Auteur/autrice : La Rédaction

  • Entrepreneuriat : à DIKETI 2026, Helly Gbéné appelle à transformer les richesses locales en moteurs de croissance

    Entrepreneuriat : à DIKETI 2026, Helly Gbéné appelle à transformer les richesses locales en moteurs de croissance

    Face à des milliers de jeunes entrepreneurs réunis à DIKETI 2026, le CEO du Cabinet IF&C Togo a défendu une vision ambitieuse de l’entrepreneuriat fondée sur la transformation locale, l’innovation agricole et l’économie verte pour accélérer la création de richesses et d’emplois au Togo.

    À l’occasion de l’édition 2026 de DIKETI, l’un des plus grands rendez-vous de l’écosystème entrepreneurial togolais, Helly Gbéné, CEO du Cabinet IF&C Togo, a animé un atelier consacré à la transformation locale, à l’agriculture moderne et à l’économie verte. Devant plusieurs centaines de jeunes entrepreneurs, de porteurs de projets et de professionnels, il a partagé une vision axée sur la valorisation des ressources nationales afin de bâtir des entreprises plus compétitives et créatrices de valeur.

    Miser sur la transformation locale

    Au cœur de son intervention, Helly Gbéné a plaidé pour un changement de paradigme économique. Selon lui, le Togo ne peut plus se contenter d’exporter ses matières premières à l’état brut s’il souhaite accélérer son développement économique.

    L’expert a expliqué que chaque étape de transformation, qu’il s’agisse du tri, du séchage, de la mouture, du conditionnement ou encore de la labellisation, permet d’accroître considérablement la valeur marchande des produits agricoles. Cette dynamique favoriserait non seulement une meilleure rémunération des producteurs, mais aussi la création d’emplois qualifiés, notamment pour les jeunes diplômés et les artisans spécialisés.

    Une agriculture plus moderne et plus compétitive

    L’atelier a également mis l’accent sur les mutations indispensables du secteur agricole. Helly Gbéné a présenté plusieurs leviers susceptibles d’améliorer durablement les performances des filières togolaises, parmi lesquels l’irrigation, la mécanisation, l’utilisation des technologies numériques, l’amélioration des infrastructures de stockage ainsi que le respect des normes de qualité.

    Selon lui, ces investissements constituent des conditions essentielles pour permettre aux produits agricoles togolais de gagner en compétitivité sur les marchés nationaux et sous-régionaux.

    L’économie verte, un levier d’investissement

    Les échanges ont par ailleurs accordé une place importante aux opportunités offertes par l’économie verte. L’intervenant a souligné que les initiatives intégrant les énergies renouvelables, la valorisation des déchets, les emballages biodégradables ou encore les principes de l’économie circulaire répondent désormais aux nouvelles exigences environnementales tout en attirant davantage les partenaires techniques et financiers.

    Pour Helly Gbéné, ces secteurs représentent des niches de croissance capables de générer des activités économiques durables tout en préservant les ressources naturelles.

    Des outils concrets pour des projets bancables

    Au-delà des exposés théoriques, la conférence s’est voulue résolument pratique. Les participants ont été initiés aux méthodes de conception de projets bancables, depuis l’identification des opportunités jusqu’à l’élaboration d’un modèle économique crédible. Plusieurs études de cas, adaptées aux réalités des différentes régions du Togo, ont illustré les perspectives de développement dans les filières du café, du cacao, du soja, du riz, du maraîchage, de la pêche, des céréales et du karité.

    En rassemblant près de 5 000 acteurs autour de la création de valeur locale, DIKETI 2026 confirme son ambition de s’imposer comme une plateforme de référence pour l’innovation entrepreneuriale et l’investissement au Togo. À travers son intervention, Helly Gbéné a lancé un appel aux entrepreneurs à faire de la transformation locale un véritable levier de croissance économique, de création d’emplois et de prospérité durable pour le pays.

