Catégorie : Actualités

  • Football: Le Monde, tel qu’il est…

    Football: Le Monde, tel qu’il est…

    En attendant les Jeux Olympiques, le football, pour encore une bonne semaine. La pelouse verte est un tel espace de vérité et de justice ! Bonnes vacances sportives…

    Depuis bientôt un mois, les amateurs de football ont droit à du beau spectacle, sur les pelouses d’Allemagne, où se déroule l’euro 2024. À neuf jours de la finale, dimanche 14 juillet, pourquoi donc insister plutôt sur la diversité dans la composition des sélections nationales ?

    Parce que le visage qu’offrent les équipes dit beaucoup de ce que le football apporte à chaque société, comme de leur histoire, et même de leur esprit d’ouverture. Un diplomate occidental aux Nations unies a eu, il y a quelques années, un échange violent avec Trevor Noah, célèbre humoriste de la télévision américaine, un Sud-Africain qui s’était permis de relever que la victoire de telle équipe européenne à la Coupe du monde de football était aussi la victoire de l’Afrique, parce que cette sélection comptait de nombreux joueurs d’origine africaine.

    Lorsque nous célébrons Jamal Musiala, Leroy Sané, Serge Gnabry, Nico Williams, Ansu Fati, Cody Gakpo, Ousmane Dembélé ou quelque autre star du ballon rond, nous ne célébrons pas que la Suisse, l’Espagne, l’Allemagne, les Pays-Bas, la France. Nous célébrons aussi le Nigeria, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Ghana, la Guinée-Bissau, le Cap-Vert, le Cameroun, la RD Congo, le Togo, le Mali… Chacun fera les tris qui l’intéressent. Mais le sport ne devrait pas souffrir des distinctions entre les sportifs et leur histoire personnelle.

    D’aucuns vous rétorqueront qu’il s’agit, là, de citoyenneté, et qu’il n’y a pas à se prévaloir de ses origines plus ou moins lointaines pour se distinguer…

    Il se trouve que l’histoire de chacun a ses complexités. Combiens d’admirateurs de l’international espagnol Nico Williams savent qu’à leur arrivée en Espagne, les parents ghanéens de celui-ci ont d’abord été emprisonnés, pour cause d’absence de papiers, avant d’obtenir l’asile ? Le futur footballeur, lui, était en gestation, dans le ventre de sa mère. On les aurait renvoyés au Rwanda où dans un quelconque centre de tri, dans le désert, que cet excellent footballeur nous aurait manqué, hier, tant il a fait trembler la défense allemande, durant la première mi-temps du match qui opposait sa patrie, l’Espagne, à la Nationalmannschaft.

    Si le football est si plaisant à regarder, c’est parce que c’est un des rares milieux où l’on privilégie ce que valent les joueurs à l’endroit d’où ils viennent. Aucune histoire personnelle n’est banale.

    Nombre de leurs parents viennent des anciennes colonies. C’est donc le fruit de l’histoire. Pourquoi la réécrire ?

    De plus en plus de parents viennent de pays qui n’ont aucun lien historique ou colonial avec les nations dont leurs enfants portent le maillot. Un joueur d’origine nigériane, en Allemagne, n’est pas là parce que l’Allemagne a colonisé le Nigeria. Non, il est là parce que ses parents, un jour, ont choisi de s’installer en Allemagne, et que l’Allemagne les a accueillis. Qui remercier, sinon le peuple généreux qui a accueilli le père ?

    Il est exact qu’autrefois, la diversité dans les sélections se limitait à quelques ressortissants des anciennes colonies. Ainsi, recensait-on, dans l’équipe des Pays-Bas, nombre de joueurs originaires ou descendants de parents issus des îles que l’on appelait naguère les Antilles néerlandaises (Surinam, Aruba, etc.). L’Angleterre alignait, notamment, des joueurs venant pour la plupart de l’Empire britannique, du Commonwealth. C’est l’époque où Marius Trésor était pratiquement l’unique figure « black » de l’équipe de France. Dans l’équipe nationale belge, il y avait, comme encore parfois, aujourd’hui, des joueurs issus de pays comme la RDC, l’ex-Congo belge.

