Étiquette : Syndicalisme

  • Journalistes du privé : le SYNJIT dénonce une précarité alarmante

    Journalistes du privé : le SYNJIT dénonce une précarité alarmante

    À l’occasion de ses 15 ans, le SYNJIT dresse un constat préoccupant sur les conditions sociales des journalistes du secteur privé et réclame des réformes urgentes.

    Précarité

    Créé le 27 août 2011, le Syndicat national des journalistes indépendants du Togo (SYNJIT) célèbre ses 15 ans sur fond d’inquiétude. Dans une déclaration rendue publique à Lomé, le syndicat estime que le journalisme privé togolais traverse une « asphyxie sociale », quatre ans après la signature de la Convention collective des journalistes, le 14 octobre 2022.

    Cette alerte s’appuie sur une enquête menée entre avril et mai auprès de 69 journalistes du secteur privé. Selon les résultats présentés par le SYNJIT, 91,3 % des professionnels interrogés gagnent moins de 100 000 FCFA par mois, tandis que 49,3 % disposent de moins de 50 000 FCFA. Par ailleurs, 60,9 % travaillent sous CDD, à la pige, en stage ou dans le bénévolat prolongé.

    Le syndicat relève également l’absence de protection sociale pour plus de la moitié des journalistes interrogés et des retards ou irrégularités de paiement pour près de 38 % d’entre eux.

    Mesures urgentes

    La situation préoccupe particulièrement le syndicat quant à l’avenir de la profession. Selon l’enquête, 78,3 % des journalistes déclarent ne pas pouvoir exercer ce métier jusqu’à la retraite. Le SYNJIT évoque ainsi une fuite des talents et une satisfaction professionnelle très faible, évaluée à 1,26 sur 5.

    Face à cette situation, le syndicat appelle à une réforme sociale immédiate et réclame l’application stricte de la Convention collective, la fixation d’un salaire plancher professionnel, ainsi que le conditionnement de l’aide publique aux médias au respect des obligations sociales, notamment la déclaration à la CNSS et la régularité des salaires. Il demande également un encadrement juridique des stages afin de lutter contre le bénévolat déguisé.

    Pour ses 15 ans, le SYNJIT dit vouloir rester mobilisé pour la défense de la dignité et des droits des journalistes du secteur privé.

  • Journalistes togolais : le SYNJIT veut briser le silence syndical

    Journalistes togolais : le SYNJIT veut briser le silence syndical

    Entre précarité professionnelle et pressions éditoriales, le Syndicat des journalistes indépendants du Togo (SYNJIT) veut relancer la mobilisation autour de la défense des intérêts des professionnels des médias.

    Au Togo, les conditions d’exercice du métier de journaliste restent marquées par de nombreuses difficultés. Précarité professionnelle, horaires de travail contraignants et injonctions éditoriales constituent encore le quotidien de nombreux professionnels des médias. Face à cette situation, la question de l’engagement syndical apparaît pourtant comme un autre défi.

    Le constat est paradoxal : alors que les journalistes sont confrontés à des enjeux qui touchent directement à leurs conditions de travail et à l’exercice de leur profession, la mobilisation syndicale peine à susciter un véritable engouement. Une indifférence qui, selon le SYNJIT, appelle désormais à une prise de conscience collective.

    C’est dans cette perspective que le syndicat organise un webinaire consacré à la remobilisation de ses membres et, plus largement, des professionnels du secteur. L’initiative entend notamment s’adapter aux réalités professionnelles des journalistes, souvent retenus par leurs obligations et leurs horaires de travail.

    Replacer la solidarité au cœur du combat syndical

    Prévu le vendredi 21 août 2026 à 13 heures GMT, le webinaire portera sur le thème : « Au cœur des défis : réengagement, solidarité, remobilisation. Ensemble pour un SYNJIT fort ».

    À travers cette rencontre en ligne, le SYNJIT souhaite ouvrir un espace d’échanges autour des difficultés rencontrées par les journalistes, mais aussi réfléchir aux moyens de renforcer la solidarité professionnelle et l’engagement syndical.

    L’enjeu dépasse ainsi la seule organisation syndicale. Il s’agit, pour ses initiateurs, de rappeler que l’amélioration des conditions de travail et la défense des droits des journalistes passent également par une mobilisation collective.

    En tendant la main à ceux qui vivent au rythme du micro et de la plume, le SYNJIT entend donc provoquer un sursaut. Le webinaire se veut une occasion de renouer le dialogue, de susciter l’engagement et de construire, ensemble, un syndicat davantage capable de porter les préoccupations des professionnels des médias.

  • À 15 ans, le SYNJIT lance la reconquête de ses membres

    À 15 ans, le SYNJIT lance la reconquête de ses membres

    À l’aube de ses 15 ans, le SYNJIT accélère sa modernisation et mobilise ses adhérents.

