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  • Foi, controverse et foule : le pari risqué d’Alves

    Foi, controverse et foule : le pari risqué d’Alves

    À Madrid, la trajectoire de Daniel Alves, 42 ans, ex-footballeur passé par la case prison, continue de susciter stupeur et débats.

    À Madrid, la trajectoire de Daniel Alves continue de susciter stupeur et débats. L’ancien international brésilien, passé notamment par le FC Barcelone et le Paris Saint-Germain, s’est affiché ce week-end dans un tout autre rôle : celui de prédicateur évangéliste devant des dizaines de milliers de fidèles.

    Invité vedette du rassemblement religieux « The Change Madrid 2026 », organisé au stade Metropolitano de l’Atlético de Madrid, Daniel Alves a pris la parole devant plus de 35 000 personnes. Dans une ambiance mêlant ferveur et curiosité, l’ex-footballeur a livré un témoignage personnel centré sur son passage en prison et sa foi retrouvée. « Vous savez que j’ai été emprisonné durant 40 ans… mais en prison, le Christ m’a rendu libre », a-t-il déclaré, suscitant les acclamations de la foule, malgré l’exagération manifeste de la durée évoquée.

    Cette apparition publique marque un tournant dans l’image de l’ancien joueur, dont la carrière sportive s’est brutalement interrompue à la suite d’une affaire judiciaire retentissante. En février 2024, il avait été condamné à quatre ans et six mois de prison pour un viol commis dans une discothèque de Barcelone, dans la nuit du 30 au 31 décembre 2022. Après 13 mois de détention provisoire, il avait été remis en liberté en mars 2024 contre une caution d’un million d’euros.

    Mais le feuilleton judiciaire est loin d’être clos. En mars 2025, la condamnation de Daniel Alves a été annulée, une décision qui a immédiatement provoqué la réaction du parquet espagnol. Celui-ci a depuis formé un recours devant la Cour suprême, laissant planer une incertitude sur l’issue définitive de l’affaire.

    Dans ce contexte, la reconversion religieuse de l’ancien latéral droit intrigue autant qu’elle divise. Pour certains, il s’agit d’une démarche sincère de repentance et de transformation personnelle. Pour d’autres, cette mise en scène publique interroge sur l’opportunité et le message envoyé, alors même que la procédure judiciaire n’est pas définitivement tranchée.

    Quoi qu’il en soit, Daniel Alves semble déterminé à écrire un nouveau chapitre de sa vie, loin des terrains de football. Reste à savoir si cette transition vers la prédication évangélique convaincra au-delà des cercles religieux, dans une opinion publique encore marquée par la gravité des faits qui lui sont reprochés.

  • Dans l’affaire Aziz Goma, la CNDH reste active

    Dans l’affaire Aziz Goma, la CNDH reste active

    En détention depuis presque sept ans à la prison civile de Lomé, Abdoul Aziz Goma a entamé une grève de la faim. Son état de santé se dégrade. La Commission nationale des droits de l’homme s’investit particulièrement dans son cas.

    Abdoul Aziz Goma, un Irlando-togolais, accusé de crimes contre la sûreté de l’État, a été arrêté et détenu à la prison civile de Lomé. Il aurait participé à une manifestation organisée par l’opposition en 2018 demandant la limitation du nombre de mandats présidentiels. Ses admirateurs, eux, le considèrent comme un défenseur des droits de l’homme.

    « … suivi médical »

    Le 27 août dernier, le détenu a entamé une grève de la faim pour dénoncer ses conditions de détention et réclamer justice. Une semaine après, son état de santé prend davantage un coup. Il a été admis aux urgences.

    Son cas, semble-t-il, préoccupe singulièrement la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH). En effet, l’institution s’y investit depuis que celui que beaucoup appellent un détenu politique a entamé la grève de la faim en multipliant les contacts dans les milieux proches du dossier. De sorte qu’il puisse bénéficier d’un traitement digne.

    C’est ainsi que Me Ohini Kwao Sanvee, le président de la CNDH, a dépêché une équipe auprès du détenu pour s’enquérir de ses nouvelles. Une visite qui a permis d’avoir une idée claire de ses conditions de détention, et surtout s’informer sur son état physique et moral.

    Comme à l’accoutumée, le président de cette institution a poursuivi le plaidoyer pour aboutir finalement à l’évacuation ce jeudi (18 décembre 2025, NDLR) du détenu au pavillon militaire du CHU Sylvanus Olympio pour un suivi médical.

    Ingérence ?

    Ce 11 septembre, l’Union européenne (UE) a adopté une résolution demandant la libération d’Abdoul Aziz Goma, précisant que ce dernier a subi de « graves tortures ». Conséquence, a-t-elle insisté, des « dommages neurologiques, une sciatique prolongée et une mobilité réduite nécessitant une assistance médicale d’urgence ».

    L’intervention de l’UE dans cette affaire indispose Lomé. Dans la foulée, Robert Dussey, le ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’extérieur, convoque Gwilym Ceri Jones, l’ambassadeur de l’UE dans le pays, pour obtenir, dit-on, des « explications claires » et de souligner « fermement que la justice togolaise s’exerce en toute indépendance ».  

Radio Renouveau228

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