    Mais, ces dernières décennies, le lien historique a, presque partout, fait place à une tout autre diversité. Ils sont les enfants d’Africains établis dans les pays pour lesquels ils jouent, sans aucun rapport avec l’histoire coloniale. Parfois, ce sont des enfants de couples mixtes. Il arrive même que des jeunes enfants, nés dans un lointain pays d’Afrique, endossent le maillot (de la Suisse, par exemple), juste parce que leurs parents se sont établis dans la Confédération helvétique, après leur naissance. Tout cela fait un beau mélange, qui peut parfois déplaire, mais est aussi, souvent, merveilleux.

    Chronique de Jean-Baptiste Placca du 6 juillet 2024

  • Au Togo, un ministre déplore que la TVT « ne figure même pas dans les » chaînes offertes dans les hôtels?

    Au Togo, un ministre déplore que la TVT « ne figure même pas dans les » chaînes offertes dans les hôtels?

    Le ministre de la Culture et du Tourisme, dans un communiqué, regrette que « dans les lieux communs et dans les chambres des établissements de tourisme et assimilés (fassent) la part belle aux chaînes étrangères au détriment de la chaîne nationale d’information, la Télévision Togolaise (TVT) ».

    Et d’ajouter : « Il arrive qu’elle ne figure même pas dans les bouquets numériques offerts aux usagers desdits établissements ».

    Un communiqué surprise voire bizarre non ? En tout cas, pour le confrère Zeus Aziadouvo, Fondateur du journal Liberté, «On a tué la TVT aux dépens d’une chaîne de TV “perso-privée” ». « On se plaint quoi !!!», s’étonne le patron de presse.

  • Au Togo,  retrouvailles des membres de la chambre de commerce Europe

    Au Togo, retrouvailles des membres de la chambre de commerce Europe

    Les membres de la Chambre de Commerce Européenne au Togo (Eurocham Togo) se sont retrouvés le 28 Juin dernier, dans une ambiance conviviale pour discuter des thématiques de Responsabilité Sociétale des Entreprises.

    Une occasion parfaite qui a permis à la BB Lomé et TotalEnergies, deux de nos membres, de présenter les initiatives et pratiques qu’ils mettent en place pour le respect des principes sociaux, environnementaux et économiques du développement durable.

    Aujourd’hui il est plus qu’important de multiplier nos actions RSE en vue de contribuer à une meilleure qualité de vie des collaborateurs, de toutes personnes en contact avec les entreprises et de la communauté dans son ensemble.

    Fondamentalement, le développement du secteur privé d’un pays résulte de la dynamique entrepreneuriale locale, conjuguée aux investissements directs étrangers que le pays est à même d’attirer.

    Cela requiert non seulement des conditions-cadres de l’entrepreneuriat favorables, mais aussi, un climat des affaires propice à la fois au démarrage et à la croissance des entreprises ; et attractif vis-à-vis des investissements directs étrangers.

    Initiée sous une forme associative, en Juin 2019, à l’occasion du 1er Forum Togo-UE, la Chambre de commerce Européenne au Togo, en abrégée, CCET, encore appelée EUROCHAM-TOGO, est un puissant catalyseur de la croissance économique et un important promoteur des échanges industriels et commerciaux entre l’Europe et le Togo.

    Elle réunit les entreprises européennes au Togo et les sociétés togolaises ayant une relation économique avec les pays de l’Union Européenne pour former un cerveau collectif suffisamment mûr pour dégager des synergies et ainsi propulser la croissance du secteur privé européen au Togo.

    Source : Eurocham-Togo

  • Que vient faire Porteo, géant ivoirien du BTP, dans l’agrobusiness togolais ?

    Que vient faire Porteo, géant ivoirien du BTP, dans l’agrobusiness togolais ?

    Le groupe, qui s’est fait connaître dans les infrastructures routières, a annoncé une « diversification surprise » dans l’agro-alimentaire au Togo. Il s’est allié pour cela à une entreprise algérienne spécialisée… dans l’extraction minière.

