Étiquette : UFC

  • UFC : Gilchrist Olympio, une présidence qui refuse de passer le relais

    UFC : Gilchrist Olympio, une présidence qui refuse de passer le relais

    Bien qu’octogénaire, Gilchrist Olympio reste aux commandes de l’Union des forces de changement. Sa réélection, le 8 août dernier à Lomé, pour un nouveau mandat de trois ans relance une vieille interrogation : quand et comment l’UFC préparera-t-elle véritablement l’après-Olympio ?

    Le scénario se répète à l’Union des forces de changement (UFC). Alors que la question du renouvellement générationnel se pose avec de plus en plus d’insistance, Gilchrist Olympio conserve les clés de la maison. Réunis à Lomé le samedi 8 août 2026 à l’occasion du 10ᵉ congrès statutaire ordinaire du parti, les militants ont une nouvelle fois porté le fondateur et leader historique à la présidence de l’UFC. Il rempile ainsi pour un nouveau mandat de trois ans.

    Le choix est loin d’être anodin. Né le 26 décembre 1936, Gilchrist Olympio est aujourd’hui âgé de 89 ans. À cet âge, sa reconduction ne peut que remettre au premier plan la question de la succession au sein d’une formation politique dont l’histoire est intimement liée à sa personnalité.

    Une longévité qui interroge

    Depuis la création de l’UFC au début des années 1990, Gilchrist Olympio demeure la figure centrale du parti. Son nom, son histoire familiale et son parcours politique ont largement contribué à façonner l’identité de cette formation.

    Mais une organisation politique ne peut durablement reposer sur la seule aura de son fondateur. Elle doit aussi être capable de préparer l’avenir, de faire émerger de nouveaux responsables et d’organiser une transition suffisamment longtemps à l’avance pour éviter que la disparition ou le retrait d’un dirigeant historique ne provoque une crise.

    Or, après plusieurs décennies à la tête de l’UFC, le parti peine toujours à faire émerger une personnalité susceptible d’apparaître comme le successeur naturel de Gilchrist Olympio.

    Ce constat est d’autant plus frappant que l’UFC dispose de plusieurs cadres expérimentés. Des responsables comme Sèna Alipui, ancien député et désormais l’un des hommes forts de la direction, occupent des positions importantes. Le nouveau bureau issu du congrès du 8 août entend d’ailleurs donner une nouvelle impulsion au parti et consolider son implantation nationale.

    Mais disposer de cadres ne signifie pas nécessairement avoir préparé une succession.

    Après Olympio, quelle UFC ?

    C’est précisément là que se situe le principal défi. En reconduisant une nouvelle fois Gilchrist Olympio, les militants de l’UFC ont choisi la continuité. Le congrès a donc davantage consacré la stabilité du leadership historique qu’il n’a ouvert une véritable transition générationnelle.

    La question est désormais de savoir si ce nouveau mandat servira à préparer cette transition ou s’il contribuera simplement à la repousser.

    Car le problème n’est pas de nier les mérites historiques de Gilchrist Olympio. Son rôle dans la création et la construction de l’UFC appartient à l’histoire politique du Togo. Le véritable enjeu est plutôt de savoir si cette histoire peut continuer sans lui et si le parti dispose aujourd’hui d’une relève suffisamment préparée pour prendre les commandes.

    À plusieurs reprises, la question de la succession a déjà alimenté les tensions internes. En 2023, lors du précédent congrès statutaire, Gilchrist Olympio avait également été reconduit à la tête de l’UFC pour trois ans, alors que le parti sortait d’une importante crise de leadership.

    Trois ans plus tard, le même homme est toujours là.

    Le risque, pour l’UFC, serait alors de transformer une succession qui devrait être préparée méthodiquement en une succession imposée par les circonstances. Si aucune personnalité n’est véritablement formée, responsabilisée et préparée à prendre le relais, le départ définitif du fondateur pourrait laisser un vide difficile à combler.

    C’est là tout le paradoxe de l’UFC : un parti qui porte dans son nom l’idée de changement semble avoir encore du mal à organiser le changement en son propre sein.

