Auteur/autrice : La Rédaction

  • Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus (OMS) avertit que le virus mpox est dangereux

    Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus (OMS) avertit que le virus mpox est dangereux

    Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, le Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), alerte sur la recrudescence de la variole simienne (mpox). Une question selon lui de ” santé publique de portée internationale”.

    Le Directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, a estimé que la recrudescence de variole simienne (mpox) en République démocratique du Congo (RDC) et dans un nombre croissant de pays d’Afrique constituait une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI) au titre du Règlement sanitaire international (2005) (RSI).

    Cette déclaration du Dr Tedros a été faite sur les conseils d’un Comité d’urgence du RSI composé d’experts indépendants, qui s’est réuni plus tôt dans la journée pour examiner les données présentées par des spécialistes de l’OMS et des pays touchés. Le Comité a indiqué au Directeur général qu’il considérait que la recrudescence de la mpox constituait une urgence de santé publique de portée internationale, susceptible de se propager dans d’autres pays d’Afrique, voire en dehors du continent.

    Le Directeur général communiquera le rapport de la réunion du Comité et, s’appuyant sur les conseils émis par ce dernier, il adressera des recommandations temporaires aux pays.

    En déclarant l’urgence de santé publique de portée internationale, le Dr Tedros a indiqué : « L’émergence d’un nouveau clade de la mpox, sa propagation rapide dans l’est de la RDC et la notification de cas dans plusieurs pays voisins sont très préoccupantes. Si l’on ajoute à cela les épidémies imputables à d’autres clades de la mpox en RDC et dans d’autres pays d’Afrique, il est clair qu’une action internationale coordonnée est nécessaire pour enrayer ces épidémies et sauver des vies. »

    La Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, la Dre Matshidiso Moeti, a déclaré : « Des efforts importants sont d’ores et déjà déployés en étroite collaboration avec les communautés et les pouvoirs publics et nos équipes de pays travaillent en première ligne pour aider à renforcer les mesures de lutte contre la mpox. Face au virus qui ne cesse de se propager, nous intensifions encore plus nos efforts par une coordination de l’action internationale en vue d’aider les pays à mettre fin aux épidémies. »

    Le président du Comité d’urgence, le professeur Dimie Ogoina, a déclaré : « La recrudescence actuelle de la mpox dans certaines régions d’Afrique, ainsi que la propagation d’une nouvelle souche sexuellement transmissible du virus responsable de la maladie, sont constitutives d’une urgence, non seulement pour l’Afrique, mais pour le monde entier. Originaire d’Afrique, la mpox y a été négligée avant de provoquer une épidémie mondiale en 2022. Il faut maintenant agir de manière décisive pour éviter que l’histoire ne se répète. »

    C’est la deuxième fois en deux ans qu’une urgence de santé publique de portée internationale est déclarée pour la mpox. Causée par un orthopoxvirus, elle a été détectée pour la première fois chez l’être humain en 1970, en RDC. La maladie est considérée comme endémique dans les pays d’Afrique centrale et de l’Ouest.

    En juillet 2022, l’épidémie de mpox qui a touché plusieurs pays a donné lieu à la déclaration d’une urgence de santé publique de portée internationale, car elle s’était propagée rapidement par contact sexuel dans une série de pays où le virus n’avait jamais été observé auparavant. La fin de cette USPPI a été actée en mai 2023 après une baisse soutenue du nombre de cas dans le monde.

    Cela fait plus d’une décennie que la mpox est présente en RDC et le nombre de cas signalés chaque année n’a cessé d’augmenter au cours de cette période. Cette hausse a été particulièrement marquée l’année dernière alors même que le nombre de cas signalés jusqu’à présent cette année a déjà dépassé le total de l’année dernière, avec plus de 15 600 cas et 537 décès.

    L’apparition, l’année dernière, d’une nouvelle souche virale en RDC, le clade 1b, sa propagation rapide qui semble passer avant tout par les réseaux sexuels, et sa détection dans les pays voisins de la RDC sont particulièrement préoccupantes et constituent l’une des principales raisons de la déclaration de l’USPPI.

    Au cours du mois dernier, plus d’une centaine de cas confirmés en laboratoire d’infection par le clade 1b ont été signalés dans quatre pays voisins de la RDC qui n’avaient jamais signalé de mpox auparavant : le Burundi, le Kenya, le Rwanda et l’Ouganda. Les experts estiment que le nombre réel de cas est plus élevé, dans la mesure où une grande partie des cas compatibles avec la description clinique n’ont fait l’objet d’aucun test.

    Plusieurs flambées de différents clades de la mpox se sont déclarées dans différents pays, chacune avec un mode de transmission et un niveau de risque différents.

    Les deux vaccins actuellement utilisés contre la mpox sont recommandés par le Groupe stratégique consultatif d’experts sur la vaccination de l’OMS et sont également approuvés par les autorités nationales de réglementation inscrites sur la liste de l’OMS, ainsi que par certains pays, dont le Nigéria et la RDC.

    La semaine dernière, le Directeur général a engagé la procédure d’autorisation d’utilisation d’urgence des vaccins contre la mpox au titre du protocole EUL, ce qui permettra aux pays à faible revenu qui n’ont pas encore délivré leur propre approbation réglementaire nationale d’accéder plus rapidement au vaccin. Le protocole EUL permet également à des partenaires, à l’instar de Gavi et de l’UNICEF, d’acheter des vaccins pour les distribuer.

    L’OMS collabore avec les pays et les fabricants de vaccins à d’éventuels dons de vaccins et travaille en coordination avec ses partenaires par l’intermédiaire du Réseau intérimaire de contre-mesures médicales en vue de faciliter un accès équitable aux vaccins, aux traitements, aux produits de diagnostic et à d’autres outils.

