Catégorie : Actualités

  • Au Burkina Faso ou Mali, pourquoi ces peuples irrémédiablement divisés ?

    Au Burkina Faso ou Mali, pourquoi ces peuples irrémédiablement divisés ?

    Former leurs concitoyens à apprécier et à décider par eux-mêmes, chaque fois que se jouent la paix civile et les libertés individuelles est, pour les dirigeants politiques, une impérieuse nécessité.

    Au Burkina, comme au Mali, les mouvements de grève, cette semaine, portaient sur le non-respect des lois, les décisions de justice et les atteintes aux libertés individuelles. Une partie de la population soutient fermement les militaires au pouvoir à Ouagadougou et à Bamako, mais l’autre, à son corps défendant, critique, à défaut de les combattre. Comment comprendre cette division, perçue comme une fracture entre franges irréconciliables d’une même nation ?

    Dans tous les pays où prévaut un certain pluralisme politique, et où chacun peut s’exprimer librement, de telles divisions s’observent. Et la société veille à ce que ces tensions, à force d’intolérance, voire de fanatisme, ne débouchent sur une guerre civile. Dans nombre d’États de notre Afrique francophone, le rapport d’avidité et de gloutonnerie qu’ont certains politiciens au pouvoir d’État complique les choses. Surtout lorsque, aux dépens de l’intérêt général, certains responsables utilisent la politique à des fins personnelles, de carrière ou de vie quotidienne, au mépris des conséquences, pour tous, de leur égoïsme. Il arrive même que certains, pour conserver à jamais leurs avantages et autres prébendes, en viennent à traiter leurs propres concitoyens en ennemis, à les accuser de traîtrise à la patrie, lorsqu’ils pensent différemment.

    De tous temps, la tentation de ceux qui détiennent le pouvoir politique et en abusent dans certains pays d’Afrique a été d’interdire aux autres le droit de penser, dès lors qu’ils refusent de se joindre à l’enthousiasme de commande. Et certains de ceux qui, ici ou là, persécutent aujourd’hui, sont des individus qui ont, par le passé, connu eux-mêmes l’opposition, sinon l’oppression. Nul ne s’étonnerait si, demain, parvenu aux affaires, tel ou tel d’entre eux se mettait à persécuter à son tour.

    Serait-ce si facile de faire taire les opposants juste en les accusant de traîtrise à la patrie ?

    Tous ne se taisent pas, et certains le paient de leur liberté. Mais, de telles méthodes prospèrent souvent là où la population n’est pas suffisamment outillée pour résister à la manipulation. D’où la nécessité de l’éduquer. Pour avoir cru que l’effondrement des régimes autocratiques induisait, ipso facto, la floraison, partout, d’une démocratie consolidée, nombre de pays ont oublié de structurer l’éducation politique de leurs citoyens. Trois décennies durant, certains leaders ont même oublié de se cultiver à la démocratie. Comme si la seule proclamation du pluralisme politique propulserait, par miracle, les nations en démocratie. Toutes, aujourd’hui, se disent en démocratie, alors que la mentalité et les comportements n’ont jamais autant relevé de l’ère du parti unique. Comme en témoignent les contenus politiques sur les réseaux sociaux, avec leurs torrents de rancœur, d’acrimonie, d’injures et de haine. Sur la toile, certains peuples sont, de fait, déjà en guerre civile ! Et cela va bien au-delà du Burkina, du Mali et de quelques autres Etats en sortie de route constitutionnelle…

    Ces divisions n’ont-elles donc rien à voir avec les coups d’État ?

    Pas plus que les coups d’État constitutionnels perpétrés à longueur d’année, ici et là sur le continent, les putschs militaires n’aident pas à calmer les tensions. Mais les autres peuples auraient tort de se croire moins concernés que ceux sous le joug d’un pouvoir kaki. D’autant que ces tensions tiennent toutes à des calculs personnels, aussi bien de partisans que de détracteurs des pouvoirs en place. Le salut passera par la capacité des citoyens à préférer des dirigeants avec une hauteur de vue et beaucoup de probité morale, à ceux qui chercheraient à les manipuler. D’où l’urgence d’une éducation civique solide, pour prémunir les peuples les contre les politiciens aux agendas inavouables, qui voudraient, pour leurs intérêts du moment ou des privilèges à retrouver, les abuser.

    Aussi, dans un environnement surpeuplé comme jamais de laudateurs serviles et de détracteurs stériles, la responsabilité impérieuse des politiques est de former leurs concitoyens à apprécier et décider par eux-mêmes, chaque fois que se jouent la paix civile et les libertés individuelles.

    Chronique de Jean-Baptiste du 8 juin 2024

  • 5e édition des cérémonies de libation Djibôn-Dounonon Sikodè : Promesse de retour à la source

    5e édition des cérémonies de libation Djibôn-Dounonon Sikodè : Promesse de retour à la source

    La cinquième édition des cérémonies traditionnelles de libation collective internationale dénommées Djibôn-Dounonon Sikodè organisées par la Présidente, la Fondatrice de l’Association La Foi Africaine, la Vénérée Mère, Anyonmissi Houinssi Adolé Goeh-Akué a tenu toutes ses promesses le 02 juin dernier à Kpéssi Amédji dans la Commune des Lacs 3 (préfecture des Lacs).

    Ils étaient des centaines de personnes venues de divers horizons parmi lesquelles des Martiniquais, des Guadeloupéens, des Béninois,  des Ghanéens, des Nigérians et des Nigériens, des Maliens  des Burkinabès etc des officiels du Togo , le Préfet des Lacs, Norbert Datè Bénissan, le Directeur de cabinet du ministre de la Culture et du Tourisme ,Kpaye Kofffi Batayota , le Chef canton d’Agbodrafo, Togbé Mensah Assiakoley ,le Régent du trône royal du peuple Guin, Mathias Asafo-Atsè Foli-Bébé, Chef traditionnel du village de Zowla, Togbé Hanvi-Kpli , des représentants des trônes royaux de Lolan et de Nléssi à Aného, des Chefs traditionnels venus un peu de partout, les Professeurs d’Université, des prêtres et prêtresses traditionnels, des délégations venus du nord-Togo, des associations membres de l’Association mère La Foi Africaine ainsi que plusieurs invités.

    Pour cette cinquième (5e)édition des cérémonies de libation Djibôn-Dounonon Sikodè, l’évènement a connu une particularité par sa grandeur et le déroulé des rites traditionnels marqués aussi par la prestation des groupes folkloriques du sud et du nord-Togo.

    Malgré la forte précipitation qui s’est abattue sur la région maritime le dimanche 02 juin dernier dans la matinée, on note une mobilisation sans précédent non seulement dans l’organisation de cette édition de 2024 mais aussi la dimension spirituelle de grandeur nature dans laquelle les rites tradition de libation ont été observés.

