Étiquette : Sécurité

  • Au Togo, 1 000 armes détruites pour renforcer la lutte contre la circulation illicite

    Au Togo, 1 000 armes détruites pour renforcer la lutte contre la circulation illicite

    Une opération de destruction de 1 000 armes obsolètes et saisies a été organisée au Togo avec l’appui du Centre régional des Nations unies pour la paix et le désarmement en Afrique (UNREC). Une initiative présentée comme un pas supplémentaire dans la consolidation de la sécurité et de la paix.

    Le Togo poursuit ses efforts contre la prolifération illicite des armes. Une cérémonie officielle de destruction de 1 000 armes, toutes catégories confondues, s’est tenue avec la participation de plusieurs acteurs engagés dans les questions de sécurité et de prévention des conflits.

    L’opération, réalisée avec l’appui de l’UNREC, a été présidée par le colonel Amana Kodjo, directeur général de la Gendarmerie nationale et représentant du gouvernement. Le coordonnateur national du Réseau ouest-africain pour l’édification de la paix (WANEP-Togo) a également pris part à cette cérémonie.

    Réduire les risques de circulation

    La destruction de ces armes obsolètes ou saisies vise principalement à empêcher leur réintroduction dans les circuits illicites. Leur neutralisation constitue ainsi une mesure de prévention face aux risques liés au trafic d’armes et à leur utilisation à des fins criminelles ou violentes.

    Dans un contexte régional marqué par la persistance de l’insécurité et la menace de l’extrémisme violent, la maîtrise de la circulation des armes représente un enjeu majeur pour les États ouest-africains. La disponibilité d’armes illicites peut en effet alimenter les violences, favoriser la criminalité organisée et compliquer les efforts de prévention des conflits.

    Au-delà de la destruction physique des armes, l’opération rappelle l’importance du contrôle, de la sécurisation des stocks et de la gestion responsable des armes saisies ou devenues inutilisables.

    Un engagement en faveur de la paix

    À travers sa participation, WANEP-Togo réaffirme son engagement dans les initiatives nationales de prévention des conflits et de consolidation de la paix. Le réseau entend poursuivre sa collaboration avec les autorités et les partenaires impliqués dans la promotion d’un environnement plus sûr et plus stable.

    La destruction de ces 1 000 armes apparaît ainsi comme une mesure concrète de prévention, dans un contexte où la lutte contre la prolifération illicite des armes demeure un élément essentiel des politiques de sécurité et de paix.

  • Togo : le pays est-il devenu la nouvelle cible des groupes jihadistes ? L’alerte de l’ex-agent de la DGSE

    Togo : le pays est-il devenu la nouvelle cible des groupes jihadistes ? L’alerte de l’ex-agent de la DGSE

    Bien que les autorités togolaises multiplient les dispositifs sécuritaires pour contenir cette menace grandissante, le Togo demeure l’un des pays les plus exposés à la poussée des groupes jihadistes vers les côtes ouest-africaines.

    Le Togo est désormais pleinement intégré aux préoccupations sécuritaires des experts du renseignement. Invité de l’émission Le Grand Invité Afrique de RFI ce 29 juillet 2026, l’ancien collaborateur de la DGSE, Vincent Crouzet, estime que les groupes jihadistes cherchent à étendre leur influence bien au-delà du Mali et du Burkina Faso. Pour lui, les États côtiers, dont le Togo, sont aujourd’hui confrontés à une menace de plus en plus tangible.

    Interrogé sur l’évolution de la situation au Sahel, l’expert souligne que les organisations terroristes poursuivent une stratégie d’expansion vers le golfe de Guinée. Selon lui, « les groupes jihadistes cherchent à ouvrir de nouveaux espaces d’action en direction des pays côtiers », une dynamique qui place directement le Togo parmi les États sous pression.

    Vincent Crouzet rappelle que les incursions enregistrées dans le nord du pays ne sont pas le fruit du hasard. À ses yeux, il s’agit d’une stratégie mûrement réfléchie visant à déstabiliser progressivement les États du littoral. « Le Togo fait partie des objectifs de cette progression vers le sud », affirme-t-il, tout en précisant que cette évolution est observée depuis plusieurs années par les spécialistes du renseignement.

