Étiquette : Togofoot

  • Les Show Boys, dans la perspective de la remontada…

    Les Show Boys, dans la perspective de la remontada…

    Avant d’affronter le CDF Haknour, lors de la 6e journée de la D1 Lonato, Gomido FC, était lanterne rouge de l’exercice 2024-2025. Les Show Boys n’avaient qu’un seul point au compteur, et leurs supporters étaient la risée de leurs semblables … Surtout, avec un certain slogan “Ezobibi”, qui semblait plutôt amuser et faire sourire leurs adversaires ! Pour le match programmé à Kara entre les Rochers Bleus et les Show Boys, l’opposition a tenu toutes ses promesses. Et Gomido FC a offert au public d’Evala Stadium, un spectacle de bon niveau, face au protagoniste (CDF Haknour), groupe d’Académiciens qui a eu la témérité de déculotter le champion en titre, Asko… Certes, une victoire contre, les Kondonas, forts de leurs 5 titres d’affilée, ça devrait avoir un goût particulier pour les promus des Rochers Bleus…

    En effet, à la suite de son probant succès face à Doumbe FC de Mango (1-4), Gomido FC en déplacement à Kara, à l’issue de la 11e journée, se classe au milieu du tableau (9e), avec 13 points. Les Show Boys, malgré, leurs trois contreperformances aux premières heures de la compétition, se retrouvent à l’issue de la première phase des rencontres aller, devant l’AS Tambo de Datcha (10e), Etoile Filante (11e), CDF Haknour (12e), AC Barracuda (14e) et Doumbe FC dernier de la classe…

    Le groupe de 5 clubs qui s’amuse avec le feu…

    La phase aller du championnat terminée, il est important d’inviter ces 5 dernières formations, qui se sont « arrangées » pour s’aligner derrière les poulains de Jean-Paul Dosseh Abalo ! C’est d’ailleurs, pour cette raison que le Chroniqueur national, leur demande humblement de faire gaffe ! Parce que c’est bien appris…« qui va loin ménage sa monture ». C’est bien connu, celui qui s’amuse à se balader au sein et autour d’un cimetière, doit parfois s’attendre à voir un fantôme. On sait que plus, un club, s’entête à tourner autour de la zone dangereuse, plus l’effectivité de sa descente, est réalisable. Alors, s’il plaise à cette demi-douzaine du damné groupe de clubs de se laisser interpeller par le Chroniqueur… Avant qu’il ne soit trop tard !

    Silence… Le club de Datcha, classé 10e, à 8 points de la lanterne rouge, a une manière un peu bizarre de se comporter depuis le retour de Joël Agbessi à la manette technique des Flèches Pimentées. L’assurance-même que le groupe affichait en tapant dans le ballon, s’en trouve émietter un tout petit peu… N’eut été, le tapis vert dressé par les Tam-tam parlant lors de la 12e journée, les comptes seraient surement insuffisants. Ainsi donc, pour la phase retour, un changement de vision s’impose dans cet Ogou…

    Concernant l’Etoile Filante, son président Maître Yves Tété Wilson-bahun, n’a pas résisté à la volonté du coach Ben Adjakpa de quitter son poste, sans aucune explication. Ce que le poète sait, c’est qu’à l’issue de la rencontre Etoile Filante-ASCK (3-2) de la 9e journée, disputée à Gbossimé, un fervent supporter des Bleus de la capitale a semblé murmurer : « il faut un vrai entraineur pour les Vivas ». Le staff dirigeant du club de la zone commerciale, a semblé agir. Toutefois, les Show Boys n’en ont foutre, et c’est sans état d’âme qu’ils ont craché « l’ ézobibi » mortel à la dernière minute du duel « Shooting Star-Show Boys ».

    Qu’ils sortent de là, en phase retour, ces Académiciens du Rocher bleu !

