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  • Togoville, l’incroyable histoire d’une petite ville qui a donné son nom à tout un pays

    Togoville, l’incroyable histoire d’une petite ville qui a donné son nom à tout un pays

    On l’appelle l’« âme spirituelle du Togo ». Togoville, dans le temps, était connue comme la ville sanctuaire de la religion vodoun avec la divinité Nyigblin (sur laquelle nous reviendrons plus tard dans cet article).

    C’est cette divinité qui la protège selon les nombreuses recherches universitaires que nous avons consultées. Mais la petite ville est devenue également aujourd’hui le lieu sacré des fidèles catholiques avec la Cathédrale qui la surplombe.

    Petite ville aujourd’hui calme, presqu’oubliée, elle était la première capitale qui a donné son nom au pays. Les natifs de ce milieu continuent de réclamer une reconnaissance pour cette partie du Togo, pour ce qu’il a été dans l’histoire du pays.

    « Notre localité est emblématique, mais elle est lésée. Si on reconnaît les mérites de Togoville et qu’on fait ce qui doit l’être pour mettre ses populations à l’aise, tout le Togo sera complètement sauvé », confie à BBC News Afrique, Folly-Notsron Barnabé, un cadre du milieu qui, nous a-t-il dit, s’est beaucoup battu pour la localité et a même fait la prison à cause de son engagement. Il est aujourd’hui à la retraite.

    Ce qu’il réclame, ce sont des routes bitumées, des infrastructures et une politique publique pour retenir les habitants de Togoville, notamment les jeunes qui la désertent. « Nous sommes isolés du reste du pays à cause du manque de route ».

    Située à environ 30 km de Lomé, la capitale togolaise, Togoville renferme pourtant des richesses culturelles qui peuvent être mises en valeur pour son développement. Elle a aussi connu l’esclavage et était importante au début du 20e siècle, époque où les colons allemands ont mis pieds pour la première fois dans la région.

    Aujourd’hui, Togoville ne vit que pour sa gloire du passé racontée dans les livres et qu’on peut écouter auprès des garants des us et coutumes de la localité. Pour les quelques natifs du milieu interrogés dans le cadre de ce papier, le temps s’est arrêté dans la cité qui les a vus naître. « Et il faut corriger cela », ajoute M. Folly-Notsron.

    Dans cet article, nous allons voyager dans cette petite ville qu’on pourra accéder aujourd’hui en faisant un long détour par une piste détériorée et poussiéreuse qui contourne le Lac Togo.

    Les ancêtres qui ont fondé Togoville sont des Adja qui viennent du Dahomey, actuel Bénin, selon le livre « Patrimoines », une collection de l’ancien président de l’Université de Lomé, le Professeur Nicoué L. Gayibor en collaboration avec Yves Marguerat et Jean-Claude Barbier.

    Ces ancêtres se sont ensuite installé au niveau de la rive sud du Lac Togo, notamment dans un village appelé Adjassémé. De l’autre rive, se dresse une colline avec une forêt et des terres derrière.

    Un jour, le chef de cette communauté, celui-là même qui veille sur la divinité Nyigblin, a voulu explorer cette autre rive et ce qui derrière la colline. C’est ainsi, selon l’universitaire, qu’il a trouvé des terres fertiles, propices à l’agriculture.

    Il a décidé d’y amener toute sa communauté et baptisé cette terre « Togo », dérivant de « to » qui veut dire « colline » en éwé, langue parlée au sud du pays, et « (a)go » qui veut « l’autre côté ou au-delà ». Togo peut s’expliquer donc par « au-delà ou de l’autre côté de la colline ».

    « De Adjassémé, on voyait sur l’autre rive du lac une colline. Un jour, l’un des principaux piliers de la collectivité Nyigblin, nommé Togbi Gbago, qui était chasseur de métier, décida de traverser le lac, ce qu’il fit sans grande difficulté à l’aide d’une pirogue de rônier. II visita ensuite la forêt qui couvrait le flanc et le sommet de ladite colline. À son retour, il dit aux siens « Toagodzi nyo nto », ce qui, littéralement traduit, signifie « c’est très bien du côté de la colline ». Après plusieurs visites successives des lieux, la population décida unanimement d’aller y habiter », lit-on dans « Patrimoines ».