    C’est une expansion que peu voyaient venir. Le groupe Porteo, spécialisé dans le BTP et l’immobilier, après s’être forgé une solide réputation dans les infrastructures routières en Côte d’Ivoire, au Bénin et au Togo, lance de nouvelles activités dans l’agrobusiness togolais. Son président directeur général (PDG), Hassan Dakhlallah, s’est allié à Djamel Graïne, qui avait lancé en 2016 la Maison du…

    La suite sur jeuneafrique.com

  • Togo: des acteurs de la société civile et de l’opposition réunis à Lomé contre la nouvelle Constitution

    Togo: des acteurs de la société civile et de l’opposition réunis à Lomé contre la nouvelle Constitution

    À Lomé, ce 30 juin 2024, des organisations de la société civile et des partis d’opposition ont donné rendez-vous à la population pour protester contre la Constitution promulguée le 6 mai 2024. Dans cette nouvelle Constitution, le président de la République a un rôle honorifique. C’est le président du Conseil des ministres qui concentre désormais le pouvoir exécutif.

    Au Togo, les organisations de la société civile et de l’opposition sont toujours vent debout contre la nouvelle Constitution. Une nouvelle Constitution promulguée par le président de la République le 6 mai 2024 qui continue donc de susciter des remous.

    Ces organisations et plusieurs formations de l’opposition ont donné rendez-vous à la population au centre-ville de Lomé pour la sensibiliser. Une foule en attente d’information a répondu à l’appel.

    Le temps d’un après-midi, le terrain de jeu est devenu un terrain qui porte la colère de citoyens togolais, comme Bertin. Il est étudiant à l’université de Lomé et appelle à une prise de conscience face à la situation dans laquelle est plongée le pays. Selon lui, il faut poursuivre le travail d’information auprès de la population. « Nous sommes missionnaires et notre mission est désormais d’éveiller les consciences encore endormies, d’encourager les consciences éveillées, et de combattre pour la justice et la liberté », lance-t-il.

    « Nous allons faire barrage contre la forfaiture »

    Syndicats et individus ont exprimé leur indignation face la modification de la Constitution et accusent le pouvoir d’avoir agi sans concertation.

    Les autorités togolaises avaient organisé des rencontres avec des associations et les chefs traditionnels pour expliquer le projet. Mais cette nouvelle Constitution est inacceptable réaffirme, le premier porte-parole du Front citoyen Togo-debout, le professeur David Dosseh : « Le changement de Constitution qui a été élaboré au Parlement, en violation des dispositions constitutionnelles et qui nous impose un régime soi-disant parlementaire, mais qui cache tout simplement une volonté d’un régime de s’éterniser, de ne jamais accepter une alternance, voilà la réalité contre laquelle nous avons décidé de continuer le combat. »

    Le porte-parole de Togo Debout assure que de grandes manœuvres ont commencé au sein de l’opposition avant de conclure : « Nous allons faire barrage contre la forfaiture. »

    Pour rappel, la nouvelle Constitution promulguée par le président Faure Gnassingbé a été publiée le 21 mai, peu avant l’installation de l’Assemblée nationale issue des élections législatives du 29 avril. Les députés, élus pour un mandat de 6 ans, ont inauguré la Vᵉ République togolaise, un régime désormais parlementaire, dans lequel il n’y a plus d’élection présidentielle au suffrage universel direct. Dans cette Vᵉ République, le président du pays a un rôle honorifique. Le pouvoir exécutif est entre les mains d’un président du Conseil des ministres. Cette fonction revient au chef du parti majoritaire à l’Assemblée, à l’issue des élections législatives.

    Source: Rfi

  • Etats-Unis: Biden confronté à un choix historique

    Etats-Unis: Biden confronté à un choix historique

    L’état dans lequel se trouvait le président sortant des États-Unis, ce jeudi, est un cadeau inespéré pour son tristement célèbre prédécesseur et adversaire. L’option d’un retrait serait un service à son peuple et à l’humanité. En politique, il faut, parfois, savoir perdre un peu, pour gagner l’immortalité.

    Joe Biden, qui s’embrouille dans ses réponses, mais refuse obstinément d’accepter que ses forces l’abandonnent, au point d’offrir les clés de la Maison Blanche à un Donald Trump incapable d’accepter une défaite électorale, et qui, à coups d’affirmations fantaisistes, prend de surprenantes libertés avec la vérité. Tel était le décor du premier débat de la présidentielle de novembre prochain, aux États-Unis. Quels signaux reçoit ainsi l’Afrique de la démocratie américaine ?

