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  • AS Gbohloe-Su : une élection, des ambitions, des soupçons

    AS Gbohloe-Su : une élection, des ambitions, des soupçons

    Élu président de l’AS Gbohloe-Su des Lacs à Aného, Firmin Ajavon prend les commandes d’un club après le départ aussi inattendu que commenté de Maître Alexis Aquereburu.

    L’Association Sportive Gbohloe-Su des Lacs est dans une nouvelle ère depuis ce samedi à Aného. Réunis en assemblée générale élective, ses membres ont porté leur choix sur Firmin Ajavon pour prendre les rênes de l’une des formations les plus emblématiques du football togolais.

    Cette élection intervient dans un contexte particulier marqué par le départ de Maître Alexis Aquereburu, une décision qui a surpris de nombreux supporters, sympathisants et observateurs du football national. Durant son passage, l’ancien président s’est en effet illustré par un engagement constant en faveur du développement du club, contribuant à renforcer sa visibilité et ses ambitions sportives.

    Un départ qui suscite des interrogations

    Dans les travées de l’assemblée comme au sein du public sportif, la décision de Maître Aquereburu de quitter la présidence continue d’alimenter les discussions. Beaucoup peinent à comprendre les raisons d’un départ intervenant alors que plusieurs chantiers étaient encore en cours et que son action était généralement saluée par les supporters.

    Diverses hypothèses circulent dans les milieux sportifs. Certaines sources proches du dossier avancent que l’ancien dirigeant aurait été profondément affecté par des controverses ayant récemment touché l’environnement du football national. Toutefois, aucune déclaration publique de Maître Aquereburu ne permet, à ce stade, d’établir avec certitude les motivations de son retrait.

    Par ailleurs, des allégations de tentative de manipulation de matches font actuellement l’objet d’un examen par les instances compétentes du football togolais. Dans ce contexte, certains observateurs s’interrogent sur un éventuel lien entre cette situation et la décision de l’ancien président. Néanmoins, il convient de souligner qu’aucun élément officiel ne permet d’établir ici également un rapport entre ces événements, ni de tirer quelque conclusion que ce soit concernant les personnes citées dans ce dossier. Toute personne concernée bénéficie pleinement de la présomption d’innocence tant qu’aucune décision définitive n’a été rendue.

    Une nouvelle ère pour Gbohloe-Su

    Au-delà des interrogations entourant cette transition, l’assemblée générale a surtout consacré l’arrivée d’un nouveau leadership à la tête des Requins Mâles d’Aného. Firmin Ajavon hérite d’un club ambitieux, porté par une base de supporters fidèle et des attentes élevées sur le plan sportif.

    Dans sa première prise de parole après son élection, le nouveau président a affiché sa volonté de poursuivre le travail accompli tout en ouvrant un nouveau chapitre pour la formation des Lacs.

    « Nous recevons cette mission avec humilité, responsabilité et détermination », a-t-il déclaré devant les membres du club. Le nouveau dirigeant entend notamment « préserver les acquis, renforcer l’organisation du club et travailler pour ramener Gbohloe-Su parmi les grandes références du football togolais et continental ».

    Un objectif ambitieux que complète une autre priorité clairement affichée, celle de retrouver rapidement les compétitions africaines. « Nous voulons retrouver l’Afrique et offrir davantage de satisfaction au public sportif », a ajouté Firmin Ajavon.

    À Aného, l’heure est désormais à l’unité et à la mobilisation autour du nouveau bureau dirigeant, appelé à écrire une nouvelle page de l’histoire de Gbohloe-Su des Lacs.

  • Taekwondo : les héros de Bamako célébrés à Lomé

    Taekwondo : les héros de Bamako célébrés à Lomé

    Après leur brillante prestation aux Championnats d’Afrique 2026 au Mali, les médaillés togolais de taekwondo ont reçu les hommages de leur fédération, déterminée à faire de ces performances un tremplin vers de nouveaux succès.