    L’OMS prévoit un besoin de financement immédiat d’un montant initial de 15 millions de dollars des États-Unis (USD) à l’appui des activités de surveillance, de préparation et de riposte. Une évaluation des besoins est en cours aux trois niveaux de l’Organisation.

    Pour permettre une mise à l’échelle immédiate des efforts déployés, l’OMS a débloqué 1,45 million USD de son Fonds de réserve pour les situations d’urgence et pourrait avoir besoin d’en débloquer davantage dans les prochains jours. L’Organisation lance un appel aux donateurs afin qu’ils financent l’intégralité des besoins de la riposte à la mpox.

    Source: OMS

  • Togo : Front « Touche Pas A Ma Constitution » lance une campagne en faveur de la libération des prisonniers politiques

    Togo : Front « Touche Pas A Ma Constitution » lance une campagne en faveur de la libération des prisonniers politiques

    Le front « Touche Pas A Ma Constitution », une coalition politique regroupant plusieurs partis politiques d’opposition et de la société civile togolaise a lancé en début de cette semaine une campagne en faveur des prisonniers politiques au Togo.

    Bien qu’engagé contre le changement de la Constitution togolaise intervenu dans le premier trimestre de cette année 2024, le front « Touche Pas A Ma Constitution » fait une autocritique en son sein et pense qu’il faut désormais se soucier des prisonniers politiques qui sont en détention arbitrairement depuis des années.

    C’est dans cette optique que ce mouvement a procédé au lancement d’une campagne dénommée : « Togo Sans Prisonniers Politiques » pour soutenir les quatre vingt douze (92) prisonniers politiques encore dans les prisons du Togo et pour mener le combat pour leur libération.

    Le 12 aout étant la journée internationale de la jeunesse,  le front « Touche Pas A Ma Constitution » juge opportun de lancer cette campagne qui va s’étendre sur plusieurs semaine pour rendre un hommage ferme aux prisonniers politiques au Togo et dire ces derniers qu’ils ne sont pas oubliés, et aussi les rassurés qu’ils sont portés dans les cœurs des Togolais, lesquels qui reconnaissent leur devoir de liberté.

    A travers cette campagne, les partis politiques d’opposition et les organisations de la société civile regroupés au sein du front « Touche Pas A Ma Constitution » veulent rappeler à tous les Togolais que les prisonniers politiques ont sacrifié leur liberté pour leur liberté. Ils sont donc leurs héros, héros aussi des la démocratie qui méritent d’être soutenus et honorés.

    Les organisateurs lance cette campagne pour créer les conditions qui favorisent la libération de ces prisonniers politiques dans les geôles du Togo qui sont au total quatre vingt douze (92) aujourd’hui sans compter la famille AGBA qui venait d’être jetée en prison la semaine dernière pour des motifs de tentative d’atteinte à sûreté de l’Etat et les autres qui sont gardés au secret dont les responsables de ce front disent qu’ils sont dans les investigations .

    Pour le front « Touche Pas A Ma Constitution », le lancement de cette campagne pour plusieurs semaines s’explique par l’urgence sanitaire car certains des prisonniers, détenus depuis 2018, voient leur santé se dégrader de manière alarmante.

    Face à cette situation, c’est un devoir moral pour le front « Touche Pas A Ma Constitution », dit-il que ces 92 Togolais qui ont sacrifié leur liberté pour la leur  soient gardés toujours en prison sans que rien ne soit fait. Ce devoir moral leur impose une dette envers tout ce monde là qui sont dans la désespérance.

    Cette campagne dit le front « Touche Pas A Ma Constitution » serait un signal fort pour leur libération et un premier pas vers la réconciliation nationale dont le Togo a désespérément besoin. Une quête de réconciliation lancée par Monseigneur Barrigah qui vient de quitter le monde des vivants, quant il a présidé la Commission Vérité Justice Réconciliation (CVJR).

    Il rappelle que certains des prisonniers politiques ont déjà perdu la vie en détention. A ceux-là, ce Front les qualifie de martyrs qui ne seront pas oubliés, et l’histoire ne les oubliera  jamais. Un hommage particulier leur sera rendu prochainement, rassure les organisateurs de cette campagne.

    « Nous lançons un appel urgent à tous les Togolais. Ensemble, prenons conscience de la situation critique de nos compatriotes emprisonnés. Ces prisonniers, incarcérés pour avoir défendu nos droits, sont privés de moyens de subsistance. Ils ont un besoin urgent de soins de santé. De plus, ils doivent faire face à des frais d’avocats considérables. Votre soutien est crucial pour leur survie et leur défense », souligne la déclaration du lancement de cette campagne.

    Les membres de ce regroupement  profitent de l’occasion pour féliciter sincèrement toutes les bonnes volontés qui tentent déjà d’accompagner ces prisonniers politiques avec bon cœurs et des moyens limités. « …les besoins sont énormes et nous voulons aller encore loin, pour rendre ce soutien suffisant et surtout continu. Nous demandons donc à chaque Togolaises et à chaque Togolais, de l’intérieur et de la diaspora ; de contribuer régulièrement ou ponctuellement, selon ses possibilités, afin que nos héros ne restent pas dans la faim, la maladie et sans assistance judicaire. Nous devons monter à nos héros que ce n’est pas parce qu’ils sont derrière les barreaux et les murs épais que nous les oublierons. Montrons –leur que nous sommes reconnaissants de leur sacrifice », a indiqué les membres du front « Touche Pas A Ma Constitution ».

    Au cours de cette campagne, une journée d’hommage et de reconnaissance sera organisée en présence des familles des prisonniers.

    Une sensibilisation sur le sort des prisonniers politiques auprès des autorités religieuses, des Chefs traditionnels, des institutions des droits humains, des chancelleries, des organisations internationales des droits de l’homme est au programme aussi lors de cette campagne.

