Étiquette : UNICEF

  • Vo : abandonné dans la nuit, un bébé d’un mois retrouvé en pleine broussaille

    Vo : abandonné dans la nuit, un bébé d’un mois retrouvé en pleine broussaille

    Une scène particulièrement préoccupante s’est produite dans la nuit de samedi à dimanche à Soko-Hangoumé, dans la commune de Vo 1. Un nourrisson âgé d’environ un mois a été retrouvé seul, en pleine broussaille, aux alentours de 3 heures du matin.

    Des pleurs qui déchirent le silence de la nuit

    Il était environ 3 heures du matin lorsque des cris de bébé ont retenti dans une zone broussailleuse de Soko-Hangoumé. Intrigués et alertés par ces pleurs, plusieurs bouviers présents dans les environs se sont dirigés vers leur provenance.

    Leur découverte a été particulièrement saisissante : un nourrisson d’environ un mois se trouvait seul, au milieu de la végétation. Les circonstances dans lesquelles le bébé s’est retrouvé à cet endroit demeurent, pour l’heure, inconnues.

    La brigade de gendarmerie de Vogan, informée de la situation, s’est rapidement rendue sur les lieux. Après les premières constatations, les forces de sécurité ont pris le nourrisson en charge afin de le mettre à l’abri.

    Le bébé évacué à l’hôpital, une enquête ouverte

    Le nourrisson a été conduit à l’Hôpital du District de Vo, où il a reçu des soins et a été placé sous surveillance médicale.

    Reste désormais à comprendre comment un bébé aussi jeune a pu se retrouver seul dans une zone broussailleuse au cœur de la nuit. Pour l’heure, aucune information officielle ne permet d’établir l’identité de la personne qui aurait abandonné l’enfant ni les raisons d’un tel geste.

    Une enquête a été ouverte par la gendarmerie de Vogan. Les investigations devront permettre de reconstituer le déroulement des faits et de retrouver, si les éléments recueillis le permettent, la ou les personnes impliquées.

    L’affaire suscite déjà l’émoi dans la localité, alors que le nourrisson, heureusement retrouvé à temps, reste sous surveillance médicale.

  • Mounira, 17 ans : le fil de l’espoir tissé au Togo

    Mounira, 17 ans : le fil de l’espoir tissé au Togo

    À seulement 17 ans, Mounira a déjà connu l’exil. Réfugiée au Togo depuis 2022, cette adolescente a trouvé dans le tissage bien plus qu’un métier : une nouvelle raison de croire en l’avenir.

    Installée à Koutong-Bong, dans la région des Savanes, elle suit avec assiduité un apprentissage de tisserande. Chaque jour, derrière son métier à tisser, elle apprend les gestes, les techniques et la patience qu’exige cet artisanat ancestral. Déterminée à réussir, Mounira nourrit une ambition claire : devenir une grande tisserande et ouvrir un jour son propre commerce.

    Son parcours illustre la capacité de résilience des enfants réfugiés lorsqu’ils bénéficient d’un environnement protecteur et de perspectives d’insertion. Malgré les épreuves traversées, la jeune fille regarde désormais vers l’avenir avec confiance, convaincue que le travail et la persévérance lui permettront de réaliser son rêve.

    Cette trajectoire est rendue possible grâce aux mécanismes de protection et d’accompagnement des enfants réfugiés mis en place par le Gouvernement du Togo, avec le soutien du Bureau de la Population, des Réfugiés et des Migrations des États-Unis (BPRM), à travers l’UNICEF. Ces dispositifs favorisent notamment l’accès à la formation, à la protection et à des opportunités d’autonomisation pour les jeunes réfugiés.

    Pour Mounira, chaque étoffe tissée représente bien plus qu’un exercice d’apprentissage. Elle symbolise un avenir qu’elle construit fil après fil, avec courage, détermination et espoir. Son histoire rappelle qu’au-delà du statut de réfugié se cachent des talents, des aspirations et une formidable volonté de réussir lorsque les conditions sont réunies pour permettre à chaque enfant de développer son potentiel.

