Étiquette : Panafricanisme

  • Robert Dussey porte la voix du panafricanisme à Rio

    Robert Dussey porte la voix du panafricanisme à Rio

    Face à un public attentif et engagé, le chef de la diplomatie togolaise a plaidé pour une relecture des dynamiques historiques globales avec un accent mis sur la nécessité d’une meilleure reconnaissance du rôle des peuples africains et de leurs diasporas.

    En visite académique à l’Université de Rio de Janeiro, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a animé une rencontre d’échanges avec les étudiants de la faculté de philosophie et des sciences sociales. Au cœur des discussions : le panafricanisme, ainsi que la place de l’Afrique et des afro-descendants dans la gouvernance mondiale et l’écriture de l’histoire universelle.

    Face à un public attentif et engagé, le chef de la diplomatie togolaise a plaidé pour une relecture des dynamiques historiques globales, insistant sur la nécessité d’une meilleure reconnaissance du rôle des peuples africains et de leurs diasporas. Selon lui, l’Afrique ne doit plus être perçue comme un simple acteur périphérique, mais comme une force motrice capable d’influencer les grandes orientations du monde contemporain.

    Les échanges, décrits comme « fructueux » par les organisateurs, ont permis aux étudiants d’interroger les enjeux actuels du panafricanisme, notamment dans un contexte marqué par les mutations géopolitiques et les revendications identitaires croissantes. Robert Dussey a également encouragé la jeunesse à s’approprier ces questions et à contribuer activement à la construction d’un récit plus inclusif et équilibré.

    Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de rapprochement entre l’Afrique et sa diaspora, particulièrement en Amérique latine. Elle illustre la volonté des autorités togolaises de promouvoir une diplomatie intellectuelle et culturelle, tournée vers le dialogue, la réflexion et le partage des idées.

  • C𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞 𝟗ᵉ 𝐂𝐨𝐧𝐠𝐫𝐞̀𝐬 𝐩𝐚𝐧𝐚𝐟𝐫𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧 𝐝𝐞́𝐯𝐨𝐢𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐮𝐞𝐥𝐬 𝐟𝐚𝐮𝐬𝐬𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬

    C𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞 𝟗ᵉ 𝐂𝐨𝐧𝐠𝐫𝐞̀𝐬 𝐩𝐚𝐧𝐚𝐟𝐫𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧 𝐝𝐞́𝐯𝐨𝐢𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐮𝐞𝐥𝐬 𝐟𝐚𝐮𝐬𝐬𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬

    Mais au-delà, ce congrès panafricain est une blessure pestilentielle, ou plutôt la réactivation d’une blessure historique et mémorielle qui traverse les peuples africains et leur jeunesse.

    Avant l’ouverture du congrès, j’avais prévu de donner ma voix à travers une communication déjà prête. Mais j’ai choisi une autre posture : observer, lire, écouter, analyser, méditer et intervenir plus tard. Et ce que je note pour l’instant est affligeant : 𝒖𝒏 𝒄𝒐𝒏𝒈𝒓𝒆̀𝒔 𝒎𝒂𝒓𝒒𝒖𝒆́ 𝒑𝒂𝒓 𝒅𝒆𝒔 𝒅𝒆́𝒏𝒐𝒏𝒄𝒊𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔, 𝒅𝒆𝒔 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒓𝒂𝒅𝒊𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒆𝒕 𝒅𝒆𝒔 𝒊𝒏𝒄𝒐𝒉𝒆́𝒓𝒆𝒏𝒄𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒕𝒐𝒖𝒕𝒆𝒔 𝒔𝒐𝒓𝒕𝒆𝒔 — 𝒊𝒏𝒕𝒆𝒍𝒍𝒆𝒄𝒕𝒖𝒆𝒍𝒍𝒆𝒔, 𝒆́𝒕𝒉𝒊𝒒𝒖𝒆𝒔, 𝒆́𝒑𝒊𝒔𝒕𝒆́𝒎𝒊𝒒𝒖𝒆𝒔, 𝒊𝒅𝒆́𝒐𝒍𝒐𝒈𝒊𝒒𝒖𝒆𝒔 𝒆𝒕 𝒑𝒐𝒍𝒊𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆𝒔. Rien de surprenant, hélas. C’est presque une messe noire consacrant un pseudo-intellectualisme, une régression du panafricanisme, un fourvoiement politico-idéologique dont les peuples africains paient encore le prix.

