Étiquette : Religion

  • L’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours s’ouvre aux médias à Lomé

    L’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours s’ouvre aux médias à Lomé

    À Lomé, l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours a offert aux journalistes un aperçu inédit de ses activités à l’occasion de la célébration de la Pâque et de sa 196ᵉ Conférence générale semi-annuelle.

    Organisée le dimanche 5 avril 2026 à la chapelle de Kégué, cette rencontre a permis aux professionnels des médias de suivre les travaux de la Conférence et de découvrir le Rapport 2025, qui met en lumière l’évolution et les nombreuses actions humanitaires de l’Église au Togo.

    Présente dans le pays depuis 1997, cette confession chrétienne mondiale, fondée au début des années 1830, accompagne ses membres dans leur cheminement spirituel, en les guidant vers une vie plus proche des enseignements du Christ et en les préparant à la vie éternelle. Elle œuvre également à la formation de disciples et à la diffusion du message évangélique à travers le territoire togolais.

    Au-delà de ses missions spirituelles, l’Église LDS se distingue par son engagement humanitaire. Le Rapport 2025 fait état de contributions importantes au développement local, notamment la construction de bâtiments scolaires, de latrines et de centres médico-sociaux. L’Église a également distribué des fauteuils roulants et soutenu financièrement des campagnes de vaccination contre la poliomyélite, touchant ainsi directement la santé et le bien-être des populations vulnérables.

    « Nous souhaitons renforcer notre engagement au Togo et intensifier nos actions humanitaires dans les mois et années à venir », a souligné un responsable local. Cette volonté traduit l’ambition de l’Église de contribuer non seulement à l’épanouissement spirituel de ses fidèles, mais aussi au développement socio-économique du pays.

    La Conférence générale, organisée chaque année en avril et en octobre, constitue un moment fort de la vie de l’Église LDS. Elle rassemble les fidèles à travers le monde – plus de 17 millions de membres en 2024 – pour des sessions de prières, d’enseignements et de partage. L’Église est structurée en « pieux », équivalents de diocèses, regroupant plusieurs paroisses où les fidèles se réunissent chaque dimanche pour le culte et la Sainte-Cène.

    Les temples, distincts des chapelles locales, occupent une place particulière au sein de cette organisation religieuse. Considérés comme sacrés, ils sont réservés à des ordonnances spécifiques telles que le mariage éternel, symbolisant l’engagement des fidèles dans la durée.

    L’initiative d’ouverture aux journalistes témoigne de la volonté de l’Église de renforcer sa visibilité au Togo et de mieux faire connaître ses actions. Pour ses responsables, il s’agit d’informer la société sur la double mission de l’Église : spirituelle et humanitaire. Cette démarche vise également à encourager le dialogue et la collaboration avec d’autres acteurs de développement et avec la communauté locale, contribuant ainsi à la construction d’un environnement plus inclusif et solidaire.

    En permettant aux journalistes de découvrir ses activités de l’intérieur, l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours affirme sa détermination à être un acteur reconnu du développement et du bien-être au Togo, tout en poursuivant sa mission spirituelle avec rigueur et engagement.

  • Une foi discrète, un impact réel

    Une foi discrète, un impact réel

    Souvent associée à ses enseignements spirituels et à son organisation missionnaire, l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours demeure pourtant méconnue pour un autre pan essentiel de son action : son engagement humanitaire. À travers le monde, cette Église déploie des initiatives concrètes en faveur des populations vulnérables, loin des projecteurs et parfois dans une discrétion qui interroge.

    Depuis plusieurs décennies, l’institution met en œuvre des programmes d’aide d’urgence, d’accès à l’eau potable, de soutien à l’éducation ou encore de renforcement des systèmes de santé. Que ce soit en Afrique, en Asie ou en Amérique latine, ses interventions se traduisent par la construction de forages, la distribution de matériel médical ou encore l’appui aux communautés rurales pour améliorer leurs conditions de vie.

    Au Togo comme dans plusieurs pays africains, ces actions existent bel et bien, même si elles restent peu visibles dans l’espace public. Des dons de fauteuils roulants, des campagnes de sensibilisation sanitaire ou encore des partenariats avec des organisations locales témoignent d’une volonté d’agir concrètement sur le terrain. Pourtant, une grande partie de la population ignore encore l’ampleur de ces engagements.

    Ce paradoxe s’explique en partie par la culture de discrétion qui caractérise l’Église. Fidèle à des valeurs d’humilité et de service, elle privilégie souvent l’action à la communication. Une posture honorable, mais qui, dans un monde dominé par l’information et l’image, limite la portée de son message. Résultat : ses contributions humanitaires passent inaperçues, laissant place à des perceptions parfois réductrices ou incomplètes.