    Pour le grand public, une campagne médiatique sera aussi lancée pour sensibiliser les Togolais avec des distributions de tracts. Des visites aux prisonniers, la signature de pétition, de veillée de prière, des sit-in entre autres seront également organisé.

    Le front « Touche Pas A Ma Constitution » avec beaucoup de modestie en appelle à la conscience de chaque Togolais, et il sollicite toutes les organisations de la société civile, ainsi que les structures et les personnalités de la diaspora, afin que leur voix commune traverse les murs pour résonner dans les prisons et leurs actions touchent leurs héros qui sont les prisonniers politiques jusque dans les cellules.

    « La lutte que nous menons pour l’Etat de droit, les droits de l’homme, les libertés fondamentales et les valeurs démocratiques ne peut prospérer que si nous aidons ceux des nôtres qui tombent à se relever dignement. Offrir une alternative sérieuse au sort de la jeunesse et de tous les Togolais est un objectif noble qui exige un leadership de vérité et de sincérité. C’est une question d’honneur, c’est une question de dignité pour le peuple togolais », a poursuivi la déclaration du lancement de cette campagne avant de revenir sur  « l’héritage » que Monseigneur Barrigah a laissé au peuple togolais qui se résume dans  la conclusion du rapport de la Commission Justice et Recommandation (CVJR).

    « La réconciliation est un processus dynamique de longue haleine qui nécessite la prise de conscience et l’adhésion de tous les acteurs soucieux du devenir de la Nation, donc de sa refondation. La réussite de ce processus passe dès lors par une appropriation active des recommandations par tous les Togolais, condition incontournable pour l’instauration d’une nouvelle vision d société, la consolidation de l’Etat de droit, l’apaisement des victimes, la lutte contre l’impunité, la lutte contre les cause des violences ainsi que la prévention de nouveaux conflits », a écrit feu Mgr Yves Nicodème Anani Barrigah Bénissan dans la conclusion de son  rapport de la CVJR rappelle le front « Touche Pas A Ma Constitution » qui interpelle à la suite le Conseil Chrétien, l’Union Musulmane du Togo, les Chefs traditionnels et touts les institutions de la République à faire une appropriation actives de toutes les recommandations de la CVJR et plus particulièrement à œuvrer pour la libération de tous les prisonniers politiques du Togo. « C’est un passage obligé pour la réconciliation », conclut le front « Touche Pas A Ma Constitution ».

    Il est à rappeler qu’au cours de cette rencontre de lancement de cette campagne avec la presse les organisateurs ont édifié les médias sur le confus que joue la Commission Nationale des Droits de l’Homme au Togo aux côtés du pouvoir en place alors qu’elle est censée être indépendante et défendre le droit des citoyens.

    Justin ANANI

  • Togo- Gaétan Gbati Zoumarou: “Aucune dictature ne lâche le pouvoir de gaité de cœur”

    Togo- Gaétan Gbati Zoumarou: “Aucune dictature ne lâche le pouvoir de gaité de cœur”

    Dans cet entretien exclusif qu’il nous a accordé, Gaétan Gbati Zoumarou, Secrétaire général du groupe des neuf (G9) de la diaspora togolaise et porte-parole de ce mouvement des membres dont certains sont exclus de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) à l’issue de la présidentielle de 2020, revient ici pour analyser la situation sociopolitique de son pays et se félicite de la création d’un nouveau mouvement dans la diaspora dénommé “FREEDOM Togo-Mouvement de Libération Nationale. L’opposant au régime de Lomé qui vit en exil depuis des décennies trouve qu’il est l’heure de s’organiser autrement pour provoquer l’alternance au sommet de l’Etat. Lecture !

    Gaétan Gbati Zoumaro, vous êtes membre fondateur et Porte-parole du Groupe des 9. Vous avez été membre de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) avant d’en être exclu.  Vous vivez en Hollande où vous suivez la situation sociopolitique et économique de votre pays le Togo. Quelle analyse en faites-vous aujourd’hui ?

    Merci pour l’occasion que vous me donnez de m’adresser à mes compatriotes à travers votre journal en ligne. La situation au Togo à l’heure actuelle est totalement confuse. On navigue entre deux régimes, avec un gouvernement démissionnaire qui est de nouveau remis en selle sans qu’on ne sache quelle sera sa mission et encore moins sa durée.

    Le Parlement nouvellement élu est boycotté par au moins deux formations de l’opposition qui pourtant avaient participé aux élections. Les conseils régionaux n’ont toujours pas été convoqués. Et pour couronner toute cette pagaille, l’élection du Président de la République prévue par la nouvelle Constitution pourtant promulguée n’a toujours pas eu lieu. Certainement pour la simple raison que le Parlement lui même est pour le moment hémiplégique vu qu’il lui manque le Sénat pour être complet.

    La gouvernance politique au Togo ressemble-t-elle pas plus à la Cour du Roi Pétaud qu’à celle d’un Etat normalement constitué ?

    Aussi apocalyptique qu’elle soit cette pagaille au sommet de l’Etat n’est pas ce qui nous préoccupe le plus au G9. Notre principale préoccupation, c’est la misère dans laquelle croupissent nos compatriotes togolais. Nos frères et sœurs n’arrivent plus à joindre les deux bouts. Payer son loyer, se nourrir, mettre ses enfants à l’école, pourvoir aux frais de santé quand ils sont malades…voilà autant d’actes de la vie quotidienne qui sont devenus un cauchemar pour la grande majorité des Togolais.

    Les jeunes sont désespérés et la plupart d’entre eux ne pensent qu’à quitter le pays dès qu’ils auront la moindre ouverture. Le pays se meurt et les gouvernants ne s’en émeuvent guère !