    Depuis que Donald Trump a lâché ses partisans à l’assaut du Capitol, en janvier 2021, la démocratie américaine a cessé d’impressionner en Afrique. Trump a même failli rabaisser les États-Unis au rang de ces républiques bananières que lui-même méprise tant. Il n’empêche. Bien des tares, que l’on déplore régulièrement dans la vie politique, en Afrique, ne paraissent plus improbables, en Amérique ou dans certaines grandes démocraties. Ainsi, lorsque Joe Biden, manifestement diminué, sans plus assez de lucidité pour admettre qu’il serait peut-être temps pour lui de passer la main, certains, en Afrique, se demandent ce qui le différencie de Robert Mugabe, même s’ils n’ont rien en commun, dans la pratique du pouvoir. Quant à Donald Trump, qu’aurait l’aplomb avec lequel il assène les approximations à envier à certains despotes d’Afrique ou d’ailleurs ?

    Le pire, ici, est que Biden, inconsciemment, est en train de faciliter le retour de Trump à la Maison Blanche. Ce serait l’ultime preuve que très peu de démocraties, aujourd’hui, sont à l’abri d’un recul brutal. Surtout dans un monde où nombre d’électeurs, d’insatisfactions en déceptions dues aux politiciens, n’hésitent plus à faire, quand bon leur semble, un usage capricieux de leur bulletin de vote.

    Aux États-Unis, au moins, certains leaders amis de Biden disent tout haut qu’il serait bon qu’il s’éclipse…

    Mais, comme en Afrique, il est aussi des partisans ou courtisans qui n’osent pas dire la vérité à ce leader qui sombre dans un naufrage évident. Par tendresse ou par calcul, certains tentent de faire croire qu’il pourrait, demain, retrouver la vigueur qu’il faut pour rassurer les Américains. Et pourtant, à vue d’œil, celle-ci l’abandonne, de jour en jour. C’est comme cela qu’en Afrique, des dirigeants fatigués, sinon finis, s’accrochent, envers et contre tout. Certes, aux États-Unis, les institutions fonctionnent. Mais les questionnements qui découlent du débat de ce jeudi n’interpellent pas que le présent. C’est aussi, surtout l’avenir qui est en cause. Et l’on imagine comment Joe Biden pourrait, durant les quatre prochaines années, retrouver la vigueur qui semble l’abandonner jour après jour. Après tout, aux États-Unis, le président de la République est d’abord le commandant en chef des armées. Convenir qu’il est durablement diminué n’est pas de la malveillance, mais juste ne pas parier sur l’incertitude, par rapport aux charges de leader du monde libre.

    Et c’est ici que ce qui peut être considéré comme un problème typiquement américain devient une source de cauchemars pour la planète. Dans son déni de tout, Donald Trump a laissé croire que Biden était en train de précipiter l’humanité vers une troisième guerre mondiale. Et si c’était lui-même, au cas où il retournerait à la Maison Blanche ? Joe Biden, en cédant la place à un candidat plus solide, rendrait un service à son peuple, et à la terre entière, dans un monde guetté par tant de dangers.

    Barack Obama a pourtant fait valoir que les débats décevants font partie de la vie politique.

    Un débat voulu et longuement préparé par Biden. Ses propres médecins ne peuvent assurer que le naufrage du temps l’épargnera moins au fil de la campagne. Ni même si l’un et l’autre arriveront à l’élection. Se convaincre qu’il y aura des jours meilleurs, c’est se mentir. Et c’est au nom de tous que parlent tous ceux qui demandent aux démocrates de se trouver un candidat plus convaincant. Et s’il avait le courage de l’accepter, Joe Biden pourrait entrer dans l’Histoire, comme y est entré, pour toujours, Lyndon Baines Johnson, en renonçant à un second mandat qui aurait mis parti en lambeaux. Les Américains, aujourd’hui encore, considèrent « LBJ » comme un des plus grands présidents de l’histoire des États-Unis d’Amérique. En politique, il faut, parfois, savoir perdre un peu, pour gagner l’immortalité.

    À Joe Biden, comme à Donald Trumps, on a envie de dédier ces quelques injonctions, tirées de l’hymne de l’Empire du Wassoulou, dans l’actuel Mali : « Si tu ne peux organiser, diriger et défendre le pays de tes pères, fais appel aux hommes plus valeureux ».

    Chronique de Jean-Baptiste Placca du 29 juin 2024

  • Election CCI-Togo: voici la liste des candidats retenus

    Election CCI-Togo: voici la liste des candidats retenus

    Le dimanche 30 juin se déroulera l’élection à la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo). La commission électorale a rendu publique la liste des candidats dans le starting-block.