    Or, à l’heure où les organisations religieuses jouent un rôle croissant dans le développement social, la visibilité devient un enjeu stratégique. Mieux communiquer ne signifie pas renoncer à ses principes, mais plutôt valoriser des actions qui peuvent inspirer, mobiliser et créer des synergies. En mettant davantage en lumière ses initiatives humanitaires, l’Église pourrait non seulement corriger certaines idées reçues, mais aussi renforcer sa crédibilité auprès des partenaires institutionnels et des bénéficiaires potentiels.

    Au-delà de l’aspect humanitaire, cette communication accrue permettrait également de mieux faire comprendre la vision globale de l’Église, qui ne se limite pas au spirituel. En effet, sa doctrine insiste sur l’équilibre entre le bien-être spirituel et le bien-être matériel, considérés comme complémentaires. Une dimension souvent ignorée du grand public.

    Dans un contexte marqué par des défis sociaux majeurs, notamment la pauvreté, l’accès aux soins, l’éducation, les initiatives de solidarité méritent d’être connues et soutenues. L’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours dispose d’un potentiel réel pour contribuer davantage encore à ces enjeux, à condition de sortir de l’ombre.

    Il est donc temps pour cette institution de raconter son histoire autrement : celle d’une foi active, engagée, et résolument tournée vers le service des autres. Une manière de rappeler que, parfois, les actions les plus utiles sont aussi les moins visibles, mais qu’elles gagnent à être partagées.

  • L’État frappe, quatre églises suspendues au Togo

    L’État frappe, quatre églises suspendues au Togo

    À Lomé, la décision est tombée comme un coup de tonnerre. Quatre églises ont été suspendues pour non-respect des règles en matière de nuisances sonores.

    L’annonce faite le 23 février 2026 par les autorités togolaises marque un nouveau tournant dans la gestion des lieux de culte accusés de troubler la tranquillité publique.

    Depuis plusieurs années, les plaintes de riverains se multiplient dans différents quartiers de la capitale et de l’intérieur du pays. Cultes nocturnes, veillées prolongées, sonorisations excessives, haut-parleurs orientés vers les habitations : la cohabitation entre certaines églises et leurs voisins est devenue source de tensions permanentes.

    Une loi qui existe, mais peu respectée

    Au Togo, la réglementation en matière de nuisances sonores est pourtant claire. Les textes encadrent l’utilisation des amplificateurs et fixent des seuils sonores à ne pas dépasser, notamment la nuit. Les activités susceptibles de troubler le repos des populations doivent faire l’objet d’autorisations spécifiques et respecter des horaires précis.

    Mais dans les faits, nombre de pasteurs et responsables de lieux de culte semblent ignorer ces dispositions. Dans plusieurs quartiers de Lomé, des offices débutent à l’aube et se prolongent tard dans la nuit, parfois jusqu’aux petites heures du matin. Les habitants dénoncent un calvaire quotidien : sommeil perturbé, enfants incapables d’étudier, malades privés de repos.

    La liberté de culte est un droit fondamental garanti par la Constitution togolaise. Mais elle ne saurait s’exercer au détriment du droit des autres citoyens à la tranquillité et à la santé. C’est ce rappel à l’ordre que l’État semble vouloir faire passer à travers ces suspensions.

    Une prolifération incontrôlée ?

    Ces dernières années, le Togo a connu une multiplication spectaculaire des églises, notamment évangéliques et charismatiques. Dans certains quartiers, on compte plusieurs lieux de culte sur un même périmètre, souvent installés dans des habitations transformées ou des bâtiments inadaptés.

    Au-delà des nuisances sonores, se pose la question de l’encadrement administratif et financier de ces structures. Beaucoup fonctionnent sans réelle transparence, avec des responsables autoproclamés, sans formation théologique solide ni cadre organisationnel clair.

    Certains observateurs dénoncent l’émergence de « pasteurs-entrepreneurs », transformant la foi en véritable activité lucrative. Dîmes, offrandes, “semences de foi”, campagnes de délivrance payantes : pour de nombreux fidèles aux revenus modestes, la pression financière peut être lourde. L’église devient alors, selon les critiques, un modèle économique plus qu’un espace spirituel.

    Vers un modèle à la rwandaise ?