    L’ancien agent français relève toutefois que le contexte régional évolue. Il estime notamment que « les Russes fonctionnent en mode dégradé depuis quelques mois au Mali », une situation qui pourrait modifier les équilibres sécuritaires dans la région sans pour autant réduire la menace terroriste.

    Pour Vincent Crouzet, le défi auquel le Togo est confronté dépasse désormais la simple protection de ses frontières. Il appelle à une coopération renforcée entre les États de la sous-région et leurs partenaires afin d’anticiper les mutations des groupes armés.

    À travers cette analyse, l’ancien responsable du renseignement français confirme que le Togo demeure l’un des pays les plus exposés à la poussée des groupes jihadistes vers les côtes ouest-africaines, même si les autorités togolaises multiplient les dispositifs sécuritaires pour contenir cette menace grandissante.

  • Risques radiologiques : le Togo passe à l’offensive

    Risques radiologiques : le Togo passe à l’offensive

    Face aux défis croissants liés aux risques nucléaires et radiologiques, le Togo veut anticiper les risques liés aux activités nucléaires en renforçant son cadre légal de prévention et de sécurité.

    L’Assemblée nationale a adopté, mardi 9 juin 2026, quatre projets de loi majeurs destinés à consolider le dispositif national de sûreté nucléaire et radiologique. Cette décision, prise lors de la troisième séance plénière de la première session ordinaire de l’année, traduit la volonté des autorités togolaises d’anticiper les risques liés aux activités nucléaires et de se conformer aux standards internationaux en la matière.

    La séance, présidée par le Président de l’Assemblée nationale, Komi Selom Klassou, s’est déroulée en présence du ministre délégué chargé de l’Énergie, Robert Koffi Messan Eklo.

    Parmi les textes adoptés figurent le projet de loi autorisant l’adhésion du Togo à la Convention sur la sûreté nucléaire, adoptée à Vienne le 17 juin 1994, ainsi que le projet de loi portant adhésion à la Convention commune sur la sûreté de la gestion du combustible usé et des déchets radioactifs, adoptée le 5 septembre 1997 dans la capitale autrichienne.

    Ces instruments juridiques internationaux visent à promouvoir les meilleures pratiques en matière de sécurité nucléaire, à renforcer la gestion des déchets radioactifs et à prévenir les accidents susceptibles d’avoir des conséquences graves sur la santé publique, l’environnement et l’économie.

    À travers ces adhésions, le Togo affiche son engagement en faveur d’une gouvernance responsable des technologies nucléaires et radiologiques. Le pays se dote ainsi d’outils juridiques renforcés pour mieux encadrer les activités concernées, améliorer ses capacités de contrôle et de surveillance, et favoriser la coopération avec les instances internationales spécialisées.

    Cette avancée législative marque une nouvelle étape dans la modernisation du cadre réglementaire national et dans la construction d’un système de sécurité nucléaire conforme aux exigences mondiales.

  • Togo : Amb. Johaness MAKOUVIA lance l’étape Région Maritime du Programme GÉNÉRATION PAIX à Tsévié

    Togo : Amb. Johaness MAKOUVIA lance l’étape Région Maritime du Programme GÉNÉRATION PAIX à Tsévié

    Après le succès retentissant du lancement officiel national tenu au Palais des Congrès de Lomé, le Programme GÉNÉRATION PAIX – École de la Paix et Campagne Nationale des Disciples de la Paix poursuit son déploiement territorial avec l’organisation de son étape régionale Maritime.

    Cette importante rencontre se tiendra le samedi 30 mai 2026 à partir de 9 heures à la Maison des Jeunes de Tsévié, sous le thème fédérateur :

    « Pour l’Amour de la Patrie »

    Portée par l’Ambassadeur Johaness MAKOUVIA, Président International et PCA de l’ONG MJPP/OIJPP, cette initiative citoyenne d’envergure nationale vise à renforcer durablement la paix, la cohésion sociale, le civisme et la responsabilité citoyenne dans les communautés.