    Qui sont-ils? La réponse dans le fichier ci-après:

  • Au Togo, Fessou Placca regrette le départ de Paulo Duarte

    Au Togo, Fessou Placca regrette le départ de Paulo Duarte

    Euloge Mèmè Placca Fessou fait partie des internationaux qui regrettent que le sélectionneur national ait quitté son poste trois ans après son arrivée dans le nid des Eperviers.

    Paulo Daurte n’est plus le patron des Eperviers. Il a démissionné de ses responsables et cédé dans la foulée aux sirènes des pétrodollars saoudiens. Un départ diversement apprécié selon que l’on soit proche ou contre le technicien portugais.

    « Merci, pour tous ces moments passés avec vous Coach. Votre apport pour moi, ainsi qu’à l’équipe a été énorme aussi bien sûr qu’en dehors du terrain. On a grandi et franchi des paliers avec vous, aussi bien personnellement que collectivement! »,retient l’Epervier.

    Et d’ajouter : « Merci pour vos conseils et votre confiance durant cette période. Ce fut un réel plaisir d’avoir évolué sous vos ordres chef.  Un grand homme! Mes respects.

    Bonne chance pour la suite à vous tous, Narcisse, Pedro, Bruno et Bruno… Merci à tous ».

    La Fédération togolaise de football est à la recherche d’un nouveau sélectionneur. Qui pour remplacer l’ancien sélectionneur des Eperviers ? La réponse dans un nouvel article à venir.

  • France-Devine qui vient dîner?…

    France-Devine qui vient dîner?…

    Dans ce monde où plus aucun peuple ne se suffit à lui, tout seul, des rapports apaisés, mutuellement profitables, sont, de loin, plus intéressants que les tensions permanentes, qui transforment peu à peu certains peuples du continent en parias.

    Ce n’est certainement pas la destination vers laquelle les Sénégalais s’attendaient à voir leur nouveau président se diriger pour sa première sortie hors d’Afrique. Bassirou Diomaye Faye était, cette semaine, à Paris. Au Forum mondial pour l’innovation et la souveraineté vaccinales, mais aussi pour une première rencontre avec son homologue français, Emmanuel Macron. N’est-ce pas plutôt surprenant ?

    Pourquoi le serait-ce ? L’opposant est désormais un chef d’État, élu par son peuple. Il n’a ni volé les élections ni braqué quelque fourgon. Et, jusqu’à nouvel ordre, la France est un des principaux partenaires de son pays. Il était donc véritablement dans son rôle de chef d’État, à Paris, et c’est bien mieux, pour le Sénégal, que s’il avait pris prétexte des petites inimitiés passées avec Emmanuel Macron pour oublier d’assumer sa charge. Après tout, il s’agissait bien de vaccins ! Et, pour son peuple, pour sa patrie, il était bien qu’il soit là. D’autant que toute l’Afrique aime contempler les premiers pas, sur la scène internationale, de ces dirigeants auréolés d’une réelle légitimité du suffrage universel. Aux imposteurs et autres usurpateurs, qui aiment tant ravir la vedette aux peuples du continent, les Africains ont déjà donné !

    Dans bien des pays, la mode, aujourd’hui, est d’être sur le ring avec tous ceux que l’on n’aime pas ou que l’on déteste. Etre en guerre contre toute la terre est, pour certains, un stimulant ! Comme si, pour exister, il leur fallait toujours affronter quelqu’un. Ou alors, ils somment les autres de les aimer et de les respecter, en oubliant, eux-mêmes, d’inspirer le respect.

    Les Sénégalais ne risquent-ils pas d’assimiler ce séjour parisien à une forme de ralliement ou de capitulation ?

    Ni ralliement ni capitulation. Chinois et Américains ne s’aiment, par exemple, pas ! Enfin, pas vraiment. Mais ils discutent et échangent en permanence. Et, pendant longtemps, les Chinois ont même figuré parmi les plus gros détenteurs de bons du Trésor américain. Si les États-Unis avaient été une entreprise cotée en bourse, une part considérable des actions de ladite société serait détenue par la Chine. Oui, les États peuvent faire affaire sans s’aimer d’amour fou ! Et si le besoin de sans cesse toiser quelqu’un, pour montrer que l’on existe, trahissait juste un pitoyable manque de confiance en soi ? La France est, pour le Sénégal, un partenaire de toujours, comme il en compte d’autres, et peut s’en trouver d’autres encore. Mais à quoi sert-il de rompre avec certains, pour, ensuite, se retrouver dans une posture encore moins confortable avec d’autres, qui, eux aussi, ont leur part d’impérialisme, de dédain, sinon de brutalité ? Tant de peuples prospèrent, aujourd’hui, en n’ayant que des amis, quitte à doser leur proximité avec tel ou tel, au gré des circonstances.