  • Kara célèbre l’art contemporain : Kokou Ekouagou illumine un vernissage aux accents internationaux

    Kara célèbre l’art contemporain : Kokou Ekouagou illumine un vernissage aux accents internationaux

    Le vernissage d’une exposition collective, dénommée “Expo Kar’ARTS Evala ” (du 11 au 18 Juillet 2026), organisé ce dimanche 12 juillet 2026 à Hôtel Colline d’Or de Kara a rassemblé artistes, amateurs d’art et acteurs culturels autour d’une célébration de la création contemporaine togolaise. Parmi les figures les plus attendues, le plasticien Kokou Ekouagou s’est particulièrement distingué par la force de sa démarche artistique et son rayonnement international.

    Dans une ambiance conviviale et empreinte d’émotion, le public a découvert les œuvres de plusieurs artistes réunis pour cette exposition collective, sous le commissariat de Marlène Hue. L’événement, organisé à Kara, s’inscrit dans une dynamique de promotion des arts plastiques et de rapprochement entre les créateurs et le grand public.

    Au cœur de cette rencontre artistique, Kokou Ekouagou a une nouvelle fois confirmé son statut de référence de l’art contemporain togolais. Artiste plasticien au parcours international, il développe une pratique qui mêle peinture, sculpture, photographie, installation et performance. Son travail explore les questions d’identité, de mémoire, de multiculturalisme et de dialogue entre les peuples, des thématiques qui lui ont valu une reconnaissance bien au-delà des frontières du Togo.

    « À travers cette série de peintures en techniques mixtes, je propose une immersion dans l’univers de la chasse traditionnelle du peuple kabiyè, non comme une simple pratique de subsistance, mais comme un patrimoine vivant où se rencontrent histoire, spiritualité, transmission et identité culturelle », souligne celui qui est également le président de l’association Collectif fragments nomades.

    Et d’enchaîner : « Mon langage plastique ne cherche pas à illustrer fidèlement les événements. Il en restitue plutôt les émotions, les symboles et les résonances, afin de faire dialoguer la mémoire collective avec une expression artistique contemporaine. »

    Les visiteurs ont salué la richesse des œuvres exposées ainsi que la profondeur des messages qu’elles véhiculent. À travers son univers visuel, Kokou Ekouagou invite le spectateur à une réflexion sur la condition humaine, les échanges culturels et les valeurs du vivre-ensemble, faisant de l’art un véritable langage universel.

    À travers LAKING (quand l’art transcende la tradition), l’artiste multiprimé exhorte  le public « à découvrir une tradition qui continue de façonner l’identité du peuple kabyè et à réfléchir à la place du patrimoine culturel dans notre monde actuel. » Chacune des huit (8) tableaux qu’il a présentés explorent « une étape ou une dimension de cet héritage ancestral », c’est-à-dire « la mémoire des ancêtres, l’initiation des jeunes, les rites de protection, la vie communautaire, l’accession au statut de chasseur et les célébrations qui consacrent le lien entre l’homme, la nature et les forces invisibles. »

    Ce vernissage confirme également la volonté de faire de Kara une scène culturelle de plus en plus dynamique. En réunissant des artistes de renom et un public varié, cette exposition contribue à valoriser le patrimoine artistique togolais tout en offrant une vitrine à des créateurs dont le talent continue de porter haut les couleurs du pays sur la scène internationale.

  • Grossesses précoces et IST en milieu scolaire : les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV déclarent la riposte nationale depuis Kara

    Grossesses précoces et IST en milieu scolaire : les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV déclarent la riposte nationale depuis Kara

    Kara a servi de point de départ, samedi 11 juillet 2026, à une vaste campagne nationale de sensibilisation contre les grossesses précoces et les infections sexuellement transmissibles (IST) en milieu scolaire. Portée par les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV, cette initiative ambitionne de faire des établissements secondaires togolais des espaces de prévention, de responsabilité et de réussite pour les jeunes.