    Le taekwondo togolais poursuit son ascension sur la scène continentale. Quelques jours après leur remarquable participation aux Championnats d’Afrique des Nations Seniors de taekwondo disputés à Bamako, au Mali, les athlètes togolais ont été honorés par la Fédération Togolaise de Taekwondo (FTTKD) lors d’une cérémonie organisée le 7 juin 2026 au stade municipal de Lomé. Une reconnaissance méritée pour des sportifs qui ont porté haut les couleurs nationales malgré des moyens limités.

    Face aux dirigeants fédéraux, aux encadreurs et aux proches des athlètes, la FTTKD a salué l’exploit réalisé par la délégation togolaise. Engagé avec seulement trois combattants en Kyorugi sur les seize catégories en compétition, le Togo a réussi à décrocher trois médailles grâce aux performances de Mamoudou Ibrahim, Fréjus Atcho, Armel Kouassivi Febon et Atitso Agbeko. Le pays est revenu de Bamako avec une médaille d’argent chez les moins de 74 kg ainsi que deux médailles de bronze en Kyorugi (-54 kg) et en Poomsae individuel.

    Mamoudou Ibrahim, l’ambition intacte

    Figure de proue de cette campagne africaine, Mamoudou Ibrahim a une nouvelle fois démontré son talent en décrochant la médaille d’argent dans sa catégorie. Mais pour le vice-champion d’Afrique, cette distinction n’est qu’une étape.

    S’il se réjouit de monter sur le podium continental, le taekwondoïste togolais affiche déjà des ambitions plus élevées. Son objectif reste clairement la conquête de l’or africain lors des prochaines échéances. Cette détermination illustre l’état d’esprit d’une génération d’athlètes qui refuse de se contenter des accessits et qui nourrit de grandes ambitions pour le sport togolais.

    Des performances obtenues dans l’adversité

    Au-delà des médailles, les responsables fédéraux ont insisté sur le contexte particulier dans lequel ces résultats ont été obtenus. Selon le secrétaire général de la FTTKD et chef de délégation, Elom Kodjo Vossah, la participation du Togo à ces championnats a été marquée par plusieurs contraintes logistiques et financières. Malgré ces difficultés, les représentants togolais ont réussi à défendre avec honneur les couleurs nationales.

    Cette efficacité sportive est d’autant plus remarquable que la délégation togolaise figurait parmi les plus réduites de la compétition. Les résultats enregistrés témoignent ainsi du potentiel du taekwondo national et de la qualité du travail effectué par les encadreurs et les athlètes.

    Un signal fort pour l’avenir

    La cérémonie organisée à Lomé traduit la volonté de la FTTKD de valoriser l’excellence sportive et de renforcer la motivation des athlètes. Dans un contexte où les grandes nations africaines du taekwondo rivalisent d’investissements pour progresser, le Togo démontre qu’il peut se faire une place grâce au talent et à la détermination de ses représentants.

    Avec cette moisson continentale et l’émergence de nouvelles figures prometteuses, le taekwondo togolais nourrit désormais l’espoir de s’imposer davantage sur la scène africaine. Les regards sont déjà tournés vers les prochaines compétitions, où les médaillés de Bamako auront l’occasion de confirmer leur progression et d’écrire une nouvelle page de l’histoire du sport togolais.

  • Taekwondo : le Togo conclut en beauté avec une 3è médaille à Bamako

    Taekwondo : le Togo conclut en beauté avec une 3è médaille à Bamako

    Le Togo a bouclé les Championnats d’Afrique de taekwondo 2026 sur une note remarquable en décrochant une troisième médaille grâce à Agbeko Atitso, auteur d’un bronze historique en Poomsae, confirmant ainsi la progression du pays sur la scène continentale.

    Le Togo poursuit sa belle moisson aux Championnats d’Afrique de taekwondo 2026 à Bamako. Grâce à la médaille de bronze décrochée par Agbeko Atitso en Poomsae individuel hommes (-50 ans), la délégation togolaise porte son total à trois médailles et signe l’une de ses meilleures participations continentales.