    À Koutong-Bong, le bruit régulier du métier à tisser accompagne désormais le rêve d’une jeune fille qui aspire à transformer son savoir-faire en une entreprise florissante. Un rêve qui, grâce à l’accompagnement dont elle bénéficie, semble aujourd’hui à sa portée.

  • Malgré les efforts, 150 millions d’enfants meurent « invisibles » selon l’UNICEF

    Malgré les efforts, 150 millions d’enfants meurent « invisibles » selon l’UNICEF

    « Si le taux d’enregistrement des naissances progresse régulièrement à l’échelle mondiale, 150 millions d’enfants demeurent « invisibles », regrette l’UNICEF.

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    Si le taux d’enregistrement des naissances progresse régulièrement à l’échelle mondiale, 150 millions d’enfants demeurent « invisibles » – UNICEF

    Un nouveau rapport révèle les progrès accomplis tout en mettant en évidence des disparités (particulièrement en Afrique subsaharienne) qui continuent de priver des millions d’enfants d’identité juridique

    NEW YORK, le 11 décembre 2024 — Plus de 500 millions d’enfants âgés de moins de 5 ans (soit près de 8 sur 10) ont été enregistrés à la naissance au cours des cinq dernières années, signe d’une nette progression mondiale des démarches permettant d’obtenir une identité juridique, comme le révèle un nouveau rapport de l’UNICEF publié aujourd’hui.

    Paru le jour du 78e anniversaire de l’UNICEF, ce document intitulé The Right Start in Life: Global levels and trends in birth registration, 2024 update (Pour un bon départ dans la vie : Taux et tendances en matière d’enregistrement des naissances dans le monde – Mise à jour 2024) établit le dernier état des lieux en date sur le nombre de naissances enregistrées depuis 2019. Si le taux mondial d’enregistrement des naissances atteint 77 % aujourd’hui contre 75 % à l’époque, 150 millions d’enfants de moins de 5 ans (soit environ 2 sur 10) n’ont pas été déclarés et demeurent invisibles pour les systèmes gouvernementaux.

    En outre, d’après ce rapport, plus de 50 millions d’enfants dont la naissance a été déclarée ne possèdent pas d’acte de naissance – une preuve d’enregistrement pourtant essentielle pour acquérir une nationalité, prévenir l’apatridie et faire en sorte que les enfants jouissent de leurs droits dès la naissance.

    « L’enregistrement des naissances garantit la reconnaissance juridique immédiate des enfants, posant ainsi les fondements nécessaires à leur protection contre les mauvais traitements et l’exploitation, ainsi qu’à l’accès aux services essentiels tels que la vaccination, les soins de santé et l’éducation », explique Catherine Russell, Directrice générale de l’UNICEF. « Alors que l’UNICEF défend les droits des enfants depuis 78 ans jour pour jour, nous nous réjouissons que des millions d’enfants supplémentaires puissent se prévaloir d’une identité juridique, tout en appelant à redoubler d’efforts dans ce domaine pour que chaque enfant, partout dans le monde, soit enregistré à la naissance. »

    Les progrès réalisés à l’échelle du globe s’expliquent principalement par le fait que de nombreux pays ont hissé l’enregistrement rapide des naissances au rang des priorités, en tirant parti des systèmes de santé, de protection sociale et d’éducation, en multipliant les guichets d’état civil, en dématérialisant les démarches et en supprimant les frais s’y rapportant.

    Le taux d’enregistrement des naissances s’établit désormais à 95 % en Amérique latine et dans les Caraïbes, à 94 % en Asie de l’Est et du Sud-Est et à 78 % en Asie centrale et du Sud. L’Afrique subsaharienne, en revanche, accuse un retard important avec un taux d’enregistrement de 51 %, et recense plus de la moitié des enfants non déclarés dans le monde (90 millions).