    La Grande salle du Palais des Congrès de Kara a accueilli le lancement officiel de la campagne nationale « Zéro grossesse et IST dans mon établissement », une initiative inscrite dans le cadre du déploiement des Clubs Santé SOS DOCTEUR TV dans les établissements secondaires du Togo. La cérémonie a mobilisé un large éventail d’acteurs du système éducatif et sanitaire, témoignant de l’importance accordée à la protection de la jeunesse.

    Autour des responsables de SOS DOCTEUR TV se sont retrouvés des autorités administratives, éducatives, sanitaires et traditionnelles, des chefs d’établissements, des enseignants, des encadreurs des Clubs Santé ainsi que de nombreux élèves et étudiants. Tous ont réaffirmé leur volonté commune de lutter contre les grossesses précoces et les infections sexuellement transmissibles, deux défis qui continuent d’affecter le parcours scolaire de nombreux jeunes.

    Au Togo, comme dans plusieurs pays de la sous-région ouest-africaine, les grossesses en milieu scolaire demeurent une préoccupation majeure. Elles sont souvent à l’origine de décrochages scolaires, compromettent l’avenir académique et professionnel des jeunes filles et peuvent entraîner des conséquences sanitaires, sociales et économiques importantes. Les IST, quant à elles, représentent également un enjeu de santé publique qui appelle une meilleure sensibilisation des adolescents.

    Face à cette réalité, les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV misent sur une approche éducative fondée sur l’information, la prévention et la responsabilisation des élèves. La campagne entend promouvoir l’éducation à la santé sexuelle et reproductive, encourager l’adoption de comportements responsables et renforcer les valeurs citoyennes auprès des jeunes.

    L’un des piliers du projet consiste à faire des élèves eux-mêmes des acteurs du changement. Les membres des Clubs Santé auront pour mission de sensibiliser leurs camarades, de diffuser les bonnes pratiques en matière de santé et de promouvoir des choix favorables à la poursuite des études. L’objectif est de créer, au sein des établissements scolaires, un réseau de jeunes ambassadeurs capables d’influencer positivement leur environnement.

    Les initiateurs de la campagne rappellent toutefois que la réussite d’une telle démarche ne peut reposer uniquement sur les élèves. Ils plaident pour une implication concertée des parents, des enseignants, des professionnels de santé, des autorités publiques, des partenaires techniques et financiers ainsi que des communautés locales. Selon eux, seule une mobilisation collective permettra de réduire durablement les grossesses précoces et les IST en milieu scolaire.

    Au cours de la cérémonie, un hommage appuyé a été rendu au Professeur Serge Michel Kodom, président fondateur d’AIMES-AFRIQUE et de SOS DOCTEUR TV, pour son engagement en faveur de la santé communautaire et du bien-être des jeunes. Les organisateurs ont également exprimé leur gratitude aux autorités administratives, éducatives et sanitaires pour leur accompagnement dans la mise en œuvre de cette initiative nationale.

    En clôturant la cérémonie, les responsables de la campagne ont invité les élèves à devenir les premiers défenseurs de leur santé et de leur avenir. À travers « Zéro grossesse et IST dans mon établissement », les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV affichent l’ambition de bâtir des écoles où chaque apprenant peut poursuivre son cursus dans un environnement sécurisé, propice à son épanouissement et à la réalisation de ses ambitions.

  • Football : Jayden Adams s’éteint à 25 ans, l’Afrique du Sud sous le choc

    Football : Jayden Adams s’éteint à 25 ans, l’Afrique du Sud sous le choc

    Quelques jours seulement après avoir représenté son pays à la Coupe du monde 2026, le milieu de terrain sud-africain Jayden Adams est décédé, selon plusieurs médias locaux. Les circonstances de sa disparition n’ont pas été rendues publiques.