    Le quatrième et dernier jour de compétition des Championnats d’Afrique des Nations de taekwondo, organisés à Bamako au Mali, a été marqué par une nouvelle performance togolaise. Engagé dans l’épreuve technique du Poomsae individuel hommes chez les moins de 50 ans, Agbeko Atitso est monté sur la troisième marche du podium en remportant la médaille de bronze.

    Cette distinction revêt une importance particulière puisqu’elle constitue la première médaille togolaise dans la discipline du Poomsae lors d’un championnat continental. Pour une participation historique du pays dans cette épreuve technique, le résultat obtenu par l’athlète togolais témoigne des progrès réalisés par le taekwondo national.

    Avec cette nouvelle récompense, le bilan du Togo s’établit désormais à trois médailles : une médaille d’argent remportée par Ibrahim Mamoudou en combat dans la catégorie des moins de 74 kg, une médaille de bronze décrochée par Fréjus Atcho chez les moins de 54 kg, et désormais le bronze d’Agbeko Atitso en Poomsae.

    Organisés du 30 mai au 2 juin 2026 à Bamako, ces championnats ont réuni plus de 600 athlètes et officiels issus de 44 pays africains, dans des compétitions de Kyorugi (combat), Poomsae et para-taekwondo. Classée G4 par World Taekwondo, l’épreuve comptait pour le classement mondial des athlètes.

    Au regard de ses moyens et de la forte concurrence africaine, le Togo peut se réjouir d’un bilan largement positif. Avec trois médailles et plusieurs performances remarquées, la délégation nationale confirme sa montée en puissance sur la scène continentale et honore avec éclat les couleurs togolaises.

  • Taekwondo : l’effet Fofana propulse le Togo au sommet à Bamako

    Taekwondo : l’effet Fofana propulse le Togo au sommet à Bamako

    Avec deux médailles, une finale historique et le titre de meilleur arbitre d’Afrique, le taekwondo togolais a brillé au Championnat d’Afrique des Nations 2026 à Bamako, une performance que plusieurs acteurs du milieu sportif attribuent également au soutien constant du ministre des Sports, Dr Abdul-Fahd Fofana.

    Le Togo a marqué les esprits lors de la 17e édition du Championnat d’Afrique des Nations de taekwondo disputée à Bamako, au Mali. Avec une médaille d’argent, une médaille de bronze et une distinction continentale décernée à un arbitre togolais, la délégation nationale repart avec un bilan largement positif qui confirme l’ascension du pays sur la scène africaine.

    Cette réussite sportive est portée avant tout par les performances remarquables des athlètes togolais. Dans la catégorie des moins de 74 kg, Ibrahim Mamoudou a réalisé un parcours exceptionnel en atteignant la finale de la compétition, une première dans l’histoire du taekwondo togolais à ce niveau. Opposé au Burkinabè Lamin Mohamed Traoré, il s’est incliné au terme d’un combat disputé en trois manches, décrochant néanmoins une médaille d’argent historique.

    Dans la catégorie des moins de 54 kg, Fréjus Atcho a également porté haut les couleurs nationales. Son parcours jusqu’en demi-finale lui a permis de s’offrir une médaille de bronze, renforçant ainsi le rang du Togo parmi les nations émergentes du taekwondo africain.

    Mais au-delà des performances sportives, plusieurs observateurs soulignent le rôle déterminant joué par les autorités sportives togolaises dans cette dynamique positive. Selon l’entourage d’Elom Vossah, secrétaire général de la Fédération Togolaise de Taekwondo (FTTKD), les « vibrations positives » venues du ministère chargé de la Jeunesse et des Sports ont accompagné la délégation tout au long de son séjour en terre malienne.

    Pour les proches responsables fédéraux, l’engagement du ministre Dr Abdul-Fahd Fofana en faveur du développement du sport togolais a contribué à créer un climat de confiance et de motivation autour des athlètes et des encadreurs. Depuis sa prise de fonction, le ministre multiplie les initiatives destinées à améliorer les conditions de préparation et de participation des sportifs togolais aux compétitions internationales.