    La décision togolaise rappelle inévitablement ce qui s’est passé au Rwanda sous la présidence de Paul Kagame. À partir de 2018, les autorités rwandaises ont fermé plusieurs milliers d’églises pour non-conformité aux normes administratives, sanitaires et acoustiques. Kigali avait invoqué la nécessité de professionnaliser le secteur religieux et de mettre fin aux abus.

    Si le contexte togolais est différent, la question mérite d’être posée : le pays s’achemine-t-il vers un encadrement plus strict, voire une vaste opération de mise en conformité des lieux de culte ?

    Pour l’heure, les autorités togolaises n’ont pas annoncé de campagne massive de fermeture. Mais le message est clair : la loi s’applique à tous, y compris aux responsables religieux.

    Trouver l’équilibre

    Le défi pour l’État sera de trouver un équilibre délicat entre respect de la liberté religieuse et protection de l’ordre public. Les églises jouent un rôle social indéniable : soutien moral, solidarité, encadrement des jeunes. Mais elles ne peuvent prospérer dans l’illégalité ou au mépris du bien-être collectif.

    La suspension des quatre églises sonne comme un nouvel avertissement (ce n’est pas la première fois que des églises sont fermées par les autorités compétentes). Elle pourrait marquer le début d’une nouvelle ère où foi et responsabilité civique devront enfin marcher main dans la main

  • Le prophète Cephas Antonio visé par des accusations graves

    Le prophète Cephas Antonio visé par des accusations graves

    L’affaire a émergé à la suite d’un direct diffusé en ligne, suivi par plusieurs milliers d’internautes, au cours duquel une femme identifiée comme Dame Ester et sa sœur ont pris la parole en mis les pieds dans le plat.

    Le prophète Cephas Antonio, fondateur de l’église Ministère Jésus en Action (MIJA), est au centre d’une controverse née de témoignages rendus publics sur les réseaux sociaux, notamment sur la plateforme TikTok. Son ex-compagne ainsi que plusieurs personnes se présentant comme victimes ou témoins accusent celui qui se présente comme un prophète d’escroquerie financière, de manipulation spirituelle et de pratiques qu’elles jugent abusives. À ce stade, ces accusations n’ont pas encore donné lieu à une décision judiciaire.

    L’affaire a émergé à la suite d’un direct diffusé en ligne, suivi par plusieurs milliers d’internautes, au cours duquel une femme identifiée comme Dame Ester et sa sœur ont pris la parole. Selon cette dernière, le leader religieux aurait obtenu de sa sœur des sommes importantes sur plusieurs années, pour un montant qu’elle estime à plus de 30 millions de francs CFA.

    Elle affirme également que le pasteur aurait exercé une influence spirituelle déterminante sur sa sœur à travers des révélations présentées comme divines. Ces déclarations auraient, selon elle, contribué à une rupture durable des liens familiaux.

    « Il lui aurait affirmé que notre mère pratiquait la sorcellerie, ce qui l’aurait poussée à s’éloigner de toute la famille », a-t-elle déclaré lors du direct.

    L’ex-compagne de Cephas Antonio, invitée à intervenir au cours du même live, a livré un témoignage personnel portant sur les années passées à ses côtés. Elle affirme avoir été victime d’une emprise psychologique et spirituelle, précisant qu’il s’agit de son ressenti et de son expérience propre.

    Selon ses déclarations, elle aurait apporté un soutien financier régulier au prophète, notamment durant la période de la pandémie de COVID-19. Les sommes avancées et non remboursées atteindraient, d’après elle, environ 20 millions de francs CFA. Face à ses demandes de remboursement, Cephas Antonio lui aurait proposé un terrain situé à Avépozo en guise de compensation.

    Toujours selon son témoignage, le terrain, présenté comme ayant une valeur estimée à 40 millions de FCFA, devait lui être cédé pour un montant total de 25 millions. Elle affirme avoir complété la somme due en ajoutant 4 millions de FCFA.

    « J’ai par la suite découvert qu’une maison avait déjà été construite sur cette parcelle, ce qui m’a amenée à douter de la régularité de la transaction », explique-t-elle.

    D’autres intervenants ont évoqué, au cours du direct, des pratiques religieuses qu’ils estiment troublantes au sein de l’église MIJA. Ils affirment avoir assisté à des mises en scène présentées comme des miracles ou des révélations. Ces affirmations reposent exclusivement sur des témoignages et n’ont pas été corroborées par une enquête indépendante.

    L’ex-compagne du pasteur a également mentionné une affaire de fraude présumée sur un compteur électrique de la CEET dans une maison lui appartenant. Elle affirme avoir dû s’acquitter de pénalités financières importantes afin de régulariser la situation.