    Il y a lieu de relever que tout a commencé avec la prière traditionnelle de circonstance sous la houlette de la Vénérée Mère Anyonmissi Houinssi Adolé Goeh-Akué après l’installation des officiels et les participants. Ainsi les étapes successives des cérémonies ont été respectées sous le regard des initiés en la pratique de la tradition africaine au premier desquels la Vénérée Mère Anyonmissi Houinssi Adolé Goeh-Akué, Togbé Edoh Maxime et les siens sous le regard indifférent des sommités et des praticiens du culte vodou devenu aujourd’hui la religion.

    Au demeurant des prières rituelles des différentes délégations dont notamment de la Martinique et de la Guadeloupe, les sommités à divers niveaux ont pris la parole pour exprimer leur point de vue sur lesdites cérémonies de libation. C’était le lieu pour le Chef traditionnel, Chef canton d’Agbodrafo, Togbé Mensah Assiakoley d’inviter les Africains à valoriser leur culture, leur tradition. Il a profité de l’occasion pour implorer la bénédiction divine sur la Vénérée Mère qui a pris sur elle d’initier ces cérémonies de libation. « A nos aïeux qui ont ondé le Togo, nous leur disons merci. Nous n’avons pas le droit de les oublier. Nous Africains, nous sommes Togolais, nous avons l’obligation de valoriser la culture de chez nous. La tradition de chez nous. C’est pourquoi nous marquons notre présence ici, une manière pour nous seulement d’être le premier acteur qui encourage à ce que ces rituels traditionnels soient pérennisés et implorer Dieu de donner longue vie à notre sœur qui en a pris l’initiative », a déclaré le Chef canton de la localité où se déroule l’événement.

    Après avoir rendu hommage aux aïeux qui ont fondé le continent africain, le Préfet des Lacs, Norbert Datè Bénissan a rappelé les valeurs de l’Afrique, des êtres africains. Il s’est adressé à la foule : « L’association qui a pris cette initiative s’appelle la Foi Africaine. Est-ce que vous avez la foi africaine ? La foi de nos valeurs ancestrales ? Nous appris chez nos parents que si vous avez cette foi, cette croyance sur nos valeurs traditionnelles, tout est facile. Vous pouvez déplacer les montagnes dans la foi .Mais force est de constater qu’à l’ère de l’arrivée des blancs en Afrique, nous avons tout renversé ».Il déploré par ailleurs que l’Africain a renoncé à sa culture et à sa tradition. « Les noms que nous portons indiquent d’où nous sommes, nos traditions et cultures. S’il en est ainsi nous ne devons pas oublier ni négliger nos sources »,a-t-indique. Il a pour finir prodigué de conseils à l’assistance avant d’émettre les vœux que ces cérémonies de libation perdurent dans le temps même si l’initiatrice n’est plus afin que les Africains prennent conscience de leur source.

    Pour le Directeur de cabinet du ministre de la Culture et du Tourisme, Kpaye Koffi Batayota, aucune nation ne s’est développée avec les traditions étrangères. « Toutes les nations développées et que nous citons aujourd’hui et qui constituent des références pour nous se sont développées à partir de leurs valeurs traditionnelles, à partir de leur spiritualité  », a déclaré le Directeur de cabinet du ministre de la Culture et du Tourisme avant d’ajouter que c’est une grande joie pour eux qui ont la charge de préserver leur culture. Il se réjouit que progressivement ils se retournent vers leurs valeurs, à leur tradition. « Je vous en sûr et c’est ce qui va nous faire développer. Comme vous le savez, parmi les influences extérieures à nos sociétés avec la colonisation, ce qui nous est resté et que nous continuons de pratiquer, c’est la religion. C’est pour cela que nous sommes musulmans, nous sommes chrétiens. Alors qu’on sait qu’on ne peut pas véritablement communier avec nos esprits, avec des religions étrangères, des religions importées »,a martelé le DC, Kpaye Koffi Batayota. « Aujourd’hui nous encourageons la consommation locale. La consommation locale, c’est une consommation spirituelle également. Si nous ne consommons pas spirituellement nos propres valeurs, nous ne pouvons jamais nous développer », a-t-il prévenu. « C’est avec une grande joie que je suis parmi vous ici. Ce que j’ai entendu tout à l’heure dans la prière m’a plus. Parce-que ce nous voulons pour nous, pour nos propres, notre nation ne sont que des vœux positifs. Nous l’avons dit dans nos spiritualités, dans notre langue. Si nous voulons parler avec notre Dieu, c’est dans notre propre langue que ça doit se faire. Donc, c’est une grande joie pour moi par rapport à ce que j’assiste ici ce matin »,a indiqué le représentant du ministre de la Culture et du Tourisme. « Ce que je voudrais aussi nous exhorter à faire, c’est de nous regrouper, de nous organiser pour qu’on reconnaisse véritablement l’importance du culte traditionnel. Je suis gêné quand parfois nous sommes à des cérémonies officielles et qu’on demande de prier, on prie, on convoque les musulmans, on convoque les chrétiens et ça s’arrête là. Et nous nos religions ? Donc nous devons nous organiser pour que lors des cérémonies quand on appelle les musulmans, les chrétiens, qu’on nous appelle aussi nous qui sommes de la tradition », a recommandé vivement Kpaye Koffi Batayota. Il a pour finir témoigner sa reconnaissance à son ministère pour cette exhortation à la spiritualité. « Nous devons faire en sorte que tous les Africains reviennent à leur source .On ne peut pas communier dans d’autres avec des valeurs d’autrui. On doit communier avec nos ancêtres dans notre religion, dans nos pratiques ancestrales. Nous devons tout faire pour soutenir cette initiative, la pérennisée et en cela, je voudrais une fois encore rendre hommage à la Vénérée Mère Anyonmissi Goeh-Akué pour tout ce qu’elle fait pour la renaissance de la spiritualité africaine. Je suis venu prier. Akpé ! », a conclu le Directeur de cabinet du ministre de la Culture et Tourisme.