    Ce qui se joue avec le pseudo-panafricanisme du régime de Faure Gnassingbé est plus complexe qu’il n’y paraît. C’est précisément pour cela que notre posture ne doit être ni réductrice ni simpliste. Mais les réactions citoyennes « à chaud » que nous observons partout sur la toile sont nécessaires et légitimes : elles dénoncent, à juste titre, un congrès prétendument panafricain qui fait offense à la souffrance du peuple togolais et, au-delà, à la dignité du peuple africain. Il faut même continuer à multiplier ces dénonciations après la fin du congrès.

    Nous devons le marteler encore et encore : le régime de dictature de Faure E. Gnassingbé ne possède aucune des caractéristiques minimales — démocratiques, institutionnelles ou symboliques — qui permettraient d’abriter un congrès panafricain. Les idéaux du panafricanisme sont en totale contradiction structurelle avec les pratiques d’un régime illégal et illégitime, qui ne garantit ni libertés fondamentales, ni participation citoyenne.

    Mais au-delà, ce congrès est une blessure pestilentielle, ou plutôt la réactivation d’une blessure historique et mémorielle qui traverse les peuples africains et leur jeunesse. Il ravive un soupçon persistant : celui qui entoure la mission des intellectuels africains, soupçon nourri par les trahisons supposées ou réelles par nombre d’entre eux depuis les luttes d’indépendance.

    Malheureusement, l’Afrique souffre encore de certaines de ses élites intellectuelles et universitaires — élites dont plusieurs méritent, hélas, le nom d’« intellectuels faussaires ». J’emprunte ici l’expression à Pascal Boniface et à son ouvrage 𝐿𝑒𝑠 𝐼𝑛𝑡𝑒𝑙𝑙𝑒𝑐𝑡𝑢𝑒𝑙𝑠 𝑓𝑎𝑢𝑠𝑠𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠. Dans le cas présent, je fais référence à ces intellectuels qui se proclament panafricanistes, mais qui vendent leurs expertises aux dictateurs du continent et leur servent de caution morale.

    Leur instrumentalisation mercantile du panafricanisme — cette idéologie qu’ils prétendent incarner et défendre — a été exposée au grand jour, mise à nu, prise en flagrant délit lors du congrès de Lomé. Et toute la jeunesse africaine l’a vu. Elle a vu comment certains penseurs, au lieu d’éclairer la route de l’émancipation, préfèrent s’agenouiller devant les pouvoirs les plus répressifs, troquant la dignité intellectuelle contre des privilèges dérisoires.

    Ce sont contre ces intellectuels faussaires — ces chantres autoproclamés du panafricanisme — que mon encre et mon verbe s’insurgeront dans les heures et les jours à venir. Le 9ᵉ Congrès panafricain de Lomé aura été, malgré lui, un miroir de tord-boyaux tendu aux élites africaines : un rappel sévère qu’on ne trahit jamais impunément la conscience d’un peuple opprimé, et encore moins celle de sa jeunesse.

    « Le Burkina Faso sera le tombeau de l’impérialisme », déclarait le Président Ibrahim Traoré dans la lignée de Thomas Sankara.

    Le Togo, lui, sera le tombeau du pseudo-panafricanisme — que ce soit dit, ici, en hommage à Sylvanus Olympio.

    Je m’arrête ici pour l’instant. Le reste vient.