    Qu’est-ce qui est devenu le G9 ?

    Le G9 est au travail. Dans la dernière période nous avons fais beaucoup de déplacements à la rencontre de nos aînés pour recueillir leurs analyses et surtout leurs conseils. Ces déplacements nous ont conduit aussi bien en Afrique que dans différents pays européens. Délibérément, nous avons voulu que ces tournées se fassent dans la discrétion par respect pour les “sages” rencontrés autant en Europe qu’en Afrique.

    Maintenant que cette phase est bouclée, nous nous apprêtons à organiser des rencontres avec nos concitoyens de la diaspora pour débattre démocratiquement de l’avenir de notre pays. Je tiens d’ores et déjà à préciser que ces rencontres n’auront pas pour principal objectif l’exposé de la vision ou d’un éventuel projet politique du G9. Ces rencontres seront plutôt l’occasion de co-construire un projet avec nos compatriotes dans le cadre d’un mouvement inclusif de toutes les synergies véritablement patriotiques. Le mouvement auquel aspire le G9 est et doit rester un mouvement horizontal. Nous ne croyons ni aux hommes providentiels ni aux guides éclairés ! Les directions verticales des organisations politiques dans notre pays ont suffisamment démontré leurs limites quant à l’efficacité nécessaire pour la conclusion de la lutte.

    Que dites-vous du combat mené par les partis politiques d’opposition du côté du peuple togolais ?

    Les Partis politiques d’opposition ont beaucoup de mérite au Togo. Ils ont beaucoup donné. On ne compte plus le nombre de leurs militants assassinés, emprisonnés ou contraints à l’exil. Et ceux parmi ces militants qui sont restés fidèles à leur conviction sont persécutés tous les jours. Ils perdent leurs emplois, ils sont menacés tous les jours. Je leur tire mon chapeau.

    Cependant, force est de constater que malgré tous ces sacrifices, les résultats ne sont pas au rendez-vous. Bien évidemment, la faute incombe au régime qui reste sourd aux suppliques du peuple en désespoir. Voilà pourquoi nous pensons qu’il faut s’organiser autrement pour venir à bout de la dictature togolaise.

    Qu’est-ce qui a fait durer la lutte au point qu’après plus de trente (30) années du soulèvement populaire du 5 octobre 90, l’alternance ne soit pas encore au rendez-vous ?

    Aucune dictature ne lâche le pouvoir de gaité de cœur. Passer d’une dictature à un système démocratique est toujours un processus révolutionnaire, au vrai sens du terme. Pour démocratiser le Togo, il faut que tout change. On ne peut se contenter de petites réformettes en priant le ciel pour que le Chef de l’Etat soit subitement touché par la grâce divine.

    L’alternance dans une dictature est en général le résultat d’un rapport de force politique, diplomatique et populaire. Les différents soulèvements qui ont eu lieu depuis les années 90 ont toujours fini par des négociations permettant au régime de se remettre en selle. La seule fois où le peuple a réellement mené son propre combat jusqu’au bout, c’est lors du soulèvement populaire du 5 octobre 1990. Nous avions réussi à imposer une Conférence nationale souveraine au président Eyadéma en rendant le pays ingouvernable. Ensuite nous avons pu imposer un gouvernement de notre choix au dictateur d’antan.

    Malheureusement cette parenthèse démocratique n’a duré que très peu de temps. Le 3 décembre 1991, le Président Eyadéma sortait des chars pour bombarder la démocratie naissante. Et la France qu’on croyait être de notre coté s’est révélée plus que jamais un soutien indéfectible du régime des Gnassingbé.

    Si je vous raconte tout ça, c’est pour souligner la bravoure du peuple togolais qui a toujours fait sa part. Par contre le leadership politique ainsi que social n’a malheureusement pas été au rendez-vous à bon escient, soit par naïveté, soit par cupidité. Tant que le peuple mobilisé n’arrivera pas à se doter d’un leadership capable de franchir le Rubicon, nous n’aurons pas d’alternance au Togo.

    Les forces démocratiques à l’interne notamment les partis politiques d’opposition sont-ils épuisés ?

    Les partis politiques ne sont pas épuisés. Ils se sont mis dans une impasse dans laquelle ils n’arrivent plus à se sortir. Je crois qu’ils n’avaient d’ailleurs pas d’autre choix compte tenu de l’option unique dans laquelle ils se sont inscrits. Je suis bien conscient que les termes du débat ne sont pas les mêmes au Togo qu’en Occident. Cependant, je pense que l’on ne peut pas comprendre ce qui se passe au Togo si on ne plaque pas une grille de lecture partant de la lutte des classes sur notre situation.

    Nos grands partis politiques sont tous des partis de droite ou du centre. Nous n’avons pas de parti de gauche proprement défini au Togo. Bien évidement, il y a eu dans le temps la CDPA-BT, l’OTTD devenu plus tard le PT, le PADET etc. Mais tous ces partis ont été confinés à la marge de la scène politique. Or, le système Gnassingbé est profondément de droite. C’est la droite gaullienne et foccardienne qui a mis ce système en place. Le Président Eyadema a été lui-même un soldat de l’armée coloniale utilisée par De Gaulle pour mater les indépendantistes indochinois et algériens. Vous pensez donc bien que l’on ne peut rien attendre des leaders de l’opposition qui ont les mêmes intérêts que le régime en place ! Ils appartiennent à la même classe bourgeoise, aux mêmes réseaux d’influence et ont des intérêts communs dans les mêmes sociétés et autres organisations commerciales. Non, les partis d’opposition ne sont pas épuisés. Ils ont délibérément choisi soit d’accompagner le système, soit de tenter de le réformer tout en le laissant en place.