    À Togo, la communauté, dont les membres appelés « les Togo », vivait dans la tranquillité avec la chasse et la pêche, et en harmonie avec ses voisins Baguida et Bè devenus aujourd’hui des quartiers emblématiques de la ville de Lomé, la capitale togolaise.

    C’est après la Seconde Guerre mondiale, avec la défaite des Allemands, que les Français ont ajouté « ville » à « Togo » qui devient Togoville.

    La responsabilité des Allemands

    Togo ou Togoville, comme les Français l’ont finalement baptisé, devenu un puissant royaume avec son administration traditionnelle et avec à sa tête le Roi Mlappa et son régent Plakoo, contrôlait les autres territoires, notamment Baguida et Porto Séguro (aujourd’hui appelé Agbodrafo, où s’est particulièrement déroulée la traite négrière au Togo).

    Baguida et Porto Seguro étant situés sur la côte, ils ont vu la présence des Portugais et Anglais qui y faisaient le commerce, surtout l’esclavage avant même l’arrivée des Allemands.

    C’est depuis la Gold Coast, actuel Ghana, que les Anglais perçoivent des taxes sur le commerce qui se déroulait sur le littoral jusqu’à Lomé. En décembre 1879, ils annexent Denu et Aflao et fixent l’actuelle frontière togolaise. Les Anglais avaient voulu annexer également tout le littoral qui est aujourd’hui le Togo.

    Selon le Professeur Nicoué Gayibor, historien et ancien président de l’Université de Lomé, « Malgré l’insistance des autorités d’Accra, Londres y demeurait hostile. Pourtant, sur l’ordre du gouverneur de la Gold Coast, le commandant de cercle de Kéta, le capitaine Reginald Firmhger, franchit la frontière d’Aflao le 18 juin 1884 et vint à Lomé, à Baguida, puis à Porto-Seguro pour forcer la main des chefs de ces localités. Il découvrit, lors de ce voyage, qu’il ne pouvait annexer ce territoire sans l’accord des chefs de Togoville ».

    Bien que les chefs de Togoville donnent la garantie aux Anglais que le littoral leur sera cédés, ils ont fait volte-face lorsqu’un navire allemand à bord duquel se trouve le Dr Gustave Nachtigal, arrive dans les eaux togolaises.

    Le régent Ananivi Plakoo de Togoville s’est alors approché des Allemands et leur a demandé une protection contre les Anglais. C’est ainsi qu’au nom du roi Mlappa, il a signé un traité de protectorat avec les Allemands.

    « Ne pouvant pas refuser une telle demande des chefs traditionnels et des commerçants allemands sur lesquels pèsent les menaces anglaises, Nachtigal débarque le 4 juillet sur la plage de Baguida, où l’attendent les chefs de Togo, de Baguida et autres localités. Le 5 juillet 1884, a lieu la signature du traité », relate « Patrimoines » de M. Gayibor.

    Avec les Allemands, le roi Mlappa a délimité le territoire qui porte aujourd’hui le nom de Togo.

    C’est ainsi que de « Togo », comme un petit royaume bien organisé avec sa propre culture, on est arrivé au « Togo », l’entité qui porte aujourd’hui les plus de 8 millions d’âme avec les 56 600 Km2, limité au nord par le Burkina Faso, au sud par le Golfe de Guinée, à l’est par le Bénin et à l’ouest par le Ghana.

    Le royaume lui-même est devenu Togoville grâce aux Français qui y avaient chassé les Allemands à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

    « C’est la politisation de la localité par les Français. C’est ce qui les a amenés à donner ce nom Togoville à notre village », croit savoir Folly-Notsron Barnabé.

    Togoville, le sanctuaire spirituel du Togo

    Depuis sa création, cette petite ville a toujours été le sanctuaire du culte vodoun. « Les Togo » ont leur divinité Nyigblin, leur dieu protecteur qui trône dans la forêt sacrée du village.