    Dr Kossigan Cyrille Kokou-Kpolou

  • Panafricanistes entre verbe et actes concrets

    Panafricanistes entre verbe et actes concrets

    « L’Afrique doit s’unir », exhortait le Ghanéen Kwame Nkrumah. Elle peut difficilement espérer échapper à son état de fragilité permanente sans s’ouvrir à tous les peuples africains, qui constituent sa principale force et seront, peut-être demain, la source de sa puissance.

    Un des vœux les plus chers aux panafricanistes a été exaucé, ce 1er janvier 2025, au Ghana, où les détenteurs d’un passeport africain sont, désormais, dispensés d’un visa d’entrée. N’est-ce pas, là, une preuve que l’Afrique évolue dans le bon sens ?

    Il faut évidemment s’en réjouir. Mais comment ne pas déplorer, en même temps, que seuls cinq des cinquante-cinq États du continent concèdent une telle évidence aux Africains ! Plus de soixante ans après la création de l’Organisation panafricaine, ces chiffres sont une affligeante indication du peu de foi qu’inspire aux États l’idéal panafricaniste, surgi durant le dernier tiers du XIXe siècle des âmes meurtries des Noirs d’origine africaine installés dans les Antilles anglaises et aux États-Unis d’Amérique.

    Respect pour le Rwanda, les Seychelles, la Gambie, le Bénin, et donc, enfin, le Ghana, patrie du Docteur Kwame Nkrumah, le plus fervent chantre du panafricanisme en terre africaine. L’on ne cessera, cependant, de s’étonner que les autres ne comprennent pas que le droit, pour chaque Africain, de circuler librement dans toute l’Afrique relève du bon sens élémentaire. Surtout sur un continent où, autrefois, même les bergers et leurs troupeaux suivaient leurs itinéraires, au gré des verts pâturages, sans aucune contrariété de frontière.

    Il ne sert à rien de se gargariser d’envolées panafricanistes, si c’est pour ensuite tenir à distance ses voisins les plus immédiats, voire leur fermer sa porte. Les peuples qui se barricadent dans le rejet des autres n’ont jamais été nulle part les plus heureux de la terre. C’est, justement, l’esprit d’ouverture de son premier président qui a, par exemple, valu à un pays comme la Côte d’Ivoire de connaître la prospérité qui lui vaut, encore aujourd’hui, une place centrale, en Afrique de l’Ouest.

    Félix Houphouët-Boigny ne passait pourtant pas pour le plus panafricaniste des dirigeants africains…

    Le panafricanisme véritable s’apprécie par les actes, et non par les seuls discours. Félix Houphouët-Boigny, à qui l’intelligentsia de gauche reprochait, en effet, de préférer son pays à l’Afrique, était un des rares, sinon le seul dirigeant africain à accorder, jusqu’à sa mort, le droit de vote à tous les ressortissants de l’Afrique de l’Ouest résidant en Côte d’Ivoire depuis plus de cinq ans. Et Abidjan était une ville où l’on pouvait dénombrer des citoyens de toutes les nations africaines, surtout avec le siège de la Banque africaine de développement. L’esprit d’ouverture de ce leader a permis à son pays d’avancer et de distancer, d’une manière irréversible, la Guinée voisine, parvenue à l’indépendance avec infiniment plus de richesses naturelles.

    Et lorsque le Mali, après deux décennies d’une aventure monétaire solitaire, a choisi de réintégrer l’imparfaite zone franc, Houphouët-Boigny a été le premier à proposer aux autres États de ne pas humilier ce pays frère, en exigeant de lui le ticket d’entrée dont il n’avait pas les moyens. « Le Vieux » avait alors obtenu de ses pairs qu’ils réintègrent le Mali, à charge de prélever sur sa part de bénéfices ce qui aurait dû être son apport au capital.

    Un peu comme si l’on vous faisait actionnaire d’une entreprise florissante, sans bourse délier, pour, avec vos dividendes, apurer ce que vous auriez dû avoir versé avant dans le tour de table. Parmi les panafricanistes, il faut savoir distinguer ceux du verbe de ceux des actes concrets.