    La délégation venue de la Martinique aussi a témoigné sa gratitude à la Vénérée Mère Anyonmissi Houinssi Adolé Goeh-Akué pour cette initiative qui désormais amène les Africains à retourner à leur source. Après avoir expliqué le sens de comment pratiquer au quotidien sa spiritualité, la cheffe de la délégation renseigne sur le Djibôn international dans l’hexagone  tous les premiers dimanches du mois de juin. « En étant Manbo, les missions sont multiples. Réhabilité les cultes ancestraux, permettre à la communauté noire dans sa diversité de se redécouvrir, transmettre la richesse de nos sciences à la nouvelle génération, créer un espace de rencontre, organiser des voyages à la découverte du continent tout d’abord au Cameroun à travers ses espaces immenses naturelles en direction de nos frères et sœurs de la diaspora et aussi pour renforcer leur connaissance et leur spiritualité. Vive le Togo ! », a informé la Présidente de leur association avant de parler de vibration de l’influence cosmique de la planète Jupiter qui s’est invitée dans la maison des Gémeaux pour au moins une année en ce premier dimanche du mois de juin. Elle a par ailleurs invoque les météroux, les lois, les bisimbis, les ancêtres, de lumière pour qu’éternellement qu’ils soient dignes de leurs illustres prédécesseurs partout où le peuple noir s’y trouve.« Il est temps que Kama et sa diaspora s’érigent en un magnifique soleil dont le spectre de lumière agirait en temps que cœur conscience. Il est temps que notre Kama et sa diaspora comme un grand bouclier de protection et de prospérité redeviennent un lion multidimensionnel de repos, de paix au centre de l’immatériel pour une meilleure matérialisation des forces créatrices. Il est donc temps que Kama et sa diaspora Kemit ouvrent pour une belle ascension de l’univers … »,a-t-poursuivi. Elle a pour venir, manifesté sa joie d’être au Togo pour participer à ces cérémonies de libation. Elle a imploré les ancêtres et l’esprit de garder la vie à la Vénérée Mère pour la continuité des cette œuvre.  

    La Vénérée Mère Anyonmissi Houinssi Adolé Goeh-Akué , l’initiatrice de ces cérémonies de libation collectives internationales a de son côté prié pour que les ancêtres soient en paix dans l’au-delà, pour que la paix règne dans les pays africains dont notamment son paix le Togo. Elle a invoqué les esprits pour le bonheur, la santé , le bien-être dans les familles des Africains partout dans le monde. Pour elle, il grand temps que l’Africain donne de la valeur à sa tradition et sa culture. Il est temps que l’Africain marche tête haute en s’en donnant aux pratiques spirituelles de chez soit. La spiritualité fait grandir. « Retourner à la source, c’est une valeur de développement », a-t-elle insisté.

    La situation dans laquelle se trouve les natifs d’Agbadrafo où ce peuple est loin de sortir de la misère l’a préoccupé et elle a annoncé qu’un travail spirituel de grandeur nature et de purification devrait être fait dans les jours avenir afin de permettre à cette communauté LA d’émerger au Togo tout comme les autres peuples de ce pays.

    L’étape des rituels des offrandes aux esprits dans le Lac-Togo a été la phase décisive de ces cérémonies après la prière individuelle des participants.

    Le pic-nique dans une ambiance de gaieté et d’allégresse générale a marqué la fin de cette cinquième (5e) édition des cérémonies traditionnelles de libation collective internationale dénommées Djibôn-Dounonon Sikodè à Kpéssi Amédji sur une note de satisfaction de tous. Rendez-vous est donc pour la sixième (6e) édition en juin 2025.

    Justin ANANI

  • Distribution de couches-bébés : le RCEEDAO fait escale au CMS de Togblékopé

    Distribution de couches-bébés : le RCEEDAO fait escale au CMS de Togblékopé

    Une équipe du Réseau des Chambres des Experts Européens Département Afrique de l’Ouest (RCEEDAO), conduite par son conseiller Komi Aziangbédé, s’est rendue au CMS de Togbékopé, pour faire don de couches-bébés.

    Ce mardi 4 juin 2024, au Centre médico-social de Togblékopé, sis dans la commune d’Agoè-Nyivé 4, une délégation du RCEEDAO, avec à sa tête, le conseiller de son bureau exécutif Komi Aziangbédé, représentant également le Représentant-Résident de cette structure Gakou Abdoudramane, y a fait un tout. Dans l’optique de faire un don de 2000 couches-bébés à la maternité dudit hôpital. En présence d’Ouattara Adamou, le maire de la localité. Et bien d’autres personnalités.

    « Selon les donateurs, cette action humanitaire vise à soulager les peines des mères des bébés dans l’entretien de leurs enfants en cette période de vie chère. Il s’agit de soutenir les efforts du gouvernement en matière de la santé infantile », rapporte le confrère Ecostatafrik dans une publication.

    Ce n’est pas la première fois que le RCEEDAO procède à cette action humanitaire. Plusieurs centres de santé de la place reçu chacun déjà 2000 couches-bébés.

    Le RCEEDAO a pour mission de devenir un partenaire stratégique du développement en Afrique, en favorisant la croissance économique, en améliorant les conditions de vie des populations, en renforçant les capacités locales et en promouvant l’autonomisation des communautés dans divers secteurs.

  • Afrique-De nouveaux leviers, pour emprunter davantage?

    Afrique-De nouveaux leviers, pour emprunter davantage?

    Accroître inconsidérément la capacité d’endettement de dirigeants qui se sont endettés pour faire la fête équivaudrait à une forme de non-assistance à peuples en danger…

    Aux assemblées annuelles de la Banque africaine de développement, deux dirigeants africains ont suggéré cette semaine, à Nairobi, que l’on intègre les ressources naturelles dans le calcul du produit intérieur brut (PIB), pour accroître la capacité d’endettement des États. N’est-ce pas, là, une idée plutôt excellente, pour mobiliser davantage de financements en faveur des États africains ?

    Cette idée n’est pas nouvelle et pourrait, dans l’absolu, se comprendre. À condition de ne pas perdre de vue qu’il s’agit d’endettement, avec des implications sur l’avenir. L’on ne peut donc pas dissocier ces nouveaux leviers de la fiabilité des dirigeants qui auront à en user, ni de l’usage qu’ils font des richesses de leur pays, ou de leur capacité d’endettement. L’on ne peut emprunter en oubliant que l’on devra, un jour, rembourser.

    Il est si facile, dans les grandes réunions continentales, de développer des idées flamboyantes, surtout avec des perspectives suffisamment lointaines pour que ceux qui les émettent ne soient plus là pour en répondre, le moment venu. Encore que l’on compte, en Afrique, quelques chefs d’État en place depuis plus de quarante ans, dans des pays qui se trouvent être, en plus, des producteurs de pétrole, sans pouvoir apprécier le bénéfice que tire leur peuple du festin de la terre. L’on ignore même à quoi a pu servir, ici ou là, leur endettement écrasant. Aussi, faut-il un certain courage, pour demander aux citoyens d’applaudir de nouveaux leviers pour accroître la capacité de tels dirigeants à emprunter sur les marchés.

    Tous finissent plus ou moins par rembourser

    Justement. Mais aucun créancier n’a jamais accepté comme moyens de paiement la liste des gaspillages, des détournements ou des biens mal acquis. Nombre d’États donnent en gage, pour des avances financières qui se déclinent parfois en années d’exploitation, les ressources dormant encore au fond des mines… Pour engranger des fonds, certains n’hésitent pas à céder les terres dans lesquelles dorment leurs ancêtres. Ne leur resterait-il donc plus, comme caution bancaire, que les forêts, les fleuves, les lacs, les rivières ? À quand donc l’air que respirent les populations ?