    À ces performances des combattants s’ajoute une autre consécration majeure. L’arbitre international togolais Tété Galé Djramedo a été désigné Meilleur Arbitre d’Afrique 2026 par ses pairs. Une distinction prestigieuse qui récompense son professionnalisme, sa maîtrise des règles et sa rigueur durant toute la compétition.

    Le trophée lui a été remis par le président de l’African Taekwondo Union (AFTU), Ide Issaka, lors de la cérémonie de clôture. Cette reconnaissance vient confirmer la qualité du travail accompli par les officiels togolais et témoigne de la crédibilité grandissante du pays dans les instances du taekwondo continental.

    À Bamako, le Togo n’a donc pas seulement gagné des médailles. Il a démontré que les efforts conjugués des athlètes, des dirigeants fédéraux et des autorités de tutelle peuvent produire des résultats concrets. Une réussite collective qui porte la marque d’une ambition renouvelée pour le sport togolais et qui place désormais le taekwondo national parmi les disciplines les plus prometteuses du pays.

  • Tour du Togo : la participation comme unique victoire

    Tour du Togo : la participation comme unique victoire

    À huit jours du démarrage du Tour cycliste international du Togo 2026, les coureurs togolais abordent encore la compétition avec davantage de courage et de passion que de véritables moyens pour rivaliser avec les meilleures équipes africaines.

    À huit jours du départ du Tour cycliste international du Togo 2026, prévu du 16 au 31 mars 2026, l’enthousiasme renaît chez les amoureux de la petite reine. Mais derrière l’ambiance festive et les discours officiels, une réalité persiste : les coureurs togolais semblent encore loin du niveau nécessaire pour rivaliser avec les grandes nations africaines du cyclisme. Pour beaucoup d’observateurs, l’essentiel pour les représentants togolais reste simplement de participer.

    Chaque année, le scénario se répète. Les cyclistes venus du Burkina Faso, du Mali, du Bénin, du Maroc ou encore de Côte d’Ivoire dominent largement les étapes, pendant que les Togolais peinent à suivre le rythme. Le constat est amer, mais il traduit surtout les profondes difficultés auxquelles le cyclisme togolais est confronté.

    Entre deux éditions du Tour, très peu de compétitions locales sont organisées pour maintenir les coureurs dans un véritable rythme de haute performance. Les stages de préparation restent rares et les moyens financiers limités. Dans plusieurs clubs, les vélos utilisés sont vieillissants et parfois inadaptés aux exigences du cyclisme moderne. À cela s’ajoute le manque d’équipements de récupération, de suivi médical et d’encadrement technique de haut niveau.

    Le problème des infrastructures demeure également central. Le Togo ne dispose pas de véritables centres spécialisés capables de former les jeunes talents sur la durée. Beaucoup de coureurs s’entraînent sur des routes dangereuses, sans sécurité adéquate, avec des risques permanents d’accidents. Certains abandonnent même prématurément faute de soutien financier ou de perspectives professionnelles.

    Le cyclisme togolais souffre aussi d’un déficit de sponsoring. Contrairement à d’autres pays où les équipes bénéficient d’un accompagnement structuré, les formations togolaises fonctionnent souvent grâce à la débrouillardise et à la passion de quelques dirigeants. Les primes restent faibles et les opportunités internationales limitées.

    Pourtant, le potentiel existe. Le Togo regorge de jeunes passionnés capables de progresser si un véritable projet de développement est mis en place. Mais sans politique sportive ambitieuse, sans compétitions régulières et sans investissements conséquents, les cyclistes togolais continueront probablement à courir davantage pour l’honneur que pour la victoire.

    À quelques jours du départ de la 31è édition du Tour 2026, l’espoir d’un exploit local demeure mince. Et une fois encore, le public togolais risque surtout d’assister au triomphe des autres nations sur ses propres routes.

  • FTTKD : l’isolement du président Boyodi interroge

    FTTKD : l’isolement du président Boyodi interroge

    La Fédération togolaise de taekwondo (FTTKD) traverse une période de fortes turbulences internes. Au cœur de cette situation, le président Henoc Boyodi semble faire face à une contestation persistante au sein même du bureau exécutif. Plusieurs signaux récents laissent entrevoir une fracture profonde entre le dirigeant et une partie significative des acteurs de la discipline.