    Les Académiciens du Rocher bleu, constituaient une véritable terreur pour les clubs de Lomé. On se rappelle, la saison dernière, c’est recto-verso qu’ils ont aisément triomphé avec audace, technique, mobilité, pour enfin minimiser Agaza FC, Etoile Filante et Asfosa… Ces jeunes éléments, s’étaient produits avec beaucoup de conviction, de maitrise et une bonne mesure d’efficacité. Aussi, c’est tellement dingue que, arrivés dans l’élite cette saison, ils prennent le quintuple champion national (Asko), comme un club ordinaire qu’ils ont ridiculisée sur ses propres installations. Tout ça finalement, pour dominer l’autre leader du moment (Entente II), et se retrouver au bas du tableau à la fin de la première phase du championnat ? Le poète ne saurait répondre ni croire non plus.

    La situation de l’AC Barracuda (ancienne AS Togo Port) coaché par Ouadja Lantame (ancien milieu de terrain des Eperviers), et ancien coach de AS Gbohloe-su si séduisant, l‘année dernière, a été vainqueur le 28 septembre 2024, parmi les meilleurs entraîneurs de la saison. Ceci, lors de la Soirée des Lauréats. Eh bien, pour ce brillant coach, les choses paraissent moins reluisantes pour celui qui est passé également à l’AS Binah de Pagouda. Faisant partie des recalés provisoires, Ephraïm est appelé à mieux faire, au premier coup du sifflet de la reprise de cet exercice retour, sinon, l’histoire, elle, ne saurait aucunement se taire. Tant, ce constat est tristement symptomatique.

    Mettre fin à tradition d’une demi-douzaine d’années par les Kondonas !

    Reste que le football-même est fabuleux. Et pour une fois depuis 6 ans, le trône de la D1 Lonato a été alternatif par plusieurs clubs. D’abord, ASCK, à l’issue des deux premières journées. Puis, l’Entente II durant 5 journées et 2 journées « prêtées » à Unisport FC. Et la tête du classement, confisquée jusqu’au terme de cette phase aller par les Jaune et Bleu de Kodjoviakopé-Nyekonakpoè. Alors, tout en rappelant que les Jaunes et Bleus sont arrivés à des prestations de qualité qu’aucune autre formation, ne pouvait l’arrêter, à part ces bouffeurs impénitents des champions à leur guise. Descendus, s’il vous plait, des…Rochers ! Ce qui importe aux observateurs sportifs du football togolais, pour la suite… C’est que les responsables et le coach Sedzro Koffi Gakpe de l’Entente II brisent la tradition instaurée depuis plus de 6 années, par l’ASKO de Kara.

    Chronique de Yves de Fréau (consultable sur sa page Facebook)

  • Serge Akakpo : la sélection togolaise manque “de qualité et d’épaisseur d’effectif”

    Serge Akakpo : la sélection togolaise manque “de qualité et d’épaisseur d’effectif”

    Serge Akakpo, le manager général des Eperviers, la sélection nationale fanion de football du Togo, dans une longue interview accordée à ftftogo.com, est revenu sur l’élimination de son pays de la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) Maroc 2025. Avec la précision que l’objectif aujourd’hui est de se tourner avec l’avenir en misant sur les jeunes.

    Comment avez-vous vécu l’élimination du Togo pour la CAN 2025 ?

    Cela a été très difficile pour moi, je me suis un peu replié sur moi-même, mon état d’âme était même comparable à une légère dépression. Ce qui me reste en travers de la gorge, c’est surtout le fait que nous n’ayons pris qu’un seul point contre le Libéria en deux matchs. Pour moi, c’est un mystère… Certes, il n’y a plus de petites équipes sur le continent, mais avec l’effectif que nous avons, je trouve cela anormal.

    On dit souvent qu’il faut être humble dans la victoire et digne dans la défaite, mais mis à part le match retour contre l’Algérie, je n’ai vu aucune dignité dans l’attitude générale.