    Certes, tous ne brûlent pas d’envie de gager le passé, le présent et l’avenir, et il en est même dont la gouvernance est d’une rigueur admirable. Et quand on sait qu’il n’y a pas, sur terre, pays plus endetté que les Etats-Unis d’Amérique, première puissance économique mondiale, on imagine que l’endettement n’est pas nécessairement une calamité sans issue pour les États. L’on n’en est pas moins intrigué par les montants faramineux de la dette de certains pays, que n’expliquent ni leur faible niveau d’équipement ni les conditions de vie de leurs populations. Accroître inconsidérément la capacité d’endettement de tels dirigeants n’équivaudrait-il pas à une forme de non-assistance à peuples en danger ?

    L’endettement est pourtant d’une nécessité vitale pour tous

    Le bon usage de l’endettement aussi. En charge de la Dette, en Côte d’Ivoire dans les années 1980, le ministre Maurice Séri Gnoléba avait fait sensation dans l’enceinte du FMI, à Washington, en réagissant avec véhémence aux allusions offensantes à l’endettement de son pays : « Venez donc chez nous, avait-il dit, et vous verrez que nous ne nous sommes pas endettés pour faire la fête ! »

    Nul ne s’inquiéterait de voir offrir aux dirigeants du Botswana cette possibilité d’inclure les ressources naturelles dans le calcul de leur leur PIB, car ils sont sérieux et gèrent bien les richesses nationales. Mais, donner de nouveaux leviers d’endettement à des dirigeants qui se sont endettés pour faire la fête achèverait de compromettre l’avenir de peuples déjà trop vulnérables.

    À l’aube des années 1980, lorsque le Cameroun est devenu producteur de pétrole, le président Ahmadou Ahidjo refusait d’inclure la manne pétrolière dans le budget de fonctionnement de l’État, car, disait-il, le pétrole n’était pas le fruit du travail des Camerounais, mais juste une chance, tenant au hasard. Au Tchad, pour financer le pipeline qui permettra d’acheminer le pétrole du gisement de Doba à Kribi, au Cameroun, les institutions financières avaient imposé aux dirigeants tchadiens de réserver sur des comptes bloqués une part des revenus aux générations futures. Au bout de quelques années, Idriss Déby Itno, unilatéralement, a dynamité la tirelire, pour financer ses guerres, au nom de la sécurité de son régime.

    En Afrique, le meilleur et le pire du leadership, se côtoient sans cesse. Cherchez donc le pire !

    Chronique de Jean-Baptiste Placca du 1er juin 2024

  • Risque d’affrontement dans la délimitation des localités Togoville-Badougbé : Fioga Joël Kwassi Mensah Mlapa VI joue la carte de l’apaisement

    Risque d’affrontement dans la délimitation des localités Togoville-Badougbé : Fioga Joël Kwassi Mensah Mlapa VI joue la carte de l’apaisement

    Sur invitation de Fioga Joël Kwassi Mensah MLAPA VI, Chef canton de Togoville, une délégation des dirigeants du village de Badougbé conduite par le représentant du Chef de ladite localité, Dumashie Têssi et le Président de Akuinou, Aba Eklou Kodjo a rencontré au Palais royal de Togoville, le Chef canton de ladite localité et ses notable.

    L’objectif de cette rencontre initiée par le Chef canton de Togoville, Fioga Joël Kwassi Mensah MLAPA VI était de s’en querir des nouvelles au sujet des plaques de délimitation entre les deux villages posées après certains dont le Chef canton dit ne pas être informé pendant qu’au même moment, les dignitaires de Badougbé aussi accusaient ceux de Togoville d’être les instigateurs de cet acte qui a provoqué de remous chez les populations de part et d’autres.

    Il ressort de l’exposé du Chef canton de Togoville, Fioga Joël Kwassi Mensah MLAPA VI à ses hôtes qu’ils ont été surpris que les plaques de délimitation de leur village soit posée sans la présence des Chefs  traditionnels et leurs notables sur le terrain encore moins, ils n’ont pas été informés ni  associés. Ce qui a provoqué la colère chez leurs administrés qui sont venus s’empreindre à la chefferie traitant lui le Chef et ses notables d’être à l’origine du mal de ce village. Le palais royal a failli être attaqué. Il a déclaré avoir été traité de tous les noms d’oiseaux. Alors qu’il n’a été associé ni de prêt ni de loin à tout ce qui a été posé comme acte contesté aujourd’hui par sa population. C manquement grave des initiateurs de ce projet risque d’embraser la paix sociale chez lui à Togoville.

    Il dit avoir mené des démarches vers le Préfet de Vo, Kokou LEGUEDE qui à son tour dit ne pas être au courant de rien. « Le Préfet a reconnu qu’un projet de délimitions des villages de toutes  les préfectures du Togo y compris Vo est en cours toutefois, le Préfet m’a déclaré qu’il n’est pas informé de ce qui a été fait entre les deux villages de Togoville et de Badougbé », a informé Fioga Joël Kwassi MLAPA VI pour qui ceux qui ont posé les plaques de délimitation cherchent à créer de conflit entre la population de Togoville et celle de Badougbé. « Le Préfet a reconnu que si délimitation devait y avoir, ca se fait en présence des Chefs traditionnels, les dignitaires et les personnes ressources des deux localités. Il m’a demandé de prendre attache avec le Maire de la Commune de Vo 2 qui malheureusement n’est pas au pays. Ses adjoints disent également qu’ils ne sont au courant de rien. Alors nous nous  sommes dit que vous êtes nos frères de Badougbé, vous devez en savoir quelque chose. C’est pourquoi nous avons jugé bon de vous inviter ce jour pour qu’un terrain d’attente soit trouvé », a martelé Fioga Joël Kwassi Mensah MLAPA VI à ses hôtes de Badougbé qu’il a invité.

    Prenant la parole au nom de sa délégation, le représentant du Chef traditionnel du village de Badougbé, Dumashie Têssi a exprimé leur étonnement face à la situation présentée par le Chef canton, Fioga Joel Kwassi Mensah MLAPAVI. Dans son intervention, il a déclaré que leur côté, la population de Badougbé aussi portait un doigt accusateur sur eux les premiers dirigeants de ce canton. « De notre côté aussi, nous nous disons qu’aucune délimitation n’est possible sans votre accord. Nous sommes surpris qu’au moment où nous vous accusons aussi, vous aussi vous nous accusez. Nous ne sommes pas nos plus mener à l’implantation de ces plaques de délimitation entre nos deux villages. D’ailleurs Togoville et Badougbé sont de même père. Nous n’avons même pas besoin de limite entre nous. Si C’est au nom du Plan de Développement Communal puisqu’aujourd’hui les Mairies sont là, ca doit se faire comme vous l’avez dit cher Chef en présent des Chefs traditionnels des deux villages ou leurs représentants comme le Préfet lui-même l’avait reconnu », a souligné Dumashie Têssi.