    Le nouveau mandat de Gilchrist Olympio pourrait donc être l’occasion de préparer enfin cette transmission. À 89 ans, le temps ne devrait plus seulement être celui de la conservation du pouvoir, mais aussi celui de la transmission de l’expérience.

    Pour l’UFC, l’enjeu dépasse désormais la personne de son président. Il s’agit de savoir si le parti saura construire une génération capable de lui survivre politiquement. Car une succession réussie ne se prépare pas au lendemain de la disparition d’un leader. Elle se prépare de son vivant.

  • Congrès de l’UFC : l’Ablodé face au défi d’un nouveau départ

    Congrès de l’UFC : l’Ablodé face au défi d’un nouveau départ

    À l’ouverture de son congrès de ce 8 juillet à Lomé, l’UFC entend conjuguer fidélité à l’héritage de l’Ablodé, engagement dans la Ve République et renouvellement de ses forces pour renforcer son influence politique.

    Réunis en congrès à Lomé, les militants de l’Union des forces de changement (UFC) entendent tourner une nouvelle page de leur histoire politique. Placés sous le thème « De l’Ablodé à développement harmonieux », les travaux s’inscrivent à la croisée de l’héritage historique du parti, de son positionnement dans la Ve République et de la nécessité affichée de préparer la relève. Dans son discours d’ouverture, la direction de l’UFC a appelé à l’unité, à la paix et à une participation active à la transformation du pays.

    De l’Ablodé à une opposition revendiquée comme constructive

    Le discours d’ouverture a d’abord replacé l’UFC dans une histoire politique dont le parti revendique la continuité. L’Ablodé, présenté comme l’héritage fondateur, est défini comme une aspiration à la « libération politique, libération économique, libération sociale et culturelle ». Une référence qui renvoie directement à l’indépendance du Togo et à la figure de Sylvanus Olympio, présenté dans le discours comme l’un des pères de cette ambition nationale.

    Créée le 1er février 1992, dans le contexte de la transition du parti unique vers le multipartisme, l’UFC affirme avoir été portée sur les fonts baptismaux avec l’objectif de faire souffler « un vent de liberté dans tous les aspects de la vie des Togolais ». Sous le leadership de Gilchrist Olympio, le parti a ensuite participé aux différentes séquences de la vie politique nationale, jusqu’à la signature, le 26 mai 2010, d’un accord de paix avec le pouvoir d’alors. Le discours présente cet épisode comme ayant contribué à permettre au Togo de se concentrer davantage sur les enjeux de développement.

    Cette orientation vers une politique moins frontale semble demeurer au cœur du positionnement revendiqué par l’UFC. Le parti se présente désormais comme une « opposition constructive », appelée à formuler des propositions et à participer, selon ses moyens, à la réalisation des politiques publiques. Eau, emploi, éducation, électricité, santé, sécurité et salubrité sont identifiés comme les principaux axes sur lesquels l’UFC entend continuer à agir en faveur des populations.

    Le changement institutionnel intervenu avec la Ve République constitue, dans cette perspective, un autre enjeu majeur. L’UFC rappelle avoir choisi de soutenir le régime parlementaire après les débats internes suscités par la réforme constitutionnelle. Pour le parti, ce nouveau système constitue une occasion de renforcer son implantation territoriale et d’améliorer ses performances électorales. Le discours revendique d’ailleurs le statut de troisième force politique du pays à l’issue des premières élections organisées dans le cadre de la Ve République, derrière l’UNIR et l’ANC.

    Le défi de la relève et d’un nouveau souffle

    Au-delà des considérations institutionnelles, le congrès apparaît surtout comme un moment de réflexion sur l’avenir de l’UFC. Les élections désormais derrière elle, la formation politique doit déterminer le rôle qu’elle entend jouer dans la nouvelle architecture institutionnelle. « Les élections étant passées, quel rôle jouera le parti de l’Ablodé dans un contexte de 5e République ? Ce sera l’objet des débats de notre congrès », souligne le discours d’ouverture.