    Au lendemain de la double confrontation contre l’Algérie, j’ai reçu un coup dur, et cela a d’ailleurs impacté mon anniversaire, le 15 octobre dernier. J’ai passé ce jour important dans la désolation, en repensant aux (6-1) encaissés en 4 jours.

    Pour être sincère, je n’ai pas encore totalement digéré l’élimination. De nature, je suis un très mauvais perdant, je n’aime pas la défaite, et c’est ce qui me définit, me caractérise, et me permet de me surpasser.

    Certes, d’un côté, je me dis que cet épisode renforcera notre capacité à transformer une épreuve en un point de départ pour l’amélioration. Mais en définitive, cette qualification était à notre portée sur plusieurs aspects, vu le travail réalisé en 3 ans, mais hélas…

    Quelles étaient vos perceptions et vos ambitions en arrivant comme Manager Général de l’équipe nationale ?

    Comme tout togolais, et ancien international, après ma carrière, j’avais la volonté de contribuer de manière significative au développement du football national. Je le considère comme un devoir citoyen envers les nouvelles générations.

    Lors de ma prise de fonction, il a fallu faire un état des lieux, et à cet effet, j’ai effectué un diagnostic poussé sur notre équipe nationale.

    Certes, elle manquait de qualité et d’épaisseur d’effectif, il y avait beaucoup de choses à améliorer, notamment sur les attitudes et le caractère. Le retour de ROMAO en équipe nationale en octobre 2021 faisait d’ailleurs suite à cette réflexion.

    Mais selon moi, le véritable problème ne résidait pas dans l’équipe fanion, elle n’est que le reflet du manque de politique sportive à l’échelle nationale, autrement dit de notre formation.

    Je profite de cette occasion pour dire qu’au-delà de mon diplôme d’entraîneur UEFA A, j’ai également validé un diplôme de directeur technique, ce qui me permet d’avoir une analyse plus rigoureuse sur la formation et les méthodes de travail.

    Dans mon esprit, c’était simple : il fallait rendre le Togo à nouveau compétitif, attractif et fiable. Mon ambition était d’apporter ma pierre à l’édifice en offrant un environnement sécurisé et favorable au bien-être des joueurs. Aujourd’hui, ce n’est plus le joueur seul qui compte. Derrière lui, il y a tout un entourage.

    Dans cette perspective, nous avons mené un travail minutieux pour rechercher un équilibre à moyen terme avec le projet U23, afin de créer une antichambre pour l’équipe A et pallier le manque de joueurs qualitatifs.

    Il y a également eu un travail de suivi quotidien pour pousser les joueurs à être performants en club, afin de répondre aux normes internationales.

    Quelles sont les unités de mesure de votre travail sur le plan sportif ?

    Tout d’abord, il s’agit d’avoir un groupe discipliné, faisant preuve de patriotisme, et, par ricochet, une équipe performante qui démontre une identité de jeu et du caractère lors des matchs. Je ne parle pas de résultats, mais bien de performance. En général quand les performances de haut niveau se répètent, les résultats finissent par suivre…

    Lors des rassemblements, je fais énormément d’entretiens individuels ou en petits groupes avec les joueurs. Il est important qu’ils entendent un autre son de cloche que celui du coach.

    Je peux dire qu’un cadre vertueux a été mis en place au sein de l’équipe nationale, avec une discipline interne très rigoureuse, mais aussi participative.

    Mon travail peut également se mesurer à travers les performances en club, car je joue aussi parfois un rôle de conseiller sur certains choix et j’effectue un suivi quotidien avec des retours sur les attitudes après les matchs.

    L’objectif est d’avoir des joueurs qui évoluent bien dans leurs clubs, avec le même état d’esprit qu’en équipe nationale, afin que le niveau d’exigence international soit instauré dans leur esprit et devienne la norme.