    Le football sud-africain est frappé par une tragique nouvelle. D’après plusieurs médias sud-africains, Jayden Adams, milieu de terrain de Mamelodi Sundowns et international des Bafana Bafana, est décédé à l’âge de 25 ans, quelques jours après la fin de la Coupe du monde 2026.

    Le joueur avait participé aux trois rencontres de la phase de groupes de la sélection sud-africaine lors du tournoi mondial, contribuant au parcours de son équipe avant son élimination.

    L’annonce de son décès a été confirmée par son mentor, Brendine Johnson, qui s’est dit profondément bouleversé. « Personne ne s’y attendait. J’ai eu une longue conversation avec lui jeudi. Il était très enthousiaste à l’idée de revenir après la Coupe du monde », a-t-il déclaré au média spécialisé Soccer Laduma.

    À ce stade, aucune communication officielle n’a précisé les circonstances de la disparition du joueur. Les autorités compétentes et les proches de Jayden Adams ne se sont pas encore exprimés publiquement sur les causes de son décès.

    Considéré comme l’un des jeunes talents prometteurs du football sud-africain, Jayden Adams s’était progressivement imposé au sein de Mamelodi Sundowns et avait gagné la confiance du staff technique des Bafana Bafana. Sa disparition suscite une vive émotion dans le monde du football, où de nombreux hommages commencent à affluer sur les réseaux sociaux.

    En attendant d’éventuelles précisions officielles, le football africain pleure la perte prématurée d’un joueur dont la carrière semblait encore promise à un bel avenir.

  • Marché public : l’ARCOP stoppe la procédure du ministère de l’Agriculture

    Marché public : l’ARCOP stoppe la procédure du ministère de l’Agriculture

    Saisie d’un recours introduit par une entreprise candidate, l’Autorité de Régulation de la Commande Publique (ARCOP) a décidé de suspendre à titre conservatoire une procédure de passation de marché du ministère de l’Agriculture. Le temps d’examiner le dossier sur le fond.

    L’Autorité de Régulation de la Commande Publique (ARCOP) a ordonné la suspension provisoire d’une procédure de passation de marché engagée par le ministère de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources animales et de la Souveraineté alimentaire (MAPRASA). Cette mesure intervient à la suite d’un recours déposé par les Ets ESTHER SOLUTION, contestant les résultats provisoires d’une consultation.

    Le différend porte sur la demande de renseignement de prix n°0381/2026 relative à l’acquisition d’équipements destinés à des magasins de stockage dans la zone 4 du Projet d’aménagement des terres agricoles de la plaine de l’Oti (PATA-OTI). Après la publication des résultats provisoires, l’entreprise requérante a estimé que son offre avait été écartée de manière injustifiée et a engagé les voies de recours prévues par la réglementation.

    Selon les éléments disponibles, un recours gracieux a d’abord été adressé au ministère compétent. Celui-ci a été rejeté le 30 juin 2026. Dans le délai légal prévu par les textes, l’entreprise a ensuite saisi le Comité de règlement des différends (CRD) de l’ARCOP.

    Après avoir examiné la recevabilité de la requête, le CRD a considéré que celle-ci répondait aux exigences de la loi n°2021-033 du 31 décembre 2021 relative aux marchés publics et du décret n°2022-080/PR portant Code des marchés publics. Il a, en conséquence, prononcé la suspension immédiate de la procédure jusqu’à ce qu’une décision soit rendue sur le fond.

    Cette mesure conservatoire ne constitue pas une remise en cause de la régularité de la procédure ni une reconnaissance du bien-fondé des arguments avancés par l’une ou l’autre des parties. Elle vise à préserver les droits des acteurs concernés pendant l’instruction du dossier.

    Cette affaire met en lumière les mécanismes de recours prévus par le cadre juridique togolais en matière de commande publique. Elle rappelle également le rôle de l’ARCOP dans le contrôle des procédures et dans la promotion des principes de transparence, d’égalité de traitement des candidats et de concurrence loyale.