    Placée sous le parrainage du Ministère de l’Administration Territoriale, de la Gouvernance Locale et de la Chefferie Coutumière, cette étape régionale s’inscrit dans la dynamique nationale de mobilisation des populations autour des valeurs de tolérance, de dialogue et de stabilité sociale.

    Former une génération de bâtisseurs de paix

    À travers le programme GÉNÉRATION PAIX, les initiateurs ambitionnent de :

    • former 10 000 Faiseurs de Disciples de la Paix ;
    • mobiliser 1 000 000 de Disciples de la Paix sur toute l’étendue du territoire national.

    L’étape Maritime constituera ainsi un cadre stratégique de :

    • formation ;
    • sensibilisation ;
    • mobilisation communautaire ;
    • et renforcement des capacités des jeunes, leaders communautaires, acteurs religieux et citoyens engagés.

    Les participants seront formés sur plusieurs thématiques essentielles, notamment :

    • la prévention et la gestion des conflits ;
    • la médiation sociale ;
    • le leadership citoyen ;
    • la promotion du vivre-ensemble ;
    • et les mécanismes de consolidation de la paix.

    Des outils pédagogiques structurants au service de la paix

    Dans le cadre de cette initiative, plusieurs outils pédagogiques et méthodologiques seront mis à contribution, notamment :

    • le Manuel des Faiseurs de Disciples de la Paix ;
    • le Guide Pratique des Faiseurs de Disciples de la Paix ;
    • la Charte Officielle des Disciples de la Paix.

    Ces documents constituent un socle de référence destiné à assurer une diffusion harmonisée des valeurs de paix et de citoyenneté responsable au sein des communautés.

    Une mobilisation régionale au service du développement

    L’étape Maritime du Programme GÉNÉRATION PAIX réunira plusieurs acteurs institutionnels, leaders religieux et traditionnels, organisations de jeunesse, associations communautaires ainsi que des citoyens venus de différentes localités de la région.

    À travers cette dynamique, les organisateurs entendent faire de la région Maritime un espace pilote de promotion de la paix et de prévention des tensions sociales.

    Une vision nationale pour un Togo uni et apaisé

    Bien plus qu’une campagne de sensibilisation, le Programme GÉNÉRATION PAIX se positionne comme un véritable mouvement national de transformation sociale, visant à bâtir une société fondée sur :

    • la paix ;
    • la solidarité ;
    • la tolérance ;
    • et l’engagement patriotique.

    Le rendez-vous est donc pris le 30 mai 2026 à 9 heures à la Maison des Jeunes de Tsévié, pour une grande mobilisation citoyenne au service de la paix et du développement durable du Togo.

  • Savanes : la jeunesse en rempart contre la désinformation

    Savanes : la jeunesse en rempart contre la désinformation

    À Dapaong, à près de 600 kilomètres de Lomé, de jeunes leaders communautaires se sont réunis les 9 et 10 avril 2026 dans le cadre d’un atelier de renforcement des capacités. Au centre des échanges : la lutte contre la désinformation et la prévention de l’extrémisme violent, deux défis majeurs dans une région confrontée à des tensions sécuritaires et à une circulation accrue de fausses informations.

    L’initiative a permis d’outiller ces jeunes acteurs afin qu’ils deviennent des relais efficaces de paix et de cohésion sociale au sein de leurs communautés.

    Partenaires

    Organisé dans le cadre du Programme d’Urgence de Renforcement de la Résilience dans la région des Savanes (PURS), l’atelier bénéficie de l’appui du Programme des Nations unies pour le développement. Il s’inscrit dans un projet sous-régional couvrant plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, notamment le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Togo et le Ghana.

    Financée par le Danemark et la Norvège, cette initiative traduit une volonté commune de renforcer la résilience des communautés face aux menaces informationnelles.