    Dans l’ensemble, je dirais que cela a fonctionné. L’illustration parfaite est l’état de forme des joueurs togolais à la fin de la saison 2023/2024. Je ne me souviens pas d’une saison où autant de joueurs togolais étaient en première ligne dans leurs différents championnats et compétitions.

    Kevin Denkey en est un exemple parfait. Il fut un temps où le coach Duarte ne voulait plus du tout le convoquer en équipe nationale.

    À ce moment-là, malgré ses qualités, il n’avait pas la bonne attitude et ne répondait pas aux critères d’un joueur international. Il a fallu qu’on fasse un travail de fond avec lui pour qu’il évolue dans sa perception, dans son auto-critique, et que cela corresponde davantage à la réalité. Un premier déclic a eu lieu entre octobre 2022 et février 2023, puis un second très important entre juin 2023 et septembre 2023. La suite, on la connaît…

    Cependant, lors des rassemblements, mon travail sur le plan sportif s’arrête dès que l’arbitre siffle le début du match.

    Quels sont les principaux manques de cette équipe ?

    Il nous manque de la maturité à certains moments du match, mais pour faire court il nous manque surtout du ROMAO ! C’est-à-dire du caractère ! Du caractère ! Et encore du caractère !

    Je tiens à dire fondamentalement qu’actuellement, il n’y a aucun problème d’organisation, administratif, logistique ou de primes impayées. Aucun élément extérieur qui puisse perturber la concentration et la performance des joueurs. Nos autorités et dirigeants sont à féliciter sur cet aspect.

    Ensuite, je pense qu’à l’heure actuelle, contrairement à certaines périodes, le Togo n’a pas réellement de problème d’effectif. Nous avons plutôt un problème d’attitude, de conscience et de détermination, ce qui mène à une inefficacité cruelle.

    Pour gagner des matchs internationaux, il faut dépasser le cap des 100 %. Il faut être à 110, voire 120 %, sinon, au mieux, vous faites match nul.

    Techniquement, cette équipe a de la qualité, mais collectivement, nos joueurs ne s’organisent pas assez, ne se challengent pas pour aller chercher les victoires.

    Bien sûr, en tant qu’encadrants, nous pouvons le faire, mais à un moment donné, c’est aussi aux principaux acteurs de prendre leur destin en main. Il nous faut des leaders de jeu pour pousser toute l’équipe à se surpasser.

    Certains critères font la force d’une équipe nationale : avoir des joueurs compétitifs et de haut niveau, qui ont des objectifs personnels et une conscience collective. Nous pouvons citer l’exemple du Maroc, du Sénégal ou de la RDC, qui incarnent bien ces critères.

    Aujourd’hui, nous avons quelques joueurs qui cochent toutes ces cases. Ils symbolisent un peu ce nouveau cycle. Mais nous n’en avons pas assez.

    De plus, plusieurs de nos joueurs sont déjà trentenaires ou le deviendront en 2025. Il est donc crucial de penser à renforcer progressivement l’équipe avec de jeunes joueurs afin de créer une transition harmonieuse.

    C’était d’ailleurs l’objectif du projet U23 avec des jeunes à fort potentiel comme DERMANE, BOMA ou AZIANGBE, qui se sont désormais installés en équipe A.

    Justement, êtes-vous satisfait du projet U23 tel qu’il se développe aujourd’hui ?

    D’emblée, je tiens à dire que nous avons l’une des plus belles générations de U23 en Afrique, et c’est un fait.

    Avant les éliminatoires de la CAN U23, j’avais visionné les matchs de toutes les nations sur le continent et, à part le Sénégal, le Maroc et l’Égypte, qui pouvaient nous poser problème, nous pouvions être au-dessus du reste. J’en avais informé le coach U23 de l’époque, Afizou Traoré.

    Sportivement, au-delà de créer une antichambre pour l’équipe A et de susciter la fibre patriotique chez les binationaux assez tôt, ce projet était aussi une manière de mettre en valeur nos meilleurs jeunes joueurs locaux, comme ce fut le cas pour Benjamin HOLETE ou Bruno AVOTOR.