    Quels seraient donc les panafricanistes du verbe ?

    Ils sont nombreux, États ou citoyens. Et vous ne pouvez imaginer la colère de tant d’Africains qui se sont battus pour la fin de l’apartheid en  Afrique du Sud, en découvrant que les dirigeants noirs sud-africains, gênés, se taisaient, tandis que leurs concitoyens se déchaînaient contre les Zimbabwéens, Zambiens et autres Mozambicains venus chercher un mieux-être chez eux. Du temps où ils étaient persécutés, eux trouvaient un accueil généreux en Zambie, au Mozambique et dans les pays dits de « la ligne de front ». L’Afrique qui se conduit ainsi n’est pas crédible, et aucun Africain ne devrait tolérer de telles attitudes.

    Chronique de Jean-Baptiste Placca du 4 janvier 2024

  • L’Amérique découverte par un Mandingue ou le souverainisme selon Robert Dussey

    L’Amérique découverte par un Mandingue ou le souverainisme selon Robert Dussey

    En affirmant, à Cuba, qu’un Africain a été « le premier à mettre pied sur le continent américain », le chef de la diplomatie togolaise a souhaité apporter sa pierre à l’édifice souverainiste panafricain. Il a aussi participé à la dévalorisation des primo-habitants de l’Amérique, arrivés des dizaines de milliers d’années avant les explorateurs, quels qu’ils soient.

    Dans le bras de fer entre les néosouverainistes sahéliens et leurs voisins de la CEDEAO taxés d’« occidentalisme », le Togo faisait figure de régime idéologiquement malléable, capable de parler avec chaque camp. C’est ainsi que le président du Togo avait accepté, en mai 2022, d’être le médiateur dans la crise entre le Sahel et l’institution ouest-africaine. Par son ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’extérieur, Lomé affiche aujourd’hui des positions qui font écho aux propos révolutionnaires des juntes africaines.

    Invité à la conférence internationale « Cuba 2024 » qui marquait la fin de la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine, Robert Dussey a déposé une gerbe au pied d’un monument érigé en mémoire du fondateur du parti révolutionnaire cubain. Il a par ailleurs évoqué publiquement une « histoire du monde falsifiée » par le biais de « mensonges érigés en vérités ». « Ce n’est pas Christophe Colomb qui a découvert l’Amérique », a-t-il lancé à La Havane, à grand renfort de « Non ! Non ! Non ! » textuellement retranscrits sur le réseau X.

    Une incongruité à la place d’une autre

    À la tribune cubaine puis sur le réseau d’Elon Musk, Robert Dussey affirme que « le premier Homme à fouler le nouveau monde appelé Amérique s’appelle Aboubakar 2, le digne roi mandingue de l’Empire du Mali ». Cette version de l’Histoire que le Togolais tente d’imposer, au titre du respect dû à l’Afrique, constitue un autre manque de respect – le même que celui de la légende « Colomb » –, cette fois à l’égard des Amérindiens.

    Que ça soit Aboubakri II ou Christophe Colomb qui ait foulé, au 14e ou au 15e siècle, le sol « américain » sans invitation, ces terres étaient loin d’être inhabitées et donc loin d’être « découvertes », d’un point de vue de l’espèce humaine, ni par le Mandingue ni par le Génois. Si découverte du « nouveau monde » il y a eu, ce serait, selon les paléoanthropologues toujours en recherche, via la Béringie. C’est par ce pont de terre qui existait il y a 40 000 et jusqu’à il y a 11 000 ans avant notre ère, entre l’Amérique du Nord et la Sibérie, que seraient arrivés les ancêtres de ceux que les « découvreurs » autocentrés qualifieront plus tard d’« indigènes », avant de les massacrer.

