au-delà des constats, les discussions ont mis en lumière un impératif : transformer les projets en programmes concrets et les initiatives isolées en politiques à grande échelle. « Le temps est à l’action », a martelé Awa Marie Coll Seck, plaidant pour une meilleure structuration des efforts et une valorisation accrue des innovations africaines.

    L’approche One Health, promue par l’Organisation mondiale de la santé, repose sur une vision intégrée de la santé. Elle reconnaît l’interdépendance entre les humains, les animaux, les plantes et leur environnement. Cette stratégie vise notamment à lutter contre les maladies zoonotiques, la résistance aux antimicrobiens et les risques environnementaux, autant de défis qui affectent fortement les pays africains.

    Dans ce contexte, la participation active de l’Afrique au sommet de Lyon apparaît comme une nécessité stratégique. Il ne s’agit plus seulement de subir les crises, mais de contribuer à leur résolution à l’échelle mondiale. Le webinaire de Galien Africa et du REMAPSEN aura ainsi servi de tremplin pour affirmer une ambition : faire de l’Afrique un acteur central de la santé globale.

    À Lyon, le continent entend désormais faire entendre sa voix et peser sur les décisions. Car, comme l’ont rappelé les intervenants, il ne peut y avoir de réponse efficace aux enjeux sanitaires mondiaux sans une implication forte et structurée de l’Afrique.

  • Un Français condamné pour trafic de drogue exécuté

    Un Français condamné pour trafic de drogue exécuté

    Un ressortissant français condamné pour trafic de drogue a été exécuté en Chine, ravivant les tensions autour de la peine de mort et des droits fondamentaux. L’annonce, faite samedi par le ministère français des Affaires étrangères, a suscité une vive réaction à Paris, qui dénonce une décision « consternante ».

    Chan Thao Phoumy, âgé de 62 ans et né au Laos, avait été condamné à mort en 2010 par un tribunal de Canton, dans le sud de la Chine. Il a finalement été exécuté malgré les démarches répétées des autorités françaises, qui avaient sollicité une mesure de clémence pour raisons humanitaires. Dans un communiqué officiel, le Quai d’Orsay a réaffirmé son opposition « en toutes circonstances » à la peine capitale, appelant une nouvelle fois à son abolition universelle.

    L’affaire remonte à 2005, année de l’arrestation de Chan Thao Phoumy. Initialement condamné à la prison à vie, il avait été rejugé après l’apparition de nouveaux éléments à charge. La justice chinoise l’accusait notamment d’avoir participé à un vaste réseau de fabrication, de transport et de trafic de méthamphétamine entre 1999 et 2003. Selon les autorités, ce réseau aurait produit plusieurs tonnes de cette drogue synthétique, faisant de cette affaire un dossier particulièrement sensible dans un pays où la lutte contre les stupéfiants est implacable.

    Cependant, au-delà de la gravité des accusations, les conditions de son procès ont suscité de vives critiques. Le ministère français a notamment regretté que la défense du condamné n’ait pas eu accès à la dernière audience, dénonçant une atteinte aux droits fondamentaux et aux principes d’un procès équitable. Cette situation alimente les inquiétudes récurrentes concernant la transparence du système judiciaire chinois.

    Le cas de Chan Thao Phoumy s’inscrit dans un contexte plus large. Selon l’organisation Ensemble contre la peine de mort (ECPM), il faisait partie, en 2025, des quatre Français condamnés à mort à travers le monde. Parmi eux figurent également Nora Lalam, condamnée en Algérie, ainsi que Stéphane Aït Idir et Redouane Hammadi, impliqués dans l’attentat de Marrakech en 1994 et condamnés au Maroc.

    À l’inverse, une issue différente avait récemment été observée dans le cas de Serge Atlaoui. Condamné à mort en Indonésie en 2007, ce dernier avait été transféré en France en février 2025 à la suite d’un accord diplomatique. Sa peine avait alors été commuée en trente ans de réclusion, avant qu’il ne soit libéré en juillet de la même année, illustrant les marges de manœuvre diplomatiques parfois possibles.

    Mais la situation en Chine reste particulière. Dans son rapport 2024, Amnesty International estime que le pays demeure celui qui exécute le plus grand nombre de condamnés au monde. L’organisation évoque « des milliers » d’exécutions chaque année, bien que les chiffres exacts restent inconnus, les statistiques étant classées secret d’État par les autorités chinoises.

    Cette exécution relance ainsi le débat international sur la peine capitale, opposant souveraineté judiciaire des États et respect des droits humains. Pour la France, engagée de longue date contre la peine de mort, ce drame constitue un rappel brutal des limites de son influence face à certains systèmes judiciaires étrangers.

Radio Renouveau228

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