    Le débat devenant passionnant, les membres des deux parties ont longuement échangé sur le sujet. Des propositions ont été formulées séance tenante d’aller enlevé les plaques implantées qui ne respectent en rien les limites entre les deux villages provoquant ainsi la colère chez la population de Badougbé d’un côté contre leurs dirigeants et de l’autre ceux dont l’église catholique a arraché des terres à Togoville qui ne leur reste que des terres cultivables s voient leur terrain à travers cette délimitation se trouvée dans la partie Badougbé selon la délimitation querellée.

    Au vu des échanges, il apparait au finish que c’est la société en charge de tracer les piste rurales dans le Vo notamment la piste rurale du village Sévagan en passant pas les localités Ekpui, Togoville, Badougbé, Kéta Akoda, Zalivé qui a implanté les plaques de délimitation sans l’avis des autorités des villages concernés. Cette société est interpellée pour venir enlever ses plaques qui créent de conflits terriens entre les populations. Fioga Joël Kwassi Mensah MLAPA VI a pris l’engagement à l’issue de la rencontre de faire tout ce qui est de son pouvoir pour que les plaques de délimitation entre deux villages soient rapidement enlevées ainsi que la paix revienne entre les populations.

    Aba Eklou Kodjo, Président de Akuinou à Badougbé faisant partie de la délégation conduite par Dumashie Têssi a éclairé l’assistance sur les intentions de ceux qui cherchent à s’emparer des terres de leurs parents. Selon lui, tout est partie d’un plan d’identification de certains terrains puisque le Plan de Développement de la Commune de Vo 2 dont le Chef lieu est Togoville concerne certains milieux aussi dans la localité de Badougbé où leurs terrains sont visés. Il a dit prendre toutes les mesures à l’époque des faits où l’Architecte qui était envoyé cherchait à l’intimider. «Nous n’accepteront pas que nos terrains soient confisqués par des gens qui ont leur agenda caché. Badougbé n’a pas de problème avec Togoville. C’est de même, Togoville aussi n’a pas de problème avec Badougbé. Seulement si délimitation des deux villages devrait y avoir, alors que ca soit ait à notre présence. C’est ce que nous disons », a déclaré Aba Eklou Kodjo.

    Des sages qui ont aussi pris part à cette rencontre d’échanges de la délégation venue de Badougbé à laquelle a convié Fioga Joël Kwassi Mensah MLAPA VI n’ont manqué de relevé certaines impératives pour le vivre ensemble. Les nommés Noumedan Kouassi Amégbalé, Adanbounou Tété Félix, Améyikpa Tossa accompagnés par Aba Amé Boris et Aba Roméo ont eu à dire leur part de vérité et invitent les autorités à ne pas politiser les valeurs culturelles, traditionnelles  et ancestrales.

    Les notables qui ont assisté le Chef canton de Togoville,Fioga Joël Kwassi Mensah MPLAPA VI au cours de cette rencontre ont d’une manière diplomatique réussi à contre la source de tout ce qui tentait de semer de conflits entre eux.

    Comme l’a promis le Chef canton de Togoville, Fioga Joël Kwassi Mensah, rien ne divisera son village et celui de Badougbé pour quelque raison que se soit. Tout espoir permis, solution sera trouvée à ce problème de délimitation entre les deux villages.

    Il est à signaler que ce problème de délimitation de village n’est pas que Togoville et Badougbé. La plupart des localités du Togo connait ces différends.

    Justin  A.

  • Togo-5è acte des cérémonies de libation Djibôn-Dounonon Sikodè : L’association La Foi Africaine promeut la tradition

    Togo-5è acte des cérémonies de libation Djibôn-Dounonon Sikodè : L’association La Foi Africaine promeut la tradition

    Djibôn-Dounonon Sikodè, les cérémonies traditionnelles de libation collective internationale qui regroupent les Africains croyants à la tradition se déroule pour le compte de la cinquième (05e) de cette année 2024 le dimanche 02 juin prochain à Kpéssi Amédji dans la préfecture des Lacs. Cette initiative de  la Fondatrice et Présidente de l’Association La Foi Africaine, Vénérée mère Adolé Anyonmissi Houinssi Goeh-Akué basée au Togo suit son bon nombre de chemin.

    « Osons la tradition », c’est le thème de la 5e édition de la libation collective internationale, Djibôn-Dounonon Sikodè qu’organise encore une fois par l’Association La Foi Africaine le dimanche 02 juin 2024 à Kpéssi Amédji dans le canton d’Agbodrafo, Commune des Lacs 3.

    Cet évènement culturel et traditionnel a vu le jour il y a cinq (05) ans grâce à la Présidente de l’Association La Foi Africaine, Vénérée mère Adolé Anyonmissi Houinssi Goeh-Akué qui fait la promotion de la culture et la tradition africaine. Ces valeurs sont pour elle incontournables pour les être de la peau noire, les Africain.

    Ces cérémonies de libation collectives internationales se déroulent au Togo au bord du Lacs-Togo à Kpéssi Amédji où des centaines de personnes sont attendues. Parmi elles, les autorités politiques, administratives, traditionnelles et coutumières, les prêtres et prêtresses vodous, les adeptes, les groupes organisés et folkloriques ainsi que plusieurs invités.

    Ces cérémonies de libation marquent l’occasion pour les participants d’invoquer leurs aïeux Africains à pardonner leurs parents et à leur pardonner pour leurs péchés. Occasion aussi pour eux de se souvenir de ces aïeux et au même moment de se rappeler de leur source d’origine.

    La Vénérée mère Adolé Anyonmissi Houinssi Goeh-Akué, la Fondatrice et Présidente de l’Association La Foi Africaine après avoir salué les autorités politiques et administratives, religieuses et traditionnelles et tous les Togolais, elle a situé l’événement dans son conteste et l’objectif qu’il vise. Elle considère tous les Togolais et Africains comme ses frères et sœurs de même père , de même famille quel que soit leur obédience religieuse. « Le pourquoi nous sommes du même père trouve son sens que l’être humain qui a donné naissance avant que le choix religieux est fait. L’esprit vodou ne reproduit pas. C’est l’être humain qui reproduit avant que l’être qui a vu le jour ne soit par après adepte vodou », a-t-elle souligné. « Avant qu’un Togolais ne fasse le choix d’être chrétien ou musulman, il a passé par le vendre d’une femme avant d’être sur terre. Et nous disons que c’est dans la marmite noire qu’à sortie la bouillie blanche. S’il en est ainsi alors nous devons nous aimer. Nous devons mettre devant tout intérêt la fraternité car personne ne sait laquelle des religions que nous pratiquons est la vraie. Personne ne sait celle qui conduirait à la vie éternel comme certains le soutient. On parle du paradis, personne ne le sait », a indiqué la Fondatrice-Présidente de l’Association La Foi Africaine. Elle ajoute que seulement dans leur religion traditionnelle africaine la droiture, la vérité conduit à une vie meilleure sur terre avant d’aller au-delà.