  • Meeting du CNCC à Vogan : le rendez-vous annoncé pour le 12 juillet reporté au 26 juillet

    Meeting du CNCC à Vogan : le rendez-vous annoncé pour le 12 juillet reporté au 26 juillet

    Le meeting citoyen que le Conseil national de coordination citoyenne (CNCC) prévoyait d’organiser le 12 juillet 2026 à Vogan n’aura finalement pas lieu à cette date. L’information a été rendue publique par L’École des Patriotes, à travers une déclaration signée par Baldwin Céleste O’, qui annonce un report de la rencontre au 26 juillet 2026.

    Selon ce communiqué, le report serait motivé par l’occupation de la place publique retenue pour le rassemblement, en raison de funérailles programmées le même jour. Les auteurs de la déclaration soulignent que le meeting avait été annoncé plusieurs semaines auparavant, tout en laissant aux citoyens le soin d’apprécier les circonstances ayant conduit à ce changement de calendrier.

    Malgré ce report, L’École des Patriotes affirme que la mobilisation demeure intacte. Dans son message, le mouvement invite ses sympathisants à considérer ces deux semaines supplémentaires comme une période consacrée à la préparation, à l’organisation et à la sensibilisation des citoyens.

    Le texte insiste également sur l’importance de la discipline, de la cohésion et de la mobilisation pacifique. Les responsables appellent leurs partisans à éviter « le découragement, la colère et la provocation », tout en privilégiant une démarche qu’ils présentent comme fondée sur l’organisation et la persévérance.

    La déclaration encourage par ailleurs les citoyens à poursuivre les actions de sensibilisation dans les quartiers, les villages, les marchés, les établissements d’enseignement, les lieux de travail ainsi qu’au sein de la diaspora, en vue du rendez-vous désormais fixé au 26 juillet à Vogan.

    À ce stade, aucune communication officielle des autorités locales n’a été consultée par notre rédaction pour confirmer les motifs évoqués dans ce communiqué. Le report du meeting repose donc sur les informations communiquées par les organisateurs, dans l’attente d’éventuelles précisions des autorités compétentes.

  • Drame à Bè Aklassou : un conflit familial vire au meurtre présumé, le suspect en fuite

    Drame à Bè Aklassou : un conflit familial vire au meurtre présumé, le suspect en fuite

    Un nouveau drame endeuille la capitale togolaise. Dans la nuit du mercredi au jeudi, un différend familial aurait tourné au pire à Bè Aklassou, dans la commune du Golfe 1, coûtant la vie à un homme dans des circonstances qui restent à élucider.

    D’après des informations recueillies auprès de témoins, un beau-père se serait rendu au domicile de sa fille afin de tenter d’apaiser un conflit conjugal qui l’opposait à son époux. Ce qui devait être une médiation aurait rapidement dégénéré en une violente altercation entre les deux hommes.

    Selon les premiers témoignages, une coupure d’électricité serait survenue au plus fort de la dispute. C’est à ce moment que le beau-fils aurait porté un coup de couteau à son beau-père.

    Grièvement blessée, la victime a été évacuée en urgence au Centre hospitalier de Bè. Malgré les soins prodigués par les équipes médicales, elle aurait succombé à ses blessures.

    Le principal suspect aurait pris la fuite immédiatement après les faits. Les forces de sécurité ont ouvert une enquête afin de le retrouver et de déterminer avec précision les circonstances de ce drame, qui relance les inquiétudes sur les conséquences parfois tragiques des violences au sein des familles.

  • Lycée Wahala : des champions reçus en héros à la préfecture

    Lycée Wahala : des champions reçus en héros à la préfecture

    Le parcours remarquable du lycée Wahala continue de susciter des félicitations. Quelques jours après sa brillante participation au championnat « Génie Imhotep », l’équipe de l’établissement a été reçue à la préfecture afin de présenter son trophée au préfet, en présence des encadreurs et du proviseur.