    Quel regard portez-vous sur le changement de la Constitution de votre pays qui le balance dans une autre République, la cinquième, avec un nouveau régime politique, le parlementaire ?

    Personnellement, cela fait plus de 20 ans que je réside dans un pays de régime parlementaire aux Pays-Bas. Malheureusement, je suis aux regrets de vous dire que le système mis en place par Faure Gnassimgbé n’a rien de Parlementaire. C’est plutôt le bon vieux système de parti-unique/parti-Etat qui a été ressuscité.

    En effet, dans un Parlement monocolore depuis 2018, conférer aux députés et Sénateurs le soin de désigner le président de la République et le président du Conseil de gouvernement revient à confier à Unir le soin de gérer le Pays. L’Etat Togolais se confond et se résume désormais au parti Unir. Si vous n’êtes pas membre de ce Parti, vous devenez presqu’apatride au Togo. C’est un scandale ! la mobilisation contre la cinquième République doit s’accentuer pour que nous nous débarrassions au plus vite de ce chiffon de papier pompeusement baptisé constitution.

    Il y a plusieurs organisations de la société civile togolaise et les partis politiques d’opposition qui sont vent debout contre le changement de cette Constitution. Croyez-vous que Faure Gnassingbé va faire un rétropédalage ?

    Pas volontairement. La seule manière de lui faire changer d’avis, c’est de l’y contraindre. Et comme un dictateur ne se laisse pas contraindre, pour se débarrasser de cette constitution, il faut une véritable mobilisation de sorte que les tenants du pouvoir reviennent sur leur décision.

    Ce changement de la Constitution a fait réagir les Togolais même ceux de la diaspora que vous êtes. Trois opposants installés dans la diaspora, notamment Kofi Yamgnane, Jean-Sylvanus Olympio et Me François Akila Esso Boko ont porté sur les fonts baptismaux Freedom Togo-Mouvement de Libération Nationale du Togo à Paris en France. Que pensez-vous de ce nouveau mouvement et de ses objectifs ?

    Je ne connais pas encore très bien le mouvement Freedom-Togo MLN. Cependant, je regarde avec beaucoup de sympathie cette nouvelle initiative se mettre en place. Après les diverses déceptions que nous avons endurées depuis 30 ans, beaucoup de compatriotes dans la Diaspora sont devenus très méfiants par rapport à toute nouvelle initiative. Mais qui ne risque rien n’a rien. Accordons le bénéfice du doute à ce nouveau mouvement et aidons-le à nous aider. Cela n’empêche pas les uns et les autres dans la Diaspora de continuer le travail de mobilisation qu’ils ont toujours mené.

    Dans ce combat que vous menez face au régime cinquantenaire en place au Togo, les mouvements et coalitions de partis politiques se sont succédé mais aucun résultat. Pensez-vous que là où les autres ont échoué jusqu’ici, le MLN va réussir ?

    Le MLN ne réussira que si la symbiose se fait entre l’opposition au Togo et la Diaspora. La diaspora doit être une force d’appoint et une force d’appui aux organisations qui sont sur le terrain.

    Nous devons apporter nos moyens financier, intellectuel et diplomatique à la lutte, et nous devons épauler les organisations et partis politiques qui sont sur le terrain afin que ces derniers puissent faire face à la dictature. Une révolution ne se mène pas à 5000 km de l’épicentre. Nous n’avons donc pas vocation à remplacer les organisations qui sont sur le terrain. Cependant, ces organisations et partis politiques doivent accepter de se réformer pour devenir des organisations véritablement patriotiques, plaçant l’intérêt général au dessus des intérêt particulier ou partisans. C’est à cette condition qu’une véritable symbiose pourra se faire pour constituer une véritable machine capable d’établir un rapport de forces face au régime.

    Le G9 est disposé à organier une table ronde des organisations sur le terrain et des organisations de la Diaspora si cela peut aider à sortir de l’impasse dans laquelle nous nous trouvons.

    Vous croyez que la communauté internationale va entendre raison désormais pour soutenir peuple togolais dans sa lutte pour l’alternance ?

    La communauté internationale n’a ni sympathie ni antipathie pour la cause togolaise. Elle n’a que des intérêts à défendre. Et jusqu’à présent, elle croit que ses intérêts matériels et géostratégiques sont mieux défendus par le régime en place plutôt que par l’opposition qui probablement n’est peut-être pas parvenue à présenter un gage crédible. À nous de faire un travail sérieux pour montrer que c’est le contraire. D’ailleurs avec tous les bouleversements dans le sahel, les vieilles certitudes françafricaines ont volé en éclats en certains endroits et du plomb dans l’aile en certains autres. L’opposition togolaise doit diversifier ses réseaux à l’international et se rapprocher des réseaux qui sont aptes à mieux comprendre les difficultés auxquelles nous sommes confrontés. Le monde est devenu multipolaire ; il n’y a aucune raison de rester accroché au Quai d’Orsay ou à l’UE.

    Que dites-vous des dernières élections législatives et régionales du 29 avril dernier qui se sont déroulées dans votre pays d’origine? ?

    C’étaient des simulacres d’élection comme nous l’avions prédites. Nous n’avions même pas eu besoin d’appeler au boycott. Le peuple a lui-même pris ses responsabilités en refusant d’aller voter. Les bourrages d’urnes ont été orchestrés pour faire progresser le taux de participation puisque le pouvoir s’est rendu compte dès la mi-journée que les Togolais ne se sont pas déplacés dans les bureaux de vote. Ces élections se sont déroulées sans le peuple. Et le régime sait mieux que quiconque à quel point cette situation est dangereuse pour lui. La colère du peuple peut éclater au moment le plus inattendu…

    Après plus de deux mois de démission de Victoire Sidémého Tomegah-Dogbé au poste de Premier ministre et son gouvernement, le Chef de l’Etat l’a reconduite. Quel commentaire vous en faites?

