Étiquette : Scandale

  • Football togolais : la FTF sanctionne, mais confirme les craintes d’une justice à moitié assumée

    Football togolais : la FTF sanctionne, mais confirme les craintes d’une justice à moitié assumée

    Des sanctions sont tombées, mais elles laissent un goût d’inachevé dans un dossier qui promettait un grand ménage dans le football togolais.

    La montagne a finalement accouché d’une souris. C’est le sentiment qui domine après la décision rendue par la Commission de discipline de la Fédération Togolaise de Football (FTF) dans l’affaire des présumées manipulations de matchs ayant entaché les deux dernières journées du championnat D1 LONATO 2025-2026.

    Depuis plusieurs semaines, des enregistrements audio circulaient et laissaient entendre des tentatives d’influence sur l’issue de certaines rencontres décisives du championnat d’élite. Face à l’ampleur de la polémique, le Comité exécutif de la FTF avait saisi sa Commission de discipline afin de faire toute la lumière sur cette affaire qui menaçait encore davantage la crédibilité du football national.

    Mais dès l’ouverture de l’enquête, certains acteurs du football togolais avaient affiché leur scepticisme. Ils doutaient de la capacité réelle de la Commission de discipline à « secouer l’arbre », autrement dit à aller jusqu’au bout des responsabilités, même si cela impliquait des personnalités influentes du milieu.

    Au final, ces craintes semblent avoir été confirmées.

    Certes, des sanctions ont été prononcées. Kokou Toulassi, président du FC Espoir de Zio, a écopé de six ans d’interdiction d’exercer toute activité liée au football et d’une amende de 500 000 FCFA pour manipulation de match.

    De son côté, Théophile Bola, entraîneur de l’AS Binah, a été suspendu pour une durée totale de cinq ans et six mois. Il devra également payer une amende de 500 000 FCFA et présenter des excuses publiques à la FTF et au public sportif togolais dans un délai de 48 heures.

    En revanche, la Commission a décidé de maintenir les résultats sportifs des deux dernières journées du championnat des 24 et 31 mai 2026, invoquant l’absence de preuves démontrant l’exécution effective du pacte de manipulation.

    Par ailleurs, plusieurs responsables de clubs ont été blanchis. Il s’agit notamment d’Ayikoé Firmin Ajavon, vice-président de l’AS Gbohloe-su, de Pré A. Sébastien, président d’honneur de l’AS Binah, de Hessou Passiwe, président de l’AS Binah, d’Aklisso Amah, président de l’ASCK, de Nabiga Kueviakoe, manager de l’AS Gbohloe-su, et de Kokou Mensah, président de Gomido FC.

    Si la FTF peut se féliciter d’avoir agi, la portée de cette décision suscite déjà de nombreuses interrogations. Pour beaucoup, les sanctions prononcées donnent davantage l’impression de cibler quelques individus sans s’attaquer véritablement au système qui nourrit les soupçons récurrents autour du championnat togolais.

    Cette affaire rappelle d’ailleurs un précédent qui demeure gravé dans les mémoires des supporters. Le 28 mai 2017, lors de la dernière journée du championnat national disputée à Bassar, Gbikinti avait écrasé Maranatha sur le score ahurissant de 11 buts à 0. Ce résultat avait immédiatement provoqué une vague d’indignation et un parfum de scandale avait envahi le football togolais.

    Là aussi, une enquête avait été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de cette rencontre aux allures surréalistes. Mais au bout du compte, aucune décision forte ni véritablement courageuse n’avait émergé.

    Près de dix ans plus tard, le scénario semble se répéter. Une fois encore, les soupçons de manipulation secouent le football national, des enquêtes sont diligentées, des sanctions sont prononcées, mais le sentiment d’impunité persiste.

    Au-delà des individus concernés, c’est surtout la crédibilité des institutions qui est en jeu. Car un football qui peine à convaincre sur sa capacité à sanctionner fermement les dérives s’expose à une perte progressive de confiance de ses supporters, de ses partenaires et des acteurs eux-mêmes.

    La possibilité de recours devant la Commission de recours de la FTF reste ouverte pendant dix jours. Mais une question demeure : le football togolais est-il véritablement prêt à mener le combat contre les manipulations jusqu’au bout, quels qu’en soient les auteurs ? Pour l’instant, beaucoup ont déjà leur réponse.

  • Tempête sur le football togolais

    Tempête sur le football togolais

    Des enregistrements audio attribués à plusieurs acteurs du football togolais alimentent de graves soupçons de manipulations de matchs à l’approche de la dernière journée de D1 Lonato, plongeant le championnat dans une vive polémique.

    À une journée de la fin du championnat de D1 Lonato, le football togolais se retrouve au cœur d’une affaire présumée de manipulation de matchs qui suscite déjà de nombreuses réactions dans le milieu sportif. Des enregistrements audio, largement relayés ces derniers jours sur les réseaux sociaux et dans certains cercles footballistiques, évoqueraient des tentatives d’arrangements autour de rencontres décisives pour le maintien.

    Au centre des discussions figure notamment le FC Espoir, actuellement en difficulté au classement. Dans l’un des audios attribués au président du club, Kokou Toulassi, il serait question d’un supposé accord visant à influencer l’issue d’une rencontre impliquant l’AS Binah. Les conversations, dont l’authenticité n’a pas été officiellement établie par les autorités compétentes, mentionnent également plusieurs personnalités du football togolais.

    Parmi les noms cités figureraient Amah Aklisso, premier vice-président de la Fédération togolaise de football (FTF), ainsi que Firmin Ajavon, membre du Comité exécutif de la FTF et dirigeant de Gbohloe-Su. Selon les propos contenus dans ces échanges sonores, des discussions auraient porté sur des scores précis et des consignes supposées destinées à favoriser certains clubs dans la course au maintien.

    Pour l’heure, aucune preuve judiciaire ou décision disciplinaire ne permet toutefois de confirmer l’existence effective d’un système de matchs truqués. Contactée par plusieurs médias, la Fédération togolaise de football a indiqué ne pas souhaiter commenter des « allégations » en l’absence d’éléments officiellement établis ou de procédures abouties. Une position qui alimente néanmoins les interrogations d’une partie de l’opinion sportive.

    Cette affaire présumée intervient dans un contexte où la crédibilité des compétitions africaines est régulièrement questionnée sur les sujets liés à la gouvernance, à l’arbitrage et à l’intégrité sportive. Au Togo, ces révélations supposées pourraient accentuer la pression sur les instances dirigeantes, appelées par certains observateurs à faire toute la lumière sur ces accusations afin de préserver l’image du championnat national.

    En attendant d’éventuelles investigations ou clarifications officielles, cette polémique jette une ombre sur la fin de saison de D1 Lonato et nourrit un climat de suspicion rarement atteint ces dernières années dans le football togolais.

Radio Renouveau228

Ceci fermera dans 0 secondes