    Pour elle, ces cérémonies de libation Djibôn-Dounonon Sikodè sont basées sur la foi africaine, la croyance des valeurs ancestrales d’Afrique. Et quant on parle de la foi ou la croyance, elle  n’est pas que seulement de la religion chrétienne. La foi est de la religion chrétienne et sur la base des écritures bibliques que les blancs nous ont apportées et imposées. Mais si on fouille, dans toute chose, il y a la foi, la croyance. Si la foi, la croyance entre deux êtres humains règnent, à en croire la Vénérée mère, Anyonmissi Houinssi, il y a la compréhension. « Ce qu’on appelle la foi, la croyance, nos aïeux la connaissent depuis la nuit des temps. Ils analysaient tout ce qui se passe dans l’univers et ils se posaient des questions auxquelles ils trouvaient des réponses. Ils ont compris depuis qu’il y a une force qui domine les autres forces spirituelles d’où ils déduisent que « Ema Ewu »,  « Mawu » qui signifie Dieu le Tout puissant. Ils ont cru et ils commencent par l’invoquer à travers le feu, le vent, l’eau et par divers objets. A travers tous objets dont Dieu est invoqué, les aïeux Africains trouvent de solution positivement parce qu’ils ont cru et ils savent bien qu’il y a une force qui est au-dessus de tout », a martelé la Vénérée mère Adolé Aynonmissi Houinssi . « C’est pourquoi nous disons que les Africains croient en leur Dieu depuis. C’est pourquoi nous avons la foi ».

    Ces cérémonies de libation qui va se dérouler le dimanche 02 juin prochain au bord du Lac-Togo à Kpéssi  Amédji a une portée traditionnelle et culturelle. Il est événement qui rappelle la mémoire des aïeux Africains qui ne sont plus de ce monde. Les invoqués pour les organisateurs de ces cérémonies de libation, c’est pour leur demander la clémence pour la paix pour eux dans l’au-delà et par conséquent demander aussi la paix dans le monde des vivants.

    L’eau étant le soubassement de l’humanité entière, l’homme est fabriqué par l’eau, nous sommes constitués de l’eau. L’eau est indispensable pour la vie, les organisateurs trouvent que lorsqu’on envoie l’eau comme messager, le destinateur le reçoit sans ambages. C’est pourquoi l’Association La Foi Africaine par la voix de sa Fondatrice-Présidente la Vénérée mère Adolé Aynonmissi Houinssi a pris sur elle d’initier ce moment de rencontre dont la 5e édition cette année 2024 pour manifester la foi africaine sous le signe de « oser la tradition ». Occasion pour eux d’invoquer leurs aïeux Africains qu’ils ne connaissent même pas pour leur demander la clémence au regard des fautes commises par leurs parents ou par eux-mêmes.

    Dans cette dimension, il urge de reconnaitre que l’union fait la force. Par ce principe, l’Association La Foi Africaine juge que c’est seulement ensemble que ces cérémonies traditionnelles de libation collective internationale Djibôn-Dounonon Sikodè doivent être célébrées  afin que leur cris de demande de clémence soient attendus par leurs aïeux Africains qui connaissent Dieu avant l’arrivée des Européens et des Arabes sur le continent noir.

    Notons que cet événement a démarré il ya cinq (05) à Dévégo dans la Commune du Golfe 6 dans la préfecture du Golfe. Il s’est transporté après la première édition à Kpéssi Amédji au bord du Lacs-Togo suite à la consultation des oracles qui recommandent que ce lieu de Kpéssi Amédji soit le milieu où devrait se célébrer dorénavant lesdites cérémonies de libation.

    Signalons que ces cérémonies de libation débutent simultanément partout dans le monde où les Africains se reconnaissent dans leur tradition à partir de 09 heures. Elles se poursuivront et prendront fin avec un grand pic-pic entre tous les participants suivant le programme de l’Association La Foi Africaine. Des Echanges et causeries ne manqueront pas non plus pour cette édition de 2024 au Togo.

    Justin A.

  • Dr Matshidiso Moeti (OMS) : « Les pays devraient instaurer et faire respecter une interdiction totale du tabagisme et de l’utilisation des cigarettes électroniques »

    Dr Matshidiso Moeti (OMS) : « Les pays devraient instaurer et faire respecter une interdiction totale du tabagisme et de l’utilisation des cigarettes électroniques »

    Dans son message à l’occasion de la Journée mondiale sans tabac », Dr Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, appelle les pays à interdire totalement le « tabagisme et de l’utilisation des cigarettes électroniques ».

    Message de la Dre Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, à l’occasion de la Journée mondiale sans tabac célébrée ce 31 mai 2024

    Cette année, la célébration de la Journée mondiale sans tabac coïncide avec la Soixante-Dix-Septième Assemblée mondiale de la Santé. Lors de la séance d’ouverture de l’Assemblée, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), a souligné le fait que la consommation de tabac est en baisse dans 150 pays et que l’on recense aujourd’hui 19 millions de fumeurs de moins dans le monde qu’il y a deux ans.

    Cette journée nous offre l’occasion de mettre en lumière les dangers inhérents à la consommation de tabac et à l’exposition à la fumée du tabac.

    Aujourd’hui, nous faisons le bilan de nos avancées en matière de lutte antitabac tout en reconnaissant les défis qu’il nous faut relever au titre des initiatives visant à contrer les tactiques utilisées par l’industrie du tabac dans le seul but d’entraver les efforts de lutte antitabac.

    Le thème retenu pour l’édition de cette année, à savoir « Protéger les enfants de l’ingérence de l’industrie du tabac », appelle à une mobilisation au niveau planétaire pour protéger les jeunes des produits nocifs du tabac et de la nicotine, ainsi que contre les stratégies trompeuses fréquemment employées par l’industrie du tabac pour commercialiser ses produits.

    Ce thème offre une plateforme aux jeunes du monde entier pour demander à l’industrie du tabac de cesser de les cibler avec des produits nuisibles pour leur santé.

    À l’échelle mondiale, plus de 37 millions de jeunes âgés de 13 à 15 ans consomment du tabac. Dans la Région africaine, le tabagisme chez les jeunes âgés de 13 à 15 ans atteint 11,1 % chez les garçons et 7,2 % chez les filles, soit environ sept millions d’utilisateurs de tabac.

    On estime que 1,3 million de personnes meurent chaque année du tabagisme passif. Ces décès sont entièrement évitables. Les individus exposés à la fumée de tabac secondaire encourent un risque accru de décès dus à des maladies cardiaques, à des accidents vasculaires cérébraux, à des affections respiratoires, au diabète de type 2 et à divers types de cancers.

    Dans le cadre des efforts visant à protéger les populations, en particulier les jeunes, de l’ingérence de l’industrie du tabac, nous soutenons nos États Membres de la Région africaine dans le maintien d’une dynamique constante en matière de lutte antitabac. Cela se traduit par un plaidoyer en faveur de réglementations strictes sur le tabac, de contrôles rigoureux sur les stratégies de commercialisation des nouveaux produits du tabac et des produits émergents à base de nicotine, souvent élaborés pour attirer les jeunes.