    Mais, à la question de savoir si je suis satisfait de la façon dont le projet se développe aujourd’hui, je dirais non, pas du tout, car il n’y a plus eu d’évolution depuis mars 2023.

    Si je suis globalement satisfait du projet ? Oui et non. Oui, car malgré le peu de rassemblements et le temps limité de travail depuis le début du projet en mars 2022, nous avons pu faire émerger quelques talents, aujourd’hui en équipe A. Il s’agit de Steven MENSAH, Sadik FOFANA, Benjamin HOLETE, Kevin BOMA, Kodjo AZIANGBE, Karim DERMANE. D’autres, qui ne sont pas encore en équipe A, commencent à émerger en équipe première en club. Je pense à : Steven NADOR, Idjessi METSOKO, Abalo DENIS, Sebastian CLEMMENSEN, Yannis SANKOUTCHA, Henri STANIC, Aurel WAGBE, Augustin DRAKPÉ, Bruno AVOTOR, Pierre NADJOMBE.

    Nonobstant, tous ces joueurs qui sont déjà en équipe A ne sont pas totalement aguerri. Je pense qu’il leur manquait 8-10 matchs de U23 avant de démarrer en équipe A.

    Dans le cadre de ce projet, l’idée était vraiment de faire émerger une nouvelle génération pour renforcer l’équipe A, mais cela nécessitait de la continuité pour optimiser et maximiser le potentiel de tous ces jeunes.

    Dans ma vision, l’objectif final était de pouvoir, en collaboration avec la DTN, décliner ce projet sur les U20 puis les U17.

    Nous avons actuellement une quarantaine de jeunes (locaux et binationaux) qui ont entre 17 et 20 ans mais le manque de rassemblements ne nous permets pas de les voir pour les faire progresser ensemble, en conséquence nous perdons en crédibilité auprès d’eux et nous prenons de facto du retard sur les autres nations.

    Pour les binationaux, si l’on ne fait pas attention ces mêmes jeunes dans 3-4 ans seront dans la même posture que les BRASSIER, ALIDOU, TRAORE. C’est-à-dire qu’ils n’auront pas forcément la fibre patriotique pour rejoindre l’équipe nationale, et étant déjà en équipe première en club ils ne verront pas le bénéfice de la sélection sur leur carrière.

    En ce qui concerne les locaux, malheureusement c’est encore pire car beaucoup se perdront entre temps et on ne les retrouvera peut-être jamais au niveau professionnel.

    Source : ftftogo.com

  • Nguissan Djehani, un gardien de l’ombre si…talentueux

    Nguissan Djehani, un gardien de l’ombre si…talentueux

    Actuellement dans les perches de Sporting Club de Gagnoa en deuxième division du championnat ivoirien de football, Nguissan Yao Djehani, fait face à une carrière des plus curieuses. Longtemps dans l’ombre d’un certain Kossi Agassa, sous le sélectionneur français Didier Six, qui lui a fait appel une première fois en 2013, en prélude aux préparatifs des éliminatoires de la Coupe du monde Brésil 2014, sa titularisation dans les perches nationales est intervenue, une année plus tard. Et face à l’Ouganda à Kampala. Ce jour, il l’a remporté sans encaisser le moindre but…

    « Qui est donc, ce dernier rempart aussi affûté, qui évolue si bien et empêche l’adversaire de marquer un but » ?

    On lui dira qu’il est formé à Planète Foot, une École de Football qui n’est autre qu’une Cellule éducative et sociale, dont le rôle est d’assurer une formation morale, éducative, sociale et physique par la pratique du football.

    C’est là où, Yao Nguissan a commencé sa formation. Et ce, durant trois années, avant de rentrer officiellement dans la pratique.