    Interrogé lors du direct, Cephas Antonio, de son vrai nom Akpa Ayité Antonio, a contesté toute intention frauduleuse. Il reconnaît l’existence de différends financiers et affirme envisager un règlement ultérieur, notamment par la cession d’un terrain situé à Sagbado, dont la situation foncière serait toutefois contestée par les plaignantes.

    À ce jour, aucune procédure judiciaire aboutie n’a été rendue publique. Cette affaire relance néanmoins le débat sur la régulation des activités religieuses, la protection des fidèles et les risques d’abus liés à certaines formes d’autorité spirituelle, dans un contexte où les témoignages continuent d’alimenter l’opinion publique.

  • Au Togo, cette religieuse a sauvé plus de 5000 orphelins du sida

    Au Togo, cette religieuse a sauvé plus de 5000 orphelins du sida

    En vingt-six ans, Soeur Marie Stella a recueilli plus de 5000 orphelins du sida. Cette religieuse togolaise refuse pourtant de passer pour une héroïne. Son moteur ? L’amour du Christ et le service des pauvres, pour lesquels elle a bâti toute une œuvre.

    En quelques années, vous avez sauvé plusieurs milliers d’enfants. Comment cela est-ce possible ?

    En 1999, j’étais une jeune religieuse, infirmière à l’hôpital pour enfants tenu par ma congrégation à Dapaong, ma ville natale située au nord du Togo. De plus en plus, on nous amenait des enfants dénutris que nous n’arrivions pas à guérir. Ces enfants étaient nés avec le VIH, d’une mère contaminée, le plus souvent par son mari. J’ai donc fondé une petite association, Vivre dans l’Espérance, avec quelques bénévoles qui pensaient, comme moi, qu’il fallait agir. 

    J’ai commencé à parcourir les villages à mobylette : j’apportais de quoi laver les malades, leur donner une bouillie… J’ai enterré bien des parents qui laissaient derrière eux des enfants. Venant d’une famille nombreuse, j’avais moi-même été élevée chez un oncle. Je pensais que ces orphelins pouvaient être accueillis, comme je l’avais été. Malheureusement, la discrimination envers les malades du sida avait brisé cette solidarité communautaire, qui fait pourtant la richesse de l’Afrique.

    Les gens avaient peur ?

    Oui. Les personnes séropositives étaient souvent enfermées dans leur case où on les laissait mourir de faim et de soif.

    Ou alors, elles étaient chassées du village, jugées inutiles, car trop faibles pour travailler, et surtout dangereuses. On pensait qu’elles allaient contaminer les autres. Et lorsque dans une famille, l’un des enfants était infecté, on considérait que tous les autres l’étaient aussi : je devais recueillir ainsi des fratries entières.

    Le reste à retrouver sur https://www.lepelerin.com

  • Le regard du Dr Kokou-Kpolou sur le remariage du pasteur Tunasi

    Le regard du Dr Kokou-Kpolou sur le remariage du pasteur Tunasi

    Le remariage du pasteur congolais Marcello Tunasi, 49 ans, leader de la communauté CREFM, est diversement apprécié. Qu’en pense alors l’universitaire togolais Cyrille Kossigan Kokou-Kpolou?

    ”AFFAIRE DU REMARIAGE DU PASTEUR MARCELLO TUNASI

    Nous assistons, sous nos yeux, à un phénomène viral qui cristallise des enjeux de société profonds : deuil social, famille, couple, genre, religion, culture, acculturation et influence sociale.
    C’est là, très clairement, une véritable FABRIQUE SOCIALE , au sens que lui donne Pierre Bourdieu.

    Mais une question s’impose :
    Quand les intellectuels africains en sciences sociales et humaines sortiront-ils de leur inaction ?
    Quand éclaireront-ils, avec rigueur et courage, les dynamiques sociales à l’œuvre dans nos sociétés ?
    Je rêve d’une Afrique contemporaine où les intellectuels ne seraient pas seulement utiles dans les amphithéâtres, mais aussi essentiels dans le débat public.
    Utiles au peuple.
    À la société vivante.
    À la conscience collective”.

    Dr Cyrille Kossigan Kokou-Kpolou, Ph.D.



  • Au Togo, ce qu’il faut retenir de la 136è session ordinaire des Evêques

    Au Togo, ce qu’il faut retenir de la 136è session ordinaire des Evêques

    Du 11 au 14 juin 2024, la Conférence des Evêques du Togo (CET) a tenu à son siège à Lomé sa 136ème session ordinaire, la deuxième de l’année 2024. Voici ce qu’il faut retenir de cette importante rencontre de quatre jours.