    « Nyigblin est le dieu principal du peuple de Togo. C’est un esprit qui, semble-t-il, ne se voit jamais à travers une quelconque représentation physique et matérielle, sauf à la place publique de Xétsiavi où, dit-on, est représentée l’une de ses manifestations, appelée “Mama Kpo “, protectrice du village », raconte l’ancien président de l’Université dans son livre.

    Il ajoute : « On nous a affirmé que sa forme matérielle -inconnue- se trouve dans la case des voduno et que personne n’est autorisé à entrer dans cette case. À l’intronisation d’un avéto, Nyigblin l’accompagne dans la forêt sacrée, et revient à sa place après le décès de celui-ci. Dans l’enceinte du couvent, on voit des jarres, des pots contenant de l’eau pure et bénite. Le python en est le symbole, c’est pourquoi il est interdit à la communauté nyigblin de le tuer, et même d’en voir le cadavre. Toute personne qui enfreint cette loi doit accomplir des cérémonies expiatoires pour se purifier, comme chez les Xwla, qui ont la même vénération pour le python. S’il advenait qu’on tue un python, on prendrait soin de l’enterrer avec les feuilles d’arbre et de s’agenouiller pour battre les mains un certain nombre de fois. Il en va de même lorsqu’on le trouve mort quelque part. Après les cérémonies d’enterrement, un jour plus tard, on se rend dans le couvent, chez le vodoun, pour lui soumettre sa mésaventure. C’est alors qu’on prend le bain du pardon et de la purification ».

    Le roi des Togo, Mlappa, n’a pas autant d’influence sur le peuple que le Vodounon qui veille sur Nyigblin. Il y avait bien sûr d’autres divinités et leur culte, notamment Xébiésso (la foudre). C’est avec ces cultes que la société était organisée jusqu’à l’arrivée des Allemands qui y ont introduit le christianisme.

    « Mlppa veut dire ce que le couteau ne transperce pas et que les balles de fusil ne peuvent pas perforer. C’est ce mystère que l’entourage du roi racontait aux Allemands qui le craignaient », souligne Folly-Notsron Barnabé.

    Mais l’arrivée des Allemands a bouleversé cette spiritualité qu’avait cette communauté qui s’attache fortement à sa religion.

    D’abord c’est l’école européenne qui a été introduite, ensuite l’évangélisation. Le christianisme, selon le Professeur Nicoué Gayibor, est arrivé au sein d’une communauté qui disposait de sa propre organisation, de ses chefs et de sa religion.

    Il s’agissait pour cette mission, de réussir à s’implanter et d’empiéter sur la tradition de cette collectivité paisible. La tradition subissait une perturbation qui se répercutait directement sur l’individu et la société toute entière. Car la mission porte avec elle certaines façons de vivre, de penser et de parler qui sont apprises à l’école ou à l’église, lieux de rupture et de contestation des conceptions ancestrales.

    « On y apprend des choses nouvelles qui dépassent le cadre du village, de la famille. Pour amener les gens à se convertir, la Mission a employé des stratégies qui consistent à faire croire que les païens allaient au diable, alors que les chrétiens allaient à Dieu. Ceux qui deviennent chrétiens doivent rompre avec le monde dit païen. La Mission remet en particulier en cause la polygamie. Les chrétiens qui la pratiquaient sont souvent exclus de la communauté des fidèles ».

    Nicoué L. Gayibor ajoute : « Il est donc clair que l’activité de la Mission a été destructrice des valeurs anciennes, à Togoville comme ailleurs. A la place, elle a produit des individus détribalisés : elle détruit les grands principes moraux et l’ordre de la communauté Nyigblin ».

    Aujourd’hui, la communauté à Togoville est fortement animiste. Mais la ville est partagée entre ceux qui ont gardé la religion ancestrale et les convertis au christianisme.

    En 1973, la Vierge Marie serait apparue dans une barque sur le Lac Togo à Togoville. Ce qui a conduit à l’intronisation de « Notre Dame du Lac Togo ». Mais pour certains, c’était une sirène. Jusqu’aujourd’hui, l’on ne sait pas exactement ce qu’il en est.