    Parmi les régions d’Afrique subsaharienne, les progrès et les taux s’avèrent très disparates. Alors que l’Afrique australe arrive en tête avec 88 % de naissances enregistrées, c’est l’Afrique de l’Ouest qui affiche la plus forte amélioration en 15 ans, avec un taux atteignant désormais 63 %. Le Togo figure parmi les pays qui ont réussi à se démarquer. Déjà l’adoption du décret sur la gratuité de l’enregistrement des naissances en 2022 et le renforcement de l’interopérabilité entre les centres de santé et les centres d’état civil, ont contribué à renforcer l’enregistrement des naissances des enfants dans les délais légaux. Les régions d’Afrique de l’Est et d’Afrique centrale, quant à elles, ferment la marche avec des taux de 41 %. Or, compte tenu de la lenteur des progrès et de la croissance rapide de la population infantile en Afrique subsaharienne (où vivront la majorité des enfants du monde d’ici quelques décennies), en l’absence d’évolution, plus de 100 millions d’entre eux courront le risque de ne pas être enregistrés à la naissance après 2030.

    De nombreuses familles, partout dans le monde, continuent de rencontrer des obstacles entravant l’enregistrement des naissances, notamment le faible engagement politique dans ce domaine, les nombreuses visites requises auprès des services d’état civil et les longues distances à parcourir pour s’y rendre, la méconnaissance des formalités à accomplir, les frais inabordables et les coûts prohibitifs indirects liés aux démarches et, dans certaines régions, la discrimination fondée sur le genre, l’origine ethnique ou la religion.

    Malgré ces difficultés, plusieurs pays ont toutefois réalisé d’importants progrès. En Afrique subsaharienne, le Botswana est parvenu à l’enregistrement universel des naissances, tandis que la Côte d’Ivoire a dépassé la barre des 90 %. Le Rwanda, la Sierra Leone et la Tanzanie, entre autres exemples, ont également affiché une amélioration constante de leur taux d’enregistrement au cours de la décennie écoulée. Ces exemples de réussite offrent des modèles précieux dont d’autres pays peuvent s’inspirer.

    Pour garantir que chaque enfant soit reconnu et protégé, l’UNICEF appelle par ailleurs à prendre les cinq mesures clés suivantes :

    •            Enregistrer chaque enfant à la naissance afin de jeter les bases d’une approche de l’identité juridique fondée sur le cycle de vie ;

    •            Simplifier les formalités pour améliorer les services fournis et favoriser la transformation numérique ;

    •            S’appuyer sur les programmes en matière de santé, de protection sociale et d’éducation pour renforcer l’enregistrement des naissances ;

    •            Mettre en œuvre les réformes juridiques nécessaires pour rendre les systèmes d’enregistrement des faits d’état civil et de statistiques de l’état civil plus inclusifs et équitables ;

    •            Donner les moyens aux communautés de faire valoir leur droit à la mise en place de services d’enregistrement des faits d’état civil.

    « Malgré les progrès accomplis, un trop grand nombre d’enfants ne sont toujours pas déclarés ni recensés et demeurent des faits invisibles aux yeux des gouvernements ou de la loi », ajoute Catherine Russell. « Chaque enfant a le droit d’être enregistré et de recevoir un acte de naissance qui lui permette d’être reconnu, protégé et soutenu. »

    L’article 7 de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant stipule que chaque enfant doit être enregistré « aussitôt » après sa naissance et a dès celle-ci le droit à une identité. En savoir plus.