    Grâce à nos efforts, 45 pays de la Région africaine ont ratifié la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, tandis que 22 autres pays ont ratifié le protocole pour éliminer le commerce illicite des produits du tabac. De plus, 22 pays ont adopté de nouvelles lois antitabac qui leur ont permis de mettre en œuvre efficacement les dispositions du cadre de la lutte antitabac. Il s’agit là de législations nationales qui ont joué un rôle crucial dans l’accélération de la mise en œuvre de la Convention-cadre de l’OMS dans plus de 35 pays, contribuant ainsi de manière significative au recul de la prévalence du tabagisme dans la Région.

    Il convient en outre de signaler que la prévalence du tabagisme chez les adultes dans la Région a elle aussi diminué, passant de 14,9 % en 2010 à 9,5 % en 2023. Le rapport mondial de l’OMS sur les tendances de la prévalence du tabagisme, rendu public en 2023, souligne que 22 pays de la Région africaine sont en bonne voie pour atteindre une réduction de 30 % d’ici à 2025 par rapport aux taux enregistrés en 2010.1 Dans le cadre d’une initiative novatrice visant à lutter contre l’augmentation de la production de feuilles de tabac et en collaboration avec d’autres institutions du système des Nations Unies et des gouvernements, l’OMS a apporté son appui à plus de 5000 cultivateurs de tabac au Kenya et en Zambie qui ont abandonné la culture du tabac au profit d’autres cultures.

    Nous sommes conscients que les jeunes de la Région sont exposés aux produits du tabac du fait de vastes campagnes menées sur les réseaux sociaux et sur les plateformes de diffusion en continu, ainsi que par les interventions d’influenceurs sur ces mêmes réseaux sociaux pour faire la promotion clandestine des produits du tabac auprès des jeunes. Cela représente une menace majeure pour la santé et le bien-être de la jeunesse.

    Nous savons aussi que, bien loin de se limiter à la production, à la commercialisation et à la vente de produits du tabac, l’industrie du tabac consacre aussi un temps non négligeable, tout comme d’importantes ressources à la promotion d’une science trompeuse, au lobbying et à la réalisation d’activités présentées sous le couvert de la responsabilité sociale des entreprises. Ce sont autant de stratégies qui ont pour but d’attirer les jeunes et d’influencer les politiques afin de favoriser les intérêts commerciaux de l’industrie du tabac au détriment de la santé publique.

    Si la consommation de tabac continue de diminuer chez les adultes, force est de constater que l’industrie du tabac a quant à elle diversifié son arsenal pour contrer vigoureusement les efforts de lutte antitabac. Elle s’emploie à développer ses marchés en proposant de nouveaux produits du tabac qui sont aussi à base de nicotine. L’industrie emploie diverses stratégies de commercialisation pour promouvoir de nouveaux produits spécialement conçus pour séduire les jeunes, tels que les cigarettes électroniques, les produits aromatisés, le tabac sans fumée, le snus et les sachets de nicotine, qui font l’objet d’une promotion agressive sur les médias sociaux.

    Cette réalité met en évidence la nécessité de redoubler d’efforts pour contrer les tentatives incessantes de l’industrie du tabac de commercialiser ses produits auprès des jeunes.

    À l’OMS, nous persévérons dans notre collaboration étroite avec les gouvernements pour lever les entraves à une riposte efficace et pour amplifier la dynamique visant à protéger les jeunes Africains contre le tabagisme.

    J’invite instamment nos États Membres de la Région africaine à intensifier les efforts pour protéger les jeunes de l’ingérence de l’industrie du tabac en prenant des mesures pour :

    1)          assurer le respect par les gouvernements de leurs obligations en vertu de l’article 5.3 de la Convention-cadre de l’OMS, en mettant en place des mesures de protection pour préserver les politiques de lutte antitabac de toute ingérence de l’industrie du tabac ;

    2)          combattre les tactiques de l’industrie du tabac en utilisant comme tremplin des arguments fondés sur des données probantes, ainsi que les meilleures pratiques, tout en impliquant de manière active les organisations de la société civile ;

    3)          sensibiliser le public aux tactiques de l’industrie du tabac ; et

    4)          dénoncer les tentatives de l’industrie visant à cibler les jeunes et à attirer de nouvelles générations de personnes dépendantes grâce à des stratégies innovantes, telles que la commercialisation de produits nouveaux et émergents et l’utilisation d’arômes.

    L’OMS exhorte les pays à accélérer la mise en œuvre de la Convention-cadre, ce qui passe par l’adoption de mesures strictes sur la commercialisation des nouveaux produits du tabac et des produits émergents à base de nicotine, qui ciblant spécialement les jeunes. Il s’agit essentiellement de la chicha, des cigarettes électroniques (produits aromatisés), des sachets de nicotine et d’autres produits qui font l’objet d’une promotion agressive sur les plateformes des réseaux sociaux.

    Les pays devraient instaurer et faire respecter une interdiction totale du tabagisme et de l’utilisation des cigarettes électroniques (vapotage) dans les lieux publics, imposer des droits d’accise et des mesures tarifaires pour réduire la consommation de tabac, et mettre en œuvre des stratégies efficaces de communication sur les risques pour la santé, principalement au moyen de mises en garde sanitaires à l’intention de l’ensemble de la population, y compris les enfants et les jeunes.

    J’invite tous nos partenaires, notamment les autres institutions du système des Nations Unies, les organisations de la société civile, les organisations non gouvernementales, le milieu universitaire et les communautés, à sensibiliser aux risques liés au tabagisme et à soutenir l’instauration de mesures fortes pour protéger la jeunesse africaine contre les méfaits des produits du tabac et contre les pratiques publicitaires fallacieuses utilisées par l’industrie du tabac.

    En savoir plus :

    OMS, 2023. Rapport mondial de l’OMS sur les tendances de la prévalence du tabagisme 2000-2025, cinquième édition.

  • Au Togo, Atelier Ekouagou, un cadre « dédié à l’expérimentation »

    Au Togo, Atelier Ekouagou, un cadre « dédié à l’expérimentation »

    L’Atelier Ekouagou  organise du 4 au 15 juin un atelier de formation en arts plastiques au profit des enfants issus des milieux modestes. Avec le soutien du Fonds national de promotion culturelle (FNPC) du Togo.

    Fondé par Kokou Ekouagou, l’Artiste ultra-contemporain selon le site artfacts.net  (https://artfacts.net/artist/kokou-ekouagou/383253), l’Atelier Ekouagou – École d’Arts Plastiques est un endroit où l’on vient pour se retrouver, partager et travailler ensemble à l’élaboration de projets collectifs ou individuels.