    L’Eglise Catholique y a érigé une grande cathédrale et la ville sert de lieu de pèlerinage à des milliers de fidèles de cette église chaque année, pour honorer la vierge Marie. Mais, la cohabitation entre chrétiens et animistes n’est toujours pas facile à Togoville.

    Les querelles de voisinage subsistent toujours. Il arrive qu’à Togoville, les prêtres vodoun décident que le tam-tam ne résonne plus dans la localité pendant une certaine période. En prélude à des rituels pour les divinités et la protection des habitants.

    Mais, selon Yao Koussougbo, cultivateur et ancien du village, les chrétiens font fi de cette interdiction et joue du tam-tam surtout lors des messes du dimanche et autres célébrations eucharistiques.

    En 1985, lors de la visite du Pape Jean-Paul II à Togoville, ce dernier a prêché la coexistence pacifique entre les deux religions.

    Le troc, l’identité même de Togoville

    Sur l’une de ses rues poussiéreuses qui vient du village voisin, Ekpui, BBC News Afrique a rencontré Yao Koussougbo, cultivateur, qui, des produits agricoles chargés sur sa vieille moto, se dirige vers le marché emblématique de la petite ville. Un marché où jusqu’aujourd’hui, on n’achète pas avec l’argent.

    « Non, je ne vais pas vendre mes produits. Mais j’irai les échanger avec des produits de la pêche ou ce que je n’ai pas à la maison avec ma famille », nous indique-t-il avec un sourire, comme pour se moquer de notre curiosité.

    Descendant avec lui ce chemin en terre rouge qui fait perdre la vue à une centaine de mètres lorsqu’une moto passe en soulevant la poussière, nous sommes arrivés dans le marché bondé déjà de monde pour ces premières heures matinales. Déjà à 8 heures, il s’anime avec divers produits agricoles et de la pêche qu’on y trouve.

    « Si vous arrivez ici vers midi, vous ne trouverez plus personne », confie M. Koussougbo qui nous informe que le marché s’anime seulement en quelques heures. « Mais chacun y trouve son compte. Nous savons que c’est comme ça ».

    Au milieu du marché, sous un baobab, est assise Manavi Aklobéssi avec son étalage garni de poissons fumés. Devant elle se tient une autre dame lui tendant un bol rempli de la farine de manioc. « J’ai besoin de poissons pour préparer la sauce pour mes enfants. Je viens les échanger avec du gari (Ndlr, farine du manioc) », confie-t-elle.

    Durant une heure de tour dans le marché, ce sont ces genres d’échange, sans la monnaie. « Ce sont des échanges des produits agricoles contre ceux de la pêche. C’est un système qui existait depuis le 19e siècle lors de la régence de Gâ Djossou Mlappa. On n’achète pas avec l’argent », raconte Folly-Notsron Barnabé.

    Il est vrai qu’aujourd’hui, c’est devenu une curiosité pour les touristes qui voyagent dans la région, mais pour cet ancien cadre du village, si le système perdure jusqu’à ce jour, c’est à cause de la pauvreté dans la région.

    « On peut avoir du maïs, du manioc ou de l’igname, mais ne pas avoir de l’argent pour acheter d’autres ingrédients pour se faire un repas copieux. Il faut alors se rendre au marché de troc pour échanger ce qu’on a avec les autres accessoires dont on a besoin. Avec ça, les familles ne se plaignent pas à Togoville ».

    Il souligne toutefois qu’« aujourd’hui, ce n’est pas interdit d’aller dans le marché avec de l’argent. On a veillé à ce que ceux qui n’ont pas de produits à échanger puissent aussi acheter et satisfaire leurs besoins ».

    D’ailleurs, selon le Professeur Nicoué L. Gayibor, le troc était devenu moins fréquent à partir de l’époque où l’économie s’est monétisée, avec l’arrivée des Européens sur la côte togolaise. La monnaie utilisée avant la colonisation allemande était le cauri.

    Togoville, l’âme du Togo, reste une ville historique et culturelle qui attire beaucoup de chercheurs et de touristes avec ses 10 000 habitants environ qu’elle abrite aujourd’hui.