    Ces estimations se fondent sur des données comparables recueillies entre 2014 et 2023 dans un sous-ensemble de 173 pays représentant 98 % des enfants âgés de moins de 5 ans à l’échelle mondiale. Pour environ 80 % de ces pays, les données disponibles les plus récentes datent des cinq dernières années. Ces données sont notamment issues d’enquêtes nationales représentatives menées auprès des ménages comme les enquêtes en grappes à indicateurs multiples (MICS) et les enquêtes démographiques et de santé (EDS), de statistiques provenant des systèmes d’état civil, de recensements et d’autres enquêtes nationales représentatives ayant recours à une méthodologie comparable.

    À propos de l’UNICEF

    L’UNICEF, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, œuvre à la protection des droits de chaque enfant, où qu’il soit, en particulier ceux des plus défavorisés et des plus difficiles à atteindre. Dans plus de 190 pays et territoires, nous mettons tout en œuvre pour aider les enfants à vivre, à s’épanouir et à réaliser leur potentiel.

  • Togo- Dr Isselmou OULD BOUKHARY (UNICEF) : « De nombreux enfants font face à des obstacles qui entravent leur épanouissement »

    Togo- Dr Isselmou OULD BOUKHARY (UNICEF) : « De nombreux enfants font face à des obstacles qui entravent leur épanouissement »

    Au Togo, « Malgré les avancées remarquables dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la protection, de la nutrition et de l’assainissement, de nombreux enfants continuent de faire face à des obstacles qui entravent leur épanouissement », alertent Dr Isselmou OULD BOUKHARY, le Représentant Résident par intérim de l’UNICEF.

    Message du Représentant Résident de l’UNICEF p.i au Togo à l’occasion de la Journée mondiale de l’enfance

    Chers partenaires, chers parents, chers enfants,

    Aujourd’hui, nous célébrons la Journée mondiale de l’enfance, une journée dédiée à la reconnaissance de l’immense potentiel de chaque enfant et à l’engagement collectif pour leur offrir un avenir meilleur.

    Au Togo, comme partout dans le monde, cette journée est l’occasion de réfléchir aux progrès accomplis et aux défis qui demeurent. Malgré les avancées remarquables dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la protection, de la nutrition et de l’assainissement, de nombreux enfants continuent de faire face à des obstacles qui entravent leur épanouissement.

    La commémoration de cette année que nous rappelle l’importance d’unir nos efforts pour que chaque enfant, quelle que soit sa situation, puisse avancer avec nous vers un avenir plus prometteur. En tant que parents, décideurs, partenaires, et communautés, nous devons unir nos efforts pour bâtir un avenir où aucun enfant ne sera laissé pour compte.

    À l’UNICEF, nous croyons fermement que chaque enfant, en dehors de toute considération, mérite de grandir dans un environnement qui protège sa dignité et cultive ses rêves. L’inclusion n’est pas un idéal lointain, mais une responsabilité immédiate. Ensemble, en mettant en place des politiques inclusives et en mobilisant les ressources nécessaires, nous pouvons transformer les vies des enfants aujourd’hui et les préparer à devenir les leaders de demain.

    Je tiens à exprimer ma profonde gratitude à tous nos partenaires – le Gouvernement, la société civile, le secteur privé, les communautés et l’ensemble des partenaires techniques et financiers, y compris les agences soeurs du Système des Nations Unies  – pour leur engagement constant en faveur des enfants au Togo.

    En cette journée spéciale, je vous invite toutes tous à renouveler votre engagement pour défendre les droits des enfants et leur donner les moyens de réaliser leur plein potentiel.

    Chers enfants, sachez que nous croyons en vous et que nous sommes à vos côtés pour vous accompagner vers un avenir radieux.

    Bonne Journée mondiale de l’enfance à tous !

    Avec tout mon indéfectible engagement,

    Dr Isselmou OULD BOUKHARY

    Représentant Résident p.i

    UNICEF Togo

  • 1 femme sur 8 a subi un viol ou une agression sexuelle avant l’âge de 18 ans selon l’UNICEF

    1 femme sur 8 a subi un viol ou une agression sexuelle avant l’âge de 18 ans selon l’UNICEF

    Plus de 370 millions de filles et de femmes dans le monde ont subi un viol ou une agression sexuelle alors qu’elles étaient enfants, selon l’UNICEF.