    Résistance

    L’objectif principal de la rencontre est de doter les participants d’outils pratiques pour identifier, analyser et contrer les fausses informations. À travers des sessions interactives, les jeunes apprennent à vérifier les sources, décrypter les contenus manipulés et concevoir des messages de paix adaptés aux réalités locales.

    Dans un contexte où les technologies numériques amplifient la propagation de la désinformation, les organisateurs insistent sur la nécessité d’une riposte structurée et proactive.

    Stabilité

    Représentant la résidente du PNUD au Togo, Kombaté Yendoukoa Aimé a souligné le rôle central des jeunes dans la prévention de l’extrémisme violent. Selon lui, une jeunesse informée, formée et engagée constitue un véritable rempart contre les facteurs de déstabilisation.

    Même son de cloche du côté de Yaguissagou Guillaume, représentant du directeur national du PURS, qui a mis en garde contre les dérives liées à l’usage des technologies, notamment l’intelligence artificielle. Il a rappelé que « tout ce qui est techniquement possible n’est pas forcément moralement acceptable », appelant à une utilisation responsable des outils numériques.

    Il a exhorté les participants à devenir de véritables « ambassadeurs de la vérité », capables de promouvoir la vigilance citoyenne et la cohésion sociale.

    Engagement

    Procédant à l’ouverture officielle des travaux, Kombaté Sanwogou, secrétaire général de la préfecture de Tône, a salué une initiative qui renforce les capacités locales face aux menaces informationnelles. Il a également exprimé sa reconnaissance au Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, pour les efforts consentis en faveur de la paix sociale et de la résilience des populations.

    Réponse

    Aujourd’hui, la désinformation, qu’elle soit volontaire ou involontaire, représente une menace sérieuse pour la stabilité des sociétés. En attisant les divisions et en exploitant les frustrations, elle fragilise particulièrement les communautés les plus vulnérables.

    Dans ce contexte, la formation d’une jeunesse consciente, critique et engagée apparaît comme une réponse essentielle. À Dapaong, ces jeunes leaders repartent ainsi avec une mission claire : défendre la vérité, promouvoir la paix et contribuer activement à la préservation du tissu social dans la région des Savanes.

  • Au Togo, 356 gendarmes prêtent serment

    Au Togo, 356 gendarmes prêtent serment

    La Gendarmerie nationale togolaise renforce ses effectifs avec l’intégration de 356 nouvelles recrues issues de la promotion 2024.

    La prestation de serment de ces nouveaux gendarmes, organisée récemment au tribunal de Kpalimé, marque leur entrée officielle dans la carrière et leur engagement au service de la nation.

    Dans une ambiance solennelle, les jeunes gendarmes ont juré de respecter les lois de la République, d’obéir à la hiérarchie et de n’user de la force que dans le strict cadre de leurs missions. Un acte fort qui, selon les autorités présentes, symbolise leur attachement aux valeurs républicaines et leur responsabilité envers les citoyens.

    Avant cette étape décisive, les recrues ont suivi une formation rigoureuse au Centre national d’instruction de Kara ainsi qu’à l’École nationale de gendarmerie de Lomé. Ce parcours leur a permis d’acquérir les compétences techniques et professionnelles indispensables à l’exercice de leurs fonctions, sanctionnées par l’obtention du certificat d’aptitude.

    Les responsables de la Gendarmerie ont profité de l’occasion pour rappeler les exigences du métier, insistant sur l’intégrité, la discipline et le sens du devoir. Ils ont exhorté les nouveaux éléments à faire preuve de professionnalisme et d’exemplarité dans leurs interventions quotidiennes.

    Ce renforcement des effectifs s’inscrit dans une dynamique visant à améliorer la couverture sécuritaire sur l’ensemble du territoire et à répondre plus efficacement aux défis sécuritaires actuels du pays.

  • PURS : 18 milliards pour renforcer la résilience

    PURS : 18 milliards pour renforcer la résilience

    Doté d’un budget conséquent de 18 milliards de FCFA, le PURS marque une nouvelle étape dans la stratégie nationale de gestion des crises humanitaires et sécuritaires.