    L’appel à l’unité est ainsi omniprésent. « Nous devons être Unis pour bâtir un Togo de Paix et de Solidarité », affirme le discours, avant d’insister sur la nécessité de « protéger et transformer » le pays. Cette ligne traduit la volonté de l’UFC de conserver son identité tout en participant davantage aux politiques publiques destinées à améliorer les conditions de vie des Togolais.

    Mais le véritable enjeu pourrait se situer dans la succession et le renouvellement générationnel. Le discours reconnaît que « les défis auxquels nous sommes confrontés restent énormes » et que l’heure de la relève approche. Après deux mandats, le responsable qui s’exprime annonce qu’il mérite « une retraite paisible » et appelle à l’émergence de « nouveaux talents, plus de jeunes, plus de femmes, plus cadres ». Le congrès est donc invité à réfléchir à une nouvelle configuration de la direction et à renforcer l’implantation du parti sur l’ensemble du territoire.

    L’enjeu est désormais de traduire cette volonté de renouvellement en actes. En affirmant que « la discipline du parti oblige » et qu’il se pliera à la décision du congrès, la direction laisse aux instances du parti la responsabilité de trancher sur la suite à donner à cette transition. Le congrès doit ainsi déboucher sur une « feuille de route claire » destinée à optimiser l’action politique de l’UFC.

    Entre fidélité à l’Ablodé, ancrage dans l’opposition constructive et volonté de renouvellement, l’UFC cherche donc à écrire une nouvelle séquence de son histoire. Reste à savoir si cette nouvelle étape permettra au parti de convertir son héritage historique et ses ambitions de transformation en une influence politique durable dans le Togo de la Ve République.

  • L’UFC en congrès : bilan, réorganisation et perspectives au menu

    L’UFC en congrès : bilan, réorganisation et perspectives au menu

    Réunie en congrès ordinaire le 8 août à Lomé, l’Union des Forces de Changement (UFC) entend faire le bilan de ses activités, définir ses orientations politiques et réaffirmer son attachement à l’héritage de l’« Ablodé » dans un contexte institutionnel renouvelé.

    L’Union des Forces de Changement (UFC) tiendra son congrès ordinaire le samedi prochain à Lomé. Cette rencontre statutaire réunira les délégués du parti autour du thème : « De l’Ablodé au développement harmonieux », avec pour objectif de faire le point sur la vie de la formation politique et de définir ses orientations pour les prochaines années.

    Un rendez-vous statutaire pour dresser le bilan et fixer les perspectives

    Prévu trois ans après le précédent congrès organisé en août 2023, ce nouveau rendez-vous intervient dans un contexte marqué par l’évolution du paysage institutionnel togolais. Selon les organisateurs, les travaux permettront d’évaluer les actions entreprises depuis le dernier congrès, d’examiner le fonctionnement interne du parti et de débattre de ses perspectives dans le cadre de la Cinquième République.

    Les congressistes devraient également adopter plusieurs résolutions portant sur le renforcement de l’organisation de l’UFC et sur ses orientations politiques en vue des prochaines échéances.

    Fondée en 1992, l’Union des Forces de Changement figure parmi les plus anciennes formations politiques du Togo. Dirigée par Gilchrist Olympio, elle se revendique de l’héritage de Sylvanus Olympio, premier président du Togo indépendant.

    Entre héritage historique et vision du développement

    Le thème choisi, « De l’Ablodé au développement harmonieux », traduit la volonté affichée par l’UFC d’établir un lien entre les idéaux ayant marqué sa création et les enjeux actuels du développement national. Le terme « Ablodé », qui signifie « liberté » ou « indépendance » en éwé, occupe une place importante dans l’histoire politique du pays et dans l’identité du parti.

    À travers cette thématique, l’UFC entend mettre en avant une réflexion axée sur le développement économique, la cohésion nationale et la stabilité, tout en réaffirmant les valeurs qui fondent son engagement politique.

    Au-delà des travaux statutaires, ce congrès offrira également aux responsables du parti l’occasion de s’adresser à leurs militants et sympathisants sur la place que l’UFC entend occuper dans le paysage politique togolais. Les conclusions et résolutions issues des délibérations sont attendues à l’issue de cette journée de congrès.