    Selon l’inspecteur TOITRE, qui a conduit la délégation, l’autorité préfectorale s’est dite « émerveillée » d’apprendre qu’un établissement de sa circonscription a représenté toute la région éducative Plateaux Est lors de cette compétition. Le préfet a salué cette performance, adressé ses félicitations aux élèves ainsi qu’à l’équipe d’encadrement et exprimé sa reconnaissance au promoteur de l’initiative, qu’il considère comme une contribution importante à la promotion de l’excellence en milieu scolaire.

    L’inspecteur TOITRE a également souligné l’impact positif de ce type d’activité sur les résultats académiques. Il relève que, parmi les membres de l’équipe du lycée Wahala, six élèves étaient en classe de terminale et ont tous obtenu leur baccalauréat.

    Pour lui, cette réussite constitue une illustration du fait que les clubs éducatifs favorisent l’épanouissement des apprenants plutôt que la distraction. Il a enfin souhaité le renforcement de cette collaboration, estimant que de telles initiatives contribuent à atteindre les objectifs pédagogiques tout en encourageant la culture scientifique, l’esprit d’équipe et le goût de l’excellence chez les jeunes.

  • Un décès lors d’une opération de déguerpissement plonge Hanoukopé dans l’émoi

    Un décès lors d’une opération de déguerpissement plonge Hanoukopé dans l’émoi

    Une opération de déguerpissement menée jeudi sur la rue Bruyère, au sud de la lagune de Hanoukopé, dans la commune du Golfe 4, a été marquée par un drame. Un jeune homme a perdu la vie dans des circonstances survenues pendant l’intervention, suscitant une vive émotion parmi les riverains et des tensions avec les forces de sécurité.

    L’opération, conduite par l’Agence nationale d’assainissement et de salubrité publique (ANASAP) avec l’appui des forces de l’ordre, s’inscrit dans le cadre des travaux d’assainissement du canal d’équilibre de Hanoukopé. Selon les autorités, ces travaux visent à améliorer l’écoulement des eaux pluviales, réduire les risques d’inondation et renforcer l’assainissement dans cette partie de Lomé.

    D’après plusieurs témoignages recueillis sur place, de nombreux commerçants occupaient encore les emprises concernées malgré les avis de libération qui leur auraient été notifiés auparavant. Au moment de l’intervention, plusieurs occupants ont tenté de récupérer leurs marchandises avec l’aide de jeunes du quartier.

    Selon ces mêmes témoignages, c’est au cours de cette opération qu’un jeune homme aurait été électrocuté après être entré en contact avec une source de courant électrique. Son décès a été constaté sur les lieux. À l’heure où nous écrivons ces lignes, les circonstances exactes de l’accident n’ont pas fait l’objet d’une communication officielle détaillée.

    L’annonce de ce décès a provoqué une vive émotion dans le quartier. Des échauffourées ont ensuite éclaté entre certains riverains et les forces de l’ordre, avec des jets de projectiles signalés par plusieurs témoins. Des renforts sécuritaires sont intervenus afin de rétablir le calme.

    Une éventuelle enquête ou communication des autorités permettra de faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame, intervenu dans le cadre d’un chantier d’intérêt public.

  • Golfe 4 : face à la menace de déguerpissement, les commerçants de Hanou-kopé sollicitent l’arbitrage de Faure Gnassingbé

    Golfe 4 : face à la menace de déguerpissement, les commerçants de Hanou-kopé sollicitent l’arbitrage de Faure Gnassingbé

    Les exploitants de bars, buvettes, restaurants et autres commerces installés le long du canal d’équilibre de Hanou-kopé demandent l’ouverture d’un dialogue avec les autorités afin de trouver une issue concertée au projet de déguerpissement qui les concerne.