    Expérimentation

    Guidés par un thème ou par des contraintes plastiques, les ateliers sont toujours accompagnés et permettent à chacun d’entrer dans un processus créatif.

    L’Atelier Ekouagou est avant tout dédié à l’expérimentation. C’est un laboratoire où l’on croise différentes pratiques d’art visuel,  différentes techniques, différents matériaux.

    Un lieu où l’on rencontre diverses manières de faire, celles d’artistes venant partager sur un temps donné leur pratique, leur vision, leur savoir-faire.

    Prenant à cœur la mission de l’artiste dans la société dans laquelle il vit, l’Atelier Ekouagou a mis en place le Programme “Azonli Yéyé” ce qui signifie “Nouvelle donne” en français.

    Formation pratique

    Le but de ce programme est de donner une chance aux enfants défavorisés dans l’optique de leur transmettre notre savoir et de la technique.

    Face à la pandémie de la Covid 19, nos activités ont été ralenties. Mais depuis le début de l’année 2023, plusieurs enfants de rues se sont manifestés pour suivre les pas des autres que nous formons déjà. C’est alors que nous avons décidé élargir notre espace de formation. Ainsi, nous avons jugé utile de mettre en place un projet d’aménagement d’un centre artistique, afin d’élargir et de renforcer notre logistique de manière à augmenter notre  capacité d’accueil des apprenants surtout des enfants ciblés et demandeurs de notre quartier Kové.

    Relève

    Pour ce projet, l’Atelier Ekouagou bénéficie du soutien du Fonds national de promotion culturelle (FNPC) au Togo.

    L’objectif étant l’initiation en dessin et en arts plastiques dans l’Atelier Ekouagou afin d’offrir des perspectives pour ces enfants sans support et qui ont choisi une formation en arts. Il est question ici de leur redonner de la dignité et de l’espoir de s’en sortir de cette situation de précarité en améliorant leurs conditions de travail.

    Ceci permettra l’auto-prise en charge de leurs propres besoins par les revenus tirés de leurs activités artistiques. Beaucoup parmis eux vont constituer une pépinière de talents artistiques et d’artistes pour l’essor de la culture du Togo de demain.

    L’Atelier Ekouagou  est autonome. Il est conçu comme un lieu de recherches et d’expériences plastiques où chacun est amené à faire ses propres découvertes. Les ateliers sont prévus du 4 Juin au 15 Juin 2024.

  • « Qu’est-ce qu’un écrivain », le nouveau livre de Togoata Apédo-Amah

    « Qu’est-ce qu’un écrivain », le nouveau livre de Togoata Apédo-Amah

    Dans son nouvel ouvrage, l’universitaire Ayayi Togoata Apédo-Amah tente d’expliquer ce qu’est un écrivain. Ecrire reste un art et il n’est pas donné à n’importe qui d’être auteur reconnu, peut-on résumer.

    QU’EST-CE QU’UN ÉCRIVAIN          ?

    “Qu’est-ce qu’un écrivain ? La question apparemment simple, ne va pas de soi, loin de là. L’écrivain est la pièce essentielle de la chaîne du livre. Son travail de création et de réflexion achevé passe par l’éditeur, les évaluateurs de manuscrits, l’imprimeur, le libraire, le distributeur, le lecteur, le critique littéraire. Si la chaîne qui fait exister l’écrivain est longue, l’exercice qui consiste à définir l’écrivain est complexe entre la production de son œuvre dans les règles de l’art, sa réception par le lecteur et le critique, l’interprétation basée sur l’imaginaire collectif et individuel, le statut du matériau qui est la langue avec ses normes et ses écarts, la figure d’autorité qu’il représente entre la réalité et le mythe “.

    Dans cet ouvrage, le chercheur a mené des réflexions sur l’écrivain et son art, sur une période de 1985 à 2023, ayant à l’esprit que l’art et les formes sociales évoluent, il se soucie d’établir le lien entre l’artiste et l’art et leur environnement dont ils sont les produits. Ce livre est aussi un parcours historique de la littérature africaine et du champ littéraire togolais. Il y est abordé les questions de la critique, des options idéologiques et esthétiques, la politique de la langue, l’avènement des maisons d’éditions qui ont bouleversé le paysage éditorial, le mythe de l’écrivain et de l’occident comme synonyme de qualité littéraire, etc.

    “Le phénomène littéraire est une pratique dynamique dont l’évolution dans le temps exige constamment le renouvellement de la lecture critique” conclut-il dans son introduction.

    Source : page facebook Littérature togolaise

  • Pipeline Bénin-Niger: Porto-Novo détaille une médiation menée par le partenaire chinois Wapco

    Pipeline Bénin-Niger: Porto-Novo détaille une médiation menée par le partenaire chinois Wapco

    Le ministre béninois de l’Énergie a fait un point ce 29 mai à Cotonou sur un comité inter-État organisé à Niamey avec la société pétrolière chinoise Wapco pour tenter de régler le différend entre les deux voisins concernant l’exploitation par les deux pays d’un pipeline. Détails.

    La société pétrolière chinoise West African Oil Pipeline Company SA (Wapco) a réuni les autorités du Bénin et du Niger pour régler le gros différend qui divise les deux pays autour du pipeline.

    Les Chinois, à l’initiative de ce comité inter-État, ont réuni à Niamey pendant deux jours les ministres du Niger et du Bénin en charge du pétrole et quelques collaborateurs pour trouver une porte de sortie.

    À son retour à Cotonou le 29 mai 2024, le ministre béninois de l’Énergie et des mines a tenu un point de presse au salon de l’aéroport. Selon lui, les Chinois de Wapco auraient mis sur la table le problème de passage par la frontière terrestre des équipements, du personnel et du matériel.

    Aucun souci du côté béninois : sa frontière est ouverte. La solution doit venir du Niger qui a maintenu la sienne fermée.

    Autre sujet : l’accord nécessaire et urgent entre les douanes des deux pays pour les opérations normales de chargement et d’enlèvement du brut nigérien à Sèmè Podji.

    « Le Bénin va continuer de jouer son rôle dans les relations bilatérales »

    Les deux ministres doivent rendre compte à leur chef d’État respectif. Le dernier mot leur revient.

    Le ministre Samou Seidou Adambi a rappelé devant la presse la dynamique dans laquelle se trouve son pays : « Le Bénin va continuer de jouer son rôle dans les relations bilatérales, mais aussi dans les obligations qui sont les nôtres par rapport au projet de pipeline Niger-Bénin. » Un message pour rassurer aussi le partenaire chinois qu’il dit avoir vu « déboussolé et découragé, ne sachant pas quelle est la porte de sortie ».

    Et puis il y a eu cet épisode qu’il rapporte : « J’étais également porteur d’un message du président Talon à son homologue et frère le général Abdourahamane Tiani qui n’a pas pu me recevoir pour prendre ce message-là. »

    Source : rfi

Radio Renouveau228

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