    Depuis plusieurs mois, des divergences apparaissent quant à la gestion des activités fédérales, donnant l’impression d’un fonctionnement en ordre dispersé. Des initiatives prises par le président ne semblent pas toujours faire l’unanimité, alimentant un climat de méfiance et de désaccord. Alors qu’il a pris fonction cela ne fait même pas longtemps.

    Activités organisées en solo

    Certains événements récents illustrent cette situation. L’« Open de réconciliation » organisé le 10 janvier, tout comme la phase de sélection des grands combattants tenue le lundi de Pâques, ont été marqués par une participation jugée limitée. Plusieurs clubs majeurs de la discipline auraient décliné l’invitation, laissant place à une mobilisation restreinte.

    Si quelques structures ont répondu à l’appel, l’absence de nombreux clubs importants interroge sur le niveau d’adhésion aux initiatives portées par la présidence. Cette faible mobilisation contraste avec l’objectif affiché de rassembler la famille du taekwondo togolais autour d’activités fédératrices.

    Contraste frappant avec d’autres initiatives

    À l’opposé, des activités organisées par l’autre partie du bureau exécutif connaissent un engouement notable. L’Open d’Adétikopé, par exemple, a attiré un large public et une forte participation des clubs. Cet événement a été marqué par une mobilisation significative, tant au niveau des athlètes que des encadreurs et des amateurs de la discipline. In fine, le champion est reparti avec une moto de presqu’un (1) million de FCFA.

    Ce contraste entre les différentes initiatives renforce l’impression d’un paysage sportif fragmenté, où deux dynamiques semblent coexister sans véritable convergence. Ce qui n’est pas de nature à contribuer au développement de la discipline.

    Gouvernance questionnée

    Dans ce contexte, la question de la gouvernance de la FTTKD se pose avec acuité. En effet, plusieurs observateurs s’interrogent sur la capacité du président à fédérer l’ensemble des composantes de la discipline. Le manque de consensus autour de la plupart des décisions et l’organisation d’activités perçues comme unilatérales alimentent les débats. Et laissent des traces qui fragilisent l’instance faîtière.

    La situation a pris une nouvelle dimension avec la correspondance adressée au maire de la commune Agoè-Nyivé 4, visant à s’opposer à la tenue d’activités prévues au complexe sportif de Kotocoli-Zongo. Cette démarche suscite des interrogations, notamment sur ses motivations et ses implications pour la cohésion du taekwondo national.

    Crise de légitimité ?

    Au-delà des faits, certains acteurs du milieu s’interrogent ouvertement : le problème ne résiderait-il pas finalement dans le leadership actuel ? Cette question, bien que sensible, revient de manière récurrente dans les discussions.

    Toutefois, il convient de rester prudent. Les tensions observées peuvent également être le reflet de divergences stratégiques ou de visions différentes quant à l’avenir de la discipline. Dans un environnement sportif souvent marqué par des rivalités internes, les conflits de gouvernance ne sont pas rares.

    Quelle issue pour la FTTKD ?

    Face à cette situation, l’enjeu principal reste la préservation de l’unité et du développement du taekwondo au Togo. Une clarification des positions, ainsi qu’un dialogue inclusif entre les différentes parties, apparaissent comme des pistes essentielles pour apaiser les tensions.

    La capacité des responsables à dépasser les clivages actuels sera déterminante pour l’avenir de la fédération. À défaut, le risque est de voir la discipline s’enliser dans une crise durable, au détriment des athlètes et de son rayonnement national.

    Dans ce contexte, une question demeure en suspens : la FTTKD saura-t-elle retrouver un équilibre, ou les divisions actuelles continueront-elles de fragiliser son fonctionnement ? C’est le wait and see!

  • FTTKD : la gouvernance Boyodi sous tension

    FTTKD : la gouvernance Boyodi sous tension

    Moins d’un an après la prise de fonction de Henoc Boyodi à la tête du taekwondo togolais, le climat d’optimisme qui prévalait au début semble avoir laissé place à une profonde crispation, plongeant l’instance dans une ambiance morose. Explication!