    Faure Essozimna Gnassingbé a officiellement lancé, le mercredi 25 février 2026, le Plan de réponse conjoint 2026-2027 du Programme d’urgence de renforcement de la résilience et de la sécurité des communautés (PURS). Dotée d’un budget conséquent de 18 milliards de FCFA, cette initiative marque une nouvelle étape dans la stratégie nationale de gestion des crises humanitaires et sécuritaires.

    Une réponse structurée aux crises

    Face à la multiplication des défis sécuritaires et aux déplacements forcés de populations dans la sous-région, le Togo renforce son dispositif d’intervention. Le PURS s’inscrit dans une dynamique proactive visant à protéger, stabiliser et accompagner durablement les communautés les plus exposées.

    Le Plan de réponse conjoint 2026-2027 cible directement 433 758 personnes vulnérables, tout en impactant plus de 1,3 million d’individus affectés par les déplacements forcés. L’objectif est clair : apporter une assistance rapide tout en consolidant les bases d’un développement local résilient.

    Trois axes stratégiques prioritaires

    La mise en œuvre du plan repose sur trois piliers essentiels.

    Le premier axe concerne la protection des populations vulnérables, notamment les femmes, les enfants et les personnes déplacées. Il s’agit de prévenir les risques liés à l’insécurité, aux violences et à la précarité accrue.

    Le deuxième pilier est dédié à l’assistance d’urgence. Il prévoit des interventions rapides en matière d’alimentation, d’abris, d’accès à l’eau potable, de soins de santé et d’éducation. Cette approche vise à répondre immédiatement aux besoins vitaux des communautés affectées.

    Enfin, le troisième axe porte sur le renforcement de la résilience. Au-delà de l’urgence, le PURS ambitionne de soutenir les systèmes locaux, de dynamiser les moyens de subsistance et de consolider les mécanismes communautaires capables de faire face aux chocs futurs.

    Une mobilisation partenariale renforcée

    La réussite du Plan de réponse conjoint repose sur une coordination étroite entre le gouvernement togolais, les agences du Système des Nations Unies, les partenaires techniques et financiers, les organisations non gouvernementales et les collectivités territoriales.

    Selon Coumba D. Sow, représentante du Système des Nations Unies au Togo, ce plan constitue un investissement concret susceptible de transformer durablement les conditions de vie des bénéficiaires. Cette synergie d’actions garantit la cohérence des interventions et optimise l’utilisation des ressources mobilisées.

    Vers une stabilisation durable

    Au-delà de l’urgence humanitaire, le PURS se positionne comme un véritable outil de stabilisation nationale. Il traduit la volonté des autorités togolaises d’anticiper les crises et de structurer des réponses adaptées, durables et inclusives.

    Sous le leadership de Faure Essozimna Gnassingbé, le Togo affirme ainsi son engagement à consolider la sécurité des communautés et à renforcer leur capacité de résilience face aux chocs. Avec 18 milliards de FCFA mobilisés pour les deux prochaines années, le pays entend non seulement répondre à l’urgence, mais aussi bâtir des bases solides pour un développement plus stable et sécurisé.

  • Souveraineté numérique : le Togo serre la vis

    Souveraineté numérique : le Togo serre la vis

    Le Togo affiche clairement son ambition : renforcer sa souveraineté numérique. À travers l’Instance de protection des données à caractère personnel (IPDCP), les autorités entendent imposer de nouvelles exigences aux opérateurs du numérique, notamment l’obligation de stocker les données personnelles des utilisateurs sur le territoire national.

    Le Togo veut imposer le stockage local des données

    Une orientation stratégique défendue par le président de l’institution, le colonel Bédiani Béléi, qui détaille les enjeux de cette politique, les premières plaintes enregistrées et les priorités fixées pour 2026. Pour Lomé, il ne s’agit plus seulement de réguler, mais de protéger un actif devenu crucial : la donnée.

    Des informations sensibles à protéger

    Selon le colonel Béléi, la notion de données à caractère personnel recouvre « toute information liée à l’identité d’une personne ». Il peut s’agir du nom, du prénom, du numéro de téléphone, des coordonnées bancaires, des données de santé ou encore de l’image d’un individu.