    Faure Gnassingbé est dans une impasse. Tout porte à croire qu’aveuglé par le désir de se pérenniser au pouvoir il s’est précipité dans ce changement de Constitution sans réfléchir aux implications. Il est désormais obligé soit de reconduire la Première ministre, soit de désigner un Président de la République. Apparemment, il ne fait confiance à personne au sein de son entourage pour le poste de président de la République. Et a mon avis, il a bien raison d’être méfiant. On a beau avoir dépouillé le futur président de la République de toutes ses prérogatives, il restera Chef de l’Etat. Et l’appétit venant en mangeant, rien ne garantit à Faure Gnassingbé que le futur Chef de l’Etat ne lui damera pas le pion…

    Les Forces de Défense et de Sécurité en poste à Kpékpakandi au Nord du pays ont été attaquées par les djihadistes, il y a quelques semaines occasionnant des morts dans les rangs des corps habillés du Togo. De quelle façon vous pensez que cette lutte contre ces terroristes doit-elle être menée ?

    Le terrorisme est un phénomène sous-régional voire international. On ne peut lutter contre un tel phénomène qu’en ayant une bonne coordination des forces et des renseignements dans la sous-région. De plus, cette lutte requiert des moyens consistants et une vision stratégique cohérant. Sur tous ces aspects, on a l’impression que c’est la navigation à vue qui est opérée par les autorités “auto-désignées” du Togo grâce à des mascarades d’élections.

    Les bouleversements et les tensions au sein de la CEDEAO ont distendu les liens de coopération entre Etats. Les Sahéliens ont désormais leur propre AES et leur accord du Liptako-Gourma. Le Burkina-Faso ne coopère plus avec le Benin. Quand au Togo, on se demande à quel jeu il joue. Avec le double jeu que joue le pouvoir togolais entre la CEDEAO et l’AES, on finira par être vomi de tous.

    Pourtant, le pouvoir dit avoir mis beaucoup de moyens à la disposition de l’armée togolaise..

    Enfin, concernant la vision stratégique cohérente, on est surpris par le dernier remaniement à la tête de l’état-major des armées. Si ma mémoire est bonne, le chef d’état-major, le Gal Tassounti Djato avait été nommé il y a à peine un an. Pourquoi le remanier alors que depuis sa nomination, on n’avait plus entendu parler d’attaque terroriste ! Je croyais que l’on recherchait de l’efficacité et des résultats ! Le nouveau Chef d’état-major va-t-il poursuivre sur la même lancée que son prédécesseur ? Wait and see.

    Quel regard portez-vous sur le fonctionnement de l’institution sous-régionale qu’est la CEDEAO et son Parlement?

    La CEDEAO est morte ! Et malgré le courage du député Guy Marius Sagna, son Parlement mourra aussi probablement. Plus personne ne croit en la survie de cette organisation pour mener une action bénéfique aux populations en son sein. Quand on pense que du temps de sa gloire, la CEDEAO avait pu lever une force comme l’ECOMOG pour essayer de pacifier le Liberia !…

    À force de cautionner les différents coups d’Etats électoraux et les tripatouillages de Constitutions, la CEDEAO s’est complètement discréditée. Une organisation dans laquelle siège un Président Faure Gnassingbé au pouvoir depuis bientôt 20 ans et un Président Alassane Ouattara au pouvoir depuis bientôt 15 ans ne peut plus être prise au sérieux.

    Vivement que les pays de la sous-région ouest-africaine passent sans délai à autre chose.

    Si vous avez un mot à l’endroit de vos concitoyennes et concitoyens de la diaspora et qui sont au pays qui se battent pour se libérer. Que direz vous ?

    Aux uns et aux autres je dirai de garder espoir et de redoubler de vigilance. Après tant d’années de souffrance, mes compatriotes ont toutes les raisons de se méfier de tout le monde. Mais en même temps, ce n’est pas parce que le passé est douloureux que nous sommes condamnés à souffrir éternellement. Tendez l’oreille, soyez perspicaces pour distinguer le vrai du faux ; réfléchissez par vous-mêmes et engagez-vous non pas derrière quelqu’un mais à coté de ceux qui ont la même aspiration que vous. La libération nationale est irréversible.

    Propos recueillis par Justin Anani

  • Bénin/BIDC : Comment la centrale électrique de Marie-Gléta transforme des vies

    Bénin/BIDC : Comment la centrale électrique de Marie-Gléta transforme des vies

    La BIDC impulse la transformation de la région de la CEDEAO avec la centrale électrique Maria-Gléta au Bénin, une avancée majeure vers l’indépendance énergétique et la résilience économique. Équipée pour fonctionner au gaz naturel et au fioul, Maria-Gléta II assure un approvisionnement énergétique fiable, capable de répondre à 50 % de la demande énergétique du Bénin.

    Ce projet, financé en partie par la BIDC, illustre notre engagement en faveur des infrastructures durables. Grâce à l’appui solide des autorités gouvernementales, nous veillons à ce que ces investissements renforcent la sécurité énergétique et la stabilité économique dans toute la région.

    Pour en savoir plus sur la façon dont la centrale électrique de Maria-Gléta au Bénin stimule la croissance et transforme des vies, suivez cette vidéo (source: CEDEAO).

  • Togo-OAPEC revient  avec de nouvelles bourses d’études au Maroc

    Togo-OAPEC revient  avec de nouvelles bourses d’études au Maroc

    L’Organisation africaine pour l’éducation et la culture (OAPEC), comme il est de coutume, revient à la veille de la nouvelle rentrée scolaire, avec des bourses d’études supérieures au Maroc.