    À son élection à la tête de la Fédération togolaise de taekwondo (FTTKD), le 24 novembre 2024, Henoc Boyodi incarnait pour de nombreux acteurs du milieu un symbole de renouveau. Son parcours, forgé à tous les niveaux de la discipline, laissait espérer l’avènement d’une gouvernance modernisée, plus proche des réalités du terrain et davantage en phase avec les attentes des pratiquants. Plusieurs observateurs voyaient alors en son arrivée l’opportunité d’ouvrir un nouveau chapitre pour le taekwondo togolais, après des années marquées par des tensions récurrentes et des défis structurels.

    Mais moins d’un an après sa prise de fonction, ce climat d’optimisme semble avoir laissé place à une profonde crispation. Au sein de la famille du taekwondo, des voix de plus en plus nombreuses dénoncent ce qu’elles considèrent comme une dérive autoritaire dans la gestion de la fédération. Décisions unilatérales, tensions avec certains membres du Bureau exécutif, controverses administratives et interrogations financières nourrissent désormais une crise interne qui fragilise l’équilibre institutionnel de la FTTKD.

    Gouvernance

    Dans toute organisation associative, les statuts et règlements intérieurs constituent le socle du fonctionnement institutionnel. Ils fixent les règles de gouvernance, organisent la répartition des responsabilités et garantissent la transparence des processus décisionnels. Leur respect est indispensable pour assurer la légitimité des actes posés par les dirigeants.

    Or, plusieurs acteurs du milieu du taekwondo reprochent aujourd’hui au président Henoc Boyodi de s’écarter progressivement de ce cadre réglementaire. Selon eux, certaines décisions importantes auraient été prises sans consultation préalable du Bureau exécutif, pourtant reconnu comme l’organe chargé de participer à la définition des grandes orientations stratégiques de la fédération.

    Cette manière de gouverner suscite de vives inquiétudes. Car dans le fonctionnement normal d’une fédération sportive, les décisions majeures doivent s’inscrire dans une logique de concertation, de collégialité et de validation collective. En marginalisant les instances de délibération, la présidence expose la fédération à des contestations internes qui affaiblissent la cohésion institutionnelle et mettent en péril la crédibilité de l’organe dirigeant.

    Perte d’influence

    Le Bureau exécutif, censé être au cœur de la gestion quotidienne et de la régulation interne de la FTTKD, semble progressivement relégué à un rôle secondaire. Plusieurs de ses membres estiment ne plus être pleinement associés aux prises de décision, malgré les responsabilités statutaires qui leur sont reconnues.

    Cette frustration s’est accentuée à la suite de plusieurs actes posés récemment par la présidence. Parmi eux figure la suspension provisoire du secrétaire général de la fédération, Elom Vossah, décision qui a suscité de nombreuses interrogations dans les cercles sportifs. S’y ajoute la révocation du directeur technique national adjoint chargé de la diaspora, Dodji Febon, dans un contexte de désaccords internes particulièrement tendus.

    Ces décisions interviennent alors que des divergences profondes opposeraient certains responsables fédéraux au président Boyodi sur des questions liées à la gestion administrative et technique de la fédération. Le différend le plus marquant porterait sur le refus du président de signer un document d’autorisation relatif à l’organisation d’une compétition internationale à Lomé. Pour justifier cette position, Henoc Boyodi aurait invoqué des préoccupations sécuritaires, sans toutefois apporter de précisions détaillées sur la nature exacte des risques évoqués.

    Cette compétition, organisée sous l’égide de la Fédération internationale de taekwondo, représente pourtant une opportunité majeure pour les athlètes togolais, tant en matière de visibilité internationale que de progression compétitive. Le blocage du processus d’organisation a donc alimenté davantage les critiques, certains y voyant une décision préjudiciable au développement de la discipline.