    Surnommé l’« empereur explorateur », Aboubakri II aurait bien embarqué vers l’ouest pour aller voir « ce qu’il y avait de l’autre côté de la grande mare » atlantique. S’il ne serait jamais revenu de cette expédition, certains aiment affirmer qu’il aurait effectivement débarqué en Amérique et que des descendants d’Africains auraient même été aperçus par certains des premiers Européens parvenus sur le continent. La thèse reste controversée, au regard du niveau de technologie qu’on attribue aux Africains de l’époque.

    La grand-messe cubaine avait pour vocation de galvaniser les peuples africains et le chef de la diplomatie togolaise l’a bien compris. Il a exigé – en s’autoproclamant « courageux » – que soit reconnu comme un génocide, par les Nations unies, l’épisode historique de l’esclavage. Celui-ci est heureusement bien plus documenté que celui des premières visites impromptues aux Amérindiens.

    Source : jeuneafrique.com

  • Arrestation de Kemi Seba en France, ce que j’en pense

    Arrestation de Kemi Seba en France, ce que j’en pense

    Le vrai problème, et c’est ce qui est dommage, c’est que beaucoup de panafricains autoproclamés qui se gargarisent de la rupture avec l’occident, biberonnent à fond la culture occidentale. Bref.

    J’aimais bien l’ex-président Tanzanien John Magufuli, qui nous a quittés trop tôt en 2021.

    C’est pour moi le plus grand héros nationaliste de l’Afrique contemporaine et peu de jeunes africains connaissent son histoire. En six ans de règne, il a métamorphosé son pays, le faisant sortir du cercle des pays sous développés. Et John a fait tous ces miracles en ne sortant presque jamais de son pays. Sa règle était simple, si nous avons besoin de quelque chose, amenons le en Tanzanie.

    Tout ceci pour dire, comme Franklin Nyamsi, que par les temps qui courent, ce n’était pas une bonne idée d’aller becter dans un restaurant parisien, peu importe les motifs de son déplacement en France. Le vrai problème, et c’est ce qui est dommage, c’est que beaucoup de panafricains autoproclamés qui se gargarisent de la rupture avec l’occident, biberonnent à fond la culture occidentale. Bref.

    Se rendre en France, même avec un passeport diplomatique Nigérien, après avoir publiquement déchiré son passeport français, offrait aux français une trop belle occasion pour non seulement lui faire un pied de nez, mais d’en faire surtout au Niger, en lançant un incident diplomatique pour lequel je serai étonné que le général Tiani décide de se mouiller, d’autant plus que le panafricaniste aurait voyagé sans l’aval des services Nigériens. Bref.

    La France sur ce plan fait d’une pierre deux coups: d’une part elle réduit un moment en silence quelqu’un qui lui a fait assez de torts, mais elle dissuade beaucoup d’autres personnes qui sont dans le sillage de Kemi.

    Qu’est-ce qui va ce passer à mon avis? Si c’est la Dgsi qui l’a interpellé, ce n’est pas bon. Les charges doivent être suffisamment importantes pour qu’on risque de faire sauter l’immunité conférée par le passeport diplomatique. Mais je vole pour vous dire, selon les infractions, le passeport diplomatique ne vous protège pas de tout. Il faut le savoir.

    Mon avis personnel rejoint celui de Franklin, par les temps qui courent il ne faut pas tenter le diable. Même les pays occidentaux ne respectent plus l’état de droit.

    Il faut bien entendu demander sa libération immédiate. Mais pardon, il y’a de bonnes choses dans nos pays. Faisons en sorte que si on a besoin de quelque chose, qu’on le réalise chez nous. Comme le domaine kadjika. Wa.me/22871590319

    Dites-moi ce que vous pensez de cette arrestation. Ça fait longtemps que je ne parle plus de ces sujets.

    Allons à Kadjika, vivants.

    Gerry Taama, ancien député togolais

    Kemi Seba a été depuis libéré après avoir passé deux jours en garde à vue. 

Radio Renouveau228

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