    Une organisation apolitique à caractère social, culturel et à capital variable, basée à Lomé avec des antennes dans plusieurs pays  dans la sous-région, elle offre des bourses aux bacheliers pour des études universitaires au Maroc.

    Avoir le BAC datant au plus de deux ans, avoir au moins 12 de moyenne, disposer d’un passeport en cours de validité sont les conditions à remplir pour postuler. « Seuls les candidats sélectionnés seront contactés pour la suite du processus », peut-on lire sur une affiche de l’OAPEC.

    Signe de confiance ?

    En septembre 2023, une délégation de l’université marocaine Universiapolis, partenaire de l’Organisation africaine pour l’éducation et la culture, était en visite à Lomé en prélude aux préparatifs du voyage des nouveaux boursiers d’alors.

    Cette visite faisait suite aux « Bourses d’excellence OAPEC » offertes aux bacheliers, le tout s’inscrivant dans le cadre de la promotion de  l’excellence académique, la recherche et le financement des bourses d’études supérieures, la promotion des outils technologiques dans l’éducation.

    L’OAPEC promeut l’éducation, l’excellence académique ; développe les  projets linguistiques avec des élèves. C’est parce qu’aujourd’hui, l’éducation passe également par l’utilisation des techniques modernes de la communication que l’OAPEC en a fait son biotope.

  • Prisonniers politiques au Togo: «Nous ne devons pas les oublier !»

    Prisonniers politiques au Togo: «Nous ne devons pas les oublier !»

    Le front « Touche pas à ma Constitution » est en campagne pour la libération des prisonniers politiques. Dans les prochaines semaines, des meetings, des sit-in et des plaidoyers seront organisés pour exiger la libération de ces prisonniers, parmi lesquels 72 jeunes qui sont privés de liberté depuis plusieurs années. « Nous ne devons pas les oublier » a affirmé le coordonnateur du Front, Nathaniel Olympio, lors d’une conférence de presse à Lomé. 

    Une coalition de partis politiques d’opposition et d’organisations de la société civile togolais a lancé lundi 12 août à Lomé une campagne pour réclamer la libération des « détenus politiques ».

    Le front, baptisé « Touche pas à ma Constitution », a annoncé lancer une campagne de sensibilisation notamment via du porte-à-porte et des distributions de tracts en faveur de la libération des prisonniers politiques du pays qui « croupissent dans des conditions inhumaines », selon une déclaration écrite de la coalition.

    « Cette campagne répond à un principe très simple, on ne laisse pas un combattant blessé sur le champ de bataille et c’est ce que nous faisons. Nous revenons chercher nos blessés qui sont aujourd’hui en prison, explique Nathaniel Olympio, le porte-parole du mouvement, lors d’une conférence de presse à Lomé, à laquelle assistait notre correspondant Peter Sassou Dogbe.

    Et aujourd’hui, nous avons dénombré 92 prisonniers politiques au Togo. 92 ! Vous savez, certains sont en prison depuis tellement longtemps que leurs enfants (ne les reconnaissent pas). Prenons le cas de cette dame qui a eu la visite de son enfant, mais il ne l’a pas reconnue parce que ça faisait cinq ans que l’enfant est né et ça faisait presque cinq ans que la maman était en prison.

    Nous ne pouvons pas — en tant que responsables qui avons appelé les gens à manifester et les gens ont été arrêtés au cours de ces manifestations – nous ne pouvons pas ne pas nous battre pour que ces gens recouvrent la liberté. C’est le sens du combat que nous menons, d’autant que la lutte n’est pas terminée.

    Nous allons encore appeler la population à manifester, nous devons donc leur adresser un signal, un signal clair. Que personne ne sera abandonné en cours de lutte, c’est le sens de la démarche que nous menons. »

    Source : rfi.fr

  • Togo- Nibombé Daré est attendu à Lomé pour signer son contrat « d’ici vendredi »

    Togo- Nibombé Daré est attendu à Lomé pour signer son contrat « d’ici vendredi »

    Les lignes semblent bouger. Après avoir été retenu pour diriger la sélection nationale, et poiroté à Lomé durant presqu’un mois sans rien, Nibombé Daré, reparti en Belgique, reviendrait au bercail pour signer enfin son contrat.

    Un posting du confrère Anani Sossou, très proche du nouveau sélectionneur, donne une idée des tractations.

    « Nibombé Daré revient

    La fumée blanche semble pointer à l’horizon. Les discussions entre la fédération togolaise de football, le ministère des sports et Nibombé Daré ont évolué et le sélectionneur sera à Lomé d’ici jeudi pour signer le contrat. Abalo Dosseh et Cougbadja Kader seront ses adjoints, compromis trouvé pour ne mécontenter aucune des parties. Le nouveau sélectionneur viendra avec son staff, cela ne change pas. En principe tout quiproquo est levé et on salue la bonne disponibilité du ministère des sports qui a mis de l’eau dans son vin de même que la FTF qui a joué les bons offices diplomatiques.

    Une fois que ce contrat sera signé d’ici vendredi, place sera faite aux choses sérieuses, à la réorganisation de notre football pour satisfaire le public sportif à travers des résultats. Ce ne sera pas chose facile au regard de l’état calamiteux dans lequel se trouve notre football. Mais l’ossature des Éperviers étant à 100% locale pour des gens qui connaissent les maux qui minent notre sport roi, un sursaut patriotique sera de mise pour affronter les colossaux défis en vue.

    Bonne chance au sélectionneur Daré, à ses deux adjoints locaux et au nouveau staff. Le Togo d’abord ».

    Anani Sossou

  • Au Togo, Pape François promeut Mgr Isaac-Jogues Gaglo

    Au Togo, Pape François promeut Mgr Isaac-Jogues Gaglo

    A partir de ce dimanche 11 août 2024, Mgr Isaac-Jogues Gaglo est le nouveau patron de l’archidiocèse de Lomé. Une décision prise par le souverain pontife.

