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  • Littérature : Komlan A. Aziale interroge le Togo à l’épreuve du postmodernisme

    Littérature : Komlan A. Aziale interroge le Togo à l’épreuve du postmodernisme

    Mœurs, gouvernance politique, démocratie et développement. Dans son nouvel ouvrage intitulé Le Togo à l’épreuve du postmodernisme, le philosophe Komlan A. Aziale propose une lecture critique des mutations qui traversent la société togolaise. Une réflexion qui invite à repenser les valeurs sociales, les pratiques politiques et les conditions d’un développement durable.

    Le Togo et ses transformations sociales, politiques et économiques sont au cœur du nouvel essai de Komlan A. Aziale. Intitulé Le Togo à l’épreuve du postmodernisme : Mœurs, dynamiques politiques et exigences de développement, cet ouvrage publié aux éditions L’Harmattan, dans la collection « Diplomatie et stratégie », s’intéresse aux mutations que connaît la société togolaise dans un monde marqué par une interconnexion croissante des sociétés.

    Sur 136 pages, l’auteur entend dépasser le simple constat des changements pour en interroger les conséquences sur l’organisation de la société et les perspectives de développement. Son ambition est notamment de mettre en lumière les éventuelles pathologies sociales dont la méconnaissance pourrait compromettre les efforts de transformation.

    Des mœurs à la gouvernance politique

    L’ouvrage s’articule autour de trois grands axes. Le premier porte sur l’évolution des mœurs dans une société togolaise attachée aux valeurs morales et éducatives. À travers cette entrée, Komlan A. Aziale examine les fluctuations des comportements et les transformations des repères sociaux. Une interrogation qui renvoie à la capacité de la société à préserver certains fondements culturels tout en s’adaptant aux nouvelles réalités.

    Le deuxième axe est consacré à la gouvernance politique. L’auteur y propose une analyse critique des pratiques politiques au Togo, avec une attention particulière portée aux conditions nécessaires à l’enracinement de la démocratie. Cette réflexion place au centre du débat les exigences d’une gouvernance capable de répondre aux aspirations démocratiques et aux mutations de la société.

    Le troisième volet aborde la question du développement sous deux angles moins conventionnels : les interactions entre littérature et musique, d’une part, et le paradoxe de la « malédiction des zones minières », d’autre part. L’auteur ouvre ainsi la réflexion au-delà des seuls indicateurs économiques, en interrogeant également la place de la création culturelle et les contradictions liées à l’exploitation des ressources naturelles.

    Une réflexion dans la continuité de ses travaux

    Maître de conférences en philosophie politique et sociale à l’Université de Kara, Komlan A. Aziale est également directeur adjoint du Laboratoire d’études et de recherches sur les pratiques endogènes pour le développement durable en Afrique (LERPEDDA). Ses travaux portent notamment sur les mutations sociopolitiques et la dynamique individualiste en Afrique.

    Cette nouvelle publication s’inscrit dans la continuité d’une production intellectuelle déjà marquée par plusieurs ouvrages. En septembre 2025, il publiait Diversité et démocratie : Contributions à l’analyse du lien social en Afrique, aux Éditions Lumumba. Dans cet ouvrage, il s’intéressait aux rapports entre diversité et démocratie, notamment à la place des communautés culturelles, ethniques et religieuses dans la construction du vivre-ensemble sur le continent africain.

    Avec Le Togo à l’épreuve du postmodernisme, le philosophe resserre son champ d’observation sur la société togolaise, tout en conservant une perspective plus large sur les transformations contemporaines. Son questionnement traverse plusieurs dimensions de la vie collective et met en relation les évolutions des comportements, les pratiques de gouvernance et les impératifs du développement.

    Au-delà de sa dimension académique, cet essai se présente ainsi comme une invitation au débat sur les orientations de la société togolaise. Il pose, en filigrane, une question essentielle : comment une société peut-elle s’adapter aux mutations du monde contemporain sans perdre ses repères et tout en créant les conditions d’un progrès partagé ?

  • Université de Kara et CNP-Togo : le rapprochement entre formation et entreprise s’accélère

    Université de Kara et CNP-Togo : le rapprochement entre formation et entreprise s’accélère

    Le Conseil national du patronat du Togo (CNP-Togo) et l’Université de Kara veulent donner un nouvel élan à leur partenariat. Les deux institutions ont tenu, jeudi 24 septembre 2026 au siège du Patronat, une séance de travail consacrée au renforcement des liens entre l’enseignement supérieur et le monde de l’entreprise.

    La rencontre a réuni, autour du président du CNP-Togo, Coami Sédolo Tamegnon, et de la présidente de l’Université de Kara, la Professeure Prénam Houzou-Mouzou, leurs délégations respectives. L’objectif affiché était de faire le point sur les actions déjà engagées et surtout d’identifier de nouvelles initiatives susceptibles de rendre le partenariat plus opérationnel.

    Des formations davantage adaptées aux réalités du marché

    Au centre des discussions figure la question de l’employabilité des jeunes diplômés. Les stages en entreprise, considérés comme un important levier d’acquisition d’expérience professionnelle, ont occupé une place importante dans les échanges.

    Pour le CNP-Togo et l’Université de Kara, le rapprochement entre les deux mondes doit permettre de mieux faire correspondre les compétences développées dans les établissements d’enseignement supérieur avec les besoins réels des entreprises.

    Cette démarche intervient dans un contexte où l’insertion professionnelle des jeunes constitue un enjeu majeur. Au-delà des connaissances théoriques, les entreprises recherchent de plus en plus des profils capables de répondre rapidement aux exigences du terrain. Le développement de passerelles plus solides entre université et secteur privé apparaît ainsi comme un moyen de faciliter cette transition.

    Agriculture, énergie et qualité des produits au menu

    Les échanges ne se sont toutefois pas limités aux questions de stages et d’emploi. Plusieurs secteurs stratégiques pour l’économie ont également été abordés, notamment l’agriculture et la souveraineté énergétique.

    La question du contrôle et de la qualité des produits destinés à l’exportation a également retenu l’attention des participants. Elle renvoie à un enjeu important pour la compétitivité des entreprises et la capacité des produits togolais à répondre aux exigences des marchés extérieurs.

    À travers cette rencontre, le CNP-Togo et l’Université de Kara entendent donc poursuivre une dynamique déjà engagée. Le partenariat devrait désormais se traduire par des actions plus concrètes, avec l’ambition de rapprocher davantage les compétences universitaires des réalités économiques.

    L’enjeu est double : permettre aux étudiants de mieux préparer leur entrée dans la vie professionnelle et offrir aux entreprises un accès à des compétences adaptées à leurs besoins. Une coopération renforcée entre les deux institutions pourrait ainsi contribuer à faire de l’université un partenaire plus direct du développement du secteur productif togolais.

Radio Renouveau228

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