Étiquette : Tata Adaglo Avlessi

  • FIFA-CAF : Tata Adaglo Avlessi réclame le départ d’Infantino et de Motsepe, un appel qui risque de rester sans effet

    FIFA-CAF : Tata Adaglo Avlessi réclame le départ d’Infantino et de Motsepe, un appel qui risque de rester sans effet

    L’ancien président de la Fédération togolaise de football (FTF) rejoint les nombreuses voix qui contestent la gouvernance de la FIFA, même si le soutien affiché par la CAF à Gianni Infantino rend toute remise en cause de son mandat hautement improbable.

    L’ancien président de la Fédération togolaise de football (FTF), Tata Adaglo Avlessi de Mass, est sorti de sa réserve pour demander la démission de Gianni Infantino, président de la Fédération internationale de football association (FIFA), ainsi que celle de Patrice Motsepe, président de la Confédération africaine de football (CAF). Dans une déclaration rendue publique depuis Masséville, dans la préfecture du Bas-Mono, il dénonce ce qu’il considère comme des dérives dans la gouvernance du football mondial et africain.

    Cette sortie intervient alors que la contestation visant Gianni Infantino prend de l’ampleur dans plusieurs pays. Ces dernières semaines, des fédérations nationales ainsi que plusieurs personnalités influentes du football ont publiquement remis en cause la gouvernance du dirigeant suisse-italien, l’invitant à quitter ses fonctions à la tête de la FIFA.

    Une gouvernance de plus en plus contestée

    Dans son texte, Tata Adaglo Avlessi estime que l’élection de Gianni Infantino en 2016 constitue un « accident de parcours » pour la FIFA. Il lui reproche notamment une série de choix stratégiques qu’il juge contraires aux valeurs du football.

    Parmi les principaux griefs figure le projet FIFA Forward Enterprise, porté dans le contexte de la Coupe du monde 2026 organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Selon l’ancien dirigeant togolais, cette initiative, qui devait permettre d’accroître les ressources consacrées au développement du football en ouvrant une partie des revenus à des investisseurs privés, a suscité une vive contestation au sein du monde du football.

    Tata Adaglo Avlessi évoque également les départs de plusieurs proches collaborateurs de Gianni Infantino, qu’il considère comme le signe d’un malaise grandissant au sommet de l’instance mondiale. Estimant que cette situation nuit à la crédibilité de la FIFA, il invite son président à quitter ses fonctions « pour son honneur et sa dignité ».

    L’ancien président de la FTF étend également ses critiques à Patrice Motsepe. Selon lui, le président de la CAF aurait soutenu sans réserve les orientations de la FIFA, empêchant l’Afrique de défendre davantage son autonomie dans la gouvernance du football mondial. Il appelle ainsi le dirigeant sud-africain à assumer sa responsabilité politique et à présenter, lui aussi, sa démission.

    Dans sa déclaration, Tata Adaglo Avlessi rend par ailleurs hommage à l’ancien président de la CAF, feu Issa Hayatou, dont il salue « la témérité » et « la grandeur d’âme », malgré des relations qu’il reconnaît avoir parfois été difficiles.

    Un appel symbolique face au soutien affiché de la CAF

    Si cette prise de position vient renforcer le camp des détracteurs de Gianni Infantino, ses chances de produire un effet concret apparaissent toutefois limitées. La CAF a récemment réaffirmé son soutien au président de la FIFA, confortant ainsi l’alliance entre les deux instances dirigeantes du football mondial et africain.

    Cette position illustre le contraste entre les critiques formulées par plusieurs fédérations européennes, des personnalités du football et désormais d’anciens responsables africains, et l’attitude de nombreuses fédérations du continent qui continuent d’apporter leur soutien à Gianni Infantino. Pour plusieurs observateurs, ce décalage traduit un certain déphasage d’une partie des fédérations africaines avec les débats actuels sur la gouvernance, la transparence et les réformes réclamées au sein du football mondial.

    Même si les appels à la démission se multiplient, aucun mécanisme institutionnel ne laisse aujourd’hui présager un départ prochain de Gianni Infantino ou de Patrice Motsepe. La sortie de Tata Adaglo Avlessi s’inscrit ainsi davantage dans une dynamique de pression politique et morale que dans une perspective susceptible de déboucher, à court terme, sur un changement à la tête de la FIFA ou de la CAF.

  • Tata Avlessi sort l’artillerie lourde contre la CAF

    Tata Avlessi sort l’artillerie lourde contre la CAF

    La décision de la Confédération africaine de football de retirer au Sénégal son titre de champion d’Afrique 2025 continue de provoquer une onde de choc sur le continent. Dernière voix en date à s’élever contre ce verdict inédit : celle de Tata Avlessi. Dans une déclaration au ton particulièrement virulent, l’ancien dirigeant togolais dénonce une décision « inique et infondée » et s’en prend frontalement au duo formé par Patrice Motsepe et Gianni Infantino.

    Une décision sans précédent

    Le cœur de la polémique remonte au 17 mars 2026. Ce jour-là, le jury d’appel de la CAF prend une décision qui bouleverse l’histoire du football africain : déchoir le Sénégal de son sacre acquis sur le terrain face au Maroc, victorieux (1-0) après prolongation lors de la finale disputée le 18 janvier. Une décision rendue… 59 jours après la rencontre.