    À l’approche de la célébration de son 15ᵉ anniversaire, prévue en août 2026, le Syndicat National des Journalistes Indépendants du Togo (SYNJIT) engage une nouvelle phase de sa restructuration. L’organisation annonce le lancement imminent de la confection et de la distribution de nouvelles cartes de membres modernisées, une initiative qui marque sa volonté de renforcer son fonctionnement interne et de consolider son identité syndicale.

    Première organisation syndicale créée au sein de la presse privée togolaise, le SYNJIT entend faire de cet anniversaire un tournant dans son histoire. La nouvelle carte de membre, proposée au tarif de 2 500 FCFA, permettra essentiellement de couvrir les frais de fabrication. Au-delà de son aspect pratique, elle symbolise la modernisation du syndicat et son ambition de mieux fédérer les journalistes indépendants autour d’un projet commun.

    Dans le même élan, le bureau exécutif invite les adhérents à régulariser leurs cotisations annuelles, fixées à 6 000 FCFA. Cette contribution est présentée comme un levier indispensable pour financer les activités prévues dans le cadre du plan d’action stratégique adopté par l’organisation.

    Selon les responsables du SYNJIT, ce programme vise avant tout à relancer la mobilisation syndicale et à intensifier les actions en faveur de l’amélioration des conditions de vie et de travail des professionnels des médias du secteur privé. Ces derniers continuent d’évoluer dans un environnement marqué par la précarité de l’emploi, les faibles rémunérations et des conditions d’exercice souvent difficiles.

    À quinze ans de son existence, le SYNJIT réaffirme ainsi sa détermination à défendre les droits et les intérêts des journalistes indépendants. À travers cette campagne de renouvellement des cartes de membres et de mobilisation des cotisations, le syndicat entend renforcer la cohésion de ses adhérents et se doter de moyens supplémentaires pour poursuivre son combat en faveur d’une presse privée plus forte, mieux organisée et davantage respectée au Togo.

  • Transport routier: l’affaire Parou Bonante, au-delà de l’accident, le vrai débat

    Transport routier: l’affaire Parou Bonante, au-delà de l’accident, le vrai débat

    Le climat reste tendu dans le secteur du transport routier togolais. Au centre des discussions : les divergences persistantes entre l’Union nationale des transporteurs routiers du Togo (UNATROT) et le groupe Progrès Transport, dont l’un des membres influents reste Parou Bonante.

    Si certains commentaires ont rapidement personnalisé le débat, plusieurs acteurs du secteur appellent aujourd’hui à la prudence et à une lecture plus nuancée des faits.

    Une conférence de presse aux accents revendicatifs

    Le 17 février 2026, Progrès Transport a organisé une conférence de presse au cours de laquelle ses responsables ont exprimé leurs préoccupations sur les conditions de travail et de vie des transporteurs affiliés. Selon les organisateurs, la démarche visait à attirer l’attention sur des difficultés structurelles, notamment les charges d’exploitation élevées, les contrôles administratifs jugés parfois déséquilibrés, le besoin de meilleure représentation syndicale et le dialogue renforcé avec les autorités.

    Des observateurs du secteur estiment que ces revendications ne sont pas nouvelles et s’inscrivent dans un contexte de tensions internes qui traversent l’UNATROT depuis plusieurs années. Plusieurs voix appellent ainsi à éviter toute personnalisation excessive du débat.

    Un accident regrettable, une enquête en cours

    Trois jours après cette sortie médiatique, le 20 février 2026, un camion appartenant à l’entreprise dirigée par Parou Bonante, cadre du Progrès Transport, a été impliqué dans un accident aux abords de la station Total de Kégué, à Lomé.

    Selon des sources proches du dossier, le véhicule aurait percuté un autre engin par l’arrière. Les circonstances exactes restent à établir par les autorités compétentes. Une procédure aurait été ouverte afin de déterminer les responsabilités éventuelles.

    Toujours selon ces mêmes sources, le camion disposait des documents administratifs requis et était assuré auprès de la compagnie Sanlam. Il est cependant évoqué que la visite technique du véhicule aurait expiré au moment des faits, un élément qui devra être confirmé officiellement par l’enquête.

    À ce stade, aucune conclusion définitive n’a été rendue publique.

    Éviter les procès d’intention

    Dans l’opinion, certains commentaires ont rapidement associé cet accident aux critiques formulées quelques jours plus tôt contre l’UNATROT. D’autres acteurs du secteur jugent toutefois excessif d’y voir la preuve d’un manquement généralisé ou d’une volonté délibérée de contourner les règles.

    Des responsables du Progrès Transport rappellent que Parou Bonante   gère plusieurs camions et emploie de nombreux conducteurs, et qu’un incident isolé, aussi regrettable soit-il, ne saurait résumer l’ensemble de ses pratiques.

    Ils indiquent par ailleurs que la structure profite de cet événement malheureux pour renforcer les messages internes de sensibilisation au respect strict du Code de la route, à l’auto-discipline et au suivi rigoureux des échéances administratives. Une mission normalement dévolue à l’UNATROT.