    136ème SESSION ORDINAIRE DE LA CONFERENCE DES EVÊQUES DU TOGO (CET)

    COMMUNIQUE DE PRESSE

    Du 11 au 14 juin 2024, la Conférence des Evêques du Togo (CET) a tenu à son Siège à Lomé sa 136ème session ordinaire, la deuxième de l’année 2024.

    Les travaux se sont déroulés dans un climat fraternel marqué par des prières et des célébrations eucharistiques à diverses intentions.

    Entretien avec le Nonce Apostolique

    La première journée de travail a été marquée par l’intervention du Nonce Apostolique au Togo, S.E. Mgr Mark Gerard MILES. Celui-ci a abordé principalement trois (3) points : le Jubilé de 2025 ; la deuxième session du Synode des évêques sur la synodalité en octobre 2024 ; la formation permanente des prêtres. Son adresse a été suivie par des échanges avec les Evêques sur divers autres sujets d’ordre pastoral.

    Le Jubilé de 2025

    « Spes non confundit », « l’Espérance ne déçoit pas ». Tel est l’intitulé de la Bulle d’indiction du Pape François, pour le Jubilé ordinaire de l’année 2025, publiée le 9 mai 2024. Selon le programme, l’année jubilaire s’ouvrira le 24 décembre 2024 et se clôturera le 06 janvier 2026.  L’ouverture dans les diocèses aura lieu dans les cathédrales et co-cathédrales le 29 décembre 2024. Le calendrier de l’Eglise universelle propose trente-cinq (35) événements principaux pour l’année jubilaire. La CET a retenu la date du 08 février 2025 pour une première célébration nationale, et celle du 19 octobre 2025 pour la seconde.

    Le Synode des évêques sur la Synodalité

    Les Evêques remercient le Peuple de Dieu au Togo et l’Equipe nationale de consultation pour le Synode sur la Synodalité, pour le travail appliqué de chacun, ayant abouti à la synthèse de la deuxième consultation envoyée à Rome, en vue de la deuxième session du synode des évêques d’octobre 2024. La CET se félicite de la participation active du TRP Gustave WANME, Vicaire Général du Diocèse de Dapaong, à  la rencontre  des « Curés de paroisses pour le Synode » à Rome, du 28 avril au 02 mai 2024. Le Délégué du Togo au Synode S.E. Mgr Dominique GUIGBILE, a fait un compte rendu du séminaire préparatoire des Délégués d’Afrique tenu à Nairobi au Kenya du 23 au 26 avril 2024.

    Les audiences

    Conformément au programme des sessions de juin, les évêques ont reçu en audience les Recteurs des trois (3) grands Séminaires du pays. Leurs interventions ont permis aux Evêques d’apprécier ce qu’a été l’année dans les trois (3) maisons de formation.

    Ils saluent les efforts des formateurs et les encouragent dans leur mission. Les évêques remercient aussi les fidèles, les amis et les bienfaiteurs pour leur générosité et les exhortent à continuer de soutenir nos grands Séminaires.

    De même, les évêques ont écouté le Secrétaire du Conseil Episcopal pour le Dialogue Interreligieux, le RP Basile KONDOH du diocèse de Sokodé, qui a participé à un atelier consultatif des évêques les 8 et 09 avril 2024 à Nairobi au Kenya. Ils ont accordé d’autres audiences sur d’autres sujets socio-pastoraux.

    La quatrième Journée Mondiale des grands-parents et des personnes âgées

    La quatrième Journée Mondiale des grands-parents et des personnes âgées sera célébrée cette année le dimanche 28 juillet. Le Message du Pape pour cette Journée  a pour thème : “Dans ma vieillesse ne m’abandonne pas” (cf. Ps 71, 9). Les évêques invitent les Curés et Administrateurs de paroisses à prendre connaissance du Message du Saint-Père à cette occasion et à le faire connaitre au Peuple de Dieu. Ils les exhortent à prendre des initiatives appropriées pour la célébration de cette Journée. Les propositions faites par le Dicastère chargé du Laïcat, de la Famille et de la Vie peuvent y aider.

    Au terme des travaux, les Evêques rendent grâce au Seigneur pour son assistance et lui confient les fruits de leurs réflexions.

    Enfin, les Evêques souhaitent une bonne fête à tous les Musulmans, à l’occasion de la Tabaski qui se célèbre le dimanche 16 juin 2024.

    Fait à Lomé, ce 14 juin 2024

    Père Emile SEGBEDJI

    Secrétaire Général et Porte-parole de la CET

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