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    SOUS EMBARGO JUSQU’AU 10 OCTOBRE 2024, 00 H 01 GMT

    Plus de 370 millions de filles et de femmes dans le monde ont subi un viol ou une agression sexuelle alors qu’elles étaient enfants – UNICEF

    Les toutes premières estimations relatives aux violences sexuelles dans l’enfance montrent une prévalence très préoccupante de ces violences, lesquelles ont des conséquences désastreuses sur les enfants.

    NEW YORK, le 10 octobre 2024 – Plus de 370 millions de filles et de femmes en vie actuellement – soit 1 femme sur 8 – ont subi un viol ou une agression sexuelle avant l’âge de 18 ans, d’après de nouvelles estimations de l’UNICEF rendues publiques aujourd’hui.

    Les toutes premières estimations mondiales et régionales relatives à la violence sexuelle envers les enfants – publiées en amont de la Journée internationale de la fille – révèlent l’ampleur mondiale de ces violences, qui touchent particulièrement les adolescentes, et entraînent souvent des conséquences pour la vie entière.

    Si l’on tient compte des violences sexuelles « sans contact physique » telles que les agressions en ligne ou verbales, le nombre de filles et de femmes concernées à l’échelle mondiale atteint 650 millions, soit 1 femme sur 5. Ces chiffres soulignent qu’il est urgent de mettre en place des stratégies complètes de prévention et de soutien permettant de lutter efficacement contre toutes les formes de violence et d’abus.

    « La violence sexuelle envers les enfants entache notre conscience morale », affirme Catherine Russell, Directrice générale de l’UNICEF. « Elle crée un traumatisme profond et durable, et est souvent infligée par une personne que l’enfant connaît, en qui il a confiance, dans des lieux où il devrait se sentir en sécurité. »

    Les données montrent que la violence sexuelle envers les enfants est présente partout, quel que soit le contexte géographique, culturel ou économique. C’est en Afrique subsaharienne que l’on compte le plus grand nombre de victimes (79 millions de filles et de femmes concernées, soit 22 % de la population féminine). Puis viennent l’Asie orientale et l’Asie du Sud-Est (75 millions, soit 8 %), l’Asie centrale et l’Asie du Sud (73 millions, soit 9 %), l’Europe et l’Amérique du Nord (68 millions, soit 14 %), l’Amérique latine et les Caraïbes (45 millions, soit 18 %), l’Afrique du Nord et l’Asie occidentale (29 millions, soit 15 %), et enfin l’Océanie (6 millions, soit 34 %).

    Dans des contextes fragiles, par exemple lorsque les institutions sont affaiblies, en présence de forces de maintien de la paix des Nations Unies, ou quand un grand nombre de réfugiés fuient en raison d’une crise politique ou sécuritaire, les filles sont exposées à un risque encore plus élevé, la prévalence des viols et agressions sexuelles dans l’enfance dépassant alors légèrement 25 %.

    « Les enfants vivant dans un contexte fragile sont particulièrement vulnérables à la violence sexuelle », rappelle Catherine Russell. « Nous constatons des violences sexuelles effroyables dans les zones de conflit, où le viol et la violence liée au genre sont souvent utilisés comme armes de guerre. »

    D’après les données, la plupart des violences sexuelles interviennent au cours de l’adolescence, un pic important étant observé entre 14 et 17 ans. Les études montrent que les enfants qui subissent des violences sexuelles ont plus de risques de souffrir d’abus répétés. Il est par conséquent essentiel de mettre en œuvre des interventions ciblées au cours de l’adolescence afin de sortir de ce cycle de la violence et d’atténuer les répercussions à long terme de ces traumatismes.