    On peut y accéder à partir d’Agbodrafo, en traversant le lac Togo sur près de 2 à 3 km ou en contournant le lac sur la difficile piste en latérite.

    Source: https://www.bbc.com/afrique


  • Risque d’affrontement dans la délimitation des localités Togoville-Badougbé : Fioga Joël Kwassi Mensah Mlapa VI joue la carte de l’apaisement

    Risque d’affrontement dans la délimitation des localités Togoville-Badougbé : Fioga Joël Kwassi Mensah Mlapa VI joue la carte de l’apaisement

    Sur invitation de Fioga Joël Kwassi Mensah MLAPA VI, Chef canton de Togoville, une délégation des dirigeants du village de Badougbé conduite par le représentant du Chef de ladite localité, Dumashie Têssi et le Président de Akuinou, Aba Eklou Kodjo a rencontré au Palais royal de Togoville, le Chef canton de ladite localité et ses notable.

    L’objectif de cette rencontre initiée par le Chef canton de Togoville, Fioga Joël Kwassi Mensah MLAPA VI était de s’en querir des nouvelles au sujet des plaques de délimitation entre les deux villages posées après certains dont le Chef canton dit ne pas être informé pendant qu’au même moment, les dignitaires de Badougbé aussi accusaient ceux de Togoville d’être les instigateurs de cet acte qui a provoqué de remous chez les populations de part et d’autres.

    Il ressort de l’exposé du Chef canton de Togoville, Fioga Joël Kwassi Mensah MLAPA VI à ses hôtes qu’ils ont été surpris que les plaques de délimitation de leur village soit posée sans la présence des Chefs  traditionnels et leurs notables sur le terrain encore moins, ils n’ont pas été informés ni  associés. Ce qui a provoqué la colère chez leurs administrés qui sont venus s’empreindre à la chefferie traitant lui le Chef et ses notables d’être à l’origine du mal de ce village. Le palais royal a failli être attaqué. Il a déclaré avoir été traité de tous les noms d’oiseaux. Alors qu’il n’a été associé ni de prêt ni de loin à tout ce qui a été posé comme acte contesté aujourd’hui par sa population. C manquement grave des initiateurs de ce projet risque d’embraser la paix sociale chez lui à Togoville.

    Il dit avoir mené des démarches vers le Préfet de Vo, Kokou LEGUEDE qui à son tour dit ne pas être au courant de rien. « Le Préfet a reconnu qu’un projet de délimitions des villages de toutes  les préfectures du Togo y compris Vo est en cours toutefois, le Préfet m’a déclaré qu’il n’est pas informé de ce qui a été fait entre les deux villages de Togoville et de Badougbé », a informé Fioga Joël Kwassi MLAPA VI pour qui ceux qui ont posé les plaques de délimitation cherchent à créer de conflit entre la population de Togoville et celle de Badougbé. « Le Préfet a reconnu que si délimitation devait y avoir, ca se fait en présence des Chefs traditionnels, les dignitaires et les personnes ressources des deux localités. Il m’a demandé de prendre attache avec le Maire de la Commune de Vo 2 qui malheureusement n’est pas au pays. Ses adjoints disent également qu’ils ne sont au courant de rien. Alors nous nous  sommes dit que vous êtes nos frères de Badougbé, vous devez en savoir quelque chose. C’est pourquoi nous avons jugé bon de vous inviter ce jour pour qu’un terrain d’attente soit trouvé », a martelé Fioga Joël Kwassi Mensah MLAPA VI à ses hôtes de Badougbé qu’il a invité.