  • Sénatoriales: Sena Alipui rappelle le projet de société de l’UFC

    Sénatoriales: Sena Alipui rappelle le projet de société de l’UFC

    Reçu chez nos confrères de New World TV, à la veille des élections sénatoriales du samedi 15 février, Sena Alupui, ancien député, aujourd’hui deuxième vice-président de l’Union des forces de changement (UFC), décline, une nouvelle fois encore, le projet de société du parti auquel il appartient.

    Le jeune opposant rappelle le pourquoi il est important que la formation politique à la couleur jaune prenne part à ce scrutin boycotté par une partie de l’opposition. Suivez-le plutôt à travers cette vidéo.

    Il a fait le même exercice sur les plateaux de radio Victoire FM. La démocratie, c’est aussi la participation aux élections, estime-t-il.

    https://www.facebook.com/watch/live/?mibextid=oFDknk&ref=watch_permalink&v=1737592260136536&rdid=J2kEaA9HsvuscSgd.

  • Le retour à la Constitution de 1992 est-il encore possible ? La réponse cash de Sena Alipui

    Le retour à la Constitution de 1992 est-il encore possible ? La réponse cash de Sena Alipui

    Bien qu’adoptée et promulguée, la nouvelle Constitution continue de susciter débat dans le pays. Un retour en arrière est-il encore possible comme certains le clament et l’exigent? C’est peine perdue, estime Sena Alipui, deuxième vice-président de l’Union des forces de changement (UFC).

    Le Togo bascule dans la cinquième République. Au grand dam d’une partie des Togolais. Des organisations de la société civile et de partis politiques dénoncent l’adoption d’une nouvelle Constitution dans des conditions peu orthodoxes et exigent un retour en arrière.

    Le vin est tiré, il faut le boire

    A l’Union des forces de changement (UFC), dont les députés ont participé au vote de la très décriée Nouvelle Loi fondamentale, il faut tourner la page et aller de l’avant. Il n’est plus possible de retourner à la Constitution de 1992.

    C’est ce que tente d’expliquer Séna Alipui, deuxième vice-président de l’Union des forces de changement. Reçu sur les plateaux d’une télévision privée de la place, l’ancien député insiste sur le fait que le vin est tiré et il faut le boire.

    « On ne pourra pas ressusciter un cadavre », entame-t-il. « Ceux qui vous disent qu’on retournera à la Constitution de 92, vous mènent en bateau. Ils savent qu’ils nous mènent tous en bateau et nous n’allons pas les suivre », clarifie-t-il.

    Leçons

    Selon Sena Alipui, « On ne fait pas de la politique en dehors de l’arène politique », regrettant qu’ « Il y a des gens qui font de la politique depuis 10 ans sans jamais participer aux élections, mais qui se limitent à intervenir sur les médias internationaux pour donner des leçons ».

    «  On ne cherche pas ce qu’il faut faire, on cherche des gens capables de le faire », assène-t-il.

    Pour finir, l’opposant modéré est revenu sur la nécessité de l’heure qui reste, pour lui, comment faire pour que les Togolais vivent mieux, parce que, rappelle-t-il, la majorité d’entre eux, est confrontée aux problèmes de la vie chère.  

  • A Atakpamé, l’ex-député Sena Alipui lance un nouvel appel aux militants de l’UFC

    A Atakpamé, l’ex-député Sena Alipui lance un nouvel appel aux militants de l’UFC

    Bien qu’il n’ait pas été réélu dans sa circonscription lors des dernières législatives, l’ancien vice-président de l’Assemblée nationale s’est rendu dans la ville d’Atakpamé pour remercier ses frères et sœurs et les exhorter à s’engager pour le développement du Togo.

    Voici ce qui s’est exactement passé en vidéo:

    Sena Alipui, l’un des vice-présidents de l’Union des forces de changement (UFC) s’adressant aux militants et sympathisants de son parti

Radio Renouveau228

Ceci fermera dans 0 secondes