    Pour justifier ce revirement spectaculaire, l’instance s’appuie sur l’article 82 du règlement de la compétition, relatif à l’abandon de match. Un argument que Tata Avlessi juge « absurde », s’interrogeant : comment évoquer un abandon alors que la rencontre est allée à son terme ?

    « Une première dans l’histoire du football mondial », tranche-t-il, pointant du doigt ce qu’il considère comme une dérive grave de la gouvernance sportive sur le continent.

    Avlessi sort l’artillerie lourde

    Dans sa déclaration signée depuis Masséville, l’ancien président de la Fédération togolaise de football ne mâche pas ses mots. Il accuse directement la direction actuelle de la CAF d’avoir porté « un grand coup d’assommoir au football africain ».

    Au centre de ses critiques, Patrice Motsepe, qu’il accuse d’allégeance à FIFA et à son président Gianni Infantino. Selon Avlessi, depuis son arrivée à la tête de la CAF en mars 2021, Motsepe aurait multiplié les gestes de soumission, au point d’être perçu comme un simple exécutant.

    « Son incapacité à s’assumer a conduit à cette farce », affirme-t-il, estimant que la décision de retirer le titre au Sénégal s’inscrit dans une série de manœuvres antérieures à la finale.

    Des accusations lourdes, qui traduisent un malaise plus profond au sein du football africain, régulièrement secoué par des controverses liées à la gouvernance et à la transparence.

    Un passé qui ressurgit

    La prise de parole de Tata Avlessi n’est pas anodine. L’ancien dirigeant rappelle implicitement son propre passé au sein des instances du football africain. Il évoque notamment son expérience entre 2007 et 2009, période durant laquelle il affirme avoir été confronté à des pratiques douteuses.

    Il fait également référence à l’affaire de tentative de corruption d’arbitre lors de la CAN U-17 organisée au Togo en 2007, un épisode qui avait marqué sa carrière. Fort de cette expérience, il estime être bien placé pour juger de la crédibilité des membres du jury d’appel.

    Pour lui, certains d’entre eux traînent déjà une réputation controversée dans leurs pays respectifs, ce qui jette un doute supplémentaire sur l’impartialité de la décision.

    Le Maroc malgré lui ?

    Dans sa déclaration, Avlessi prend soin de dissocier le Maroc de la polémique. Il salue les progrès remarquables du royaume en matière d’infrastructures sportives et son rôle dans le rayonnement du football africain à l’échelle mondiale.

    Le pays, demi-finaliste historique de la Coupe du monde 2022, n’aurait selon lui « pas besoin d’un tel coup de pouce diabolique ». Au contraire, cette décision risque de ternir ses performances et d’alimenter des tensions inutiles sur le continent.

    Une analyse qui rejoint celle de nombreux observateurs, pour qui cette affaire dépasse largement le simple cadre sportif et menace l’unité du football africain.

    Un appel à la révolte des fédérations

    Au-delà de la dénonciation, Tata Avlessi lance un appel clair aux 54 associations membres de la CAF. Il les exhorte à « prendre leurs responsabilités » face à ce qu’il qualifie de dérives graves.

    Pour lui, l’inaction serait synonyme de complicité dans une crise qui pourrait porter un coup fatal à la crédibilité de l’institution. Il appelle également à un élan de solidarité en faveur du Sénégal, invitant les acteurs du football africain à faire bloc pour défendre l’intégrité des compétitions.

    « Avant que le duo Motsepe–Infantino ne donne le coup de grâce au football africain », prévient-il.

    Cap sur le Tribunal arbitral du sport

    Dans ce contexte explosif, la suite du dossier pourrait se jouer en dehors du continent. Tata Avlessi encourage ouvertement le Sénégal à saisir le Tribunal arbitral du sport, basé à Lausanne.

    Il évoque son propre précédent, en mars 2008, lorsqu’il avait obtenu gain de cause devant cette juridiction. Un signal fort adressé aux autorités sénégalaises, invitées à aller « au bout de la procédure ».

    Le recours au TAS apparaît aujourd’hui comme la principale voie pour contester une décision qui, si elle était confirmée, ferait jurisprudence et pourrait redéfinir les règles du jeu dans les compétitions africaines.

    Une crise révélatrice

    Au-delà du cas sénégalais, cette affaire met en lumière les tensions structurelles qui traversent le football africain. Entre accusations d’ingérence, soupçons de manipulation et rivalités politiques, la CAF se retrouve une nouvelle fois au cœur d’une tempête.

    La sortie médiatique de Tata Avlessi, aussi virulente soit-elle, traduit un sentiment partagé par une partie de l’opinion sportive : celui d’une perte de confiance envers les instances dirigeantes.

    Reste désormais à savoir si cette contestation trouvera un écho suffisant pour provoquer un sursaut collectif. Car à travers ce dossier, c’est bien la crédibilité du football africain qui se joue — sur le terrain, mais aussi dans les coulisses du pouvoir.

Radio Renouveau228

Ceci fermera dans 0 secondes