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  • Togo : le mentorat clinique au cœur de l’amélioration des soins en santé maternelle et reproductive

    Togo : le mentorat clinique au cœur de l’amélioration des soins en santé maternelle et reproductive

    Une session nationale de formation à Tsévié vise à renforcer les compétences des professionnels de santé afin d’améliorer durablement la qualité des soins maternels, néonatals et reproductifs.

    Le Togo renforce son dispositif d’amélioration de la qualité des soins en santé maternelle et reproductive à travers la promotion du mentorat clinique. Une session nationale de formation consacrée à cette approche s’est ouverte le lundi 3 août 2026 à Tsévié, réunissant des professionnels de santé issus des six régions sanitaires du pays.

    Organisée par le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique, de la Couverture sanitaire universelle et des Assurances, avec l’appui technique et financier du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), cette formation se déroule jusqu’au 7 août. Elle s’inscrit dans la stratégie nationale visant à garantir à chaque femme, chaque nouveau-né et chaque adolescent un accès à des soins de qualité, sûrs et accessibles, quel que soit leur lieu de résidence.

    Former des mentors pour accompagner les jeunes professionnels

    L’objectif principal de cette session est de renforcer les capacités de professionnels de santé expérimentés afin qu’ils deviennent des mentors cliniques dans le domaine de la Santé sexuelle, reproductive, maternelle, néonatale, infantile, des adolescents et de la planification familiale (SSRMNIA/PF).

    À travers cette approche, les participants acquerront des compétences pédagogiques et techniques leur permettant d’accompagner leurs collègues moins expérimentés dans leur pratique quotidienne. Le mentorat clinique favorise notamment le perfectionnement des gestes techniques, le partage d’expériences et l’amélioration continue des pratiques médicales au sein des formations sanitaires.

    Cette démarche contribue également à instaurer une culture d’apprentissage permanent et de supervision de proximité, considérée comme un levier essentiel pour renforcer la qualité des services de santé.

    Une stratégie pour des soins plus équitables et efficaces

    En misant sur le mentorat clinique, le ministère de la Santé et l’UNFPA ambitionnent d’assurer une offre de soins de qualité dans l’ensemble des établissements sanitaires du pays, à tout moment et dans toutes les régions.

    Les promoteurs de l’initiative estiment que cette approche permettra d’améliorer la prise en charge des urgences obstétricales et néonatales, tout en renforçant l’accès à des services de santé sexuelle et reproductive adaptés aux besoins des populations, notamment en matière de planification familiale.

    Au-delà du renforcement des compétences des prestataires, cette formation s’inscrit dans les efforts déployés par le Togo pour réduire la mortalité maternelle et néonatale, améliorer la qualité des soins et promouvoir des services de santé plus équitables, centrés sur les patients et conformes aux standards internationaux.

  • Réduction des financements des DSSR/PF : REMAPSEN alerte

    Réduction des financements des DSSR/PF : REMAPSEN alerte

    Au Togo, la chute des financements des projets liés aux Droits et santé sexuels et reproductifs / Planification familiale (DSSR/PF) a des conséquences sur les femmes, les jeunes…

    Pour une seconde fois dans ce mois de décembre, la section nationale du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN-Togo) a mobilisé des journalistes pour le « Rendez-vous du REMAPSEN ».

    Cette rencontre a permis aux participants de comprendre qu’il y a de réels impacts de la réduction des financements des Droits et santé sexuels et reproductifs / Planification familiale (DSSR/PF) sur les femmes, les jeunes dans leur pays.

    Ces financements ont contribué à la baisse de la mortalité maternelle, l’amélioration des services destinés aux jeunes, la hausse de la prévalence contraceptive. Sauf que cette embellie prend un coup à cause de la réduction des aides internationales, a alerté  Ambroisine Mèmêdé, la coordinatrice du REMAPSEN-Togo. Aujourd’hui, a-t-elle, ajouté, 34% des besoins en contraception ne trouvent pas de solution. La prévalence contraceptive, elle, cale à 24%. Des données réelles fiables que ce « Rendez-vous du REMAPSEN » a permises d’avoir.

    En dépit des efforts de l’Etat, sans des financements internationaux, les résultats ne peuvent être atteints. La preuve, a rappelé, Dr Abram Amétépé Agossou, le chef de la Division santé de la mère et de l’enfant (DSME), l’objectif moins de 70 décès d’ici 2030 ne sera pas réaliste parce que le ratio de mortalité maternelle en 2023 est de 362 décès pour 100 000 naissances vivantes.

    Apoété Zekpa, Secrétaire exécutif du Réseau des champions en plaidoyer pour le financement adéquat de la santé au Togo (RCPFAS-Togo), est, de son côté, revenu sur le cadre légal, notamment les textes et stratégies  qui entourent les actions du gouvernement, insistant sur le fait que beaucoup de sont aujourd’hui en difficulté.

    Ce « Rendez-vous du REMAPSEN » a été organisé en prélude à la réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou prévue à Lomé, la capitale togolaise. Avec pour mot d’ordre, tout faire pour sauver ce qui peut l’être, c’est-à-dire limiter les conséquences du tarissement des aides devant permettre le financement des projets liés à la planification familiale, etc.

Radio Renouveau228

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