    Venant du corps de l’État d’où ils viennent, Diomaye Faye et Ousmane Sonko savent tout du déséquilibre, depuis des lustres, de la balance des paiements du Sénégal. Peut-être cela changera-t-il avec la manne pétrolière et gazière. En attendant, se couper d’une des sources traditionnelles de soutien ne serait qu’une aventureuse carence de lucidité, que ne peut justifier aucune rancune du passé.

    Une frange de leurs militants voudra pourtant comprendre pourquoi leur président, soudain, est si conciliant…

    Parce qu’il est, justement, président du Sénégal, et plus uniquement des seuls militants qui répondaient naguère à leurs appels à la rue. Autant les invectives et autres discours d’hostilité peuvent, éventuellement, servir pour conquérir le pouvoir, autant pour exercer ce pouvoir au mieux des intérêts de son peuple, l’on se doit de garder, en toutes circonstances, le sens de la mesure, l’esprit de responsabilité. Ceux qui ont soif de palabres et d’ennemis jurés pour avancer trouveront, dans le communiqué conjoint publié à la suite de la rencontre Diomaye Faye-Macron, les mots qui montrent que leur président a été traité avec respect, et que l’avenir de la relation se concevra dans un respect mutuel. Le Sénégal pourrait même en tirer de nouveaux avantages, certainement plus intéressants que les tensions permanentes, qui transforment peu à peu certains peuples du continent en parias, dans ce monde où plus aucun peuple ne se suffit à lui, tout seul.

    Chronique de Jean-Baptiste Placca du 22 juin 2024

  • La Chronique de Yves de Fréau : Paolo Duarte et sa démission attendue mais, surprenante, qui a une raison…

    La Chronique de Yves de Fréau : Paolo Duarte et sa démission attendue mais, surprenante, qui a une raison…

    Paolo Duarte a jeté l’éponge ! Le Portugais Paolo Duarte, qui a perdu contre les Léopards de la RDC (1-0) à Kinshasa, après avoir été mis en échec (1-1), au Stade de Kegue, face au Soudan du Sud, en éliminatoires de la Coupe du Monde des 3e et 4e journées, vient de démissionner. Ceci est un communiqué signé du président de la Fédération Togolaise de Football, à lire sous dessous…

    Le Comex a pris acte de la démission du sélectionneur

    « Le Comité Exécutif de la Fédération Togolaise de Football (FTF) informe l’opinion nationale et internationale, ainsi que le public, les supporters et les partenaires, de la décision de Monsieur Paulo Rebelo Duarte, entraîneur – sélectionneur de l’équipe nationale A du Togo (EPERVIERS), de résilier son contrat de travail ce 20 juin 2024.

    Le Comité Exécutif regrette cette décision, mais en prend acte et tient à lui exprimer sa gratitude pour son travail, son engagement et son professionnalisme durant les années de collaboration.

    La FTF lui souhaite beaucoup de succès dans ses projets futurs.

    La Fédération Togolaise de Football travaille en concertation au recrutement d’un nouveau sélectionneur des Éperviers.

    Fait à Lomé, le 21 juin 2024

    Le Président ».

    Ainsi, la FTF, annonce le vendredi 21 juin 2024, la démission du sélectionneur national, qui jette l’éponge trois années après avoir foulé le sol du pays des Gnassingbé. L’homme âgé aujourd’hui de 54 ans, et est venu entreprendre la reconstruction inachevée de Claude Le Roy, n’a non pu achever cette fameuse…reconstruction.

