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  • Au 105ᵉ anniversaire du PCC, Aklesso Atcholi fixe le cap à la jeunesse d’UNIR

    Au 105ᵉ anniversaire du PCC, Aklesso Atcholi fixe le cap à la jeunesse d’UNIR

    À Lomé, le secrétaire exécutif d’UNIR a appelé les jeunes militants à faire de la discipline le socle de leur engagement politique.

    À l’heure où les partis politiques misent sur le renouvellement de leurs cadres, le secrétaire exécutif de l’Union pour la République (UNIR), Aklesso Atcholi, a choisi d’adresser un message sans équivoque à la jeunesse de son parti : la discipline, le patriotisme et l’abnégation doivent désormais guider tout engagement politique.

    Cette exhortation a été lancée à Lomé, lors d’un colloque organisé à l’occasion du 105ᵉ anniversaire du Parti communiste chinois (PCC), en présence des responsables et délégués du Mouvement des Jeunes UNIR (MJU). Devant une assistance attentive, Aklesso Atcholi a rappelé que la jeunesse représente un maillon stratégique dans la mise en œuvre des ambitions de développement du Togo.

    Pour le dirigeant d’UNIR, l’action politique ne peut produire des résultats durables sans une culture de la responsabilité, du respect des règles et du sens du sacrifice. Il a invité les jeunes militants à privilégier l’intérêt général et à s’investir pleinement dans les transformations économiques et sociales du pays, estimant que leur implication sera déterminante pour relever les défis de demain.

    Au-delà de cet appel, le colloque a servi de cadre à une réflexion sur le parcours du Parti communiste chinois et son expérience en matière de gouvernance, de développement et de planification stratégique. Organisée par l’ambassade de la République populaire de Chine au Togo, la rencontre a également permis de mettre en lumière les liens de coopération entre le PCC et le parti UNIR.

    Les responsables des deux formations politiques ont salué la solidité de ces relations, fondées sur le dialogue, le partage d’expériences et le renforcement des capacités. Ils ont réaffirmé leur volonté de poursuivre les échanges sur les questions de gouvernance, de développement et de formation des jeunes cadres politiques, dans un contexte où la jeunesse est appelée à jouer un rôle de premier plan dans l’avenir du pays.

  • Togo : le parti au pouvoir remporte, sans surprise, les élections sénatoriales

    Togo : le parti au pouvoir remporte, sans surprise, les élections sénatoriales

    Le parti présidentiel a obtenu 34 des 41 sièges de sénateurs, a annoncé dimanche la Commission électorale. Ce vote constituait la dernière étape de la mise en œuvre de la réforme constitutionnelle vivement critiquée par l’opposition.

    « Nous allons transmettre ces résultats provisoires sans délai à la Cour constitutionnelle qui est seule habilitée à donner les résultats définitifs », a déclaré Dago Yabré, le président de la commission électorale, après l’annonce des résultats à  Lomé.

    La mise en place du Sénat est la dernière étape avant la mise en application de la nouvelle Constitution promulguée en mai par le président Faure Essozimna Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005.

    Elle abolit l’élection du chef de l’État au suffrage universel et institue un régime parlementaire : la fonction de président de la République sera purement honorifique et l’exercice effectif du pouvoir sera assuré par un président du Conseil qui doit être le chef du parti majoritaire à l’Assemblée nationale.

    Il s’agit en l’occurrence de Faure Gnassingbé dont le parti, l’Union pour la République (Unir), a largement remporté les élections législatives d’avril avec 108sièges sur 113 et qui pourra être désigné président du Conseil une fois le Sénat installé. Députés et sénateurs éliront le président de la République.

    Une réforme décriée par l’opposition

    L’opposition et la société civile critiquent cette réforme qui permet, selon eux, à Faure Gnassingbé de se maintenir indéfiniment au pouvoir tandis que l’ancienne Constitution ne lui permettait que de briguer un dernier mandat en 2025. Le camp présidentiel affirme, quant à lui, que ce changement constitutionnel assure plus de représentativité.

    Le Sénat sera composé de 61 membres, dont 20 seront désignés par le président du Conseil des ministres. Au total, 1 527 conseillers municipaux et 179 conseillers régionaux étaient appelés à élire les sénateurs samedi.

    Le scrutin a été boycotté par certains grands partis de l’opposition dont l’Alliance nationale pour le changement (ANC), les Forces démocratiques pour la République (FDR) et la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP, regroupement de partis politiques et d’organisations de la société civile).

    Le parti Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI), chef de file de l’opposition, a pris part au scrutin et n’a remporté qu’un seul siège. Six autres sièges reviennent à des petits partis.

    Les envoyés spéciaux des médias étrangers n’ont pas obtenu d’accréditations pour couvrir ces élections, comme ce fut le cas lors des scrutins législatifs et régionaux en avril.

    (Avec AFP)

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