    Une crise plus ancienne au sein du secteur

    Au-delà de l’accident, plusieurs observateurs soulignent que les tensions actuelles trouvent leurs racines dans des désaccords plus anciens concernant la gouvernance syndicale, la représentativité et les orientations stratégiques du secteur.

    Le transport routier, pilier essentiel de l’économie nationale, fait face à des défis majeurs : la modernisation du parc automobile, le respect des normes techniques, la sécurité des usagers et l’adaptation aux nouvelles exigences réglementaires.

    Dans ce contexte, certains acteurs appellent les autorités compétentes à favoriser le dialogue et à clarifier les responsabilités afin d’éviter l’escalade des tensions.

    Priorité à la sécurité et au dialogue

    L’accident du 20 février reste un événement regrettable qui mérite toute la lumière nécessaire. Mais au-delà des polémiques, la priorité demeure la sécurité des usagers et la stabilité d’un secteur stratégique pour le pays.

    Plusieurs professionnels insistent sur le fait que seule une approche équilibrée, celle-ci fondée sur l’enquête, la responsabilité individuelle et le dialogue institutionnel, permettra d’éviter que les tensions actuelles ne fragilisent davantage la profession. Surtout que les autorités compétentes sont, pour le moment, silencieuses sur la crise à laquelle certains opposent des relents personnels.

  • UNATROT : Progrès Transport brise le silence et exige des réformes urgentes

    UNATROT : Progrès Transport brise le silence et exige des réformes urgentes

    Les responsables de l’association Progrès Transport, membre de l’Union nationale des transporteurs routiers du Togo (UNATROT) livrent une déclaration sans concession sur la crise persistante qui secoue le principal syndicat des transporteurs routiers du pays.

    Réunis face à la presse ce mardi 17 février 2026 à Lomé, les responsables de l’association Progrès Transport, membre de l’Union nationale des transporteurs routiers du Togo (UNATROT), livrent une déclaration sans concession sur la crise persistante qui secoue le principal syndicat des transporteurs routiers du pays. Une sortie médiatique qui met en lumière les blocages institutionnels, dénonce un statu quo jugé préjudiciable et appelle à une implication forte des autorités pour sauver le secteur.

    D’entrée de jeu, les transporteurs ont salué la vision du Président du Conseil, Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé, notamment la création d’un ministère spécifiquement dédié aux Transports. Une décision qualifiée de « salutaire » pour un secteur stratégique, longtemps en quête d’un cadre institutionnel fort. Les responsables de Progrès Transport ont également adressé leurs félicitations au ministre des Transports récemment nommé, tout en l’invitant à jouer pleinement son rôle d’arbitre.

    Une crise syndicale jamais résolue

    Au cœur de la déclaration, la crise à l’UNATROT, que les transporteurs estiment toujours d’actualité malgré une apparente accalmie. Selon eux, les difficultés remontent à la présidence de Amah Marcelin Aklesso, marquée, affirment-ils, par une gestion opaque et unilatérale. Cette situation avait conduit plusieurs membres à saisir la justice pour dénoncer des violations des textes fondamentaux du syndicat, notamment une tentative d’organisation d’élections sur des bases régionalistes avec des délégués au mandat expiré depuis plus de dix ans.

    Grâce aux décisions de justice, les congrès électifs annoncés avaient été suspendus à deux reprises. Par la suite, une médiation du ministère des Transports, sous l’autorité du gouverneur Affoh Atcha-Dedji, avait permis un accord à l’amiable entre le bureau sortant et Progrès Transport. Cet accord prévoyait la mise en place progressive d’un bureau consensuel et accordait un délai de six mois pour engager des réformes profondes, notamment le renouvellement des instances préfectorales et régionales.

    Le poids du statu quo

    Mais trois ans après la désignation de Séna Fombo à la tête de l’UNATROT, Progrès Transport dresse un constat amer. Les réformes promises n’ont pas abouti et de nombreux délégués continuent d’exercer avec des mandats largement expirés. Le consensus annoncé, pilier de l’accord, reste selon eux inexistant.

    Plus grave encore, les responsables dénoncent un déficit criant de transparence dans la gestion actuelle, pourtant dirigée par un député de la 5ᵉ République. Des décisions seraient prises sans communication claire, à l’image de l’acquisition récente de grues dont les conditions et l’utilisation demeurent floues pour la base syndicale.

    Appel à l’État et à la solidarité

    Face à cette situation, Progrès Transport appelle solennellement le président de l’UNATROT à revenir à l’esprit et à la lettre de l’accord qui a permis son accession à la tête du syndicat. L’association exhorte également le ministre des Transports à s’impliquer personnellement pour une résolution définitive de la crise.

    Dans un ultime appel, les transporteurs plaident pour la cohésion et la solidarité au sein de la corporation, estimant que le secteur des transports peut et doit devenir un véritable moteur de développement pour le Togo.

    Une déclaration forte, qui remet la crise de l’UNATROT au centre du débat public et interpelle directement les autorités sur l’urgence d’agir.

Radio Renouveau228

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