    L’inquiétude reste vive parmi les tenanciers de bars, de buvettes, de restaurants et plusieurs commerçants installés le long du canal d’équilibre de Hanou-kopé, dans la commune du Golfe 4. Alors que des échanges auraient déjà eu lieu entre les autorités communales et l’Agence nationale d’assainissement et de salubrité publique (ANASAP), les occupants des lieux estiment que leur situation demeure sans solution.

    Réunis ce mercredi 8 juillet à Lomé au cours d’un point de presse, leurs porte-parole ont lancé un appel au Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, afin qu’il favorise, selon eux, un règlement concerté du différend qui les oppose à la municipalité.

    Selon la déclaration rendue publique à cette occasion, les commerçants affirment être confrontés à la perspective d’un déguerpissement imminent de leurs installations. Ils disent craindre les conséquences économiques et sociales d’une telle mesure sur leurs activités et sur les familles qui en dépendent.

    « Notre cri est un cri de détresse, de dignité et de justice », ont déclaré les porte-parole, précisant qu’ils ne remettent pas en cause « le domaine public » ni « l’autorité » des pouvoirs publics, mais souhaitent avant tout être entendus avant toute décision définitive.

    Dialogue et solution concertée?

    Dans leur déclaration, les occupants des lieux soutiennent qu’ils n’ont pas l’intention de s’opposer aux travaux d’intérêt public qui pourraient être engagés sur le canal d’équilibre. Ils affirment notamment que leurs installations ne feraient pas obstacle, selon eux, aux opérations de curage.

    « Nous ne bloquons pas le curage, nous entretenons les lieux », ont-ils déclaré, rejetant les accusations selon lesquelles leur présence empêcherait les travaux d’assainissement. Les commerçants assurent également contribuer régulièrement à l’entretien de leur environnement immédiat.

    Les signataires du document estiment par ailleurs que toute opération de déguerpissement devrait, selon eux, s’accompagner d’un dialogue préalable ainsi que de mesures permettant d’atténuer les conséquences sociales pour les personnes concernées.

    Ils évoquent les nombreuses familles qui dépendent de ces activités économiques pour faire face aux dépenses quotidiennes, notamment le paiement des loyers, de la scolarité des enfants ou encore des soins de santé.

    « Si vous détruisez aujourd’hui sans solution, vous créez la misère demain », déclarent-ils dans leur communiqué.

    Appel au secours

    S’adressant directement au Président du Conseil, les représentants des commerçants sollicitent son intervention afin de favoriser, selon leurs termes, « un dialogue franc et sincère » entre toutes les parties concernées.

    Tout en reconnaissant être installés sur une emprise relevant du domaine public, ils demandent qu’une solution négociée puisse être recherchée.

    « Nous sommes sur le domaine public. Nous le savons. Mais nous sommes vos concitoyens. Aidez-nous à avoir une solution concertée à notre situation », peut-on lire dans leur déclaration.

    À ce stade, les autorités de la commune du Golfe 4 n’avaient pas, dans le cadre de ce point de presse, rendu publique leur réaction aux différentes préoccupations exprimées par les commerçants. Les motivations précises des opérations envisagées n’ont pas non plus été détaillées au cours de cette rencontre avec la presse.

    Cette affaire intervient dans un contexte où plusieurs collectivités locales poursuivent des opérations d’assainissement, d’aménagement urbain ou de libération d’emprises publiques, des initiatives qui peuvent parfois susciter des inquiétudes parmi les occupants des sites concernés.

    Les commerçants de Hanou-kopé disent désormais espérer qu’une concertation permettra de concilier les impératifs d’intérêt public liés aux travaux d’aménagement et la préservation des moyens de subsistance des personnes concernées. En attendant une éventuelle évolution du dossier, ils réaffirment leur disponibilité à participer à toute discussion susceptible d’aboutir à une solution consensuelle.

Radio Renouveau228

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