    Prenant la parole au nom de sa délégation, le représentant du Chef traditionnel du village de Badougbé, Dumashie Têssi a exprimé leur étonnement face à la situation présentée par le Chef canton, Fioga Joel Kwassi Mensah MLAPAVI. Dans son intervention, il a déclaré que leur côté, la population de Badougbé aussi portait un doigt accusateur sur eux les premiers dirigeants de ce canton. « De notre côté aussi, nous nous disons qu’aucune délimitation n’est possible sans votre accord. Nous sommes surpris qu’au moment où nous vous accusons aussi, vous aussi vous nous accusez. Nous ne sommes pas nos plus mener à l’implantation de ces plaques de délimitation entre nos deux villages. D’ailleurs Togoville et Badougbé sont de même père. Nous n’avons même pas besoin de limite entre nous. Si C’est au nom du Plan de Développement Communal puisqu’aujourd’hui les Mairies sont là, ca doit se faire comme vous l’avez dit cher Chef en présent des Chefs traditionnels des deux villages ou leurs représentants comme le Préfet lui-même l’avait reconnu », a souligné Dumashie Têssi.

    Le débat devenant passionnant, les membres des deux parties ont longuement échangé sur le sujet. Des propositions ont été formulées séance tenante d’aller enlevé les plaques implantées qui ne respectent en rien les limites entre les deux villages provoquant ainsi la colère chez la population de Badougbé d’un côté contre leurs dirigeants et de l’autre ceux dont l’église catholique a arraché des terres à Togoville qui ne leur reste que des terres cultivables s voient leur terrain à travers cette délimitation se trouvée dans la partie Badougbé selon la délimitation querellée.

    Au vu des échanges, il apparait au finish que c’est la société en charge de tracer les piste rurales dans le Vo notamment la piste rurale du village Sévagan en passant pas les localités Ekpui, Togoville, Badougbé, Kéta Akoda, Zalivé qui a implanté les plaques de délimitation sans l’avis des autorités des villages concernés. Cette société est interpellée pour venir enlever ses plaques qui créent de conflits terriens entre les populations. Fioga Joël Kwassi Mensah MLAPA VI a pris l’engagement à l’issue de la rencontre de faire tout ce qui est de son pouvoir pour que les plaques de délimitation entre deux villages soient rapidement enlevées ainsi que la paix revienne entre les populations.

    Aba Eklou Kodjo, Président de Akuinou à Badougbé faisant partie de la délégation conduite par Dumashie Têssi a éclairé l’assistance sur les intentions de ceux qui cherchent à s’emparer des terres de leurs parents. Selon lui, tout est partie d’un plan d’identification de certains terrains puisque le Plan de Développement de la Commune de Vo 2 dont le Chef lieu est Togoville concerne certains milieux aussi dans la localité de Badougbé où leurs terrains sont visés. Il a dit prendre toutes les mesures à l’époque des faits où l’Architecte qui était envoyé cherchait à l’intimider. «Nous n’accepteront pas que nos terrains soient confisqués par des gens qui ont leur agenda caché. Badougbé n’a pas de problème avec Togoville. C’est de même, Togoville aussi n’a pas de problème avec Badougbé. Seulement si délimitation des deux villages devrait y avoir, alors que ca soit ait à notre présence. C’est ce que nous disons », a déclaré Aba Eklou Kodjo.

    Des sages qui ont aussi pris part à cette rencontre d’échanges de la délégation venue de Badougbé à laquelle a convié Fioga Joël Kwassi Mensah MLAPA VI n’ont manqué de relevé certaines impératives pour le vivre ensemble. Les nommés Noumedan Kouassi Amégbalé, Adanbounou Tété Félix, Améyikpa Tossa accompagnés par Aba Amé Boris et Aba Roméo ont eu à dire leur part de vérité et invitent les autorités à ne pas politiser les valeurs culturelles, traditionnelles  et ancestrales.

    Les notables qui ont assisté le Chef canton de Togoville,Fioga Joël Kwassi Mensah MPLAPA VI au cours de cette rencontre ont d’une manière diplomatique réussi à contre la source de tout ce qui tentait de semer de conflits entre eux.

    Comme l’a promis le Chef canton de Togoville, Fioga Joël Kwassi Mensah, rien ne divisera son village et celui de Badougbé pour quelque raison que se soit. Tout espoir permis, solution sera trouvée à ce problème de délimitation entre les deux villages.

    Il est à signaler que ce problème de délimitation de village n’est pas que Togoville et Badougbé. La plupart des localités du Togo connait ces différends.

    Justin  A.

Radio Renouveau228

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