    Mgr Nicodème Barrigah-Benissan, archevêque métropolitain de Lomé décédé il y a une semaine à l’hôpital Dogta-Lafiè, suite à une courte maladie, a un successeur. Celui-ci s’appelle Mgr Isaac-Jogues Gaglo.

    Cette promotion fait de lui le nouvel administrateur apostolique sede vacante et ad nutum Sanctae de l’archidiocèse de Lomé.

    « En ce jour du Seigneur 11 août 2024, il a plu au Saint Père le Pape François, de nommer à la tête de l’Archidiocèse de Lomé comme Administrateur Apostolique sede vacante et ad nutum Sanctae Sedis, Son Excellence Mgr Isaac-Jogues GAGLO, évêque du diocèse d’Aného, à la suite du rappel à Dieu de Son Excellence Nicodème BARRIGAH-BENISSAN », précise Mgr Benoît Alowonou, président de la Conférence des évêques du Togo (CET), dans un communiqué.

  • Mercato : Lorenz Assignon, la condition pour un transfert à l’AS Roma

    Mercato : Lorenz Assignon, la condition pour un transfert à l’AS Roma

    L’AS Roma pourrait obtenir le prêt du footballeur franco-togolais Lorenz Assignon, 24 ans, à condition qu’elle lui garantisse « un certain nombre de matches » au cours de la saison.

    Le natif de Grasse, Alpes-Maritimes, fils de Komlan Assignon, un ancien international togolais, pourrait atterrir à l’AS Roma. Mais à une condition posée par son club Stade rennais.

    « Recalée après sa tentative de prêt avec option d’achat pour Lorenz Assignon (24 ans, 15 matchs et 1 but en Premier League avec Burnley pour la saison 2023-2024), la Roma tient finalement une ouverture », rappelle d’abord le confrère Maxifoot.

    Et de poursuivre : « Le Stade Rennais, qui privilégiait d’abord un transfert définitif, ouvre maintenant la porte à un prêt. Mais selon le média italien Sky Sport, le club breton souhaite ajouter une option afin de garantir un certain nombre de matchs joués pour son latéral droit. La balle est maintenant dans le camp des dirigeants romains ».

  • Littérature : les cinq ouvrages finalistes du Prix Ivoire 2024

    Littérature : les cinq ouvrages finalistes du Prix Ivoire 2024

    On connait désormais les cinq ouvrages retenus pour la phase finale du Prix Ivoire pour la littérature africaine d’expression francophone 2024. Les détails dans le communiqué ci-dessous.

    COMMUNIQUE DE PRESSE

    Liste des ouvrages finalistes du Prix Ivoire 2024

    L’association Akwaba Culture a l’honneur de porter à la connaissance des professionnels du livre et du public que le jury chargé de la sélection des ouvrages finalistes du Prix Ivoire pour la Littérature Africaine d’Expression Francophone 2024 a achevé ses travaux.

    A l’issue de ses délibérations, le jury, composé de Michel Koffi (critique littéraire ; président), Solange Anoh (libraire), Serge Grah (critique littéraire), Koffi Koffi (critique littéraire), Henri N’koumo (critique littéraire), a sélectionné les cinq (05) ouvrages ci-dessous. Il s’agit, par ordre alphabétique, de :

    1. Charline Effah  (Gabon), Les  Femmes de   Bidibidi, roman, éd. Emmanuel  Colas, 2023, 224 p ;

    2. Azza Filali (Tunisie), Malentendues, roman, éd. Elyzad, 2024, 326 p ;

    3. Hary Rabary (Madagascar), Zakoa, roman, éd. Dodo Vole, 2023, 144 p ;

    4. Marie-George Thébia (Guyane), Ames tembé, éd. Feed Back, 2023, 248 p ;

    5. Gary Victor  (Haïti), Le Violon d’Adrien, roman,  éd. Mémoire d’Encrier,  2024, 192p.

    Soixante-seize (76) ouvrages en provenance de seize (16) pays ont été régulièrement enregistrés pour l’édition 2024 du Prix Ivoire. L’écrivaine et dramaturge Werewere-Liking est la présidente du jury final chargé de la désignation du lauréat parmi les cinq (05) finalistes ci-dessus. Le nom de ce dernier sera communiqué le 18 octobre 2024, par voie de presse.

    Le 16ème Prix Ivoire pour la Littérature   Africaine d’Expression Francophone, doté d’un montant de trois mille (3.000) euros, sera décerné le samedi 23 novembre 2024 à Abidjan (Côte d’Ivoire).

    Conformément au règlement en vigueur, seul le lauréat sera pris en charge par le comité d’organisation pour la réception de son prix à Abidjan.

    Créé   en   2008   par   Akwaba   Culture,   association   de   droit   ivoirien,   le   Prix   Ivoire pour   la Littérature Africaine d’Expression Francophone est placé sous le parrainage du Ministère de la Culture et de la Francophonie de Côte d’Ivoire, de l’ambassade de France à Abidjan, de la Fondation Orange Côte d’Ivoire, de la Librairie de France Groupe.

    L’association Akwaba Culture félicite tous les participants au Prix Ivoire pour la Littérature Africaine d’Expression Francophone 2024 et souhaite bon vent aux cinq (05) finalistes cités plus haut.Fait à Abidjan, Côte d’Ivoire, le 09 août 2024.

    Pour l’association AKWABA CULTURE,

    La Présidente

    Isabelle Kassi-Fofana

    prixivoire@yahoo.fr Tél. : (+225) 07 07 05 74 05 ; (+225) 07 07 90 52 52.

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