    Le Togo, un pays réputé pour « fabriquer » des goals de classe

    Le Togo qui a toujours disposé d’une génération exceptionnelle de gardiens de but, comme Tommy, Mayé, Koudadjé, Denaynon, Waké et autre Agassa dans les caisses de l’équipe nationale, et maintenant, Nguissan Yao. Et donc, revenu au pays, après une demi-saison du championnat de football de la Birmanie, cette toute première expérience, lui a permis, comme il le dit, « d’être ce jeune homme, qui sait voyager sans pression ». Et c’est là sans doute où découle sa force…

    Avoir la notoriété de son modèle Kossi Agassa

    Ce n’est donc, pas un hasard quand le Chroniqueur demandait à cet athlète togolais Nguissan Yao, le sportif local, dont il est le modèle et qu’il voudrait se ressembler ? Sans hésiter, sa réponse est Kossi Agassa. Et de poursuivre : « Je l’apprécie énormément. C’est un gardien très moderne que je voyais prester, comme il le faisait, et que je voulais vraiment faire comme lui…et lui ressembler ». Pour son expérience en football, surtout, son expérience dans la vie, pour s’être aventuré jusqu’en Europe (Birmanie) pour une demi-saison. Cependant, il est à retenir que même pour le jeune Epervier, les choses n’ont pas toujours été si simples pour lui… Pourtant il assure que, « chaque fois, sur un terrain de football, ça reste un honneur pour moi, parce que je prends un grand plaisir à défendre », dit-il, en souriant.

    L’ Epervier national tel un pigeon voyageur

    De 2011 à 2016, il est resté à Dyto FC, avant de s’expatrier au Nigéria, porté les couleurs du grand Enugu Rangers. Une nouvelle étape, de nouvelles choses à apprendre, le temps d’une saison au pays de Muhammadu Buhari, et il retourne au pays reprendre avec le club militaire. Ses bons et loyaux services, ont fait que Djehani, retourné à Lomé au sein de Dyto FC. Mais ne pouvait qu’être courtisé par les champions, dont l’ASCK. Le club du nord du Togo et président du club chaudement champion national. C’est pour la saison 2018-19, puis, un appel et une proposition lui est venue de Djibouti. Où dit-il, « J’y ai passé 5 saisons, en jouant pour trois clubs différents ».

    A la découverte du football Djiboutien

    L’ancien joueur et dernier rempart, venu de Dyto FC et qui a fait, ensuite, le bonheur de l’Association Sportive de la Kozah (ASCK) durant une saison pleine et qui aura clairement marqué son petit temps, réalise un deuxième exil vers Djibouti. Une saison passée à l’AS Port de Djibouti, et c’est, trois saisons au profit de l’ACS Hayableh/CNSS. La suite c’est, Arta Solar 7, un club de prestige qui l’accueille. Toujours dans l’élite djiboutienne, et qui frappe fort lors du mercato hivernal, en recrutant l’international franco-camerounais Alexandre Song, l’ex milieu de terrain du FC Barcelone et des Lions Indomptables, a paraphé un bail de deux ans et ça donne de nouveau le sacre final.

    Pour le compte de cette saison (2024-2025) au Sporting club de Gagnoa, tout ne va pas si mal et après 13 rencontres, le classement donne 13 disputées, pour 9 victoires contre 2 défaites et 2 résultats nuls. Ce n’est pas si mal… Même si le club est classé 4e à trois points du leader. Tout en précisant que la Ligue 2 ivoirienne, est aussi difficile que celle du Togo.

    Cependant, en championnat avec des statistiques personnels et le classement sur cette première manche, et qui compte 13 match joués, 5 buts encaissés pour 9 clean sheet, une 4e place semble bien encourageante. Ainsi qu’au niveau de la Coupe nationale où il est enregistré deux matchs de tours préliminaires gagnés (4-1 et 0-3) en faveur du club de Gagnoa.