    Des spéculations et interrogations, puis, la raison de la démission du Portugais

    Peu de Togolais, sans se poser de questions sur les raisons de ce qui a motivé la démission de Paolo Duarte, beaucoup d’autres y réagissent positivement par rapport… Pour votre Chroniqueur, qui se fonde sur les Saintes Ecritures dès fois, et dans Proverbes 13-15,2 Corinthiens 5, il a cru reviser cette phrase : « Qui veille sur ses paroles préserve sa vie,

    mais celui qui ouvre grand la bouche court à sa ruine ». Juste pour rappeler à l’opinion nationale et internationale que l’intervention du sélectionneur du Togo, le jour de sa conférence de presse au siège de l’instance nationale du football du Togo, était probablement la première raison.

    L’explication de Paolo Duarte, sur le peu (2) de joueurs locaux dans sa sélection pour les deux rencontres à domicile face au Soudan du Sud, et contre la RDC à Kinshasa, devant la RDC, étant supposée hautement suffisante. Pour le faire quitter ses fonctions, lui qui, n’avait pas hésité à justifier ses choix lors de la conférence de presse. Affirmant que : « Il y a de bons joueurs au Togo, mais les meilleurs sont à l’extérieur. J’ai le devoir de convoquer les meilleurs du moment en sélection », Dans une tentation de dédouaner le technicien portugais relatif à ses propres propos, le poète a donc fait appel à la mission à lui confiée par les autorités nationales. Du moins, jusqu’à une certaine fin des qualifications de la CAN 2026.

    Un renouvellement de contrat acté par les autorités, puis, des spéculations après trois ans…

    On se rappelle que c’est ensemble que les autorités nationales, Dr Lili Bessi-Kama (ministre des Sports et des Loisirs) et le Colonel Guy Kossi Akpovy (président de la FTF) ont reçu et paraphé le renouvellement du contrat de Paolo Duarte. Avec pour principale mission, de qualifier les Eperviers du Togo, pour la CAN 2026. Et de faire des éliminatoires honorables de la Coupe du Monde. A la démission du technicien portugais, l’une, la dame, ministre des Sports, a exprimé sa gratitude au sélectionneur suite à sa démission à la tête des Eperviers. « Suite à la démission du sélectionneur Paulo Duarte, je tiens à le féliciter pour le travail remarquable qu’il a entrepris avec les Éperviers et qui augure d’un lendemain meilleur pour notre équipe », a posté Dr Lidi Bessi-Kama sur sa page Facebook.

    Au même moment, la FTF a dû prendre acte tout en « lui exprimant sa gratitude pour son travail, son engagement et son professionnalisme durant les années de collaboration ». Quelques réactions venues de certains internautes, ont accompagné la résiliation du contrat de Paolo Duarte. Telles que celle de Mensah Sewa, qui estime que « C’est vraiment triste qu’il s’en aille comme ça ». Selon Cyrille Ametepe, c’est plutôt « Alléluia ! ». Et « Bonne nouvelle » pour Alareluwa Beneori. Quant à Prince-Yves Medzago, il s’est exclamé « Dieu soit loué ! Il a fait tout ce qu’il pouvait mais ça ne prend pas. Courage à lui ! ». Stephen Zutu de son côté, pense que « Paolo Duarte a fait un travail remarquable, mais je suis content de sa décision », parallèlement à Alecxandre, qui « propose le coach Nibombe Daré ».

    Finalement, le motif de la démission du sélectionneur, assorti de propositions…

    Dans cette foulée, un Epervier du nom de David Henen, a pensé rendre hommage à son entraineur sur les réseaux sociaux en ces termes : « Paulo Duarte mon grand ami et mon coach, merci pour tout. Je te souhaite le meilleur pour la suite ». Déjà qu’on annonce l’ancien sélectionneur du Togo, dans un club du Soudan, ceci est finalement l’une des principales raisons de la démission du technicien portugais. Ce qui veut dire au finish que le sélectionneur Paulo Duarte a officiellement quitté les Éperviers du Togo le 20 juin dernier. Seulement 24 heures après avoir démissionné de son poste à la tête de la sélection togolaise, le technicien portugais s’est envolé pour l’Arabie Saoudite. Pour servir un club… Le TT

    Togo, sans sélectionneur, la solution proposée par un compatriote avisé, pourrait être ce groupe de 5 anciens internationaux : Nibombe Daré, comme sélectionneur ; Kader Mohamed Coubadja, comme premier adjoint ; Abalo Jean-Paul, en qualité de second adjoint ; Sheyi Emmanuel Adebayor, comme coordinateur ; Kossi Agassa, coach des goals ; et Serge Akakpo, Manager.

    Chronique d’Yves de Fréau

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