    Autant d’informations parfois sensibles, dont l’usage incontrôlé peut porter atteinte à la vie privée. Pour cette raison, les responsables de traitement sont soumis à quatre obligations majeures : la confidentialité, la sécurité, la conservation et la pérennité des données.

    Ces principes constituent le socle du dispositif légal adopté par le Togo en 2019, avec la loi sur la protection des données à caractère personnel.

    Une culture encore à construire

    Si le cadre légal existe depuis 2019 et que l’IPDCP a été organisée en 2020, les activités opérationnelles n’ont réellement démarré qu’en mars 2025. Pour le président de l’institution, le principal défi reste culturel. « La culture de la protection des données n’est pas encore ancrée au Togo. Il faut la construire », insiste-t-il.

    À l’ère des réseaux sociaux, du commerce en ligne et de la digitalisation accélérée des services publics et privés, les risques liés au numérique se multiplient. Usurpation d’identité, fuites de données, surveillance abusive : autant de menaces qui justifient, selon l’IPDCP, une mobilisation accrue et une vaste campagne de sensibilisation.

    Premières plaintes et encadrement des pratiques

    Depuis le lancement effectif de ses activités, l’instance a déjà reçu plusieurs plaintes. L’une d’elles concerne un salarié filmé sur son lieu de travail, dont l’image aurait servi à justifier un licenciement.

    Pour l’IPDCP, les caméras de surveillance ne peuvent être utilisées à des fins d’espionnage des employés. Elles doivent exclusivement répondre à des impératifs de sécurité. Dans ce dossier, le plaignant a été orienté vers le tribunal du travail.

    Par ailleurs, l’institution enregistre des demandes d’autorisation relatives au traitement et au transfert de données personnelles à l’international. Même si ses capacités techniques restent en phase de consolidation, l’IPDCP affirme accompagner les acteurs du numérique dans leur mise en conformité.

    Les données, une richesse stratégique

    Au-delà de la régulation, l’objectif affiché est clair : imposer le stockage local des données des Togolais. Pour les autorités, les données constituent une richesse stratégique « au même titre que le pétrole ».

    Leur hébergement à l’étranger pose des questions de souveraineté, de sécurité et de contrôle juridique. En exigeant leur conservation sur le territoire national, l’État veut mieux maîtriser leur exploitation et prévenir les abus.

    2026 : l’année de la consolidation

    Pour l’année à venir, l’IPDCP ambitionne de s’imposer comme un régulateur de confiance. Ses priorités portent sur le renforcement du cadre juridique, la sensibilisation des citoyens, la formation des acteurs publics et privés, ainsi que le développement de partenariats institutionnels.

    Face aux nouveaux défis numériques, intelligence artificielle, big data, cybersécurité, l’institution entend également adapter la réglementation pour anticiper les risques.

    Le message est sans équivoque : au Togo, la souveraineté numérique est désormais une affaire d’État.

  • Au Togo, la déclaration des dispositifs de vidéosurveillance passe au numérique

    Au Togo, la déclaration des dispositifs de vidéosurveillance passe au numérique

    Au Togo, les formalités administratives liées aux dispositifs de vidéosurveillance et de vidéoprotection entrent dans une nouvelle ère. L’Instance de Protection des Données à Caractère Personnel (IPDCP) a officiellement engagé la digitalisation du processus de déclaration de ces équipements, dans le cadre d’une réforme visant à moderniser la gestion des données personnelles.

    Une réforme au service de la protection des données

    Conduit en partenariat avec l’Agence Togo Digital (ATD), le projet est placé sous la supervision du ministère de l’Efficacité du service public et de la Transformation numérique. À travers cette initiative, les autorités entendent simplifier les démarches administratives, tout en renforçant la conformité des acteurs publics et privés aux exigences légales en matière de protection des données.

    Dans un contexte où l’usage des caméras de surveillance se généralise dans les entreprises, les commerces et les espaces publics, la réforme apparaît comme une réponse aux enjeux croissants liés à la sécurité et au respect de la vie privée.