    Le magnat de l’AS Solar7, devrait en fait commencer par se frotter les mains et sourire à l’avenir…

    Chronique de Yves de Fréau (consultable sur sa page Facebook)

  • Togo/Football: Ah Daré ce nullissime incompétent, DÉMISSION !

    Togo/Football: Ah Daré ce nullissime incompétent, DÉMISSION !

    Le journaliste Anani Sossou est dévasté après que certains ont déjà commencer à réclamer la tête de Nibombé Daré, le sélectionneur principal des Eperviers, dont il est proche.

    “Le Togolais adore trouver un bouc émissaire à ses déboires et abandonne toujours la proie pour l’ombre.

    Si le football togolais est tétraplégique depuis le miracle du Mondial allemand de 2006, sans doute la faute au nouveau sélectionneur national Nibombé Daré. Si les Éperviers trois fois consécutivement ont brillé de leur absence aux phases finales de la CAN avant cette 4è fois c’est la faute à ce nullissime de Daré. Si tout est paumé et noir pour le football togolais, c’est ce Daré inexpérimenté, égoïste, inutile qui est venu gâcher la redoutable équipe composée de joueurs super stars qui évoluent dans les plus grands clubs et championnats du monde. Lui qui est arrivé à la tête des Éperviers il y a à peine 3 mois.

    Or voilà qu’on a une fédération minée de problèmes avec à sa tête un président qui est là depuis plus de 8 ans déjà et dont on ne peut attribuer une once de résultat positif, un président qu’on laisse ou qu’on encense et on crie harot sur un nouvel arrivant qui est venu prendre une équipe à la ramasse et on lui attribue tous les malheurs du football togolais. Est-ce qu’on peut être plus sorcier que ça ? Le Togolais est toujours nuisible pour son frère togolais dont il ne souhaite jamais la réussite, ne l’encourage guère lorsqu’il a besoin de soutien. On a eu dans ce pays pendant 5 ans un Claude Leroy qui n’a rien apporté au football togolais mais qui était gracieusement payé par le contribuable mais le tôlée suscité par Daré n’a pas été son cas. À la limite on lui trouvait des circonstances atténuantes. Ses sorties médiatiques étaient à la limite de l’insulte mais tout lui était toléré parce qu’il n’était peut-être pas Togolais, il est un étranger et de surcroît un blanc à qui l’hospitalité et les faveurs doivent être accordées.

    Daré démission, Daré démission, Daré arrogant, Daré incompétent peut-on lire à longueur de journée sur les réseaux sociaux et cela n’est pas prêt de s’arrêter. Le crime de lèse-majesté de ce nul est son interview sur Taxi FM samedi dernier. Ah quelle bassesse ! Ceux-là qui raillent son incompétence et crient sa démission, sans doute vous savez mieux faire non ? Allez postuler pour le remplacer et donnez-nous de meilleurs résultats dans les mêmes conditions avec la même sélection et on vous applaudira.

    Cela ne vous dit rien qu’on a plus de championnat scolaire, que le championnat de D1 se joue difficilement, pour la D2 n’en parlons même pas. Cela ne vous dit rien qu’on n’a pas d’infrastructures sportives adéquates pour faire émerger des talents. Cela ne vous dit rien que les clubs sont dépourvus de moyens et n’ont pas de centres de formation. Cela ne vous dit rien qu’il faut impérativement les états généraux du sport en général et du football en particulier pour remettre les choses à plat. Tout votre narratif à vous les détracteurs et à vos sponsors c’est la nullité et la tête de Nibombé Daré. Sauf erreur de ma part, il appartient à la FTF-Fédération Togolaise de Football et au ministère des sports de le virer. Autrement il est là pour 3 ans. Cela va vous faire mal mais vous ne pourrez rien faire”.

    J’ai encore dit…

    Anani Sossou

Radio Renouveau228

Ceci fermera dans 0 secondes