    En effet, les personnes survivantes portent souvent le traumatisme des violences sexuelles jusqu’à l’âge adulte et sont davantage exposées aux maladies sexuellement transmissibles, à la consommation de drogues, à l’isolement social et aux problèmes de santé mentale tels que l’anxiété et la dépression. Elles ont également des difficultés à nouer des relations saines. Les données montrent que les conséquences sont d’autant plus importantes lorsque les enfants tardent à parler de ce qu’ils ont vécu, parfois pendant de longues périodes, ou taisent complètement les violences.

    Si les filles et les femmes sont davantage touchées, et leurs situations mieux décrites, les données montrent que les garçons et les hommes sont également concernés. On estime que 240 à 310 millions de garçons et d’hommes – soit 1 sur 11 – ont subi un viol ou une agression sexuelle pendant l’enfance. Si l’on tient compte des violences sexuelles sans contact physique, ce chiffre atteint 410 à 530 millions, selon les estimations.

    Les lacunes persistantes en matière de données, notamment pour les cas concernant les garçons et les formes de violences sexuelles sans contact physique, soulignent la nécessité d’un investissement accru en faveur de la collecte de données, laquelle permettrait d’appréhender l’ampleur réelle des violences sexuelles commises contre les enfants. 

    Alors que les dirigeants gouvernementaux et les représentants de la société civile, notamment des militants, des survivants, et des jeunes, s’apprêtent à se réunir le mois prochain en Colombie à l’occasion de la toute première Conférence ministérielle mondiale sur l’élimination de la violence contre les enfants, les données révèlent qu’il est urgent d’intensifier l’action mondiale visant à lutter contre la violence sexuelle envers les mineurs et à bâtir un avenir plus sûr pour les enfants du monde entier, notamment en :

    • Remettant en question et en modifiant les normes sociales et culturelles qui permettent aux violences sexuelles d’avoir lieu et découragent les enfants de demander de l’aide ;

    • Fournissant à chaque enfant des informations pertinentes, accessibles et adaptées à son âge, qui lui permettent de reconnaître et de dénoncer la violence sexuelle ;

    • Garantissant que chaque enfant victime et survivant a accès à des services qui favorisent la justice et la guérison, et qui réduisent le risque de subir d’autres préjudices ;

    • Renforçant les lois et les réglementations afin de protéger les enfants contre toutes les formes de violence sexuelle, notamment dans les organisations œuvrant auprès des enfants, et en investissant dans les personnes, les ressources et les systèmes nécessaires à leur application.

    • Établissant des systèmes nationaux de données de meilleure qualité qui permettent de suivre les progrès et de garantir la reddition de comptes grâce à la mise en œuvre de normes internationales telles que la Classification internationale de la violence contre les enfants.

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    Note aux rédactions :

    Les estimations ont été établies à partir de données provenant d’un sous-ensemble de pays différent selon l’indicateur. Les données les plus complètes concernent les femmes et les filles ayant subi des violences sexuelles avec contact physique. Elles sont issues d’enquêtes nationales représentatives menées entre 2010 et 2022 dans 120 pays et régions. En raison des lacunes existantes en matière de données, de la couverture limitée, ainsi que du champ d’application et de la qualité variables des informations disponibles, un éventail plus large de sources et des méthodes indirectes ont été utilisées pour établir les estimations mondiales relatives aux violences sexuelles sans contact physique et aux violences sexuelles commises contre les garçons et les hommes.

    La liste des situations de fragilité et de conflit est publiée chaque année par le Groupe de la Banque mondiale. Vous pouvez consulter la classification et la liste des pays ici. 

    Consultez les données ici.

    Téléchargez le contenu multimédia ici.

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    À propos de l’UNICEF

    L’UNICEF travaille dans certains des endroits les plus inhospitaliers du monde pour atteindre les enfants les plus défavorisés. Dans plus de 190 pays et territoires, nous travaillons pour chaque enfant, chaque jour, afin de construire un monde meilleur pour tous.

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