    Contestation

    Autre sujet de tension : la nomination du secrétaire général adjoint de la fédération. Plusieurs observateurs dénoncent une procédure menée dans la précipitation et en dehors des mécanismes prévus par les textes en vigueur.

    Selon les règles internes de la FTTKD, la désignation à certains postes stratégiques doit obéir à un processus transparent impliquant notamment la présentation de candidatures par les clubs affiliés en règle avec la fédération. Or, certains responsables estiment que cette exigence n’aurait pas été pleinement respectée dans le cadre de cette nomination.

    Cette situation alimente le sentiment d’un affaiblissement progressif des mécanismes démocratiques au sein de l’organisation et renforce les critiques autour d’une gouvernance de plus en plus centralisée.

    Leadership

    Au-delà des questions juridiques et administratives, c’est le style même de leadership de Henoc Boyodi qui fait aujourd’hui débat. Plusieurs acteurs du taekwondo togolais dénoncent une concentration excessive du pouvoir décisionnel entre les mains du président, associée à un déficit de dialogue et à une difficulté croissante à instaurer un climat de confiance.

    Dans un environnement fédéral où la cohésion entre dirigeants, techniciens, clubs et athlètes demeure essentielle, ces tensions internes risquent d’avoir des conséquences durables. Certains craignent déjà une démobilisation progressive de plusieurs cadres techniques et responsables de clubs, lassés par ce qu’ils perçoivent comme une absence d’écoute et de concertation.

    Pour de nombreux observateurs, diriger une fédération ne se limite pas à exercer une autorité administrative. Cela suppose aussi la capacité de fédérer les énergies, de construire le consensus et de porter une vision commune. Sur ce terrain, le président Boyodi semble désormais confronté à un déficit de confiance grandissant.

    Soupçons

    À la crise de gouvernance s’ajoutent également des interrogations liées à la gestion financière de la fédération. Des accusations relayées dans certains milieux du taekwondo font état d’un présumé détournement d’une bourse octroyée par la CONFEJES à une athlète togolaise.

    Le président Henoc Boyodi est cité dans ces allégations, bien qu’aucune conclusion officielle n’ait, à ce jour, été rendue publique sur ce dossier. En l’absence de preuves établies, ces accusations restent au stade de soupçons. Mais leur simple existence contribue à accentuer le malaise autour de la gouvernance actuelle.

    Dans le sport moderne, la transparence financière constitue un impératif majeur. Toute suspicion, même non confirmée, peut ternir durablement l’image d’une institution et fragiliser ses relations avec ses partenaires techniques et financiers.

    Menace

    Cette crise interne pourrait avoir des répercussions bien au-delà du cercle fédéral. La stabilité institutionnelle d’une fédération sportive demeure en effet un critère essentiel dans ses rapports avec les partenaires publics et privés, notamment le ministère des Sports, principal soutien institutionnel de nombreuses disciplines au Togo.

    Une fédération perçue comme divisée, instable ou en proie à des querelles internes risque de voir sa crédibilité affaiblie auprès des autorités de tutelle, avec des conséquences potentielles sur les financements, l’accompagnement technique et la reconnaissance institutionnelle.

    Sursaut collectif

    Face à cette situation, de nombreuses voix appellent à une remise à plat du fonctionnement interne de la FTTKD. Pour plusieurs responsables de clubs, anciens cadres et pratiquants, l’urgence est désormais de restaurer un cadre de gouvernance fondé sur le respect des textes, la collégialité et la transparence.

    L’objectif, insistent-ils, ne doit pas être de nourrir davantage les divisions, mais de préserver l’avenir de la discipline. Le taekwondo togolais, en pleine quête de structuration et de rayonnement international, ne peut durablement évoluer dans un climat de tensions permanentes et de défiance généralisée.

    Car au-delà des querelles de personnes, c’est bien l’image, la crédibilité et la pérennité de la Fédération Togolaise de Taekwondo qui sont aujourd’hui en jeu. Pour beaucoup, seul un retour rapide aux fondamentaux institutionnels permettra d’éviter que la crise actuelle ne se transforme en fracture durable au sein de l’une des principales disciplines d’arts martiaux du pays.

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