    Une plateforme pour plus de transparence et d’efficacité

    La nouvelle plateforme numérique permettra aux usagers de soumettre leurs dossiers en ligne, sans avoir à se déplacer. Selon l’IPDCP, l’outil offrira un traitement plus fluide des demandes, avec un système de suivi en temps réel et une traçabilité renforcée des procédures.

    L’objectif affiché est multiple : réduire les délais de traitement, améliorer l’accessibilité des services publics et instaurer davantage de transparence dans les interactions entre l’administration et les citoyens. Grâce à la digitalisation, les déclarants pourront suivre l’évolution de leurs dossiers depuis la soumission jusqu’à la validation ou la clôture.

    Cette réforme s’inscrit plus largement dans l’agenda national de transformation numérique de l’administration publique. Elle traduit la volonté des autorités togolaises de moderniser les services de l’État et d’adapter les procédures aux standards technologiques actuels.

    Des agents formés avant la mise en service

    En prélude au lancement officiel, une session de formation a été organisée la semaine dernière au profit des agents concernés. Cette étape a permis aux équipes techniques et administratives de se familiariser avec l’ensemble de la chaîne numérique.

    Des simulations pratiques ont été réalisées, couvrant toutes les étapes du processus : réception des demandes, vérification des pièces, validation, notification et clôture des dossiers. Ces exercices visaient à tester les mécanismes internes et à garantir une parfaite maîtrise de l’outil avant son déploiement effectif.

    Un lancement prévu le 10 mars

    À l’issue de la phase de formation, des tests utilisateurs et des ajustements techniques sont encore programmés afin d’optimiser la performance de la plateforme. Ces derniers réglages devraient permettre de corriger d’éventuelles anomalies et d’assurer une expérience fluide pour les futurs utilisateurs.

    La mise en service officielle est annoncée pour le 10 mars prochain. Avec cette digitalisation, le Togo franchit une nouvelle étape dans la modernisation de son administration et renforce son dispositif de protection des données personnelles, à l’heure où la transformation numérique devient un levier central de gouvernance.

  • Au Togo, Pareflam sécurité lance officiellement ses activités

    Au Togo, Pareflam sécurité lance officiellement ses activités

    Bien qu’elle ait reçu l’autorisation d’installation il y a trois ans, c’est seulement ce samedi 14 décembre que la société Pareflam sécurité a lancé officiellement ses activités au Togo. Lors d’une conférence de presse organisée à Bè-Beach Lomé.

    Enfin Pareflam securité se dévoile au public. Au cours d’une rencontre organisée ce week-end à Lomé avec les médias, Bruno Kossikuma Vonor, son fondateur, a expliqué longuement les contours de son entreprise, spécialisée dans la formation et l’installation (vidéo protection, alarme incendie, alarme intrusion, interphone, fibre optique).

    Elle intervient plus concrètement dans le gardiennage, la surveillance et la sécurité incendie, la formation des agents de sécurité, entre autres.

    Dirigée par  le colonel Adressim Agarim, un officier de l’armée togolaise à la retraite, Pareflam sécurité, se veut une un centre de formation d’agents et de formateurs de sécurité. Le besoin se fait sentir. Dans le pays, il n’existe pas encore une structure spécialisée privée dans la formation du personnel qualifié destiné à la sécurité et à la sûreté.

    C’est en cela que la société fondée par Bruno Kossikuma Vonor, un expert en risque incendie et explosion ayant fait ses preuves pendant trois décennies dans l’hexagone, est un plus dans ce secteur.

    Cette entreprise forme des agents de sûreté, sécurité et prévention (ASSP), de service de sécurité incendie et assistance à personne (SSIAP) et sécurité des activités d’importance virale (SAIV). Avec la possibilité d’obtenir des diplômes reconnus par les autorités françaises.

    Pareflam sécurité est plus qu’une société de gardiennage. Son leitmotiv,  « Votre sécurité notre devoir » en dit plus long sur son objectif. 

Radio Renouveau228

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